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 Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]

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Maître forestier
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MessageSujet: Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]   Sam 11 Mai 2013 - 13:54

_AAAhhhhbbaaooooum, mmmaaaahhhaa mmaaah rrrreeeee hhhmmm rrreeehhhaaIIIrmm hhhmm  maaahhmmm
_Oui Aidan, c’est bien regarde moi.Julia souriait à l’enfant de toutes ses dents. –  C’est très bien mon ptit loups, ouiii maman te tient, tout va bien. Regarde moi bien mon ange.

D’une main rapide la jeune mère rattrapa de justesse son coutelas qui menaçait de glisser de son fourreau attaché à sa ceinture et blesser l’enfant qui gazouillait joyeusement la tête à l’envers. Glissant la lame entre ses dents, Julia assura enfin un peu mieux sa prise sur le vêtement glissant de l’enfant en venant le sécuriser de sa seconde main.

Il s’en était fallu de peu et tout ça pour une erreur de débutant ! Se faire surprendre par l’envole de quelques oiseaux et perdre l’équilibre sur une branche… pathétique !
Mais Aidan n’en semblait pas le moins du monde contrarié et Julia en remerciait en boucle dans sa tête, la Dame qui veillait sur eux. Tout sourire l’enfant riait à gorge déployée maintenant, le mouvement récent de sa mère l’avait fait se balancer de gauche à droite et cela semblait le plaire au plus haut point.

Julia ne put s’empêcher de sourire pour de bon en constatant encore le ravissement que lui procuraient son fils et du bonheur innommable que lui offrait chacun de ses rires et de ses petits sourires édentés encore hier. Enfin façon de parler. Cela faisait déjà quelques que mois que de petites perles blanches se montraient timidement dans la bouche du petit bonhomme-dévoreur-de-tout-ce-qui-lui-passe-sous-la-main.
Elle se serait même jointe à l’hilarité de son fils, si il n’y avait pas eu en dessous d’eux, cette bonne quinzaine de mètre qui le séparaient du sol herbeux de la forêt. Et surtout si le tissu qui enveloppait le petit corps gigotant, ne tentait à chaque seconde de fausser compagnie à la prise de ses doigts sur l’enfant.

Dans son déséquilibre sur la fameuse branche de malheur plus haut, Julia s’était rattrapée de justesse à une autre plus bas. C’est comme ça qu’elle se retrouvait maintenant accrochée à un des nombreux bras de l’arbre qu’elle venait d’escalader avec Aidan contre elle. Coincé fermement au creux de ses genoux d’une simple pression des jambes, la branche bien solide venait de les sauver du pire. Aidan lui par contre, avait continué à glisser du porte bébé qui le maintenait jusque là en sécurité contre sa poitrine. Le cœur battant, la jeune mère avait rattrapé l’enfant au tout dernier instant en agrippant tout juste son petit pied d’abords, puis son vêtement… qui avait commencé à glisser à son tour, ainsi que cette fameuse dague à sa ceinture qu’elle tenait bien heureusement maintenant entre ses dents.

Contractant tous ses muscles, la jeune femme croisa les pieds un peu plus fort pour stabiliser leur position en serrant d’avantage la branche coincée dans le creux de ses genoux. La forêt était de nouveau entièrement silencieuse et les exclamations d’Aidan raisonnaient joyeusement en tout sens. La jeune mère obligea son rythme cardiaque à se stabiliser, alors qu’une goutte de sueur glissait de sa tempe pour aller se perdre dans sa chevelure renversée. Julia souffla doucement. Elle tenait Aidan, tout allait bien ! Et puis jouer au pendu semblait réjouir totalement l’enfant qui ne s’arrêtait décidément pas de rire en regardant Lupus assis quinze mètres plus bas.

Parmi les deux ou trois rochers à moitié recouverts de mousse en bas,  le loup alerte, levait vers eux un museau intrigué depuis quelques secondes. Il ne s’était pas montré de la matinée ce jour là, et pourtant le voilà soudainement apparut et les interrogeant de son regard intelligent. En même temps qui ne se serait pas interrogé en voyant une mère et son enfant qu’elle tenait à bout de bras, se balancer « joyeusement » la tête à l’envers à cette hauteur du sol ?
Il devait se dire qu’ils étaient bien curieux ces humains…

