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 Papy Duncan

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Primat de Teylus et Maître d'Armes
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MessageSujet: Papy Duncan   Dim 19 Juin 2016 - 0:49

Le soleil se levait doucement à l'horizon. Locktar avait repris sa routine de se lever en même que l'astre du jour. Maintenant, les jumeaux faisaient leurs nuits, il n'y avait plus besoin de se lever plusieurs fois par nuits. Du coup, le maître pouvait de nouveau goûter au calme de l'aube.



Avant, ses levers aux aurores lui permettaient d'organiser ses cours dès la première heure mais ceci était terminé depuis qu'il était père. Il faisait en sorte que ses cours se déroulent plus tard pour qu'il puisse profiter à fond de sa famille. Car oui, il profitait de sa famille au maximum.



Il avait changé.


Cela avait commencé avec son mariage mais suffisamment faiblement pour qu'il ne s'en rende pas compte tout de suite. Le choc du changement s'était vraiment produit avec la naissance d'Orlane et Méric. Il était beaucoup plus présent dans ses appartements alors qu'avant il n'y restait que pour remplir la paperasse que lui imposait son rôle de primat et de maître d'armes.



Il avait aussi réorganisé ses appartements. Toutes les lames étaient désormais entreposées en hauteur et majoritairement dans son bureau qui était fermé à clé quand il ne s'y trouvait pas. Il en était de même avec sa tenue. Avant, il ne quittait que très rarement son épée qui restait fixée dans son dos. A présent, sa lame restait dans son bureau sauf quand il se rendait à un cours. Les jumeaux commençaient à s'aider des murs et des gens pour se tenir debout. Locktar craignait que l'un d'entre eux ne s'accroche à la lame aiguisée et ne se blesse. Il était même en train de réfléchir à une solution pour réduire au maximum l'armure qui protégeait son bras. Il ne se savait pas aussi papa poule mais la vérité était là: le terrible Bruleur des Corbacs avait été terrassé par deux jolis minois.


Le maître d'armes terminait son café en regardant l'académie s'éveiller depuis sa fenêtre. Il y avait de tout. Des domestiques qui commençaient leurs tâches quotidiennes, Des gardes qui se croisaient, certains allant se coucher, les autres débutant leur ronde. Des élèves très réveillés qui s'échauffaient, d'autres qui baillaient à s'en déchirer la mâchoire et d'autres encore qui semblaient déjà en retard vu à la vitesse à laquelle ils courraient.



Il déposa sa tasse de café à l'endroit prévu pour que les domestiques viennent la récupérer et il alla voir ses enfants. La nourrice s'était déjà occupé d'eux. Nourris et habillés, ils étaient prêts pour sortir. Car oui, ce matin, ils allaient rendre visite à celui qui se ferait bientôt appeler Papy. Bientôt? Et oui, car les jumeaux commençaient à babiller des syllabes. Pour l'instant, c'était incompréhensible mais bientôt, ils diraient leur premier mot. Locktar était persuadé que ça serait Orlane la première à parler tandis qu'il était persuadé que Méric serait le premier à savoir marcher.



Et donc ce matin-là, ils avaient rendez-vous avec Duncan, le futur papy. Car oui, Duncan se révélait être un parfait papy de substitution pour les jumeaux dont les vrais grands parents se trouvaient bien loin de l'académie. Il les gâtait alors qu'ils étaient encore bien incapable de comprendre ce qu'on leur offrait. Locktar avait plusieurs fois essayé de ralentir Duncan la-dessus mais il s'était rendu que ça enchantait également le maître des légendes et du coup, il avait cessé.



- Allez les jumeaux, on va voir papy! Pa... py, ajouta-t-il en accentuant bien les syllabes.



