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 Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]

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MessageSujet: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Dim 4 Nov 2012 - 19:00


    Gwëll avait un problème. Et son problème, c'était l'intendant. Parce que tous les soirs, elle avait pas le temps. Elle devait choisir entre manger, se laver ou aller étudier à la bibliothèque. Donc plus le temps de se promener, plus le temps d'aller voir son cheval. À cause du couvre feu.Et ça la rendait triste. Terriblement triste. Mais il devait bien y avoir une solution. Parce que tout problème trouve une solution. Donc elle se creusait la tête. Il fallait qu'elle trouve. Parce que sinon, elle pourrai plus tenir le rythme. Et vu comme les prochaines vacances étaient loin... Toutefois, l'idée tant attendue se faisait attendre, encore. Et Gwëll de jouer avec ses cheveux tout en cherchant l'inspiration au dehors, par delà les cimes du parc. En fait, il aurait fallu qu'elle puisse se rendre invisible, comme ça, elle pourrait passer inaperçue et aller faire ce qu'elle voulait. Enfin, dans la limite du raisonnable, bien sûr. Parce que c'est connu, quand on peut se rendre invisible, en général, on finit par en abuser. Et que des bonnes choses, il faut jamais en abuser. Après, c'était certain, si elle pouvait devenir invisible, elle en profiterai pour jouer un peu des tours. Mais que des choses gentilles, bien sûr. Parce que Gwëll était gentille, avant tout. Mais de toutes manières, il était inutile d'affabuler à ce point, puisqu'elle ne pourrait certainement jamais se dérober à la vue des autres. À moins d'être affublée de pouvoirs magiques, ou d'avoir une cape magique. Ou de fabriquer une potion magique. Bref, impossible. À moins que... à moins que le dessin puisse lui permettre de se rendre invisible ? C'était certain, ce ne serait pas gagné, cela requerrait certainement un très impressionnant entraînement et puis, peut être même que ce serait pas possible du tout. Mais il fallait qu'elle en aie le cœur net. Mais il y avait trop de monde, trop de bruit, dans cette salle commune bondée. Elle avait jeté un châle de laine sur ses épaules, enfilé ses ballerines de cuir souple et ouvert doucement la porte de la salle commune. Le couloir était désert, le garde normalement en poste devant la porte de la salle devait avoir eu une envie pressante ou alors, juste, la relève n'avait pas encore été effectuée. Gwëll se faufila donc dehors, sur la pointe des pieds et se glissa telle une ombre quelques étages plus bas, par les recoins les moins fréquentés. Elle atteint les sous sols et traversa intégralement l'académie, tentant de trouver le meilleur endroit pour être bien tranquille. La poignée s'abaissa et le battant s'ouvrit. Personne ne risquait de l'entendre, puisque le professeur était parti pour une obscure formation et que ses appartement avaient été laissés vides pendant ce temps. Elle referma la porte derrière elle et alla s'asseoir à sa place habituelle. Elle posa son châle sur le table et ferma les yeux pour se concentrer. C'était super important, il fallait absolument qu'elle arrive à devenir invisible. Question de survie. Et sinon, au pire, il resterait les ingrédients du cours d'alchimie. En les mélangeant un peu tous au hasard, elle finirait bien par réussir, non ? [MP si soucis, désolée du retard =/]



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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Ven 16 Nov 2012 - 19:52

Si Astra n’avait eu qu’un problème, ça aurait été parfait. En fait, ça lui aurait rappelé « Avant », quand, il y avait m’Sieur Hil’Jidwin que tout l’monde appelait dans son dos Jehan.
Il lui manquait, quand bien même Jehan lui avait fait super peur, au début, quand il l’avait fixé, et qu’il était pas encore habitué, à l’idée d’être fixé dans son corps de fille- presque.

Ses perles lui manquaient, ses perles et sa plume, et puis, même, quelque fois, ses tresses, qu’il n’osait plus se faire ; parce que des longs cheveux tressés, c’était un truc de Thülls, certes.
Mais sur lui, sans rien, et sans droit minimum à l’extravagance faisait que.. bah, sur lui, c’était un peu virile. En tous cas, pas joli.
Alors ils traînaient longs, et dans ses cauchemars –elle dormait vraiment pas bien. Quelques fois, ça allait mieux, dans la salle commune, sa tête tombait sur l’épaule de Lohan, quand Halina ou Loeva racontaient leurs histoires, de leurs amoureux un peu mystérieux qu’elles rejoignaient, parfois. Ou même, de temps en temps, quand Einar parlait de Bomont, ou de la difficulté de le laver. Parfois, elle tombait sur celle d’Einar, et c’était Cérys qui la réveillait en hurlant « LES AMOUREUX » et, ça, pour sûr, ça réveillait Astra d’un coup.
Plus habituée au masculin, elle croyait pourtant qu’ils lui étaient tous adressés. Son cœur battait très fort, et ses joues et ses oreilles chauffaient autant que celles d’Einar.
Une fois, en plus, elle l’avait dit devant Ewall, et Ewall, ça l’avait fait sourire d’un sourire gentil.
Et un peu triste, voulait croire Astragal.
Pas qu’elle en avait envie, je veux dire, de le voir triste, au contraire. Mais… Enfin, voilà.

Bref.
Astragal dormait mal, et quand elle y arrivait, Halina arrivait à cauchemarder quand même, ou bien, Cérys faisait un bruit terrible, et de toutes façons, à la moindre sieste, quand elle se réveillait, c’était pour crever de trouille, qu’on l’ait vue, qu’elle ait bavé, qu’on ait compris, que son corset soit enlevé, qu’il ait glissé, un tas de trucs. Et donc… ben, elle s’était quand même isolée pas mal. Ouais. Préférait pas trop y penser. Aziel rôdait, ça n’empêchait. Ce jour-là, ça avait été épuisant, et ça avait été Kloa, son adversaire, et c’était toujours pas réglé, avec cette fille, c’était horrible.
Epuisant, quoi. Et en fait… ben, elle s’était endormie dans le parc, près des fleurs qui sentaient bons l’extérieur, et qui étaient jaunes et oranges, et elle s’était endormie-la, profondément.
… et quand elle s’était réveillée, ben, c’était le couvre feu.

Et sa race, j’peux vous dire, qu’Astra l’avait concrètement flippé.
Si Aziel la trouvait, c’était mort. Si un garde, même le super beau roux trop cool qui souriait aux filles à l’inter-cours, ou quand elles revenaient toutes toutes boueuses de chez Locktar, d’ailleurs, parfois, il disait qu’il comprenait, à certaines, qu’il savait à quel point Grand Siffleur était insupportable, bref, oui, si un garde la coinçait, c’était fini. Au bûcher, et mangée par des poneys.
Bref.

Elle s’était faufilée, et elle avait guetté les ombres par terre, parce qu’elle avait eu super peur de lever les yeux et de croiser le regard d’Aziel, et que peut-être, elle serait moins intimidée par son ombre.
Et comme toujours, quand on veut être discret, on sentait à quel point on ne l’était pas. Ses semelles grinçaient, son souffle était trop fort, elle avait même l’impression que son corsage chuintait. Et quelqu’un l’avait entendu, et avait demandé « Qui était là », avec la voix de la vieille cuisinière, mais ça pouvait pas être elle, elle, elle aurait dû être en train de tyraniser tout l’monde dans la cuisine, avec Aziel, ou alors, c’était son fantôme, collaborant pour l’éternité, à l’ordre et la tenue impeccable de l’Académie ?
Astragal avait détalé, à toute allure, et Einar aurait été fier d’elle, vers les sous-sols, la salle commune, et tout.
Croyait Astra.

