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 Obscurité et Liberté [Terminé]

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Maître des écuries
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MessageSujet: Obscurité et Liberté [Terminé]   Mar 11 Mai 2010 - 17:49

Dans les couloirs vides, seul le bruit des pas lourds des gardes rompait le silence ambiant et emplissait l'espace pendant quelques minutes puis disparaissait à nouveau, au gré des rondes. Une silhouette sombre quitta l'obscurité rassurante du mur et s'engouffra dans la lumière des flambeaux qui éclairaient le couloir. Elle était petite et fine, légère et décontractée. Ses yeux sombres brillaient, tandis qu'elle sortit dans la cour de l'Académie. Elle se déplaçait nonchalamment tout en réfléchissant intensément. Six jours plus tôt, elle avait passé toute sa journée à courir entre les diverses administrations de l'Académie pour se présenter, rencontrer plusieurs personnes et enfin être acceptée comme Maître des écuries. Elle commençait à trouver ce terme un peu pompeux mais ne parvenait pas à dénicher une autre expression pouvant caractériser son travail...

Les écuries étaient magiques, pleines d'odeurs et de monde, surtout en début et en fin de journée, et elle avait tout de suite apprécié le palefrenier qui occupait les lieux à son arrivée. Un peu rougeaud, tout sourire mais avec sérieux, il lui avait présenté chaque cheval et chaque recoins de son nouveaux domaine. Il y avait toute sorte d'animaux, certains presque sauvages ou d'autres très calmes. Elle les avait câlinés, les yeux pétillant et l'air concentré car plusieurs tentaient de la repousser, mais elle savait y faire et pu les calmer pendant quelques secondes. Comment leur maître pouvaient-ils laisser des chevaux dans cet état? Et aimer leur caractère? S'en vanter? Elle n'avait eu qu'une envie, commencer un domptage puis avait décidé de ne rien faire, juste les gérer de la meilleure manière possible. Elle avait particulièrement aimé ses appartements sobres et distingués, fatiguée de dormir dehors. Claryse réalisa n'avoir pas encire dit plus de trois phrases à aucune des personnes rencontrées. Elle se rappela soudain qu'il fallait qu'elle sorte Poussière d'Etoile le lendemain. Une bonne chevauchée leur ferait du bien à tout les deux...

Ce soir-là, la nuit la portait vers un lieu qu'une de ses rencontres avait mentionné en apprenant son statut de marchombre: une tour qui se dressait, silencieuse et fière dans le ciel. Claryse comprit immédiatement le rôle didactique de la Tour marchombre pour avoir grimpé des centaines de parois du même genre. Elle était droite et presque lisse, aux pierres bien assemblées ou au contraire si disjointes qu'elles pouvaient céder à tout moment dans les mains d'un grimpeur imprudent et débutant.



La tour devint une invitation, un désir ardent qui annihila ses autres envies comme un vent entrainant balaie les feuilles mortes. Envolée l'envie de voir Poussière d'Etoile. Envolée la fatigue de la journée. Une Envolée. Et elle s'envola elle-même. Ne tentant plus de réfléchir, elle s'élança vers le ciel, gravissant la Tour à l'aide de ses bras, ses jambes et sa volonté, s'appuyant sur de minuscules appuis et de pierres branlantes et négligeant le sol qui s'éloignait rapidement d'elle.

Elle ne s'arrêta qu'en haut, au sommet de l'édifice dominant la ville. Elle prit une grande inspiration et, toujours en silence, s'immergea dans la gestuelle marchombre. Elle sentit la présence irréelle de son maître à ses côtés plongé lui aussi dans les mouvements. Puis, elle le laissa s'envoler lui aussi, songe éphémère et brillant dans l'antre de ses souvenirs.
Le vide régnait une nouvelle fois dans sa tête, comme si souvent depuis que Jiwan l'avait libéré de sa promesse et que ne comptait plus que la Voie devant elle. Seulement quand elle eut fini, elle s'autorisa le repos et s'assit sur le sol inégal du toit. Tout autour d'elle, elle pouvait distinguer poésie marchombre et discussions. Claryse en lu plusieurs et admira l'assurance, l'amour de certaines d'entre elles. Plus ou moins de fautes d'orthographes. Plus ou moins de grâce. Marchombres, pleinement et entièrement marchombres.


Le temps se déroba sous elle, la ramenant un an auparavant quand son maître, en haut d'une tour glissante, avait déclaré, le ton ferme et décidé: Te voila libre Claryse. Elle n'avait pas compris, n'avait pas fait le rapprochement jusqu'à ce qu'il disparaisse sans mot dire, la laissant seule en plein milieu de la gestuelle marchombre. Pour le centième fois depuis trois ans, elle avait réalisé qu'elle était marchombre et libre. Avec ou sans maître. Malgré ses faiblesses. Malgré elle. Grâce à elle. Elle avait attendu la fin de l'exercice pour se redresser et partir à son tour, laissant pour seul témoignage de sa douleur, ses larmes et un poème, gravé à la dague sur le toit d'ardoise.

