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 Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]

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MessageSujet: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Mar 23 Sep 2014 - 2:01

Entrer dans l’enceinte de l’Académie n’était pas particulièrement la chose la plus difficile à faire. Surtout quand on était un rêveur d’Eoliane. Son visage était connu pour avoir faire quelques soins directement à l’Académie, et il n’avait pas particulièrement cherché à dissimuler son visage. Même sans robe de rêveurs et dans une tunique tout ce qu’il y avait de plus neutre, on savait qui il était.
Ni même ne chercha-t-il à masquer le fait qu’au lieu de se rendre dans les batiments, il traversait les jardins pour se rendre aux serres alors que le soleil était déjà loin dans les flots de la Dame et que la nuit prenait lentement son droit sur le monde. Qu’on le voit, qu’ils en parlent, qu’en avait-il à faire ? Une fois qu’il avait réussi à sortir de la confrérie sous un prétexte quelconque, il ne se souciait guère des ragots de l’Académie de Merwyn.
Si la petite tigresse voulait le secret, il se ferait discret. Jusque là, peu lui importait qu’on sache qu’il la cotoyait. Elle n’était pas la première jeune écolière qu’il avait rassurée dans ses bras.

Les serres, par contre.
C’était.. insolite, comme endroit. Comptait-elle lui offrir un bouquet de roses et lui parler de ciels étoilés assis sur un banc au milieu des rhododendrons ? Il n’avait rien amené et ne s’attendait à rien. Il avait déjà envie d’en vomir. Et ça le décevrait probablement. Pas qu’il soit attaché, ou quoi. Mais cette effronterie qu’elle avait manifesté la veille, ses sourires tordus… il n’avait que rarement rencontré ça, il savait qu’il aimait ça, et il avait peur que ça ne soit que du chiqué, et que la dinde soit comme les autres, de belles paroles et rien derrière.
Illyr ferait sans doute mieux de s’en débarasser le plus vite possible, pour que ça arrête de le tourmenter. Qu’elle soit comme les autres, et il arrêterait de penser à elle dans ses rêves comme un vulgaire adolescent prépubère. Ses rêves étaient étourdis et difficiles à contrôler, d’autant.

Les serres étaient un bel endroit, pour qui s’y intéressait. Et il savait qu’on y trouvait des spécimen qu’Eoliane jalousait fortement et essayait de bouturer sans succès.
Et la porte était ouverte. Ce qui le surprit, il se serait presque attendu à ce qu’elle soit fermée, qu’il n’y ait personne et que la donzelle lui ait menti. Les effrontées étaient toutes comme ça, à chauffer les hommes et se délecter de leur frustration en se refusant à eux.
Les parfums étaient entêtants. L’air était humide et chaud dans les serres, et des dizaines de fragrance saturaient l’air. Même les sons semblaient feutrés dans l’atmosphère immobile. Faudrait-il qu’il s’amuse à la trouver parmi les allées ? A chaque tournant il s’attendait au pire, à voir un corps nu lascivement étendu au milieu des pétales de rose, dans une pose censé le séduire.
Mais pas trace d’Ichel. Etait-il trop tôt, ou bien ne viendrait-elle tout simplement pas ?

Il était sur le point de rebrousser chemin et d’abandonner lorsque le destin s’abattit littéralement sur lui depuis le ciel, et avant qu’il ait pu réagir, la jeune femme aux cheveux d’automne l’avait poussé contre un muret de briques, et l’embrassait avec avidité.

Innattendu, le terme était peu dire.
Délicieux, par contre… la surprise l’avait pris à dépourvu et avant que ses propres névroses ne le poussent à trop réfléchir, il se laissait aller à la trouver désirable. Les parfums de la serre, peut-être.. ?

- Pas de lit de pétales de roses ?
fit-il sarcastiquement.

Sans s’embarrasser de formalités – ils savaient tous les deux ce qu’ils voulaient, et elle ne semblait pas être du genre à jouer les effarouchées qu’il faudrait effeuiller avec une lenteur proche de l’ennui- il passa ses mains sous la tunique d’Ichel et ôta le vêtement. Une main retourna se poser sur le ventre plus musclé qu’il aurait cru, l’autre caressait déjà un des seins.

- Ce que je t’ai dit tout à l’heure sur les rêveurs..
Il préférait faire franc-jeu tout de suite, mettre toutes les cartes sur la table, être déçu maintenant plutôt que frustré plus tard. Ce n’est pas que de la théorie. Je sais comment marche ton corps, mais plus important, je sais le faire marcher.

La main posée sur le bas-ventre diffusa, cette fois ouvertement, le rêve ciblé sur les zones érogènes, qu’elle comprenne, rougisse, désire.

- Fais-moi confiance, laisse-toi faire, et tu ne le regretteras pas.

Même speech qu’à toutes les autres. Elles étaient toutes tombées dans la facilité, et il n’avait eu qu’à dérouler ses rêves, sa connaissance anatomique, et ses mains faisaient le reste. Il pourrait s’en contenter. Et s’il avait ce fantasme vague qu’elle lui résiste et le surprenne, il redoutait de ne pas trouver de plaisir à l’inhabituel.