Aidan fourra son poing dans sa bouche en continuant à gazouiller rêveusement, tout en fixant le loup qui les observait du sol. Il ne la regardait plus, mais ne semblait absolument pas effrayé par le vide. Un enfant pouvait-il réellement faire à ce point confiance en sa mère ? Ou son fils était-il dépourvu d’instinct de survit ? Cette  confiance aveugle et inconditionnel, cet innocence, étaient aussi adorable qu’effrayante. Comment se sentir à la hauteur de ça ? Ils étaient tous les deux suspendus à plusieurs mètres du sol dans un équilibre incertain et monsieur n’en semblait même pas ébranlé au contraire ! Trop occupé à vouloir faire la causette en gazouillant et produisant toute sorte de série de son avec sa bouche. Totalement à l’aise même, il tenait d’une main le second petit pied qu’elle n’avait pas eu le temps de rattraper. Il semblait se dire « On est suspendu aussi haut, et alors maman? Tu me tiens bien le pied non ? Qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver ? Et si on discutait un peu, c’est la situation la plus drôle que j’ai jamais vécu! »

Julia assura un peu plus sa prise directement sur le corps de l’enfant cette foi, avant de le remonter avec précaution à auteur de son visage. L’enfant qui ne semblait en rien perturbé par cette petite mésaventure, la regarda de ses grands yeux clair qui commençaient à tirer sur le vert, tout en poursuivant ses mâchouillements dans des sons comiques. Plus de peur que de mal ! Il semblait même…  paisible.
Les cheveux et le bas de sa tunique renversés vers le sol, Julia lui sourit avant de lui faire une grimace qui le fit rire à nouveau. Les dernières feuilles qui virevoltaient encore en tout sens depuis leur chute, touchèrent enfin le sol.

Julia serra le petit ange contre elle d’un bras assuré, afin de libérer l’autre de ses mains pour agripper de nouveau la poigné de son coutelas qu’elle tenait encore entre ses dents et le rangea à sa ceinture en le coinçant avec plus d’attention. La jeune femme soupira, totalement apaisée à présent, s’accordant une petite pause. Les gazouillements clairs et cristallins d’Aidan joyeux emplissait la forêt à l’entour. Les mèches de ses cheveux à lui aussi se balançaient joyeusement dans le vide, elle voyait maintenant à quel point ils avaient grandit. C'était comique de le voir comme ça, sous cet angle. Un vrai bonheur !


_Meuh oui ! C’est bien mon petit ange ! Qui est-ce qui n’a peur de rien hein? Meuh oui, c’est toi Aidan ! Tu es le meilleur petit bébé du monde ! – la mère serra l’enfant tout contre elle en déposant un baiser affectueux sur son front tout lisse -
_Aaahhhboumm bllll, bouuhhOummm!
_Eh oui... ahboum. Toi et maman nous avons fait ahboum ! D’un seul coup ! On était tout là haut et puis soudain, ahboum ! Hey, hey! on ne faisait pas les fière hein? Et tu n’as même pas eu peur, comme un grand ! Mon petit loup d’amour, le plus courageux des petits aventuriers c’est toi !D’un geste habile, Julia l’entoura de son tissu vert pour l’accrocher solidement et rapidement à elle. Aidan rigola encore en sentant sa mère se balancer dans le mouvement sécurisant. Julia sourit à l’enfant.Tu aimes ça te balancer, hein ? Si ton père nous voyait… je crois bien qu’il m’étriperait vif.les grands yeux gris/vert s’ouvrirent tout grand stupéfaits, comme si il comprenait ses mots Mais si, mais si, je t’assure ! Ton papa était un graaand pacifiste mais, je suis presque certaine que concernant ta sécurité, il aurait été un véritable fléau !  Peut-être même le plus grand et le plus ignoooble fléau que le monde ai jamais connu ! J’en aurait pas mené large crois moi ! Regarde un peu où est-ce qu’on est quand même ! et comme pour appuyer ses propos il lui sembla entendre sa voix raisonner faiblement sous les feuillages épais de cette partit de la forêt. En bas Lupus avait de nouveau disparu. Julia soupira, elle aurait aimé que Mael soit là pour la disputer. Au moins, il aurait été là. - Allez mon ptit loups acrobate, revenons sur terre rapidement  - puis sur le ton du secretEt ne parlons de cette mésaventure à personne, d’accord ?
_Besoin d’un coup de main peut-être ?

Sursautant, Julia manqua de crier de surprise en entendant la voix masculine qui venait de retentir tout près. Ses jambes se desserrèrent dans le sursaut et elle se sentit glisser à nouveau vers le sol jusqu’à ce qu’une main ne la retienne de justesse.

