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 Chroniques de Nakéridor

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Anonymous

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MessageSujet: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeMer 20 Juin 2007 - 19:51

À moi de jouer !



PROLOGUE




C’est la nuit. Un homme est seul, assis devant un feu presque mort. Juste quelques braises, à vrai dire, qui illuminent faiblement la clairière dans laquelle il se trouve. Tout autour, la forêt. Une vaste et sombre forêt. La Forêt des Ombreux, où se terrent les pires bestioles du Mont Perdu Nakéridor.

Tout d’un coup, le vent souffle. Le brasier s’éteint.

Puis, dans l’obscurité nocturne, un sifflement. Chuintement d’une lame sortant d’un fourreau.

L’homme tombe à terre, mort.
L’Assassin essuie sa lame et la rengaine.
Le vent souffle.
Il n’y a plus personne.


Le cadavre gît sur le sol dans une mare de sang. S’il y avait de la lumière, on pourrait lire sur son visage qu’il savait qu’il allait mourir.


***



Toujours dans la Forêt des Ombreux, mais plus au Nord, à des lieues de l’assassinat, un homme et une femme se faisaient face. Ils étaient tous deux en garde.

L’homme avait dégainé une monstrueuse Hache. Elle lui arrivait au torse, lui qui déjà devait avoisiner les deux mètres trente. Le tranchant de l’arme était parfaitement affûté. Le Guerrier était bien bâti. Très grand, comme précédemment mentionné, il devait peser entre deux cent cinquante et trois cents livres. Il devait avoir entre trente et quarante ans. Ses cheveux étaient longs et emmêlés; il était brun. Son corps était de chair et de muscles. Il avait un teint cireux, et arborait une mine assez fatiguée, mais il n’en semblait pas moins capable de manier son engin de mort, cette terrible Hache.

Quant à la jeune femme, elle possédait de longs cheveux blonds qui atteignaient le milieu de son dos. Ils étaient noués en une longue tresse. Ses traits étaient fins, ses yeux couleur noisette. Assez jolie. Elle devait être âgée d’une vingtaine d’années. Elle était plus petite que son adversaire, et mesurait environ un mètre soixante-quinze. Taille dérisoire par rapport au colosse qui lui faisait face, mais tout de même respectable. Elle était par conséquent moins lourde et se pesait dans les cent vingt livres. Elle était fine et musclée. Ses gestes étaient souples, en harmonie avec son Sabre.

Les deux combattants émérites tournèrent tout d’abord en rond autour d’un brasier, jusqu’à ce que l’homme prenne la parole d’une voix grave et caverneuse :

— Alors ? Tu es prête ? Ça fait des années que j’attends ce combat ! J’espère que tu ne me décevras pas, Shaijal.

— Tss… Toujours aussi arrogant, Mergin. Prépare-toi bien, tu vas mordre la poussière. Je ne te laisserai pas t’échapper, cette fois.

— Ne me déçois pas, Shaijal.

Le colosse cracha par terre. Il plaça de justesse sa Hache entre le Sabre de la jeune fille et sa tête. Celle-ci avait frappé avec rapidité, force et précision.

Cette attaque marqua le début du combat. Un bien rude combat…


***



L’Assassin, après avoir accompli sa tâche de Mercenaire, grimpa sur un arbre. Puis il se mit à sauter de branche en branche. Épuisant transport. Mais pas pour lui. Il avait subi un rude entraînement durant des années, et le continuait toujours, mais seul. Il avait été Apprenti Mercenaire dans la plus prestigieuse académie. Il avait été l’un des très rares à en ressortir vivant. Et diplômé, bien plus rare encore. Il était l’une des deux seules personnes à avoir reçu un Diplôme d‘Assassin, l’année de son épreuve. Et la deuxième personne était sa rivale.

Il sautait donc de branches en branches. Ce petit manège dura une heure entière lorsque soudain, il entendit au loin un hurlement. Le sauvage hurlement d’un Loup des Ombres. Il accéléra. Le hurlement retentit de nouveau. Plus net. Plus intense. Plus proche. L’Assassin accéléra encore. Et le hurlement se fit encore entendre. Tout proche. À à peine une dizaine de pieds derrière lui. C’était un hurlement agressif, qui ne laissait aucun doute quant aux intentions de l’animal. Malgré lui, le Mercenaire dégaina sa lame, sauta à terre et fit face à la créature. Il préférait un combat en face à face plutôt que de se faire déchiqueter et dévorer par la bête alors qu’il sautait de branches en branches.

Un combat contre une créature de ce genre était presque perdu d’avance. Tout d’abord, elle était deux fois plus grosse et lourde que lui. Ensuite, elle était plus rapide. Et dernièrement… Le Tueur Stipendié avait eu des échos sur la terrible capacité des Loups des Ombres: leur regard, puits de noirceur et de Ténèbres, gèlerait ceux qu’il rencontrerait.