C’était pas la bonne aile, comprit-elle très vite. Et elle voulut repartir, se réorienter. Mais elle entendit des pas, des pas tranquilles, et légers, de personne furtive. Très très en panique, ses jambes eurent le réflexe de la faire courir à nouveau. Très très vite. Jusqu’à un local quelconque, le premier trouvable. Elle était jamais venue, dans ce local, tout plein de bouteilles et de.. choses.. Pas assez maligne, pas capable de lire, c’étaient des raisons suffisantes.
Les pas la suivaient, elle pouvait les entendre, de plus en plus précisément.
Alors, elle se rua sous le bureau, fermant les yeux et pria, en entendant la porte s’ouvrir puis se fermer. Elle avait une chance. Tout était cloisonné, sans transparence, sauf l'endroit où le prof local mettait sa chaise, et potentiellement ses jambes, s'il s'asseyait.

Faites qu’on ne me voie pas, qu’on ne me fasse pas manger les cheveux faites quon ne me fasse pas manger les cheveux faites aussi que Grand-mère Siffleur ne m’oblige pas à re-peler les patates dans la cuisine, mais surtout, faites que ce soit pas Aziel, que si c’est lui, il me voie pas, et faites qu’on ne me fasse pas brouter les cheveux.




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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Dim 9 Déc 2012 - 0:31

    Gwëll se sentait perdue.
    Elle aurait aimé trouver comment faire, comment s'y prendre, mais il n'y avait pas de recette. Aucun livre clair ou c'était écrit ''Pour devenir invisible quand vous voulez, clignez trois fois de la paupière droite puis votre visage vers le ciel en souriant''. Non, ça n'existait pas.
    Mais elle essaya, quand même, parce que ce serait bête qu'elle aie eu trouvé la méthode, mais qu'elle s'en soit pas rendu compte. Oui, vraiment, ça aurait été du gâchis. Elle cligna trois fois de l'oeil droit et puis elle fixa le plafond en souriant.

    Elle attendit quelques secondes un signe, un rien, pas grand chose qui lui dise qu'elle avait réussi. Ne serait ce qu'un petit bruit, un 'plop', un 'ding' ou n'importe lequel, même. Mais rien, rien ne venait.
    Elle baissa les yeux vers ses mains, pour voir si ça avait marché, mais rien n'y faisait. Elles étaient toujours là, un peu roses, un peu fines, avec des doigts longs comme ceux des musiciens et des ongles ronds comme ceux des grandes dames.

    Non, ça ne marchait pas. Ça ne l'étonnait pas vraiment, malgré sa naïveté, il lui restait un semblant de lucidité, et elle se doutait bien, même avant d'essayer que ça ne marcherait certainement pas.
    Mais elle était un peu déçu, quand même. Pour la forme.

    Elle se reconcentra.
    Il fallait qu'elle trouve, c'était vital. Mais elle ne savait pas. Ni par où commencer, ni comment chercher. Parce que le dessin lui avait toujours semblé évident, naturel. Parce qu'elle avait toujours été guidée, se disait elle. Parce que jamais elle n'avait été laissée seule face à un problème, sans corde de sortie, sans filet.
    Et elle se rendait compte, maintenant qu'elle cherchait pour elle et pas pour une quelconque consigne, que le but qu'elle s'était elle même fixé n'était peut être même pas atteignable. Et ça lui faisait peur. Parce qu'elle tournait à vide, qu'elle marchait à l'aveugle sur une corde tendue au dessus du vide.

    Elle rentra dans les spires.
    Timidement, comme si elle craignait de réveiller les gens qui dormaient, dans l'académie, comme si elle avait peur de ces chiens de garde que l'intendant avait très bien pu cacher dans les tranquilles buissons à coté de la porte, comme si elle tremblait de le rencontrer en personne, au détour d'une idée.
    Elle regarda, de ses yeux grands ouverts comme elle le faisait si peu, en fait, l'étendue sans fin de tous les possibles qui lui étaient offerts. Et nulle part, elle ne voyait une grande pancarte avec écrit ''Pour devenir invisible quand tu le veux, viens ici''.

    Elle referma les volets de cette partie là de son esprit et soupira.
    C'était comme chercher une aiguille dans une meule de foin. Il lui manquait d'imagination et puis, la certitude de pouvoir réussir, aussi. Parce qu'entreprendre quelque chose dont on se sait pas si ça nous mènera à une formidable découverte ou si ça nous pompera juste les toutes dernières forces qu'ils nous reste d'une semaine épuisante, c'est toujours plus complexe de de se lancer uniquement dans une réalisation maintes fois répétée, jusqu'à la maîtrise complète.
    Elle ne savait pas si elle pouvait dire qu'elle était une dessinatrice compétente, et puis, elle ne savait pas si elle parviendrait un jour à réussir à sortir des sentiers battus de l'imagination. Elle doutait et ça ne la confortait pas dans son projet.

    Elle se leva de son pupitre, s'approcha d'un cadre suspendu au mur.
    La toile représentait un grand laboratoire vétuste où quantité de flacons étaient entreposés sur des étagères poussiéreuses, avec un homme, au centre, un air très concentré peint sur le visage et un tube de verre dans une main. Gwëll admira un instant les belles couleurs des solutions. Elle envisagea tout ce que ce savant pourrait en faire. Toutes ces possibilités qu'il avait, de créer, en mélangeant les liquides.
    C'était comme le dessin, après tout. Mais sauf que pour le dessin, on n'avait pas de solutions, à la base. On partait de rien pour créer tout. Nettement plus complexe, puisque plus abstrait. Mais moins, aussi, puisque possiblement moins dangereux.

    Elle arracha son regard de l'image. La comparaison n'était juste pas possible.
    L'alchimie et le dessin étaient deux arts antagonistes. Et l'un comme l'autre demandaient, pour être maîtrisés une connaissance absolue des dangers et des risques, mais aussi de tout ce qui était possible et même de ce qui ne l'était pas.
    Alors, on ne pouvait jamais les maîtriser vraiment. C'était tout bonnement impossible.
    Elle se retourna vers le bureau de l'enseignant. Lui, il pouvait prétendre maîtriser, même si ce n'était pas vraiment vrai. Mais personne ne le savait, ça, ils ne venaient pas en cours pour apprendre que leur professeur ne savait pas tout de ce qu'il leur enseignait, ils étaient là pour apprendre le peu de ce qu'il savait de ce qui était connu qui existait. Pas tout, ils ne pourraient jamais tout apprendre de même que personne ne pourrait jamais tout savoir.

    Elle s'assit sur le lourd fauteuil recouvert du cuir croûté de la connaissance. Un jour, peut être qu'elle en aurait un comme ça. Peut être qu'elle n'en aurait jamais, aussi.
    Elle laissa tomber l'une de ses jambes dans le vide devant elle alors que l'autre était calée sous elle. Et puis, elle joua un peu avec les stylos, sur la planche du bureau et avec son pied, sous la table.
    Et son pied dansait, dansait, vers l'avant, sur les cotés, faisait de petits ronds. Rencontra quelque chose. Quelque chose de dur. Étrange, sous un bureau.
    Elle se contorsionna et regarda sous le panneau de bois par dessus l'accoudoir. D'abord une chevelure brillante, un peu comme du feu, et puis une peau blême, avec des tâches un peu rousses.

    Quelqu'un, apparemment. Une fille même, à voir la longueur des cheveux.
    Gwëll se leva, repoussa la chaise et regarda cette curieuse chose quelques instants. Et puis, elle lui sourit et lui tendit la main pour l'aider à se relever.


    Tu as du orange, sur la joue. Ça doit être du pollen de fleur...

    Et elle essuya la poudre brillante du bout des doigts et lui sourit encore.
    Astragal était une fille chouette, elle ne la connaissait pas beaucoup, mais elle l'appréciait bien. Et puis, elle avait des cheveux qui brillaient, dans le soleil, comme du feu, alors quand elle était dans le rayon de soleil, ça brillait comme pas possible. Et, en plus, elle avait plein de belles perles dans les cheveux, qui cliquetaient quand elle bougeait la tête, et des fois, même, des perles comme les elfes et les lutines qui sont amies.

