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 A la recherche d'un titre bien cliché.

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La Brute Marchombre
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MessageSujet: A la recherche d'un titre bien cliché.   Dim 15 Mai 2016 - 1:40

Al-Chen est grande. Incomparable à Al-Jeit, certes, mais grande. Peut-être de la taille d'Al-Poll. Ce n'est pas la première fois qu'elle s'y rend, la marchombre apprécie beaucoup cette ville. Ses belles maisons, l'odeur du lac, mais surtout, son grand port et ses navires.
Et ses ruelles.
Cela fait deux jours que son maître et elle se sont arrêtés ici, dans le manoir de la famille Skil'Liches. Deux jours que la marchombre reste confinée entre les murs du domaine. Fort heureusement pour elle, la jeune fille a su convaincre son maître, obtenant une journée de libre. Pour se rendre à Al-Chen, seule. Lui, avait des affaires à régler sans son apprentie. Situation fort pratique pour les deux marchombres.
C'est donc ainsi qu'Ichel se retrouve au centre de la ville d'Al-Chen.


- T'as cru que t'allais gagner ? J'ai pas dit mon dernier mot !

Eviter le pot de terre lui arrivant droit dessus, se planquer derrière un mur. Une bagarre ? Peut-être. Hostile ? Pas réellement.

- Reviens ici !

La marchombre part dans un fou rire, tire la langue, se rue vers une gouttière quelques toits plus loin, glisse jusqu'au sol. Le jeune homme la suit de près, un léger sourire planant sur les lèvres. Et la jeune femme court, tourne dans les rues comme dans un labyrinthe, dépasse de lentes silhouettes, essaye de semer son pot de colle. Mais rien n'y fait. Il est toujours là, derrière elle, à la courser. Et le lecteur ignore toujours pourquoi. Tout comme le scribe qui ignore où elle se dirige. Du pur instinct. Comme celui d'Ichel lorsqu'elle tourne à droite alors que la rue de gauche est pleine de monde dans lequel se planquer en sûreté.

Son oeil repère un escalier plus loin, quelques caisses surélevées et ce mur criblé de prises. Le bâtiment est haut, il la verrait avant qu'elle n'ait le temps d'atteindre le toit. Et pourtant, au lieu de chercher une autre solution, elle se jette sur cet instinct. Ou autre chose ?
Peut-être qu'après tout ne voulait-elle pas le semer... Car on ne sait pourquoi elle fuit ? On ne sait pourquoi il hurle, ce sourire au coin des lèvres ? Le saurons-nous un jour ? Donnez un peu de temps au scribe pour trouver la réponse, patience. Elle n'en est pas encore là. Pour l'instant, elle savoure ce plaisir de retrouver son petit bout de pixels préféré. La séparation a été longue et elle se délecte, laissez-leur un peu de temps.


- T'as pas encore gagné ! Je veux ma revanche !

La voix résonne au fond de la rue, suivie par un bruit de course insistant. La kaelem agrippe la dernière prise, se hisse sur le toit. Et se retourne. Pour observer le rouquin grimper contre la paroi. Pas marchombre, mais plutôt habile. On aurait presque cru que ce mur était un choix délibéré. Pour lui. Et non pour elle.
Voulait-elle réellement qu'elle le suive ?
Elle sourit. Rit.


- Lâches-moi un peu les bottes, j'ai pas qu'ça à faire.

En réalité, si. Sa journée était dédiée à ça. Faire ce qu'elle entendait. Comme se faire courser par un rouquin bandant ses muscles en escaladant un petit bâtiment, muscles délicieux à l'oeil. Pas marchombre, mais sûrement habitué aux travaux manuels. Ni fils à papa ni fainéant.
Ichel ne fuit plus. Elle observe. Ce serait embêtant s'il perdait l'équilibre pour s'écraser sur le sol... Fort heureusement pour elle, il semble plus fort qu'elle ne le croyait. Petit à petit, il s'approche d'elle, jette quelques regards vers le haut, pour s'assurer qu'elle ne fuirait plus.

L'attention de la marchombre se décroche du pauvre rouquin, attiré par une odeur familière. Le large. Le lac. Elle se retourne et se rend compte qu'ils ont couru jusqu'au port. Un toit plus loin, et c'est le vide. Plus aucun bâtiment. Des ponts et des coques, des voiles et des mats. Un amas organisé de navires arrimés. Son regard se tourne et tombe sur les portes de la ville. Et son sourire s'élargit.
Derrière elle, elle perçoit ce léger sifflement d'un souffle rauque. Elle se tourne et tombe nez à nez avec le rouquin. Elle éclate de rire à nouveau.


- Mais mon pauvre, pourquoi t'as forcé, t'es rouge tomate maintenant !

- Bah tu m'étonnes, t'as vu la course que tu viens de me faire faire ?!

Pour une course, c'est une course. Traverser la moitié de la ville hors d'haleine, tentant de suivre une furie sans pitié... C'est presque de la torture pour quelqu'un qui n'en a pas l'habitude. Et pourtant, il tient bien, le bougre ! Elle pensait le semer plus rapidement. Le semer ? Elle serait revenue sur ses pas. Bien évidemment. Mais nous ne savons encore pourquoi...

- Bon, ok, mais une toute dernière fois, alors. J'ai déjà gagné sept fois, je m'en voudrais de te faire subir une huitième humiliation.

- Y a que nous ici, aucune humiliation. C'est ta parole contre la mienne. Alors, t'arrêtes de parler et on joue ?

Une esquisse de sourire mesquin se fraye un chemin sur le visage de la kaelem.
On ne saura jamais à quoi ils jouent.


- * - * - * -

L'après-midi est déjà tombé, le soleil chaud tape fort sur le crâne de la marchombre. Allongée dans les herbes au bord du lac Chen, elle a les yeux fermés. Et elle somnole. Sa main rabat sa capuche sur ses yeux et elle profite du calme. Loin de la ville portuaire, loin du rouquin qu'elle avait battu une huitième fois, gagnant le peu qu'il restait au pauvre garçon de ferme ou quoiqu'il soit.
Là, elle profite simplement de l'après-midi.



