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 Promenons nous sur le bois [Terminé]

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Marchombre
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MessageSujet: Promenons nous sur le bois [Terminé]   Mar 9 Sep 2014 - 16:53

Après avoir quitté Dylan, Kirfdéin retourna dans ses appartements. Il n'eut aucun mal à éviter les tours de gardes. Depuis le temps qu'il était à l'académie, il avait eu la possibilité de mémoriser les rondes de nuit des gardes. Même sans les connaître, il était aisé, pour un maître marchombre, de les éviter. Les gardes changeaient régulièrement les tours de gardes mais les heures de passage se modifiaient de façon peu significatives. Il atteignit donc ses appartements sans dommage. Il eut une simple alerte dans un couloir où il entendit des voix. Heureusement, il se glissa juste à temps dans l'ombre pour éviter la patrouille. Il ignorait si les maîtres et professeurs avaient le droit de se promener après le couvre-feu mais il préférait éviter de demander. Moins il croisait Aziel et sa clique de gardes, mieux il se portait.



Ses appartements, il les appréciait pour leur côté discret. Quand il était encore élève, c'était compliqué de vivre la nuit, avec tous ces élèves qui dormaient dans le même dortoir que lui. Ici, au moins, il ne risquait pas de réveiller quelqu'un. Avant, Halina venait parfois dormir dans son lit, mais ces nuit-là, le maître marchombre ne sortait pas et il restait dans la chaleur de ses appartements. Mais, ça c'était avant. Aujourd'hui, c'était plus délicat avec Halina... depuis les évènements du cours dans la rivière tumultueuse. La rivière était toujours tumultueuse et désormais, c'était sa situation amoureuse qui l'était devenue. Il espérait vraiment pouvoir arranger tout cela avec la Teylus. Il espérait vraiment qu'elle accepterait de le revoir. Ne serait-ce que pour discuter de leur avenir... même s'il fallait s'avouer mutuellement qu'ils n'en auraient pas en commun.



Le maître marchombre attrapa un sac et il sortit par sa fenêtre. Cette fois-ci, il la laissa ouverte pour faciliter son retour à la fin du cours. Comme prévu, il prit la direction des montagnes. Avec un sourire, il remarqua que le vent lui soufflait dans le dos. Tout cela était parfait pour son cours.



Dylan l'attendait déjà.


- Allez, suis-moi. Le cours se déroule en hauteur.


Même s'il gardait un oeil attentif sur Dylan, il savait qu'il n'avait que peu de choses à craindre. Son élève avait désormais une certaine aisance dans l'escalade et elle ne commettait que de très rares erreurs. Et aucune d'elles ne risquaient de la faire chuter.



Ils arrivèrent sur un promontoire que Kirfdéin connaissait bien. En contrebas, on pouvait apercevoir l'académie. Sur la gauche, un fin tronc d'arbre permettait d'atteindre un autre promontoire. C'était ici que le cours allait se dérouler. Le vent qui soufflait se faisait ici bien plus ressentir qu'en bas.

- La leçon est simple à expliquer. Tu vas devoir rejoindre l'autre côté en passant par le tronc d'arbres.

Ce n'était simple que sur le papier. Le vent qui soufflait menaçait de faire tomber les inattentifs. Kirfdéin déposa son sac qui émit un petit bruit métallique. Il l'ouvrit, dévoilant des chaînes.

- Vu que je n'ai pas envie de te voir tomber en bas, on va accrocher tes pieds à ce tronc. Si tu tombes, la chaîne te retiendra et je viendrais te sauver.

Joignant le geste à la parole, le maître attacha une cheville de Dylan puis il passa le chaîne sous le tronc avant d'attacher l'autre cheville de son apprentie.


- Allez, tu peux débuter, je te regarde.


Si elle était vraiment douée, peut-être arriverait-elle à revenir sur ce promontoire sans tomber une seule fois.


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Apprentie Marchombre
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MessageSujet: Re: Promenons nous sur le bois [Terminé]   Jeu 18 Sep 2014 - 19:58