Ses réflexions ne purent d’approfondir. Il fut interrompu par une patte de l’animal qui fonçait sur lui, toutes griffes sorties. Il esquiva de justesse l’habile coup et frappa à son tour. La créature plia ses jambes. L’épée du vénal ne put cueillir qu’une touffe de poils. La position du monstre lui procura un élan qui lui permit de sauter sur son adversaire. L’habile escrimeur fut pris au dépourvu. Il tenta de sauter au sol, mais trois griffes lui entaillèrent la chair. S’il avait mal, ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur son sort; il devait se battre. Il se releva, et, son bras gauche étant blessé, il passa son épée à sa main droite.

Soudain, le Loup des Ombres plongea ses yeux dans les siens. Un regard sombre, comme on le lui avait décrit. Un regard terrifiant. Bientôt, ses membres s’engourdirent, il se mit à trembloter. Il abandonna tout espoir. Il allait mourir ici, dévoré par une créature démoniaque. Il avait beau être doué en escrime, ses talents ne lui servaient à rien devant cette magie du diable. Il tituba et laissa sa lame tomber au sol.

Soudain, un sifflement dans l’air attira son attention. Une flèche se planta dans le flanc de la bête. Celle-ci hurla et s’écroula à terre. Une autre flèche se ficha droit dans le cœur du Loup. Nouveau hurlement. Plus intense que jamais. Dernier hurlement de cet animal. C’en était fini de lui.

Libéré de l’emprise de la créature, le Mercenaire ramassa sa lame et la rengaina. Tel un rituel, il se pencha et arracha une dent au loup. Il l’ajouterait à son collier de trophées prouvant ses victoires contre diverses bêtes lorsqu’il serait en mesure de pratiquer un trou dans la dent.

Un homme vint à sa rencontre, il tenait un arc en bandoulière; ce devait être lui qui avait abattu le bar. Il était grand et mince, un corps assez musculeux, et ses traits étaient chaleureux. Il avait de longs cheveux châtains. Il alla récupérer ses flèches; elles étaient magnifiques: toutes en bois de sapin verni, empennées de plumes rouges, leur pointe métallique pénétrait bien la chair et permettait de les retirer facilement, et elles semblaient légères; c’étaient des flèches de qualité supérieure. L’arc quant à lui, était sublime: manipulable avec aisance, vu la facilité avec laquelle l’archer avait tiré, sa corde était bien tendue, mais pas trop, tout en bois d’if verni et décoré, avec quelques caractères gravés dessus que le vénal ne distinguait pas. En connaisseur, le Tueur distinguait tous ces détails à l’œil nu. Enfin, l’archer émérite prit la parole d’un ton sympathique:

— Eh bien, l’ami, que faites-vous dans la terribles Forêt des Ombreux et les mille dangers qu’elle recèle, et de nuit, en plus ?

— Je peux vous retourner la question.

— Vous voulez savoir ce que j’y fais ? Eh bien c’est très simple. Je suis un Traqueur, un Chasseur, et je cherche une Licorne Dorée, espèce extrêmement rare, qui serait, d’après les vagues informations de mon client, dans le Nord de la Forêt des Ombreux. Mais, quel est votre nom ?

— Je suis Eïmen le Mercenaire. Vous ne vous êtes pas encore présenté.

— Mon nom est Siraya, Siraya le Traqueur.

— Je n’ai pas l’habitude de le faire, mais je vous dis merci. Sans vous, je serai peut-être mort à l’heure qu’il est. Mais je dois vous abandonner. Je fais route en solitaire. Je n’aime déjà pas bien l’idée que vous m’ayez sauvé la vie, alors…

— Faites comme vous voulez, mais je vous conseille d’attendre la fin de la nuit.

— Je vais y aller. Mon embaucheur m’attend. J’ai accompli ma mission, je dois maintenant retourner le voir au plus vite.

— Comme vous voudrez, tant pis. Mais vous avez vu que les monstres de cette forêt sont bien féroces et redoutables.

— Ne croyez pas que je ne sais pas me battre parce que cette stupide bestiole a usé de Magie.

— Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que quand on sait se battre, on ne redoute pas même la Magie.

— Adieu, lui répondit froidement Eïmen.

Il s’en alla.


***


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MessageSujet: Re: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeMer 20 Juin 2007 - 19:56

Dans une clairière, Siraya était assis en tailleur devant un feu qu’il avait fait. Enveloppé dans une couverture, il écoutait les brindilles sèches craquer et admirait les longues flammes orangées. Il songeait à maintes choses. Notamment à sa famille.

Très jeune, dans son petit village natal d’Elnius, situé entre la Forêt des Ombreux, la Crête Céleste et la Source de la Rivière du Passeur, il avait appris à se débrouiller seul. Ses parents n’avaient guère de temps pour s’occuper de lui. Ses grands frères, eux non plus, ne lui consacraient pas de temps. Il était le dernier de la famille. Chez lui, il accomplissait toujours les tâches de basse besogne. Chez lui, on l’appelait constamment:

— Siraya, va éplucher les pommes de terres !