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Thül
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Mer 15 Juin 2016 - 15:59

(Bonjour je m'appelle Alice et je suis tellement contente de RP avec Ichel que je brise le quatrième mur sans aucun respect :'))


Allongé dans les eaux tièdes et limpides du lac Chen. Les yeux clos. Les bras en croix. Chauffant sous le soleil. Ses longs cheveux nattés flottent paisiblement autour de sa tête. Malgré son quintal de muscles, il flotte lui aussi, vers l'une des berges du lac Chen connue de quelques rares riverains. Depuis leur plus jeune âge, les Thüls du Clan des Marais savent nager. Tous les Alaviriens de cette région savent nager de toute façon, et traitent le lac Chen avec un profond respect. C'est une escale de prédilection pour les voyageurs. Le paysage est magnifique, les villages s'y intègrent parfaitement sans le dénaturer. Et les eaux calmes de cet immense lac sont tout à fait pures. Chacun y veille.


Cela fait des heures qu'il se baigne. Qu'il laisse son corps dériver à la surface. Paisible. Sans une once d'inquiétude. Il somnole presque. Il nage régulièrement dans ce lac. Il y puise sa sérénité, là où la chasse ou ses errances dans les hautes herbes lui vident simplement l'esprit. En flottant à la surface de l'eau, il peut faire le point tranquillement.


Il a perdu la mémoire.


Chaque fois qu'il sonde son esprit, il se retrouve devant un vide béant. Une zone sombre qu'il ne peut combler. Il a perdu une partie de lui. Il a beau savoir qu'il est en partie guéri, que ce vide ne peut a priori plus s'élargir, il est en colère.
Il a oublié plusieurs années de sa vie. Il sait qu'il a demandé l'aide des Rêveurs, sans pouvoir se souvenir de ce qu'il s'est réellement passé. Il sait qu'une femme l'a guéri, presque par hasard, en bafouant plusieurs règles de sa confrérie, qu'elle a dû lui triturer les méninges, et qu'il a failli y passer.


Il se souvient de s'être réveillé.
Il se souvient qu'il ne se souvenait plus de rien.
Et maintenant, il doit attendre.
Reprendre du poil de la bête.
Et ça l’énerve.


Depuis son accident, il doit se reposer. Il n'a fait que ça depuis plus d'un an. Non pas qu'il n'aime pas ces moments de solitude dans les plaines ou ses brasses dans le lac Chen, mais il est Thül, quand même ! Avant, c'était un chasseur, un fier guerrier, il nourrissait son Clan et défendait son honneur à la force de ses poings ! Maintenant, il se repose ! Sous peine de voir son traitement échouer. Quelle déchéance.


Il tend l'oreille. Il croit avoir entendu quelqu'un marcher sur la berge. C'est peu probable, il se baigne dans l'un des coins les moins connus du lac. Il ouvre les yeux et se retourne.


Par la Bête.


Une jeune femme s'est allongée sur la berge, près de l'eau. Manifestement elle n'a pas remarqué sa présence. Il nage relativement loin de la côte. Il prend soudain conscience de sa nudité. Il a laissé ses vêtements vers un buisson, non loin de l'endroit où l'inconnue se repose. Elle vient de s'installer, elle ne risque pas de repartir tout de suite. Il va falloir se faire le plus discret possible.


Doucement, complètement immergé, il rejoint la berge en quelques brasses. Il longe la côte jusqu'à un buisson et sort de l'eau le plus silencieusement possible. Ses mouvements souples et discrets n'émettent à peine quelques clapotis…


- Qui va là ?


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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Ven 17 Juin 2016 - 17:12

Le silence, ça n'existe pas. Franchement, cette légende urbaine faisant miroiter une absence absolue de son à l'aube, à la seconde exact où la nuit laisse place au jour ? N'est-ce pas ridicule ?
Le silence n'est qu'un mythe.
Du bruit, on en trouve toujours. Où que l'on se trouve, quoique l'on fasse. Des sons résonneront toujours. Le silence comme on l'entend n'est qu'une absence de brouhaha. Pas une extinction totale de tout son.
Ainsi donc, Ichel étendue sur les herbes de la berge, ne contemple pas le silence paisible du lac. Bien au contraire. Elle se délecte de sa mélodie, presque concerto. Délicieux mélange de milliards d'informations auditives.

Comme ce léger flottement qu'elle perçoit derrière elle, dans l'eau. Puis ce bruissement de feuilles, étrangement suspect. Elle ne se retourne cependant pas, elle décide d'ignorer ces sons sans doute produits par un petit animal. Sauf que son oeil en décide autrement. Il s'ouvre, curieux de lui-même, et croit apercevoir une touffe brunâtre sortir d'un buisson proche de l'eau. Une touffe qui ressemble à tout sauf à de la fourrure. Elle se relève à demi, fronce les sourcils. Observe deux minutes avant de parler, fort.


- Qui va là ?

Aucune réponse. Plus aucun bruit. Elle se relève, ne s'approche pas du buisson suspect. Un mouvement, léger, lui intime qu'une silhouette vient de s'y planquer plus encore, comme une souris derrière un brin d'herbe. Ses épaules sont bien trop imposantes pour que le pauvre feuillu puisse le cacher entièrement, la marchombre manque de rire. Une bien piètre cachette que ces feuilles.

- Tu fais quoi caché derrière ton buisson ?

Elle s'approche alors, curieuse de voir à qui elle a affaire. Il n'a pas l'air bien dangereux.
Plouf.
L'eau éclabousse toute la berge, la touffe disparait dans l'eau, derrière un gros rocher. Ichel éclate de rire, se rapproche plus encore du lac. La touffe – sans doute de cheveux – est toujours cachée, elle ne dit pas un mot. Cette fois-ci, le rocher est bien assez grand pour le dissimuler à la jeune femme. En même temps, lorsqu'on est à 99% immergé dans l'eau, c'est plus simple.
La kaelem est à un doigt de pied du lac, elle pourrait y tremper ces derniers. Sauf qu'elle n'en a pas envie, aucuns vêtements de rechange et pas réellement pour l'idée de se déshabiller devant quelqu'un qu'elle ne voit même pas.
En conclusion, Ichel se trouve un magnifique caillou rond, plutôt imposant, pour s'assoir dessus.


- Bon alors, y a quelqu'un ?

Aucune réponse.

- J'aime pas trop quand on m'observe comme ça. Après, peut-être que tu ne m'observais pas. J'sais pas c'que tu faisais ni qui t'es, enfaite.