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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Mar 30 Sep 2014 - 23:17

Ce fut bien trop dur de quitter les petits chiens, surtout pour Einar. Ils partirent pour arriver à l'heure au diner, parlèrent tout du long. De leur journée plutôt fantastique dans la vie d'élèves fantastiques qui n'avaient pas demandé autant de rebondissements. Partis pour un cours des légendes, ils avaient fini les bras remplis de chiots maltraités. Bienvenue à l'Académie de Merwyn ! L'endroit de tous les possibles !
Ils étaient donc rentrés, ils avaient diner et s'étaient séparés pour rejoindre leur dortoir respectif. L'un pour sans doute dormir, l'autre pour ressortir. Après tout, elle avait donné rendez-vous à un beau rêveur, elle ne pouvait lui poser un lapin, ce ne serait pas courtois. Oui, vous allez me dire “mais, Ichel, que fait-elle de la courtoisie ? Elle n'en a jamais eu rien à faire !“. Certes. Mais je ne vais pas tout vous expliquer non plus, je pense que vous avez compris. Un bel inconnu qui ne le sera plus dans quelques heures, les serres, la nuit. Voici le tableau dans son ensemble. Un peu d'imagination, vous y arriverez.

La marchombre entra dans la salle commune des kaelems, entra dans le monde des fous. Des groupes étaient formés, des discussions entamées. Elle aperçut alors ses amis non loin de là, près de la cheminée éteinte, dans des canapés. Du feu en plein été aurait été plutôt idiot et le soleil venait de se coucher, il était 21h30. Les dessinateurs allumèrent alors les boules qui trônaient contre les murs et Ichel se rua sur le canapé où se trouvaient ses amis. Shana ronchonna et partit rejoindre un autre groupe plus loin – elle n'aimait pas la bruyante marchombre – alors que Liho sursauta de surprise.


- Encore toi ? J'croyais qu'on t'avais enfin perdue dans Al-Poll !

Elle prit sa joue entre ses doigts et la secoua avant qu'il n'éloigne sa main d'un geste brusque pour masser le lieu de l'agression.

- Mais mon petit, tu sais qu'on ne peut pas se débarrasser de moi. C'est bien connu !

- Ah ça oui...

La kaelem se retourna vers Tihn, toujours aussi solennel.

- T'es le mieux placé pour savoir ça, toi, hein ?

Elle lui tira la langue avant de sauter dans les airs et de se retrouver en équilibre sur le bord du canapé.

- Bon. C'est pas tout ça, mais j'ai un truc à faire, moi. A plus, les mecs !

Et elle disparut aussi simplement qu'elle était venue. Destination, les serres. Se fondant dans les ombres, courant à travers les couloirs, elle glissait, assise sur les rampes d'escaliers. Et elle arriva enfin devant les serres.

***

Elle le vit arriver, elle le vit attendre. Un sourire aux lèvres, elle observa sa silhouette, son visage. Il était beau, c'était une certitude. Et pas comme les autres, il ne se laissait pas tomber dans les clichés et les pétales de roses. Il était direct et elle aimait cela. Son corps et sa franchise. Voilà ce qui avait attiré la jeune femme. Elle ne le connaissait pas plus que cela, lui non plus. Mais la franchise était quelque chose de plutôt rare en ce moment. Elle en avait besoin et il la lui avait donnée. Et regardez-moi ce corps...

Elle remarqua soudain qu'il allait rebrousser chemin. Il était temps. Elle sauta discrètement de son perchoir pour atterrir dans son dos. Il n'avait remarqué sa présence qu'elle le retourna et le poussa contre un muret de briques pour l'embrasser.


- Des pétales ? Ah ! Je ne suis pas une frêle petite fleur...

Non, je suis bien tout le contraire, mon pauvre ami. Pas une fleur, non...

Sans aucune formalité, Illyr passa ses mains sous la chemise de la marchombre et n'attendit pas une seconde de plus avant d'ôter le vêtement. Rapide, sans gênes. Ichel souriait. Elle sentait une des douces mains du rêveur sur son ventre alors que l'autre s'était déjà posée sur un de ses seins. Ce contact était bien différent de celui que lui offraient les guerriers qu'elle côtoyait.
Il mit alors les cartes sur table. Il savait comment marchait le corps, il savait le faire marcher... Comme un exemple, elle sentit une chaleur fougueuse dans son bas-ventre. Ses yeux se fermèrent, son corps entier inspira, ses joues s'empourprèrent de plaisir intense. De désir lorsqu'il stoppa son rêve. Pourquoi avait-il arrêté ? Elle rouvrit ses yeux noisette pour les plonger dans ceux du rêveur. Elle se pencha, lentement, posa sa bouche contre l'oreille du rêveur. Chuchota d'une voix suave.


- Quand comprendras-tu que je ne suis pas du genre à me laisser faire ?...

L'attirant vers elle, elle passa sa jambe derrière les siennes, colla son torse contre le sien. Elle pouvait sentir son coeur battre à travers son torse. Leurs visages étaient si proches qu'aucun détail de son visage ne pouvait lui échapper. Elle l'embrassa encore. Sur le coin de la lèvre, dans le cou, avant que sa bouche ne l'attire pour de bon. Ses cheveux tombaient en cascade sur leurs corps. Il était bien trop habillé.
La marchombre recula de quelques centimètres, ses yeux tombant sur les boutons sa chemise. Ses mains prirent chacune un pan du vêtement et, d'un geste, défit tous les boutons de la chemise, dévoilant le torse musclé de l'homme. Un rêveur qui avait du muscle ? Ichel jeta un regard vif à Illyr. Plein de désir. Un regard affamé, intrigué. Ses mains se posèrent doucement sur son torse, caressant son corps, appréciant ses formes. Descendant toujours plus bas. La marchombre avait pris le dessus, elle galopait alors qu'il suivait.
Illyr reprit alors les rênes. Sans lui demander son avis.