Volonté d'aller de l'avant
Douleur de la séparation
Respect infini pour celui qui guide

Il lui avait fallu longtemps avant de comprendre qu'il ne reviendrait pas, en tout cas plus en tant que maître à élève mais d'égal à égal. De marchombre à marchombre. De maître à maître. Pendant quelques mois, elle avait mis son nouveau statut en action, escortant un groupe de marchands se rendant d'Al-Far à Al-Jeit pour affaires. Elle avait rempli parfaitement son rôle mais était restée à distance du convoi. Tous avaient gardé un étrange comportement envers elle, à mi-chemin entre le respect et la peur. D'ailleurs chaque personne rencontrée plus tard conservait cette même attitude.


Claryse sentit le vent tourner et elle observa la nuit. C'était une nuit claire, où les étoiles jouaient avec la Lune gibbeuse pour guider ceux qui savaient voir; une nuit paisible, où seul le vent et les animaux nocturnes bruissaient. Elle les laissa chuchoter longtemps, tentant à nouveau de comprendre ce qu'ils avaient à lui dire. Elle distingua quelques bribes de mots sans aucun sens perceptible puis un sifflement enjoué et un cliquetis d'armes brisèrent sa concentration. Elle pesta doucement. Pourquoi fallait-il que ces gardes patrouillent juste en dessous d'elle? Ils avaient peur de quoi? Qu'un élève sorte en ville sans autorisation? Que quelqu'un rentre? Qui oserait menacer l'élite de la région? Elle se retint de ricaner, cela lui semblait si risible...

Elle conserva la même position: assise, les pieds bien à plat, jambes pliées, bras croisés sur les genoux et menton posé sur un bras. Elle avait le regard perdu sur la ville en contrebas et les lumières qui clignotaient dans les demeures. Si, là tout de suite, on lui avait demandé de dire ce quelle pensait, elle aurait déclaré de sa voix basse, dans un murmure: A l'infinité de nos vies.

A cette pensée, elle fit une chose qu'elle n'avait pas fait avec conviction et sincérité depuis des mois, elle sourit.


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Jeu 13 Mai 2010 - 21:37

Varsgorn était en proie aux pires tourments. Son esprit était torturé. Il avait perdu l'assurance qui faisait de lui le terrible Fantôme. Enelye avait été blessé. A cause de lui, à cause de sa stupidité, à cause de son dévouement pour le Chaos. Les mercenaires méritaient-ils que Varsgorn laisse tomber son apprentie? Non il ne pouvait la laisser. Il l'aimait comme si elle était sa soeur, sa fille même. Pourtant, il ne pouvait tirer un trait sur ce qu'il avait été, sur ce qu'il était encore. Il était un assassin, un tueur sans pitié. Il y avait amoncelés tant de cadavres derrière lui. Il ne regretterait rien. Il ne pourrait plus revenir dans le droit chemin. Il n'en avait même pas envie. Renoncer au Chaos n'était pas une mince à faire. Il sera le traitre, l'homme à abattre pour qu'il ne dévoile aucun secret, le pariat.

Pendant qu'il se posait toutes ses questions, Varsgorn avait marché, marché longtemps, sans savoir où aller. Ses pas l'avaient conduit dans un endroit particulier, dans un endroit où il ne serait jamais venu en étant conscient de sa route: la tour des marchombres. Pourquoi était-il venu ici? Il avait renié l'Harmonie. Il était l'ennemi des marchombres. Ce n'était pas logique qu'il se retrouve ici. Etait-ce une réponse à ses questions? Devait-il repousser le Chaos qui lui avait tant donné? Doucement, il poussa la porte de la tour et il monta lentement les marches. Il n'était pas venu ici depuis de nombreuses années. Une bonne quinzaine.

La salle marchombre. Le pire lieu pour un mercenaire. Pourtant, Varsgorn se trouvait bien là. Il retira son gant et il passa lentement sa main sur les murs de la salle. Gravure de la poésie. Symbole de l'Harmonie. Il avait dit maintes et maintes fois qu'il n'était plus un marchombre mais avait-il totalement renoncé à l'Harmonie? Il n'en était plus aussi sûr. Un mercenaire se serait moqué de la vie d'une apprentie mais depuis la blessure d'Enelye, il n'était plus le même.

Soudain, un bruit. Des pas. Quelqu'un venait. Sans attendre, Varsgorn disparut dans l'ombre. Il aimait surprendre, surtout pas être surpris. Une jeune femme entra. Elle grava une poesie sur le mur. Une marchombre. Le mercenaire continua de l'observer encore un peu. Il sortit lentement de sa cachette.

