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 Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]

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Primat de Teylus et Maître d'Armes
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MessageSujet: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Lun 17 Oct 2016 - 22:33

Le maître d'armes avait réunit ses deux assistantes ce matin-là. C'était la première fois qu'elles se trouvaient officiellement réunies. Bien sûr, Locktar ignorait si elles avaient pris le soin de se rencontrer avant d'être convoquées par le nouveau "patron". Initiative qui aurait pu venir de Cymoril étant donné qu'Eriana avait du ignorer qu'elle aurait une partenaire assistante.



D'ailleurs, le maître d'armes avait été faire un tour dans le bureau de l'intendant pour lui demander de mettre fin désormais au recrutement de nouvelles assistantes. Deux, c'était largement suffisant pour l'avenir des cours de combat. Surtout que Locktar se connaissait et il serait incapable de renoncer complètement à faire des cours. Il était donc inutile de faire en sorte de le remplacer pour de bon pendant que ses enfants grandissaient. Il suffisait de lui retirer une bonne charge de cours.



Ce matin-là marquait donc la veille de leur premier cours. Elles étaient assises devant le bureau du maître d'armes.



- Bien, les choses sérieuses commencent demain pour vous. Vous participerez à votre premier cours. Evidemment, pour les premiers, vous suivrez mes consignes, inutile de prendre des initiatives tant que je ne me serais pas fait une idée sur vos méthodes d'enseignements.

Il était étrange pour Locktar de s'entendre donner des consignes sur les méthodes d'enseignements alors que lui-même ressemblait beaucoup aux deux assistantes quand il était arrivé à l'Académie. Mais après tout, lui, il n'était pas venu pour être professeur, il avait simplement voulu suivre les cours proposés en son sein. Le travail de maître n'était venu que bien plus tard.



- Il y a de nombreux élèves à l'académie, vous passerez ainsi dans les rangs et vous serez mes yeux et mes oreilles dans les groupes que je ne surveillerais pas sur l'instant. Les cours de combat sont toujours un lieu de grand capharnaum et je ne peux pas avoir des yeux partout.

La Dame et le Dragon savaient à quel point les cours de combat étaient l'endroit rêvé pour les fauteurs de troubles de donner toute la mesure de leur talent sans se faire repérer comme épicentre par le professeur. Avec deux assistantes, le maître d'armes pourrait enfin savoir ceux qui étaient les pires. Après tout, le concours des Trois Maisons avait repris depuis que Jehan était revenu à l'académie.



- Je ne vous en dit pas plus de ce qui va se passer demain pour le cours. Je vous demande simplement d'aller à la salle d'armes et de la préparer pour l'arrivée des élèves. Vous sortirez les râteliers d'épées émoussées et les boucliers. Vous pouvez désormais disposer.


***********************


Etait-ce son nouveau statut de père ou les deux assistantes lui inspiraient-elles vraiment confiance? En tout cas, il n'alla pas vérifier que la salle d'armes avait été bien préparée. Il la découvrirait un peu avant les élèves.


A son réveil, il fut bien content d'avoir programmé un cours dans la salle d'armes. En effet, il n'avait pas encore ouvert les rideaux de sa chambre qu'il entendait le ciel se déchainer à l'extérieur. Au moins, lui, il n'aurait pas à se mouiller, la salle d'armes était dans la même aile qui lui et n'avait donc qu'à descendre à l'étage inférieur.


C'est ce qu'il fit après avoir embrasser sa femme et ses enfants.


Il avait eu raison de faire confiance à ses assistantes. Les rateliers étaient à la bonne place. Par acquis de conscience, Locktar vérifia le tranchant des lames afin de s'assurer que c'était bien les épées émoussées qui avaient été sorties et non des armes qui pouvaient tuer les élèves.


Il avait déjà connu la mort d'une élève pendant un de ses cours, inutile de devoir subir une nouvelle fois cette terrible perte.


Maintenant, il n'avait plus qu'à attendre l'arrivée de ses assistantes et des élèves.