    Et puis, Gwëll se souvint qu'elle était venue, à la base, pour trouver comment devenir invisible. Et elle se dit que, pour ça, Astragal, elle avait moins de chances qu'elle, puisqu'elle brillait, alors, pour réussir à pas être vue, c'était moins simple, d'un coup.


    Dis, toi, tu saurais pas être invisible ? Parce que je trouve pas comment faire...

    Fallait pas laisser passer sa chance, ça aurait été trop bête, si Astragal avait su le faire et qu'elle lui avait pas demandé.


[Et sinon, je te l'avais pas dit ? J'aime ton post ]


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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Mer 26 Déc 2012 - 2:34

Elle allait mourir.
De peur. Genre, littéralement. Très vite. Elle aurait donné tout, n’importe quoi, pour ne pas être seule, pour serrer très fort la main d’un autre Teylus, pour entendre la voix ou le rire de l’un ou l’autre, pour se réveiller dans l’herbe, avant le couvre-feu, et courir au dortoir, de toute la longueur de ses jambes, arriver essoufflée, rire, manger. Manger des gâteaux, des supers gâteaux de Gertrude-Mamy siffleur, oublier comment elle faisait peur. Mais même penser aux gâteaux ne faisait pas battre son gros cœur de Thüll moins fort.
Si c’était Aziel, c’était la fin, c’était l’horreur, et elle allait pleurer très très très très très fort, et sans complexe, ce serait trop tard pour les complexes.
Peut-être qu’il faudrait dire, avant qu’on la tue, à quel point elle avait été follement heureuse, avant Aziel, avec les autres ? Heureuse, même de la compétition entre les maisons, heureuse d’avoir eu peur des Kaelems, de les avoir renié d’emblée, grâce au cercle de Teylus, heureuse d’avoir des ennemi qui étaient en fait de véritables amis potentiels. Heureuse, de pouvoir accorder tous ses qualificatifs sans crainte, et des coiffures que Loeva lui faisait parfois, et de savoir qui était Bomont d’Ombreuse, et d’avoir rêvé de faire de la pâtisserie, et heureuse, d’avoir vu toutes les poupées se battre entre elle, d’avoir écouté la légende de Gwëll, parce qu’elle était vraiment trop bien. Faudrait dire ça. Pour que ça soit vrai jusqu’au bout.
Elle pensait à eux tous très fort, et son cœur battait plus fort encore, ça lui faisait des boum-boum dans les oreilles à fond , au point de couvrir tout ce que devait faire l’autre, et quasi son existence.

Quelque chose en elle en était à se dire qu’il faudrait remercier Locktar d’être un type monstrueux, qui fatiguait tellement tout le monde qu’Halina arrivait à dormir bien, quelques fois, après ses entrainements, et d’ailleurs, sa dernière sieste, bien qu’étant responsable de sa future mort, avait été tellement agréable et reposante. Grâce à Locktar. Cœur. Est-ce que penser en guerrière pourrait l’aider ? Affronter Aziel en combat légendaire, ce serait… ouais, ça justifierait clairement qu’on accroche ses perles bleues au dessus es berceaux comme totems protecteurs, non ? Surtout si elle le vainquait. Mais il lui faisait tellement peur..
Elle pensa à Lohan, parce que Lohan pensait « guerrier » mais « autrement » et surtout, qu’elle prenait parfois du temps pour « expliquer » à Astragal, qui comprenait pas toujours dans le bon sens du premier coup, fallait bien le dire. Que ferait Lohan, qui ne voyait jamais l’adversaire, et arrivait quand même à le vaincre. Si lui non plus ne la voyait pas.
Elle écoutait. Alors, Astragal arrêta de respirer, et écouta au-delà de ses gros battements de cœur :
Des petits pas, presque chassés, presque de danseuse, en chaussons de satin, légers comme l’air et les flocons de neige. C’était ce qu’évoquait le bruit des pas à Astragal.

Froncement de sourcils. Comparer Aziel à une danseuse, ça lui semblait complètement absurde. Voir … impossible ? Mais un garde, alors ? Genre, le grand roux qui souriait tout le temps ? … Non, quoi, pas avec l’armure. C’était… « féminin », songeait-elle.
La grande-cheffe-des-gardes-badass-blonde-presque-maman-trop-classe-que-toutes-les-guerrières-enviaient ?
Froncement de sourcils plus fort. Elle avait un mari, logiquement, puisque les maris dormaient avec leurs femmes, et que les femmes enceintes devaient se reposer, c’était pas plausible. En plus, quand elle circulait « comme ça » dans l’établissement, ben, elle était toujours accompagnée d’un type-badass.
Mais pas Grand Siffleur. Mais elle mangeait avec Grand Siffleur à table. Et il lui tenait la porte, parfois, pour en sortir. Et ses yeux souriaient quand il la regardait. D’ailleurs, maintenant qu’elle y pensait, Astragal- qui commençait à oublier qu’elle avait peur, par distraction- se demandait pourquoi c’était évident d’appeler Grand Siffleur Grand Siffleur, et Gertrude sa mère Grand-Mère Siffleur, et de penser son épouse comme « grande-cheffe-des-gardes-badass-blonde-presque-maman-trop-classe-que-toutes-les-guerrières-enviaient » et pas comme « Madame Grand Siffleur » ou comme « Grande Siffleur » ou comme « Grande Siffleuse ». Crottum. Elle en oublait d’écouter avec ses oreilles pour voir comme avec ses yeux, mais sans.
Et donc, forcément, les pieds apparaissaient dans son champ de vision, et ça lui arrêtait le cœur brutalement.
Parce qu’à l’évidence, c’était pas Cheffe-Siffleur. C’était des petits pieds de danseuse géante et des ballerines de cuir –les oreilles d’Astragal étaient franchement myopes ou « garçonnes » pour confondre du satin avec du cuir. Faudrait qu’elle s’entraine. Mais pas là, là, elle allait s’évanouir par principe, si c’était quand même Aziel la danseuse géante. Elle n’avait jamais prétendu être courageuse, hein.
D’ailleurs, Danseuse s’assit. Et elle était grande. Astragal s’aglutina contre le fond du bureau. Au cas où ce serait quand même Edel, ou même n’importe qui, puique n’importe qui serait en droit de la mener devant l’Intendant, vu qu’elle était là où elle ne devait pas, et que c’était mal, et qu’on pourrait la pendre pour ça. Ou pire.
Finalement, malgré ses piteux efforts de contorsion et d’applatissement, le pied la heurta. Tout était de la faute des gâteaux, j’vous jure. :pale :

Des yeux ronds, brillants et incrédules la contemplèrent pendant l’éternité d’un battement de cœur long. C’était Gwëll, mais c’était peut-être un rêve, ou alors, la Dame qui lui envoyait un genre d’Ange, parce que c’était trop tard, que son corps était mort de peur sous le bureau, et que c’était Gwëll qui incarnait un paradis parfait où on se goinfrerait de myrtilles, sous un soleil perpétuel, et des carillons multicolores. Astra se prit à espérer très très fort.

Et puis, Gwëll lui tendit la main, c’était un peu trop solide pour un rêve –et puis, d’abord, ces temps-ci, c’étaient des cauchemars tout le temps, et elle y mourrait tout l’temps- et en même temps, même le sourire était farfelu, trop grad pour le visage. Ou c’était qu’une impression, parce qu’il faisait noir.
Et puis elle lui frotta la joue. Et Astra sut que c’était vrai, et faux à la fois, parce que Gwëll, c’était comme ça, c’était un morceau de myrtilles dans la vie de tout les jours, avec ou sans soleil. Peut-être même qu’elle savait pas si c’était interdit d’être dans le noir après le coucher du soleil. Et que personne, surtout pas l’intendant, n’avait le droit de casser ça. Et que ce serait tellement libérant de se laisser emporter.