Elle arrache une herbe, la fait tourner entre ses doigts avant de la placer entre ses deux index, de souffler dedans. Petit sifflement strident. Elle jette l'herbe, en prend une deuxième. Recommence. Trop crissant.

- Tu n'trouves pas que ce serait plus simple si je te voyais pour qu'on puisse parler ? Je comprendrais si tu es trop timide, mais répond-moi histoire que je me sente pas débile. Ou que je n'ai pas l'impression de parler à une pierre dans le lac Chen. Peut-être que je parle juste à une pierre, enfaite ? T'es une pierre ?

Elle attend une réponse. Toujours rien.




[ Aucun respect, aucun respect, j'suis juste contente de poster hein ike ]


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Thül
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Lun 20 Juin 2016 - 13:41


- Qui va là ?

Il dissimule sa carrure massive comme il peut derrière le maigre buisson. Il entend la jeune femme se relever et s'enfonce un peu plus dans le feuillage. Il sait qu'elle n'est pas dangereuse, il n'a pas peur d'elle, il est Thül. Mais il faut absolument qu'il se rhabille avant qu'elle ne le voie. L'honneur d'un Thül est primordial.

- Tu fais quoi caché derrière ton buisson ?

Elle se rapproche dangereusement. Il a à peine eu le temps d'enfiler son pagne. Il repère un rocher dans l'eau qui pourrait lui servir de cachette de repli. Il doit faire vite. Elle est presque sur le buisson. Il empoigne ses vêtement et cours souplement jusqu'au rocher.
Plouf.
Il entend rire la jeune femme. Il sent la honte, le ridicule, s'insinuer sournoisement en lui. Il sent ses joues rougir et sa tête s'enfoncer entre ses deux grosses épaules. La honte est un châtiment pour les Thüls qui défendent leur honneur et celui de leur Clan plus que leur propre vie. Même pour un Thül aussi sauvage que lui. Un instant il analyse ce sentiment nouveau qui l'envahit. Il prend conscience de l'ampleur que prendrait ce sentiment s'il ne parvenait pas à se rhabiller avant que la jeune femme ne le voit. Il grommelle en se débattant avec sa tunique. La jeune femme continue de l'invectiver depuis la berge.

- J'aime pas trop quand on m'observe comme ça. Après, peut-être que tu ne m'observais pas. J'sais pas c'que tu faisais ni qui t'es, en fait.

Cette fois-ci, une pointe de colère et d'indignation vient altérer sa honte. Il n'observait personne, tout ce qu'il cherchait, c'était le calme et la sérénité que lui procure un paysage vaste et sauvage afin de mettre dans l'ordre dans ses idées qui s'effacent dangereusement. Joindre le thérapeutique et la méditation. Ne faire qu'un avec la nature et le cosmos pour comprendre sa place dans le monde. Et se reposer, histoire de ne pas perdre complètement la tête. Et cet exercice fragile reposait sur l'absence complète de toute présence humaine. L'observer. Il avait franchement autre chose à faire. C'était se donner beaucoup trop d'importance. C'est elle qui l'avait dérangé en venant cramer comme un toast au soleil. Et puis cette manière de s'adresser à lui, désinvolte, irrespectueuse. Attends un peu qu'il soit habillé et qu'il sorte de sa cachette. Il enfile sa cuirasse et ajuste ses brassard en fulminant silencieusement.

- Tu n'trouves pas que ce serait plus simple si je te voyais pour qu'on puisse parler ? Je comprendrais si tu es trop timide, mais répond-moi histoire que je me sente pas débile. Ou que je n'ai pas l'impression de parler à une pierre dans le lac Chen. Peut-être que je parle juste à une pierre, en fait ? T'es une pierre ?

L'idée est tentante. Partir à la nage. Fuir sous l'eau et rejoindre la rive opposée et la laisser ici, devant une pierre. Mais hélas, il vient de se rhabiller. Et elle entendrait immanquablement les clapotis de l'eau à chacune de ses brasses. Fuir ne ferait qu'augmenter sa honte. Il est Thül du Clan des Marais, et cette situation était aussi absurde qu'incongrue. Il se dit qu'il préférerait être au prise avec un tigre des prairies. En cas de danger physique il savait parfaitement comment réagir. En revanche, il n'avait jamais ressenti la honte de se retrouvé nu, caché par un rocher d'une jeune femme impertinente. Il prend une grande inspiration et sort de sa cachette. Les mains sur les hanches. Les jambes arquées. Le visage fermé. Le regard dur. Et les joues toujours légèrement rouges.

- Je ne suis pas une pierre. Je suis Oghan, Thül du Clan des Marais, et tu viens d'interrompre ma méditation. Qui es-tu, pour être aussi effrontée ?



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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Lun 4 Juil 2016 - 16:47

Rien ne se passe, elle se tait donc. La marchombre s'ennuie un peu et espère de l'animation, un peu de compagnie si ce n'est dix minutes dans la journée. Le garçon de ce matin l'a bien occupée. A jouer à ce jeu... celui qui... ah le nom m'échappe. Mais peu importe.
Ichel attend patiemment, elle sent que quelqu'un se cache derrière le gros caillou immergé dans l'eau. En attendant, elle commence à compter les nuages. Après tout, il faut bien trouver une quelconque occupation. La kaelem a tout un après-midi à combler. Si la touffe de poils ne veut pas de sa compagnie, tant pis, elle trouverait quelqu'un d'autre. Ou quelque chose d'autre. Dans tous les cas, elle ne compte pas passer la fin de journée à s'ennuyer. Ou à attendre qu'il veuille bien sortir de sa cachette.
Sa seule journée de libre depuis des semaines ! Faut pas déconner... Elle compte bien en faire quelque chose.

Mais soudain, du mouvement. Vers le rocher. Derrière. Elle découvre alors un type d'une taille plutôt respectable sortir de l'eau, mains sur les hanches. Jambes arquées, absence de toute émotion sur le visage. Sauf ce regard dur et implacable que la marchombre n'aurait jamais cru voir sur le visage de celui qui se cachait derrière le rocher.