_______________
Il est plus facile de faire la guerre que la paix







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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Ven 21 Oct 2016 - 21:01

La neige, partout. De lourd flocon d'un blanc presque irréel tombe du ciel tandis qu'un vent glacial me gifle le visage. Je suis gelée, mais je me force à continuer. Soudain, elle apparaît. Elle, la neige sous la forme d'une splendide jeune femme aux traits fins et aux cheveux d'un blanc parfait. Elle porte un long manteau de fourrure blanche et tient quelque chose entre ses bras. Oubliant le froid, je me mets à courir vers la mystérieuse dame. Je tombe dans la poudreuse, me relève, attrape un pan de son manteau. Celle-ci se retourne en fronçant les sourcils, son visage est d'une beauté à coupé le souffle, mais toute mon attention et concentrée sur la chose qu'elle tient dans ses bras. La chose ? Le bébé… Pas n'importe lequel. Je hurle, un cri un nom. Les larmes remplissent mes yeux et coulent brûlante sur mes joues. Mon bébé, ma fille. La dame prend la parole.

-Elle m’appartient maintenant… Vas t'en tu n'as rien à faire ici !!


-°-°-


Je me sens basculer dans le noir, le noir toujours. Et je me réveille en hurlant, en essayant de hurler. Depuis quelque temps, mes rêves ne sont que cauchemars, les nuits… Une torture. Mais j'ai vite appris, appris à me réveiller bouche ouverte pour un cri sans qu'aucun son ne sorte de ma bouche. Ne jamais montrer ce que je ressens, jamais. Je n'ai toujours pas réussi à tartir le flot de larmes chaudes qui roulent sur mes joues. Qu'importe, les rideaux de mon lit à baldaquin me protègent des regards curieux et personne ne sera au courant.

Je me lève parfaitement réveillée et après un rapide débarbouillage dans la salle d'eau, revêt mon uniforme rouge et porte la main à mon… Je crispe les points. On m'a pris mes armes… Toutes. Je me sens vide, menacée, en danger. Je n'aspire qu'a une chose, retrouver la poignée d'un bon sabre !!

Je descends vers la grande salle, dehors la pluie faite rage et je croise les doigts pour que mon cours de combat se passe à l'intérieur. Je n'ai rien contre la pluie, mais quand je peux éviter d'être trempée.

J'arrive très tôt dans la salle, celle-ci est presque vide et cela me fait le plus grand bien. Moins de gens, moins de bavardage… Je ne me sens pas à l'aise ici et le manque d'avoir une bonne lame à porter de main se fait cuisant. Néanmoins, je serre les dents et attends, je touche à peine à mon déjeuner, je n'ai pas faim. Le bruit des conversations tourne autour de moi, me plongeant dans une spirale de mot incompréhensible. La salle est comble et on commence à faire l'appel. Dès que celui-ci est terminé, je m'en vais le plus vite possible, mal à l'aise.

J'ai toujours considéré mon sabre comme une extension de mon bras, sans lui, je me sens seule et faible, dans quel état seriez-vous avec une main en moins ?


-°-°-


Je pousse la porte de la salle d'armes, notre maître est pour l’instant seul. Je m'incline brièvement devant lui. Puis je les vois, des lames, des épées. D'accord, ce ne sont pas des sabres, mais leur simple vue contribuent à me rendre le cœur léger. J'avance vers elles pour les observer de plus près. J'ai l’œil aiguisé, celui des combattants qui on vu bien des épées dans leur vie de combat. Mon sabre, aussi tranchant que la lame d'un rasoir m'avait fait oublier qu'il pouvait exister pareille horreurs en ce monde… Des épées, à la lame tout émoussée.

Je voulus pousser un grognement de rage, lancer mon pied et faucher ces râteliers, pleurer de désespoir. Il n'en fut rien, mon visage totalement neutre et froid ne sembla pas éprouver la moindre émotion. Je reculais et m'assis dans un coin de la pièce, le regard un peu plus noir qu'avant.


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Acier
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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Sam 5 Nov 2016 - 21:30

L'Académie semblait bien vide à Kloa, ces temps-ci. Et tout particulièrement la salle commune et les dortoirs de Teylus. Entre Halina qui avait réussi son Passage et achevé sa formation à l'Académie et Einar qui, pour elle ne savait trop quelle obscure raison, disparaissait de plus en plus fréquemment, sa Maison lui paraissait bien terne. Leurs entraînements matinaux, leurs disputes auxquelles elle ne participait pourtant que du bout des lèvres – elle n'avait jamais été une experte des réparties cinglantes ou des piques pleines d'humour – les défis qu'ils se lançaient parfois sans autre raison que le plaisir de la compétition – ou de surprendre sur le visage des autres étudiants un fugitif éclat d'affolement – tout lui manquait. Pour un peu, elle aurait presque regretté les crises déclenchées par Cérys ou la période à laquelle elle jouait au chat et à la souris avec Astragal. La jeune fille ne s'était pas rendue compte à quel point elle s'était attachée à ses camarades, du moins jusqu'au moment où ils avaient tous déserté l'Académie un à un, la laissant à présent étrangement seule et démunie. Alors qu'elle avait toujours eu du mal à supporter les bavardages incessants, les soirées lui semblaient trop mornes à présent qu'elles n'étaient plus ponctuées par les cris d'Einar qui entrait dans la salle commune en vociférant parce que Tedh lui avait encore volé ses pantoufles ou son pantalon de pyjama, et les éclats de rire mal dissimulés de Halina devant la fureur de leur ami. Ce n'était plus pareil, sans eux. Ça ne le serait sans doute jamais plus.