Un souffle de vent fit carillonner les branches d'épicéa qui s'agitaient nonchalamment au-dessus de sa tête et Dylan, adossée à son tronc rugueux fissuré de larges crevasses ocres, étouffa un soupir de bien-être. Le ciel s'effilochait déjà en de longs filaments brumeux, ses nuages se confondant dans la grisaille de l'aube, tandis que la lune s'attardait, hésitante, tremblotant sous sa lumière blanche et  incapable de retenir les étoiles qui s'éteignaient, les unes après les autres. La jeune fille avait toujours apprécié ce moment vacillant entre la nuit et le jour, l'ombre et la lumière, cette aurore de clarté diffuse et d'obscures couleurs. Les montagnes semblaient alors s'agrandir démesurément au même titre que la nue se voiler mais cet enfermement, loin de l'oppresser, lui faisait ressentir avec encore plus d'acuité qu'à l'ordinaire la vivacité du froid et l'appel des hauteurs. Tout paraissait alors se résumer à un seul point, cet unique point de ciel d'où ne tarderaient pas à percer quelques rayons matinaux. Et elle levait la tête, tendait les bras, courbait la nuque, offrant son visage aux étoiles et aux nuages – celles qui disparaissaient et ceux qui revenaient de leur blanc sommeil cotonneux. À cet instant, même le noir brillait, de cet étrange scintillement propre aux choses mortes que ne peuvent imaginer que les aveugles – les aveugles et les somnambules.

Mais le ciel n'était pas mort, bien sûr. Au contraire, jamais il ne se présentait si plein de vie.

Dylan sourit en pensant aux oiseaux nocturnes qui regagnaient un à un leur nid, cédant la place aux trilles colorés du rossignol et de l'alouette. Bientôt, les animaux s'éveilleraient tour à tour, de même que les fleurs et les arbres, les eaux et les herbes, toute cette joyeuses cohue que suscitait le retour du printemps tant attendu. Les rayons ouvriraient les yeux, titilleraient les paupières, attireraient les regards et... Elle se figea, aussi tendue que la corde de l'arc qu'elle avait appris à manier. Mais son immobilisation ne dura qu'une poignée de secondes et elle finit par se laisser glisser à terre, quittant la pénombre de l'épicéa sous lequel elle s'était réfugiée. Kirfdéin ne lui accorda qu'un bref coup d'œil – bien sûr, il avait dû la repérer depuis déjà un certain temps – avant de l'entraîner en direction d'une paroi rocheuse. Le cours aurait lieu en hauteur. Optant pour son silence habituel, la Kaelem se hissa fluidement à ses côtés, calquant ses mouvements sur sa respiration afin d'escalader la falaise. Si son maître gardait une légère avance sur elle, et elle le sentait attentif, prêt à lui venir en aide si quoique ce fût se déroulait mal. Mais aucun des deux n'avait rien à craindre : à présent, l'apprentie connaissait trop ce genre de pentes pour risquer réellement une chute. Et, même si elle commettait encore quelques erreurs, aucune d'entre elles n'était en capacité de la précipiter au-bas de la montagne.

Lorsqu'ils parvinrent sur le promontoire, Dylan sentit instinctivement ses muscles se crisper. C'était dans un lieu un peu semblable qu'avait eu lieu leur cours dans la cascade et sa rencontre avec Halina. Heureusement, elle comprit rapidement que son maître n'avait prévu nul torrent à lui proposer puisqu'il lui désigna pratiquement aussitôt un fin tronc d'arbre qui reliait leur pointe de pierre à une seconde saillie rocheuse, plusieurs mètres plus loin. Elle laissa son regard analyser la situation tandis que le jeune homme lui expliquait sommairement l'exercice : elle devrait rejoindre le deuxième promontoire en passant par le tronc et, pour éviter une chute mortelle, elle y serait attachée par une chaîne. Joignant le geste à la parole, ce dernier s'exécuta aussitôt et, si elle ne put réprimer un frisson en entendant le claquement de fer résonner sèchement à ses oreilles, la jeune marchombre s'efforça de garder sa contenance. Elle ne supportait pas de se savoir ainsi retenue et entravée dans ses mouvements, mais il lui fallait reconnaître que c'était pour le bonne cause. Sans compter que le vent qui soufflait de plus en plus fort, à présent qu'ils avaient grimpé de quelques dizaines de mètres, ne lui faciliterait certainement pas la tâche.

Enfin, Kirfdéin lui donna la permission de commencer. Dylan se passa nerveusement la langue sur les lèvres en avançant de quelques pas, jusqu'à atteindre l'extrémité du tronc. Si ses pieds étaient encore sur la terre ferme pour le moment, elle sentait la chaîne l'entraîner irrésistiblement vers l'avant, comme attirée par le gouffre. D'ailleurs, à ce propos... Un bref coup d'œil vers le bas eut tôt fait de la conforter dans ses idées. Elle n'avait jamais souffert du vertige mais, à cet instant précis, il lui fallait tout de même avouer que le spectacle était plutôt impressionnant. Donc, règle numéro un : toujours regarder devant soi. La chaîne racla le sol tandis qu'elle se hissait sur le tronc d'arbre et elle grimaça en sentant le vent lui gifler le visage, arrachant sa queue de cheval et libérant ses longs cheveux sombres qui cascadèrent follement sur ses épaules. Règle numéro deux : penser à se natter les cheveux pour son prochain cours. Et ne pas oublier de se peigner dès son retour au dortoir. Puis elle prit une profonde inspiration et entama sa traversée.