[5°]


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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Mer 8 Oct 2014 - 2:09

Pas du genre à se laisser faire ?
Illyr sourit, lorsqu’elle pressa sa poitrine contre la sienne, ses seins pesant délicatement contre lui au point qu’il puisse suivre tous les faisceaux et les réseaux sanguins directement contre sa peau.  Il venait de lui dire ouvertement, sans mensonges, qu’il l’avait manipulée depuis le début, qu’il allait continuer à le faire, et qu’il était capable… littéralement, de la tuer de toutes les façons possibles d’un seul toucher.
Et elle n’avait pas réagi. Ou plutôt, n’avait réagi qu’en continuant, comme si ça n’avait aucune importance. Ca avait toute l’importance du monde à ces yeux à lui, et elle effaçait ça d’un baiser, sans même réagir. Il n’aurait su dire si c’était par sottise, ou bien si elle savait parfaitement ce qu’elle faisait. La deuxième solution était la plus probable, considérant qu’il s’apprêtaient à faire l’amour d’un commun accord, sans se connaitre et sans faire même l’effort de discuter ou de prétendre qu’il y avait quoi que ce soit d’autre qu’une utilisation mutuelle des organes de l’autre.
Très bien.

Il se donnerait le temps d’expérimenter un peu, alors. Avant d’avoir eu le temps de faire quoi que ce soit, Ichel l’avait débarrassé de sa chemise, et le regardait d’un regard embrumé par le désir. Désir qu’il avait créé. D’une seule pensée. Qu’il entretenait, par la chaleur que diffusait ses mains, qu’elle ne ressentait que parce qu’il l’autorisait. Les mains d’Ichel descendaient sur son ventre, froides, laissant des trainées de stimulis là où elles passaient. Il baissa les yeux, le front contre le sien et contemplait alors qu’elle délaçait son pantalon avec ces phalanges qu’elle avait si fines.
Et lui se trouvait incapable de se concentrer sur ce qu’il était en train de faire, toutes ces possibilités qu’il était en train d’imaginer, tous ces rêves qu’il était en train de forger dans ses propres veines pour les diffuser.
Il pourrait la laisser faire, guider ses mains pour défaire son pantalon, instiller un plaisir qu’il avait du mal à trouver.
Et il faillit céder, se laisser prendre en main, pour une fois.

Mais pourquoi ferait-il ça ? Alors qu’il pouvait… tout faire. Les possibles étaient monstrueux.
Il pourrait lui paralyser tous les muscles. Il pourrait lui causer un plaisir si intense qu’elle tomberait au sol, incapable de résister aux spasmes, il pourrait la tuer de plaisir, lui noyer le cœur d’endorphine et le faire imploser. Il pouvait la dépouiller du moindre plaisir, la glacer jusqu’au sang. La faire supplier, la faire combattre.
La faire combattre. Il savait que c’était ce qu’il voulait. Ce nœud dans les entrailles quand elle lui était tombée dessus et l’avait plaqué contre un mur, alors qu’elle jouait les chats calins maintenant et ronronnait contre lui.
Qu’on le morde, qu’on le dévore, qu’il en ait les entrailles tordus de peur et de frustration.

Il travaillerait en creux, par opposition.
Les meilleurs feux ne démarrent qu’en brisant une gangue de glace.


Illyr sourit et bloqua les poignets d’Ichel avant qu’elle ne le dévêtisse.  Sans rien lui dire, il se mit à genoux lui-même, la laissant passer les doigts dans ses cheveux, les yeux pétillant d’anticipation.  Il déposa quelques baisers sur son ventre, laissant ses rêves déborder de son corps vers le sien, faisant surgir au cœur des bouffées d’hormones, faisant pomper le sang plus vite.
S’il étudiait plus précisément le système respiratoire, ce qu’il n’avait jamais eu le temps de faire, il se prit à penser qu’il pourrait la faire crier et parler à sa place. Un vrai ventriloque. Le pouvoir qu’ils aurait sur le reste du monde… mais pour l’instant il faudrait se contenter de méthodes plus ‘conventionnelles’.
Lentement, il descendit, jusqu’à poser un baiser délicat sur son sexe à travers l’étoffe du vêtement, et fut satisfait de sentir les poumons d’Ichel se bloquer dans sa gorge alors qu’elle retenait le son.  Ses doigts s’étaient crispés dans ses cheveux alors qu’il l’embrassait de nouveau, attentif à tous les nerfs dans lesquels il était accroché par tous les rêves qui les reliaient. Il s’était tellement rêvé autour du plaisir de la jeune femme qu’il pouvait presque le sentir le traverser, comme un écho fantôme.
Ichel l’obligea à la regarder en lui tenant le menton, avant de se débarasser du reste de ses vêtements en l’empêchant d’intervenir. Elle aimait croire qu’elle le contrôlait, qu’elle le dirigeait où elle voulait. Il aurait pu, s’il en avait décidé ainsi, diriger ses muscles un par un pour elle. Il croyait deviner, à son regard, qu’aucun homme ne l’avait traitée ainsi, comme il le faisait, qu’aucun ne s’était embarassé de telle délicatesse avec sa langue.
A leur décharge, il avait une longueur d’avance. Il sut exactement où poser ses lèvres, où sa langue trouvait cette petite boule de nerfs qui rendait toutes les femmes folles et que peu d’hommes non rêveurs savaient exister. Il n’avait même pas besoin de rêver les soupirs d’Ichel, ou ses mains qui se crispaient, le sang qui battait pour gonfler les tissus, les nerfs qui s’enflammaient.
Il cueillait ce plaisir pour lui-même, ce fantôme de sensation si maigre, mais toute sa concentration était à maintenir ses propres rêves autour du sexe, dans les hanches, dans les entrailles, jusqu’à cette grande artère qui remontait dans le cœur.
Les muscles dans ses cuisses commençaient à se crisper par accoups, et dans cette montée de plaisir qui précédait tout juste l’orgasme, Illyr rêva, rapidement, méthodiquement, impitoyablement. A fermer les nerfs, à les contenir, à écraser le cœur pour le réduire, à empêcher la jouissance de traverser les circuits, et lorsqu’il fut certain de le contenir entièrement, comme au creux de sa paume, sien à décider de quand le libérer, il écarta son visage jusqu’à pouvoir croiser les yeux de la jeune femme.
Il la tenait. Elle était traversée par des vagues d’anticipation si puissantes qu’elle haletait. Et elle ne pouvait. Rien. Y faire.
C’était lui. Lui. Qui d’un coup de rêve pouvait décider de l’en délivrer. Ses rêves l’empêchaient de climaxer, et rien ne pouvait lui procurer plus de plaisir à lui que cette sensation de puissance, de domination, et ce regard entre la frustration, la trahison, la colère et le défi que lui lança Ichel.