— Siraya, va préparer le feu pour le potage !

— Siraya, fais ceci, fais cela !

Comme il aurait préféré des tâches où qui suscitaient une grande force, comme labourer les champs, ramasser du bois mort dans la forêt, ou mieux, couper des arbres pour se préparer aux rudes hivers qui s’abattaient tous les ans sur Elnius et ses habitants… Et participer aux loisirs de ses cinq grands frères, comme le lancer de couteaux, des combats à l’épée, ou plutôt au bâton, et du tir à l’arc avec des armes de fortune qu’ils confectionnaient eux-mêmes avec la première branche trouvé et un bout de ficelle grossier et épais, et peu tendu, ainsi qu‘en guise de flèches, des fines branches taillées en pointe. Mais, non, il ne pouvait pas jouer avec eux. Ses frères ne l’acceptaient pas.

Bien malgré cela, il tirait quand même à l’arc et lançait le couteau, seul, s’entraînant sur un
arbre. Et il s’avérait doué. Du moins, pour son jeune âge, et en prenant en considération que ses séances de tir ne demeuraient qu’occasionnelles. Il était arrivé à lancer le couteau sept fois sur dix en plein dans le mil. En tir à l’arc, ses essais s’avérèrent moins fructueux, certainement en raison de la qualité de son attirail.

Même s’il était bien heureux de trouver un peu de temps pour se distraire de la sorte, Siraya n’avait que très peu de temps. Ses tâches quotidiennes de nettoyage, d’épluchage, et bien d’autres choses lui prenaient la majeure partie de son temps. Et cela le rendait triste de ne pouvoir jouer quand il le voulait comme les riches enfants, qui s’amusaient toujours, avaient des vêtements assez coûteux… Ce n’était pas tellement cela qui lui manquait, en fait. Ce qu’il aurait aimé, c’est pouvoir faire des choses plus dures et moins ennuyeuses que l’épluchage de pommes de terre, et chasser. La chasse, le tir à l’arc, le lancer de couteau, éventuellement… C’était cela qu’il aimait, Siraya. Il aimait la chasse. Et il s’attristait de ne pouvoir en faire.


Mais tout fût encore pire lorsqu’une troupe de pillards armée et équipée de chevaux arriva dans son village. Elle mit tout à feu et à sang, pilla les récoltes, brûla les champs et les maisons, saccagea tout et massacra les habitants d’Elnius. Tous moururent. Tous. Sauf le jeune Siraya qui n’avait à l’époque que dix ans. Sa famille mourut sous ses yeux. Il pleura mais ne dit rien et resta caché derrière un tronc d’arbre, à la lisière de la forêt. L’un de ses frères fut égorgé, un autre reçut une flèche dans la poitrine, un troisième eut le crâne broyé par une massue. Les membres de sa famille moururent de façons tant variées qu’atroces. Son père, sa hache de bûcheron à la main, avait abattu deux pillards avant qu’une lame ne pénètre son foie. Sa mère, elle, fut éventrée par des couteaux de lancer. Con coutelas était par terre à ses pieds. Elle avait tenté de se battre aux côtés de son mari.

Ces évènements tragiques avaient troublé Siraya. Car même si ses parents n’avaient pas toujours été les meilleurs des parents, il les aimait et il aimait ses frères.

Quelques heures après le départ des pillards, il quitta enfin sa cachette. Deux jours durant, il resta aux abords de la forêt, se nourrissant de baies et dormant dans les arbres. Pour l’eau, il se servait dans la Rivière du Passeur. Pendant la journée, il allait voir ses défunts parents, le cœur serré, et leur murmurait tout doucement des paroles douces, leur disant qu’il les aimait, et qu’il ne les oublierait jamais, qu’il se battrait pour eux et rétablirait la justice auprès de ces pillards, qu’il les traquerait tous sans pitié jusqu’au dernier. La haine s’insinuait dans son cœur et son désir de vengeance était grandissant.

Puis il quitta peu à peu son village natal, s’éloignant. De temps en temps, il prenait son arc et son coutelas et s’éloignait un peu des ruines d’Elnius. Il n’allait jamais bien loin, pas plus d’une demie lieue autour du village en cendres. Il explorait les alentours. Il montait tantôt un petit peu dans la montagne et s’enfonçait tantôt dans les premières lieues de la forêt, commençant à apprendre les rudiments de la chasse. Il traquait des daims, apprenait à les poursuivre sans se faire repérer, à identifier les empreintes animales dans le sol, à connaître les dangers de la montagne et de la forêt. Ceci lui donna aussi l’occasion d’ajuster ses tirs à l’arc. Au bout d’une semaine d’entraînement il eut son premier faon, il put enfin savourer son premier vrai repas consistant depuis presque dix jours.