Dans un vieux réflexe spontané la jeune mère contracta les muscles de son abdomen d’un mouvement rapide pour remonter son buste à hauteur de ses cuisses, dégaina son coutelas d’un geste vif et planta la lame profondément dans le bois de la branche, juste entre ses genoux. Julia laissa glisser ses jambes dans le vide et se tenant à sa nouvelle prise de fortune d’une seule main, elle dégaina une autre lame récupérée de sa botte pour en menacer le nouvel arrivant. Aidan gigota contre elle, agacé par cette nouvelle posture, mais l’attention de la mère se focalisa plutôt sur la main qu’un individu lui tendait.

La jeune femme desserra la mâchoire en identifiant du regard celui qui avait manqué de la faire tomber pour de bon. Debout sur la même branche à laquelle elle s’accrochait, sont légendaire sourire aux lèvres, Arro lui tendait une main secourable.
Un main qu’elle, passé la surprise, accepta volontiers.



(mp si jamais tu veux que j'y change quelque chose! Le titre est très provisoire, si tu as donc des idées, elles sont bienvenues! )


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Maître Marchombre
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MessageSujet: Re: Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]   Jeu 1 Aoû 2013 - 22:59

Un bâillement. Voilà ce qui commençait une vraie bonne journée. Parce qu'une journée sans bailler au début, ça se passera forcément mal. Ne cherchez pas, c'était logique et c'était une expérience qu'Arro faisait chaque jour. Il s'étira dans le lit et craqua son cou. La langue un peu pâteuse, il la fit claquer une dizaine de fois. L'homme s'ébouriffa les cheveux et posa ses pieds sur le sol froid. Un frisson lui parcourut le dos. Doucement, il se leva et fit quelques pas en direction de son armoire. Malheureusement, il n'était pas totalement réveillé et trébucha. Heureusement, il se rattrapa sur le meuble de rangement. Le marchombre grogna et massa son menton, ce dernier ayant rencontré avec violence la porte, le lançait. Il ouvrit la dite porte pour attraper des vêtements et sa serviette.

La brume du réveil disparut totalement quand il sortit de ses appartements. Arro s'en alla vers la salle d'eau, comme chaque matin. Il entra dans la grande pièce principale et partit vers une des douches. Le marchombre ouvrit les vannes et laissa le liquide chaud lui couler sur son corps. L'homme se frictionna, histoire d'enlever la crasse qui s'était incrustée dans les pores de sa peau. Ses muscles endoloris se déliaient petit à petit. C'était dans ces moments-là qu'il se rendait compte de la chance d'être logé ici. Un tel mécanisme pour amener l'eau, la chauffer, tout ça pour le confort des gens de l'Académie... C'était vraiment impressionnant et un véritable honneur.

Du coup, il savourait toutes les gouttes qui lui tombaient sur le corps. Voilà pourquoi il passait autant de temps sous la douche. En plus de cela, il n'avait pas d'obligation d'horaire, du coup, il pouvait rester aussi longtemps qu'il voulait. Arro se rinça, ferma le robinet et sortit, une serviette autour de la taille. Aujourd'hui, pas de petit plaisantin pour lui piquer ses vêtements. En même temps, au vu de sa « terrible » vengeance, personne n'avait osé recommencer, de peur de devoir se balader nu dans les couloirs.

Le marchombre enfila rapidement ses vêtements et sortit dans le couloir en sifflotant joyeusement. Il s'avança près de l'escalier, l'observa longuement. Aujourd'hui, il n'avait pas envie de descendre les escaliers. Cela lui paraissait trop « simple »... Il voulait du challenge, de quoi s'amuser et assez dangereux pour rendre cette épopée plus intéressante. Il aurait pu simplement desescalader la façade, mais c'était tellement cliché, trop « marchombre ». Il fallait casser cette idée, renouveler les mystère qu'on se faisait sur cet ordre mystique. Arro regarda la rambarde qui permettait aux élèves maladroits de s'appuyer pour ne pas tomber après avoir trébuché. Un sourire presque machiavélique s'afficha sur son visage. Sautillant, il s'appuya sur le garde-fou, il bondit dessus, se leva sur ses deux jambes et glissa. Il plia ses genoux, tendit ses bras. Une véritable position équilibré qu'il avait déjà vu sur les fous qui glissaient sur les vagues du lac Chen.

L'homme fonçait droit devant, tentant de rester au mieux sur son socle instable. Les cheveux dans le vent, il sauta et roula sur le sol, amortissant sa chute pleine de vitesse. Ding, Rez-de-Chaussée. Reprenant son souffle, le marchombre était tout sourire, il fallait qu'il apprenne ça à Ichel... Gardant cette idée en mémoire, il s'en alla vers les cuisines. Malheureusement, il était en rupture de vivre et il avait besoin d'un petit casse croûte s'il voulait chasser. Descendant à pas silencieux les escaliers menant dans l'antre de Gertrude, il ouvrit avec discrétion la porte, regardant à l'intérieur ce qui s'y passait.