Les premiers mètres furent sans aucun doute les plus longs – et les plus lents – qu'elle eut à parcourir. Et cela pour plusieurs raisons. En premier lieu, le vent, qui ne cessait de la déstabiliser, paraissant ne vouloir se calmer durant une infime fraction de seconde que pour la désarçonner de plus belle, n'était pas son moindre adversaire. Luttant de toutes ses forces afin de garder un semblant d'équilibre, la jeune fille était contrainte de s'arrêter fréquemment pour retrouver sa stabilité – malgré sa tête droite, ses bras écartés et son regard fixé sur son point d'arrivée. De plus, sa chevelure décoiffée constituait également un sérieux handicap étant donné que celle-ci avait l'air de prendre un malin plaisir à s'emmêler sur son visage juste devant ses yeux, lui ôtant ainsi une grande partie de sa visibilité. Enfin, la chaîne la gênait plus qu'elle n'aurait aimé l'avouer et elle était contrainte d'avancer à très petits pas – dans le cas contraire, le câble en métal heurtait ses pieds et manquait la précipiter hors du tronc. Bref, tout cela pour dire que l'exercice se déroulait moins bien que ce qu'elle avait escompté.

Cependant, le pire se déroulait non pas autour d'elle, parmi le blizzard, le gouffre et ce maudit tronc d'arbre qui tremblait sous ses pieds, mais à l'intérieur de son propre esprit. Et, malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à chasser l'image du maître marchombre qui attendait derrière elle, impassible et bras croisés en dépit de la déception qu'il ne devait pas manquer de ressentir. Il s'absentait une semaine, finissait par revenir à l'Académie afin de continuer à guider l'élève qu'il avait choisie et que retrouvait-il ? Une étudiante stupide qui n'était même pas capable de tenir en équilibre sur un rondin de bois ! Certes, elle n'était pas encore tombée, mais elle pressentait que le faux pas ne tarderait pas. Pourtant, il y avait pratiquement autant de vent lorsqu'elle s'était rendue sur les toits avec Ichel, et qu'elles s'étaient mutuellement défiées à la course. Or, elle ne se souvenait pas avoir autant peiné que ce jour-ci, même lancée à pleine vitesse, même en sautant au-dessus de la cheminée, même en dérapant sur les tuiles humides, même en se précipitant dans le vide. Alors, pourquoi ? Étaient-ce la chaîne, ses cheveux, ou encore la présence menaçante de son maître dans son dos ? Peut-être un peu tout à la fois ? Concentrée sur ses pensées, elle faillit trébucher et retrouva son équilibre de justesse en se mordant l'intérieur de la joue. Un goût de sang envahit sa bouche. Elle avait ressenti la même frustration lors du cours de la cascade, quand Kirfdéin lui avait demandé de tenir debout dans le torrent. Mais elle avait persévéré et aurait sans doute fini par y arriver si cet incident fâcheux n'était pas survenu. Que lui avait-il dit, déjà ? Des bribes de voix traversèrent son cerveau. Ne lutte pas contre le courant... Fais corps avec l'eau... Ses sourcils se froncèrent et elle sut qu'elle était sur la bonne voie. En fait, cet exercice-là n'était pas fondamentalement différent du précédent. Il lui fallait simplement intégrer la danse de l'air, accepter les souffles du vent – cesser de se battre, cesser de réfléchir. Juste sentir. Ressentir. Être et sentir. Elle savait qu'elle en était capable – elle l'avait déjà prouvé. Mais comment empêcher ses pensées de revenir sans cesse à Kirf et son regard d'être indiciblement entraîné vers le vide ? La jeune femme s'immobilisa – une fraction de seconde, juste le temps d'observer le chemin qu'il lui restait encore à parcourir et la trajectoire à emprunter. Prit sa décision. Puis continua sa route comme si rien n'avait changé, pas à pas, un pied après l'autre – mais les épaules plus décontractées, le corps plus détendu, la respiration plus relâchée, la silhouette plus souple, les gestes plus assurés.

Et les yeux fermés.

