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 Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]

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Majordome et Gardienne des Clés
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MessageSujet: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Sam 3 Nov 2012 - 18:26

[Je sais le titre est nul, mais j'avais vraiment pas d'inspi...]


Elizia était inquiète. Cela faisait plusieurs jours qu'elle n'avait pas vu Kim. Tout avait commencé par un après-midi venteux entrecoupé d'averses d'intensité diverse. Ayant fini ses tâches pour la journée, elle rêvassait sur son lit, chaudement emmitouflée dans une couverture. Sa chatte s'était alors approchée pour se frotter contre elle et, un peu agacée d'être dérangée dans ses songes, elle l'avait repoussée doucement tout en se faisant la réflexion qu'elle commençait à s'empâter un peu et qu'il lui faudrait peut-être réduire se ration journalière. Et puis, depuis quelques temps, elle la trouvait bizarre, plus fatiguée, continuellement à quémander auprès d'elle un morceau de viande ou une caresse, et passant ses journées sur son oreiller qu'elle retrouvait ensuite plein de poils. Toujours est-il que, plongée dans ses pensées, elle avait souverainement ignoré son amie qui, malheureusement, n'avait rien perdu de son mauvais caractère. Aussitôt, celle-ci avait sauté sur le tapis et s'était dirigée vers la porte de la chambre qu'Elizia, pour être enfin tranquille, lui avait finalement ouverte. Le félin s'était glissé au-dehors et n'était plus revenu.


Et à présent, elle s'en voulait, ne sachant ce qui, de l'angoisse ou de la culpabilité, l'emportait sur l'autre. Le lendemain, elle avait pourtant cherché, visitant les endroits où la chatte avait l'habitude d'aller, et était même allée faire un tour sur les toits afin de vérifier qu'elle ne s'y trouvait pas bloquée - un tout petit, certes, car elle avait failli glisser sur les tuiles humides et était aussitôt rentrée. Elle avait interrogé, appelé, arrêtant les élèves au détour des couloirs pour leur demander s'il ne l'avait pas entraperçue, et avait même fouillé sa chambre de fond en comble dans l'espoir qu'elle se soit cachée quelque part. Peine perdue. Kim restait introuvable.

La nuit, la jeune fille n'en dormait plus, ou en cauchemardait. Elle ne s'était pas rendue compte à quel point elle s'était attachée à cet animal, et comprenait à présent que la perdre lui serait insupportable. Certes, celui-ci s'était déjà absenté, mais guère plus d'une journée, et même si une partie de son cerveau la sermonnait pour cette incontrôlable anxiété, la seconde imaginait déjà tous les périls auxquels pouvait être exposée sa compagne dans cette Académie si grande et remplie de dangers en tous genres. Car, pour qu'elle ait disparu de cette manière, il fallait bien que quelque chose, quelque obstacle quelconque l'ait empêchée de revenir auprès de sa maîtresse, n'est-ce pas ?

Elizia était en train d'errer sans but dans la cuisine après avoir aidé à préparer un plat dont elle ne se rappelait même plus le nom lorsqu'une main se posa sur son épaule. Elle sursauta à ce contact et releva craintivement le regard avant d'esquisser un sourire en reconnaissant la figure bourrue penchée au-dessus d'elle en la personne du chef-cuisiner.

- Eh, tu pourrais m'rendre un service, 'Zia ? Il se trouve que j'aurais besoin d'un pâté de volaille et que je ne peux pas quitter ces deux incapables
- il désigna du pouce deux cuistots suant à grosses gouttes et s'essuyant fébrilement les mains sur leur tablier - qui sont aux fourneaux. Ca te dérangerait de te rendre aux caves pour m'l'apporter ?

La jeune fille dégagea une mèche rousse qui lui était tombée sur les yeux et secoua la tête.

- Non, pas de souci.

L'autre lui tapota l'épaule avec un sourire paternel puis, après l'avoir remerciée, se précipita sur l'un des garçons qui, à sa vue, se mit à trembler tellement fort qu'il renversa une partie de la louche qu'il s'apprêtait à verser dans la casserole.

Elizia soupira et, après s'être saisie d'une grosse clé qui pendait sur le mur, tourna les talons en direction des caves de l'Académie. Par habitude, elle ne put s'empêcher de scruter les corridors qu'elle emprunta tour à tour, sans grand espoir cependant. L'escalier lui parut encore plus long que de coutume, et les sous-sols lui semblèrent soudain si lugubres qu'elle frissonna tout en se promettant de faire vite. Arrivée devant la porte des caves, elle tourna la clé dans la serrure en grimaçant. Celle-ci céda au bout de deux ou trois essais. La rouquine eut tout d'abord un peu de mal à s'orienter puis, les yeux obstinément baissés, commença à marcher. Les premières fois qu'elle s'y rendaient, les odeurs qui régnaient en ce lieu la ravissaient mais, à présent, elles la laissaient parfaitement indifférente. Tout lui était égal, de toute façon, désormais.

Tout à coup, un bruit troubla le silence des caves. La jeune fille releva aussitôt la tête, le coeur battant à tout rompre, n'osant y croire. Et puis, le son reprit, elle dut s'appuyer sur le mur pour ne pas défaillir de joie et de soulagement mêlés. Un miaulement, c'était un miaulement ! Et un miaulement qu'elle aurait reconnu entre mille... La clé toujours serrée entre ses doigts, elle commença à courir dans sa direction, un grand sourire aux lèvres. Sa chatte était là, elle allait bien, elle l'avait retrouvée ! Nouveau miaulement, un peu moins fort, et la peur rejaillit. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Peut-être était-elle blessée ? Elle accéléra, ses pas résonnant dans la pièce immense.

- C'est moi, ma Kimy, c'est moi...

Enfin, elle s'arrêta, le souffle court. Elle était arrivée dans un recoin plongé dans la pénombre et, à présent qu'elle y était presque, elle craignait ce qu'elle allait découvrir. Mais Kim était ici, juste à côté, vivante, n'était-ce pas l'essentiel ? Alors, elle s'avança. Et plaqua une main sur sa bouche pour étouffer une exclamation. Non. Ce n'était pas possible. Pas possible... Elle ferma les paupières, les rouvrit. Se mordit la langue.

Kim était là, allongée sur le sol dur, et la jaugeait d'un regard tranquille. Mais à côté d'elle, il y avait... des chatons. Plein de chatons. Des chatons tout petits, qui se disputaient les mamelles gonflées de lait, tétaient goulûment ou somnolaient roulés en boule, lovés contre leur mère qui, câline, les léchaient de sa langue rose et rapeuse en ronronnant. Elizia s'approcha, soudain intimidée. La chatte dressa la tête.

- Kim... Je peux ?

Ne recevant pour réponse aucune mise en garde ou interdiction, elle s'agenouilla à ses côtés pour caresser son pelage gris-bleu d'une main tremblante. Reniflant un peu, elle murmura d'une voix brisée par l'émotion :

- Oh, ma Kimy... Tu sais que tu m'as fait une belle peur ? Mais ils sont magnifiques. Tu feras une bonne mère, je le sais.

Elle continua à chuchoter à son oreille durant une dizaine de secondes avant d'observer les chatons. Il y en avait cinq. Le premier était gris pâle, avec de longues moustaches. À côté se trouvait un petit noir au bout des pattes immaculé et au museau tacheté de blanc. Ensuite venait un chaton aux longs poils bleutés, puis un autre gris aux rayures plus foncées en train de bâiller à s'en décrocher la mâchoire. Le dernier était blanc et avait l'extrémité de la queue et l'oreille droite toutes noires, ainsi que quelques poils gris sous le ventre. Tous semblaient bien portants, et Elizia ne put qu'admirer la manière dont Kim s'en était tirée, toute seule dans ces caves obscures. Cependant, lorsqu'elle remarqua un chapelet de saucisses à moitié entamé traîner près du mur, elle sourit. Le cuisiner serait furieux mais attribuerait sans doute ce méfait aux rats, et ce ne serait pas elle qui l'en dissuaderait.

Soudain, sa chatte redressa les oreilles, attentive. Un des chatons éternua, mais elle ne se détourna pas, les yeux dilatés à l'extrême. La jeune fille, intriguée, se retourna alors et suivit son regard.


[Et voilà ! Gwëll, j'ai oublié de te demander le sexe de ton chaton, mais c'est pas grave. Et t'as vu Ene, j'ai même repris ton surnom ! Je peux bien sûr éditer  I love you]


_______________
« On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. »













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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Lun 5 Nov 2012 - 1:04

Il fallait se réveiller pour l’appel. Il le fallait. Elle entendait Shana, à ses côtés, qui se dépêchait de mettre l’uniforme. Elle avait été très affectée d’apprendre que Duncan avait fait une crise, et s’en voulait tellement d’avoir été renvoyée du cours qu’elle prenait très à cœur le fait de respecter chacune des lignes du code Merwynien ainsi que les règles imposées par Ril’Krysant. Mais la dessinatrice, elle, s’en fichait totalement. Aussi grognait-elle chaque fois que son amie faisait un peu trop de bruit, pas réellement pour elle-même, mais parce qu’à force, elle réveillait son chat, Cheshire – qu’elle-même appelait plutôt Chess – qui venait allégrement lui griffer le visage et / ou les bras jusqu’à ce qu’elle se lève enfin. Parce que son chat, il était pas bête : si tout le monde se levait, ça voulait dire que sa gentille esclave maîtresse ne tarderait pas à lui amener de quoi manger.

Le fait que Shana fasse tomber son miroir avec un bruit fit qu’Enelyë se leva pour lui balancer son oreiller. Un peu surprise, Shana avait dû étouffer son exclamation devant la mine furieuse de la dessinatrice. Mais cela ne dura quelques secondes, puisqu’elle se mit à pouffer. Et elle avait un rire non seulement très sonore, mais en plus sacrément communicatif. Shana tomba sur son lit en riant, et Enelyë ne put s’empêcher de rire à son tour, tout en laissant le haut de son corps se recoucher dans le lit. Finalement, lorsqu’elles se calmèrent, la dessinatrice se dit qu’il manquait quelque chose. Mais quoi ? Elle n’aurait pas trop su le dire. Et cela la frustrait royalement.

Toute la journée, elle suivit ses cours ou traînassait dans l’Académie en ressassant l’épisode du matin. Qu’avait-elle bien pu oublier ainsi ? Ce ne fut que lorsqu’elle fut attablée, le soir, qu’elle se souvint : son chat ! Elle s’était levée aussitôt, mais n’avait pas été jusqu’au bout de son projet : Ril’Krysant avait apparemment décidé de la garder à l’œil. Elle comprenait – être partie avant même la fin du discours lorsqu’il était arrivée, et ensuite, s’être éclipsée du cours de Civilisation sans même lui demander son avis, tout ça. Peut-être même avait-il remarqué ses fréquentes absences à l’appel du matin. Aussi s’était-elle rassise avec une mauvaise grâce évidente lorsqu’elle avait senti son regard scrutateur se poser sur elle alors qu’elle avait décidé de partir avant la fin du repas. Tyran. Pour un peu, elle lui aurait tiré la langue. Mais elle n’était pas si inconsciente.