Il sépara le cuir de la chair avec son coutelas, accrochant un peu de viande de la jambe de l’animal à sa ceinture et en mangeant une partie. Il conserva la peau et entreprit de la tanner. Tâche longue et rigoureuse. Certains en faisaient un métier. Siraya ne fut donc pas étonné de ne rien produire, mises à part quelques touffes de poils tombées par terre. Déçu, il se dit qu’il la vendrait en ville.

Sa joie retomba bien vite lorsqu’il arriva à cours de viande, au bout de seulement quinze jours. Il ratait assez souvent sa cible, bien qu’il fut bon si on prenait en compte la qualité de son arc. Repoussant l’idée de reprendre un régime de reprendre un régime de baie, il se résigna à trouver la ville la plus proche. Mais il n’avait aucune connaissance du monde qui l’entourait. Il avait toujours vécu à Elnius et n’en était sorti qu’après le massacre de son village. Tant pis. Il marcherait.

Il retourna dans son village. Ses parents étaient toujours devant les cendres de leur maison. Il eut la gorge nouée en constatant que des vers commençaient déjà à dévorer le cadavre. Il pleura. Il les embrassa tour à tour. Puis il se dirigea vers ses frères qui avaient subi un sort atroce. Il les salua. Puis il passa faire un adieu à tous les membres du village ravagé d’Elnius. Enfin, il partit en sanglotant.

Mais il fit demi-tour. Non, il ne pouvait pas laisser tout le monde pourrir sur place. Il se dirigea vers l’entrepôt de Filjih le Forgeron. Il y prit une pelle. Il retourna devant sa maison. Il creusa, creusa, creusa encore et encore. Toute la nuit il creusa, puis toute une matinée. Déjà un impressionnant monticule de terre s’élevait derrière lui. Enfin, il s’arrêta. Il était épuisé. Un à un, il traîna tous les morts jusqu’à la fosse. Un à un, ils tombèrent mollement. Un à un, ils s’entassèrent dans la fosse, qui peu à peu se remplit. Il mit encore tout l’après-midi à enterrer tout le monde. Enfin, sa rude tâche finit, Siraya reboucha la fosse. Il planta son coutelas dans la terre pour marquer le territoire des morts de la cité. Il venait de creuser une fosse d’au moins six coudées, et il avait traîné à travers Elnius vingt-huit corps.

Enfin, épuisé, Siraya repartit, laissant derrière lui sa famille et sa tristesse.

Il ne garda que sa haine.

Soudain, interrompant ses pensées et le faisant revenir dans la réalité, Siraya vit une ombre se découper nettement sur le sol, au clair de Lune.


***


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MessageSujet: Re: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeMer 20 Juin 2007 - 20:00

Mergin hurla sauvagement et abattit sa Hache de toutes ses forces sur Shaijal. Celle-ci sauta en arrière pour esquiver, prit appui contre un arbre et se jeta sur lui. Le colosse fut surpris et ne put éviter le Sabre qui se glissa sournoisement à travers sa garde et mordit sa chair tel un serpent. Le géant grimaça, mais se ressaisit aussitôt. Il feinta un coup de Hache et en profita pour donner un coup de pied dans le poignet de son adversaire. Il avait visé juste. La lame sauta de la main de Shaijal et tomba à terre. Celle-ci esquissa un geste vers sa lame, mais le Barbare s’interposa. Tant pis : la jeune femme savait se battre à mains nues. Elle se baissa à temps pour éviter le tranchant de la bipenne. Un autre coup partit, à la verticale cette fois. L’agile guerrière roula à terre, se faufila entre les jambes de Mergin, récupéra son sabre et se redressa. Elle donna un coup du fil de son arme. Le colosse n’eut guère le temps de réagir.

La lame siffla aux oreilles du géant. Bruit amplifié par sa terreur.

Elle avança à la vitesse de l’éclair. Elle avança très lentement aux yeux du combattant qui eut à peine le temps de se retourner. Plus près, toujours plus près.

Enfin, elle entra en contact avec sa chair. Et elle continua à avancer. Encore plus loin.

Il ne ressentit rien au début. Ensuite, il sentit du froid. Ensuite, de la douleur. Ensuite… Rien.

La lame ressortit du côté de l’abdomen, puis fut retirée.

Shaijal l’essuya puis la rengaina.
Le vent souffla.
Il n’y avait plus personne.



***



— Alors, tu es revenu, Eïmen ? demanda ironiquement Siraya.

— …

— Dormons, la journée sera dure, demain.

— …

— Bonne nuit !

— … Bonne nuit, lâcha le Mercenaire de mauvaise grâce.

Il s’endormit vite. Le Traqueur, lui, repensa à son enfance.