Comme à leur habitude, Grand-mère Siffleur, les cuisiniers et leurs commis étaient acharnés sur leur travail. Arro se fit alors le plus discret possible, il passa la porte rapidement et se planqua derrière une des colonnes porteuses de la cuisine. Il ne devait vraiment pas se faire repérer. Le marchombre était la bête noire de Gertrude. Elle le haïssait, car il piquait toujours dans la réserve sans aucun scrupule. Du coup, c'était pas l'amour fou, chaque membre du personnel de la cuisine avait pour ordre de le capturer à vue, mort ou vif. Malheureusement pour eux, l'homme gourmand se jouait facilement de tout leurs pièges et ressortait toujours avec autant de butin.

Rigolant doucement, planqué derrière sa colonne, il grimpa au plafond. Le marchombre monta sur une des rares poutres praticables. Il avança en équilibre et sauta sur un rebord qui entourait le haut d'une des colonnes porteuses. Et ainsi, sautant de piédestal en piédestal, il arriva juste au-dessus des portes de la sacro-sainte réserve. D'un coup d'oeil, il vérifia que personne ne regardait et qu'il allait avoir assez de temps pour accomplir son forfait. Puis, Arro descendit, crocheta la serrure qui était encore plus impressionnante que la précédente et entra.

Cet endroit était la caverne d'Ali-Baba de la charcuterie Alavirienne. Il pendait ici et là des jambonneaux de siffleurs, des saucissons de porc, du poisson fumés, des tas d'aromates. Puis, au fond, la plus belle découverte des Alaviriens... Le pâté de termite ! Sautillant de joie, le gourmet attrapa un saucisson, prit un pot de pâté et s'avança vers la porte. Il l'ouvrit et...


-Ahah ! Pris la main dans le pâté !

Gertrude le regardait d'un air triomphant, armée d'un énorme rouleau à pâtisserie. Derrière se tenait sa cohorte de cuisiniers, tous autant farouche que leur chef. Tentant de garder une certaine contenance, Arro applaudit puis répondit :

-Et bien, pour une fois, vous m'avez surprise. Comment avait vous fait ?

Discrètement, il fit un petit pas vers la gauche, pendant que Grand-mère Siffleur lui répondait :

-C'était très simple finalement. On a bien remarqué que vous aimiez fortement le pâté. Du coup, nous avons demandé à un dessinateur de créer une alarme si un des pots venait à être enlevé sans mon autorisation.

Toujours aussi silencieusement, le marchombre continuait à avancer vers la gauche, gardant ses yeux bien ancré dans ceux de la patronne des cuisines. Pendant ce temps, elle lui fit un petit monologue :

-Vous nous avez donné du fil a retordre, petit voyou, mais je suis plutôt fier d'y avoir pensé... Et puis, il y a...

Poliment, Arro l'écouta, enfin plus ou moins. Avec un certain plaisir, il tournait autour du groupe qui étrangement tournait avec lui. Les yeux verts du marchombre fixant ceux de Gertrude. Pendant qu'elle continuait de bavasser sur combien elle était heureuse de l'avoir eu et que maintenant il allait payer sa note, il continua de marcher sur le côté, pas à pas. Bientôt, le discours se termina. La marche du voleur aussi d'ailleurs.

-Et bien, mes chers amis cuistots, je pense que ce discours m'a plutôt convaincu. Je le jure, je ferais plus attention la prochaine fois. Je vous donne juste un petit conseil, vous devriez poster un garde devant votre porte.

Aussi rapidement que possible, Arro se tourna et détala vers la porte de sortie qui était dans son dos maintenant. Sa petite parade qu'il avait exécuté pendant que la gérante parlait, lui avait servi à s'ouvrir une échappatoire parfaite. Et ce n'était pas un cuisinier bedonnant qui rattraperait un marchombre. Il ouvrit violemment la porte, la claqua aussi sec et remonta les escaliers. Heureux de son forfait accomplit, il se promit de payer à Aziel ce qu'il devait pour cette nourriture. Avec un certain plaisir, il s'en alla dehors.