Cette nuit-là se passa aussi tranquillement que les précédentes, sans son chat pour l’embêter ou l’étouffer en pleine nuit en posant ses pattes sur son visage. Et ça lui manquait un peu. Elle eut du mal à dormir, d’ailleurs, en le sachant éloigné d’elle. D’autant plus qu’il ne devait pas sortir du dortoir, car le Code stipulait bien qu’ils devaient être gardés à l’intérieur du dortoir, avec les objets personnels et tout le reste. Elle espérait qu’il s’était trouvé une jolie cachette avec de la nourriture dedans, même si ce n’était que de vulgaires souris. Oh, son petit chat, comme il lui manquait, en fin de compte. Quand elle songeait que lorsqu’ils s’étaient rencontrés, elle avait essayé de le virer par tous les moyens …

*

Et alors qu’elle traversait le couloir, rêveuse encore, songeant à la disparition de son chat, il vint se frotter à ses jambes. Elle le regarda, un peu fâchée, avec son air pincé qu’elle arborait chaque fois qu’il faisait ça.

- Arrête, c’est pas le moment, je pense à Chess !

Elle s’arrêta, venant de réaliser quelque chose. Le truc à ses pieds, là, c’était son chat ! Elle l’attrapa dans ses bras, lui faisait un gros câlinou, sans s’occuper de ses petites pattes pourvues de griffes. Bon, enfin, quand l’une de ces dites pattes atteignit violemment sa joue, si, finalement, elle décida de le lâcher. Il commença alors à traîner plus loin, et voyant que la dessinatrice ne le suivait pas, il s’arrêta. Intriguée, elle fit quelques pas vers lui, et il repartit aussitôt. Si quelqu’un d’autre s’était trouvée dans le couloir, sans doute n’aurait-elle rien dit. Mais ce n’était pas le cas, alors tant pis.

- Tu veux que je te suive, c’est ça ? Et bien, allons-y, dans ce cas.

Ils parcouraient les couloirs, lui de son pas chaloupé, avec la queue qui se tortillait, elle, attentive aux autres, faisant comme si elle marchait ici de sa propre volonté, sans montrer qu’elle suivait le chat. Ça lui semblait un peu étrange de faire ça, en fait. Elle avait l’impression que ça n’avait rien de normal, de suivre un chat parce qu’il vous l’avait demandé. Enelyë aurait eu bien de la peine à l’expliquer sans passer pour une folle, se disait-elle. Et alors qu’ils passaient au deuxième étage, la dessinatrice toujours un peu en retrait par rapport au chat, elle faillit heurter Gwëll qui sortait de la bibliothèque. Mais s’arrêtant juste avant, elle l’attrapa par le bras, décidant de lui expliquer. Elle se disait bien que la dernière personne qui la prendrait pour une folle serait la gentille Aequor. Elle-même semblait un peu à l’ouest, parfois, alors un chat qui communique avec les humains ne devait pas grandement l’impressionner.

- Gwëll, Chess il veut me montrer quelque chose, mais j’préfère que tu viennes avec moi si ça te dérange pas, j’veux pas être toute seule.

Alors elles continuèrent le chemin, et ça semblait plus naturel, puisqu’elles pouvaient discuter tout en gardant le chat au coin de l’œil, sans avoir peur de passer pour des folles aux yeux des autres. Enfin, elle arrivèrent aux caves. Enelyë reconnut directement l’endroit, et se demanda si ce n’était pas l’endroit où elle avait atterrie avec Elera lorsqu’elles étaient passées sous les tonneaux de la cuisine. Ça y ressemblait étrangement, en tout cas. Mais là n’était pas la question, car Cheshire continuait son chemin vers le fond. Un peu plus prudemment, elles s’approchèrent. Une chevelure rousse lui apparut soudain. Puis deux yeux noisette. Et un peu à l’écart, pas très très loin, des chats. Enfin, une maman chat et des bébés chats. PAR LA DAME !

- Oh non non non non … Comment on va faire, avec Aziel ?

Elle s’était agenouillée à côté de la jeune femme, la tête entre les mains. Ils étaient magnifiques, semblaient en pleine forme, mais le problème n’était pas là. Comment allaient-elles faire ? Il était évidemment hors de question de les jeter dehors, mais … elle se mordit la lèvre, puis regarda à nouveau la jeune femme, et sursauta, comme si elle venait de se rendre compte de sa présence.

- Désolée, je manque à tous principes de politesse. Je m’appelle Enelyë, et je crois que je vais être ta compagne de galère, enchantée.

Oh, misère. Puis elle posa son regard sur les chatons, et son désespoir s’atténua jusqu’à disparaître. Qu’ils étaient chous ! Elle en vit un avec de longs poils bleutés, et elle sourit.

- Gwëll, viens voir, il y en a un qui va te plaire, c’est sûr !

Elle leva la main vers la chatte de la jeune fille – supposait-elle – et voyant qu’elle levait la tête vers sa main, se permit de caresser son museau.


[Si ça ne te dérange pas, Loeva voulait se greffer au rp. Est-ce que tu pourras m'envoyer ta réponse par MP ? Et voilà, j'espère que ça te plaira I love you]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Jeu 15 Nov 2012 - 22:32

Gwëll se leva.
Elle avait passé une grande partie de sa matinée à potasser son alchimie pour le prochain cours, parce qu'avant que le prof parte en stage, elle avait vraiment rien compris et qu'elle espérait pouvoir combler ses lacunes avant qu'il ne revienne. Et puis, elle voulait pas faire tout exploser à la prochaine manipulation.
Elle avait donc feuilleté, pendant toute son temps libre, de gros volumes poussiéreux et terriblement compliqués. Avec des runes dans tous les sens et plein de formules qu'elle avait vraiment du mal à comprendre.

Et puis, petit à petit, elle avait dévié sur autre chose, des livres plus attirants, plus intéressants. Des romans, quoi. Une histoire, deux histoire, une part de rêve. À partir de ce moment là, il n'avait plus été possible de se concentrer sur l'alchimie. De toutes façons, c'était bien trop compliqué, si elle comprenait pas avant, elle comprendrait pas après. Et puis, après tout, l'alchimie, c'était inutile, elle comptait pas... Non !
Gwëll reposa son roman sur l'étagère et se remit à l'ouvrage, frustrée. Et ses yeux ne cessaient de tenter de papillonner plus loin, avec l'idée de la détourner de son devoir. Mais elle ne voulait pas céder, elle ne céderait pas. Il en était hors de question.

Ses yeux s'enfuirent une fois de plus, et son regard tomba sur un groupe d'élèves qui quittaient la salle rapidement. Un instant, elle songea qu'ils devaient avoir un cours, maintenant. Et puis, une pensée en entraînant une autre, elle se dit qu'elle venait quand même de passer plusieurs heures dans la bibliothèque.
Et ça faisait beaucoup. Trop, même. Elle ferma le livre, le rangea sur sa planche et puis elle sortit. Le couloir était obscur, en comparaison avec la grande salle nettement éclairée et il lui fallut quelques minutes pour y voir clair.

Devant ses yeux apparut alors une touffe de poils gris, sautillante, et miaulante. Une seconde, elle se demanda ce que ce pouvait être et puis la lumière fut. Un chat, c'était tout bête, voyons. À noter : lire moins de romans fantastiques, ça dérègle les neurones, surtout quand ils sont pas bien solides à la base.
Et puis, derrière le minou, il y avait Enelyë, qui essayait de se faire discrète mais sans jamais perdre l'animal des yeux. Cette dernière ne fit pas de détours et lui demanda assez simplement de l'accompagner. Par le plus grand des hasards, il se trouvait que Gwëll n'avait, justement rien à faire à cet instant T précis. Elle emboîta donc le pas à la Kaelem.


Dis, c'est ton chat, Ene ? J'veux dire, ton chat à toi ? Tu m'en avais jamais parlé.

Et la discussion prit comme de la gelée. Des plus basique, mais parfaite pour une telle filature. Et l'animal d'avancer de son pas félin, vers son but, vers son destin. Il leur fit faire quelques détours, pour mieux disséminer les empreintes, descendre quelques étages, arpenter quelques couloirs, passer quelques portes et puis ils parvinrent tous trois près du dortoir Teylus où on leur jeta quelques regards hostiles et ils bifurquèrent vers une vieille porte en bois moitié décomposé par le temps.
Elle descendirent une volée de marches, patientèrent quelques secondes pour attendre que leurs yeux s'habituent à la lumière et puis, elles virent. Un manteau en fourrure. Posé, là, sur le sol. Et Enelyë qui s'inquiétait de la réaction de l'intendant.


Eh, t'inquiètes pas, je pense pas que ce soit le sien. Enfin, je veux dire, c'est horrible, les choses comme ça, vu qu'on peut en avoir de qui marchent aussi bien mais sans être barbare comme ça. On va s'en débarrasser, t'inquiètes pas !

Alors, l'autre l'avait regardé bizarrement, elle avait même fait une grimace assez horrible. C'était vrai, c'était dégoûtant de tuer des animaux pour se mettre leurs peaux sur le dos alors qu'on pouvait très bien utiliser du lin, du coton et plein d'autres textiles. Mais bon, de là à réagir ainsi...
Gwëll remarqua alors qu'à coté d'une Enelyë effondrée, il y avait une autre fille, avec une bouche toute grande ouverte, aussi. Et qui regardait la veste bizarrement, aussi. Mais qu'est ce qu'il s avaient donc tous, aujourd'hui ? Ses yeux se reportèrent sur la tissu. Et les fourrures semblèrent frémir sous son regard, comme si elles pleuraient de la vie qui les avait quittées si vite. Puis une manche se tourna vers elle, avec un regard apitoyant et elle sentit les larmes lui venir aux yeux. Et quand la manche en question émit un petit bruit plaintif, elles coulèrent. Doucement, en silence. Oh, mais c'était vraiment trop atroce. Ces petites choses qui avaient du être si mignonnes, avant... Tout ça pour un vulgaire manteau.

La Kaelem, agenouillée, l'interpella et Gwëll ne comprit pas ce qu'elle voulait dire. Un qui lui plairait ? De manteau ? Non, mais c'était quoi, cette cruauté ? l'Aequor s'agenouilla à coté de son amie, prête à la secouer un peu fort pour lui remettre les idées en place, mais au moment où elle posait sa main sur le sol, à coté de la veste, elle sentit la manche de l'instant précédent tomber sur ses doigts.
Et, il fallait dire, pour une manche, c'était vachement chaud, vachement doux et vachement lourd. Elle l'attrapa, avec les doigts de son autre main, la souleva et s'étonna de la sentir se détacher du reste de la veste. Elle la porta au niveau de ses yeux qu'elle plissa un peu, pour mieux distinguer la forme, dans la semi obscurité apparente.