Voilà pourquoi la jeune femme accueillit avec soulagement l'annonce du nouveau cours de combat. Certes, l'idée qu'elle ne s'y rendrait pas accompagnée de sa bande habituelle de Teylus lui faisait ressentir encore plus douloureusement leur absence mais, au moins, cela aurait le mérite de la détourner de ces réflexions peu joyeuses en occupant pleinement ses actes et son esprit. Il était hors de question qu'elle passe ses journées à se morfondre alors qu'elle venait d'acquérir le rang d'Acier – ce serait d'ailleurs le premier cours auquel elle assisterait à présent qu'elle avait réussi son Passage. À cette seule pensée, elle se sentit déjà un peu plus enthousiaste.

Ce matin-là, Kloa se dirigea donc d'un pas déterminé vers la salle d'armes où Locktar leur avait donné rendez-vous. Elle était partie un peu avant les autres Teylus et, lorsqu'elle pénétra dans la pièce, elle eut la surprise de constater que leur professeur était encore seul pour le moment. Les autres élèves n'allaient sans doute pas tarder. Elle le salua et, comme elle jetait un regard en direction des râteliers d'épées disposés dans un coin, elle remarqua soudain une troisième présence. Elle n'était donc pas la première, finalement.

Une fille était assise contre le mur, les yeux fixes, immobile. Blonde, joli visage malgré son expression fermée, un corps qu'elle devinait mince mais musclé. La combattante ne l'avait jamais vue, elle en aurait mis sa main à couper. Une nouvelle élève, donc, vêtue d'un uniforme rouge. Les autres Kaelems ne lui avaient apparemment pas encore appris que celui-ci, du moins depuis le retour de Jehan, était largement facultatif – de toute manière, elle s'en rendrait compte toute seule : peu d'élèves le portaient, en particulier lors des cours, Kloa elle-même ne le revêtant qu'en de rares occasions.


- Salut.

Après un instant d'hésitation, elle s'était décidée à s'approcher – puisqu'elles n'étaient que deux, autant engager la conversation. Même si la jeune femme, vu le regard qu'elle lui lança, n'avait pas l'air du genre bavarde. La Teylus esquissa un sourire.

- T'es nouvelle, apparemment ? Bienvenue, en tout cas.


Puis, comme l'autre se contentait de la dévisager froidement, elle reprit, essayant de combler le silence gênant qui commençait à s'installer :


- Et, sinon... Tu t'y connais déjà un peu ? J'veux dire, en combat, tout ça ?

Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle réalisa qu'elle ne s'était pas encore présentée.


- J'm'appelle Kloa, au fait. De la maison Teylus.

Et toujours cette froideur, au fond de son regard...


_______________







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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Ven 11 Nov 2016 - 18:13

Impassible. J'observe, je réfléchi, je calcule. Tout ce que je vois, ce que je sens, ce que je fais. J'ai besoin d'être constamment en mouvement. Occupée. Il me faut un objectif, quelque chose à faire. Cette salle d'arme plongée dans l'attente me paraît insupportable.  Alors à défaut de pouvoir bouger, je fait fonctionner mes méninges. Je me casse la tête à réfléchir alors que je pourrais laisser mes pensées vagabondé. Seulement, je  n'y arrive pas. Dés que mon imagination prend le dessus sur la partie de mon cerveaux que je considère comme rationnelle, mes réflexions s'envole vers une dimension que je ne contrôle pas. Elle me remontre toutes les horreurs de mon passé que j'essaye en vain d'oublier. Alors je les combat, chaque minute, chaque seconde où mon esprit n'est pas occupé, je lutte contre mes souvenirs.