- Jeune fille, quel est ton nom? demanda-t-il


[Désolé, c'est court ^^]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Ven 14 Mai 2010 - 16:35

Son sourire disparut vite de ses lèvres, il s'évanouit dans la nuit comme la flammèche s'échappant d'un feu. Elle se sentait complète et heureuse. La poésie et la nuit l'entourait et elle aurait pu passer la nuit dans cette salle. Elle était sur le toit du monde, au paroxisme de la sérénité. C'est grace à cet état qu'elle entendit l'inspiration. Dans son dos. Une personne qui se faisait discrète. Mais pas assez. Elle se demanda si ce bruit n'était pas intentionnel, pour la désarmer, l'étonner. Comment quelqu'un avait-il pu la surprendre comme ça? Etait-elle revenue à l'état de simple apprentie? Non ! Sa volonté claqua, elle avait dépassé ça... Claryse serra son couteau et se prépara à bondir si l'inconnu lui semblait menaçant.


- Jeune fille, quel est ton nom?


La question resonna dans la salle vide. Alors, c'est à cela que servait l'inspiration, à se préparer pour parler. La voix était grave, masculine et sonore. Il semblait habitué à donner des ordres, sûr de lui. Elle simula un sursautement effrayé et se retourna plus lentement qu'elle en était capable. Autant essayer de garder ses petits secrets, pensa -elle. L'homme était grand, beaucoup plus grand qu'elle et portait les même vêtements qu'elle quand elle ne travaillait pas aux écuries. Marchombre peut-être...

- Mon nom est Claryse Vornang. Et toi inconnu qui es tu?

Elle n'aimait pas parler. Aurait voulu ressortir et dévaler la façade de la tour pour fuir une conversation qui ne l'interressait guère. Ou qui risquait de la faire douter. Mais la curiosité la retint, qui était cet homme qui surgissait derrière elle comme un fantôme, qui aurait pu l'égorger sans qu'elle ne puisse voir son visage et qui la regardait comme une gamine? Elle savait que sa taille la faisait passer pour plus jeune qu'elle ne l'était mais elle avait passer l'âge pour qu'on l'appelle "jeune fille"...

Cet homme l'intriguait, même immobile, il dégageait une énergie forte, une grâce, l'assurance tranquille de celui qui se sait fort, une violence sous-jacente qu'elle avait appris à détecter avec son maître, la flamme dure de la determination brûlait dans ses yeux et un autre sentiment étrange dans ses trait. Elle vit le plis soucieux sur son front et se demanda, étonnée Serait-ce de la peur? Non impossible je ne suis pas assez menaçante pour un homme de son gabarit. Qu'est ce qui perturbe ce genre de personne? Une erreur? De la culpabilité? Et elle l'observa plus intensement pour trouver se qui semblait troubler l'inconnu devant elle.



[ Pas de problème, mon premier post était long parce que j'étais très inspirée, je ne tiendrai pas la longueur... ^^]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Mar 18 Mai 2010 - 18:21

La jeune fille répondit. Le mercenaire l'écouta d'une oreille distante. Il avait posé la question sans vraiment attendre de réponse. Il s'en moquait de la réponse. Varsgorn était très physionomiste. S'il n'avait pas reconnut son interlocutrice, c'est qu'il ne la connaissait pas. Alors pourquoi avoir besoin de son nom? Il n'allait sûrement pas la revoir, ou alors il la croiserait seulement. Quand elle lui demanda son nom, Varsgorn resta silencieux. Il ne savait pas quoi répondre. Il ne savait plus quoi répondre. Qui était-il? Restait-il encore le terrible mercenaire qui assassinait sans regretter? Etait-il redevenu le jeune élève qu'il avait été quand il était encore marchombre? Ou était-il quelqu'un d'autre?

- Je serais incapable de te répondre. Je ne le sais plus moi même. Il y a quelques années, j'ai échappé de peu à la mort. Depuis ce jour, je n'arrêtais pas de dire que j'étais mort, que je n'étais plus qu'un revenant venu se venger. Aujourd'hui, j'ai l'impression que je suis vraiment mort. Je me sens vidé. Qui suis-je vraiment aujourd'hui? Je ne le sais plus.

Varsgorn passa une nouvelle fois sa main sur le mur rempli de poésie marchombre. C'était sa main nue qui passait sur la pierre froide. Depuis qu'il avait plongé dans le Chaos, il sortait rarement sans ses gants. Le fait de toucher les symboles des marchombres était aussi nouveau pour lui. Il n'était plus mercenaire, c'était évident maintenant. Un nouveau pan de sa vie s'écroulait. Comment pourrait-il affronter Enelye désormais qu'il l'avait blessé? Il n'osait pas retourner la voir.

Il se tourna vers la jeune fille.

- Je suis désolé de t'embeter avec mes tourments. Je n'aurais pas du te gêner.