Marchant tranquillement sur le chemin de terre menant à la forêt, Arro sifflotait un air joyeux. C'était vraiment une belle journée, un peu froide, mais belle. Il ajusta son col et continua tranquillement sa promenade jusqu'à l'orée des bois. Il s'adossa à un arbre, pris le temps de se couper un morceau de saucisson et le savoura. Vraiment, les cuisiniers de l'Académie faisait la meilleure charcuterie de Gwendalavir.

Le marchombre s'engouffra alors dans cet élément familier qu'était la forêt. Il marcha tout d'abord vers son petit repère. Un grand arbre creux, dont il avait camouflé le trou par un enchevêtrement de branche et de mousse. Il y attrapa son arc, ses flèches, sa besace de « survie » puis referma sa cachette. Il enfourna son pâté et son saucisson au milieu des différents objets que contenait sa besace et s'en alla. Arro marcha doucement dans la forêt, à la recherche d'un siffleur, d'un oiseau d'un lapin... Bref, d'une proie quoi. Se faufilant d'arbre en arbre, il ne trouvait rien... Que dalle, nada. Aucune bestiole dans le coin. Pourtant, à cette heure, les animaux gambadaient normalement... Quelque chose n'allait pas.

Du coup, un peu blasé par cette chasse inutile, il grimpa à un arbre et s'amusa à avancer comme un singe de branche en branche. L'homme sautait, puis attrapait les branches avec ses mains. À un moment, il sentit une épine s'enfoncer dans la peau d'un de ses doigts. Arro avait une certaine habitude de ces petits désagréments, une fois, il avait fait en sorte que ses mains deviennent caleuses puis avait aussitôt regretté. Comme elle était plus rude, il n'avait plus la même dextérité avec son arc. Du coup, après plusieurs mois passé avec les mains entourées de baume de soin, elles retrouvèrent leurs douceurs. Depuis, il avait demandé à un tisserand de lui confectionner des gants épais, histoire d'éviter d'autres mésaventures. Grommelant, il s'installa en position assise sur une branche assez grosse et regarda son doigt.

L'épine n'était pas allée très loin, mais il risquerait de saigner. Il n'avait jamais compris pourquoi il y avait autant de sang quand on se coupait ou se perçait le doigt. Un rêveur avait tenté de lui expliquer une histoire de vaisseaux qui transportaient le liquide dans toutes les parties du corps et qu'il y en avait plein dans les extrémités. Mais il ne l'avait pas compris, c'était quoi cette histoire de bateaux qui transporteraient le sang là ? Du coup il avait laissé tomber. Ce qu'il savait, c'était que dans les doigts, on saigne beaucoup et c'était suffisant.

Arro sortit un morceau de tissu de sa besace et le déchira en une bande. D'un coup sec, il retira son épine. Le sang commençait à couler par ce micro trou. Rapidement, il entoura son doigt avec la bande, la serrant assez pour que le flot s'arrête, ensuite il essuya les traînés rouges qui couraient sur le long de ses phalanges. Pour finir, il chercha dans son sac ses gants épais et les passa. Comme ça, plus d'épine. Il se remit en route, cette fois-ci, plus sérieusement. Restant debout sur les branches, il ne s'y accrochait qu'en dernier recours.

Du coup, d'enjambé en enjambé, de saut en saut, il finit par entendre un drôle de petit bruit, un gazouillement... Mais pas d'oiseau. Non, un truc bizarre, qu'il n'avait jamais entendu jusqu'à maintenant. Était-ce ça qui effrayait les animaux ? Peut être. Intrigué, le marchombre s'élança, se guidant au bruit. Il s'arrêta dès que la source du son fut proche. Descendant sur le sol, il se planqua derrière un arbre pour jeter un rapide coup d'oeil. Un loup assis, regardait en l'air. Comment ? Un loup était l'origine de ce gazouillis presque grotesque ? Non, non, impossible, surtout qu'il n'ouvrait pas la gueule. Du coup, le marchombre regarda dans la même direction que lui.

La première chose qu'il vit fut un bébé. Oui, un bébé, vous savez ces trucs tout rose et avec quelquefois des cheveux sur le crâne. Et là, il était suspendu à plusieurs mètres du sol, mais semblait s'en réjouir plus que de s'en inquiéter. L'étrange son était en fait son rire. C'était donc pour cela que cela semblait si mélodieux aux oreilles d'Arro. Mais son plus grand étonnement fut de voir Julia -oui, Julia, la garde forestière, la fille au loup, la personne la plus apte à voyager dans les arbres- suspendue à une branche par les pieds tenant au mieux l'enfant qui devait être le sien, donc Aidan.