Et la manche miaula en ouvrant grand une toute petite bouche toute rose. Et le petit cœur tout rose de Gwëll de fondre comme un morceau de sucre dans un thé bien chaud. Elle ne pouvait plus détourner ces yeux de ce petit museau qui frémissait, de ces petites moustaches qui tremblotaient, de ces petites paupières encore aveugles.
La petite bouche sans dents, encore se referma sur le bout de son doigts. Et puis, la petite boule de poil se mit à tâtonner doucement dans la paume de sa main.


Oh, mais c'est... Oh, Ene, c'est trop merveilleux ! Mais... Ils sont à qui ? À toi ? Dis, tu veux bien que je le garde lui ? Oh, promis, j'en prendrai bien soin...

Elle aurait supplié la fille qu'elle ne connaissait pas à genoux, s'il avait fallu. Elle en était capable. Oh, ça, oui.
Tout, elle était prête à tout, mais cette petite chose, elle voulait la garder, pour pouvoir la câliner, s'en occuper. Parce qu'elle était vraiment trop mignonne.

[vraiment désolée du retard T.T]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Sam 8 Déc 2012 - 17:49

Ses yeux noisette écarquillés sous l'effet de l'incrédulité, Elizia observait sans comprendre la scène qui se déroulait devant elle. Il y eut un chat, tout d'abord. Un chat gris, que Kim semblait connaître puisqu'elle ne marqua aucune crainte en le regardant s'approcher d'elle et des petites choses chaudes et pelucheuses qui s'agitaient contre son corps, et sa maîtresse devina aussitôt que cet animal qui se mouvait avec la grâce d'une danseuse, la souplesse d'un marchombre et l'assurance d'un prince devait être leur père. Leur père. Cela était étrange, pour elle, de penser ainsi, et elle ne fut tirée de ses réflexions que par une exclamation qui la replongea dans un gouffre, que dis-je, dans un abîme de perplexité.

Deux filles se tenaient auprès d'elle. Une brune à l'air horrifié qui scrutait fixement les chatons, et une blonde dont les sourcils froncés et le visage concentré l'auraient certainement amusée en d'autres circonstances. Ce devait être la brune qui avait parlé en premier car, lorsqu'elle se tourna vers elle, elle reconnut sa voix. Elle s'appelait Enelyë. C'était joli, ça, comme prénom. Mais, ce qu'Elizia aima moins, c'était son ton, et puis ses autres paroles, aussi. Compagne de galère ? Comment ça ? Et puis, qu'est-ce qu'elle faisait là, d'abord ? Le chat lui appartenait ? C'était officiel, à présent, la jeune fille n'y comprenait plus rien. Mais vraiment plus rien. En plus, elle ne voyait pas quel mal il y avait à avoir des chatons. C'était mignon, un chaton. Pourquoi Aziel n'aurait-il pas été d'accord ? Il n'appréciait pas les chats ? Peut-être que leurs poils le faisaient éternuer ? Si quantité de rumeurs couraient sur le nouvel intendant, Elizia n'avait jamais eu l'occasion de le rencontrer, hormis les rares fois où elle l'avait croisé dans les couloirs, pétrifiée par la timidité. Mais lui ne l'avait sûrement jamais remarquée tant elle se fondait dans les recoins les plus infimes des murs afin d'échapper à sa vue. Elle savait qu'on le disait dur et sévère, plus glacé qu'un matin d'hiver. Cependant, elle était sûre que lui aussi aurait senti son coeur fondre devant ces minuscules animaux repus de lait et de sommeil. S'il fallait lui demander l'autorisation pour les garder auprès d'elle, elle se trainerait à ses pieds sans hésiter, et lui ferait également la promesse qu'elle veillerait personnellement à ce que le pelage de ses protégés ne parvînt pas jusqu'à son nez trop sensible.


Et puis, la seconde fille dit un truc bizarre. S'en débarrasser ? Mais de quoi ? Elle se rendit alors compte qu'elle aussi regardait Kim, et elle se sentit blêmir. Se débarrasser de sa chatte ? Était-elle sérieuse ? Une grimace se peignit sur ses lèvres tandis qu'elle se tournait vivement en direction d'Enelyë, agenouillée à ses côtés, comme on se raccroche à une bouée, espérant la voir tenter de dissuader son amie d'accomplir cette horrible chose, mais elle paraissait aussi indécise qu'elle à cet instant.


Alors elle ouvrit la bouche pour l'appeler, et Elizia sut que l'autre se nommait Gwëll. Gwëll, c'était très beau, aussi. Bien trop beau pour une fille qui voulait tuer de pauvres animaux sans défense. Elle allait en faire la remarque de sa toute petite voix flûtée quand elle s'accroupit à son tour près de la première élève pour se saisir d'un des chatons, celui avec les poils tout bleus. Son coeur rata un battement. Qu'allait-elle lui faire ? L'étrangler, là, sous leurs yeux ? Briser cette nuque si délicate, l'abattre contre le sol, le jeter au loin ? Qu'elle ne fut pas surprise de constater que son regard étonné s'éclaira soudain, en parfait accord avec le large sourire qui vint illuminer son visage.

De soulagement, Elizia déglutit bruyamment puis, se rendant compte que Gwëll lui avait parlé, sentit une cuisante rougeur colorer ses joues criblées de taches de rousseur.


- Je... je...

En tremblant, elle s'assit pesamment tout en avalant péniblement sa salive. Le chaton tâtonnait craintivement au creux de la paume de la jeune femme, les paupières mi-closes, lorsqu'un miaulement résonna tout à coup dans le silence qui s'était abattu sur elles. Elle se souvint alors de Kim, dont le regard brillant ne quittait pas sa progéniture à présent esseulée en terrain inconnu, et elle cligna plusieurs fois des yeux, comme au sortir d'un rêve. Alors, d'un geste très délicat, elle s'empara de la boule de fourrure si semblable à celle de sa mère pour la déposer parmi ses frères et soeurs, pressée contre les mamelles gonflées de lait, puis sourit doucement à Gwëll.

- Ils sont encore petits, et... ça ne faisait pas longtemps que Kimy était partie, tu sais. Ils ne sont pas encore se...
sé... sevrés...

Elle en avait oublié sa timidité tant la fierté gonflait son coeur. Ce n'était pas elle qui avait fait les chatons mais Kim, c'était à la fois sa chatte et son amie, alors c'était un peu comme si c'était les siens à elle aussi. Cependant, devant la moue déçue de sa blonde interlocutrice et la mimique qu'elle lui adressa, elle s'empressa de rajouter :

- Mais, après, je voudrai bien que tu en prennes un, si ma Kimy veut bien aussi, et si tu promets de faire très très attention...

Ceci dit, depuis qu'elle avait vu l'amour faire étinceler ses prunelles ainsi que deux étoiles, elle n'avait plus aucun doute à ce sujet. Puis elle observa Enelyë, dont les cheveux sombres cachaient l'expression.

- Oh, et puis, moi... Moi, je suis Elizia.

Elle rougit légèrement, de nouveau, sous ses taches de son, avant de reporter son attention sur les chatons. Il y en avait un qui lui plaisait tout particulièrement. Son pelage, d'un gris clair tirant sur le beige, était plutôt fourni, et, en se penchant au-dessus de lui, elle parvint à distinguer quelques poils noirs qui le parsemaient à divers endroits, ainsi qu'une minuscule tache blanche en forme de goutte d'eau sous son cou. Avec un soupir, elle laissa ses doigts effleurer le haut de son crâne, avant d'étouffer un éternuement dans la manche de sa veste.


[Comme Ene me l'a suggéré, je poste donc, mais si tu aurais préféré faire ton entrée avant, Loeva, j'édite également sans problème !]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Ven 4 Jan 2013 - 20:21

Enelyë n’avait pas pensé une seule seconde qu’elle avait pu aller trop vite. Mais la vision des grands yeux écarquillés de la jeune femme la fit réfléchir un petit peu. Peut-être qu’elle ne savait pas, que les animaux devaient être gardés dans les dortoirs ou dans les appartements. Oh, bien sûr, elle aurait bien compris si elle ne le savait pas ; après tout, au final, peu de personnes avaient lu le Code. Mais la Kaelem était là depuis longtemps, et avait fouillé toute la bibliothèque. Elle était tombée sur le Code par hasard, et l’avait lu, songeant avec horreur ce que ce serait si il était remis en application. Et quand bien même les sanctions avaient été plus ou moins allégés, le fond restait le même : privation de liberté d’agir, de vivre comme bon leur semblait. Jehan n’avait jamais eu besoin de donner une foule de règle pour que tout se passe bien – certes, c’était un peu le foutoir du temps de Jehan, mais ça allait, encore. Non ? Bref.

L’idée de lui expliquer ce que le Code comportait à propos des animaux traversa son esprit, mais elle détourna la tête quelques secondes, son regard se posant sur un petit chat aux poils d’un gris bleuté. Alors elle appela Gwëll, doucement, pour lui montrer. Et elle s’installa à côté d’elle, sembla perplexe un moment, puis ramena le chaton à hauteur de son visage. La réaction de l’Aequor fit sourire Enelyë. Elle semblait toute joyeuse, et avait l’air d’avoir déjà adopté le petit chat. Elle se demanda si elle aurait pu avoir cette attitude de bonheur comme semblait l’éprouver son amie, si elle avait eu le choix d’adopter ou non son chat à elle. Elle ne savait pas trop, se promit d’y réfléchir plus tard.

- Euh, oui, à moi je suppose. ‘fin en partie ! Alors du coup, faut que tu demandes aussi à …

Elle laissa sa phrase en suspens, se rendant alors compte que l’autre ne s’était pas présentée. Tant pis, elle le ferait sans doute plus tard, cela ne servait à rien de brusquer les choses. Et alors, malgré la basse luminosité du lieu, elle vit la jeune femme devenir rouge, rouge comme les tomates qui poussaient dans la serre, rouge comme les fraises que les cuisiniers mettaient dans les gâteaux des fois. Enelyë haussa un sourcil, prête à lui demander si tout allait bien, mais elle la devança, en prononçant quelque chose qu’elle ne comprit pas trop bien. Puis elle s’assit, et le silence s’abattit sur la salle. Trois têtes étaient tournées vers les deux chats et les petits chatons. Les cinq petits chatons. Puis un miaulement résonna et elles semblèrent se réveiller, toutes les trois. La voix de la demoiselle inconnue s’éleva dans le silence, tandis qu’elle reprenait le chaton pour le déposer à côté de sa mère.

