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 Un cuisto ? Que nenni !

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Arnaqueur-illusioniste
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MessageSujet: Un cuisto ? Que nenni !   Mar 15 Nov 2016 - 20:44

Cheveux relevés, amas de dreads plus ou moins organisé. Enfiler des vêtements pas trop riches ni trop sales, des bottes de cuir usées, faire croire à un travail acharné. Chapeau laissé sur la table en bois, le lapin blanc endormi sur le lit. Kay est parti tôt ce matin-là, prêt pour engager un tout nouveau défi. Un tour qu'il s'apprête à faire au plus grand. Le héros alavirien, leur héros à tous. Une figure emblématique, un nom dont tous entendent parler.
Merwyn Ril'Avalon. Quoique disparu, un édifice porte son nom. Et pas des moindre. Une Académie. L'Académie de Merwyn. Et qui dit homme de telle valeur, dit moyens à disposition. Son enquête faite, l'illusionniste en est venu à une conclusion.
Ces murs renferment un petit butin qui peut potentiellement l'intéresser. Un bien beau défi que d'intégrer une si grande institution pour lui dérober ses biens, mais que ne ferait-t-il pas ? Lui, grand arnaqueur-illusionniste ? Rien. Kay Kelahan ne recule devant rien. Sauf peut-être une salade de champignons. Qu'est-ce qu'il déteste ça, les champignons... Mais là n'est pas le sujet.

Ainsi donc, l'homme se présente devant les grandes portes de l'Académie, quelques marches aux côtés de la froide Al-Poll. Grandes, les portes. Et étrange que cette inscription entourant son cadre. Que cache-t-elle ? Il ne s'attarde pas à tenter de le deviner. Passe outre, demande son chemin. Il lui faut se rendre dans le bureau de l'Intendant.


- Ah, oui, Jehan. Euh, l'Intendant Hil'Jildwin. C'est dans l'aile principale, au troisième étage. Vous n'pouvez pas rater son bureau...

L'élève se fait distraire par ses camarades, disparait presque aussi vite qu'il n'est apparu. Kay ne se formalise pas, cela fait longtemps qu'il a arrêté d'essayer de comprendre le comportement étrange de ces alaviriens... et des gamins en règle générale.
Alors il grimpe les escaliers, manque de se faire bousculer par plusieurs groupes de gamins insupportables, fort heureusement pour lui, son physique éloigne un tant soit peu les curieux. Pas qu'il soit effrayant ni même menaçant, rien de tout ça. On le qualifie plutôt d'impressionnant. Ce long tatouage ornant son bras, ces longues dreads, et son regard. Etrangement doré. Surmontés à gauche de cette large cicatrice, trait de feu du front au menton. Ses sourcils froncés, donnant ce caractère qu'est le sien. Visage marqué par l'expérience et le temps. Son physique est impressionnant, ce qui en dégage tout autant.
Ces escaliers n'ont pas de fin. Soudain, le troisième étage s'offre à lui. Enfin. Et il regarde, à droite, à gauche. Et grogne dans sa barbe.


- Pas si évident, si vous voulez mon avis.

Pourquoi venir voir l'Intendant ? Pourquoi se présenter au grand jour au coeur de sa prochaine victime ? Inspecter. Se faire une idée. Creuser sa place, s'introduire. Et gagner la confiance, farfouiller chaque recoin. Pour trouver le trésor. Il le sait, il doit se méfier d'un homme en particulier. Le trésorier. Pour autant, il ne s'en fait pas. Il a cru entendre une rumeur comme quoi il va devenir père. Cette histoire tiendra toute son attention. Pas de quoi s'en inquiéter.
Et comment devenir partie intégrante de l'édifice ? Se confondre aux meubles ? Intégrer le personnel. S'immerger dans leur monde et comprendre le moindre détail concernant leur fonctionnement. Tout savoir. Tout assimiler.

Il trouve la porte du bureau. Toque, on lui répond d'une forte voix. D'une main farouche, habituée par les rôles, il entre. Et affiche un sourire quoiqu'un peu timide. Mise en scène, prêt, action.


- L'on m'a dit que je devais me présenter ici.

Il s'avance, feint une hésitation et tend la main à l'homme face à lui.

- Ah, monsieur Kay Owlant, n'est-ce pas ? Je suis heureux de ne plus être le seul vieux ici, pardonnez mes mots.

L'illusionniste sourit progressivement, feint d'être soudainement à l'aise. Depuis le début, il l'est. Dans son rôle, dans son monde.

- Effectivement, trop de jeunes ici. Je suis ravi de remonter un peu la moyenne d'âge de notre côté.

Même s'il le nie, l'Intendant a ce truc qui séduit le monde. Un détail pour lequel on l'aime.