Le trajet ne fut pas bien long mais, comme à chaque fois que les jumeaux sortaient des appartements du couple Hil'Guidjek, ils firent l'admiration des élèves et des adultes qu'ils croisèrent. Il fallait aussi avouer qu'ils étaient les seuls bébés depuis Aidan, le bébé de Julia, qui restait souvent dans sa cabane au fond du parc, loin du flot des élèves. Le trajet fut donc ponctué de "Oh qu'ils ont grandit" "qu'ils sont mignons" et autres compliments qu'on ne fait qu'aux bébés.... aux bébés qu'ils soient humains ou animaux d'ailleurs.



Locktar frappa à la porte du maître des légendes. La réponse ne tarda pas. Il devait surement les attendre.


[Mon 600ème post!!!!!]



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MessageSujet: Re: Papy Duncan   Dim 19 Juin 2016 - 17:37

Comme beaucoup de vieilles personnes, Duncan Cil’ Eternit se levait extrêmement tôt. Bien souvent, il lisait au lit jusqu’au lever du soleil, puis attendait que la brume matinale se soit dissipée pour aller faire sa promenade. C’était un moment de réflexion pendant lequel il préparait sa journée, ou ses lectures, ou ce qu’il allait dire à ses élèves. Ce matin, pourtant, Duncan était bien fébrile pour songer à faire sa promenade. Oh, il buvait toujours son premier thé avec application comme si de rien n’était, mais son regarde ne cessait de fureter dans son appartement à la recherche des coins de bibliothèque qu’il aurait oublié de matelasser, des plumes et ouvre-lettres, ou des bouchons d’encre qu’un poupon pourrait avaler.

Même lorsqu’il eut fini son thé, il rangea toutes les feuilles volantes qui pouvaient trainer sur toutes les surfaces planes de ses appartements, qu’il s’agit de ses mémoires, de notes pour les cours, de notes de lectures ou simplement de poèmes jetés à même le papier. Mieux valait les ranger dans un tiroir, à l’abri de petites mains trop zélées. Il avait déjà perdu tout un chapitre de ses chroniques comme ça, un matin qu’il avait tourné le dos et que l’adorable Méric avait eu l’excellente idée de le transformer en confetti pour lui faire plaisir.
Une fois que tout ce qui était soit mortel soit fragile était soigneusement rangé, Duncan ne put s’empêcher de feuilleter les livres qu’il avait enfin reçus. Des commandes toutes particulières faites à un vieil ami, un série de livres illustrés à l’encre vives qu’il espérait pouvoir montrer aux enfants lorsqu’ils viendraient. Celui dont il était le plus satisfait était un bestiaire de Gwendalavir entièrement illustré, avec le nom des créatures calligraphié en gros en dessous ; un autre volume retranscrivait les meilleures légendes de l’Empire en illustrations simples et didactiques.
Bien sûr, il n’était pas aveugle au point d’assommer les petits avec des livres toute la journée. Nombre jouets en bois commandés auprès des meilleurs artisans du Poll et du Chen étaient rangés dans un coffre en bois, tandis que leurs gateaux préférés, préparés avec affection par Dame Gertrude, trônaient sur une table basse près des poufs dans lesquels ils adoraient chamailler.

Avec un dernier regard pour la pièce, Duncan se posa dans son fauteuil habituel, et attendit. Deux secondes et demi plus tard, il se leva pour réajuster le plateau de gateaux d’un centimètres. Se rassit. Tapota sur le bras de chaise. Passa les mains sur les plis de sa robe de chambre matelassée. Se releva, regarda sa pile de livres en cours de lecture d’un œil désoeuvré, décida qu’une pile de livres était bien trop dangereuse à portée d’enfants, la déplacea dans sa chambre, se fustigea d’être un si mauvais grand-père, que serait-il arrivé si un des enfants était mort parce qu’un des livres était tombé et lui avait ouvert le crâne ?

Seigneur Dragon, il était décidément le plus mauvais grand-père au monde.