[je m'excuse pour ce rp, ça doit pas etre simple de jouer face à mon personnage. si tu préfères que je joue un varsgorn méchant et cynique, je changerais ce post, il suffira que tu m'envoie un mp ^^]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Dim 23 Mai 2010 - 23:06

L'inconnu ne s'attarda pas sur sa question, il l'avait juste jaugée puis s'était détourné, l'attention et l'esprit ailleurs. Elle s'effaçait devant lui et le sentait très bien. Cela n'était pas pour son déplaisir... Moins on s'interessait à elle, mieux elle se portait. Il parut réfléchir à sa question, lueur de souffrance dans son regard sombre, et répondit:

- Je serais incapable de te répondre. Je ne le sais plus moi même. Il y a quelques années, j'ai échappé de peu à la mort. Depuis ce jour, je n'arrêtais pas de dire que j'étais mort, que je n'étais plus qu'un revenant venu se venger. Aujourd'hui, j'ai l'impression que je suis vraiment mort. Je me sens vidé. Qui suis-je vraiment aujourd'hui? Je ne le sais plus.

Qui était-il donc? Un inconnu pour lui-même? Un pâle, ou plutôt, un sombre reflet de ce qu'il avait un jour été? Un mort-vivant? Un revenant selon ses propres mots? Un monstre au coeur de pierre froide? Puis non, il se disait changé, mort en profondeur. Claryse eut la vision d'une bougie que l'on souffle ou qui séteind quand il n'y a plus de cire...


Elle le vit carresser la pierre des murs et les inscriptions qui l'ornaient comme si elles allaient lui donner une réponse. Peut-être qu'elles lui parlaient, lui soufflaient quelques mots? La jeune femme soupira en elle-même, réalisant qu'il avait parlé.


- Je suis désolé de t'embeter avec mes tourments. Je n'aurais pas du te gêner.


C'est vrai, en quoi ses problèmes la concernaient-ils? Pourquoi décidait-il de lui raconter sa misérable vie dans une salle pareille? et à elle en plus! Elle réalisa que son indignation n'était pas utile et plutôt puérile. Sa vie n'avait pas été assez remplie pour qu'elle puisse critiquer celles des autres. Ses choix assez peu nombreux pour qu'elle se moque. Et il était tard. Ils devaient être les seuls à flaner à une heure si tardive en haut d'une tour. Sur qui d'autre aurait-il pu épancher sa douleur sinon une inconnue? Et si la vie de l'homme ne l'interressait vraiment pas, cela ferait longtemps qu'elle aurait fuit la conversation. Il l'avait intriguée. Qu'est-ce qui pouvait détruire l'identité de quelqu'un, le vider même?


- Tu ne me déranges pas. La nuit est douce et je ne suis pas fatiguée. Saches que les tourments sont fait pour être partagés. Le mieux c'est de le faire avec la personne concernée mais on peut toujours se rabattre sur un ou une inconnue. Je ne te connais pas et je ne représente pas une menace pour toi.


Elle reprit sa respiration et continua:


-Il y a une chose qui m'intrigue, qu'est-ce que peut mettre un homme dans cet état?


Elle s'était lancée, libre et fière, la tête la première dans les embrouilles. Elle venait de parler pour la première fois devant un inconnu à coeur ouvert. Elle ne savait pas comment il réagirait. Lui dirait-il la vérité ou s'esquiverait-il?

[ Edition possible =D ]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Sam 29 Mai 2010 - 21:47

Varsgorn avait toujours la main sur la pierre froide du mur. La question de la jeune fille l'avait troublé encore plus qu'avant. Depuis qu'il était revenu à l'académie, il avait l'habitude de mentir aux questions qu'on lui posait. Non, plus précisement, depuis qu'il était devenu un mercenaire, il mentait très souvent quand on lui posait des questions. C'était dans les coutumes du Chaos. Un mercenaire ne pouvait dire la vérité. Il devait être discret, ne plus avoir d'identité précise, devenir un véritable fantôme. Varsgorn avait été un tel homme mais aujourd'hui, il ne savait pas ce qu'il devait faire. Mentir et rester ce qui désormais le dégoutait en lui? Dire la vérité et se faire lyncher par les professeurs de l'académie ou peut-être même devenir la proie du Chaos et finir ses jours comme les dizaines de victimes qu'il avait lui-même tué? Non, il ne pouvait mentir, c'était certain. Il ne voulait plus mentir. Mais il ne pouvait pas non plus dire la vérité. Cette jeune marchombre innocente ne méritait pas d'être plongé dans l'horreur du Chaos.

- La folie. Tout simplement la folie. Je formais une jeune fille pleine de talent. J'ai été aveuglé par ma folie, par une envie de vengeance et je l'ai blessé. Je le regrette, elle aurait pu mourir à cause de moi. Aujourd'hui, je ne sais plus quoi faire. Je devrais peut être fuir loin de cette académie, me perdre dans l'immensité du Gwendalavir et ne plus jamais revenir. C'est ce que je mérite.