-J’ai peut-être bien une idée, mais elle marche pas à tous les coups, j’crois. C’est une théorie que je tiens du père de la sœur de mon grand oncle. C’est un chaman. C’est lui qui m’a fait ma ligne de… enfin qu’importe. Uhm. Tu m’avais pas vu, hein, avant de me toucher avec ton pied ? … Ah ! Alors ça marche surement.

Elle se pencha à l’oreille de Gwëll et murmura :

-En fait, genre, ils disent qu’on a besoin de boire ou manger des trucs, ou d’aller se baigner dans l’œil d’Otolep mais c’est des cracks. Pour de vrai, faut se coller au mur, le dos le plus plat possible, et rentrer le ventre de toute ses forces, comme pour rentrer dans le mur. Ecarter les bras complètement, et gonfler les joues pour arrêter de respirer.

… Mais faut se méfier, en arrêtant de respirer, on meurt aussi. Même sans Aziel. Fallait peut-être rajouter quelque chose.

-… Mais faut pas le faire plus que… 30 secondes. Sinon, ça fait mal à la poitrine, comme quand un corset est trop petit. Tu crois qu’on pourrait s’évader comme ça, ou qu’on ferait quand même mieux d’essayer de boire ou manger un truc ?

… ou de s’occuper joyeusement jusqu’à ce que le soleil se lève, en croyant fort fort fort à la Bonne étoile pour ne pas se faire punir ?



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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Jeu 10 Jan 2013 - 21:25

    Le pire, c'était de voir comment elle tremblait.
    Parce que c'était hyper impressionnant. Elle était grande, à la base, Astragal, en fait, alors quand elle tremblait de tout son corps -et là elle tremblait tellement de tout son corps que certainement même ses cheveux tremblaient- c'était vachement fort et on aurait dit qu'elle pourrait faire trembler toute la terre entière, avec ça.
    Et c'était étrange, quand même de trembler comme ça, à vrai dire. Parce qu'à moins d'avoir une vraiment bonne raison, c'était une réaction déplacée. Certainement qu'Astragal devait avoir une bonne raison, en fait, parce qu'elle était rarement déplacée.

    Mais, quelle bonne raison ? Elle ne le saurait certainement jamais, puisqu'elle ne comptait pas s'amuser à demander à la jeune fille ce qui la terrifiait à ce point.
    Donc une bonne raison, mais une obscure raison.
    Par contre, elle avait des réponses à lui apporter. Des idées de comment devenir invisible pour les yeux des autres. Et en plus, c'était une recette de famille, apparemment. Génial, c'était toujours ce qui marchait le mieux, c'était comme les remèdes de bonne fame, bizarre, mais efficace. Et en plus, un chaman. Gwëll exultait. Si ça venait d'un chaman, ça devait être genre super méga efficace, parce que les chamans c'était genre des méga sorciers des potions et des plantes magiques, ceux qui arrivaient à tout guérir avec n'importe quoi, qui lisaient l'avenir dans des mares de café -ça, elle avait jamais compris où ils arrivaient à trouver des mares de café vu comment c'était cher- et qui savaient parler aux divinités, tout ça...

    Et puis, il n'y eut plus rien. À vrai dire, il y avait, mais c'était comme si Astragal parlait une autre langue, une qu'elle connaissait pas et qu'elle pouvait pas comprendre parce que vraiment, elle comprenait plus rien.
    Ou du moins, ce qui parvenait à ses oreilles et que son cerveau semblait réussir à interpréter n'avait aucun sens. Enfin, aucun sens pas au sens strict. Parce que concrètement, ça aurait pu vouloir dire quelque chose, vu que les mots formaient une phrase relativement cohérente, mais vraiment, le sens direct manquait. Elle ne trouvait aucune cohérence entre les mots, il manquait le gâteau pour que les pépites ne tombent pas.


    Non... Bien sûr que non ! Sinon, je t'aurais pas touchée, bien sûr...

    Et puis la rousse se pencha à son oreille et lui glissa son secret. Elle manqua tout le début parce que le souffle lui chatouillait dans les oreilles et qu'elle arrivait pas à se concentrer. Elle parvint à rétablir le contact entre ses neurones et elle comprit la suite. Enfin, relativement, parce qu'elle comprenait jamais vraiment tout. Ou alors elle croyait tout comprendre, mais elle ne saisissait pas complètement le sens des mots qu'on lui donnait et elle partait sur de fausses pistes.

    C'est quoi, des cracks ?

    Le reste, elle connaissait. Ça lui était déjà arrivé de se cacher comme ça, pour échapper à un garde, dans un couloir, ou parce qu'elle avait peur de se faire taper, quand elle était petite. Ou juste pour jouer à cache-cache.
    C'était vrai, ça marchait. Mais pas toujours, à vrai dire, il y avait eu des fois où elle s'était quand même faite repérer ou, du moins, en avait elle eu la sensation.


    De boire ou... De manger ? Mais quoi donc ?

    Elle ne voyait pas du tout où la Teylus voulait en venir et, en plus, elle n'imaginait pas ce qu'elles pourraient bien manger ou boire, vu qu'elles étaient dans le laboratoire d'alchimie et pas dans les cuisines. À moins que le prof ne cache des gâteaux dans les tiroirs de son bureau.
    Elle posa une main sur l'écriteau en bois, elle s'agenouilla et enroula les doigts de son autre main sur la poignée. Elle tira, doucement, le meuble résista un peu, le bois étant gonflé par l'humidité, mais il céda. Le compartiment contenait quelques crayons, une paire de vieux gants tâchés et troués, et un petit sachet en tissu. Elle le prit au creux de sa main et tira le lacet de cuir qui le fermait. Son contenu se répandit dans sa paume. De petites dragées de couleur ambrée à l'aspect irrégulier et à l'odeur sucrée.


    Oh, regarde, des bonbons ! C'est ça, que tu voulais manger ? Mais... Comment tu savais qu'il y en avait ?

    Elle la regarda de travers. Avait elle elle même fouillé le bureau avant qu'elles ne se rencontrent ? Ou... Un hasard, peut être. Ou même alors qu'elle ne pensait pas du tout à ça. Ce qui devait être très probable, d'ailleurs.
    Mais de quoi pouvait elle donc parler ? Gwëll songea qu'à la base, elles discutaient d'un moyen d'être invisible. Être invisible en mangeant ? Peut être voulait elle proposer cela, ce n'était pas impossible, mais en mangeant quoi ?
    Peut être comme dans ce conte où la petit fille mange un petit gâteau et devient minuscule. Si ça se trouvait, c'était des bonbons magiques comme le petit gâteau, que le prof cachait dans son tiroir ?


    Dis, tu penses pas que ça pourrait pas être des bonbons magiques ? Qui pourraient nous faire devenir toutes toutes toutes petites ? On pourrait les goûter, peut être ?

    Mais toi, d'abord. Parce que si c'est des bonbons pour nous faire devenir toutes vertes avec des pois violets, j'ai un peu peur, quand même. En plus, si ça se trouve, c'est un piège, Aziel, c'est bien son genre. Qui sait, peut être qu'ils lui envoient des signaux magiques quand ils sont mangés. Peut être même qu'ils paralysent le temps qu'il arrive. Il est capable de tout, tu sais. Alors, peut être que ce serait mieux qu'on n'y goûte pas ?
    Gwëll tendit le bras mais il ne voulait pas trop. Il trembla un peu et ses doigts eurent du mal à s'ouvrir sur les pastilles. Elle ne voulait pas y goûter en premier, mais elle ne voulait pas non plus qu'Astragal y goûte parce que elle ne voulait pas qu'Astragal soit paralysée et qu'Aziel arrive en courant avec son pyjama flottant dans son dos. Certainement parce que, ma foi, elle l'aimait bien, Astragal qu'elle connaissait à peine.


    Enfin, non, on n'y goûte pas ! Ça me fait trop peur... On a vu plein de produits qui faisaient des trucs trop bizarres, dans ce laboratoire. Ça pourrait être dangereux.