Le silence de cette pièce me fait du bien. Je n'aime pas le bruit et l'agitation et considère l'absence de bruit comme une quasi bénédiction. Aux fils des secondes, un sentiment de bien être s'infiltre doucement en moi. Mes nuits on la malédiction d'être tout sauf reposante et c'est dans les moment comme celui ci que je puise mon énergie et reprend des forces. La sérénité de cet instant me rempli d'allégresse et mes yeux se ferment un instant. Plénitude.

- Salut.

J'ouvre les yeux, devant moi se tiens une fille qui dois être elle aussi une élève. Un peu plus jeune que moi, les cheveux coupé court et le visage éclairé de deux grand yeux violet. Elle est jolie et se tiend droite et fière avec l'attitude d'une guerrière. La jeune femme esquisse un sourire. Elle ne sera pas une adversaire à sous estimé même si elle ne semble pas le moins du monde antipathique.

- T'es nouvelle, apparemment ? Bienvenue, en tout cas.

Je ne répondis pas. Je n'aime vraiment pas que l'on m'interroge ou qu'on essaye d'engager la conversation avec moi. Je ne suis pas douée avec les mots et mes phrase ne représente jamais ce que je penses vraiment. Je serais née muette que cela n'aurait pas changé grand-chose mais je n'ai malheureusement pas cette excuse et je dois quotidiennement me confronter à l'épreuve de la communication verbale.

- Et, sinon... Tu t'y connais déjà un peu ? J'veux dire, en combat, tout ça ?

Je n'ai même pas eu le temps de répondre qu'elle a déjà entamé un nouveaux sujet de conversation. Décidément elle ne me plaît vraiment pas même si malgré mes efforts je ne parviens pas à la trouver réellement méchante. Bien sure, il faut avouer que le problème vient de moi. Je suis quelqu'un que l'on pourrait qualifier d’asocial bien que je ne soit pas tout à fait d'accord. Il est vrai que je ne suis pas douée pour les relations mais cela ne signifie pas que je n'aime pas la présence des autres. J'aime la solitude, il est vrai, mais c'est juste que pour communiquer avec moi et tisser des liens, il ne suffit pas de conversations. Je ne crée pas de relation par la parole mais par nombre de gestes et fait bien plus subtil et marquant. C'est en cela que l'on me trouve froide et distante.

- J'm'appelle Kloa, au fait. De la maison Teylus.

Je me désole pour cette guerrière, si elle espère une conversation elle est bien mal tombée avec moi. Mais je ne peux pas me permettre de la laisser parler et me poser ses questions seule. Alors je prends mon courage à deux mains, cet étrange mais, il m'en faut bien plus pour dialoguer que pour me battre. Je rassemble mes mots et tente de lui répondre.

-Enchantée… Kloa. Je me nomme Elÿa T'il Allanon et je viens de la Citadelle. Ici je suis chez les Kaelem. Tu dois t'en douter vu la couleur de mon uniforme. N'est il d’ailleurs pas obligatoire ?

Je me suis levée durant ma tirade et tend une main amicale à Kloa que je dépasse de quelques bon centimètre. Mon discours ma fait tourné la tête et je dois me retenir de ne pas chanceler. Je ne suis pas habituée à parler autant et cela tient de la véritable épreuve pour moi. Je crois que je ne suis vraiment pas faite pour manier les mots. Je dois être la seule personne au monde à ne pas savoir prononcer une longue phrase sans vaciller. L'effort que je fournit pour parler m'est vraiment douloureux mais aussi nécessaire si je ne veux pas me faire détester dès le premier cour. J'envie les gens qui n'ont aucun mal à s'exprimer et laisse les parole sortir librement et sans contrainte de leurs bouches et de leurs esprits.

La moindre phrase me fait mal mais j'ai appris depuis longtemps à m'exprimer par le regard. Méthode que la plus part des frontaliers avaient comprise et réussit à apprivoiser pour partager avec moi leurs pensées et leurs sentiments. Mes sœurs me comprenaient d'un simple regard mais la tache doit tout de même être moins facile à présent que j'ai vidé toute expression de mes yeux. Depuis que mon cœur et mon âmes on étés déchirées en deux par cette neige que je considérais comme une amie.D'un coup, la blessure se rouvre en moi en déversant toutes sa douleur dans ma poitrine. Je veux hurler, crier. Je ne dis rien, trop tard j'ai laisser mes pensées trouver ma déchirure qu'elles tentent de raviver à coup d'ongle en plongeant dans la frêle cicatrice qui ne cesse de se rouvrir en moi. Je me mort la lèvre. Souffrance.


