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 Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]

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Maître des légendes et d'animisme et primat d'Aequor
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MessageSujet: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]   Dim 29 Aoû 2010 - 23:34

Doux Jesus !
Mais… Mais… Mais…
Sacrilèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèège !
Au meurtre ! A l’assassin ! Au crime ! Au parjure ! A l’apocalypse ! A toutes les écailles de la Dame et du Dragon réunies sur une brocante ! A la défenestration ! A… A…
Mais A l’aide, quoi.

Comme le lecteur moyen pourra s’en douter, Duncan venait de s’insurger. Mais contre quoi, mes aïeux ? Un élève borné, une tâche d’encre sur son livre préféré, le vol de ses pantoufles ou l’adultère de Jehan ? Non ! Même pas, comme qui dirait. Pour comprendre ce qui avait arraché cette crise cardiaque à notre moustachu préféré, il fallait revenir quelques dizaines de minutes en arrière : retournons-y, lecteurs de tous poils qui me lisez assidument, accrochés à mes mots dans l’espoir que je vous livre le secret du cri de Duncan.

Quelques dizaines de minutes auparavant, donc, Duncan prenait tranquillement une infusion pomme-canelle dans la salle des Maîtres, profitant d’une après-midi de repos bien mérité. Alors qu’il méditait, les pieds sur la table, Jehan était entré en furie, vêtu de probité candide et de lin blanc. Malgré le plaisir que Duncan avait de voir son collègue sortir de son sempiternel bureau, cette joie était ternie par son sursaut. Sursaut qui l’avait fait renverser toute son infusion sur sa poitrine, et pousser un cri aigu alors que son torse se caramélisait. Nous passerons les détails qui suivirent, ou il sauta prestement sur place et fut aidé avec beeeaucoup de hâte par Jehan pour enlever les tissus détrempés. Ce moment doit rester à leur discrétion, et à l’imagination des lecteurs.
Passons donc à l’heure où Duncan, après une virée par ses appartements proches pour se changer, se recoiffer et trouver un semblant de dignité humaine, songeait à la nouvelle que lui avait annoncé Jehan : Ils avaient enfin un nouveau professeur d’alchimie.
Comme tout professeur civilisé qui se respecte, Duncan songeait à rendre visite à ce nouveau professeur, Gildwen Golfroy, afin de faire connaissance, de lui donner les conseils d’usage et de lui indiquer les élèves qui mordaient.
Et puis, s’il était suffisamment gentil, ils auraient peut-être droit à une fête entre professeurs, avec canapés de pâté de siffleur à foison ? *w*

Cher lecteur, le contexte étant posé, avez-vous saisi ce qui avait provoqué cette petite morte chez le digne professeur de lettres et civilisation ? Toujours pas. Bon.
Duncan était arrivé, tiré à quatre épingles, dans les sous-sols où logeait le professeur d’Alchimie. Il s’apprêtait à toquer à la porte quand son regard se posa sur un bout de papier froissé épinglé sur le linteau.
Et là, ce fut la fin.
Sacrilèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèège !, donc.
Le pouls de Duncan lui était descendu dans les doigts, et on voyait les crispations de ses ongles aller de concert avec la veine sur sa tempe, qui battait comme une cavalcade effrenée. On avait osé… On avait osé…

On avait osé REUTILISER un parchemin. En effet, le bout de palimpseste froissé où tronaient les lettres capitales du nom Gildwen Golfroy avait déjà été utilisé, et ça se voyait. On saisissait les anciennes traces que l’encre sacrée avait tracé sur le velours sublime, les fentes là où la plume avait gratté, le doux bruissement du papier que l’on froisse..
Comment oser briser cette douce mélodie, cette parfaite symphonie ?! Ce professeur ne lui donnait pas du tout une bonne première impression, non non non ! D’un geste rageur de son poing de crevette, Duncan arracha l’écriteau, qu’il chiffonna entre ses doigts insultés. Puis, sans prendre la peine de frapper, il entra dans le bureau de son nouveau collège, la fumée sortant de ses oreilles, et rouspéta de sa voix malheureusement pas assez grave, le papier brandi devant lui tel une épée que l’on agite :


- Nan mais ça va pas ! Comment pouvez-vous faire preuve d’autant de négligence, sire Golfroy ! C’est une honte pour un professeur de votre envergure, et une insulte à un enseignant de mon envergure, de voir un vieux bout de parchemin usé servir d’écriteau magnifique à un bureau de Maître ! Avez-vous seulement songé à ce que ce parchemin a du subir ?! Comment réagireriez-vous si vous vous retrouviez épinglé à une porte, souillé d’encre baveuse qui se chevauche pour tracer des caractères mélangés qui ne veulent plus rien dire ?! Hein, comment osez-vous négliger ainsi votre prestige ?!?