- Bien, passons directement au sujet qui nous intéresse. Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, j'accepte votre demande. Notre cuisinière est en manque de mains, elle a... des exigences très prononcées. Et me presse pour trouver de nouveaux commis. Commençons donc !

Une petite silhouette entre soudain dans le bureau. Le faël se retourne, tombe nez à nez avec une gamine. Sourcil relevé, il ne prend pas même la peine de la considérer plus longtemps. En revanche, l'Intendant semble lui porter une attention toute particulière, un sourire aux lèvres.
Soudain, il passe entre eux, sort de son bureau. A l'entrée, il leur enjoint de faire de même.


- Bien. A présent, je vous laisse avec miss Elizia qui vous montrera toute l'étendue de notre belle Académie, votre lieu de travail et celui où vous pourrez résider. Bonne visite !

Il s'éclipse, laisse les deux personnages seuls dans le couloir. Porte de son bureau refermée derrière lui. L'illusionniste se tourne vers la gamine, il retient son soupir. Narines prêtes à se dilater de frustration, il prend sur lui. Et fait face d'un sourire amical. Rester coincé avec cette demi-portion ? Sérieusement ? Encore faire la visite seul qu'avec elle... Et pourtant, il doit faire bonne figure et jouer son rôle. Alors il le joue. Et fait un geste de la main, sourit toujours.

- Par où commençons-nous ?

Et il joue. Il feint. Pour mieux duper.





[ Bon... c'pas réellement un rp fast... dis-moi si y a le moindre soucis I love you Ca faisait si longtemps qu'on n'avait pas posté ensemble, depuis Jehan-Zia enfaite ** Moiheureuse! ]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Mer 16 Nov 2016 - 22:15

La porte s'était refermée délicatement, laissant seuls dans le couloir Elizia et Kay... Kay Owlant. Si ses souvenirs étaient exacts.

Jehan l'avait contactée en début de matinée, l'avait demandée à son bureau, afin de lui expliquer ce qu'il attendait d'elle dans les heures qui allaient suivre. Depuis qu'elle avait acquis ses nouvelles fonctions, la jeune fille avait pris l'habitude d'accueillir des gens extérieurs à l'Académie, qu'ils soient des fournisseurs ou de simples visiteurs, parfois même de les conduire à travers ses multiples couloirs. Pourtant, elle sentait que, cette fois-ci, ce rendez-vous avait quelque chose de différent – même si elle n'aurait su exactement dire pourquoi. Elle avait pris le temps d'observer l'homme tandis qu'il discutait avec Jehan sans se préoccuper d'elle, avait vu son sourire qui s'élargissait progressivement au fil de leur conversation, ses acquiescements et ses hochements de tête, parfois un peu ironiques. Une allure tout à fait sympathique. Et, cependant, elle avait deviné autre chose, de manière plus intuitive, comme si elle s'était soudain mise à marcher à tâtons, dans le noir, sans regard doré ni sourire lumineux pour l'éclairer – comme si Kay Owlant lui-même avait fermé les yeux. Quelque chose sur lequel elle ne mettait pas encore de mots mais qui était là, latent, quelque part en elle, et en lui, aussi.

Après tout, si personne ne l'avait jamais remarquée, Elizia avait passé toute sa vie à observer les autres.


- Si cela vous convient, je vais commencer par vous montrer le chemin jusqu'à votre future chambre. Vous pourrez ainsi déposer vos bagages, si vous en avez, ajouta-t-elle en jetant un coup d'œil à l'équipement de son interlocuteur.

Et toujours cet aimable sourire, cette expression ouverte, affable. Pourquoi, dans ce cas, cette étrange impression que ressentait la jeune fille, comme si elle avait soudain perçu une infime fausse note, pratiquement inaudible, à l'intérieur d'une mélodie mille fois entendue ? Elle devinait plus qu'elle ne constatait réellement la crispation de l'homme, la raideur de son maintien, de son attitude. Depuis qu'elle remplissait ses nouvelles fonctions, Elizia avait plusieurs fois été confrontée à l'agacement, voire au mépris de certains visiteurs face à l'âge et à la stature du majordome de l'Académie, qu'ils imaginaient tous, sans doute, comme un respectable vieillard ayant connu Merwyn en personne. Elle avait alors appris, peu à peu, à s'affirmer sans en avoir l'air – avoir le regard ferme, parler d'une voix assurée, toutes ces choses qui lui semblaient d'autant plus précieuses qu'elle avait eu tant de mal à les acquérir. Sans doute ce Kay Olwant, avec ses deux têtes et ses vingt ans de plus qu'elle – au bas mot – ne faisait-il pas exception à la règle, malgré tous ses efforts pour le dissimuler.