Sur le coup, cette idée lui avait paru risible et dangereuse. Ensuite, elle lui avait semblé possible et même tentante. À présent, elle se rendait compte qu'il s'agissait du seul moyen pour appréhender pleinement l'élément dans lequel elle évoluait et prendre contact avec lui. Il n'y avait plus de chaîne, de vertige ou de cheveux. Plus même de souvenirs, de doutes et de regrets. Il y avait juste elle et le vent – elle et la voie qu'elle parcourait, ici et maintenant. Or, tout au fond d'elle-même, elle avait toujours connu sa voie. Seuls les éléments extérieurs l'en avaient parfois détournée. Voilà pourquoi elle avait clos les paupières. Voilà pourquoi elle n'avait plus peur. Voilà pourquoi elle savait qu'elle ne tomberait pas. Pas cette fois, en tout cas.

Dylan n'aurait pu dire combien de temps elle évolua ainsi, funambule ou équilibriste, entre le ciel et le ciel, sur ce fil si fin tissé de bois, de vent et de conviction. Elle se dirigeait intuitivement, laissant la bise lui souffler son chemin à l'oreille et ses pieds le retrouver sur le tronc. Ses pas se suivaient en une parfaite ligne droite tandis que ses bras se soulevaient au rythme de l'air qui l'encerclait, tels les ailes d'un oiseau hésitant à prendre son envol. Mais ce n'était pas le décollage qu'elle visait. Cet état dura un certain moment et aurait pu continuer pendant encore quelques instants si, tout à coup, l'apprentie marchombre ne s'était sentie entravée dans sa marche. Elle venait de lever la jambe – un pas puis un autre – lorsqu'elle se rendit compte que son pied restait bloqué à mi-hauteur, comme si elle ne pouvait le hausser ou l'avancer assez pour continuer à progresser. Sous le coup de la surprise, elle rouvrit les yeux et baissa le regard. Toutefois, une fois n'est pas coutume, ce ne fut pas le gouffre qui retint son attention. En effet, ce qu'elle redoutait depuis le début venait de se produire.

La chaîne était retenue par un branchage dépassant de l'arbre mort. Et pas n'importe quel branchage. En fait, il aurait été plus juste de désigner cela par un pluriel. Dans tous les cas, il n'était pas compliqué de deviner comment le câble de fer avait fait pour s'y bloquer – le plus dur serait certainement de l'en décoincer. Résistant à l'envie de jeter un coup d'œil par-dessus son épaule, Dylan s'évertua au calme. Réfléchir. Elle devait réfléchir. Et, surtout, éviter de paniquer. La chaîne avait donc été interrompue dans sa course et se trouvait à présent coincée dans un fouillis de branches sèches et épineuses situées juste en-dessous d'elle. Que faire dans ces circonstances ? La réponse était évidente. La Kaelem se baissa lentement et, bien que vacillant sur ses jambes, parvint finalement à atteindre une position accroupie. Première étape réussie. Maintenant, il lui fallait débloquer le câble. Avec des gestes extrêmement précautionneux, elle tendit le bras vers ce dernier tout en se tenant au tronc de l'autre main. Cependant, plus elle tentait de défaire le nœud, plus ses efforts paraissaient vains et soldés par un échec. Il lui semblait même qu'elle envenimait la situation plus qu'elle ne la résolvait. Elle n'était même pas capable de s'asseoir ou de s'agenouiller puisque la chaîne lui interdisait toute liberté de mouvements. Au bout de quelques minutes, elle dut se rendre à l'évidence : elle ne parviendrait à rien de cette manière. L'idée d'appeler Kirfdéin à son secours lui effleura bien l'esprit, mais sa fierté la rejeta aussitôt. Il lui restait donc une unique solution : se détacher. Elle se doutait que son maître n'approuverait guère cette possibilité, mais elle n'avait guère le choix si elle voulait se tirer de ce pétrin par ses propres moyens. Ce qu'elle fit, avec une infinie prudence. Une fois dépêtrée de la chaîne, elle se cala plus sûrement sur son tronc d'arbre et toisa le câble avec un agacement mal dissimulé. Et si, maintenant qu'elle n'était plus retenu à lui, celui-ci se décoinçait plus facilement ? Cela valait toujours la peine d'essayer. Comme ça, si elle réussissait, elle pourrait s'attacher de nouveau et terminer sa traversée en toute sécurité. Un dernier regard sévère en direction du fautif la conforta dans sa décision et elle se baissa de nouveau jusqu'à se retrouver allongée à plat ventre sur le tronc, ses jambes encerclant le bois obscur. Assurer sa prise, expirer profondément, chasser l'air de ses poumons... Et tirer. Tirer encore. Tirer et...