Non, elle ne l'imaginait pas comme ça. Plutôt petit, maigre, à la mine effrayée. Pas réellement sûr de lui, du fait qu'il n'ait pas répondu aux questions de la jeune femme. Elle l'imaginait tout autre que cette vision qui vient de se dresser devant elle. Très grand, d'ailleurs. Et trempe de la tête aux pieds.
La kaelem retient un rire devant la mine colérique de l'homme. Franchement, il est plutôt comique. Mais elle se retient. Après tout, son regard vient de tomber sur ses biceps plutôt développés. Et elle avoue ne pas avoir tellement envie de l'énerver et de se retrouver avec un beau bleu décorant son visage. Elle réfreina donc ce rire, le gardant dans un coin.

Il parle. D'une vois forte, contrastant avec ses joues légèrement rougies. Rougies de quoi ? Ichel laisse ce détail de côté. Et répond. Un sourire aux lèvres, de l'entendre dire qu'il n'est pas une pierre.


- Oh, excuses-moi.

Elle ne se lève pas de son rocher, observant toujours l'homme.

- Tu viens de mettre le doigt sur un point capital. Je me présente, Ichel dit Calwin, Reine des Effrontées, Briseuse de méditations et Mère des Hommes-Pierres.

A cet instant, elle se relève, pour effectuer une révérence plus bas que terre. Lorsqu'elle finit sa comédie, le thül – puisqu'il l'était – ne sourit toujours pas. Son regard reste dur, impénétrable. Existe-t-il des gens incapables de rire ?
Elle saute alors de son perchoir pour s'approcher de l'homme. Sourire amical, elle le fixe du regard.


- Plus sérieusement, excuses-moi de t'avoir dérangé. Mais il est vrai que je suis quelqu'un qui aime un peu tout contrôler... Alors savoir que quelqu'un se trouve dans les environs et que je n'en ai aucune idée, eh bien, ça me rend folle.

Elle sourit toujours. Et parle trop, comme d'habitude.

- Et j'ai été incapable de résister à l'envie de parler.

Silence.

- Alors comme ça tu méditais, Oghan, Thül du Clan des Marais ? Pourquoi un thül aurait besoin de méditer ?

Malgré tout, elle était réellement curieuse de la réponse. Un thül, méditer ? Etrange mélange, vous ne trouvez pas ? Tous les thüls qu'elle avait connu préféraient boire de bonnes pintes et chanter des chants de leur puissante voix, même s'ils ne possédaient aucune oreille musicale.


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Thül
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Sam 9 Juil 2016 - 12:22

[J'ai répondu ! Je suis vivant ]

- Oh, excuses-moi. Tu viens de mettre le doigt sur un point capital. Je me présente, Ichel dit Calwin, Reine des Effrontées, Briseuse de méditations et Mère des Hommes-Pierres.

Il serre les mâchoires. Non seulement la jeune femme l'avait dérangé pendant sa nage tranquille, l'obligeant à se cacher le temps de se rhabiller sous peine d'être complètement humilié, mais en plus elle se moquait ouvertement de lui. Le rouge de ses joues reflète moins sa honte que son agacement. Mais s'énerver contre cette jeune femme ne servirait à rien, ce serait s'abaisser à un comportement de brute. Précisément ce qu'il essaye constamment d'éviter. La raison de ces longues méditations. Il est un Thül des Marais. Un Clan que les autres clans Considèrent presque comme sauvage, en raison de leur culte de la Bête. Il est un Thül des Marais qui a perdu la mémoire. Seuls lui restent les souvenirs les plus récents et les plus anciens. Le savoir fondamental qu'il a appris étant enfant. Les réflexes. L'instinct. Il ne lui reste presque rien à quoi se raccrocher. Il sait qu'il appartient au Clan sans se souvenir précisément de ses compagnons Thüls. Il sait qu'il s'appelle Oghan Haldor, sans se souvenir de qui était vraiment l'Oghan avant l'accident. Il a peur de se laisser déborder par ses émotions, son angoisse, ses instincts, et de perdre le contrôle. De fuir dans les hautes herbes du plateau d'Astariul et de tourner définitivement le dos à la civilisation. De devenir une bête vouée à oublier.

Et cette femme se moque de lui.

Elle a dû remarquer qu'il contenait sa colère car elle marqua une pause. Son attitude change légèrement. Elle l'observe. En tant que guerrier averti, il sait reconnaître ce regard précis et scrutateur. Elle le jauge. Ses yeux s'attardent légèrement sur sa musculature. Il sourit légèrement.

- Plus sérieusement, excuse-moi de t'avoir dérangé. Mais il est vrai que je suis quelqu'un qui aime un peu tout contrôler... Alors savoir que quelqu'un se trouve dans les environs et que je n'en ai aucune idée, eh bien, ça me rend folle. Et j'ai été incapable de résister à l'envie de parler.

Elle est bavarde. Il l'observe à son tour pendant qu'elle parle. De longs cheveux noirs et bouclés. Un visage fin. Une peau légèrement basané. Une silhouette élancée et de longues jambes. Des muscles, fins mais qu'il devine puissant. Et surtout, une tenue en cuir noire.

Marchombre.

Il remarque maintenant qu'elle est assise sur un pic rocheux extrêmement mince, sans manifester la moindre gêne. Comme s'il s'agissait d'un tabouret de taverne. Il sent son aura, sa concentration derrière une nonchalance de façade et des paroles légères.

Marchombre.

Il se rappelle vaguement de ces êtres énigmatiques qui voyageaient parfois avec les caravanes qu'il défendait. S'il a du mal à se souvenir des détails, des noms, des visages, sa mémoire a conservé ses impressions, ses émotions, le flou des moments de joie ou de peur et d'adrénaline pure lors des combats. Elle s'est reconstruite autour. Il se rappelle des marchombres comme des ombres inquiétantes. Une sérénité qu'il envie maintenant et une vivacité hallucinante lorsqu'il fallait se battre contre des pillards ou des Raïs. La femme qu'il a en face de lui est au moins aussi dangereuse que lui.

Nouveau statu quo. Si elle cherche désormais à éviter de le froisser encore plus, il ne compte pas la provoquer à son tour.

- Alors comme ça tu méditais, Oghan, Thül du Clan des Marais ? Pourquoi un thül aurait besoin de méditer ?