Ils avaient commencé à marcher – la jeune fille légèrement en tête – et s'apprêtaient à sortir dans la Cour de la Fontaine, qu'ils devraient traverser pour atteindre l'aile opposée, lorsqu'une voix les interrompit.


- Ah, miss Elizia, vous voilà enfin ! Je suis désolée de vous interrompre, je vous ai cherchée dans toute l'Académie...
- Que se passe-t-il, Leven ?

Elle s'était retournée, faisant face à la domestique qui les avait rejoints et qui, de toute évidence, peinait à présent à trouver ses mots.

- Eh bien, c'est Judith qui m'envoie, il y a un problème avec le linge, plusieurs tissus ont été abîmés, déchirés, en fait, sans doute lors de la lessive... Alors on voulait savoir...

Elizia lança un coup d'œil à Kay, qui patientait en silence.

- Je suis désolée, mais je ne suis pas libre pour le moment... Allez voir la blanchisseuse de ma part, elle pourra peut-être vous donner des explications. Je vous rejoins dès que possible.

La jeune femme hocha la tête avant de faire demi-tour, après l'avoir remerciée – non sans avoir coulé un regard curieux en direction de l'homme qui se tenait à ses côtés.

- Pardonnez cette interruption, les lessives sont toujours des moments de branle-bas de combat général...

Il avait l'air plutôt amusé – à moins que ce ne fût une manière polie de cacher son ennui ? Dans tous les cas, la jeune fille n'était finalement pas fâchée de cette intervention : elle n'était pas – elle n'était plus – une simple domestique, et elle espérait que Kay l'avait compris. À présent, elle ne pouvait plus se permettre d'apparaître telle la petite fille tremblante qu'elle était en entrant à l'Académie. Certes, cet homme était impressionnant, sans aucun doute – et en avait conscience. Mais, même si elle ne pouvait s'empêcher de se sentir légèrement intimidée face à sa prestance, au charisme certain qu'il dégageait – doublé de ce je-ne-sais-quoi qu'elle ne parvenait encore à saisir – il était hors de question qu'elle le montre.

Elle aussi avait un rôle à jouer.



[Pas très fast non plus... Je ferai certainement les autres plus courts (x En tout cas, considère cette réponse si rapide comme mon cadeau pour tes 22 ans I love you  Alors bon anniversaiiiiiiire ]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Ven 18 Nov 2016 - 18:28

Sa future chambre. Cet endroit qu'il n'habitera que très peu. Il faut dire que son petit appartement à Al-Poll lui convient bien, mais faire le chemin tous les matins... Il y dormira sûrement, mais passera son temps dans les couloirs. A inspecter, tout analyser. Trouver les failles, le moindre détail qui pourra s'avérer utile. Et cette chambre fait parti de son rôle. De son alibi. C'est pour cette exacte raison qu'il transporte un petit sac contenant quelques affaires.
Alors il lui sourit toujours, ils commencent à marcher. La gamine légèrement en tête, pour qu'elle pense avoir le total contrôle de la situation. Cette position lui laisse toute la liberté possible pour faire de premières observations.

C'est alors qu'un premier obstacle vient les ralentir. Une voix appelle la fillette, s'approche. Et elles commencent à discuter. D'une oreille seulement, l'illusionniste écoute. Capte les informations primordiales. Alors que son ouïe traine, son regard, lui, scrute la pierre du bâtiment. Au fond, le couloir tourne. Il semble mener à d'autres longs couloirs. Un labyrinthe que cette Académie, il lui faudra plusieurs jours pour s'y retrouver et établir un schéma bien précis de toutes les salles.
Il penche légèrement la tête et aperçoit une cour derrière l'inconnue qui vient de les perturber dans leur visite. Agacé, il mime un intérêt pour leur histoire de linges. Et lorsqu'enfin l'intermède s'éclipse pour regagner ses occupations, la jeune fille se tourne pour s'excuser auprès du visiteur. D'un air enjoué, presque amusé, il ne la fait pas attendre.


- Ah mais ne vous excusez surtout pas, vous faites votre travail et c'est une merveille que de voir une si jeune fille s'en sortir aussi sereinement. C'est d'ailleurs impressionnant, pour votre âge, d'être déjà à ce poste.

Pour Kay, l'Intendant est un clown. Un homme complètement tordu qui donne du travail à n'importe qui. Comment est-ce possible d'avoir ce post à son âge ou même de se présenter si simplement et d'obtenir une place dans les cuisines sans même une simple période d'essai ? Ce Jehan est tordu. Complètement.
Et cette gamine est bien trop jeune... Il se convainc tout de même qu'elle lui sera utile et choisi de s'en faire une amie pour monsieur Owlant.


- Cela fait depuis longtemps ? J'imagine que non, mais je pourrais être étonné. Vous ne vous sentez pas débordée ?