Enelyë hocha la tête face aux explications, mais Gwëll semblait légèrement déçue. Mais leur interlocutrice se dépêcha d’ajouter qu’elle pourrait en prendre un après. La Kaelem sourit, certaine que les deux filles pourraient s’entendre à merveille. Elles semblaient toutes les deux aussi douces, aussi gentilles l’une que l’autre. Et aucune des deux ne voulait contrarier les autres. Cela la fit sourire, à nouveau, tandis qu’elle reportait son regard sur les chatons.
Et elle s’appelait Elizia. Elle trouva cela joli, et elle se tourna vers elle pour lui sourire. Elle était en train de caresser doucement l’un des chatons, d’un gris clair. Elle, son préféré, c’était le deuxième gris, un peu plus foncé que son père, mais à peine. Elle l’avait aperçu simplement, et avait aussitôt décidé de le regarder plus attentivement. La Kaelem avait toujours aimé les animaux gris. Et il existait des infinités de couleurs, de robes, dans ces tons-là. Mais seulement sur les animaux ; autrement, cette couleur lui paraissait bien trop terne, et à ce moment-là, autant porter du noir …

Elle appela son chat, qui vient la rejoindre sans problème, mais sans se presser, apparemment pas spécialement content de quitter sa petite famille. Elle le caressa sous le menton, et il ronronna.

- T’as fait fort mon vieux. Occupes-toi bien de tes enfants, ok ?

Elle se releva, époussetant son uniforme. Elle tourna son visage vers Elizia, le regard déterminé, ne laissant place à aucune tergiversation : elle allait donner une mission. Une mission de la plus haute importance. Et elle espérait de tout cœur que la jeune femme en face d’elle saurait la remplir.

- Ecoutes, l’Intendant a remis le Code Merwynien au goût du jour. J’sais pas si t’es au courant. Et bref, les animaux sont pas censés se balader dans les couloirs. Alors, je voudrais … enfin, si ça te dérange pas … si tu peux t’occuper des petits, le temps qu’ils soient assez grands, tu vois ?

Et pour le reste, on avisera à ce moment-là, finit-elle dans sa tête, en passant une main dans ses cheveux.

[Si ça vous va ! Désolée du retard, vraiment >< Et Lov' interviendra sûrement en milieu de rp, enfin plus tard quoi, parce qu'elle a pas trop trop le temps mais qu'elle veut jouer quand même, donc on continue, elle finira par arriver quand elle voudra. ]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Mer 13 Fév 2013 - 12:32

Gwëll avait le petit chat dans ses mains, et elle le regardait bienveillamment. Elle aurait tellement aimé pouvoir le garder, et la réponse d'Elizia ne lui convenait pas vraiment. Elle, elle aurait voulu qu'on lui dise que oui, ce petit chat, elle pouvait le garder, et pour toujours, parce qu'elle deviendrait sa nouvelle maman et qu'elle le câlinerait tout le temps.
D'ailleurs, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle n'aurait pas eu le droit de la garder tout de suite. Il avait besoin de sa maman, certes, mais si elle devenait sa maman, il n'aurait plus besoin de l'autre, non ?


Je comprends pas... Pourquoi je peux pas être sa maman dès maintenant ?

La fille lui répondit que c'était parce qu'ils étaient pas sevrés ou quelque chose comme ça, et Gwëll se souvint que ça voulait dire qu'ils pouvaient boire que du lait et que celui de leur maman. Mais elle, elle serait sa maman, et elle pourrait lui donner du lait, très certainement, il suffirait qu'elle en prenne un peu dans les cuisines et qu'elle le fasse chauffer.
Il le boirait certainement aussi bien dans un biberon.

Mais, si je lui donne dans un biberon ? Il en existe des très petits et peut être que je peux en dessiner un ?

Mais elle avait toujours pas l'air convaincue alors, à court d'argument, Gwëll se tut. Mais elle n'en restait pas moins touchée par cette nouvelle, elle était très déçue.
Et puis Enelyë parla des nouvelles lois d'Aziel qui étaient en fait plutôt anciennes. Et Gwëll se dit qu'en fait, c'était peut être pas plus mal qu'elle aie pas pu prendre ce petit chat avec elle, parce qu'elle aurait peut être pas pu le garder et peut être même qu'elle aurait du le donner à l'intendant et ça, c'était pire que tout, comme idée.


Mais, dis, comment tu vas les cacher ? Ils font du bruit, en plus, et tu vas pas pouvoir les mettre dehors... Si tu as besoin d'aide, je pourrai t'aider.

Bien qu'à vrai dire, elle n'avait pas trop d'idées, là, pour le coup. Quoi que, à la limite, dans les écuries, peut être, parce que Claryse était vachement tolérante. Mais après, faudrait faire attention que l'intendant y aille pas, parce que si il les trouvait, il ferait certainement une très grosse grimace et il deviendrait tout rouge voire violet si il en oubliait de respirer.
Et puis, le pire, il les prendrait et il s'en ferait certainement un manteau ou un couvre chef ou même des chaussettes toutes douces et ça, ce serait horriblement moche, comme geste.

Elle pensait et ses yeux se posèrent à nouveau sur le petit tas de boules de poils. À le regarder comme ça, sans savoir, on aurait vraiment dit un gros tas de fourrures, mais qui bougeaient.


Dis, tu leur a donné des noms ? À part à la tienne, bien sûr...

[Désolée du retard, l'inspiration voulait pas trop venir u.u]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Sam 23 Fév 2013 - 20:02

Une mission. Les yeux d'Elizia se mirent à briller devant le regard sérieux, presque solennel, que lui lançait Enelyë. Une mission. Une vraie mission. Les missions, pour l'instant, elle les avait juste entraperçues à l'intérieur des livres aux couleurs délavées par le temps qu'elle aimait déchiffrer, le soir, à la lueur d'une bougie, bien au chaud sous sa couette. Les missions, c'était toujours des chevaliers grands et costaux qui les remplissaient, des chevaliers avec de vaillants destriers hauts comme trois montagnes empilées l'une sur l'autre et des sourires qui faisaient au moins quatre fois le tour de leur visage qu'ils réservaient aux belles demoiselles éperdues d'amour et d'admiration. Parce que c'était souvent ça, les missions des chevaliers : délivrer les princesses livrées aux griffes de dragons jaloux ou de mages rusés. Et, si elle ne pouvait guère s'apparenter à un chevalier, elle imaginait sans peine l'Intendant dans un de ces rôles-là, avec sa voix sèche et son visage sévère. Quant aux chatons, ils rempliraient sans peine le rôle des êtres faibles et sans défense à protéger de tous les hommes vils et sans scrupule qui leur voulaient du mal. Tout en promenant sur la portée un regard attendri, Elizia se fit tout de même la réflexion qu'il était heureux que ceux-ci n'aient pas été enlevés par un quelconque mécréant ; voler à leur rescousse aurait été alors autrement plus compliqué - et dangereux. Cependant, veiller à ce qu'ils ne se fassent pas repérer, cela, elle s'en sentait capable. Après tout, n'avait-elle pas dû cacher Kim de ses parents adoptifs jusqu'à sa fuite ?

Elle releva alors les yeux et, même si elle ne savait pas trop en quoi consistait exactement ce Code Merwynien et ce qu'il engendrait, hocha gravement la tête, toute entière pénétrée par l'importance de la mission qu'on lui conférait. Et ses yeux d'étinceler à nouveau, de fierté, cette fois. Promis juré craché, elle ne les décevrait pas, ni l'une ni l'autre.

Puis Gwëll reprit la parole, et la domestique comprit que la jeune fille était vraiment déçue de ne pas pouvoir repartir avec le chaton bleu. Elle l'écouta en silence, fronçant un peu les sourcils, perplexe, quand elle dit qu'elle pouvait lui donner le biberon. Le lait d'une vraie maman n'était-il pas préférable à ceux des autres ? En plus, elle trouvait qu'il aurait été vraiment cruel d'arracher le petit animal à sa mère alors qu'il était âgé de quelques jours à peine. D'ailleurs, quel âge pouvaient-elles bien avoir, ces petites choses tout juste capable de tenir sur leurs pattes si minuscules ? Elizia fit brièvement le compte sur ses doigts. Kim était partie depuis déjà plusieurs jours - mais combien exactement ? Et comment être sûre que les chatons étaient nés dès la première journée d'absence ? Peut-être même avait-elle beaucoup cherché avant d'arriver dans les caves de l'Académie ?


Ce fut Gwëll qui, à nouveau, rompit le silence. Comme elle s'inquiétait de savoir où elle allait installer la portée, Elizia sourit, d'un doux sourire, un peu triste.


- Je travaille ici en tant que domestique alors j'ai une chambre, une chambre à moi toute seule. Je pourrai les cacher là, personne ne viendra les y chercher. De toute manière, ils ne pourraient pas entrer, je pense - et qui aurait l'idée d'aller fouiller ma chambre ?


Elle s'interrompit et, comme aimantés, ses yeux revinrent se poser sur l'amas de fourrures. Il y avait Kimy, d'abord, sa Kimy, en train de les observer paisiblement, paupières mi-closes, et puis tous les autres, les petits chats, qui miaulaient et tétaient tout en même temps. Et elle se promit, tout au fond d'elle-même, à la fois à eux et à elle, qu'elle ferait tout pour s'occuper d'eux le mieux possible et qu'elle serait, au moins pour un ou deux mois, le temps qu'ils grandissent un peu, leur seconde maman. Parce que rien ne pourrait jamais remplacer Kim, bien sûr, malgré ce que semblait penser Gwëll, et qu'elle ne serait jamais assez égoïste pour les lui retirer tout à fait. Tout le monde a besoin d'une maman, d'une vraie maman.

Et la jeune femme d'ouvrir la bouche, encore une fois. Et Elizia de tressaillir, comme si cela ne lui avait jamais effleurer l'esprit - ce qui était d'ailleurs le cas. Un nom ? Pour eux ? Indécise, son regard balaya les cinq chatons, le tigré, le bleuté, le blanc, le noir et le gris clair. Il s'attarda sur ce dernier et, pour finir, elle desserra les lèvres à son tour.

- Lorsque vous êtes arrivées, je venais tout juste de les découvrir. Je savais pas que Kimy attendait des... Elle s'empourpra, prenant soudain conscience de ce qu'elle sous-entendait. Je veux dire, j'avais bien remarqué qu'elle s’empâtait un peu et qu'elle était encore plus grognon que d'habitude, mais je pensais vraiment pas que... enfin... Son regard s'arrêta sur le chat gris qui ronronnait, assis légèrement à l’écart. Celui d'Enelyë, apparemment. J'ignorais qu'il y avait un autre chat dans l'Académie et que... enfin, voilà, quoi.

Elle réfléchit un instant avant de continuer :


- En plus, il faudrait déjà savoir si ce sont des mâles ou des femelles, non ?

Après une courte hésitation, elle se baissa et, sous le regard attentif de Kim, retourna délicatement le chaton gris pâle, qui était le plus proche d'elle. Plissant les yeux, elle contempla son sous-ventre un long moment avant de décréter d'une voix mal assurée :

- Je crois que, celui-ci, c'est un mâle. Et je vais l'appeler... Elizia se concentra une demi-seconde avant d'annoncer, triomphante : Mouss ! Parce qu'il a de grandes moustaches !

Comme pour protester, le petit chat éternua et elle le lâcha. Puis elle se tourna vers les deux autres, un sourire lumineux dansant sur ses lèvres :

- À vous, maintenant ! Vous choisissez lequel ?