Pourtant, à la seconde où Locktar frappa à la porte -impossible de confondre les coups si particuliers du Maître d’Armes- toute angoisse fut oubliée, remplacée par une joie intense. Tout en reprenant l’allure de quelqu’un qui ne venait pas de passer les trente dernières minutes à n’attendre qu’une seule chose, Duncan ouvrir la porte le plus négligemment qu’il était capable.

- Locktar, mon ami ! Et ce brave Méric, déjà si grand. Pas besoin d’être timide, Orlane, ce n’est que Papy Duncan !


Méric était perché sur les épaules de son père, ses petites jambes potelées fermement fixées autour du cou de son père pour ne pas tomber, et un air si bravache, comme s’il se tenait au sommet du monde. Un vrai petit guerrier, déjà à cet âge là. Orlane tendit directement les bras vers lui en le voyant, et Locktar se déchargea de sa fille dans les bras de Duncan, qui n’attendait que ça. En passant affectueusement la main dans les petites boucles blondes qui couronnait sa tête, Duncan fit entrer tout le monde.

- Je vois que quelqu’un est possédé par le Dragon de grand matin
, remarqua-t-il affectueusement lorsque la première chose que Méric fit lorsqu’on le posa par terre, ce fut de se précipiter à quatre pattes vers le pouf et de mordiller une des extrêmités à pompons en tirant dessus. Orlane restait sagement sur ses genoux, encore à moitié endormie, tandis que Locktar rattrapait Méric et lui enlevait ce qu’il avait dans la bouche.

- C’est apaisant de voir l’Académie faire peau neuve,
commenta-t-il. Le grand ravalage de façade et le ménage de printemps commandés par notre Intendant étaient une excellente idée. On découvre de nouvelles tentures à chaque couloir, et d’avoir redoré les statues donne un certain charme à l’endroit. Et puis cette vue, maintenant que le parc a été réaménagé ! Encore ce matin je pouvais voir jusqu’au lac, un cavalier qui abreuvait son cheval à la berge.

Il se servit son deuxième thé de la journée, en proposa à Locktar.

- Mais je m’égare. C’est l’excitation qui me gagne, à la perspective que la nouvelle façade de notre école convaincra enfin les plus récitents des nobles à envoyer leurs enfants chez nous. Avez-vous des nouvelles d’Edel ? Elle est partie si vite, je n’ai pas eu le temps de lui demander ce qui la retenait loin de sa famille aussi longtemps.



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qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge,
pour salive, le sang des moments vécus ensembles."


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MessageSujet: Re: Papy Duncan   Lun 4 Juil 2016 - 19:08

Orlane fut prompte à tendre les bras vers Duncan. Locktar ne put s'empêcher de sourire en déposant sa fille dans les bras du maître des écrits. Dans ces moments où les jumeaux approchaient du jour de leur premier mot, le maître d'armes imaginait souvent le bonheur que Duncan aurait si Orlane disait son premier mot quand elle serait en compagnie de papy Duncan. Et si en plus ce premier mot était papy.... Oh bien évidemment, Locktar préférait que ça soit Papa mais il serait aussi heureux que le premier mot soit Papy ou Maman.



Méric, lui, fonça comme à son habitude vers un des objets entreposés au sol pour le mordiller. Le maître d'armes ne serait pas étonné si c'était le premier à marcher. Il en faisait des lieues à quatre pattes. Et cette manie de tout mordiller... Heureusement qu'il n'avait pas toutes ses dents d'adulte, sinon un visiteur venant chez les Hil'Guidjek serait persuadé qu'il avait un chiot dans les appartements.



Par habitude, Locktar lui retire le pouf de la bouche et immédiatement, le petit "diable" attrapa un autre objet, cette fois-ci un jouet prévu à cet effet. Le maître d'armes reposa le pouf au sol et il s'installa sur la chaise que lui désignait Duncan. Il accepta volontiers le thé.



- Oui, c'est agréable de la voir ainsi. Je dois avouer qu'elle en avait vraiment besoin. J'avais presque honte de proposer nos armes pour mes cours. Certains se sont mêmes blessés sur un défaut de la poignée.