Si quelqu'un connait les faits et gestes de tous les habitants de l'Académie, c'est bien le majordome en personne, si ce n'est l'Intendant lui-même. Oui, s'en faire une amie est une excellente idée. Bien plus qu'une idée, un besoin crucial.
Mine de rien, il se remet à marcher, passe devant elle et débouche sur une grande cour au centre de laquelle trône une fontaine. Apparemment, elle est très subtilement nommée la Cour de la fontaine... L'imagination débordante du concepteur de ce bâtiment est bien loin d'impressionner l'arnaqueur. Bien au contraire. Il lève les yeux, scrute les parois de l'Académie, cherche des fenêtres, compte les étages.


- Magnifique architecture. Est-ce de Merwyn Ril'Avalon lui-même ?

Il sourit toujours, amusé de sa visite, enjoué par ce nouveau travail qui l'attend. Owlant est tout ça. Kay, lui, n'est qu'une concentration hors norme. Pour jouer son rôle à la perfection, par des années de pratique, et prendre toutes ses notes mentales.

- J'ai hâte de voir à quoi ressemblent les cuisines !



[ Un peu plus fast cette fois Naif Merciiii mon chat, c'est le plus beau cadeau du monde Please ]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Lun 21 Nov 2016 - 18:24

- Quelques mois. Je vous avoue que les premiers temps ont été un peu déstabilisants, mais les membres du personnel se sont tous montrés très compréhensifs. Et, en ce qui concerne la masse de tâches à accomplir, je suis habituée à travailler beaucoup, c'est certainement l'un des aspects de ce poste qui me posent le moins de problèmes.

Décidément, Elizia ne savait vraiment pas comment juger cet homme. En entendant les premiers mots de sa réponse, elle s'était intérieurement hérissée, presque inconsciemment – mal à l'aise devant cette référence directe à son jeune âge doublée d'un éloge qui lui sembla, sur le moment, déborder d'une condescendance à peine dissimulée. Mais Kay avait ensuite continué à parler, paraissant s'intéresser sincèrement à elle, à son parcours et, peu à peu, elle s'était insensiblement détendue. Peut-être avait-il simplement été un peu maladroit dans sa formulation, dans la manière d'exprimer sa pensée. Après tout, son ton était enthousiaste – à peine trop –, son sourire enjoué, et l'attention qu'il portait à son nouveau lieu de travail bien réelle.

- C'est ce qu'on raconte, oui. Après, il est bien sûr toujours compliqué de discerner la légende de la réalité...

Et de faire part de son impatience de visiter les cuisines. Cette fois-ci, Elizia ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, qui s'élargit lorsqu'elle croisa le regard de son interlocuteur.


- Si vous y tenez, nous nous y rendrons aussitôt après le détour par votre chambre. Les autres parties de l'Académie pourront attendre.

Même si elle n'oubliait pas ses premières impressions, elle sentait sa garde baisser, petit à petit. Ce qui ne l'empêcha pas de reprendre la tête de leur cortège au moment où ils pénétrèrent dans l'aile ouest de l'Académie.

- Si je puis me permettre, questionna-t-elle à son tour tandis qu'elle le conduisait vers les escaliers, qu'est-ce qui vous a poussé à vous présenter ici ?

Sans doute ne se serait-elle pas permise une telle familiarité si Kay ne l'avait auparavant elle-même interrogée. Mais il fallait avouer que cet homme l'intriguait. À vue d'œil, elle lui donnait en effet la quarantaine ; or, la plupart des domestiques qui se présentaient aux portes de l'Académie ne dépassaient ordinairement guère une trentaine d'années, surtout quand ils étaient encore en début de carrière comme c'était manifestement le cas pour cet Owlant. Que ce dernier soit seulement commis de cuisine était ainsi d'autant plus étrange. À moins qu'il n'ait que peu d'expérience de la domesticité, ou considère ce poste comme uniquement transitoire ? Incontestablement, songea Elizia alors qu'ils commençaient à monter les marches, elle était curieuse.

[De mieux en mieux Pelle

hug ]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Dim 1 Jan 2017 - 19:50

La discussion est lancée. La proie est attrapée, il faut la séduire. Rien de bien difficile, même si rien n'est encore gagné. Kay ne s'avouera jamais vaincu, il avoue cependant qu'il prend parfois plus de temps qu'à l'habituel pour séduire certaines de ses conquêtes. De coeur ou d'esprit. Cette jeune fille, il la séduira d'amitié. Comment peut-on résister à la carte du vieil homme cuisinier, intéressé de tout et légèrement maladroit ?
Elle propose alors de faire d'abord un tour par sa chambre plutôt que de se jeter dans les cuisines ou autres parties de l'Académie. Aucun soucis pour lui, il a toute sa journée. Rien ne le retient ailleurs, que ce soit pour ses propres affaires ou celles de la Comedia. Les sous-fifres imposés par Tarus exécutent les ordres donnés avec plus ou moins de qualité. Ces deux hommes ont eu bien vite peur de l'Illusionniste. Ce dernier leur a bien fait comprendre qu'il aime rire, mais qu'il n'est pas pour autant quelqu'un de bon. Bien loin de là.
En résumé, il a sa journée entière pour visiter l'immense Académie qu'il compte délester de quelques biens.