Elle n'avait aucun doute quant à celui auquel irait la préférence de Gwëll mais n'avait aucune idée, en revanche, de l'individu qu'Enelyë désignerait. De toute manière, ils étaient tous trop mignons.


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Sam 30 Mar 2013 - 21:14

Elizia hocha la tête et Enelyë sut qu’elle pouvait lui faire confiance. Elle venait de le lire dans ses yeux, sur son expression imprégnée de la compréhension de l’importance de cette tâche. Puis elle y avait vu la fierté, et Enelyë ne put s’empêcher de lui sourire. Si elle faisait volontiers amie-ami avec les cuisiniers, il est vrai qu’elle ne faisait pas toujours attention aux domestiques. Mais si elles étaient toutes aussi gentilles qu’elle, il faudrait qu’elle y songe plus souvent. Commencer par leur dire bonjour pour commencer, montrer qu’on pense à elles, ce genre de choses … Elle le ferait la prochaine fois qu’elle croiserait un domestique de l’Académie. Elle sourit face aux demandes de Gwëll, d’un sourire un peu triste, parce qu’elle ne savait pas ce que c’était de vivre avec une mère. Elle ne voulait pas que les petits chatons connaissent ça.

- Tu sais Gwëll, si tu donnes du lait des cuisines aux chatons, ils risquent d’être malades, ils sont pas comme nous … Eux, ils boivent que du lait de chat.

Et elle disait ça en connaissance de cause. Avant, elle donnait souvent du lait à Chess, jusqu’au jour où il tomba très très malade. Elle avait même eu très peur qu’il ne s’en remette pas. Depuis ce jour-là, elle lui en donnait une fois par mois, à peu près, parce qu’elle savait qu’il aimait quand même beaucoup ça. La Kaelem ouvrit la bouche, pour demander comment elle allait les cacher, mais Gwëll la devança, avançant des arguments où Enelyë crut déceler une pointe de nervosité. La jeune femme sourit, et déclara que les domestiques avaient des chambres personnelles. C’est vrai que ce serait encore le plus simple pour les cacher. Parce qu’elle, elle avait pensé à les faire passer de dortoir en dortoir, genre une semaine l’une, une semaine une des deux autres, mais ça aurait pas été pratique du tout. Et puis il y avait sûrement des allergiques dans les dortoirs. Déjà, à Kaelem, il y avait un garçon qui l’était, allergique. A chaque fois que Chess était dans le coin, il devenait méchant et criait à Enelyë de le virer. Elle se contentait de lui dire de dessiner un coup de vent pour virer les poils. Il semblait toujours oublier qu’il était Dessinateur.

- Oui, ce sera bien plus simple comme ça. Et on les saura en sécurité.

Elle jeta un œil à Gwëll, puis reporta son attention sur les chats. C’était fou comme ils arrivaient à les captiver toutes les trois. Ils semblaient si doux, si inoffensifs et quelque part, si heureux … Enelyë songea un instant qu’elle aurait bien aimé être un chat. Se prélasser au soleil, dormir seize heures par jour, vivre sa vie comme elle le voudrait, sans obligations. Libre. Les marchombres étaient-ils une race de chats humains ? Vous avez quatre heures, sans calculette.

Gwëll demanda si Elizia avait donné un nom aux chatons. La façon dont elle raconta qu’elle venait d’apprendre l’existence de ces chatons la fit rire légèrement. C’était mignon comme tout. Elle s’empourprait, se reprenait, et elle était toute attendrissante. Vraiment comme Gwëll quand elle ne réfléchissait à des histoires de fous. Enelyë lança un regard à son chat, un peu à l’écart, lorsque la domestique évoqua la présence d’un autre chat. Puis elle souleva un problème très pertinent. Savoir si il s’agissait de mâles ou de femelles. Elle en attrapa un premier, déclara d’une voix réjouie qu’elle l’appellerait Mouss à cause de ses moustaches, avant de le reposer et de leur demander à elles de choisir leurs préférés avec un grand sourire.

Enelyë attrapa le gris foncé, avec plein de délicatesse, et le souleva. Et c’était …

- Oh, une petite femelle.

Elle la reposa à côté de sa mère, réfléchissant à un nom. Elle n’avait jamais eu vraiment d’imagination pour les noms, et même Chess s’était vu affublé du surnom « Le chat » avant qu’elle ne se décide à lui trouver de véritable nom. Un sourire s’accrocha à ses lèvres tandis qu’une idée venait de germer dans son esprit.

- Princesse. Je vais l’appeler Princesse.

Bon, c’était elle, Princesse, depuis qu’Elio avait décidé de l’appeler comme ça. Mais elle se sentait prête à partager son titre avec un nouveau chat. D’autant qu’elle était certaine que Princesse – puisqu’elle se nommait ainsi désormais – avait essayé de la griffer. Si elles avaient le même caractère, elles pouvaient bien avoir le même surnom. Ca collait parfaitement.

- Et toi Gwëll, alors ? Comment tu l’appelles, le petit bleu ? Lotra ?

Elle avait dit avec un petit sourire. L’Aequor en était tout à fait capable.


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Dim 7 Avr 2013 - 19:15

Elizia dit qu'elle travaillait à l'académie et qu'elle était domestique et Gwëll se fit la réflexion qu'elle aurait jamais deviné si elle l'avait pas dit parce qu'elle pensait que c'était une élève comme les autres et puis aussi parce que c'était pas écrit sur son front. D'ailleurs, tout devrait être marqué sur le front des gens, la vie serait beaucoup plus simple.

Gwëll songea qu'elle réfléchissait beaucoup à quelque chose qu'on ne lui avait pas demandé alors qu'on lui avait demandé autre chose à laquelle elle n'avait toujours pas réfléchi.
Enfin, à vrai dire, même quand elle y réfléchissait, elle trouvait pas. Bon, fallait dire qu'elle s'y connaissait pas trop, dans ce domaine et que, de toutes manières, elle avait jamais observé de chat, ni de mâles ni de femelles. Après, c'était certainement comme les humains, devait y avoir des détails qui faisaient la différence. Comme les cheveux ou le visage ou la forme du corps ou même la voix.

Elle prit un petit chat dans sa main et elle le regarda bien dans les yeux. Rien de bien concret, il ne ressemblait ni vraiment à un mâle ni vraiment à une femelle. Après, au niveau du poil, elle trouvait pas franchement de différence avec les autres. Ni plus longs ni plus apprêtés ni plus souples ou plus beaux. Non, rien de rien.
Bon, pour la forme, elle pouvait pas encore voir si il avait des épaules larges ou les membres fins. Pas non plus moyen de voir.

À coté, Enelyë et Elizia avaient toutes les deux un p'tit chat dans les mains et elles leur donnèrent un nom. Mouss pour le gris clair et Princesse pour le gris foncé. Ça, ça voulait dire qu'elles savaient que c'était un mâle et une femelle. Et elles avaient de la chance, parce que Gwëll, elle savait toujours pas et même si le petit chat avait miaulé toute à l'heure, elle avait pas su dire si la voix ressemblait plutôt à une voix de femelle ou de mâle.
Elle l'avait reposé avec sa maman, parce qu'elle s'était déjà faite gronder une fois et qu'elle voulait pas que ça recommence. Elle le regardait avec des petits yeux, son menton posé sur ses genoux, devant elle.


Moi, je sais pas comment je pourrais l'appeler parce que je sais même pas si c'est un garçon ou une fille...

Les deux filles s'étaient regardé et elles avaient souri. Ene avait pris le chaton et elle l'avait retourné et il avait miaulé un peu et elle avait dit que c'était un mâle. Gwëll était impressionnée, parce que c'était pas écrit sur son ventre et que Ene, elle avait super bien réussi vite à dire que c'était un mâle rien qu'en l'écoutant miauler.
Gwëll réfléchissait donc à un nom et elle savait pas trop, parce qu'elle en avait plein, dans sa tête, de Minou à Erlenmeyer en passant par Jehan-Paul et autres dérivés Jehanesques.


Je crois que je vais l'appeler Berlioz.

D'ailleurs, c'était trop tard pour croire, parce que maintenant qu'elle l'avait dit, il était baptisé et qu'il pouvait plus changer de nom. À vrai dire, elle y songea, un peu tard, elle ne savait même pas d'où venait ce nom et pourquoi elle l'avait dit.
Mais bon, à bien y réfléchir, c'était mignon et ça lui allait assez bien. Et puis, dans le plus grand secret, si ça lui allait plus, elle pourrait bien changer, lui donner un petit surnom.



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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Mer 10 Avr 2013 - 16:52

Le chaton qui ressemblait à un tigre miniature était une femelle, et Enelyë dit qu'elle allait l'appeler Princesse. Et Elizia sourit, parce que c'était vrai que c'était joli tout plein, ça, Princesse, et que, en plus, ça lui allait drôlement bien. Lorsqu'elle reposa la petite créature près de sa mère, celle-ci se colla contre Mouss et, durant un instant, les poils crème et gris foncés se confondirent pour ne plus former qu'un seul pelage à l'aspect duveteux, comme si ce n'étaient plus deux chats mais deux oisillons qui se trouvaient là. Puis la jeune femme se tourna vers Gwëll pour lui demander comment elle allait nommer son préféré, en rajoutant quelque chose que la domestique ne comprit pas très bien. Elle ne savait pas qui c'était, Lotra, mais, de toute manière, ça ne semblait pas très important puisque la jeune fille ignora l'interrogation. À la place, elle fixa son regard rêveur sur le petit chat avant de souffler qu'elle ignorait si c'était un garçon ou une fille. Elizia et Enelyë échangèrent un regard un peu amusé, sourirent, et puis cette dernière se saisit du chaton avant de déclarer doctement que c'était un mâle, lui aussi. Gwëll parut impressionnée et garda un moment le silence, réfléchissant sans doute à un nom qui pourrait convenir à un si beau spécimen. Pendant ce temps, la rouquine l'observait en se faisant la réflexion que, si elle était vraiment très grande, elle était encore toute petite dans sa tête. Et ça lui plut, alors elle sourit, à nouveau, en se disant que les petits chatons seraient sous bonne garde quand Kim auraient fini de s'en occuper. Enfin, Gwëll releva les yeux et affirma qu'elle allait l'appeler Berlioz. Enelyë et Elizia hochèrent la tête de concert. Mouss, Princesse et Berlioz. Kim et... Elle se rendit alors compte qu'elle ne savait pas quel était le nom du papa et, se tournant vers sa propriétaire, demanda d'une petite voix un peu timide :


- Au fait, il s'appelle comment ton chat ? Roi ?


Parce qu'il était tigré, lui aussi, comme Princesse, et que, puisqu'il était son père, c'était normal qu'il soit le roi, après tout. Ses yeux se posèrent alors sur les deux chatons restants, le petit noir qui avait l'air de s'être endormi tout contre le flan de sa mère et le petit blanc qui tétait encore goulûment.