Varsgorn retira sa main de la pierre froide et il remit son gant. Il était vraiment prêt à partir pour de bon. Annoncer la mort du terrible Fantôme et se cacher quelque part dans le Gwendalavir. Il était suffisamment doué pour se tirer des dangers seuls. Il avait suffisamment d'argent pour subvenir à ses besoins.

Dans cette pièce dédiée aux marchombres, Varsgorn retenait une furieuse envie de sortir ses lames. Seul signe de son ancienne appartenance à l'Harmonie mais aussi signe de ses crimes. Des dizaines de victimes avaient été tuées par le cadeau du Rentaï. Assassin. Il était un assassin et il se rendait compte qu'il aimait tuer. Il était bel et bien un mercenaire dans l'âme. Il méritait de mourir.

[Je sais pas ce que j'ai en ce moment, je fais vraiment des posts courts ^^]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Mer 9 Juin 2010 - 21:21

Elle était tendue, l'homme se cramponnait au mur comme s'il pouvait le soutenir, le libérer du poids sa peine. Claryse sentit son regard l'effleurer, la jauger de nouveau et se détourner vers d'autres obscures pensées. La jeune femme percevait l'aura ténébreuse qui entourait l'inconnu alors qu'il ne disait rien. Le silence dura longtemps mais ça ne dérangeait pas la marchombre qui en profita pour essayer de se détendre, de contrôler son souffle et elle y parvint rapidement. Les leçons de Jiwan avaient porté leurs fruits. Elle ne fut donc pas surprise quand la voix résonna dans la tour. Chaque sonorités revoyaient un écho dans le vide et sur les murs de la salle, comme si les mots pouvaient prendre vie.

- La folie. Tout simplement la folie. Je formais une jeune fille pleine de talent. J'ai été aveuglé par ma folie, par une envie de vengeance et je l'ai blessé. Je le regrette, elle aurait pu mourir à cause de moi. Aujourd'hui, je ne sais plus quoi faire. Je devrais peut être fuir loin de cette académie, me perdre dans l'immensité du Gwendalavir et ne plus jamais revenir. C'est ce que je mérite.

Il était donc maître. Un maître marchombre qui guidait une élève sur la Voie. Comment ça formait? pensa-t-elle, Il ne doit pas lâcher son élève maintenant. Malgré la trahison et la douleur, une marchombre aimait son maître... Elle aurait besoin de lui quand elle irait mieux et qu'elle réaliserait qu'aucune autre personne ne méritait un si grande place dans son coeur, que l'homme pouvait lui apprendre tant de choses, tant de secrets. Elle lui en voudrait terriblement, c'était sûr,mais la rancoeur laisserait peut-être un jour place à la deception et elle s'en voudrait alors de l'avoir repoussé. Ou alors, l'élève de l'inconnu était aussi cpricieuse et fière que Claryse au début de son apprentissage et refuserait en bloc de le revoir, préférant choisir un nouveau maître ou une nouvelle voie qui ne croiserait jamais plus celle du marchombre. En tout cas, pour le malheur de son interlocuteur il n'y avait qu'elle qui pourrait choisir que faire de sa vie.


La répétition du mot "folie" la frappa de plein fouet. Elle l'avait tant entendu dans la bouche sa mère depuis son départ du domaine familial qu'elle eu un haut le cœur. la folie était un terme si vaste, si déformé, qu'elle ne savait plus lui en donner une définition exacte. La folie expliquait-elle tout? Pouvait-elle justifier le départ d'une enfant de chez elle, le meurtre d'une femme adultère par son mari, le viol par un conquérant, la brutalisations exagérée envers un animal, la blessure que l'on inflige à une personne que l'on aime? Non, la folie ne caractérisait pas tout et ne justifiait que très peu de chose. Elle pouvait être là, sous jacente, sans causer de préjudice si un élément déclencheur n'intervenait pas: la tristesse, la colère, le désir, le mépris ou la vengeance...

Enfin, si l'inconnu ne parlait pas de tout, c'était que cela ne la regardait pas et elle ne s'étendit pas sur le sujet. Elle se fichait du résultat de cette conversation et voulait cependant l'aider, mais le sentait déjà s'éloigner d'elle, de la discussion et de la raison. Le feu de la colère et des regrets était-il si ardent qu'il prenne toute la place?

Elle ne savait plus quoi faire pour tenter de le raisonner et lui apporter un soutien qu'il ne méritait sans doute pas,; Elle était lasse de se débattre avec les sentiments d'un homme qu'elle ne connaissait pas et qui ne faisait rien pour s'aider lui-même. Elle décida de faire une nouvelle tentative:

- Les regrets sont de nobles sentiments car ils font réfléchir mais ne les laisse pas prendre une place trop importante ou ils te dévoreront.

Elle continua, espérant que la "folie" de l'homme n'interprète pas mal ses paroles.

- La seule personne qui mérite à présent de savoir la réalité et qui puisse décider du reste de ta vie, c'est ton apprentie. Laisse-lui le choix de t'en vouloir ou de te pardonner. De toutes façons si elle te veut encore comme maître, elle n'hésitera pas, je pense, à parcourir le monde à ta recherche.