Alors, ils continuent leur tour, la jeune majordome en première ligne. Et c'est à son tour de poser une question. Qu'est-ce qui a poussé l'homme à se présenter ici ? L'or. L'argent. Les tableaux, objets d'arts et autres trésors. La richesse. Le plaisir de monter un coup à sa hauteur, de se jouer des alaviriens, encore, de les faire tourner en bourrique. Se jouer d'eux, oui, son petit plaisir personnel. L'argent n'est que supplément. Kay vole pour le challenge, le risque, le danger, la compétition. A qui sera le plus rapide à agir, entre le dupé et le malin.


- Eh bien, ma chère, c'est très simple.

Il met son pied sur la première marche du grand escaliers. Et sourit amicalement, de ce masque d'Owlant. Pourtant, il s'amuse réellement. Comme un enfant. Comédien d'une grande pièce, il joue. Son sourire n'est pas feint.

- J'ai traversé le pays de long en large et en travers, dans le désir de voyager, de voir du pays. J'm'engageais dans des caravanes, laissant mes services à leurs besoins en contre partie d'un peu de nourriture et de chaleur, parfois même de protection plus tard. Dans ma jeunesse, j'étais plus qu'intrépide. Je me voyais aventurier !

Kay explose de rire. Comment peut-on vouloir être aventurier en restant dans des caravanes ? Le jeune Owlant n'est pas allé bien loin dans ses conquêtes du monde. Le vieux Owlant le fera-t-il ?

- Et un aventurier peut finir par vouloir se poser, surtout lorsqu'il atteint un certain âge. J'ai vu des tas de choses, je me suis dit que je pouvais m'accorder une pause. Qui sait, peut-être ne supporterai-je pas de rester ici trop longtemps, mais l'aventure m'a tenté. Pas celle de l'extérieur, mais celle des gens. Et pourquoi donc commis si je sais tant de choses ? Pour m'accorder du temps et le moins possible de responsabilités. Oui, je veux simplement reposer mes os de vieil homme.

Les escaliers sont longs à monter, ils les dépassent sans même s'en rendre compte. Trois étages, tout de même. Kay souffle légèrement, malgré le fait qu'il ne soit pas le moins du monde essoufflé. Owlant n'est plus en grande forme, il s'essouffle vite.
Les voilà devant un long couloir, les murs troués de nombreuses portes. Beaucoup trop.


- Par la Dame, y en a des portes ici ! Comment vais-je m'en sortir pour me retrouver ? Vous ne faites pas de plan de l'Académie pour les touristes ?

Il éclate de rire, se reprend et chasse la petite larme au coin de son oeil. La jeune fille le conduit alors vers une des portes, ouverte. Kay entre alors et siffle d'étonnement.

- Et bien, en voilà une belle retraite d'aventurier !



[ Diantre, j'avais pas vu ta réponse ! pale Je l'ai vu aujourd'hui, du coup j'ai répondu /PAN Pardon TT ]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Jeu 2 Fév 2017 - 17:53

Un aventurier. Aussitôt, l'imagination d'Elizia s'envola.

Elle voyait les chevaux piaffant et renâclant le long des fils de caravanes, les bœufs placides, quelques chiens, peut-être, qui surveillaient les allées et venues en remuant la queue. Il y avait des enfants qui criaient et couraient sur les chemins, un groupe de Thüls qui discutaient en laissant parfois échapper un gros rire qui roulait entre les rochers comme une gerbe d'eau ou un éblouissement de lumière, une jeune femme qui allumait un feu en bordure de forêt, le soir, alors que le soleil se couchait et que les premières étoiles trouaient le ciel, comme de petites lucioles voletant au-desus d'un épais rideau noir.

Elle en avait lu, des histoires qui traitaient de voyages, de rencontres, de découvertes. Des contes, des légendes, parfois des témoignages qui lui avaient toujours laissé, une fois le livre refermé, un curieux sentiment d'inachevé. Comme si, malgré tous ces mots, toutes ces images, quelque chose manquait. Sa propre expérience, sans doute. Quelque chose de réel, de véritable, de vécu. Ce n'était pas les épices du Sud ou les fleurs des sous-bois que les pages sentaient – seulement l'encre et le vieux papier. C'était peut-être pour cela que, presque sans s'en rendre compte, elle murmura tandis qu'ils finissaient de monter les escaliers :


- Vous devez en avoir, des choses à raconter...