Et, à son plus grand étonnement, les branches cédèrent. Enfin. Ce qui, bien que désiré, se révéla tout à fait imprévu. Tellement imprévu qu'elle en lâcha la chaîne qu'elle ne put qu'observer, impuissante, chuter dans le vide. Quelques secondes plus tard, cette dernière avait purement et simplement disparu, comme avalée par la brume. Si Dylan enregistra aussitôt la scène ainsi que l'étrangeté, si ce n'était l'ironie, de la situation, son cerveau mit en revanche un peu plus de temps à analyser complètement ce qui venait de se produire. Les interrogations se pressèrent alors en masse à l'orée de son esprit : son maître avait-il tout vu ? Avait-il d'autres câbles en stock ? Comment avait-elle pu être assez stupide pour laisser tomber la chaîne ? Néanmoins, à la fin, une question dominait l'ensemble des autres : comment allait-faire pour gagner l'autre promontoire ? Elle obtint sa réponse en relevant la tête. En effet, elle se trouvait beaucoup plus proche du second à-pic que ce qu'elle croyait : six mètres à peine l'en séparaient – huit en comptant l'extrême pointe du tronc qui reposait partiellement sur la roche. Elle pouvait le faire. Elle n'avait pas vraiment le choix, de toute façon. Ignorant de son mieux le martellement du sang qui battait à ses tempes, son cœur qui cognait follement contre sa poitrine et le vent qui hurlait de plus belle, elle se redressa lentement. Oui, elle devait le faire.

Un pas. Un pied. Un pied. Un pas. Un coup de vent la fit chanceler – chanceler seulement. Les yeux grands ouverts, le regard fixé sur son objectif, Dylan pinça les lèvres. Elle devait en être à peu près à son troisième mètre. Lever une jambe, et... Et ce fut alors que tout dérapa. Au sens propre comme au figuré, d'ailleurs. Elle allait reposer le pied – un pas, un autre pas – lorsqu'une bourrasque la cueillit en traître. Comme dans un rêve, elle se devina partir sur le côté, glisser, glisser encore, hésiter devant l'abîme, tenter de retrouver son équilibre... Ensuite, tout s'enchaîna. Il n'y avait plus de place pour la réflexion dans le cerveau de la jeune fille. Ce fut instinctivement qu'elle se propulsa en avant tandis qu'elle se sentait basculer, gagnant quelques mètres – le plus possible – sur le vide vertigineux qui l'assaillit ; et puis, alors qu'elle allait définitivement perdre pied, elle utilisa l'élan qu'elle avait acquis, puisant dans toute son énergie disponible, pour prendre appui sur le tronc d'arbre et se projeter... ailleurs. Loin du tronc. Loin de l'abîme. L'espace d'une fraction de seconde aussi intense qu'angoissante, elle ne vit rien d'autre que le gouffre sous son corps – jusqu'à ce que la pesanteur la rattrape. Intuitivement, elle se roula en boule afin d'amortir le choc, heurta le sol avec un craquement sourd et pirouetta encore quelques instants avant de s'immobiliser, le souffle court. Durant un bref moment, elle demeura étendue sur le dos, avant de se redresser prudemment. Mais elle était bien arrivée en lieu sûr – oui, elle avait malgré tout réussi à atteindre le deuxième promontoire. Ce ne fut que quand elle eut abouti à cette conclusion et qu'elle en eut acquis la certitude qu'elle se tourna dans la direction de la première saillie rocheuse – là où se tenait son maître, Kirfdéin. Espérant de tout son cœur ne pas l'avoir trop déçu.



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La terre est aujourd'hui comme un radeau qui sombre...
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Marchombre
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MessageSujet: Re: Promenons nous sur le bois [Terminé]   Lun 9 Fév 2015 - 18:50

La progression de Dylan était lente mais peu importait. Le marchombre n'était pas toujours rapide. Le marchombre était l'ensemble de la nature. Il était à la fois la terrible tornade qui ravageait tout sur son passage comme les guerriers savent si bien l'être. Mais les marchombres étaient aussi capables d'être comme l'arbre qui grandit doucement. Pour le coup, la jeune apprentie n'avait pas besoin de se presser.


A l'académie, les marchombres ne dépendaient que de leur maître. Ils pouvaient parfaitement avoir des cours de nuit pour ne dormir qu'en journée. Dylan progressait lentement, mais sûrement. Le petit matin se levait quand elle stoppa son avancée. Au début, Kirfdéin ne comprit pas ce qu'il passait mais il se rendit compte finalement que c'était la chaîne qui la handicapait. Elle s'était coincée dans les branches du tronc. Le maître fit un pas, comme pour l'aider mais il se ravisa. Il était curieux de voir comment elle allait se débrouiller. Ce qu'elle fit le surprit. Elle retira la chaïne et elle se mit à vouloir la dégager. Ce qu'elle réussit mais sans la garder en main. La chaîne termina sa course au fond du ravin.