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Acier
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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Jeu 2 Fév 2017 - 19:38

Citadelle. Aussitôt, l'attention de Kloa s'accrut. Une Frontalière, donc. Une adversaire à prendre au sérieux. En dépit de son rang de Bois, elle n'avait rien d'une débutante. Tout en notant ces informations dans un coin de son cerveau, la jeune femme répondit à la poignée de main de la Kaelem. Ferme, assurée. Et, pourtant, quelque chose – dans son expression, dans la crispation de son visage, dans la tension de sa voix – l'interpella. De toute évidence, Elÿa, puisque tel était son nom, avait un problème. Avait-elle mal quelque part ? Était-elle fatiguée, souffrante ?
La Teylus ne put s'empêcher de froncer les sourcils.


- Tu... ça n'va pas ? Si tu préfères on peut s'asseoir, tu sais.

Et, joignant le geste à la parole, la guerrière s'adossa à son tour contre le mur avant de se laisser glisser au sol. Elle ignorait si c'était le fait de s'être trop brusquement levée qui avait gêné sa camarade mais, si celle-ci devait faire un malaise ou quelque chose dans le genre, autant qu'elle tombe de moins haut.

- Et, pour répondre à ta question, les uniformes sont censés – elle accentua le terme – être obligatoires, oui. Sauf que, depuis que Jehan est revenu, c'est beaucoup moins strict. Enfin, j'veux dire... En fait, pendant un certain temps, on a eu un autre Intendant, qui était bien plus à cheval sur les principes. Elle ne put retenir une grimace à l'évocation d'Aziel. Mais maintenant qu'il a été viré, y'a vraiment peu d'élèves qui portent l'uniforme. C'est plus voyant et encombrant qu'autre chose, si tu vois c'que j'veux dire.

Les règles, de manière générale, étaient plus embarrassantes qu'autre chose.

Les élèves commençaient à arriver, peu à peu, par petits groupes. De son côté, Elÿa n'avait pas repris la parole et Kloa, essentiellement pour combler le silence, finit par rouvrir la bouche.

- T'as déjà commencé à rencontrer des gens, un peu ? Dans ta maison ou ailleurs ? T'as arrivée y'a quoi, quelques jours ?

Parler pour oublier le temps qui passe, les choses qui changent, les gens qui partent.

[Post fast pour faire avancer un peu ^^]


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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Mer 26 Avr 2017 - 6:42

[Nooon maman Léa je n'ai pas disparue ]

Je ne sais pas vraiment de quoi je dois avoir l'air, peut-être que je m'en fiche un peu. Quelques soient les opinions que pourraient avoir les autres sur moi, je ne pense personne capable de découvrir la vérité, me cachant sans cesse derrière un masque froid et dénué d'émotions bien que je suis incapable de réellement cacher cette tristesse, cette part de moi déchirée au fond de mon regard. J'ai peur des liens, de m'attacher, je sais à quel point toute relation peut-être fausse et éphémère et je crains par dessus tout d'être à nouveau abandonnée. Pourtant je sais que ce poison qui me ronge finira par causer ma perte si je n'y prend pas garde et qu'il vaut mieux pour moi que je dirige mes pensées vers autres choses. Peut-être que si je retrouve ici un objectif, un véritable but je pourrais sortir de ce cercle de souffrance qui me détruit peu à peu.

La jeune femme m'interpelle me demandant si je vais bien, mes lèvre prononce un simple ça va alors que mon cerveau me crie que c'est un mensonge. Bien entendu que je fais mal, je ne suis pas douée, pas assez forte pour ce genre de chose mais le faire remarquer serait avouer au monde cette faiblesse et je me suis jurée de ne jamais donner aux autres des clefs qui permettrais de me détruire. J'accepte néanmoins sa proposition de rejoindre le sol encore un peu, après tout même si les vertiges ont cessés ce serrait vraiment idiot de tomber maintenant, pourvu que le cours commence vite afin que je puisse retrouver mon élément et oublier le reste.