Elle ignorait s'il l'avait entendue. Ils étaient à présent parvenus sur le pallier, à l'extrémité du couloir tout au long duquel s'étendaient les chambres des domestiques et des autres membres du personnel. La jeune fille ne put retenir un sourire en entendant la remarque de Kay à propos du nombre de portes, se souvenant de ses propres impressions lorsqu'elle-même était arrivée ici pour la première fois. Le couloir lui avait paru interminable.


- Voilà votre chambre.

Elle l'avait conduit jusqu'à l'une des portes en question, qui était légèrement entrebâillée. Lui en remit la clef alors qu'il pénétrait à l'intérieur.

- Si vous le souhaitez, je vous laisse un peu de temps pour ranger vos affaires... et mémoriser l'emplacement de cette chambre, acheva-t-elle avec une moue amusée.

Peut-être, à l'occasion, pourrait-elle lui présenter les personnes dont les portes donnaient immédiatement sur la sienne, s'ils venaient à les croiser. Loulia, la jolie blanchisseuse arrivée il y a quelques mois, à sa droite. Piotr, le jeune jardinier qui allait parfois donner un coup de main à la bibliothèque quand il pleuvait, sur sa gauche. Et, en face...

- Tiens, Zia, ça fait plaisir de te voir ici !


La jeune fille se retourna avec un large sourire. Même une fois qu'elle était devenue majordome, les personnes qui la connaissaient assez bien pour la gratifier de ce petit surnom avaient gardé cette habitude. Donovan, avec sa cinquantaine bien passée et ses tempes grisonnantes, en faisait partie.

- Tu tombes bien, je suis justement en train de faire visiter l'Académie à un nouveau membre, qui occupera la chambre juste en face de la tienne ! Et comme la silhouette de Kay, sans doute intrigué par les bruits de conversation, se dessinait sur le seuil de sa chambre : Voici Kay Owlant, qui travaillera aux cuisines.

Puis, se tournant vers le tout nouveau commis :

- Je vous présente Donovan Lynch. Garde de l'Académie.

[Pas de problème hug A mon tour de m'excuser pour le temps de réponse, du coup /PAN]


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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Ven 3 Fév 2017 - 0:44

Elle parait amusée des commentaires de l'homme. Premier point en bonne voie d’acquisition. A vrai dire, ce n'est pas un challenge digne de lui que de se faire un ami de quelqu'un. Pas qu'il soit particulièrement un bon ami, très loin de là. C'est une piètre personne lorsqu'il s'agit de réelles relations amicales. Un bien mauvais ami. Vous seriez bien inconscient de compter sur lui ou d'imaginer qu'il pourrait être loyal. Sa loyauté, il ne la doit qu'à lui-même. Son expérience lui a bien appris une chose : les relations ne mènent à rien. L'amitié est un concept trop vague pour être pris en compte. L'amour... une utopie bonne qu'à être contée aux enfants.
Kay n'est pas un bon ami. Kay n'est qu'un bon comédien, rien de plus. Il sait feindre l'amitié et l'intérêt. Simplement. Et il s'en amuse. Pas de la façon dont il trompe, mais de ce jeu constant qu'il s'impose à lui-même. Toujours un défi, toujours un rôle différent. Et il en joue. C'est sa façon de vivre, sa façon de faire, sa façon d'être.
Kay l'illusionniste. Son monde est illusion, tout comme ces masques qu'il porte en permanence. Comme aujourd'hui. Le masque d'un vieil homme aimant la compagnie humaine et les aventures. Rien de mieux pour attirer la sympathie des habitants de cette Académie.

Son sourire ne s'est pas tari, alors qu'il observe la chambre, il se retourne et plante son regard dans celui de la jeune fille. Elle vient de lui parler.


- Non, je pense que ça ira. Je vais poser mes affaires ici et les déballerai quand je viendrais me coucher. Inutile de perdre plus de temps, il me tarde de faire le tour de ce merveilleux bâtiment d'architecture.

Il ne lâche pas son regard, ni même son sourire.

- Surtout lorsque je suis accompagné d'une si jolie et gentille jeune fille.

Et soudain, on entend une grosse voix résonner dans le couloir et des pas se rapprocher. Kay sort alors de la chambre pour apercevoir le nouvel arrivant. Un homme, la cinquantaine, cheveux grisonnants par endroits. Lui, il devra sûrement s'en méfier au vu de sa façon de bouger. Cet homme n'est pas qu'un simple domestique.
La jeune fille fait alors les présentations. Elle le présente lui, Kay Owlant. Commis de cuisine. Puis, le nouvel arrivant. Qui habite juste la chambre en face de la sienne. Information plutôt intéressante. Son nom, Donovan Lynch. Un garde de l'Académie. Seconde information plutôt capitale.
Les gardes. Sa seule source de réel problème. Alors, il s'avance et tend la main, ce sourire stupide toujours affiché sur son visage. Stupide pour lui, amical pour les deux autres.