- Tu es à moi
, murmura-t-il avec une délectation palpable.

Et elle savait, elle savait qu’il pouvait tout faire disparaitre d’un rêve, tout dissiper, pomper tout ce plaisir hors de ces veines jusqu’à ce qu’il ne reste rien, plus rien que la frustration.
Supplie-moi, supplie-moi ou frappe-moi, mords-moi, prends moi si fort que j’en perdrais la tête, force-moi tue-moi s’il le faut, parce que si je pouvais, je te le volerais cet orgasme, je le récolterais comme un fruit et je ne t’en donnerais pas la moindre miette. Si je pouvais. Si seulement je pouvais.

[Voilà voilà. J'édite si quoi que ce soit ne te convient pas o/ ]


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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Mar 18 Nov 2014 - 21:21

Chaud, elle avait chaud. Des sensations couraient le long de son échine, Illyr savait y faire. Il n'y avait aucun doute. Les minettes qu'il attrapait dans les coins de la Confrérie lui avaient donné cette expérience. Et qui mieux qu'un rêveur, connaisseur du corps humain jusque dans ses moindres détails, pouvait donner un plaisir inimaginable à son partenaire ?
La marchombre jouait avec le rêveur, mais elle voyait qu'il avait l'habitude de prendre tous les devants...
Ses hanches chauffaient, ses entrailles brûlaient. Ce désir... Cette envie... Son coeur s'emballait. Son corps se crispait par moments, désirant se ruer sur lui, mais il ne l'écoutait pas. Comme... paralysé.
Elle baissa sa tête, croisa le regard du rêveur. Ce sourire... Sourire de celui qui venait d'obtenir ce qu'il voulait. Et elle, elle ne pouvait rien faire. Ni bouger ni parler. Elle haletait simplement, incapable du moindre geste.
Impuissante. Et la Dame savait ô combien Ichel haïssait cette sensation.
Ses noisettes exprimèrent alors tout ce qu'elle était incapable de lui faire comprendre. Sa frustration, sa colère, mais surtout cette amertume quand à cette trahison soudaine. Comment osait-il...

Essayes seulement de me contrôler... Essayes juste et tu verras...

Un défi muet, mais un défi. Et la voix de l'homme résonna à quelques centimètres de son oreille. Les lèvres de la marchombre sursautèrent de haine. Toujours impuissante... Et il aimait ça, il faisait durer l'instant.

Tu n'es pas le seul à aimer ce sentiment de puissance, de domination, que tu viens de voler. Je vais te montrer ce que c'est réellement...

Son rêve... Il possédait un avantage certain, mais allait-il réellement mettre sa menace à exécution ? Tout faire disparaître comme il le lui faisait ressentir à l'instant ? Tout dissiper de quelques manipulations que ce soit ? Qu'il ose seulement et il pouvait oublier cette nuit... Qu'il ose seulement et elle le lui ferait regretter... Amèrement.
Et elle sentit ses muscles retrouver leur liberté. Seulement eux. Il gardait toujours cet orgasme coincé, il laissa son rêve bloquer son cri. Son plaisir. Son désir. Et elle ne le supporta pas.
Jamais il n'aurait dû. Jamais. Sa colère se décupla en quelques secondes, ses membres bougèrent. Vite. Sa main empoigna la crinière du rêveur, basculant sa tête vers l'arrière. Quelques secondes de répit. Elle ramena alors son visage vers le sien, sa main toujours crochée fermement à sa chevelure. Sa bouche se rapprocha des lèvres du rêveur, ses dents venant mordre la lèvre inférieure. Sensuelle, elle tira sur la peau. Puis, ce fut ses mèches qu'elle tenait toujours qui se virent tirer vers l'arrière, attirant le crâne du rêveur au passage. Son regard se planta dans celui de l'homme. Sa voix était posée, presque inaudible, un murmure dans la nuit. Et dure.


- Arrêtes ça tout de suite... Je veux bien que tu uses de ton don pour créer des orgasmes ou quoi que ce soit d'autre... Mais ne fais pas ce que tu viens de faire.