Après avoir quitté Elnius, vingt-six jours après le massacre, il se dirigea vers une ville. Ne connaissant pas très bien les alentours, il se basa sur ce qu’il avait entendu par les habitants du village. Il y avait au Sud-Est, disait-on, une ville assez grande, loin, certes, d’égaler une grande ville telle que Xamésarius, mais bien plus riche que le patelin d’Elnius; elle s’appelait Varnius. Il marcha deux jours durant, se nourrissant des restes de daim et s’abreuvant dans le Lac du Passeur.

Après ces deux rudes journées de marche forcée, il put enfin apercevoir une palissade en bois. Enjoué, il se mit à courir pour atteindre bientôt un panneau de bois grossièrement taillé formant une flèche indiquant la porte de bois bien gardée de la grande cité. Il ne savait pas lire mais devina que c’était nom de la commune qui était gravé sur le matériau. La pancarte ressemblait à ceci:


[ Il y a une image, normalement, avec un panneau indiquant 'Varnius'. ]


Siraya se mit à courir de plus belle et franchit la porte ouverte sans encombres: les gardes étaient à moitié endormis et ne prirent pas la peine d’effectuer leur habituel contrôle sur un enfant de bas âge. Sans doute étaient-ils trop flemmards pour s’arracher à la posture peu confortable mais plus agréable que l’alignement règlementaire qu’ils avaient adoptée auparavant. Compréhensible.

Siraya était stupéfait devant la taille de la ville. Gigantesque elle était au moins quinze fois plus grande qu’Elnius. Ses richesses étaient émerveillantes. Il y avait un Temple pour chacune des Divinités, tous minutieusement et magnifiquement décorés. La pierre utilisée pour la fabrication du Temple était la plupart du temps le marbre. Le marché, quant à lui, était somptueux; on y vendait de tout, des fruits aux armes et des vêtements aux meubles. On y trouvait vite son bonheur.

C’est là que le jeune Chasseur se rendit. Derrière chacun des étalages, les marchands hurlaient, vantant la qualité de leur marchandise. Très vite, le jeune garçon d’intéressa à un tanneur. Il admira un instant toutes les peux d’animaux proprement découpées et cousues, jusqu’à ce que le vendeur ne l’interpelle. Celui-ci était assez grand, des cheveux bruns coupés court occupaient le sommet de son crâne, et ses yeux étaient verts. Sa chaude voix lui rappelait celle de son père. Une vague de tristesse l’envahit, puis il se ressaisit.

— Eh ben, mon p’tit ! Tu veux acheter quelque chose, peut-être ?

— Euh… J’ai une peau à vendre.

— Ah bon ? Montre-moi donc ça.

Siraya décrocha la peau qui pendait à sa ceinture et la tendit au marchand.

— Hmmm… (Il fit mine de réfléchir.) Eh bien… Je t’en donne… Disons dix écus d’argent, dit-il en examinant le beau morceau de cuir. C’est l’équivalent d’une pièce d’or.

Il lui donna une bourse contenant quelques piécettes d’argent.

— Garde la bourse, petit ! J’te l’offre !

— Qu’est-ce qu’on peut s’acheter avec dix écus, monsieur ? On peut s’acheter un arc et de la nourriture ?

— Oh, plus que ça, mon petit ça représente pas mal, dix écus. Tu pourras même remplacer ton vieux couteau rouillé par un vrai couteau de chasse. Mais, tu es tout seul, petit ?

— Oui, répondit-il, la mine attristée.

— Oh… Pauvre petit. Ça arrive… Mais n’hésite pas à revenir me voir si tu as une peau à vendre, ou si tu as un petit souci. Mon nom est Niuk le Tanneur, appelle-moi Niuk.

— Moi c’est Siraya. Je n’ai pas de besace, Niuk. As-tu une sacoche en cuir qui pourrait me servir ?

— Bien sûr mon garçon, j’en ai une assez grande. Attends un peu, que j’te la sorte !

Le marchand alla au fond de son stand, se pencha, trifouilla dans ses différentes productions, et revint enfin vers le jeune avec l’objet convoité.

— Voilà pour toi. J’te la fais à prix d’or, ou plutôt de bronze.

Le vieil homme rit de sa blague, accompagné par le garçonnet puis reprit son sérieux.

— Cinq écus de bronze.

— Merci beaucoup, Niuk.

Il lui tendit une pièce d’argent, et en reçut en échange une de bronze ayant une valeur de cinq écus de bronze.

— J’aurais aussi besoin d’une ceinture.

— Ça, par contre, ce sera un peu plus cher, car il y a des pièces métalliques. Le prix sera un écu d’argent.

Ayant reçu la monnaie, il lui tendit une ceinture d’assez bonne qualité, mais néanmoins, elle laissait à désirer face aux autres tours de hanche qu’il vendait, eux décorés, magnifiquement ornés de gravure dans le métal et de dessins sur le cuir.

L’enfant la substitua immédiatement à celle qu’il portait, puis regardant Niuk, il lui adressa la parole.