Kirfdéin s'approcha. Il n'aimait pas l'idée que Dylan continue l'exercice sans protection. Il était trop loin pour la rattraper si le vent la faisait basculer. Mais l'apprentie en décida autrement. Le maître avait à peine posé le pied sur le tronc qu'elle recommença à avancer. C'est alors que ce que craignait Kirfdéin se passa. Dylan tituba de gauche à droite. Le maître se précipita. Il était temps de devenir tornade.


Si Kirfdéin avait été tornade, Dylan avait été un ouragan. Elle se précipita et d'un saut souple, évita la chute. Elle se retrouva sur le promontoire dans un roulé-boulé avant de se relever. Le maître n'avait atteint que le milieu du tronc. 

Kirfdéin était au milieu du tronc. Le vent semblait vouloir le précipiter dans le ravin. L'arbre lui-même semblait vouloir l'aider en remuant légèrement. Mais le marchombre s'en moquait. Il était figé. Le regard fixé vers Dylan. Elle avait grandit. Sans lui. Elle avancée sur la Voir de l'Harmonie. Sans lui. Elle n'était plus vraiment son élève. En voyant Dylan, il se rendait compte d'une chose. Il n'avait pas la carrure de maître marchombre. Pas encore. Oh, il avait réussi à la faire avancer un peu vers lui. Mais il rendait compte aujourd'hui qu'il ne méritait pas d'enseigner. Il n'était pas assez avancé sur la Voie de l'Harmonie. Il avait eu un trop grand ego en croyant qu'Elera lui avait suffisamment enseigné avant de fuir. Il se trompait. Il n'était pas prêt. Il aurait mieux fait de trouver un autre mentor pour l'aider. Mais non, il n'en avait pas voulu. Et voilà que Dylan était rendu aussi loin que lui sur l'Harmonie. Elle n'était pas encore apte à enseigner elle non plus, mais ce n'était plus à lui de lui apprendre ce qu'il lui manquait.


Lui aussi avait encore besoin de progresser.


Mais il y avait encore une chose qu'ils pouvaient faire ensemble. Une dernière. Ensuite, ils trouveraient une solution. L'académie regorgeait de maîtres marchombres. L'un d'eux accepterait sûrement de finir l'apprentissage de Dylan. 

Kirfdéin fit les derniers pas qui manquaient pour rejoindre Dylan.


- Tu m'as fait peur!

Oui, il ne pouvait dire le contraire. Il avait eu incroyablement peur.



- Mais tu as réussi l'exercice et c'est ce qui compte. Assieds-toi, j'ai une proposition à te faire.

Ils s'installèrent tous les deux face à la sublime vue qui s'étendait devant leurs yeux. Kirfdéin resta quelques instants silencieux avant de reprendre la parole.


- Je t'ai parlé, il y a quelques temps de l'Ahn-Ju, Il est temps que je t'en parle plus en détails.

Il se racla la gorge.


- C'est une cérémonie qui se passe à Al-Jeit, au siège de la Guilde Marchombre. Certains maîtres choisissent de présenter leur apprenti et ainsi de le faire entrer officiellement dans la Guilde. C'est là-bas que le Conseil décidera si tu es digne d'être marchombre.

Il se rappelait avec émotion de son propre Ahn-Ju. Elera était déjà partit à l'époque.


- Mais ce n'est pas tout. Lors de l'Ahn-Ju, trois maîtres marchombres te font passer une épreuve. Ce ne sera pas moi. Un maître n'a pas le droit de juger son propre apprenti. Si tu réussis cette épreuve, tu auras le droit de gravir le Rentaï, une montagne qui se situe au coeur du Désert des Murmures. Là-bas, tu sauras si tu es apte à recevoir la Greffe. 

Elle connaissait sa propre Greffe. Un maître n'avait pas de secrets pour son élève. Il avait déverrouillé une porte devant elle, sans utiliser de clé.


- Je crois qu'il est temps que tu passe ton Ahn-Ju. As-tu des questions?


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Apprentie Marchombre
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MessageSujet: Re: Promenons nous sur le bois [Terminé]   Jeu 12 Fév 2015 - 15:26

Son maître. Figé. Immobile. Pétrifié, comme statufié au milieu du tronc. Au-dessus du gouffre. Et les yeux posés sur elle.