Elle détestait ça. Se faire manipuler. Se faire contrôler. Qu'il provoque des choses en elle, d'accord. Elle n'allait pas dire non. Qu'il l'empêche de ressentir, hors de question. Qu'il l'empêche d'atteindre l'orgasme... Qu'il aille en enfer. Elle lécha alors la joue du rêveur. Toujours aussi sensuelle et sauvage. Plus sauvage que sensuelle, à présent que la colère l'habitait.
D'un geste, elle fit basculer l'homme à terre, elle le plaqua sur le sol de ses deux mains. Assise sur lui, ses cheveux dégringolaient en cascade autour de son visage alors qu'elle se penchait vers le visage de celui qui avait eu l'audace de retenir cette jouissance. Ses mains sur ses poignets, elle avait lâché ses cheveux. Les siens allèrent caresser le torse de Illyr lorsque son visage se rapprocha de ses tétons. Mordillant, léchant, croquant, elle ne répondait plus de rien. Jusqu'au moment où...
La main de la marchombre glissa le long du corps du rêveur, caressant ses courbes, passa près de son entre-jambe, remonta sur sa propre cuisse. Vive, elle fut à nouveau vers le visage de l'homme. Non, pas son visage. Sa gorge. La lame étincela à la faible lumière extérieure. La dague fit couler un filet de sang contre le cou de Illyr.


- Ne... me... contrôle... plus... jamais.

Elle avait pensé pouvoir aimer cela, elle se trompait. Le rêve d'Illyr n'était que de la manipulation. Elle détestait ça. Elle avait voulu essayé, elle avait vu et ne voulait plus recommencer. Être manipulée ainsi... Elle ne s'était jamais sentie aussi impuissante de toute sa vie.

- Si tu recommences, je te tranche la gorge avant que tu n'aies pu faire le moindre petit rêve... C'est compris, joli coeur ?

Ichel ne lui laissa pas le temps de répondre. Sauvage, elle reprenait le contrôle. Menaçant toujours la gorge offerte de sa lame. Et elle la sentit. Cette montée en elle, puissante, incroyablement intense. Si agréable... Il venait de relâcher son rêve, de la libérer. Déboussolée, elle poussa un gémissement long, suave. Quelle sensation... Si intense... Si...

Lorsque ce fut passé, elle ne sourit pas. Son regard suffit, sauvage. Lentement, elle se laissa aller en arrière, son entre-jambe glissant contre le corps du rêveur. Sa dague se frottait contre la peau du beau brun, menaçante. Du cou jusqu'au bas de son nombril, elle venait de dessiner une jolie ligne rougie par le sang que la lame avait fait coulé de son cou. La lame vint caresser le bas-ventre de l'homme, mais fut attirée par ce qui était encore caché aux désirs de la marchombre. Caché à ses envies. A ses yeux.
Et elle déchira le tissu d'un geste fluide. La lame si bien aiguisée venait de trancher chaque fil qui formait le pantalon, ce seul rempart. Les lambeaux tombèrent à côté, le rêveur enfin dénudé.

Mais ça ne lui suffisait pas. Sa haine ne s'était pas encore dissipée. Elle devait... non, elle voulait à tout prix lui rendre la pareil. Et elle savait exactement comment faire.
Vive, elle se releva. Rapide, elle chopa sa veste. Fluide, elle se retourna et lança. La lame décrivit une courbe invisible, quelques secondes, avant de se planter dans la terre, à un cheveux du cou d'Illyr qui venait de penser à se relever. Le sourire de la marchombre semblait vouloir dire “dans tes rêves, beau brun“.
Mais ce n'était pas fini. Loin de là. Elle lança encore. Mais plus d'une fois. Sept, pour être exact. Lâchant sa veste qui retomba à terre, elle fut à nouveau sur le rêveur. Tel un félin, elle se dressait au-dessus de lui à quatre pattes. Ses cheveux allant caresser à nouveau son visage. Sourire carnassier.
Les huit lames étaient profondément enfoncées dans la terre, bien trop proche de la peau d'Illyr pour qu'il ne puisse s'échapper sans se faire une belle cicatrice. Bien trop enfoncées pour qu'il réussisse à les retirer. Trois contre le bras gauche, trois contre le droit, deux autour de son cou. Quelques filets coulaient le long de sa peau, une volonté de la marchombre.
Il était piégé.

Son visage caché par sa chevelure, Ichel se contenta de rire. Un rire discret, vainqueur. Un rire affamé.


- Qui est à qui maintenant ?

Et elle se jeta sur lui, toutes griffes dehors. Incontrôlable. Et lui, ne pouvait rien faire. Absolument rien. Piégé. Il était sous son emprise et elle dévorait son corps. Sauvagement.





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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Mar 2 Déc 2014 - 3:50