    Elle regarda les pastilles et puis, avec tout le mépris dont elle était douée, elle songea à les jeter par dessus son épaule. Mais elle n'était pas douée de trop de mépris alors elle les remit dans le sachet qu'elle ferma et remis à la combattante.
    Tiens, toi, t'es plus responsable, tu sauras bien prendre la bonne décision.



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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Ven 22 Mar 2013 - 13:10

Astragal était d’accord : mieux valait ne rien toucher ici. D’ailleurs, en fait, Astra n’avait aucune idée de ce que pouvait bien être cet endroit SUPER CHELOU, maintenant qu’elle prenait le temps de le regarder. Faut dire que les thülls ont beau être une peuplade très comme il faut, ben, en terme de science, d’alchimie ou de dessin, le moins qu’on pouvait dire, c’est que les tribus n’étaient pas à la page.

Y avait des machins partout, surtout sur le bureau, des… trucs, vides, ou plein, ça ressemblait à des verres retournés, dont le pied serait percé, et ça, ça, c’était franchement pas naturel. Nope. Puis, y avait des genre de doigts en verre, plantés en lignes dans du bois, certain avec des trucs coagulés au fond, ou de la poussière. D’ailleurs, Gwëll parlait de La Bortatoire. C’était un nom qui faisait peur.


-Est-ce que tu crois que c’est le Fiel qui a chassé la sorcière? demanda-t-elle de sa toute petite voix.

Parce que l’habitant des lieux avait l’air d’avoir mis la clé sous la porte depuis un moment. Et ça, c’était triste- et etrangement réconfortant. L’idée d’une sorcière qui bondirait d’une armoire faisait assez peur à Astragal.
D’ailleurs, rien dans sa tête n’aurait pu imaginer qu’Aziel puisse avoir un impact positif sur quoique ce soit de l’Académie. Qu’il puisse être une forme de protection contre certains. Pour certains.

Et mais attends, pause. Quoi ? Gwëll était venue ici, avant ? Elle avait eu cours avec la sorcière ? Était-ce possible, que la sorcière soit gentille ? Ou alors, que Gwëll et bien, elle le soit pas ? Mais pétard, Gwëll, c’était comme un gâteau à la vanille vivant, ça se voyait tout de suite, quelqu’un de pareil pouvait juste PAS être mauvaise ? Hein ?


-.. Et la Boratoire, elle avait pas des issues genre secrètes ? Tu sais… des trous magiques où tu sautes dedans, et que tu disparais-réapparais ou tu veux. Ou même, juste ailleurs. Quoique…

Elle se mit à réfléchir, en se demandant la probabilité qu’elle aurait, en sautant dans le trou magique de se retrouver face à face à un problème vraiment terrible. Genre, Aziel en chemise de nuit. Ou Siffleurs en train de se boire une camomille. Grand Siffleur, il portait pas spécialement Astragal dans son cœur, c’était normal, Astra faisait moins que le minimum à son cours.

-Si on s’enfuyait, Gwëll ? On pourrait partir avant qu’y nous attrapent. Pas besoin de devenir transparents, on pourrait juste… ouais. Commencer ailleurs, là où ça fait un peu moins peur ?

Jamais été très courageux, donc. L’Aca, ça marchait bien, pour Astra, jusqu’à Aziel, vraiment. Elle adorait sa maison famille, les projets avec Lohan, le luxe des bains à plusieurs, sans que ça pause des soucis, elle adorait Einar, et ses bracelets de fils, ses délires plus grands que lui. Elle aimait qu’Halina soit là pour tout le monde, et même, elle aimait l’entendre crier la nuit, quelque fois, même si dit comme ça, ça paraissait méchant- c’était juste qu’avec des peurs, Halina était moins intimidante. Puis y avait Ewall. Ewall et toutes ses ombres marchombres. Et ses tenues de couleurs, seulement quand il était dans leur salle.
C’était tellement rassurant de ne pas être la seule personne à avoir des secrets.
Et puis, ils l’aimaient bien, tous. Peut-être pas trop Cérys, mais Cérys, c’était un cas, et puis, fin, voilà.

Mais ça pouvait être tentant de repartir. Pas pour la maison, non, ça c’était plus possible, songea-t-elle en caressant discrètement le bord de son corset. Mais pour que tout soit encore plus facile. Bon, Astra ne savait rien faire, ne connaissait pas grand-chose des villes, ou des métiers des villes, mais Lohan lui avait parlé de foires et de perles, ça pouvait être juste tellement cool.


-… Enfin, toi ça doit pas être pareil. Parait que pour les dessinateurs, c’est jamais pareil que pour nous. Déjà, tu dois pas te lever si tôt, et faire plein de trucs débiles dans la boue, toi, tu… vous faites quoi, vous ?

Astragal ne savait pas comment on dessinait. Ca avait l’air d’être tellement évident pour tout le monde, que ça n’était jamais venu dans leurs conversations. En y repensant, lle songeait qu’elle avait déjà vu des choses, des gens qui revenaient les mains bandées, ou sans sourcils ‘parce qu’ils avaient oublié un détail de leur feu’, puis ceux qui revenaient trempés, une fois, même, elle avait vu quelqu’un tomber par terre en se tenant la tête.

-Si un garde entrait, tu pourrais le brûler avant qu’il nous voie ? Si on entendait des pas ? Parce que Lohan dit que j’ai les oreilles myopes, et j’crois qu’elle a un peu raison, fin, tu vois, j’ai cru que t’étais Aziel en danseuse. Sinon, on peut rester là, vu que c’est vide, on peut attendre, et papoter. Mais si quelqu’un vient… je suis pas obligée de me débrouiller toute seule, hein?

Parce que je suis pas sûre de pouvoir maîtriser un garde tout seul, ou même si c’était un prof, d’avoir assez de courage pour l’attaquer. Même si j’ai très peur de me faire manger par un poney.

[Bon, ben c'est pas du tout ce que ça aurait dû être, mais. Embarassed J'espère que ça te plaira quand même I love you ]



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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Dim 31 Mar 2013 - 15:31

Astragal avait aussi l'air méfiante et certainement qu'elle devait être d'accord que des bonbons dans un endroit aussi bizarre, c'était pas des bonbons. Gwëll les reposa dans le tiroir et elle le ferma doucement mais fermement en lui jetant un regard noir.
Sur le devant, à coté de la poignée, il y avait une serrure, mais pas de clé et, en cet instant, Gwëll aurait préféré avoir une clé et pas de serrure, parce que, quand même, si c'était malfaisant voire que ça contenait un piège qui les avait détectées et qui allait lancer un gaz pour les endormir le temps que l'intendant arrive, elle préférait qu'il n'y ait pas le moindre trou de souris, c'était plus rassurant, quand même.

Puis Astra, elle demanda si c'était Aziel qui avait chassé la sorcière et Gwëll savait pas parce qu'elle savait même pas qu'il y avait eu une sorcière, mais Astra, elle devait savoir, parce qu'elle était à Teylus et que, d'abord, Teylus, leur dortoir, il était juste à coté du labo. Mais ils avaient pas de chance parce qu'ils avaient pas de fenêtres. Gwëll préférait les fenêtres.


Je savais pas, pour la sorcière. J'espère que oui, parce que ça fait froid dans la dos, ça...

Elle priait, à vrai dire, pour que la sorcière soit partie parce que ça lui faisait super peur, d'être rentrée dans le repère d'une sorcière sans le savoir. Peut être même qu'à l'instant présent, la sorcière les espionnait et qu'elle préparait une potion magique super puissante pour les empoisonner et les punir d'être rentrées chez elles.
Et Gwëll imaginait déjà la vieille femme toute tordue avec des pustules et des longs cheveux noirs et mal coiffés en train de se frotter les mains et de ricaner. Elle frissonna et ses yeux, un peu fous, cherchaient partout des preuves que non, elle était partie et elle reviendrait pas, mais même les paillasses semblaient lui faire de gros yeux et lui dire de fuir et les tubes pensaient que c'était bien trop tard. Il y avait même un truc bizarre dans un pot qui se moquait d'elle parce qu'il savait bien ce qu'il leur arriverait et que c'était fini pour elles, qu'elles verraient plus jamais la lumière ni leurs amis ni rien.