Locktar avait tout de même tenu à ce que les vieux rateliers soit conservés. Il avait encore le souvenir d'Einar et Ichel qui en avaient détruit un alors qu'ils se battaient. Bien évidemment, il avait accueillit les nouveaux rateliers avec joie, mais il avait recommandé qu'ils soient entreposés dans une salle à côté de la salle d'armes. Question de sécurité.



Duncan évoqua ensuite Edel. Il est vrai que la Première Gardienne n'avait pas pris la peine de prévenir qu'elle partait de l'académie pour quelques temps. Il faut dire que son voyage était assez secret. Locktar en connaissait les raisons car cela le concernait aussi. Ou plutôt, cela concernait les jumeaux. Elle était partit pour récupérer deux gants dans les coffres de sa famille afin de les avoir à disposition quand les jumeaux en auraient besoin. Car c'était bel et bien l'inquiétude des deux parents. Edel avait l'expérience de cela et elle le vivait avec beaucoup moins d'appréhension que son mari. En même temps, c'était impossible de le vivre avec plus. Une intense crainte le prenait à la gorge à chaque fois qu'il posait ses yeux sur la main gantée de sa femme. Parfois, il se reprenait et se disait que c'était idiot d'être aussi inquiet. Il connaissait la famille d'Edel et tous avait ce gant et personne ne semblait véritablement en souffrir. Alors pourquoi ça serait différent pour les jumeaux? Et le lendemain, l'inquiétude reprenait le dessus.



Le lendemain du départ d'Edel, Locktar avait émis l'idée que c'était pour l'apaiser qu'elle était partit chercher les gants.



- Oui, elle va bien. Elle s'excuse de ne pas vous avoir prévenu, elle est partit en catastrophe pour voir sa famille. Je l'aurais bien accompagnée mais le voyage était vraiment trop compliqué pour les jumeaux et on ne voulait pas les laisser seuls avec la nourrice aussi longtemps.

Longtemps. C'est vrai qu'elle était partie depuis longtemps désormais et Edel en souffrait de se tenir aussi loin de ses enfants.


- Elle n'aurait pas du rester aussi longtemps partit. Mais avec la mort de l'empereur, elle a du partir vers Al-Jeit avec un de ses frères pour assurer à l'héritière que le soutien des Hil'Meredrine était toujours maintenu. Elle ne devrait plus tarder désormais. La semaine prochaine peut-être.

Il but une gorgée de thé en regardant Duncan faire rire Orlane.



- Elle vous adore tellement que je suis sûr qu'elle sera au premier rang dans tout vos cours.

Vu l'attachement que Locktar avait pour les livres quand il était môme, ce n'était pas de son côté qu'elle aurait pris si une telle envie de cours lui prenait.





[J'espère que tu auras des idées de réponses, Mp si tu veux que je change des trucs]


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MessageSujet: Re: Papy Duncan   Ven 15 Juil 2016 - 19:12

Un problème qui ne s'était jamais posé jusqu'à présent et dont il se rendit compte lorsqu'il essaya de prendre une gorgée, c'est qu'il était difficile, dangreux et peu indiqué de boire une tasse de thé bouillante avec une infante sur les genoux. A chaque fois qu'il voulait libérer un bras pour prendre sa tasse, Oriane tenait en équilibre précaire et ne faisait rien pour améliorer son assise, tandis qu'elle tendait ses petits bras potelés vers le thé dès lors qu'il essayait de la porter à sa bouche. Après une troisième tentative où il manqua d'ébouillanter la petite et de se brûler les lèvres, Duncan reposa sa tasse et rendit les armes.
Ce que l'on sacrifiait pour les enfants.