— Merci pour tout ce que tu as fait, Niuk le Tanneur. Je n’oublierais pas. Pour te remercier, même si ce n’est pas grand-chose, je te fais don de mon ancienne ceinture. Au revoir, Niuk.

— Au revoir. Bonne route à toi, Siraya le Chasseur. Que les Dieux te gardent. Et reviens me voir si tu as un souci, ou si tu as des peaux aussi belles que celle-ci à me vendre.

Siraya retourna dans le marché, à la recherche d’un couteau de chasse, de nourriture, et d’un arc convenable.

Brave garçon…, pensa Niuk en le regardant s’éloigner. Il deviendra quelqu’un, j’en mettrais ma main au feu.

Il eut tôt fait de trouver un maraîcher qui vendait quelque fruit juteux qui lui donna envie. Très vite, il fit l’achat de six tomates, quatre tranches de viande séchée et salée et quelques morceaux de pain. Il rangea le tout dans sa besace, dont il était d’ailleurs fier, non sans avoir auparavant prélevé une miche de pain sec.

Il ne lui restait plus que sept pièces d’argent. Il devait faire attention à ses dépenses. Bon, il lui fallait encore des vêtements, un couteau de chasse, et un arc.

La place était bondée. Tout le monde se bousculait, et Siraya reculait plus qu’il n’avançait. Il faillit même tomber, à un moment donné. Au bout de quelques temps, il comprit enfin comment progresser: se tournant de quatre-vingt-dix degrés vers la gauche, il se mit à avancer en travers et put ainsi se fondre dans la masse.

Au loin, enfin, après avoir erré dans le grand marché, il aperçut l’enseigne d’une armurerie — une enclume surmontée d’un marteau — l’ultime but de son expédition en ville. Il s’y dirigea avec ferveur. Il faut noter que cette armurerie était le seul bâtiment du marché. Tout le reste se passait à l’extérieur. Atteignant la porte, Siraya y toqua donc trois fois.

— Entrez !

Le jeune garçon s’exécuta, puis referma la porte derrière lui. L’air de la salle était lourd et la chaleur étouffante. Un feu y brûlait en permanence, et tout un attirail de forgeron était accroché au mur. Un homme qui était certainement l’artisan car un marteau pendait à sa ceinture était assis sur une chaise, dans un coin de la salle. Un autre homme, appuyé contre le mur, sourit lorsque l’enfant entra et se mit à l’observer fixement.

Siraya en fut quelque peu troublé mais feint de n’y point prêter attention et s’intéressa aux arcs. Néanmoins, le personnage était intriguant : grand et mince, il était vêtu de cuir sombre, un signe de richesse. Un fouet pendait d’un côté de sa ceinture, et une dague dans son fourreau se trouvait de l’autre.

— Tu cherches quelque chose, mon garçon ? lui demanda l’armurier.

— Je cherche un arc et une dague, mais je n’ai que sept pièces d’argent.

— Ah, ce n’est pas assez, mon garçon, répondit-il alors que l’homme vêtu de cuir riait à gorge déployée.

Siraya eut l’air déçu et se mit à contempler un magnifique arc en bois d’if et à côté de cet arc un carquois rempli de flèches empennées de plumes vertes et à la pointe en ivoire.

— Celui-là, tu n’es pas près de l’avoir, avec tes sept pièces d’argent, mon garçon, dit l’artisan. Cet arc est unique. C’est l’Arc Ensorcelé de la Nature. Deux cent cinquante pièces d’or.

Siraya se renfrogna davantage jusqu’à ce que l’homme accoudé au mur, qui avait repris son sérieux, intervienne.

— Je lui achète, dit-il en tendant une grosse bourse bien garnie en pièces d’or. Mais petit, tu devras me suivre. Et tu deviendras un Chasseur. Cela fait plusieurs jours que je te suis. Tu as su te débrouiller seul. Je suis fier de toi. Maintenant, tu as l’opportunité de devenir l’Apprenti d’un Traqueur aguerri.

» Alors, mon p’tit, acceptes-tu de me suivre et de devenir un Apprenti Chasseur ?

Le sang de Siraya ne fit qu’un tour. S’il était interloqué, il était aussi seul, et mourrait vite
de faim, à ce train-là.

— Oui, j’accepte, fit-il, sûr de lui.

— Je suis Vadish le Chasseur, appelle-moi Maître Vadish. Et toi, quel est ton nom ?

— Siraya, Maître Vadish.

— Bien. Maintenant, répète après moi. Je jure, par Nàndra, de recevoir dignement votre enseignement et de vous suivre jusqu’à ce que je devienne un Chasseur.

— Je jure, par Nàndra, de recevoir dignement votre enseignement et de vous suivre jusqu’à ce que je devienne un Chasseur.

— À moi de prononcer mon serment. Je jure, par Nàndra, de t’enseigner dans la mesure de mon possible notre Art, et de te conduire au statut de Chasseur.