Typique. Personne ne croit les Thül doués de réflexion. Tout le monde ne voit que la façade du gros guerrier bourru. Les marchombres ne font pas exception à la règle. Ils se complaisent dans l'harmonie, la finesse, le raffinement de leur style de vie, qu'ils croient à l'exact opposé de celle des Thüls. Il respire lentement, cherche ses mots, et lui répond :

- Oui je méditais, Ichel Calwin la marchombre, Briseuse de méditations. Et il m'arrive même de le faire régulièrement, voire tous les jours. C'est une façon de chercher ma place ici, dans le royaume de la Grande Bête, entre le ciel et la terre. C'est une façon de trouver la paix intérieure, entre le flot de mes émotions et de mes doutes. Mais je ne vais pas te faire une leçon sur l'harmonie.

Il s'arrête un instant pour apprécier l'effet de sa petite tirade. La jeune marchombre semble presque interloquée.

- On nous apprend petit que tout bon guerrier doit trouver l'équilibre entre ses envies guerrières et sa véritable nature. Tous les Thüls de tous les Clans méditent, pour ne pas devenir de simples brutes sans cervelles, bien que c'est ce que tout le monde pense. Si tu as interrompu ma méditation, je t'ai probablement dérangé aussi alors que tu te reposais, et j'en suis désolé.



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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Sam 9 Juil 2016 - 17:14

Ichel Calwin la marchombre...
Le visage de la jeune femme se referme instantanément. L'atmosphère devient froid, elle le jauge du regard. Plus imperceptiblement que la première fois. Il semble satisfait de sa petite tirade pathétique, de son élan de menace lorsqu'il lui balance au visage qu'il sait qui elle est. Et alors ? La marchombre n'en a jamais eu honte et ne s'en cache pas. L'Académie entière est au courant sans pour autant qu'elle le crie sur tous les toits. Secret jamais révélé à voix haute, mais pas pour autant gardé. Elle agit comme sa nature le lui ordonne, elle suit cet instinct et sa Voie. Elle se fiche qu'on sache quelle Guilde l'a séduite.
En revanche, elle hait que l'on essaye de se servir de ça pour la provoquer. Ou la remettre à sa place. Simplement pour lui dire “je sais qui tu es, fais attention“. S'il savait seulement. L'unique impact de sa réplique minable, une envie sérieuse de lui rire au nez. En plus de vouloir lui faire ravaler sa tentative de menace inutile.

Et soudain, il s'excuse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, étant donné sa tirade précédente. Il semble aussi défendre son Clan à travers ses mots. Pense-t-il que... ? La jeune femme se détend à nouveau. Elle l'a peut-être mérité, après quelques réflexions. Ce petit revers de mots. Les siens n'avaient pas été choisis avec beaucoup de jugeote.


- Je dois avouer que j'en connais peu sur les thüls, à vrai dire, je n'ai pas eu l'occasion d'en rencontrer des masses. Et puis, les seules fois où j'ai eu à faire à l'un d'entre vous, on se contentait de boire et de chanter le soir. Accompagner des caravanes itinérantes c'est toujours pareil, on ne se parle pas la journée, trop concentrés sur nos taches et on fait la fête le soir, enchaînant les tours de garde.

Les thüls et leur réputation. Le même problème se pose avec les marchombres. On en voit un et le portrait de tous est fait. Ridicule, certes, mais une habitude humaine. La généralisation. Ichel a beau essayé de ne pas le faire, c'est un fait. On le fait tous parfois même sans nous en rendre compte. Et les deux personnages ici présents le font en ce moment même.
Curieuse, Ichel fronce les sourcils et continue dans un grand souffle.


- Mais tu as tout faux sur un point. Quand tu penses que je t'ai traitée de gros tas de muscles sans cervelle. Et je m'excuse si tu l'as cru ne serait-ce que deux minutes. La preuve en est que tu médites et que je suis parfois sans cervelle, comme tout à l'heure. Les idées reçues sont fausses, après tout !

Sans cervelle. Parfois, elle peut l'être. Même souvent. Se jeter dans le pire à tout instant sans même prendre deux secondes pour penser à un plan. Ca lui arrive, certes de moins en moins, grâce à la persévérance de son maître et à une patience qu'elle ne lui connaissait pas avant. Il faut dire qu'elle en donne du fil à retordre... Le thül s'en rend peut-être compte de par sa grande gueule et sa manière de montrer qu'on ne lui marche pas sur les pieds. Quelqu'en soit la raison. C'est une tête brûlée, notre Ichel. Une foutue tête brûlée qui n'en fait qu'à sa tête. Qu'importe les répercutions. Elle le sait et l'assume.

A moins d'un mètre de lui, la jeune femme a toujours ses prunelles plantées sur le visage de l'homme. Elle n'a pas cessé l'espace d'un instant de le fixer. Agaçant par son visage renfermé, mais curieusement intriguant, elle tente en vain de percer sa défense. Et son flot de paroles incessant ne suffit apparemment pas.


- Mais j'aimerais bien briser cette idée reçue qu'on m'a implanté dans la tête. Parce qu'après tout, ce sont les rumeurs qui créent ces images que l'on doit subir. Toi et les tiens tout comme mes frères et moi-même. Malgré la réputation de notre discrétion, nous y passons aussi. Dans les préjugés.

Elle insiste sur la fin de sa réplique en faisant référence à sa Guilde, pour lui faire comprendre qu'elle se fiche bien qu'il sache ou non.

- N'est-ce pas ?




[ Tu es vivaaaaaaant Pelle ]


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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Dim 10 Juil 2016 - 0:46

[J'ai décidé que je serai à jour, je serai à jour è.é]

Décidément, cette marchombre parle beaucoup. Et vite. Il doit se concentrer pour ne pas perdre le fil. Apparemment elle est aussi émotive que lui. Elle n'essaye même pas de le cacher. Il a remarqué que son visage s'est assombri lorsqu'il avait mentionné son appartenance à la guilde des marchombres, pour se teinter de confusion lorsqu'il s'est excusé. Il doit être aussi énigmatique et agaçant pour elle qu'elle ne l'est pour lui. Si les Thüls sont têtus, les marchombres le sont tout autant visiblement.