J'espère qu'elle nous reviendra vite, en tout cas. Mais je suis rassuré d'apprendre que tout va bien et qu'il ne s'agit pas d'une de ces affreuses missions secrètes dont nos combattants sont parfois chargés pour le bien de l'Empire.
Sa gorge se serra à l'idée qu'Edel ne revienne jamais, même s'il ne pouvait pas imaginer l'ampleur de la détresse que cela pourrait causer à son mari.Il secoua la tête. Mais ne pensons pas au pire quand il n'y a aucune raison qu'il arrive.

Il sourit à l'idée que Locktar ne sache pas laisser ses enfants dans les mains d'une nourrice plus de quelques jours d'affilée pour suivre sa femme. C'était si... Différent de toutes les familles nobles qu'il avait cotoyées au cours de sa vie, qui déléguait la protection et l'éducation de leurs enfants à des nourrices et des précepteurs dès le plus jeune age pour pouvoir continuer leur train de vie de cour... Bien sûr, il aimait croire qu'il aurait fait différemment s'il avait eu des enfants, et qu'il aurait passé des heures chaque jour à leur faire lire tout ce qui lui semblait crucial à savoir pour les futurs petits prodiges de l'Empire. Et il comptait bien se rattraper dans cette vie là, à défaut d'avoir eu la sienne.
Il rit à la remarque de Locktar.


Diantre, mon ami, ne nous enterrez pas si vite! Nous avons encore le temps avant qu'Oriane soit en âge de suivre les cours de l'Académie... Encore que. Parfois, on a à peine le temps de cliquer les yeux que les enfants sont déjà grands, et nos élèves prêts à partir de l'Académie. Mais je ne doute pas une seconde qu'Oriane sera une excellente élève. Audric, par contre... Pas de favoritisme, il recevra sans doute des sanctions aussi souvent que vous dans votre temps!

S'il était encore là lorsqu'Oriane et Audric seraient assez grands, en plus... Il retira ses doigts de la poigne de la petite qui était en train de tirer dessus, et se reprit.


A propos de cours... J'ai un cadeau pour vos petits guerriers. Ne roulez pas des yeux tout de suite, c'est un cadeau spécial cette fois-ci!

Il déposa Oriane dans son fauteuil et alla chercher les volumes recouverts de papier de soie, et les tendit à Locktar. Les livres illustrés commandés spécialement pour etre lus par des enfants en bas âge, et qu'il n'avait pas eu la patience de cacher jusqu'à leur anniversaire.


Un de mes vieux amis n'attendait que l'occasion de produire ce genre de volume, et je pense que c'est un des meilleurs outils forgés à ce jour pour apprendre à lire à la future crême de l'Empire.

Intérieurement, il en était terriblement fier, et il allait faire pression et jouer de ses influences, si cela s'avérait être un succès, pour que ce genre de livre soit produit pour être mis dans les plus grandes bibliothèques de Gwendalavir et grandes maisonnées. Une autre série était en cours de production pour être ajoutée aux rayonnages de l'Académie, mais pour cela, il lui fallait l'autorisation de Jehan Hil' Jildwin.
Et pour ça, il faudrait qu'il arrête d'éviter de lui parler.
Et ça...
C'était un autre problème.

- Alors, qu'en pensez-vous? Demanda-t-il à Locktar, qui feuilletait les tomes. Il y en a un avec tous les guerriers et batailles célèbres de Gwendalavir, ainsi que l'épopée de Merwyn lui-même, j'espère que ce n'est pas trop violent pour de jeunes esprits.



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MessageSujet: Re: Papy Duncan   Mer 31 Aoû 2016 - 22:16

- Oh, mais je ne cherche pas à nous enterrez. Au contraire. Je trouve simplement que vous seriez parfait pour être celui qui apprendrait à lire aux enfants des alentours de cette académie.

Duncan avait un véritable don avec les enfants. Il suffisait de voir comment les jumeaux réagissaient. Quand ils voyaient Duncan, ils avaient un immense sourire aux lèvres et Oriane avait même tendance à délaisser les bras de son père pour aller dans ceux du maître des écrits.