C’est ainsi qu’avait commencé le périple de Siraya le Chasseur.


***



Siraya dormait encore lorsque Eïmen était parti.

Celui-ci était maintenant très loin, au nord de la Forêt des Ombreux, près de la Grande Cascade. Il entendait déjà le son de l’eau. Bientôt, il put apercevoir la cascade, et, juste devant, une maisonnette. Le Mercenaire ouvrit brusquement la porte et entra. Un homme était assis sur une chaise.

— Je t’attendais, dit-il.

— J’ai éliminé l’homme que tu m’avais demandé de tuer; j’ai rempli ma mission. Je réclame la somme due pour ce service accompli.

— Pff… Combien veux-tu, Mercenaire ?

— Les deux pièces d’or prévu.

— C’est bien parce que tu as correctement accompli ta tâche. Tiens.

L’homme se leva et tendit à Eïmen une bourse de cuir. Il se retourna et marcha en direction de la porte. Mais avant de l’ouvrir, il s’arrêta et fit mine de réfléchir. Puis il se retourna et dit :

— En fait, je voulais te tester. J’avais envoyé cet homme dans la Forêt des Ombreux pour que tu l’élimines. Je vois que tu n’as pas usurpé ta réputation; j’ai donc du travail pour toi.

— Hmm ?

— Athornatus. Deux cents pièces d’or. Je compte sur toi, Eïmen.

Celui-ci acquiesça. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire.


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MessageSujet: Re: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeJeu 26 Juil 2007 - 5:58

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté ici.

Je vous informe que je vais procéder à une petite modification : je vais supprimer les armes magiques comme l'Arc Enchanté de la Nature, et les remplacer par des armes banales (enfin, des armes de qualité supérieure, quand même). À vrai dire, cela fait au moins deux mois que je n'ai pas poursuivi mon bouquin.

J'ai déjà écrit trois autres chapitre, et je les posterai sous peu.

J'en profite pour dire que vous pouvez laisser votre avis, faire des critiques en tout genre: tant que cela vise à améliorer mon texte, toutes les remarques sont les bienvenues.

Je vous souhaite donc une bonne lecture si vous avez accroché. Si ce n'est pas le cas... Dommage !

Merwyn Ril' Avalon

Magister de l'Académie
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MessageSujet: Re: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeVen 3 Aoû 2007 - 4:04

Héhé !! ben moi, bien que je n'aie pas de ceinture de sécurité sur mon fauteuil, j'me suis accrochée Razz

Donc, mes commentaires :


Globalement l'hsitoire est bien. Je veux dire, la trame de ce qu'il se passe m'a l'air de tenir la route, ce qui n'est déjà pas mal Wink (sauf un petit truc qui m'a choqué... ton p'tit garçon là... il reçoit 10 pièce d'argent pour une peau... ok... Mais après, avec tout ce qu'il peut acheter pour 3 pièces d'argent... c'est bizarre ! Ou alors le tanneur est vraiment trop trop généreux, ou les prix on soudainement baisés en quelques minutes !!)

Sinon, pour ce qui est du style d'écriture... il m'a paru un peu bizarre, sans que je sache dire exactement ce qui me dérangeait au départ.
Puis ça a fait tilt ! J'ai plus l'impression de lire une fiche de présentation d'un forum qu'un livre.... Rolling Eyes
Parce que c'est quand même bien censé être un livre, non ?
Et baah le problème est là, tu vas trop vite. Il se passe un nombre incroyables de trucs là dedans et je suis sûre que sous Word tu n'en a pas pour plus de 5 pages.

C'est là que le hic littéraire intervient...
Je crois que tu ne dois pas tout dévoiler comme ça d'un bloc : genre dire, "quand il était petit, il a fait ça, ça et ça "
Tu dois y aller plus en souplesse. Donner des éléments un à un, tranquillement. Il faut bien penser que le lecteur doit pouvoir s'imaginer la scène, la mémoriser et presque la vivre en direct.
Quand par exemple, tu dis que la famille du garçon (j'ai retenu aucun nom, désolée... ) s'est fait tuer... bah franchement ça m'a fait ni chaud ni froid. Il faut que tu essayer de tenir le lecteur en haleine, que tu le plonges dans les sentiment de se pauvre petit qui voit tous les êtres qui lui sont chers mourir sous ses yeux.

Autre chose, ne décrit pas les choses comme si elle étaient passées (je veux dire, bien sûr qu'un roman s'écrit le plus souvent au passé, mais ce n'est pas à ça que je pense). Par exemple quand tu dis qu'il se rappelle des évènements, là tu stoppe et tu recommence un nouveau "paragraphe" comme si il était retourné en arrière. Comme s'il avait remonté le temps et qu'il voyait à nouveau la scène.
Je sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais plus comme un genre de flash-back, je dirais.