- Oh, et pour les autres chatons... Gwëll et Enelyë dressèrent la tête vers elle et elle se sentit rougir. Très, très légèrement. Enfin, je veux dire, quatre chats, ça fait quand même beaucoup... À la limite, deux chatons, ça peut encore aller, mais trois d'un coup plus Kimy... Parce que là, ils sont tout petits, alors ils sont sages et ils font pas trop de bruit, mais quand ils grandiront, ils miauleront beaucoup et se battront pour de rire et se poursuivront dans la chambre, et leurs pattes sur le plancher, ça pourrait les faire repérer, vous comprenez ?


Elle s'interrompit, juste le temps de lancer un regard à Kim qui avait levé les yeux vers elle. Elle se faisait peut-être des idées, mais elle avait l'impression qu'elle avait un air un peu accusateur, comme si elle lui en voulait de chercher à la séparer de ses petits. À cette pensée, elle se mordit la lèvre inférieure, très fort, puis la lèvre supérieure, un peu moins longtemps. Ça lui fendait le cœur de poser la question, vraiment, mais elle n'avait pas le moindre choix.


- Alors, euh... vous connaîtriez pas, par hasard, quelqu'un qui pourrait être intéressé par un petit chat ? Mais quelqu'un en qui vous auriez vraiment confiance, hein, qui serait très gentil avec tous les animaux, qui saurait s'en occuper et qui l'aimerait beaucoup beaucoup ?


Et elle les observa toutes les deux, l'une après l'autre, dans l'attente d'une réponse, avec un petit sourire nerveux aux lèvres.



[J'aime ce RP
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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Mar 16 Avr 2013 - 18:50

Si Elizia et Enelyë avait rapidement fait leurs choix, et déclaré après observation les nouveaux noms des chatons, Gwëll eut un long instant d’hésitation, ou d’incompréhension. Elle contemplait le petit chat bleu, cherchant à déterminer quelque chose qui restait obscur à Enelyë, qui elle-même regardait l’Aequor en attendant une réponse. Au bout d’un moment, elle le reposa avec sa maman, l’air un peu perdue. Elle le regardait, puis dit d’une toute petite voix qu’elle ne savait pas comment l’appeler parce qu’elle ne savait pas si c’était un mâle ou une femelle. Enelyë lança un regard un peu amusé à Elizia, qui avait souri, puis elle avait attrapé tout doucement le petit chat bleu. Elle l’avait ensuite reposé tout doucement à côté des deux autres petits chats. Une belle fourrure tricolore. Gwëll la regarda toute admirative, ce qui la fit sourire de plus belle. Puis elle dit qu’elle allait l’appeler Berlioz. Elle hocha la tête. C’était très joli, Berlioz. Ça sonnait bien, comme une petite mélodie.

Elizia tourna son regard vers elle, et d’une petite voix, comme Gwëll auparavant, lui demanda comment s’appelait son chat. Supposa le Roi. Enelyë sourit, faisant signe que non avec sa tête. Elle replaça correctement une mèche qui s’était échappée du reste de sa chevelure et répondit.

- Il s’appelle Chesire, mais je l’appelle Chess, ça va plus vite. J’ai lu ça dans un livre, une fois, avec un lapin blanc …

Elle avait toujours tenté de se souvenir du nom du livre, mais ça lui échappait toujours. Des fois, elle avait le nom sur le bout de la langue, mais rien à faire, il ne revenait jamais vraiment.

Mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, parce que la jolie voix d’Elizia s’éleva à nouveau dans l’air. Elle s’interrompit quelques secondes en voyant les regards d’Enelyë et de Gwëll braqués sur elle, puis reprit lorsqu’elle se sentit un peu plus confiante. La dessinatrice comprit rapidement où la domestique voulait en venir. C’était vrai qu’elle aurait du mal à ne pas se faire repérer avec quatre chats qui miaulaient gaiement. Et alors qu’elle s’interrogeait sur une solution efficace n’impliquant pas de changement de dortoirs intempestifs, ce fut Elizia qui trouva la réponse d’elle-même. Il fallait les confier à quelqu’un qui les aimerait très fort.

Enelyë attrapa son menton entre deux doigts, comme souvent lorsqu’elle réfléchissait. Qui serait susceptible de garder un petit chat, dans toutes ses connaissances ? Shana ne serait sans doute pas la meilleure personne à qui en confier un ; elle aimait beaucoup les animaux lorsqu’ils étaient tout petits, mais finissait par vite se lasser. En plus, elle disait toujours qu’elle en avait marre de l’oiseau d’Ichel qui laissait des plumes partout, et la dessinatrice était presque sûre qu’elle ne disait rien pour les poils de chat parce qu’elles étaient amies. Elyan n’aimait pas trop les animaux, elle trouvait que ça lui donnait trop d’obligations. Qui d’autre pourrait vouloir d’un chaton ? Et la lumière se fit dans son esprit. Pourquoi n’en prendrait-elle pas un pour Elisha ? Elle était sûre qu’elle aimait les animaux, et puis ce serait une bonne raison de la revoir.

- Je peux peut-être en prendre un, commença-t-elle, pas tout à fait assurée. Je ne sais pas trop lequel choisir par contre …

Lequel des deux iraient le mieux à sa cousine ? Le noir était sans doute trop sombre pour la Rêveuse. Le blanc, alors ? Elle regarda Gwëll. Peut-être qu’elle la connaissait. Après tout, elle était à l’infirmerie de temps en temps, et l’Aequor devait bien connaître tous ceux qui y travaillaient, tellement elle se faisait mal tout le temps. Est-ce qu’elle pourrait lui demander son avis ? Elle hésita un moment, puis reposa son regard sur les petits chats qui semblaient tranquilles, tout contre leur maman.

- Je pense que je vais choisir le petit blanc, avec les taches noires. Je suis sûre que la personne à qui je le donnerai s’en occupera très bien.

Elle sourit doucement, en caressant le petit chaton blanc.



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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Jeu 2 Mai 2013 - 22:50

    Ce matin-là, elle s’était levée tôt pour aller se faire compter comme un pauvre mouton. Ce matin-là, elle avait pris la peine de prendre soin de ses cheveux. De ne pas se négliger, tout simplement. Parce que le peu de temps qu’elle avait passé avec Astra lui avait fait du bien et l’avait fait comprendre, que pour redevenir elle-même, il fallait qu’elle fasse un effort. Et rien que de se coiffer, rien que de tenter de se faire belle, c’est tenter de faire sa Loeva d’avant. C’est tenter d’aller mieux. Elle n’avait plus de crevasses sous les yeux, à force de pleurer. Elle n’avait plus de cernes immenses, dues à ses innombrables insomnies inexpliquées. Elle n’avait plus les cheveux en pagaille, négligemment attachés en un chignon raté. Elle avait un visage presque rayonnant, ses boucles blondes qui resplendissaient dans son dos, ses bracelets multicolores qui s’agissaient sur son poignet. Et son uniforme, qui ne la désavantageait presque pas. A croire que tout habit, aussi affreux soit-il, lui allait. Et puis l’uniforme noir des Teylus, c’était peut-être le moins affreux. Le moins criard.

    Elle emprunta les couloirs bondés, décidée à faire sa promenade matinale avant le début des cours.
    Mais ce matin, quelque chose était différent. Quelque chose n’allait pas. Ce matin, des murmures la suivaient.


    - Oh regardez, c’est Loeva.

    - Je suis sûre, elle va encore aller se faire…

    - Chut, elle peut t’entendre.

    - Moi j’y vais quand elle veut.

    Elle accéléra le pas, tenta d’avancer, plus encore. Mais malgré tout, les murmures lui parvenaient. Son ouïe semblait amplifiée. Pourquoi tout allait mal de nouveau ? Qu’avait-elle donc fait ? Qu’avait-elle fait pour mériter ça ? Qu’avait-elle fait pour que tout le monde la haïsse alors qu’ils ne la connaissaient même pas ? Qu’avait-elle fait pour que tout le monde la jalouse ? Elle n’avait pas demandé à naître belle. Elle n’avait pas demander à avoir ces cheveux. Mais puisqu’elle avait ces cheveux, puisqu’elle avait ce visage, puisqu’elle avait ce corps, elle devait bien en prendre soin non ?

    - Vous avez vu ses cheveux ?

    - Vous avez vu son visage ?

    - Vous avez vu la manière dont elle se pavane avec son uniforme ?

    Qu’importe la façon dont elle agissait, qu’importe ce qu’elle faisait. Des rumeurs, des murmures, des paroles blessantes la suivaient toujours. Qu’elle se laisse aller ou qu’elle prenne soin d’elle, qu’elle se face belle ou ne cache pas ces cernes. Qu’elle soit dépressive ou souriante. On l’insultait toujours. Et elle avait l’impression que toute l’Académie agissait ainsi. Elle avait l’impression de n’être qu’un animal de foire. De n’être qu’un objet, finalement.

    - De toute façon ce n’est qu’une demi-nobliarde snobe.

    Snobe ? Vous n’avez même pas essayé de m’adresser la parole. Pas une seule fois. Vous me jugez uniquement sur mon apparence. Qu’ai-je donc fait pour mériter votre haine ? Pourquoi est-ce que j’accepte encore dû subir tout cela ?

    Et elle descendit dans les caves, espérant qu’ici, elle n’entendra plus ces murmures incessants. Elle se laissa tomber au sol, pour laisser couler ses larmes. En silence.

    Jusqu’à ce qu’un bruit parvienne à ces oreilles. Des murmures, à nouveau ? Non, c’était des personnes qui parlaient un peu plus loin. Et leur sujet de conversation ne semblait pas la concerner. Elle s’approcha timidement, séchant ses larmes, espérant que ses yeux ne brillent pas trop.


    S’ils n’étaient pas à la surface toute à l’heure, peut-être qu’ils font partis des rares qui ne murmurent pas sur mon passage.

    Elle s’approcha, tentant de ne pas faire trop de bruit, jusqu’à reconnaître une voix… Enelyë. Elle, à part lui avouer en face qu’elle était un peu jalouse de sa beauté, elle n’avait jamais craché derrière son dos. Ou en tout cas, elle n’avait jamais reconnue sa voix parmi celles des moqueries. Elle afficha un sourire et s’approcha franchement, sans plus tenter de masquer sa présence.

    Je pense que je vais choisir le petit blanc, avec les taches noires. Je suis sûre que la personne à qui je le donnerai s’en occupera très bien.

    - Bonjour Enelyë. Et bonjour à vous aussi, je m’appelle Loeva.

    Tenter de paraître naturelle, de ne pas leur faire peur, de ne pas provoquer de substance à murmures. Il y avait des chatons rassemblé autour de leur mère par terre, et un autre chat, un peu à part.

    - Ene… C’est ton chaton ? Celui pour lequel j’avais dessiné une pelote quand on s’était rencontrées ?

    Loeva se baissa pour caresser Chess.

    - Il a bien grandi dis-donc.

    Elle marqua un temps de pause, en profita pour caresser le petit noir qui venait de bouger.

    - Dites, vous allez faire comment avec Aziel ?

    [Non, non, je ne suis pas du tout en retard.]