- Eh bien enchanté, voisin. Je suis heureux de voir un homme de ma génération dans les parages, je craignais de me perdre au milieu de toute cette jeunesse.

Poignée de mains échangées, ils forment un petit cercle au milieu du couloir. Personne ne passe, tout le monde semble bien loin des chambres et bien occupés.

- Alors c'est vous qui faites en sorte que ces jeunes gens soient en sécurité ? Cela ne doit pas être simple tous les jours. Avec l'extérieur et l'intérieur. J'imagine bien que même ces enfants doivent vous donner du fil à retordre, en sortant en douce du bâtiment, n'est-ce pas ?

- Ah, m'en parlez pas... Les pires sont ces gamins qui grimpent aux murs. Ils croient qu'on ne les voit pas, on n'a juste pas la foi de leur courir après, ils sont déjà trop loin lorsqu'on descend des murs. Mais nous vivons une période bien plus tranquille ces derniers temps...

L'homme se râcle la gorge, reprend contenance et ce sourire qu'il affichait en arrivant.

- Oui, je comprend. Au vu des derniers événements.

Pas fichus de rester tranquille, cette Académie... On en parle dans tout l'Empire. Toujours des catastrophes, mêlés à des choses qui les dépassent, impliqués dedans jusqu'au cou.

- Ma foi, c'est ainsi. Et je dois avouer que je suis impressionné du peu que j'ai pu voir depuis mon arrivée. Surtout cette jeune fille déjà majordome, elle finira Intendante de l'Académie, à cette allure !

Il lui jette un regard.

- Ah, ça, c'est sûr ! Hil' Jildwin a de quoi craindre pour sa place !

Le garde éclate de rire.




[ Moi j'suis désolée de répondre si vite /PAN Mais j'étais inspirée I love you ]


_______________



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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Sam 4 Fév 2017 - 8:32

Elizia sentit le rouge lui monter aux joues en entendant les derniers propos des deux hommes, et ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche pour protester maladroitement :

- Intendante ? Mais bien sûr que non, je... Jamais je ne...

Et voilà qu'elle se remettait à bafouiller. Essayant de reprendre contenance, elle acheva le plus posément possible :

- A présent que l'Intendant Hil'Jildwin a retrouvé son poste, je doute que quiconque ait envie de le voir remplacé avant un bon moment. Et ma nomination au rang de majordome tient en grande partie à sa gentillesse, vous savez.

Elle avait avant tout adressé ces derniers mots à Kay. Les compliments la gênaient, surtout lorsqu'elle avait l'impression qu'ils n'étaient pas entièrement mérités. Et c'était le cas de ceux-ci. De nombreux autres domestiques, tout aussi sérieux qu'elle, auraient pu être promus à cette place. Elle ignorait encore pourquoi Jehan l'avait choisie en particulier – sympathie pour une si jeune fille ? envie de l'aider à se hisser socialement en dépit, ou bien à cause de son âge ? – mais une chose était sûre : elle lui devait beaucoup.

Les deux hommes avaient en tout cas l'air de bien s'entendre, ce qui la réjouit. L'espace d'un instant, elle essaya de se rappeler ce qui l'avait d'abord chiffonnée dans l'attitude de Kay, repensa à ses dernières paroles. Peut-être une certaine tendance à la flatterie – qui la mettait d'ailleurs plus mal  à l'aise qu'autre chose. Mais, après tout, n'était-il pas normal qu'un nouveau venu cherche à s'attirer l'amitié des personnes avec lesquelles il allait devoir vivre et travailler ?


- Eh bien, je crois que nous allons continuer notre tour de l'Académie... Elle jeta un regard à Donovan, dont l'hilarité avait enfin cessé. J'imagine que tu n'as rien à aller faire aux cuisines ?

Le garde hocha la tête.

- En effet, j'allais juste chercher quelques affaires dans ma chambre, et puis ensuite je retourne faire ma ronde. J'ai demandé à Fabian de me remplacer, il ne faut pas que je le fasse attendre trop longtemps. En tout cas, ajouta-t-il en souriant à Kay, nous aurons bientôt l'occasion de nous recroiser, si j'en juge par la proximité de nos chambre ! Bonne visite !

Il s'engouffra dans sa chambre après un dernier clin à l'adresse d'Elizia. Lorsqu'elle se tourna vers Kay, ce dernier avait fermé sa porte, de toute évidence prêt à repartir.


- Direction la cuisine, donc ? interrogea la jeune fille, plus pour la forme qu'autre chose.