Mais qu'est-ce qu'elle foutait dans cette position ? Pour lui, l'idée de Julia qui était tombé d'un arbre était totalement pas possible... Genre dans un autre univers, d'une autre dimension, peut être... Mais pas ici. Bon, en tout cas, fallait l'aider. Oui, il n'allait pas la laisser dans un pétrin pareil. Si elle tombait, elle aurait quelques os cassés... Par contre, si Aidan tombait, là c'était moins cool. Et il ne permettrait pas qu'on perde un bébé a l'Académie, pas un autre. Il grimpa donc, sauta jusqu'à l'Arbre de Julia silencieusement et c'était bien ça qui avait déclenché la suite des événements. Oui, toujours le réflexe marchombre de ne pas faire de bruit, d'être dans le temps du temps lui-même. Enfin bref. S'il n'avait pas été silencieux, s'il avait eu l'idée de faire un peu de bruit, Julia n'aurait peut-être pas lâché la branche sous l'effet de la surprise, peut être qu'elle n'aurait pas dégainé une dague contre lui. Enfin bref, maintenant, les deux ex-Lupus se regardait, l'un tendant la main amicalement vers l'autre. Quelques secondes passèrent, le temps que la situation se clarifie et enfin, Arro put remonter la femme sur la branche.


-Et ben, si j'avais su qu'on me ferait un tel accueil... Ben, je serais venu quand même en fait.

Il ria un petit peu et continua :

-Je te propose de descendre, histoire d'atteindre un sol plus sûr.

Et joyeusement, il se laissa glisser le loin du tronc pour arriver sur la terre ferme. Regardant Julia le rejoindre il demanda :

-Mais qu'est-ce que tu faisais là-haut ? Tu entraînes Aidan à devenir Garde-Forestier ?

Au fond de lui, Arro avait envie de réprimander la jeune femme. Oui, parce qu'il trouvait cela irresponsable d'emmener un bébé avec sois quand on se balade de branche en branche. Mais, il n'avait rien à dire, c'était son enfant, elle l'éduquait comme elle le voulait. Et puis ce n'était pas à lui de donner des conseils, lui qui n'avait même pas réussis à sauver le sien.

[HRP : Désolé du retard. J’espère que ça te conviendras. Si tu as des réclamations toussa, Edition à volonté o/ Sinon, si tu veux la couleur des paroles d'Arro c'est palegreen !]



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MessageSujet: Re: Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]   Mer 30 Oct 2013 - 6:12

(désolée du retard je suis impardonnable >< dsl dsl!!!)

Julia rouspéta dans sa barbe en regagnant enfin la terre ferme. Son premier réflexe fut de déballer rapidement le petit paquet gigotant, dont les petites plaintes sonores exprimaient leur mécontentement à être ainsi trop pressé contre sa poitrine. La jeune mère s’empressa de faire un examen complet de son fils agacé, qui la fixait de ses grands yeux tout comme plein d’incompréhension. Il n’avait rien à sa petite tête d’ange, rien sur les bras et les jambes. Aucun endroit en particulier ne semblait lui faire mal quand elle y pressait une main anxieuse. Julia soupira de soulagement. Il n’avait rien ! Même pas une égratignure ! Il recommençait même à sourire… certaines de ses mèches à elle lui tombaient sur le visage et lui chatouillaient le bout du nez, il tentait de s’en emparer d’un air amusé.
Avec soulagement et toute la douceur du monde Julia serra son fils tout contre elle en soupirant à nouveau. Aidan se mit à gazouiller à nouveau et elle se souvint de la présence d’Arro qui lui demandait ce qu’elle faisait là-haut. Elle eut un rire nerveux :
 
_Elera est absente depuis quelques jours… – expliqua-t-elle alors qu’elle déposait Aidan sur le sol comme il l’exigeait – et Gareth à fort à faire. Je ne pouvais laisser Aidan nul part. Il a certes bien grandit mais il demande toujours beaucoup d’attention. Et puis il adore quand on monte aux arbres – la jeune femme leva la tête pour tenter d’apercevoir ce qu’elle tentait d’atteindre avant sa chute -  Il y avait aussi cette branche instable tout là haut qui risque de tomber au premier coup de vent, je voulais seulement en profiter pour la faire tomber moi-même. Je passe souvent par ici et un accident est si vite arrivé. Ma chute en est la preuve! Mais tout ça c’est de sa faute – doigt pointé vers le petit gazouillant qui se dirigeait joyeusement à quatre patte jusqu’aux pieds d’Arro qui semblait avoir capté son attention. – Regarde-le à être aussi craquant, j’ai dû avoir quoi… trois secondes d’inattention… et fioup ! Un vol d’oiseau aussi foudroyant que l’éclair et on s’est retrouvé la tête à l’envers !
 