Des issues secrètes ? Mais, ce serait super dangereux ! Oh, tu imagines si elle les avait piégées ? Il vaut mieux toucher à rien, là, on peut avoir foi en rien...

Maintenant qu'elle regardait bien, tout lui semblait terriblement effrayant et il s'en fallait de peu pour qu'elle claque des dents. D'effroi, pour sûr.
Et puis, prendre un passage secret... C'est super risqué, elles savaient même pas où elles finiraient même si la sorcière les avaient pas piégés.


S'enfuir, mais s'enfuir où ? On ferait quoi ? Je sais tellement rien de la vie... on pourrait quand même pas dormir dehors ? J'ai nulle part où aller et je veux pas quitter les gens d'ici, tu vois, Ene, Lya, Attalys et même tous les autres...

Elle s'était redressée, comme en alerte, cette proposition... Oh, ça lui faisait tellement peur. Fuir, comme ça, c'était pas pour elle, elle était déjà incapable de s'occuper d'elle même quand les autres s'en occupaient un peu alors seule face au monde, elle tiendrait pas deux jours. Mais elle voulait pas non plus dire à Astragal qu'elle l'abandonnait parce qu'Astra, c'était une fille chouette et qu'elle voulait pas lui faire de peine. Elle aimait jamais faire de peine et encore moins aux gens qu'elle appréciait.
Elle avait peur de ce que lui disait Astra, d'un coté et, d'un autre, elle avait peur de ce qu'elle vivait à l'aca aussi, certains jours. Quand elle allait aux réunions secrètes contre le pouvoir en place, par exemple. Ou quand elle veillait un peu après le couvre feu. Elle avait toujours l'impression qu'Aziel la regardait bizarrement après et d'abord, certainement qu'il savait tout et il attendait juste d'en avoir assez pour la faire emprisonner toute sa vie alors elle était un peu tentée de partir très loin.


Ben... On arrose les élèves combattants par la fenêtre On s'entraîne à dessiner des trucs très compliqués, des fois, on doit aller vite, des fois sans voir ou on doit travailler par plusieurs pour comparer... Vous rampez pour de vrai dans la boue ? Je croyais que c'était une blague, quand ils disaient ça, les combattants...

Puis Astra elle lui demanda un truc bizarre et Gwëll fronça les yeux. Brûler un garde ? Mais c'était atroce, elle faisait pas ça, même si c'était pas pour être méchant ou pas pour de vrai. Et elle comprenait pas trop pourquoi elle parlait de ça, surtout que le principal danger, là, c'était plutôt la sorcière qui pouvait revenir à tout moment du bureau d'Aziel avec ses potions, ses bonbons empoisonnés et par un tunnel secret que personne connaissait parce qu'il était caché.
Apparemment, les oreilles de la Teylus étaient myopes, mais Gwëll savait pas ce que ça voulait dire, même si elle pensait que certainement c'était comme si elle entendait rien, puisqu'elle l'avait confondue avec Aziel qui faisait de la danse en chaussons. Gwëll trouvait pas qu'elle pouvait ressembler à Aziel et puis elle s'imaginait même pas en train de faire de la danse et encore moins Aziel parce que, du coup, il perdait toute son autorité et son tutu devait certainement le gêner pour s'asseoir à son bureau sans le froisser.

Quand au garde, Gwëll savait pas trop ce qu'elle ferait si jamais un garde rentrait. En tout cas, c'était sûr, elle laisserait pas Astra se débrouiller seule parce que c'était franchement pas très sympathique. Mais elle le brûlerait pas non plus parce que c'était carrément vilain, ça.
Non, elle savait pas encore, elle verrait bien au moment voulu.

Et puis, soudainement, il y eut un drôle de bruit, un mélange entre le grincement et le ricanement et Gwëll regarda Astra qui la regardait. Astra aussi avait un regard bizarre alors Gwëll succomba à la panique et elle leva les bras en l'air en criant et en courant dans tous les sens comme une folle.
La sorcière, c'était sûr, c'était la sorcière, là, et elle allait les attraper et les manger et donner leurs os à Aziel et peut être même que leurs esprits trouveraient jamais le chemin du jardin de la dame où tous les autres esprits allaient. Oh, certainement qu'elles souffriraient beaucoup, Gwëll imaginait même pas qu'elles puissent ne pas souffrir, elles qui avaient réveillé la colère de la sorcière du laboratoire d'alchimie.



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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Jeu 30 Mai 2013 - 20:20

Ce qui faisait très peur, c’est que Gwëll ne répondait pas. Et Astragal, ben, il avait pas besoin de ça en plus. Elle avait froncé les sourcils et c’était bizarre. Elle avait jamais vu Gwëll en colère, jamais. Jamais non plus elle n’avait entendu des cris de cette fille. Et puis, les autres, ils disaient toujours que les dessinateurs c’était pas pareil… alors elle ne pouvait pas s’offenser parce qu’Astra, grande bête, mettait ses capacités guerrières en doute, hein ?
Parce qu’au contraire, ça lui aurait fait grave grave grave plaisir que Gwëll en ait, et de sacrées. Ca lui éviterait un taaaaaas d’embêtement, si les gardes pouvaient ne pas les voir. Peut-être que ceux qui dessinaient pouvaient dessiner la réalité, de sorte à ce que les gardes croient voir un truc, ou plutôt, dans leur cas croient qu’il n’y avait que le décor et pas une thülle et une aequor.
Un thüll, corrigea Astra. S’ils nous trouvent, ils trouveront aussi le thüll.
Et ça…

Mais Gwëll fronçait les sourcils, et elle se taisait, et d’ailleurs, Astragal réalisait qu’il n’avait rien écouté de ce qu’elle disait sur la fuite, sûrement parce qu’il n’avait pas envie de partir, lui-même, pas pour de vrai. Et puis elle ne bougeait pas, ça voulait bien dire qu’elle ne voulait pas bouger.
Qu’est-ce qu’elle venait de demander, Gwëll ? Si c’était vrai qu’ils devaient ramper dans la boue ?
Si la situation avait été plus calme, Astragal aurait sans doute été perplexe.
En soi, c’était vrai que des filles comme Gwëll, ou Enelÿe, ou Dame Morienval, ou même Enelÿe, elle ne se les imaginait pas dans la gadoue. Jamais. C’était aussi vrai qu’elle ne parvenait pas à imaginer réellement la vie d’une femme sans ces choses-là.
Sans la réalité en fait.

Qu’elles ne pratiquent pas les exercices martiaux, soit, c’était normal. Mais de là à ne pas les concevoir ?
Les Clegane étaient des thülls. Astragal n’avait toute sa vie durant vécu qu’entre thülls, àl’orée de la jungle d’Hulm. Al-Poll avait été sa première ville, elle lui avait semblé immense incompréhensible. Effrayante, aussi trop de monde, dans tous les sens. Elle ne les avait pas fréquenté. Les seuls non-thülls qu’elle avait fréquenté avant l’Académie étaient les membres d’un clan itinérant, et leur vie était celle de gens du peuple, dans l’attente de combat. Leurs femmes ressemblaient aux femmes thÜlls qui gardaient les clans : farouches et capables de se défendre.