Cela fait longtemps qu'il n'avait pas côtoyé de marchombre, lui non plus. Cela fait longtemps qu'il n'a pas bu et chanté. À vrai dire, cela fait longtemps qu'il n'a pas eu une aussi longue conversation avec quelqu'un. Il n'a pas la tête à ça. Il reste seul dans les plateaux d'Astariul le plus clair de son temps, et les échanges qu'il a avec d'autres membres de son Clan sont quasi-monosyllabiques. Pour eux, il n'est plus qu'un Thül brisé. Ils se gardent bien de le montrer ou de l'exprimer d'une quelconque façon, mais il le sait pertinemment. On sent ces choses-là. L'honneur d'un Thül, quelque soit son Clan, se forge les armes à la main. Son erreur n'était pas d'être devenu infirme. Il s'éait fait avoir par des pillards. De simples bouseux. Des couillons. Un vrai Thül les auraient mâtés d'un simple revers de la main. Et le fait qu'ils l'aient attaqué par surprise n'était en rien une excuse. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, à ses yeux et aux yeux de son Clan.

Ainsi, il a plus ou moins abandonné les rapports humain. Il était devenu de plus en plus associable, à errer dans les alentours du lac Chen, à ressasser ses pensées noires. Cette conversation avec Ichel lui redonne une certaine fraîcheur. Elle ne le connaît pas. Elle ne voit qu'un Thül comme les autres, avec ses muscles et sa tignasse brune. Et cela le rassure. Les apparences ont parfois du bon.

Voilà qu'elle s'excuse à son tour. Il prend cela comme une victoire. Elle laisse son effronterie de côté, bien qu'elle continue de le noyer sous ses phrases. Elle enchaîne sur les clichés. Il sourit. Fut un temps, cet échange l'aurait passionné. Maintenant il lui faut un moment pour réfléchir à ce qu'il allait dire, trouver ses arguments et comment les formuler. C'est l'occasion d'en savoir plus sur ces marchombres qui l'intriguaient tant, et de penser à autre chose qu'à sa déliquescence.

- N'est-ce pas ?


Elle attend sa réponse. Tout n'est que signes, même dans les échanges humains. Il était un traqueur hors pair autrefois, et ces réflexes lui sont restés. Il a l'habitude de déchiffrer les signes de la nature, quelles traces laisse quel animal, comment la météo risque d'évoluer selon tel ou tel nuage, ce que peut dire telle ou telle pierre sur la nature du terrain… Tout n'est que signes et interprétation, et son échange avec la marchombre obéit sensiblement aux mêmes règles. ''Je suis assise en équilibre sur un rocher'' égale ''je suis une marchombre aux capacités physique redoutables.'' ''Je ne te lâche pas des yeux tout en te parlant'' égale ''je te jauge en essayant de distraire ton attention.'' ''Nous sommes tous victimes de mes préjugés'' égale ''je suis une marchombre et j'en suis fière.''

Il se prête au jeu. Il s'assoit calmement en face d'elle, en tailleur, et lui répond posément.

- Les Thüls tiennent à leur honneur par dessus tout. C'est pour ça qu'on est souvent très démonstratif et très fier. Il est donc normal qu'on nous prennent pour des brutes arrogantes. Notre style de combat est frontal et efficace. Tu le trouves sans doute grossier, et sache que je trouve le tien inutilement élaboré. Et celui des Frontalier est admirable et prétentieux. C'est le plus énervant. Tout est une question de point de vue, et les clichés représentent une certaine norme. Sache que les Thüls sont en général fiers d'être de grosses brutes grossières, car comme ça ils font de bons compagnons de voyage.


Il fit une pause. Des souvenirs lui reviennent. Pas vraiment des souvenirs, des impressions passées. Des débats au coin du feu. Des rires. De la boisson et de la viande grillée. Il sait qu'il a eu ce genre de débat par le passé. Ne pas s'en souvenir est extrêmement frustrant. Il sait qu'il a déjà parlé à d'autres marchombres lors des voyages en caravanes. En discutant avec Ichel, il a l'impression de retrouver un morceau de son passé, de son ancien lui. Son visage se détend, peut être pour la première fois depuis des mois. Ses muscles se relâchent. Il est heureux qu'elle ait interrompu sa nage. Il respire lentement. Il est prêt pour la plus longue discussion de sa nouvelle vie.

- Si je peux te prouver que les Thüls sont plus subtils que l'image que tu t'en fais, je serais ravi.



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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Jeu 21 Juil 2016 - 23:57

Le thül s'assoit, ce qui a pour effet immédiat de faire sourire la marchombre. Est-il prêt à partager une conversation avec la pipelette kaelem ? Apparemment, car il ne tarde pas à lui répondre d'une traite. Elle l'écoute calmement, prend chacune des informations qu'il lui envoie. Ecouter, elle sait faire. Très bien. Et entend bien chacun des mots de l'homme. Et les marque précieusement dans sa mémoire pour répliquer par la suite.
Le visage du thül se détend légèrement, il semble presque sourire. Et la kaelem a envie de passer sa journée avec lui, à débattre de tout et de rien.

Et là, elle rit intérieurement. De découvrir qu'il vient d'énumérer les quelques plus gros clichés de tout Gwendalavir.
Thüls brutes arrogantes, frontaliers admirables prétentieux, marchombres inutilement élaborés.


- Ai-je dis l'espace d'un instant trouver les thüls grossiers ? Je n'en ai pas l'impression et je suis légèrement vexée d'être prise pour ce que je ne suis pas. Une personne aux idées reçues.

Elle se gratte le bout du nez, continue sa répartie cinglante qui ne fait que commencer. A noter qu'elle n'est ni énervée ni prête à mordre, simplement heureuse de trouver une personne avec qui débattre, autre que son maître ou de simples habitants du port d'Al-Chen. Son sourire n'est pas prêt à s'évaporer.

- Mais tu as raison, apparemment tout dépend du point de vue. Je suis heureuse que tu détruise cette image que les clichés m'ont fait de ton peuple et j'avoue que je me doutais tout de même que votre honneur est quelque chose d'important pour vous. J'admire votre côté démonstratif et fière, j'aimerais pouvoir l'être tout autant. Cependant, vous êtes de très loin des brutes arrogantes. Bien sûr, votre style de combat est direct, vous ne prenez pas des pincettes que ce soit sur le terrain ou en paroles, à ce que j'ai pu constater. Mais personnellement, je trouve le style de combat d'un thül extrêmement fascinant et efficace. En ce qui concerne ce côté brutal dont tu parles, étant moi-même parfois de ce genre, je m'y retrouve bien. Malgré ma taille de guêpe...