Aydan posa ses petites mains sur la jambe du marchombre intriguant et s’agrippant à son vêtement il se dressa debout sur ses deux jambes encore tremblantes. Cela faisait peu de temps qu’il maîtrisait cette nouvelle position, il grandissait si vite... Julia sourit quelques instants en l’observant. Il était toujours si amical avec tout ceux qu’il croisait, c’était fou… il devait sûrement tenir ça de Maël… proche des gens. Aidan était sans peur même face à ceux qu’il ne connaissait pas très bien, il suffisait que la personne lui semble sympathique et c’était soudain son grand pote de toujours. Il semblait s’amuser énormément à chaque foi que cela arrivait et avait le don inouï de charmer tout auditeur possible. Même ce rustre de boucher d’Al-Poll, chez qui elle emmenait parfois quelques gibiers trop difficiles à préparer seule, était tombé sous le charme d’Aidan. Il devenait tout miel tout coton à chaque foi qu’il le voyait. Ce n’est pas elle qui l’en blâmerait, il était sa plus belle réussite.
 
_En tout cas merci Arro… - dit enfin Julia en s’asseyant un peu au pied de l’arbre. L’adrénaline redescendait lentement. – Toi aussi tu peux le remercier Aidan, on serait sûrement encore là-haut si il n’était pas arrivé ! Merci Arro !
_Aaayo… ayoooooo, ayoo !
 
D’où tirait-il toute cette énergie à gigoter d’une jambe sur l’autre en baillant avec autant de vitalité et de joie ? Elle ne saurait jamais l’expliquer. En tout cas elle, cette petite mésaventure l’avait épuisée, elle était contente qu’une connaissance ai fait son apparition juste au moment où elle en avait besoin.
 
_ça me fait plaisir de te voir, ça fait un moment que ça n’était pas arrivé! – fit-elle remarqué au marchombre souriant – Tes élèves te prennent-ils autant de temps ? Comment va Kusumaï, elle s’en sort à l’Académie ? Aidan n’a pas encore la joie de la connaître et elle se fait vraiment discrète. Vous savez que la porte de ma maison est toujours ouverte j’espère ! On aime tous les deux – désignation vague d’Aidan qui semblait se trouver grand comme jamais à rester debout aussi longtemps. Il regardait partout autour de lui profitant de la vue – qu’il y ai de la vie à la maison, sinon on s’ennuis ! Oh, je n’ai pas pensé mais… on te retarde peut-être… - Julia se redressa prête à réunir ses affaires – Aidan, l’herbe ne se mange pas, c’est beurk. Lâche ça veux-tu…
 
Fouillant dans sa sacoche, la jeune mère lança un petit pain tout moue à Arro pour qu’il le donne au petit goinfre pendu à ses basques. Heureux l’enfant s’assit immédiatement en prenant d’une main maladroite ce qu’on lui tendait. De l’autre, pour la libérer, il offrait ses brins d’herbes mouillés de salive à Arro indécis. L’enfant attendit que l’adulte l’en débarrasse mais eut une mine interloquée comme rien ne se passait. Julia se mit à rire devant ce tableau comique. Il avait tellement l’habitude de n’être qu’avec elle ou Gareth, qu’il semblait croire que tout le monde devait agir pareille. Arro lui montrait bien que non. Aidan regarda vers sa mère, trop loin pour l’aider et en instant ses yeux s’humidifièrent d’incompréhension. Il semblait perdu. Le cœur de Julia se serra alors qu'elle se relevait.


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MessageSujet: Re: Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]   Ven 7 Fév 2014 - 13:04

Le mécontentement d'Arro s'était estompé. Il l'aurait bien dit, que malgré les excuses, malgré les gens absents ou trop occupés, c'était risqué d'emmener ainsi un enfant dans les bois. Mais, il aurait eu tord. Parce qu'il ne savait pas comment s'occuper d'un bébé, il ne savait pas quoi faire et on lui avait toujours dit de ne jamais faire de leçon sur ce qu'il ne connaissait pas. Du coup, le marchombre ne fit qu'écouter la garde forestière. Il leva les yeux pour voir cette branche dangereuse. Il acquiesça de la tête pour lui accorder qu'elle était dangereuse et qu'il faudrait s'en occuper. Puis tout alla assez vite, quand Julia pointa du doigt le petit enfant qui s'approchait d'Arro, l'homme arrêta un instant d'écouter son interlocutrice. Concentré sur Aidan. Sur ce qu'était un bébé. Cela lui rappela combien il avait été heureux en apprenant qu'il allait être père, bien évidemment cela lui fit remonter aussi toute la tristesse, toute la colère, toute cette haine, quand on lui enleva ça.