Les Teylus qui la fréquentaient étaient presque tous des guerriers, tellement que les dessinateurs passaient inaperçus. Et la vie à l’Aca ressemblait à de perpétuelles vacances : on avait que peu de corvées, rien sous le règne de Jehan, on ne devait pas chasser, pas cultiver pas traire, d’autres le faisaient pour soi. Tout le monde se consacrait à l’enseignement. Ce n’était pas la vie réelle, bien sûr, alors ce n’était pas étonnant qu’Astragal ne se soit pas demandé ce que faisaient vraiment les autres de leur journée.
Ni qu’elle ait jamais conceptualisé que la vie d’autres puisse être à ce point dissemblable de la sienne. Ouais, en d’autres circonstances Astragal aurait éclaté de rire devant Gwëll qui parlait de la boue comme de quelque chose d’inconnu et de redoutable. Pourtant, la Teylus n’aimait pas la gadoue, pas du tout. Mais c’était une vieille connaissance de toujours.
C’était comme dire que Gwëll n’avait jamais égorgé une poule.
Non, à côté, ne pas savoir lire, comme Astragal, c’était tout à fait normal.
Elle se serait demandé ce qu’elles faisaient, combien de temps, comment. Comment elles ne s’embêtaient pas. Et puis, elle aurait songé qu’on remplit sa vie de ce qu’on a. Au clan, de famille, de rixes avec les autres, et de corvées. A l’Académie, de cours, de corset, et d’amtié.
Peut-être qu’il y avait encore autre chose, dans les chateaux.

Cependant, Astra n’avait pas le temps de penser ça. Ni l’envie. Astra avait peur. Vraiment peur. Peur du noir, peur de tout perdre, peur d’être surprise, peur que le Dragon la punisse d’être une dame, peur que Gwëll dessine, mais contre elle, ou qu’elle l’abandonne.
Alors elle la dévisageait, incrédule, et puis, il y eut le bruit.
Et Astra perdit tout contrôle de la situation.
Quoique ce soit, ça signait leur arrêt de mort, parce que Gwëll se mit à hurler.
Quoique ce soit, ça les rendait détectable, et il n’y aurait nulle part où se cacher. Ca faisait très peur, et très mal. Et Gwëll courrait partout les yeux révulsés.
Et tout d’un coup, elle la vit, et elle hurla de concert, tous les jurons qu’elle connaissait, puis un long très très long cri sans distinction phonique, qui se mélangeait à celui de Gwëll.

Ca avait duré un battement de cil.
C’était immatériel et immémoriel, c’était gigantesque, d’où que ça vienne. C’était une sorcière, c’était évident, le physique monstrueux de l’oracle, le maquillage carnavalesque et immonde, la peau des paupières qui lui tombaient sur les yeux, les coutures de partout, les rides, les mains avec des doigts crochus tellement infernaux qu’ils devenaient… Astra n’avait pas les mots, qu’un gros cri complètement cinglé. Ca sortait tout droit de leurs pires cauchemars, tout l'indiquait. Entité divine ignorée et diabolique. Léthale.

Elle aurait dû se taire, courir s’éloigner et prier les dieux et les ancêtres de pardonner, avant de les rejoindre, même si ça les aurait fait rougir, que leur descendant se balade en jupe, et fuie l’ennemi en plus. Putain, il leur aurait expliqué, devenu fumée à son tour, débarrassé de toutes les douleurs du monde : mais vous auriez fui aussi, c’était un ennemi magique.
Le code de Merwyn interdisait le port d’arme. Y avait rien que des fioles, et Gwëll qui avait des spasmes, contre un mur. La sorcière avançait à toute allure droite sur elles, et elles n’avaient rien.
Alors Astragal pria pour que Gwëll dessine quelque chose, n’importe quoi.
Elle pria pour se réveiller de ce cauchemar
Elle pria pour avoir le dessin
Elle pria pour qu’Aziel arrive et chasse la sorcière- parce que c’était ce qu’il faisait.

Elle se jeta sur le bureau, se cognant à toute allure dessus, attrapa deux fioles, les lança dans la direction de l’apparition, parce que les larmes empêchaient de voir exactement où elle était, parce que la sorcière était devenue floue et nuageuse, comme du coton, mais du méchant coton, du coton qui allait clairement les stranguler avec ses gros doigts dégeulasses et sa peau verte et elles allaient mourir, et le cri de Gwëll était figé, tellement figé qu’elle ne se mit même pas à tousser dans la fumée qui s’éleva.
Le rire de la sorcière ressemblait à une quinte de toux mélangée avec un cri de chèvre sardonique, et un hennissement de cheval immonde, terrifiant. Mais Astra balançait quand même, tout ce qu’elle savait, jusqu’à le noyer dans une fumée verte, jusqu’à ce que ses mains se mettent à trembler, et son cri à s’étouffer dans la fumée.

La sorcière allait les tuer. Les tuer par le poison.
Quelque chose la toucha, pourtant, merde, la sorcière était allée dans la direction de Gwëll.
Elle donna tous les coups de pieds qu’elle pouvait, alors que sa gorge cherchait désespérément à happer l’air qui l’entourrait. Ses yeux piquaient, rien absolument n’avait de sens, ça sentait peut-être même le putois brûlé. Elle ne savait même pas si elle entendait Gwëll, et si les mains qui l’étreignaient avaient ou non un corps
Ne pas mourir, non, pas encore, pas encore, pas encore.
Astragal perdit connaissance.
On la saisissait définitivement à bras le corps.


*

C’était une silhouette, dans la fumée, tout prêt. Ca toussait.
Astragal pensa à la sortcière, et ferma les yeux très fort, avec l’impression que l’univers entier se dérobait sous elle.


*

Astragal ne vit pas son visage, ne sentit pas son parfum – pourtant, ici, l’air était moins dense, y avait pas de la fumée partout, elle s’était senti re-respirer d’un coup, comme si quelqu’un l’avait jetée au sol. Sa bouche happa l’air, de toutes ses forces.
Ce que l’autre faisait, elle n’en savait rien. Est-ce qu’il parlait, Astragal ne comprenait rien. Mais il eut un recul, elle battit des paupières, et il n’était plus là.
Ses yeux regardèrent le plafond. Y avait pas de fumée, ici. Rien. Que dalle, que le sol, et les voutes d’un endroit. Un endroit qu’elle ne connaissait pas. Et pour cause, Astragal n’était jamais allée dans la salle commune des Aequor.

Elle se redressa, dès que sa respiration le permit. C’était un hall acceuillant, avec des fauteuils, qui lui évoquaient Teylus, mais pas vraiment. Y avait Gwëll, aussi, assise, avec une grosse bosse sur la tête, des larmes plein les joues, qui tenait ses genoux tout contre elle. Tétanisée, elle ne savait pas quoi dire ni faire.
La sorcière ne les avait pas tuées, mais c’était pas elles qui avaient combattu. Quelqu’un avait assomé Gwëll, la sorcière n’était plus là, Gwëll tremblait, et ok, on était plus au même endroit. Y avait eu quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’assez costaud pour la porter après Gwëll, l’amener ici. Mais elles n’étaient pas mortes, leurs corps étaient denses pas fumeux. Et elle respirait de manière dix fois trop sifflantes pour comprendre.
Son corsage avait été déserré réalisa-t-il, aussi, et la panique revint en une bouffée.
Mais elle ne savait pas par où commencer.


-Comment ça, tu crois que c’était Merwyn ?, finit-elle par arriver à dire, avec, comme un crapaud au fond de la gorge. Un crapaud tout rauque

[... si ça te convient ]


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MessageSujet: Re: Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]   Lun 10 Juin 2013 - 19:03

L'atmosphère était pesante, comme dans ces grands moments d'attente, avant des événements importants. Même la poussière osait plus se poser sur le nez d'Astragal. Gwëll déglutit et il lui sembla que ça prenait des siècles.
Et puis les choses se mirent en place et le temps lui tomba dessus.

Elle courait, dans tous les sens et en gesticulant et en criant, parce qu'elle avait peur et peut être aussi pour faire peur à la chose, mais quelle que soit la chose, c'était pas certain que ça marche, probablement que la ça ferait même plus rire qu'autre chose, mais ce serait déjà un avantage en terme de temps d'action. Si la chose riait, elle lui courait pas après et si elle lui courait pas après et bien, elle mettrait plus de temps à la rattraper et la dévorer.
C'était une bonne chose, donc, contre la bête.
Toutefois, ce qui était moins certain, c'était l'effet sur Astragal, parce qu'elle avait peut être rien entendu alors elle savait pas où était la chose et peut être même qu'elle fonçait droit vers elle et qu'elle se ferait dévorer en premier dès que la chose aurait fini de rire. Encore fallait il qu'elle aie commencé.