Un instant, Illyr envisagea de lui résister, de laisser le métal s’enfoncer encore plus dans la chair, et sentir sa vie s’écouler de sa gorge, complètement impuissant. Avoir en dernier paysage les yeux d’Ichel, embrumés d’une jouissance qu’il lui volait à jamais, et regarder la frustration l’empoisonner, alors qu’il mourrait en lui subtilisant tout le plaisir qu’il avait pu engranger entre ses mains en coupe.
Mais Illyr n’était pas un poète, et l’odeur du sang lui était toujours extrêmement pénible. Ferreux, métallique, le contraire même de la vie qu’il était censé porter entre les veines des patients. Etre blessé sans pouvoir appliquer le rêve sur sa propre chair, alors qu’il pouvait parfaitement le théoriser, ajoutait à sa propre frustration, sa propre colère.
Et de dépit il en relâcha Ichel, dont les cris firent échos dans les domes de verres, avec les roses et les ronces pour témoin du plaisir qu’il avait permis qu’elle ressente. Elle ondulait, prise par ces spasmes divins, et il les sentait, tout contre son ventre, sa propre chair, cette chaleur de sexe si authentique. Le regard d’Ichel le galvanisait, et ses mouvements, lorsqu’elle reprit conscience, faisaient couler comme du pétrole dans ses veines. Ca lui hérissait le rêve, il voulait la toucher, laisser ses mains refondre l’instant pour qu’il puisse reprendre le contrôle, mais elle lui bloquait si fort les poignets qu’il ne parvenait pas à se libérer.
Il subissait, il ne put que regarder le couteau – qui la rendait si désirable, si différente- lorsqu’elle ruina ses vêtements au lieu de lui enlever normalement, en dessinant comme avec une plume le tracé de ses veines, rouge vermeille.. Il subissait, lorsqu’il voulut se relever pour l’étreindre à nouveau, et qu’elle se retourna, aussi vif qu’un éclair déchirant le ciel, cinglant l’air de traits d’acier qui lui déchirèrent la peau.

Il ne put que regard, béat par tant d’agilité, ces couteaux fichés jusqu’à la garde dans le terreau meuble, sentir leur tranchant lui couper l’épiderme s’il faisait le moindre mouvement –même tendre les muscles le faisait saigner. Il était coincé au sol, à moins de se blesser sérieusement. Et il n’en avait pas l’intention.

Il avait une très belle vue de là où il était, le corps d’Ichel tout entier en voute céleste, ses seins hors de portée, ses cuisses qui enserraient ses hanches de part et d’autre. Au son de sa voix, il se mit à la vouloir violemment, plus que toute autre femme, par le simple fait qu’il ne pouvait rien faire.
La marchombre se dérobait à ses lèvres quand il voulait l’embrasser, et il était tout entier à sa merci, à sa clémence.

« C’est donc ça qu’elles ressentent avec moi », se mit-il à songer, tout en tâchant de garder les dents serrés alors qu’elle prit son sexe raide de désir entre les mains, en tentant d’ignorer ses lèvres qui se promenaient sur sa peau.
Dans son dos, il tentait les branches et les graviers lui piqueter la peau, mais Ichel pesait de tout son poids sur lui. Et puis sans crier gare, elle le prit d’un coup de bassin profond, qui lui fit cambrer la tête en arrière, cheveux maculés de terre. Gorge tendue à l’extrême.
Il ne la supplierait pas. Il ne lui dirait rien, il ne lui céderait rien. Il lui cédait déjà son corps, elle n’aurait pas ses cris.

Mais ce regard… Si brillant, si.. tentateur ? La jeune femme ne le lâchait pas du regard en le chevauchant, comme pour le tenter, le narguer alors qu’il ne pouvait pas la toucher. Comment pouvait-on aimer ça ? Les sensations vives, de la chair à la chair, alors qu’il aurait pu lui apporter les sentiments de manière progressive, une courbe de désir parfaite. C’était trop.. brut. Trop soudain.
Trop spontané, et il ne contrôlait pas le spontané. Son cerveau se délitait sous les assauts – les trèves, les ressacs, les cyclones et leurs yeux- de son amante d’un jour. Il allait jouir, et il la détestait pour ça – quand elle s’arrêta brusquement, ses jambes serrant toujours ses hanches pour l’empêcher de s’enfuir.
Ses yeux – si brûlants  - des lames

Elle se pencha sur lui, sa poitrine pressée contre la sienne – il aurait voulu les embrasser si fort, jusqu’à plus soif. Bouche toute proche, tordue par le sourire pervers de cette sorcière. Il leva la tête, mais elle était hors de portée. Ses lèvres à lui tremblaient, son corps voulait continuer, mais elle le maintenait trop fort, trop immobile.

Je sais ce que tu veux.
Je ne te le donnerai pas. Je ne te le donner-

- S’il te plait.

Mais elle ne bougeait pas – il était au supplice, si proche de l’orgasme – je te hais

- Je t’en supplie, si ça t’amuse, je t’en supplie.

Coup de hanche tentateur, qui suffit à le faire cambrer, les bras dégoulinant du sang à cause des lames contre lesquelles il se débattait. Elle était si proche, sa bouche qu’elle lui interdisait, il pouvait presque…
Mais il n’en pouvait plus, et il aurait dit n’importe quoi pour qu’elle l’achève, et c’est dans un murmure brisé qu’il finit par souffler :

- Je suis à toi, tout entier à toi, Ichel, s’il te plait..

Elle l’embrassa alors, si férocement qu’il en avait le vertige, de ces lèvres qu’il n’aurait pas cru désirer avec une telle force depuis qu’elle lui avait interdit, et reprit leur danse. Plutôt leur combat, qu’il avait perdu d’avance et dont il était prisonnier, mais peut-être le prisonnier le plus heureux du monde.
Son corps ignora complètement les lames qui lui cinglèrent les bras et le cou tant la jouissance qui le prit était inattendue, violente, spontanée. Si pleine de toutes ces choses dont il manquait. La garce le maintenait dans la terre de toutes ses forces alors qu’il se laissait aller aux spasmes de l’orgasme – pire, ne lui donna aucun répit, renforça son rythme aux limites du supplices. S’il avait pu, il l’aurait soulevée, et l’aurait reprise, sans concessions, encore et encore, mais son cerveau était brumeux, et son ventre lourd.
La Marchombre le suivit au septième ciel – ou au septième cercle, comme ils appelaient ça entre rêveurs débauchés – sans retenue, en lui laissant admirer son corps tout entier, sans rien partager cependant.