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qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge,
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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]   Mer 1 Sep 2010 - 10:06

Plusieurs élèves étaient arrivés pour s’inscrire à ses cours et Gildwen ne désespérait pas d’en voit d’autre venir. Il savait bien que les cours d’Alchimie n’intéressaient pas vraiment, dans ce monde où bien d’autres choses passionnantes existaient. En effet, entre ceux qui pratiquaient l’art de Dessin, ceux qui agissaient, libres d’être Marchombres, et ceux dont seul l’art de la guerre et de la bataille donnait un sens à leur vie, Gildwen ne pensait pas pouvoir convaincre qui que ce soit de s’inscrire à ses cours. Mais sa passion n’avait aucune limite. Et il se demandait si les élèves d’Eoliane accepteraient de participer à ses propres cours. Après tout, s’il orientait ses cours sur une Alchimie basique utilisable en médecine, cela pourrait aider les Rêveurs quand ceux-ci sont trop fatigués pour Rêver…

Le professeur d’Alchimie était en train de classer ses livres, selon leur importance et leur utilité pour ses cours. Il retourna dans sa chambre, qui manquait un peu d’outils et de livres à son goût.

*Il me semble que le Laboratoire qui est à ma disposition n’est pas très loin… Allons voir.*

Gildwen sortit de sa chambre, passa par le bureau pour enfin se retrouver dans le couloir. Un couloir ma foi bien crasseux. Il soupira en hochant la tête de droite à gauche, exaspéré de devoir vivre dans un sous-sol aussi sale. Il n’avait jamais supporté la saleté. Trisha se moquait constamment de lui à cause de cela, d’ailleurs… Il entra dans le Laboratoire, conscient que désormais, il devrait considérer cette pièce comme sa salle de cours. Elle était belle. Enfin, pour une salle de cours. Il y avait pleins d’outils, ici, et quelques livres, là. Des livres basiques, mais qu’il apprécierait de pouvoir consulter quand bon lui semblait. Il en prit trois (un peu au hasard, il faut bien l’avouer) pour les installer dans son bureau. Quand il retourna dans ce dernier, un homme se tenait là. Un peu bête, il faut bien l’avouer.
Depuis le couloir, Gildwen avait entendu la tirade, criée d’une voix qu’il pensait appartenir à une femme. Quelle fut sa surprise en arrivant dans l’embrassure de la porte et de voir un homme, si étrange soit-il. Gildwen supposa qu’il devait avoir à un ou deux ans près, son âge. Ses cheveux bruns étaient coiffés (ou pas ?) et un bouc parfaitement entretenu ornait son menton, seule preuve de sa virilité (ou presque). Ses yeux, vert bouteille, firent bondir le cœur de Gildwen. En effet, la couleur préférée de sa femme était le vert bouteille et elle en portait à longueur de temps.

L’homme portait à la main le papier volage que Gildwen avait utilisé pour indiquer quel professeur avait pris possession de ces appartements-ci. Ne souhaitant réagir aux propos de son collègues mais ne voulant mettre à la porte un potentiel ami, Gildwen réfléchit quelques secondes, se caressant la barbe comme à son habitude. Puis il se décida à rire un bon coup, histoire de passer à autre chose.


-Et bien très cher, puisque vous êtes là, peut-être accepterez vous de m’aider ? J’allais me préparer une boisson. Vous voudrez peut-être en prendre un verre, vous aussi ? Venez, allons donc dans mon Laboratoire.

Sans attendre la réponse de l’homme-dont-il-ignorait-encore-le-nom, Gildwen tourna les talons pour retourner dans le couloir, toujours aussi crasseux (il est rare qu’un couloir se lave seul et en quelques secondes, il faut bien l’avouer !) Là, il se tourna à demi, pour voir si l’homme le suivait ou bien s’il gobait les mouches.



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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]   Sam 11 Sep 2010 - 13:43

Han. L’homme il avait un bouc. Comme lui.
Coupaain. Enfin, c’est ce que Duncan se serait exclamé s’il n’était en présence d’un de ses dignes collègues dans son bureau et qu’il n’avait pas une certaine prestance à tenir.
La colère du digne professeur de Lettres et Civilisation dégonfla comme outre crevée, lui qui piquait les pires fards dans les circonstances les plus absurdes. Ses mains tremblaient encore et il sentait son cœur se soulever à chaque fois qu’il posait le regard sur le parchemin souillé, avilié d’une encre indélibile. Mais sa colère extérieure, elle, ressemblait à un soufflé en phase de déchéance : la pâte s’étalait sur les bords du moule et sa forme pathétique éveillait la compassion des cuisiniers en herbe.