L'homme acquiesça avec enthousiasme et elle le guida de nouveau vers les escaliers qu'ils avaient montés un peu plus tôt.


- Je suis vraiment désolée mais il va falloir faire demi-tour, les cuisines se situent dans l'aile principale de l'Académie, au rez-de-chaussée... Mais pour varier un peu le chemin et vous faire voir le maximum de choses, nous allons en profiter pour passer par les jardins. Comme ça vous pourrez aussi apercevoir de loin certains bâtiments annexes, comme la forge, le lavoir, les serres, les lieux d'entraînement des élèves combattants... Ils entreprirent de redescendre les marches. Et l'écurie ! Vous n'avez pas de cheval, d'ailleurs ?

Cela aurait pu être possible, pour quelqu'un qui avait passé une bonne partie de sa vie dans les caravanes qui sillonnaient Gwendalavir.


[Idem ]


_______________
« On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. »













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MessageSujet: Re: Un cuisto ? Que nenni !   Lun 27 Fév 2017 - 10:54

Elle est plutôt facile à déstabiliser, c'est un point à inscrire quelque part. Elle bafouille, rougie. Elle ne sait pas où se mettre. Malgré tout, elle reprend vite contenance et parle rapidement intelligiblement. Etonnante, comme jeune fille. Nommée si vite majordome, Kay pense déceler quelques unes des raisons qui ont poussé l'Intendant à la choisir. Quoiqu'il ne possède pas la réputation d'être quelqu'un de sensé, de terre à terre, cet homme... L'Empire résonne de bien des rumeurs à son sujet, dont un esprit aux milles facettes perturbées ou non.
Vite, elle reprend les rênes de sa visite. Le garde ne les suivra pas aux cuisines, tant mieux. L'illusionniste n'a pas besoin d'un gêneur de plus lors de ses premières observations. Il reviendra à lui à un moment plus opportun. Pour l'instant, les cuisines. Et s'assurer de l'amitié de la gamine. Lentement, mais sûrement.

Lorsque le garde s'engouffre dans sa chambre, la jeune fille se retourne hâtivement vers l'illusionniste. Et lui propose de filer aux cuisines. Merveilleuse idée que celle-ci. Il hoche alors de la tête, un grand sourire aux lèvres. A demi-réel. Parce que son plan initial se passe pour l'instant dans les meilleures conditions.
Ils repartent donc, de nouveau vers ces escaliers montés quelques minutes plus tôt. Et elle reprend la parole, il est davantage attentif qu'à l'aller. Ne voulant bien évidemment pas rater la moindre information, tout est bon à prendre lorsque l'on échafaude une escroquerie.
Et elle lui vend du rêve en lui annonçant la suite de la visite alors qu'ils descendent les premières marches de l'escalier. Passer par les jardins, donc l'extérieur, et pouvoir observer les annexes de cette foutue Académie. Que demander de mieux ? La visite directe des appartements de leur trésorier. Malheureusement, ce n'est qu'une utopie bien trop facile à son goût. Kay aime le danger et se rit de lui, il ne souhaite pas faciliter le jeu, au risque d'en entacher le goût.

Et soudain, la petite pose une question pertinente. Sale gamine. Garde ta langue dans ta poche, tout ira bien. Au lieu de lui donner cette réponse, il garde son masque et son sourire, sa voix douce et chaude.


- Ma fois, j'en ai eu dans ma vie, des chevaux. Quelque chose comme trois ou quatre. Malheureusement c'est énormément d'entretiens. Et ma dernière aventure ne s'est pas réellement déroulée comme je l'espérais, je n'ai pas obtenu le payement que l'on me promettait de prime abord. Et la vie est ainsi, je n'avais plus un sou en poche un mois après. J'ai dû me séparer de mon pauvre Alvin. Donc non, je n'ai plus de cheval à l'instant même. Je l'ai vendu à Al-Poll.

Il jette un regard à la jeune fille. Et il sourit à nouveau.

- Je me dis qu'il sera toujours plus heureux avec ce fermier qu'avec moi, enfermé dans une écurie !

Ils arrivent vers une arche, la dépassent. Et débouchent sur les fameux jardins. Même Kay se laisse avoir par ses plantes et fleurs. Il n'a jamais été homme à aimer les plantes, mais il sait reconnaître la beauté en toutes choses. Pour la voler aux autres.
Ils avancent alors une dizaine de minutes à travers les jardins, deux bâtisses apparaissent face à eux. L'illusionniste s'arrête pour observer.


- Le lavoir ? Ou la forge ? C'est étonnant tous ces bâtiments pour une simple Académie, une vraie petite ville à elle seule.

Et il se met à croire que la garde est réellement médiocre pour qu'à plusieurs reprises, cette célèbre Académie se soit faite avoir. Un bon point pour lui.


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