Locktar ne put s'empêcher de sourire en entendant Duncan évoquer sa jeunesse. Il est vrai que Meric serait une sacrée terreur s'il prenait exemple sur son père. Ce n'était pas pour rien qu'il avait été surnommé le Bruleur des Corbac pendant qu'il était élève à l'académie. Et ses faits d'armes remontaient à bien avant son entrée à l'académie de Merwyn. Pour le bien de son autorité sur ses enfants, il serait préférable qu'ils ne soient jamais au courant de ce qu'avait fait leur père.



Duncan parla alors d'un cadeau qu'il voulait faire aux jumeaux. "Encore?" fut la première pensée de Locktar. Le vieil homme couvrait les enfants de cadeaux depuis leur naissance. Pour dire, il en avait presque offert plus que les parents eux-même. Locktar avait modifié son bureau depuis la naissance d'Orlane et Méric mais il n'avait pas été le seul. L'appartement de Duncan avait complètement été transformé lui aussi et le maître d'armes était sûr que si un visiteur qui ne connaissait pas Duncan, il aurait pensé que c'était lui qui venait d'être papa.

Le maître des écrits déposa Orlane dans son fauteuil et il se leva pour prendre des volumes entreposés sur une étagère. Il les tendit à Locktar qui commença à les feuilleter. Il y avait de nombreuses illustrations et enluminures. Les livres étaient de véritables chefs d'oeuvre.

- C'est vraiment magnifique, encore une fois, vous leur faites un sublime présent. Vous les gâtez bien de trop.

Et en plus, ces volumes avaient été fait exprès pour les jumeaux et ne trouvaient pour l'instant pas d'équivalent dans l'empire? C'était inestimable. Duncan avait raison, il fallait que son ami reproduise ces livres pour d'autres familles.

- Ne vous inquiétez pas, je suis certain que ces histoires ne sont pas aussi violentes que ce qu'il s'est passé dans la réalité. Les légendes sont toujours plus belles que la réalité.

Sa propre enfance avait été nourrie de légendes racontées par son père qui était un formidable conteur. D'ailleurs, certaines de ces légendes avaient même servies d'histoire de chevet pour Locktar. Le maître d'armes pourrait du coup utiliser ces volumes pour en faire de même avec ses propres enfants.

- Je trouve qu'il est nécessaire de ne pas perdre l'histoire de notre empire. Ces grands soldats du passé ne méritent pas de tomber dans l'oubli. Et puis, nous sommes dans l'Académie de Merwyn, c'est presque une obligation pour Méric et Orlane d'en connaître plus sur l'époque de ce grand homme.

Tellement grand qu'on avait du mal à croire qu'il avait vraiment existé. Enfin, c'était devenu une légende après tout. Et puis les légendes, il avait déjà précisé ce qu'il en pensait.

- C'est d'ailleurs dommage que je ne sois pas moi-même autant porté sur les livres. Mon amour pour les légendes m'aurait fait adoré vos cours.

Et au final, il n'avait jamais vraiment assisté à un cours de Duncan, trop occupé à parfaire sa condition physique dans les autres cours. Il avait l'espoir qu'aucun de ses enfants le prendrait pour un parangon au point de copier totalement son parcours. Il se rendait compte qu'il avait pas fait les meilleurs choix dans sa vie étudiante. Mais en y repensant, il ne changerait rien. C'était ce parcours qui avait fait de lui l'homme heureux qu'il était en ce jour.

C'est d'ailleurs pour cela qu'il ne forcerait pas ses enfants dans une voie ou une autre, c'est eux qui feraient leurs propres choix.

- Peut-être que le fait d'entendre ce qu'il y a d'écrit dans un livre pousserait Méric à éviter de les mettre dans sa bouche pour les croquer, dit-il en se levant pour reprendre le coussin que Méric avait réussit à attraper pour remettre entre ses lèvres.


[J'espère que ça te convient Wink ]


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