Tout comme un soufflé, les traits de Duncan s’affaissaient et passaient par la consternation la plus vive à l’intérêt le plus flegmatique. Suite à l’invitation étonnamment calme de Golfroy après sa tirade colérique, Duncan resta debout, tremblant au milieu de la pièce. Son collègue venait de la quitter, et il se mit à déchirer le morceau de parchemin en deux, quatre, huit morceaux et ainsi de suite jusqu’à ce que l’hérésie soit réduite à l’état de confettis. Il jeta les fragments restants dans la corbeille à papiers du bureau de Golfroy ; ainsi seulement put-il tourner la page de cette folie papetière.
Et c’est de sa bonne humeur habituelle qu’il emboita le pas à son collègue dans le couloir afin qu’il le menât au laboratoire, où ils entrèrent en silence.

Pour dire vrai, Duncan n’était jamais entré dans le laboratoire. En effet il avait fait L au lycée et conspué les S il avait surtout concentré ses études d’Al-Jeit sur la littérature alavirienne et l’histoire de son pays, et n’avait jamais cherché à tisser un rapport entre l’alchimie et ses propres recherches. Peut-être était-il temps de s’y intéresser ? En tout cas, si l’alchimie nécessitait un certain don pour la cuisine, Duncan n’était pas près de transformer le plomb en or, mais inversement. En dehors de ses tisanes, infusions et autres petits gateaux, il ne pouvait pas se vanter d’être une grand cuisiner, mais se qualifiait plutôt de catastrophe ambulante.


- Quel genre de… boisson, comptez-vous préparer, cher collègue ?
dit Duncan en regardant d’un œil suspect les alambics et différents instruments de verre cornus de la salle.

S’il se faisait embarquer dans une expérience alchimique où les boissons avaient des teintes fluorescentes et émétiques, il n’irait pas très souvent dans le bureau de son collègue Gildwen Golfroy, assurément… L’homme de lettres se rappela alors les règles les plus élémentaires de politesse et tendit la main à l’alchimiste :

- J’oubliais de me présenter : je suis votre collègue et ami Duncan Cil’ Eternit, professeur de Lettres et Civilisation dans cette école. Et vous êtes le nouveau professeur d’Alchimie, Gildwen Golfroy, je me trompe ?

Non parce que vous savez, on n’est jamais assez sûrs de nos jours, avec tous les clones espions installés par les petits hommes verts pour faire régner le doute et l’anarchie parmi les élèves qu’ils voulaient corrompre… Ah non ! Ca c’était les Mercenaires du Chaos, pardon. Son regard sémillant se porta sur un instrument de verre étrange, légèrement couvert de poussière…
Et ce qui devait arriver arriva. Il suffisait à Duncan de porter le regard sur quelque chose pour que celui-ci ait la soudaine envie de terminer sa misérable existence en chute libre sur le carrelage froid, laissant le professeur dans une situation des plus embarrassantes avec son éminent collègue.
Du moins, c’était sa vision de choses. Evidemment qu’il avait voulu toucher l’objet en question pour en tester je ne sais quoi, évidemment que l’objet était mal posé sur son socle, évidemment qu’il finit sa course par terre dans un bruit tonitruant. Ca ne pouvait pas se passer autrement.

-Oups…

Le rouge montait aux joues de Duncan. Aha, vous y avez cru, hein ! A force de jouer plusieurs personnages différents, on finit par mélanger les caractéristiques. Mais comme nous ne parlons pas d’Einar mais de Duncan, ses joues ne finirent pas comme une réincarnation de tomates trop mûres, mais un petit sourire indulgent s’étendit sur ses lèvres. Après tout, quand on porte des pantoufles roses, la honte ne nous fait pas peur…

- Je crains de devoir vous demander où sont les balais dans votre laboratoire, sire Golfroy, avant de continuer toute conversation.



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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]   Mer 6 Oct 2010 - 15:29

Gildwen avait guidé l’étrange professeur jusqu’à ce qui allait être son laboratoire. Enfin, le laboratoire où auraient lieu ses cours. Une fine couche de poussière trainait de ci de là sur les différents instruments rangés un peu partout et n’importe comment dans la pièce. A la question concernant sa boisson, Gildwen ne répondit pas. Un sourire énigmatique se peint même sur ses lèves, à la pensée de ce qu’il allait faire. En réalité, ce ne serait rien de plus qu’une sorte de thé… disons, amélioré… Quand Duncan se présenta, Gildwen leva un sourcil intrigué. Professeur de Lettre et de Civilisation ? Cela expliquait un peu sa colère de tout à l’heure ! Mais Gildwen n’eut pas le temps de répondre à son nouvel ami et collègue que déjà celui-ci faisait tomber un bol doseur… Ce nouvel ami semblait être peu adroit de ses doigts ! Heureusement pour lui, la matière qu’il enseignait ne semblait pas nécessiter une telle capacité !