Elle rit un instant avant de reprendre. Il est vrai qu'elle est brute, mais pas au point de posséder la carrure pour le faire deviner ni même la musculature pour. La sienne, taillée davantage en finesse n'est pas toujours évidente à percevoir.

- Les frontaliers possèdent un côté plutôt admirable, comme tu le dis, mais pour moi, ils sont davantage fins et méticuleux. J'aime leur façon de faire. C'est une tout autre forme d'efficacité. Quand à leur prétention, elle ne me dérange pas. J'en ai une pointe en moi de temps à autre, alors pourquoi juger ?

La partie la plus délicate sort de sa cachette. Son sourire s'étire plus encore, jusqu'à presque atteindre ses oreilles.

- J'ai hélas l'impression que tu ignores absolument tout des marchombres. Et puis d'ailleurs... mon style de combat inutilement élaboré ? Comment le sais-tu ? T'aurais-je déjà combattu ? Pourtant, je n'en ai pas l'impression, ton visage ne me revient pas. Et j'ai une bonne mémoire qui ne me fait pas défaut, je le saurais. Je me pose donc cette question. Comment pourrais-tu savoir que mon style de combat est inutilement élaboré ? Tu parles des thüls en tant que “nous“, mais tu me vises personnellement. J'ai peine à comprendre et envie de dire que c'est une erreur, que ta langue a fourché et que tu ne cherchais qu'à parler d'une opinion générale que tu as de ma guilde et non à me juger trop rapidement. Je l'espère, en tout cas.

Elle le regarde, observe chacune de ses réactions et entend son rire exploser dans son crâne. Cette tirade est davantage une taquinerie qu'un réel débat. Que l'on dise d'elle ce qu'on veut, elle se fiche bien des rumeurs. Brutale, prétentieuse, inutilement élaborée ? Sa Voie est celle qu'elle a choisi et c'est là bien l'important. Qu'en as-t-elle à faire que l'on pense du bien d'elle ?

- Je partirai alors du principe que tu parles de ma guilde en général et que notre style de combat te parait inutilement élaboré. Bien. Puisqu'alors tu vas m'apprendre à mieux connaître un thül, je vais faire de même en te montrant l'image complexe d'un marchombre. Quoiqu'il en existe des si différents qu'il nous faudrait une nuit entière pour en faire le tour.

Et la nuit, elle ne l'a pas. Enfin... Elle peut toujours la prendre. Ce soir, son maître a prévu un diner en compagnie de sa famille. La mère, le père et même peut-être la soeur. A vrai dire, ce programme ne transporte pas notre kaelem. Et de loin. Alors pourquoi ne pas sauter ce diner et passer son temps dehors ? Son maître le lui fera payer... C'est certain... Mais elle vient de réussir son Ahn-Ju. Elle a le droit de se faire plaisir, non ? De respirer deux minutes ?

- Nous, marchombres, sommes bien plus complexes qu'un simple style de combat. Et chacun d'entre nous en a une vision différente. Tu pourras trouver parmi nous des hommes et femmes de tout âge, de toute carrure et taille différentes. Le style de combat en devient donc bien altéré dès l'instant où nous sommes tous si différents. Le vieillard au coin de la rue ? Un marchombre. La grosse brute pleine de muscles ? Un marchombre. La jeune fille frêle à l'air perdu ? Un marchombre. Nous sommes si différents et j'ai plutôt l'impression que c'est ce détail qui fait peur. Ne pas savoir où nous trouver. Et cela crée des rumeurs infondées à propos de cette Guilde aux secrets si bien gardés.

Chaque membre de la Guilde est un secret à lui seul, la solidarité n'est pas réellement une tradition. Et personne dans leurs rangs ne peut se révéler être un livre ouvert. Chaque marchombre est unique et par conséquent sa vision des choses, son style de combat, sa façon de percevoir le monde.
Comme un être vivant tout simplement, non ?


- Les marchombres n'ont pas qu'une unique façon d'apprendre ou d'enseigner. Ce n'est donc pas si simple de dire que notre façon de faire est “inutilement élaborée“. Tu savais que j'ai un jour rencontré un marchombre aux origines thüles ? Ah, ça tu l'ignorais ! Un frontalier aussi, et un dessinateur. A ton avis, comment se battent-ils ? Le thül aime garder une bonne hache pas loin de lui. Et pourtant, il est marchombre. Il est tout ce que notre Guilde est, mais reste quelqu'un avec une personnalité propre, un passé et une origine. Le frontalier affectionne particulièrement les dagues, mais son dos est décoré d'un sabre typique de la Citadelle. Et le dessinateur, devines son petit passe-temps ? Piéger ses amis avec quelques dessins de son style décalé.

Elle respire, termine son monologue.

- Comme tu le vois, c'est impossible de définir correctement un marchombre. Nous sommes une Guilde et non un peuple. Nous croyions en la Voie et suivons chacun la nôtre, toutes sont uniques, et nous nous détachons simplement de nos origines pour devenir ce que nous sommes. Des chevaucheurs de brume aux habitudes étranges. Et donc une Guilde aux nombreux membres de tous peuples.





[ Pardon pour le looooong monologue ]


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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Mar 6 Déc 2016 - 17:21

Il est assis. Il regarde la jeune femme qui parle devant lui. Elle lui plaît. Elle est sauvage mais peu farouche, elle a l’air libre mais sa compagnie n’a pas l’air de la déranger. Il devine qu’elle aime filer sous le vent, virevolter sur les toits et jouer de l’acier, mais aussi parler. Beaucoup. Elle s’est lancée dans un long monologue sur sa Guilde. Il est heureux de voir qu’il a su la calmer sans que la situation ne dérape, mais il ne sait pas s’il a envie de suivre la conversation. Il faut qu’il s’accroche.