Mais tout cela lui échappa quand l'enfant lui tira sur son pantalon pour se redresser. Et bien il était plein de débrouillardise le petit. Arro ne put s'empêcher de sourire quand même en l'entendant dire son nom quand sa maman lui demanda de le remercier. Ayo, ce n'était pas trop loin tout de même. Il n'intégra pas tout de suite les questions de Julia, concentré à comprendre ce qu'était un bébé, comment cela pouvait « fonctionner ». Il remonta sa tête, faisant face à la Garde Forestière et il répondit d'une voix calme, un peu lointaine.


-Cela faisait longtemps en effet. C'était quand on construisait ta cabane si je me souviens bien.

En effet, le marchombre avait aidé à restauré la vieille maisonnée qui tombait en ruine. Enfin, il avait fait des marchombreries, des pitreries et d'autre truc Arroesque.

-Mes élèves me prennent beaucoup, beaucoup de temps. Si j'avais su que c'était ça la vie de maître marchombre, je ne sais pas si j'aurai dit oui tout de suite. Mais, j'apprends étonnement beaucoup auprès d'eux.

L'homme eut un petit sourire quand il pensa à Ichel et Lorek, qui s'effaça aussitôt pour répondre à la question suivante.

-Kushumaï va bien, merci. Elle s'habitue petit à petit à l'Académie. Son travail de botaniste lui prend beaucoup de temps, donc si vous voulez la rencontrer, je vous conseille les jardins. Je suis sûr qu'elle adorerait rencontrer Aidan.

Oui, peut être qu'elle aimerait bien voir un enfant. Mais la peur tiraillait un peu le marchombre, voir le petit bout pouvait lui rappeler qu'elle aussi a faillit être mère. Enfin, elle serait surement amusée de le voir manger l'herbe comme il était en train de le faire. Attendez... C'était normal qu'Aidan grignote le gazon ? Arro savait que c'était du bio, mais quand même. La réponse lui vint de la maman. Non, en effet, c'était même « beurk » de manger ça. Un réflexe lui fit attraper ce que lançait Julia. C'était un petit pain, un peu mou. Le marchombre caressa la croûte, s'accroupit et le tendit au petit. À ce moment-là, il croisa les yeux du petit être qui prenait la nourriture en s'asseyant.

Ce qui le frappa le plus c'était l'innocence pure qui transparaissait par ces iris. C'était ça donc, un enfant. De la candeur, une naïveté touchante, un être qui ne savait rien et qui voulait tout apprendre. C'était donc ça qu'il avait raté. Le marchombre sentit une amertume lui percer le coeur, mais elle fut refoulée par le moment présent. Une résolution se créa, dans le subconscient de l'homme, s'il n'avait pas pu protéger son enfant, alors il protégerait celui-ci.

Il remarqua alors les yeux embués du petit d'homme qui tendait un peu d'herbe mâchouillée comme un cadeau. Arro l'avait, pour ainsi dire, snobé. Tout confus, l'homme tendit une main un peu hésitante, cherchant à finir l'échange qu'Aidan avait commencé. Un doux sourire pointa sur les lèvres du marchombre pendant que l'enfant libérait enfin sa main qui tenait les brins. La tristesse du garçonnet s'effaça pour être remplacé par une petite joie avant de commencer à déguster le petit bout de pain.

Le maître se releva, une poignée d'herbe à la main qu'il laissa discrètement tomber derrière lui.


-Vous ne me retardez pas, bien loin de ça. En fait, j'étais en train de chasser. Mais je n'ai pas trouvé de gibier, maintenant je commence un peu à comprendre pourquoi.

Non pas que Julia ou Aidan pouvait effrayer les siffleurs, mais un loup, oui. Et il en avait vu un qui rodait autour de l'arbre quand les deux étaient encore accrochés la tête en bas. Surement ceux qui étaient lié d'une façon ou d'une autre à la Garde-Forestiére.

-D'ailleurs, comment vont les loups ?

C'était une question plutôt bénigne, mais ils avaient déjà eu des différends sur les loups, quand ils étaient à Lupus. Chacun avait son point de vue, mais tous les deux étaient têtus. Le bon vieux temps, comme Arro l'appelait, même s'il n'avait pas forcément été bon.

[HRP : J'espére que ça te plairais o/ Éditable à volonté !]



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Celui qui n'avait peur de rien [Inachevé]
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