Les dialogues : Quand tu fais des dialogues, essaye de ne pas les faire suivre comme ça, machinalement... Mets des descriptions entre, ce que fait le personnage à ce moment là, etc, etc
ça rends tout de suite les personnage plus dynamiques, tandis que là, on dirait qu'ils s'arrêtent de vivre pour parler (je sais que ça demande de la concentration mais tout de même Rolling Eyes XD )

Puis , tes description : Je crois que tu es trop systématique. Je sais bien que c'est quelque chose de très dur à faire, mais il faut essayer d'être heu... comment dire, plus "coulant". là, on dirait un scientifique qui prend son carnet de notes et y marque systématiquement tout ce qu'il voit.
Pas évident à emmagasiner pour le lecteur.

Et là c'est la dernière, puis, je fini avec mes critique, promis Wink
Donc, il faut que tu garde à l'esprit que le lecteur n'est pas une machine de guerre super perfectionnée à la super mémoire.
Comme ton récit se présente là, c'est difficile de tout retenir comme ça, d'un bloc.
Je ne suis même plus trop sûre de l'ordre de déroulement de certaines chose, ou de certain détails, alors que je viens de lire ton texte !
Donc, là j'en reviens à quelque chose que je t'ai déjà dit : Si tu parviens à étaler un peu plus les évènements, ça permet de s'y retrouver plus facilement...
Un texte, selon moi, a besoin de respirer !
Avec la trame que tu as là, il y a facilement moyen de tenir une trentaine de pages sous Word ! (et je dis facilement hein ! )

Booon, je crois que j'ai fais le tour là...
Je vais sûrement te paraître très dure, mais ne te décourage surtout pas ! Je suis aussi très exigeante avec moi-même...
Ce ne serait pas un service de te dire que tout va bien et tout est super Rolling Eyes
Enfin, c'est là mon point de vue...

Ne va pas croire que tout est négatif dans ton texte, c'est juste que je n'ai pointé que ce qui n'allait pas, histoire que tu puisses y faire attention par après !

Et puis, ce que je t'ai dit, ce ne sont que des conseils que j'applique pour moi... après c'est clair que chacun à son propre style d'écriture et je ne voudrais pas que tu te sentes obligé d'appliquer à la lettre tout ce que je t'ai dit !

Sur ce, je vais te souhaiter bonne chance pour la suite, que je ne manquerai pas de suivre avec attention...
Et la faut que j'me grouille de monter me coucher, parce qu'il est 4h et que mon père va se lever pour aller au boulot... et que si il me trouve, j'me fais zigouiller !!! evil

Good luck !


EDIT : ...
Et merdeuuuh, j'me suis fait grillée !! Prrt, pas cool de se faire zigouiller, j'aime pas ça moi !!! Sad Sad
Monde cruel !!!

Invité
Anonymous

Invité

MessageSujet: Re: Chroniques de Nakéridor   Chroniques de Nakéridor Icon_minitimeMar 28 Aoû 2007 - 18:21

Merci Merwyn, ça fait plaisir de voir que tu as accroché.

En ce qui concerne les points négatifs de mon histoire, il y en a beaucoup, et j'en suis conscient. Il faut que je corrige, et j'ai déjà commencé, mais je suis loin d'avoir terminé.

Juste un point que je tiens à souligner, ceci fait 10 pages Word et non pas 5. J'en ai écrit 25, donc il m'en reste un bout à poster.


Citation :
C'est là que le hic littéraire intervient...
Je crois que tu ne dois pas tout dévoiler comme ça d'un bloc : genre dire, "quand il était petit, il a fait ça, ça et ça "
Tu dois y aller plus en souplesse. Donner des éléments un à un, tranquillement. Il faut bien penser que le lecteur doit pouvoir s'imaginer la scène, la mémoriser et presque la vivre en direct.


C'est pour ça que j'ai raconté l'histoire en deux fois, même si je suis conscient que cela reste beaucoup.


Citation :
Et baah le problème est là, tu vas trop vite. Il se passe un nombre incroyables de trucs là dedans et je suis sûre que sous Word tu n'en a pas pour plus de 5 pages.

C'est vrai qu'on apprend beaucoup de choses d'un coup, mais je m'explique:

L'enfance de Siraya, même si elle est longuement décrite, n'a pas vraiment d'importance. Elle est surtout là pour présenter le monde de Nakéridor, mais aussi pour présenter Siraya, qui est l'un des personnages principaux. Elle explique ce qu'est un Chasseur.


Merci pour tes conseils, j'en tiendrais compte dans la mesure du possible. Malheureusement, je ne consacre plus beaucoup de temps à ce roman, et il va falloir que je remédie à ça.

Si tu le permets, j'aimerais créer un autre post pour mettre mon texte (à peu près) corrigé en ligne.

Au fait, dès que j'arrive à t'avoir sur MSN, envoie-moi tes textes, s'il te plaît !

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