Sa tête dodeline. Il fait chaud au soleil. Il n’est pas encore sec de sa baignade. Il a probablement attrapé un chaud-froid en sortant précipitamment du lac. Il fronce les sourcils et plisse les yeux pour se concentrer sur les paroles de son interlocutrice. Il a toujours eu beaucoup de respect pour les marchombres avec qui il avait voyagé (du moins de ce qu’il s’en rappelle), car ils partageaient son goût pour la solitude et les longues chevauchées, ils étaient souvent discrets et introvertis, mais ils savaient être efficaces lorsqu’il fallait se battre. Cette marchombre-là semble différente. Beaucoup plus décomplexée, dirait-on. Et qu’est-ce qu’elle parle vite…

Il commence à transpirer. Ce n’est pas normal, il ne fait rien pourtant. Sa nage ne l’a pas épuisé à ce point, ni son manège lorsqu’il lui a fallu récupérer son pagne. Il s’éponge le front. Que lui arrive-t-il ?
Il ne faut pas qu’ele se rende compte de son désarroi. Paraître fort. Comme un Thül. Il pose ses grosses mains sur ses genoux. Il se redresse. Il fixe la marchombre. Dans les yeux si possible.

-Il est vrai que vous êtes très ambigus. J’ai voyagé avec des marchombres très différents de physique et de caractère.

Elle acquiesce. Elle repart dans une longue réponse cependant qu’il transpire de plus en plus. Voilà qu’il voit trouble. Mais par la Bête, que se passe-t-il ? Il s’agite un peu. Se frotte les yeux. Il a l’impression d’être en nage. Des vertiges. Il ne comprend pas. Ce sont d’habitude des choses qu’il ressent lors d’un combat épuisant, alors qu’il est blessé. L’adrénaline de l’action compense ces malaises en général. Or ici, il parle. Pire, il est assis, il ne fait rien.

Il essaye de suivre les propos de la jeune femme. Il s’accroche, comme un naufragé à une bouée. Il lutte comme il peut contre le malaise qu’il sent approcher. Il grogne d’une voix rauque alors qu’une migraine lui vrille le crâne. Il essaye de ne rien faire paraître devant la marchombre. Mais elle n’est pas stupide. Il est bien conscient qu’elle se doute que quelque chose ne va pas. Mais il faut sauver les apparences.

-Tu as tout à fait raison. Vous êtes des êtres trop compliqués pour que l’on vous juge rapidement, bafouille-t-il. Maintenant excuse-moi, mais il faut que… il faut que j’aille me soulager.

Il se lève. Que c’est laborieux. Il a l’impression de grandir de dix mètres en dix secondes. Il a le tournis. Le vertige. Des nausées. Sa tête est sur le point d’exploser. Son corps est couvert de sueur. Il essaye pitoyablement de se traîner vers des buissons. Qui deviennent noirs.

Le ciel devient noir.

Tout devient noir, alors qu’un Thül s’effondre.



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MessageSujet: Re: A la recherche d'un titre bien cliché.   Ven 30 Juin 2017 - 1:21

Son long monologue – par la Dame que c'est épuisant, elle n'en a pas l'habitude – terminé, la kaelem fronce les sourcils. Depuis quelques minutes, le visage du thül est devenu blême, d'un blanc presque effrayant. Qu'a-t-il donc ? Est-ce trop de mots à digérer d'un seul coup ? Ou peut-être pas. S'est-il fait touché par un poisson empoisonné ? Mordre ? Il devient vraiment très blanc... Un peu trop pour que ça paraisse normal. Et pourtant, le thül garde la tête haute et essaye en vain de cacher les chancellements de son corps.
Il prend la parole à son tour. Une courte phrase, quelques mots à peine. Il bafouille. Sur ses mots, il se lève pour se “soulager“, comme il dit. Se soulager ? La kaelem pense que ce n'est peut-être pas une merveilleuse idée que de se lever, son visage a la couleur de la neige, à présent. Il ne semble plus réellement être là.

Et soudain, il chancèle. Ichel se relève vite, le voit tomber et n'arrive pas à temps pour le rattraper. Il tombe comme une masse sur le sol, inconscient.
La vaine.
Ichel se précipite vers lui, s'agenouille et le retourne sur le dos tant bien que mal. Machinalement, elle prend son pouls. Son coeur bat toujours. Au moins ça. La marchombre se relève précipitamment, lance un regard dans chaque direction. Trop loin de la ville, aucune maison assez proche pour qu'elle l'y emmène. Jamais elle ne pourra l'emporter jusqu'à Al-Chen... Et le laisser là, inconscient, hors de question. Trop dangereux.

Le choix ne s'offre pas à elle. Sans même perdre une seconde, elle se jette sur son sac, farfouille quelques minutes pour en ressortir un ballot d'un solide tissu. Elle défait vite le noeud, ouvre pour en découvrir le précieux baume. Elle fronce les sourcils. Referme le tissu, dépose distraitement le petit ballot sur son sac avant de se retourner vers le thül.
La jeune femme se relève, enlève sa veste et la roule en boule pour la positionner derrière la nuque du thül toujours inconscient, couché dans les herbes.

Elle se penche alors, dépose délicatement sa main sur le front de l'homme. Il a de la fièvre. Elle se relève, tire un mouchoir d'une de ses poches, fouette l'air quelques secondes pour enlever la crasse, se rend au bord de l'eau. Mouchoir humide et presque propre, elle revient vite vers le thül, toujours inconscient. Mouchoir roulé en boule, elle l'applique sur le front de l'homme.


- Le prend pas mal, mais j'crois que j'vais pas pouvoir te déplacer jusqu'à la ville si tu n'te réveilles pas.

Aucune réponse, bien évidemment...

- * - * - * -

Les copeaux de bois s'accumulent sur le sol. La petite figurine entre ses doigts comment à prendre forme. Ce n'est pas encore du grand art, mais à force de persévérance, un jour, ces petites créations pourraient bel et bien être un peu jolies. Et l'on pourrait deviner de quoi il s'agit...
Un mouvement à sa gauche la sort de son minutieux travail. Ichel relève la tête, réajuste le mouchoir toujours sur le front de l'homme, cette fois-ci appliquant non pas de l'eau, mais ce baume fait maison. Efficace pour la fièvre, expérience faite.

La marchombre jette un coup d'oeil au feu allumé une petite heure plus tôt et au poisson qui cuit doucement au-dessus des braises mises de côté. Elle retourne l'oeil vers le thül. Une heure qu'il est dans cet état.


- Ce serait le moment de se réveiller, gros flemmard !


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