Elle se tourna vers l'extérieur et la nuit qui s'épaississait en tripotant le manche de son poignard qu'elle portait à la ceinture.

[ Edition possible à nouveau xD Et, désolée pour l'écriture, problèmes de copier collage et j'arrive plus à changer la taille... ><]

[Edit Admin : Taille remise Wink ]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Ven 11 Juin 2010 - 7:29

Les regrets étaient de nobles sentiments? Quelle folie! Regretter, c'était hésiter, reculer. Un Homme ne pouvait se permettre d'hésiter avant d'avancer. Une seconde d'hésitation et on pouvait mourir. Le Chaos n'hésitait pas lui. Varsgorn n'hésitait jamais avant de se jeter dans le feu de l'action. Toutes ses victimes, il les avait tué sans jamais regretté. Jamais il n'avait regardé derrière lui. Varsgorn se rendait compte que ce n'était pas son côté assassin qu'il regrettait. Il aimait tué. Traquer une proie, guetter le meilleur moment avant d'agir, sentir qu'on tient la vie de la victime entre ses doigts, c'était jouissif pour Varsgorn. En étant assassin, c'était lui qui avait le droit de vie ou de mort sur ses cibles. Il avait le même pouvoir que les dieux eux-même.

Ce qu'il regrettait vraiment, c'était son allégeance au Chaos, cette haine immense envers les marchombres. Il avait voulu tuer Anaiel, se venger. Au lieu d'affaiblir l'harmonie, c'était lui qui avait accusé le coup. Le poignard s'était enfoncé dans la chair d'Enelye. Varsgorn aurait préféré recevoir le couteau lui-même. Il aurait moins souffert. La mort, c'était bien longtemps qu'il n'en avait plus peur. Il avait envoyé tellement de victimes dans l'au-dela que la faucheuse était devenue une amie pour lui. Personne n'a peur de ses amis. Quand le moment serait venu, il allait accueillir la mort à bras ouverts et avec le sourire. Pourtant, Varsgorn n'était pas suicidaire pour autant. Il voulait continuer de vivre le plus longtemps possible. Si ça n'avait pas été le cas, il se serait jeté du haut de la tour marchombre pour mettre fin à ses jours et ne plus gêné personne. Ca aurait été si simple.

- Malheureusement, tu ne connais pas tout. Tu ne peux connaître toute l'étendue du problème. Mon apprentie ne peut plus me suivre. Mes pas sont parsemés de tristesse et de souffrance. Elle ne peut décider de me suivre, son âme est pure alors que la mienne est tachée. Je ne peux lui demander de me pardonner. Je n'ose même pas aller la voir. Je ne veux pas croiser son regard. J'ai besoin de savoir si elle va bien mais sans la voir elle. Je ne pourrais supporter d'entendre ce qu'elle doit cacher au fond de son coeur. L'exil est la dernière solution qu'il me reste.

Il se retourna et il fixa la jeune marchombre dans les yeux. Malgré que le visage du mercenaire était recouvert par la capuche de sa cape, elle devait bien sentir le regard de Varsgorn.

- Ne quitte jamais la Voie, ne t'en éloigne pas sinon tu le regretteras un jour. J'ai commis des erreurs par le passé et elles reviennent aujourd'hui. La redemption, je ne pourrais l'attendre, pas après ce que j'ai fait. Alors surtout fais pas attention de garder les deux pieds sur le chemin qui est tien: celui de l'Harmonie.

Ca commençait à être évident qu'il appartenait au Chaos mais il s'en moquait. Le Chaos n'avait plus d'importance pour lui. Il allait être traqué comme une bête par des assassins du Chaos. Il ne pouvait en vouloir à ceux qui allaient le poursuivre. Seulement quelques jours auparavant, il était encore comme eux.

[Si tu as des problèmes avec le rp, n'hésite pas à me contacter ^^]


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Mer 16 Juin 2010 - 14:55

Claryse entendait le souffle de l'homme dans son dos et l'imaginait méprisant et dur. Elle comprenait l'aspect ingénu et illusoire de ses paroles. Son manque d'expérience l'empêchait de pouvoir tout comprendre. Elle réalisa que son âge ne lui permettait pas de donner des conseils avec un air supérieur à qui que ce soit. Depuis le début de leur conversation, elle avait appris tellement de chose sur elle-même et sur ses relations avec les autres qu'elle se sentit bête. Sa manière de parler, trop hautaine et distante que Jiwan tolérait mais que les gens qu'elle rencontrait méprisait ou detestait. Déjà, son statut de marchombre la mettait à l'écart mais elle comprit enfin que son attitude éloignait quiconque voulait lui parler. La voix grave de l'homme rompit ses pensées et elle se retourna vers lui pour ne voir que son dos:


- Malheureusement, tu ne connais pas tout. Tu ne peux connaître toute l'étendue du problème. Mon apprentie ne peut plus me suivre. Mes pas sont parsemés de tristesse et de souffrance. Elle ne peut décider de me suivre, son âme est pure alors que la mienne est tachée. Je ne peux lui demander de me pardonner. Je n'ose même pas aller la voir. Je ne veux pas croiser son regard. J'ai besoin de savoir si elle va bien mais sans la voir elle. Je ne pourrais supporter d'entendre ce qu'elle doit cacher au fond de son coeur. L'exil est la dernière solution qu'il me reste.