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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Ven 10 Mai 2013 - 20:10

Il y eut un silence, ensuite, comme une sorte de flottement, dans l'air, dans le temps. « Un ange passe. » – avaient coutume de dire les gens, dans ces cas-là. Pas elle. Pour tout dire, elle n'avait jamais véritablement compris le sens exact de cette expression. Pourquoi un ange et pas une fée ? Un oiseau ? Un papillon ? Un nuage ? Et puis, Enelyë, qui avait saisi le bout de son menton entre deux doigts pour réfléchir, reprit la parole d'une voix pas tout à fait assurée mais pas tout à fait hésitante non plus. Elle tergiversa un petit peu avant de désigner le chaton blanc, celui qui dormait si profondément, en ajoutant que la personne à qui elle le confierait s'en occuperait bien, très bien, même. Cela rassura Elizia et elle sourit, puis retourna le petit animal du bout des doigts.

- C'est une femelle, annonça-t-elle d'une voix douce après l'avoir soigneusement inspecté.

Puis elle retira sa main, pour la laisser continuer sa sieste tranquillement, et se tourna vers Enelyë. Elle se sentit prise d'un léger doute en voyant ses yeux se baisser en direction des chatons, mais il fut aussitôt chassé lorsqu'elle croisa son regard.

- Dis, simplement pour savoir... Tu vas la donner à qui, du coup ? Enfin, plutôt... elle habite où, cette personne ? Loin de l'Académie ? Ou alors, c'est... c'est une élève ?

Elle choisissait ses phrases avec beaucoup d'attention, mais ne pouvait s'empêcher de s'embrouiller un peu dans les mots. Elle n'avait pas envie de la blesser ni de se montrer indiscrète – l'autre était si gentille. Mais, en même temps, elle voulait savoir où irait le chaton. Pour être au courant. Pour ne pas le perdre totalement de vue. Et, peut-être, même, pour lui rendre visite quelquefois, si son propriétaire l'acceptait. Dans tous les cas, elle refusait que les petits de Kimy lui soient arrachés, leur soient arrachés, sans qu'on ne lui fournisse au préalable aucune explication, la moindre indication. Il s'agissait d'une certitude.

Cependant, avant qu'Enelyë puisse lui répondre, un son se fit entendre à leurs oreilles – oh, infime, mais assez pour faire dresser les oreilles de Kim. C'était comme si quelqu'un marchait sur la pointe des pieds en essayant de ne pas faire de bruit, mais sans y parvenir tout à fait pourtant. Elizia sentit tout à coup toute parcelle de couleur quitter son visage avant que celui-ci ne rougisse brusquement sous l'effet de la panique. Elle les engloba du regard, tous les sept – les chatons, et puis leur mère, et puis Chess qui avait les yeux fixés sur l'ombre invisible de celui qui avançait – avant de se tourner vers les deux filles. Quand elle vit la même peur scintiller dans leurs prunelles, la même angoisse étinceler dans leurs pupilles, la même inquiétude luire dans leurs iris, elle se dit que peut-être que ce ne serait pas la peine de se donner tant de mal pour trouver une famille de substitution à ces chatons, finalement. Ils étaient perdus. Et elles aussi.

Alors, une voix résonna dans son dos. Une voix douce, agréable, indiscutablement féminine, qui leur disait bonjour. Elle se retourna lentement, sans oser croire à leur chance. Et, cependant, ce n'était pas Aziel ou un de ses gardes qui se tenait devant elle, mais une jeune femme qui, malgré son uniforme noir, semblait littéralement rayonner. De partout. Elle la dévisagea un long moment avant de comprendre que c'était à cause de ses cheveux, des cheveux d'or fin qui coulaient dans son dos, telle une cascade de lumière. C'était éblouissant. C'était beau. Mais le plus joli, c'était que ça faisait comme un soleil autour de sa tête, un soleil en train de se lever. Et Zia aimait beaucoup les levers de soleil.

Elle continua de parler. Elle s'appelait Loeva. Elle souriait. Ce fut assez pour qu'Elizia décidât instantanément qu'elles pouvaient lui faire confiance. En plus, elle paraissait connaître Enelyë, et cette dernière n'aurait pas manqué de les prévenir si cette Loeva représentait un danger pour elles. Pour eux. Son regard glissa sur les chatons, à nouveau, accrocha celui de Kim. Ses yeux étaient grand ouverts, et elle ne ronronnait plus. Sans doute devait-elle trouver que, quatre personnes autour d'elle et de sa toute nouvelle progéniture, cela commençait à faire beaucoup. Alors, Elizia se releva doucement et s'éloigna de quelques pas – les autres la suivirent. Ce faisant, le silence s'était installé, et elle pensa que Loeva allait être vexée si quelqu'un ne répondait pas à sa question.

- D'abord, on va les mettre dans ma chambre. Et puis après, ils iront chacun chez leur nouvelle maman, qui les aimera beaucoup et fera très attention.

Elle avait expliqué cela d'une voix légère mais assurée, sans marquer la plus petite hésitation. Comme si tous les éléments s'enchaînaient avec la plus implacable des logiques – la sienne.


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Dim 2 Juin 2013 - 16:08

En soi, un chat, c'était drôlement égoïste.
Gwëll avait reposé Berlioz à coté de sa maman et il n'avait plus un seul regard pour elle, à croire qu'il n'y avait d'intérêt que dans cette mamelle gonflée et pleine de lait devant son nez. D'ailleurs, il n'avait pas un seul regard pour rien, puisque ses yeux étaient tout fermés, mais elle préférait ne pas se le dire, parce que bon, elle aimait pas se trouver des preuves contre elle même.
Elle avait envie de bouder et, en même temps, elle n'avait même pas envie, c'était futile, de toutes manières il le verrait même pas, cet égoïste.
Et pourtant, elle lui trouvait ce défaut, qui supplantait tout le reste mais elle continuait à lui vouer cette admiration et ces grands yeux qui captaient le moindre de ces faits et gestes. Ces animaux là avaient cette capacité à être à la fois tellement ingrats et si appréciables. Certainement que ce devait être une forme de manipulation. Très efficace, fallait leur reconnaître ça.

Elizia demanda le nom du chat d'Enelyë et elle pensait que c'était Roi et c'était amusant parce que ce chat là, la journée, c'était un pacha et la nuit, c'était le roi de la forêt et si on le croisait dans le noir, on voyait que ses yeux qui brillaient -parce qu'il y avait la lune, dedans, paraissait il- et ça faisait même un peu peur.
Enfin, Enelyë corrigea et elle parla du livre qu'elle avait trouvé à la bibliothèque. Celui là, Gwëll ne l'avait encore jamais lu et ça devait certainement être un des derniers qu'elle avait pas lu, enfin, si il faisait partie du premier meuble, parce que ceux là, elle les avait tous lus. Enfin, presque donc. Bref, fallait qu'elle le trouve, parce qu'il avait l'air top et qu'elle aimait bien les lapins, blancs ou non, d'ailleurs, elle aimait bien les lapins qui avaient plein de tâches partout parce que c'était amusant, un peu comme si ils étaient passés en dessous d'un échafaudage où d'autres animaux étaient peints de plein de couleurs et qu'ils avaient reçu des gouttes de peinture.

Et puis le sujet des autres chatons arriva et là, c'était dur à avaler, comme un morceau de pain un peu vieux qu'on arrive pas à mâcher. Elizia avait une voix un peu triste, en plus, comme si elle voulait s'en débarrasser et ça, c'était bien pire que tout ce qu'elle pouvait imaginer.
On ne se débarrassait pas comme ça de petites bêtes mignonnes, c'était cruel. Surtout si elles avaient pas encore ouvert les yeux, parce qu'elles pouvaient rien voir. Quoique, tant c'était mieux, parce que comme ça, elles souffraient pas.
Dans tous les cas, c'était pas gentil.

Heureusement, Elizia était pas comme ça. En fait, elle savait juste pas à qui donner les chatons et, en plus, elle voulait les donner qu'à des gens gentils et c'était bien mieux, ça. Parce que donner un chaton à Aziel, c'était peut être pire que de les tuer doucement.
Et puis Ene avait une idée qui les sauverait certainement tous, du moins, c'était à espérer. Elle prenait le noir et blanc, mais elle avait pas dit pour qui. Celui là était mignon, certes, mais moins que le sien, c'était sûr, d'ailleurs, si il avait été plus mignon, ç'aurait été lui qu'elle aurait choisi.
Gwëll réfléchissait donc à qui elle pourrait donner le dernier. À vrai dire, elle avait mille et unes idées, mais elle n'était jamais sûre que ça en soit une bonne ou une mauvaise idée. Entre autres, il y avait Duncan, qui s'en occuperait certainement très bien, mais pas sûr qu'il puisse le cacher comme il fallait, vu qu'il avait des cours toute la journée et que donc il était pas là pour vérifier qu'Aziel restait loin.

Soudainement, encore toute à ses pensées, elle remarqua que les regards étaient tournés vers dans son dos. Madame la maman chat, monsieur le papa chat, Elizia et Enelyë. Pas les bébés chats, parce qu'ils avaient pas de yeux, encore. Elle se retourna et, dans son dos, il y avait la fille blonde aux longs cheveux du cours de dessin.
Elle les regardait avec un air de se demander quelque chose, mais bien sûr, c'était pas écrit sur son front. Gwëll la connaissait pas trop, elles avaient juste échangé deux mots à la fin d'un cours, c'était tout. Mais bon, cette fille avait l'air gentille et peut être même qu'elle voudrait bien du dernier chaton ?


Oh, bonjour Loeva, moi c'est Gwëll.

Peut être qu'elle s'en souvenait, mais elle préférait rappeler, parce que c'était plus poli et que les gens se souvenaient pas tous des prénoms des autres et c'était un peu embarrassant, dans ces cas là.
La nouvelle arrivée échangea quelques paroles avec Enelyë et puis elle parla à tout le monde. La question était aisée et la réponse encore plus, mais Elizia répondit avant elle et elle allait pas répéter la même chose, c'était un peu ridicule, quand même.


Moi, le mien, ce sera le gris bleu, là bas, il s'appelle Berlioz et c'est un mâle.

Tant qu'à faire les présentations, autant y aller à fond.



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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Sam 6 Juil 2013 - 1:52

Enelyë gratouillait gentiment le menton de Chess, qui était venu ronronner contre sa jambe. Elle avait mal aux genoux et avait finalement choisi de s’asseoir en tailleur tranquillement. Puis elle avait réfléchi, pour savoir si elle pouvait confier l’un des chatons à quelqu’un ; elle avait finalement trouvé. Un chaton pour Elisha, un petit cadeau pour sa cousine, et l’occasion de la revoir. Elizia avait délicatement retourné le chaton avant de déclarer que c’était une femelle, et Enelyë lui sourit. La domestique se mit alors à lui poser des questions, et elle semblait un peu inquiète mais confiante en même temps. Et la dessinatrice comprenait tout à fait ses appréhensions. Peut-être qu’elle voulait continuer à voir les chatons, aussi.