Elle répond ensuite à mon interrogation sur l'uniforme en quelques phrases et je fixe le mur d'en face en écoutant le timbre de sa voix résonner doucement à mes oreilles. Ses mots se mélangent comme une chanson pleine de sens avant de prendre la désagréable sonorité de l'interrogation tendis que les élèves entrent peu à peu dans la salle. Malgré le fait que je me sente bien mieux lorsque je peux être seule, je reste impassible devant oppression des élèves qui arrivent regardant et analysant chaque nouveau visage pour me familiariser avec ce nouvel endroit où j'espère à défaut d'y trouver ma place, au moi rencontrer un peu de sérénité et de volonté.

Je redirige mon regard vers Kloa. Elle ne semble pas aimer le silence et je m'en voudrais de ne pas lui répondre pourtant ne devrait-elle pas ressentir de même ? Comprendre que pour moi c'est la communication qui est difficile ? Je finis par me résigner, après tout mieux vaut faire bonne figure pour le moment et ne pas paraître antipathique, je sais d'expérience que l'on ne me voit pas d'un bon œil dans ce genre de situation.

À vrai dire non, je n'ai encore rencontré personne, seulement croisé des gens… Je suis arrivée hier dans la matinée…


Respiration, 1,2,3…
je peux le faire,
je dois le faire…


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Acier
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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   Aujourd'hui à 17:56

La moindre prise de parole, le simple fait d'ouvrir la bouche, semblaient coûter un effort suprême à la jeune femme. Les quelques mots qu'elle offrit à la Teylus en guise de réponse en témoignèrent une nouvelle fois.

- En effet, oui, ton arrivée est vraiment récente ! Mais tu verras, les gens sont sympas, ici, tu t'intègreras vite.

Kloa s'en voulut presque de dire quelque chose d'aussi plat, insignifiant – d'une banalité absolument affligeante, elle en avait conscience – mais les réactions de la Frontalière la mettaient mal à l'aise. La guerrière n'avait jamais été douée pour entretenir une conversation – d'ordinaire, c'étaient ses amis qui lançaient les discussions, et elle ressentit une brève bouffée de nostalgie à cette pensée qui tenait à présent plutôt du souvenir – et n'appréciait guère parler pour parler. Surtout lorsque son interlocuteur y mettait de la mauvaise volonté. Ce qui était de toute évidence le cas d'Elÿa.

Cette dernière, en effet, n'ajouta rien de plus, et l'apprentie combattante finit abandonner. Si l'autre ne voulait pas discuter, elle n'allait pas l'y forcer, et il était hors de question qu'elle-même continue à parler dans le vide dans l'espoir de démarrer une véritable conversation qui, de toute évidence, n'aurait jamais lieu.

La jeune fille garda donc le silence, se contentant de dévisager les élèves qui pénétraient les uns après les autres dans la salle d'armes. À ceux qui lui renvoyaient son regard, elle adressait parfois un petit signe de tête ou de la main. Jusqu'aux moment où deux yeux bruns se fichèrent dans les siens – et elle sentit ses lèvres s'étirer en un large sourire.


- Salut, Kloa, j'me d'mandais justement où t'étais passée ! Évidemment, j'devais bien m'douter que t'étais d'jà sur place !

Stepan, un Teylus qui appartenait au même niveau qu'elle, s'était rapproché du pan de mur où se tenaient les deux jeunes femmes. Depuis le départ d'Einar, de Halina et de tous les autres, la guerrière s'était rapprochée de lui, appréciant pouvoir s'entraîner en sa compagnie et échanger avec lui conseils et défis.

- Toujours ponctuelle, bien sûr ! On n'en dira pas autant de certains...

Référence à peine voilée au dernier cours de combat, où le jeune homme était arrivé avec près d'une demi-heure de retard parce qu'il ne s'était pas réveillé – ou, plutôt, parce qu'il avait ouvert les yeux avant de se rendormir comme une masse, et que ses camarades de dortoir avaient jugé très drôle de le laisser sommeiller. Jamais Kloa n'avait vu les garçons aussi silencieux dans leur salle commune.


- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, rétorqua son ami, avec un froncement de sourcils qui suggérait le contraire.

Elle s'était levée, à la fois moqueuse et réjouie. Enfin un peu de chaleur, d'échanges, de dialogue. À ce propos... Elle se tourna vers Elÿa qui, pour changer, les observait sans desserrer les lèvres.


- C'est Stepan, un ami de Teylus.

Puis, en direction de l'apprenti combattant :

- Voici Elÿa. Elle est arrivée hier.


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MessageSujet: Re: Et c'est reparti pour se taper dessus joyeusement en tout légalité [cours de combat]   



 
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