Le vent pouvait bien gronder, l'arbre mort chanceler, il semblait s'en moquer, paraissant presque suspendu dans le vide, en une curieuse apesanteur contrastant étrangement avec sa mâchoire tendue et son regard fixe. Mal à l'aise, Dylan acheva de se hisser sur ses jambes, les genoux encore tremblants, avant de s'adosser à une imposante pierre ronde, attendant que Kirfdéin la rejoigne. Elle rassembla ses cheveux dénoués derrière son épaule et, tandis que ce dernier parcourait les derniers mètres qui les séparaient, elle ne put qu'admirer sa souplesse et sa dextérité. Là où elle n'avait cessé de peiner, déstabilisée par le vent et la gravité, il avançait avec une vivacité et une fluidité stupéfiantes, comme s'il se promenait le long d'un chemin de campagne et non pas sur un tronc d'arbre, à plusieurs dizaines de mètres du sol. La jeune fille ne put s'empêcher de se mordre les lèvres, réprimant un soupir. Il lui restait encore tellement à apprendre.

Lorsqu'il la rejoignit, ce qu'elle lut au fond de son regard la désarçonna. Cependant, il se contenta de s'installer quelques pas plus loin, faisant face à l'horizon, et elle le suivit en silence, laissant ses derniers mots résonner dans son esprit. Elle lui avait fait peur. Mais elle avait réussi. Elle avait réussi l'exercice. Tandis que ses yeux dérivaient sur le panorama qui s'offrait à eux, elle réfléchit, se remémorant les innombrables fois où son maître lui avait évité la chute, la retenant de justesse durant une ascension, au sommet d'une falaise, lors d'une course le long d'une saillie rocheuse – dans la cascade, aussi, par le biais de la corde qui la reliait à lui. Jusqu'à présent, elle ne s'était encore jamais rendue compte à quel point elle avait toujours compté sur lui, sur son aide et son soutien. Avec lui, elle n'avait jamais craint de tomber, puisqu'elle savait pertinemment qu'il serait toujours là pour l'aider à se relever. Jusqu'à ce jour, du moins. Pour la première fois depuis qu'elle avait commencé à arpenter la Voie à ses côtés, elle n'avait pas attendu qu'il lui tende la main pour réagir. Cette fois-ci, c'était elle qui avait refusé de tomber, elle qui avait trompé la chute. Elle seule. Et cette prise de conscience la rendit à la fois fière et nostalgique.

Quand Kirfdéin prit la parole, l'interrompant dans ses réflexions, elle ne comprit pas tout de suite là où il voulait en venir. Comme d'ordinaire, elle l'écouta avec attention – percevant toutefois une certaine gêne dans le discours du jeune homme, à travers le timbre de sa voix et l'enchaînement de ses phrases. Il avait en effet déjà évoqué plusieurs fois l'Ahn-Ju en sa présence, décrivant cet événement à la fois comme une épreuve et une cérémonie. Néanmoins, quelque chose, dans son ton et le choix de ses mots, avait changé. Comme si...


La jeune femme n'eut pas à réfléchir longtemps. Les dernières paroles de son maître se fichèrent en elle et, perdant soudain son visage impassible, elle écarquilla les yeux. Instinctivement, elle tourna la tête vers Kirfdéin qui l'observait, muet, à présent. Leurs regards se croisèrent.

- Vous... vous pensez que... j'ai atteint un niveau assez...

Elle ne termina pas sa phrase. À vrai dire, elle ne savait plus très bien où elle en était. Après une absence d'une semaine, son maître revenait finalement à elle et, le jour même de son retour, décrétait qu'il était temps pour son élève de passer l'Ahn-Ju. À cette pensée, elle ne put s'empêcher de frissonner. Prendre part à cette cérémonie, cela signifiait se présenter à la communauté marchombre. Réussir cette épreuve, cela revenait à en faire partie. Est-ce que cela voulait dire qu'elle avait progressé, même sans lui ? Que son éloignement lui avait ouvert les yeux ? Elle baissa la tête, sans parvenir à s'expliquer cette curieuse boule qui se formait dans sa gorge alors même que tout son être vibrait déjà d'impatience et d'excitation. Ce n'était pas de la crainte, non – plutôt une sorte de mélancolie.

- J'aimerais savoir...

Elle hésita. Tant de questions se bousculaient dans sa tête. En quoi consistait exactement la Guilde des marchombres, de qui était constitué le Conseil, quels types de tests lui ferait-on passer... Puis elle songea au Rentaï, cette montagne mythique située au cœur du légendaire Désert des Murmures, et à cette mystérieuse Greffe qui était sans doute l'un des secrets les mieux gardés des marchombres – elle se souvint de la fois Kirfdéin avait déverrouillé une porte devant elle, en se contentant de l'effleurer du bout des doigts. Non, décidément, il y avait trop de choses à dire, trop de choses à demander. Et pas assez de temps. Certains mots sont faits pour ne pas être prononcés, certains éléments ne peuvent qu'être vécus et non pas narrés. Alors, elle se contenta de relever la tête et de plonger son regard dans celui de son maître tandis qu'un sourire, lentement, venait illuminer son visage.