Allongés côte à côte dans le terreau, le ventre brûlant d’après l’amour, ils reprenaient leur souffle, et leurs esprits. Il était froissé dans son orgueil, et pourtant satisfait au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Cette Ichel, cette… marchombre, était tellement différente de toutes celles qu’il avait connu.

Et si insatiable. Si rapace, alors qu’elle se nicha contre lui, baisant à nouveau ses lèvres, un peu plus tendrement cette fois. Prenant ses mains dans les siennes et les posant de part et d’autre de son ventre, en invitation à y rêver tout ce qu’il voulait.
Et foi d’Illyr, il ne se fit pas prier.




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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Ven 13 Mar 2015 - 14:40

Elle ne bougeait plus. Il la suppliait, attendant qu'elle le libère enfin. Qu'il goûte à ses petits vices, il arrêtera bien vite de les appliquer avec Ichel. Cette haine qu'elle devinait dans son regard... Si intense... Il la haïssait... Mais la haine n'était-elle pas le revers de l'amour ? L'un étant pile, l'autre face ? Il la désirait, son corps entier semblait trembler de désir. Se défaire des couteaux, voilà tout ce à quoi Illyr aspirait. Et à se donner corps et âme à la marchombre.
Ca l'amusait, oui. Nouveau coup de hanche, il se cambra bien plus, sa peau déchirée par les lames. Ses lèvres se rapprochèrent encore des siennes, si tentatrices. Le fruit qu'il ne pouvait plus atteindre. Celui qu'elle lui défendait.

Tu voulais jouer avec moi ? Assume.

Il la suppliait encore. C'en était assez. La leçon était passée. Et à vrai dire, elle commençait à s'ennuyer de devoir tout faire toute seule. Elle le voulait, entier et maintenant. Pas entravé par ses lames.
Soudainement, ses lèvres embrassèrent les siennes. Féroces. Et elle le sentit. Cet orgasme qui parcourut le corps de son amant d'un soir, cette montée qui venait de lui faire oublier ses entraves. Et cet instant qui lui sembla durer une éternité. Elle le maintenait toujours contre le sol, de toutes ses forces.
La marchombre se laissa aller, son corps fonctionnant seul, écoutant ses désirs primaires. Elle le voulait, entier. Et ses courbes ondulaient, dansaient. Ils ne faisaient plus qu'un, Ichel menait la danse.

Tu croyais me posséder, mais tu te trompais. Personne ne me possède...

Et elle se stoppa. Son corps cessa, s'éteignit. Toujours sur lui, elle jeta son regard noisette dans le sien. Ses mains se retirèrent, passèrent au-dessus de son corps, fluides. Plus de dagues. Toutes retirées, lancées plus loin dans le terreau. Roulant sur le côté, elle se retrouva à côté de lui, allongée sur la terre des serres. Elle pouvait sentir le souffle rauque d'Illyr à quelques centimètres d'elle, il reprenait ses esprits. Et Ichel souriait de plaisir.

Maintenant, tu sais qui tu as provoqué...

Elle se rapprocha alors de lui, se pelotonna tout contre lui. Douce, tendre. Relevant la tête, elle l'embrassa à nouveau. Toute sauvagerie bien loin de cette bulle qui se formait. La kaelem était devenue agneau. Agneau prêt à sortir les crocs au moindre écart de la part du beau bélier.
Elle délaissa ses lèvres pour regarder simplement dans le fond de ses yeux, douce. Ses mains vinrent se joindre aux siennes pour les déposer délicatement sur son ventre nu. Un sourire tendre, elle l'invitait à entrer. A rêver. Elle sentit le désir ardent qu'il ressentit lorsqu'elle le lui proposa.
Il n'hésita pas une seconde.
Les mains d'Illyr toujours collées contre son ventre, elle se mit sur le dos, l'entrainant avec elle. Etendue sur le sol, elle était tout à lui. La marchombre devinait bien que le rêve était son truc, il aimait ça. Elle le laissa donc faire. L'invitant à la manipulation.
Reconnaissance. Elle le lut dans son regard.
Les lèvres du rêveur se lièrent aux siennes alors que ses mains froides caressèrent son ventre. Le froid disparut aussitôt. Chaleur douce se faufilant dans ses veines, dans ses organes jusqu'à atteindre le point culminant. Les doigts de la marchombre se frayèrent un chemin dans les boucles d'Illyr alors qu'elle sentait un cri monter en elle. Main sur sa nuque enflammée, l'autre tenant délicatement sa chevelure, elle ferma les yeux et s'abandonna à lui. Totalement.
Les lèvres d'Illyr se déplacèrent, si proche de sa peau... Elle en frissonna. Tiraillant son cou de milles baisers, ses mains descendirent un peu plus, libérant son rêve encore et encore. Un peu plus...
Elle ne hurla pas, ses lèvres s'entrouvrirent.


- Illyr...

Unique mot prononcé dans un murmure, son nom. Son corps entier était en ébullition, mais son bassin bien plus encore. Ses organes étaient en feu. Des perles de sueur roulèrent sur ses tempes, sa nuque se renversa en arrière.
Illyr gémit de plaisir. Elle lui répondit.
La passion les embrasèrent, il ne retenait plus rien. Recommencer ce petit jeu lui aurait valu quelques plaies. Non, il la faisait vibrer au rythme de son rêve, échauffant son bas ventre, faisant vibrer l'instrument qu'était son corps.
Qui aurait cru qu'il pouvait être si doux...