-Oups…

*Je n’aurais pas dit mieux !*
Se retenant de rire tandis que Duncan lui demandais où se trouvaient les balais, Gildy réfléchissait à l’endroit où pouvaient bien se trouver ses fichus instruments diablement utiles quand on a quelqu’un de maladroit avec soi. Tournant la tête de tous les côtés pour tenter de repéré un placard suffisamment grand pour accueillir lesdits balais, Gildwen en trouva un à sa gauche, dont il s’approcha d’un pas assuré, ne voulant pas paraitre si ignare qu’il l’était au sujet des lieux qu’il occupait. Il faut bien rappeler que le pauvre n’était pas arrivé depuis bien longtemps, tout de même. Il ouvrit la porte, saisit un balai et une pelle et s’occupa de ramasser les bris de verre. Tout en faisant cette tâche-là, il se présenta officiellement à Duncan.

-Je suis effectivement Gildwen Golfry, professeur d’Alchimie… Je n’ai pas beaucoup d’élèves pour le moment, du moins trop peu pour pouvoir encore commencer des cours. Je ne me fais pas d’illusions, je me doute que ces jeunes ont autre chose à faire que s’inscrire à un cours qui leur semble inutile…

Gildwen se releva. Il avait fini de ramasser les morceaux de verre mais s’était entailler l’index au passage. Il n’était pas forcément très doué non plus de ses mains, malgré que cela lui soit utilise dans l’art de l’Alchimie.


-Enfin, enfin…

Mettant le verre dans ce qui tenait lieu de poubelle, Gildwen alla ranger le balai et la pelle dans leur placard avant de se lancer dans la composition de sa boisson préférée. Il récupéra dans une armoire tous les ingrédients utiles à la fabrication de son élixir. Du sucre, des fleurs séchées, du miel et de l’eau. Il s’installa derrière son bureau et regarda son nouvel ami.

-M’aiderez-vous ?





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MessageSujet: Re: Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats chats chats... [Inachevé]   Sam 9 Oct 2010 - 20:22

- Ah vous aussi, la jeunesse pense que votre matière est inintéressante dans ce monde où seul compte l’habileté barbare, au détriment de l’enseignement intellectuel ?

Duncan avait fait cette remarque avec un soupir théâtral, à mi-voix. Il savait pertinemment pourquoi les élèves étaient peu motivés par les cours d’alchimie, les cours de civilisation ou les cours de lettres. Beaucoup d’entre eux avaient passé leur vie dehors, à courir dans les vertes prairies, et rester le fondement sur une chaise pendant une après-midi était quelque chose de fastidieux pour une grande patrie, d’ennuyeux pour le reste, d’inutile pour les plus vils. Mais s’ils n’avaient pas la possibilité d’apprendre les rudiments de l’histoire, de la préparation des potions ou même de l’écriture, comment pourraient-ils survivre dans un monde qui se civilisait de jour en jour ?!

Instant de bug. L’autre espérait vraiment qu’il pouvait lui être d’une quelconque aide pour sa cuisine bizarre ? Sorti de ses habituelles tisanes, et de ses petits-plats de grand-maman dont il avait acquis les automatismes après des années de pratique, Duncan n’était pas très cuisine. Ou au moins, il refusait de se l’avouer. De tout manière, cuisine et maladresse ne faisaient pas bon mélange (bwahah, métaphore filée !), et son instinct de survie quoique rudimentaire lui disait d’éviter au maximum la mixture. Mais il fallait bien faire connaissance avec monsieur son collègue, aussi Duncan s’approcha lentement de la table, veillant à ne rien faire tomber au passage.

- Je risque de vous être une nuisance plus qu’un auxiliaire, cher collègue… mais je ferai de mon mieux.

Après tout, il restait sur terrain connu. De l’eau, des herbes… Ca devait ressembler un peu à de la tisane, non ? Il ne voyait pas mille plats possibles avec des herbes, de l’eau et du miel de toute manier. Et à l’odeur, ça pouvait finalement être pas mauvais, si ce n’était pas raté. Retroussant les manches de sa chemise, le digne professeur de lettres et civilisation se campa dans une pose héroïque, sortant un vindicatif :

- Je suis à vos ordres, chef ! Que dois-je faire ?

Et ils s’affairèrent. [HRP : comme j’ai aucune idée de ce que tu comptes cuisiner, je mets pas de détails et je te laisse le soin de le faire Razz ] L’explication empêcha Duncan de converser pendant quelques minutes, le temps qu’il enregistre toutes les informations. Mais une fois que ce fut fait, il se mit à la tâche et continua d’un ton badin :

- Qu’est-ce qui vous a amené à l’Académie, sieur Golfroy ?



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