Voilà, elle avait raison, elle parlait sans savoir, était trop inexpérimentée pour lui être d'une quelconque aide. Malgré l'envie dévorante, elle repoussa l'idée de répliquer; il avait fait son choix et sa détermination semblait inflexible. Il se retourna vivement et la fixa, une flamme dans le regard aux yeux cachés par la capuche. Ce qu'elle sentit la brûla autant que sa replique suivante:


- Ne quitte jamais la Voie, ne t'en éloigne pas sinon tu le regretteras un jour. J'ai commis des erreurs par le passé et elles reviennent aujourd'hui. La redemption, je ne pourrais l'attendre, pas après ce que j'ai fait. Alors surtout fais pas attention de garder les deux pieds sur le chemin qui est tien: celui de l'Harmonie.


Comment pouvait-il envisager qu'elle quitterait un jour la Voie qu'elle aimait tant; une Voie qui donnait enfin un sens à sa vie, un destin et la liberté? Encore des regrets, toujours les regrets: n'avait-il que ça en tête, lui qui semblait les mépriser? Et puis que voulait-il donc dire par l'Harmonie? Bien sûr, elle comprenait le sens commun du mot mais elle sentait la majuscule et cela l'intriguait. Ce mot renvoyait des échos en elle, comme un rêve brouillé.

***

Elle se souvint soudain un jour l'avoir entendu de la bouche de Jiwan alors qu'elle voulait couper une main à un voleur. Il lui avait dit, sourire aux lèvres: "Pour garantir l'Harmonie de ta Voie, tu ne dois jamais te comporter en bourreau. N'inflige pas un chatiment que tu pourrais regretter. Cet homme t'as peut-être volé pour nourrir ses enfants. En lui coupant une main, tu l'empêcherais d'exercer un métier ou de s'occuper de sa progéniture. Reflechis-y donc à deux fois " Suivant le conseil de son maître, elle avait chassé l'homme, propriétaire d'une fine cicatrice toute neuve, à coup de pied dans le derrière pour qu'il se souvienne du jour où il avait volé une bourse et failli perdre une main.

***

Le discour de l'inconnu ressemblait à un sermon et sous-entendait qu'il existait une route différent à l'Harmonie et qu'il l'avait parcouru, ou qu'il la parcourait encore. Que signifiaient ces phrases sybillines? Qu'était l'autre Voie? Jiwan avait-il passé sous silence l'information ou l'ignorait-il?


- Je suis ma Voie et je n'ai pas l'intention de la quitter en si bon chemin. Merci cependant de me prévenir du danger. Que signifient tes sous-entendus? Quelle est l'autre Voie à l'Harmonie?

Maintenant c'était elle qui le fixait avec insistance, bouleversée; que cachait ce mystère? Elle espérait que l'inconnu lui expliquerait réellement la vérité et ne la laisserait pas dans l'inconnu.


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Sam 19 Juin 2010 - 18:39

L'autre voie? Elle ne connaissait pas le Chaos? Cette jeune fille était-elle encore en formation pour ne pas avoir entendu parler des mercenaires? Son maître était-il suffisamment stupide au point de taire ce fléau? Un marchombre n'avait pas le droit d'ignorer qui était les mercenaires du Chaos. D'ailleurs aucun habitant de Gwendalavir n'avait le droit d'ignorer qui était le Chaos et quel danger il représentait pour chaque personne. Cette jeune marchombre devait savoir. Pourtant, Varsgorn n'était pas celui qui devait lui enseigner une telle chose. Son maître l'avait façonné comme il le désirait, ce n'était pas un autre de tout changer, surtout s'il s'agit d'un mercenaire du Chaos.

- Il existe bel et bien une voie qui s'oppose à l'Harmonie des marchombres. Pourtant tant de choses les rapprochent. Regarde moi. J'ai choisit l'autre voie et pourtant, je suis certain que tu m'as pris pour un marchombre. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus. Si ton maître ne t'a rien dit, c'est qu'il a ses raisons. Tu gardes ainsi une innocence que j'ai perdu il y bien longtemps.

Il repensait à ses années d'apprentissage. Il détestait tant Elhya aujourd'hui. Etait-ce parce qu'il était devenu mercenaire? Ou alors avait-il vraiment raison de la détester? Il serait peut être devenu un homme différent s'il avait eu un maître différent. Serait-il devenu un mercenaire tout de même? Il n'en savait rien et pourtant, en y repensant bien, ce n'était pas Elhya qui l'avait poussé vers le Chaos. S'il n'avait pas été laissé pour mort au milieu des cadavres d'une bande de Raïs, il serait encore marchombre.