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MessageSujet: Re: Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]   Jeu 30 Avr 2015 - 4:01

Satisfait comme il était, rêver pour le plaisir de la demoiselle en dessous de lui ne lui paraissait plus aussi frustrant et exclusif qu’avant. Il aimait étudier les corps, sentir les nerfs et les réseaux sanguins sous ses mains, laisser son esprit accéder à ce plan mental qui lui permettait de tout visualiser, de tout appeler de ses vœux.
Ses mains exploraient lentement, tandis que ses yeux suivaient les courbes de la poitrine d’Ichel qui se soulevaient encore erratiquement, le temps qu’elle reprenne son souffle, pour le perdre à nouveau sous ses pensées. C’était comme transcender sa propre peau, lorsqu’il laissa son esprit se dérouler autour des pulsations qu’il sentait sous ses mains. Amener le sang à battre un peu plus vite, toucher le cœur indirectement. Les glandes, celles qui sécrétaient le plaisir, les influer doucement. Toute cette merveilleuse mécanique cachée que si peu d’hommes connaissaient : c’était son rêve à lui.

Garder à la fois pied dans la réalité et se perdre dans les veines le long desquelles il rêvait des souffles était difficile, mais la main d’Ichel dans sa nuque, ou sa respiration qui répondait à l’unisson… comme un joyau offert à même la terre.
Il sourit lorsqu’elle soupira son nom, sut qu’il avait trouvé ce qu’elle aimait. C’était si contraire à la passion primale qui les avait possédés plutôt, c’était plus… calculé, plus froid de son côté, et il trouvait son plaisir dans l’étude anatomique stricte, ses côtes qui saillaient quand elle se cambrait et dont il pouvait sentir la moëlle sous ses doigts.

Une de ses mains se posa en coupe autour de son sexe, le rêve agissant directement sur les tissus sensibles, tandis que de sa bouche, il posait des baiser délicats là où ses mains étaient passées auparavant. Un rêve qu’il maintenait sous son crâne rendait la peau d’Ichel plus sensible aux caresses, et lorsqu’il déploya l’étendue de ses pouvoirs, Illyr sentit les mains tirer dans ses cheveux, pour retenir les sons.
Sousjacent, il rêva secrètement le long de l’utérus, laissa son esprit s’ouvrir au cycle. La manipulation lui était encore très hasardeuse, aussi hésita-t-il à chambouler des hormones qu’il n’avait pas encore étudiées, mais il sentit suffisamment pour savoir qu’elle n’aurait pas d’enfants de lui ce soir. Ca lui suffisait.

Il l’amena lentement à l’orgasme, sans la brusquer, sans lui voler non plus, sa confiance en lui encore fragile, et laissa les spasmes de la jouissance envahir les rêves qui étaient enroulés autour des nerfs d’Ichel, son propre univers mental grisé par la sensation de son pouvoir qui s’effilochait autour d’un plaisir qu’il ne pouvait plus contenir.
Par les Poissons, si elle n’était pas aussi tête de mule, il aurait pu l’aimer, cette académicienne. Maintenant qu’il connaissait son corps, qu’il en avait parcouru des mains, des lèvres et des rêves les moindres recoins…

- Tu as un très joli système nerveux
, lui murmura-t-il dans l’oreille, ce qui la fit rire lorsque le calme retomba entre eux. Surtout quand il murmure mon nom. C’est un très joli nom.

A cette pique, il se prit un coup dans les côtes, juste assez pour le vexer sans lui faire mal, et ce fut à son tour de rire. Ils se redressèrent lentement, couverts de terre et de feuilles mortes. Sans se faire prier, Illyr passa doucement les mains dans le dos et les membres d’ichel pour en chasser la fatigue, les crampes et les éventuelles gênes du sol inégal, comme dernière gentillesse.
Ce qu’il aurait bien voulu faire ça sur lui-même… Si sur le coup s’entailler les bras et les jambes avait semblé viril et sans importance, maintenant il le sentait passer. Des copeaux d’écorce et de terre s’étaient infiltrés dedans et il tacha sa chemise de caillots lorsqu’il la repassa sur son dos.  Pour autant, ils ne se relevèrent complètement qu’après un long moment de paresse satisfaite et contemplative.

Ils avaient absolument ruiné les parterres d’azalées de la serre et il n’y avait pas besoin d’être l’Empereur pour deviner – et sentir- ce qui s’était passé. L’air était saturé par leur amour, même au-delà de la touffeur habituelle d’une serre.

Ca le satisfaisait, de laisser sa marque sur l’Académie de Merwyn, et une de ses beautés. Et manifestement, s’il faut en croire le sourire d’Ichel, ça lui plaisait aussi.

- Tu sais où me trouver la prochaine fois que les petits bébés de l’Académie de Merwyn ne te satisfont pas
, plaça-t-il innocemment dans leur silence, en la regardant s’éclipser la première des serres, les yeux sur ses hanches qu’elle roulait volontairement pour lui.

Ils resteraient connaissances ponctuelles et ça serait très bien. Et vu l’épuisement de ce soir, il ne pourrait très certainement pas tenir le rythme s’il devait l’avoir tous les jours sur les genoux. Pas plus qu’il n’avait envie de partager sa marchombritude, qui le laissait royalement indifférent. Des rêveurs d’un autre genre… clairement moins performants que ses propres rêves, ricana-t-il tout seul en prenant le chemin de sa Confrérie de vierges effarouchées.
[Merci pour l'expérience  ]


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Finalement j'ai offert quelques bouquets de nerfs [Terminé]
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