- Quand partons-nous ?

[Dis-moi si quelque chose ne te va pas, bien sûr  ]


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La terre est aujourd'hui comme un radeau qui sombre...
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MessageSujet: Re: Promenons nous sur le bois [Terminé]   Dim 1 Mar 2015 - 16:39

Comme Kirfdéin se l'était imaginé, la proposition surpris Dylan. Comment en aurait-il pu être autrement? Cela ne faisait pas énormément longtemps qu'elle s'était engagée en tant qu'apprentie. La plupart des maîtres attendait d'approcher de la fin de l'apprentissage de leur élève pour le présenter à la Guilde. Mais chaque élève était différent. 


Dans un sens, c'était la même chose pour Dylan. La fin de l'apprentissage avec Kirfdéin approchait. En repensant à ses projets, le maître marchombre se maudit intérieurement. Il était presque une honte pour les marchombres. Heureusement pour lui, la Guilde n'était pas à surveiller chacun des maîtres pendant qu'ils entraînaient leur élève. Seul l'Ahn-Ju permettait de véritablement montré qu'un élève avait suivit les pas d'un maître précis. Tout le reste du temps, les marchombres étaient disséminés dans tout l'empire. Comment la Guilde pourrait-elle apprendre que Dylan avait changé de maître alors qu'il y avait autant de distance entre Al-Jeit et Al-Poll? Il faudrait qu'un autre marchombre parle, mais Kirfdén avait confiance en ceux de l'académie, même s'il ne leur parlait pas souvent.  


- Vous... vous pensez que... j'ai un niveau assez...


Elle hésitait, c'était normal. L'Ahn-Ju était une épreuve, l'une des seules dans l'apprentissage d'un marchombre. Kirfdéin voyait souvent les autres élèves de l'académie, dessinateur et combattant. Quand leur épreuve de passage approchait, la peur s'insinuait, même chez les plus courageux. Certains tentaient tant bien que mal de la dissimuler, tandis que d'autres n'essayaient même pas. Les rêveurs avaient bien plus de travail pendant ces périodes et les cuisiniers voyaient régulièrement revenir des assiettes pleines aux cuisines. 


Dylan avait le niveau, Kirfdéin n'en doutait pas. Il savait qu'elle réussirait. C'était une conviction forte qui avait émerger en lui. 


- J'aimerais savoir...

Des questions. Il devait y en avoir tellement dans l'esprit de Dylan. Kirfdéin s'en rappelait comme si c'était hier. Ce moment où on lui avait annoncé qu'il allait bientôt passer son Ahn-Ju. "Comment cela se déroulait-il?" "Clarysse serait-elle présente pendant la durée de l'épreuve?" "Passerait-il en même temps que Lya?" "Que ce passerait-il en cas d'échec?" "Pouvait-on mourir pendant l'épreuve?" Il y en avait eu tellement d'autres. Le voyage vers Al-Jeit avait d'ailleurs été une manière de toutes les poser. Clarysse n'avait pas toujours répondu, laissant la surprise pour le moment où il passerait vraiment l'épreuve. Kirfdéin n'aimait pas avoir de secrets pour Dylan mais il pensait qu'il en ferait de même si elle lui posait certaines questions. Affronter l'inconnu de l'épreuve faisait partie intégrante de l'Ahn-Ju.


- Quand partons nous?

C'était donc sa seule question? Kirfdéin en fut étonné. Il avait presque l'impression de sentir le bouillonnement intérieur de Dylan face aux multiples questions qu'elle se posait et pourtant, elle les gardait pour elle. Peut-être se servirait-elle, elle aussi, du long voyage pour obtenir des réponses. Ou peut-être ne désirait-elle pas savoir à l'avance. 


- Le plus tôt possible, répondit-il avec un sourire. Le voyage est long jusqu'à Al-Jeit. On en profitera pour continuer à t’entraîner. 

Kirfdéin s'accorda un temps de réflexion. Partir dès le lendemain était peut-être prématuré, surtout que la nuit était déjà grandement avancée. Non, c'était trop tôt.


- Nous partirons au lever du soleil dans deux jours. Demain, prépare tes affaires et surtout repose toi. 


[A toi de voir si tu veux qu'on ouvre le rp Ahn-Ju tout de suite ou de faire un rp cours/questions sur la route. Envoie un mp pour me prévenir Wink]


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Ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort. Suis-je vraiment vivant? Suis-je vraiment devenu plus fort?





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