Et puis, dans un battement de cils, son dernier, certainement, elle vit une sorte d'énorme silhouette sombre qui venait vers elle en traînant la jambe et ça devait certainement être une sorcière qui avait perdu une de ses jambes à cause d'une potion qui avait explosé ou un troll des cavernes qui avait été attaqué par une meute de tigres élastiques.
Et Astra s'était mise à hurler aussi, parce qu'elle avait bien dû voir. Peut être qu'elle avait pas des oreilles du feu du Dragon pour entendre Aziel arriver avec ses ballerines, mais elle avait des yeux, quand même, pour voir le gros tas qui avançait et qui bougeait, même. D'ailleurs, elles criaient toutes les deux et peut être même qu'il n'y avait plus que la Teylus qui criait, puisqu'elle entendait plus sa voix à cause de ses oreilles bouchées. Elle passa à coté de son pupitre de d'habitude et comme il y avait personne, parce que c'était sa place et qu'elle y était pas, elle se laissa tomber par terre ou plutôt, elle ne parvint plus à lutter contre l'attraction terrestre, parce que c'était pas volontaire, de bas et elle fruit un grand bruit mat et tombant à plat sur le sol.
Dans une autre vie, elle avait bien dû être une crêpe.
Une crêpe avec des bras, d'ailleurs, puisqu'elle rampa jusqu'au pied du pupitre et qu'elle le serra bien fort. Si la chose voulait la dévorer, faudrait la manger vivante et toute crue, parce qu'elle avait pas l'intention de lâcher le bazar.

Et puis la chose était au milieu de la pièce et comme il faisait un peu sombre parce qu'elles étaient cachées, au départ et bien elle la voyait plus trop et, elle espérait, la chose la voyait plus trop non plus. De toutes façons, c'était la dernière chose à faire, c'était espérer, parce qu'elle arrivait plus à dessiner, c'était comme si ses spires étaient recroquevillées sur une idée et qu'elle dessinait déjà, mais elle dessinait pas alors ça devait juste être la peur et la terreur et tout ça.
C'était jamais trop bon, ces choses là.
Et Astragal, à l'autre bout de la pièce criait toujours, mais elle bougeait, aussi et c'était une guerrière alors elle essayait de se défendre contre la chose. Et elle lançait des trucs qui explosaient et qui chauffaient très fort et des fois, ça éclaboussait dans tous les sens et Gwëll se prit un bout de truc dans la tête et c'était un peu mou ou juste pas très solide alors ça fit juste poc et puis spling, par terre, mais un peu fort quand même alors elle se mit à trembler encore plus fort. Et en plus du noir, maintenant, il y avait cette sorte de fumée d'une couleur étrange entre le gris et le violet et très épaisse, et verte par endroits, qui venait leur brûler les yeux et leur irriter la gorge.

Elle essaya de respirer, mais elle suffoqua.
L'air était malsain et les vapeurs lui faisaient tourner la tête, elle s'accrochait au pied du pupitre comme à la dernière bouée qu'on pourrait lui tendre. Alors ses yeux se fermèrent et elle sombra dans une sorte de mini coma où elle entendait l'horreur qui se déroulait autour d'elle mais ne voyait rien. Elle percevait le brouhaha qui devait bien venir d'Astragal -ou de la sorcière, mais là c'était terrible- et puis des pas, plein de pas et des cris un peu étouffés, mais c'était la fumée et sa toux, aussi, certainement, mais elle ne pouvait être sûre de rien. Elle ne sentait plus son corps.

***

Son premier réflexe fut de cracher toute la fumée qu'elle avait dans les poumons et ça devait bien faire comme une sorte de volcan sauf qu'il y avait pas de flammes ni de lave, mais juste cette sorte de fumée. Et puis elle inspira un grand coup et elle se sentit retrouver une couleur relativement normale.
Elle se redressa un peu et elle retrouva le dortoir d'Aequor, mais pas Astragal et c'était terrifiant, parce qu'elle était pas là, avant et qu'il y avait Astragal et puis elle avait mal, pour justifier que c'était pas un rêve, mais elle comprenait pas. Elle ferma les yeux pour essayer de la rouvrir à coté de la rousse, mais elle les rouvrit juste pleins de larmes qui coulaient parce que la peur était retombée mais qu'il restait l'angoisse.
D'ailleurs, tout était calme, trop calme comme après une tempête et elle se demandait quand arriverait la prochaine salve. Elle trembla et s'accrocha au fauteuil, à coté, de toutes ses forces. Elle se souvenait avoir été accrochée à une table, mais dans ses bras, elle n'y était plus, il y avait juste une ligne de bleus comme si elle l'avait serrée trop fort ou qu'on avait tiré d'un coté et elle de l'autre.

Elle grimpa dans le fauteuil et elle serra ses jambes contre elle. Elle voulait pas être par terre, parce que c'était trop près du sol et des insectes qui rampent et si la chose s'était transformée en serpent, elle l'attaquerait bien trop facilement. Sur le fauteuil, elle pourrait sauter ou alors grimper tout en haut du dossier en espérant que la chose arriverait pas à aller aussi haut.
Elle tremblait tant et si bien qu'elle ne sentit pas Astragal arriver et elle faillit même ne pas l'entendre tousser. Elle se retourna et il y avait une silhouette, penchée au dessus de la rousse et ça ressemblait pas trop à une sorcière ou un troll alors elle ne hurla pas, c'était plutôt une sorte de vieux magicien avec une barbe et une cape bleue nuit. Elle voulut l'apostropher, mais il se tourna vers elle et il lui sourit avec deux yeux plus bleus que le ciel, alors elle n'osa pas.

Et puis il disparut et elle resta sans mouvement dans son fauteuil.
Elle coulait un peu des yeux, parce que sa tête lui faisait mal, là où la chose avait tapé et parce que qu'elle continuait à pas comprendre rien du tout et que ça l'inquiétait complètement. Et enfin, aussi, parce qu'elle n'avait pas la force d'arrêter.


C'était Merwyn, j'crois...

Astragal comprenait pas trop, apparemment et elle lui retourna la question.

Tu sais, il avait une grande barbe et puis, des yeux tous bleus. Je crois que c'était un magicien parce qu'il a disparu...

Astragal semblait un peu sonnée et peut être que c'était à cause de la fumée de la sorcière et des choses qui avaient volé dans tous les sens quand elle avait eu peur. Peut être même qu'elle s'était pris un truc dans al tête, aussi, et que ça avait tapé fort.

T'es sûre que ça va ? T'es un peu... Verdâtre, je trouve, mais c'est une vision personnelle, hein.

D'ailleurs, ça faisait un peu bizarre, parce que niveau couleurs ça s'accordait pas trop avec le roux de ses cheveux, même si ça faisait un peu comme un écureuil dans une forêt. Et puis Astra, elle était toujours couchée par terre donc ça devait quand même pas trop aller, dans cette histoire.
Gwëll cessa un peu de trembler et de claquer des dents et elle descendit précautionneusement du fauteuil. Elle s'agenouilla à coté de la Teylus et elle regarda son visage qui était presque kaki, maintenant. Elle respirait bizarrement et elle avait les yeux grands ouverts. Non, vraiment, ça devait pas aller.


T'as pas regardé la sorcière dans les yeux, au moins ?

Ça, c'était super risqué, de regarder une sorcière dans les yeux.



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Minou Merveilleux Magique à votre service I love you
Si c'était une fleur, bleue, pardi.

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Le truc qui fait boum, à tous les coups, c'est Bibidi Bobidi Bou ! [Inachevé]
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