- Je ne sais pas si tu es en âge de prendre un élève pour suivre tes pas mais surtout, surveille-le bien. Ne le lâche pas trop tôt et ne l'abandonne jamais. Ainsi, tu éviteras qu'une autre personne devienne comme moi.


Varsgorn sera les poings et il fit sortir les deux lames dissimulées dans ses poignets. Stupide Rentaï. Pourquoi as-tu accordé cette greffe à un tel homme? Mercenaire. Assassin. C'était tellement loin de l'Harmonie. Pourquoi? Il s'était trompé. Etait-il le seul dans ce cas-là? Ou alors le Rentaï avait-il vu autre chose dans l'âme de Varsgorn? Trop de questions. Si peu de réponses. Mourir ne résouderais rien. Les questions resteraient là. L'avenir lui apportera peut-être des réponses. Attendre, il devait attendre. C'était la meilleure solution.

Varsgorn fit rentrer ses lames qui disparurent dans ses poignets, comme si elles n'existaient pas.


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MessageSujet: Re: Obscurité et Liberté [Terminé]   Lun 21 Juin 2010 - 17:48

Claryse vit la surprise agrandir les traits de l'inconnu encapuchonné, elle vit son visage reprendre une expression neutre et son coeur se mit à battre la chamade. Elle aurait voulu que Jiwan ne la mette pas dans une situation pareille, qu'il lui apprenne tout, qu'elle n'est plus jamais à se soucier de passer pour une ignorante, pour une gamine. L'homme lui répondit, d'une voix qui semblait mesurée.


- Il existe bel et bien une voie qui s'oppose à l'Harmonie des marchombres. Pourtant tant de choses les rapprochent. Regarde moi. J'ai choisit l'autre voie et pourtant, je suis certain que tu m'as pris pour un marchombre. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus. Si ton maître ne t'a rien dit, c'est qu'il a ses raisons. Tu gardes ainsi une innocence que j'ai perdu il y bien longtemps.

Une innocence? pouvait-on qualifier d'innocence la sensation qu'elle éprouvait maintenant? L'impression que le monde, son monde, s'arrêtait de tourner; que tout ce qu'elle avait découvert grâce à son maître n'était que mensonge ou oubli volontaire? Elle se sentit mal. La tête lui tournait. Elle se retourna vers l'au-dehors, vers le peu d'air qui soufflait pour essayer de se maîtriser. Elle ne savait pas quoi répondre, quoi penser. Elle réalisa que peut-être Jiwan ne connaissait lui-même pas cette "autre Voie" qui commençait à vraiment l'effrayer. D'ailleurs, l'homme lui même lui faisait froid dans le dos, il lui était tant inconnu, avec ses réponses évasives, son air sombre et sa capuche sur la tête. Elle ne le connaissait pas et il ne la connaissait pas.


- Je ne sais pas si tu es en âge de prendre un élève pour suivre tes pas mais surtout, surveille-le bien. Ne le lâche pas trop tôt et ne l'abandonne jamais. Ainsi, tu éviteras qu'une autre personne devienne comme moi.


Elle n'écouta ses conseils que d'une seule oreille, reflechissant au moyen qu'elle avait de connaître la vérité sur cette Voie étrange et mystérieuse qui, au lieu de l'attirer, la dégoûtait, la repoussait. Ce qu'elle entendit ensuite, la fit sursauter. Bruit de chuintement caractéristique. Entendu plusieures fois avec son maître. Greffe. Rentaï. Le Rentaï accordait donc un tel don qu'est la Greffe à un tel homme? Cette révélation la fit de nouveau vaciller dans ses convictions, dans ses doutes. Devait-elle accomplir cette expédition, risquer un refus et une deception? Risquer d'être ébranler dans sa foi de marchombre? Elle soupira. Elle avait déjà répondu à cette question des dizaines de fois. Elle attendrait d'être sûre, de savoir que quoique qu'il se passe là haut, elle resterait marchombre. Pour l'instant, elle avait peur de découvrir qu'elle ne méritait pas la Greffe. Elle chassa cette idée et déclara:


- Merci pour tes bons conseils et tes explications, Inconnu, mais je commence à fatiguer. Le jour poindra bientôt et je travaille demain. Je te souhaite bien du courage.


Elle le salua d'un mouvement de tête et redescendit la paroi avec agilité et rapidité. Elle en avait marre de jouer à tourner autour du pot. Une fois en bas, elle jeta un dernier regard en haut de la Tour et laissa la nuit l'emporter vers son lit qui l'attendait. Sa dernière pensée avant de sombrer fut qu'il fallait qu'elle ai une conversation avec Jiwan.


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