Elle allait répondre, mais un son de pas, tout léger encore, se fit entendre. Elle avait surtout, à vrai dire, remarqué les oreilles de Chess se dresser et l’animal s’était tourné vers l’entrée. Enelyë eut soudain un moment de panique. Son visage pâlit brusquement, et elle s’installa devant les chatons, pour les cacher si jamais il s’agissait de quelqu’un qui viendrait les prendre. Evidemment, elle ne cachait pas grand-chose, d’autant que Kim miaulait de temps à autre et que son propre chat restait devant ses pieds. Elle chercha le regard de Gwëll et d’Elizia, et vit qu’elles étaient inquiètes aussi. Enelyë espéra très très fort que ce ne soit pas Aziel qui avançait. Sa panique s’atténua un peu lorsqu’elle se rendit compte que les pas n’étaient pas aussi déterminés, forts et claquants que ceux du nouvel Intendant, et elle osa ouvrir un œil un peu méfiant. Une mèche blonde apparut soudain dans l’encadrement, puis une tête qu’elle reconnut.

Un soupir de soulagement collectif retentit dans la cave. C’était Loeva. Elles n’étaient pas perdues ! Et les petits chats resteraient encore dans une certaine sécurité. Et elle se mit à parler, et ce fut comme si ce simple acte permettait d’effacer tout soupçon, car la dessinatrice se releva, en souriant, un peu. La Teylus les salua et se présenta aux deux autres. Enelyë la salua d’un geste de la tête. Gwëll prit la parole à sa suite pour lui rappeler son prénom. Et Loeva de remettre des mots sur des souvenirs communs que la Kaelem aurait sans doute préféré oublier. Pleurer devant une inconnue n’étant sans doute pas le meilleur souvenir que l’on puisse garder en mémoire.

- Oui, c’est le même petit chat qu’à la Fontaine … mais il a grandi, comme nous.

Leurs « Il a grandi » venaient de s’entrechoquer, ce qui fit naître un léger sourire sur les lèvres d’Enelyë. Loeva s’était approchée des chatons, caressant le petit noir qui venait de remuer. Et posa la question. Je dirais même : LA QUESTION. Comment allaient-elles faire avec Aziel ? Et bien, c’était très simple, en fait … Elizia se recula, et la dessinatrice recula également, presqu’instantanément étant donné que la domestique était devant elle. Elle remarqua que la rouquine regardait les chats ; elle devait se dire qu’ils étaient beaucoup et qu’il fallait leur laisser un peu d’espace, de liberté, d’intimité aussi. Et Elizia répondit finalement à Loeva.

- Voilà, c’est ça. Gwëll indiqua que le petit chaton bleu serait à elle, et qu’il s’appelait Berlioz. Le mien, ce sera la petite grise, là, elle s’appellera Princesse. Et je garde ce chaton-là pour ma cousine Elisha. D’ailleurs, Elizia lui avait posé des questions, elle s’en souvenait maintenant. Elle se tourna d’ailleurs vers elle. Elle réside à Eoliane, tu pourras aller la voir de temps à autre, si tu veux.

Et elle resta plantée là, à regarder successivement les chatons, son chat à elle un peu à l’écart, puis Loeva, Elizia et Gwëll. Elle ne savait pas trop quoi dire, mais avait l’intuition que de toute façon, c’était à Loeva de parler, de dire quelque chose. Ou peut-être qu’Elizia saurait relancer la conversation. En tout cas, après avoir fait leur plan d’attaque et l’avoir validé, elle ne voyait pas trop ce qu’elles pouvaient encore se dire. La cave n’était sans doute pas le meilleur endroit pour faire connaissance : il n’y faisait pas particulièrement chaud, puis c’était un peu humide, au final, et l’humidité, Enelyë n’aimait pas ça. Et en plus, il faisait sombre. Elle l’avait remarqué, au tout début, mais les chatons avaient détourné son attention de ce souci technique. Sa vision s’était doucement habituée à la semi-obscurité maintenant, mais elle ne pouvait réfréner son envie de frôler les Spires pour créer une douce lumière, ce qu’elle fit presque aussitôt qu’elle le pensa.

Soudain, un gros BOUM ! retentit dans la cave. Et Enelyë espérait, vraiment, que ce ne soit pas la porte. Ou qu’Elizia ait la clé. Et ne l’ai pas laissé sur la porte.

 
[Je rajoute de l’action. Mouhahahaha Twisted Evil]


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MessageSujet: Re: Parce que les chats ne font pas des chaussettes [Inachevé]   Mar 3 Sep 2013 - 8:20

Gwëll se présenta à la nouvelle venue puis ce fut au tour d'Enelyë qui lui montra Princesse et, se tournant en direction d'Elizia, lui indiqua que la cousine à laquelle elle allait offrir le chaton blanc s'appelait Elisha et qu'elle vivait à Eoliane. Eoliane ? Elle était donc Rêveuse ? Cette nouvelle plut aussitôt à la jeune domestique. Elle se représentait la Confrérie comme un endroit serein et harmonieux avec de jolis jardins fleuris qui sentaient bon et où l'on ne pourchassaient pas les chats qui avaient le malheur d'y pointer le bout de leur petit nez rose. En plus, c'était sûr et certain qu'Elisha était gentille, parce que les Rêveurs sont toujours gentils puisqu'ils soignent les autres et sauvent des gens d'une mort atrocement horrible. Et puis comme ça, si la chatte se blessait, sa maîtresse pourrait la guérir et ça, c'était encore mieux. Et la jeune fille, toute contente d'avoir trouvé une si bonne propriétaire pour la petite blanche, en aima encore plus Enelyë qui devait avoir la meilleure des cousines. Certes, il restait le chaton noir, mais il était tellement mignon qu'elle ne se faisait aucun souci pour dénicher une maman qui veuille bien de lui - Gwëll et Ene l'aideraient. Et puis, au pire, elle pouvait toujours le garder avec Kim et Mouss.

Ce fut seulement à cet instant qu'elle réalisa qu'elle n'avait pas décliné son prénom à Loeva. Alors, elle ouvrit la bouche et, avec un petit sourire d'excuse :


- Au fait, moi, je suis Elizia. Je suis une domestique, compléta-t-elle en sentant peser le regard de la jeune femme sur son uniforme orange.

D'ordinaire, elle n'éprouvait aucune gêne à partager son statut. Mais, cette fois-ci, devant ces longs cheveux blonds et ces longs doigts fins si lisses, elle ne put s'empêcher de se sentir presque honteuse avec ses boucles rousses en bataille et rougit un peu tout en dissimulant ses propres mains de travailleuse derrière son dos. Peut-être qu'elle était noble. Ou peut-être pas. Mais, en tout cas, elle n'avait sans doute jamais dû nettoyer, cuisiner et coudre pour gagner sa vie.

Et puis, elle repensa aux chatons et à la manière dont Loeva avait posé ses yeux sur eux, en arrivant. Et si elle en voulait un ? Evidemment, il faudrait d'abord qu'elle prouve bien ses bonnes intentions, mais quelqu'un avec une chevelure dorée de princesse et des mains blanches de grande dame ne pouvait qu'être respectable. Or, quelqu'un de respectable aime forcément les chats - ou alors, c'était quelqu'un qui se donnait juste l'air respectable mais qui en fait n'était pas respectable du tout. Comme Aziel, par exemple.

Elle allait lui faire sa proposition quand il y eut un gros bruit dans la cave, comme une porte qui se ferme à cause d'un courant d'air, et la pénombre alentour se transforma aussitôt en une obscurité impénétrable. Pendant un long moment, personne ne dit rien et, lorsque le silence se fut tellement épaissi qu'on aurait dit une soupe pleine de grumeaux, Elizia se décida à prendre la parole :


- C'est la porte, hein ? Elle s'est refermée ?

Comme personne ne lui répondait, elle fouilla dans sa poche en essayant de ne pas paniquer. Elle avait la clé, de toute façon. Ce qui serait le plus compliqué, ce serait encore de rejoindre la porte. Cependant, une fois que ses doigts eurent fait trois fois le tour de sa petite poche, elle se sentit pâlir. La clé n'y était pas. Elle fit de même pour l'autre poche, même si elle savait pertinemment qu'elle mettait toujours ses affaires importantes dans celle de droite, laissant la gauche vide la plupart du temps. Rien. Alors, elle se tâta de partout, la veste, la tunique, le pantalon, enlevant même ses chaussures. Mais il n'y avait toujours pas de clé. Pour finir, elle se retourna vers là où devaient se trouver les trois filles et débita d'une traite, d'une voix blanche :

- Je ne trouve pas la clé.

Ce qui donnait plutôt : Jenetrouvepaslaclé. Pourtant, elles eurent l'air de comprendre car elle entendit leur respiration accélérer. Les larmes aux yeux, elle serra les paupières pour se remémorer son entrée dans la cave. Les miaulements. Elle s'était mise à courir et... Elle se mordit les lèvres en se traitant mentalement de tous les noms. C'était à cet  instant qu'elle avait dû lâcher la clé. Elle ne voyait pas d'autre solution.

- La clé est certainement tombée au moment où je me précipitais vers Kimy. Seulement... Elle secoua la tête, oubliant momentanément que les trois autres ne pouvaient la voir. Seulement, je ne sais pas du tout à quelle hauteur exactement. Je suis... je suis désolée.

Sa voix se chargea de sanglots qu'elle réprima à grand-peine et elle étouffa un hoquet dans sa paume. Elle était tellement stupide. Ben sûr, le chef-cuisinier finirait bien par aller voir ce qu'elle faisait en ne l'apercevant pas revenir. Mais alors il trouverait les chatons, il ne lui ferait plus jamais confiance et... Tout à coup, une douce clarté rompit le noir dans lequel elles étaient imbibées jusqu'alors. Incrédule, Elizia fixa son regard sur la sorte de boule lumineuse qui flottait au-dessus d'elle en se demandant qui avait bien pu faire ça. Et puis, elle repensa aux Dessinateurs qui pouvaient faire apparaître des choses comme ça, rien qu'en y réfléchissant, comme par magie. L'une des jeunes femmes devaient en faire partie. Comme elle ne savait pas qui remercier, elle se contenta d'esquisser un sourire tremblotant.

- Eh bien... je suppose qu'on n'a plus qu'à se séparer ? C'est une grosse clé grise un peu cuivrée, enfin, normalement, elle est assez visible... Mais, surtout, faut pas trop s'éloigner, parce que vous pourriez vous perdre. C'est grand, ici, vous savez.

La jeune fille détailla chacun des visages qui lui faisait face.

- Celle qui la trouve peut crier très fort ? Avec l'écho, ça devrait s'entendre. Enfin, pas trop fort quand même, pour pas ameuter toute l'Académie. Après, tout le monde croira qu'elle est hantée. Et puis... Elle hésita. On se retrouve près de Kim et de ses chatons ? Ca vous va ?

Et elle ne put s'empêcher de croiser les doigts, en espérant de toutes ses forces que la clé ne soit pas trop difficile à dénicher.


[J'poste donc avant toi, Lov'. J'espère que ça vous va Naif ]


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