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 Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]

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Flamme
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MessageSujet: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Jeu 11 Avr 2013 - 16:32


    Gwëll avait rêvé de dragons, de chevaliers et de princesses, cette nuit là. Quand le matin était arrivé, elle s'était réveillé doucement et elle avait directement pensé à Juliet. Certainement qu'il aurait adoré son rêve. Il fallait qu'elle lui raconte à tout prix. Elle avait sauté dans ses vêtements, attrapé un bout de brioche sur la table du petit déjeuné, sellé Jingle en vitesse et sauté sur son dos. Puis elle avait cavalé à bride abattue vers Eoliane. Elle s'était arrêtée juste avant le portail et elle avait continué à pied, mais sur la pointe parce qu'elle voulait pas faire de bruit. Les rêveurs étaient gentils, mais beaucoup trop et, une fois qu'elle était venue voir Juliet et qu'elle avait toqué à la grande porte, le rêveur qui lui avait ouvert l'avait tenue toute l'après midi enfermée à parler de plantes médicinales en buvant de la tisane. Bon, certes, il y avait les petits gâteaux qui étaient bien meilleurs à la confrérie et puis c'était toujours super intéressant, ce qu'ils racontaient, mais elle voulait dire son rêve en toute hâte. Elle se cacha derrière le muret le plus proche de la porte d'entrée et elle commença à manger sa brioche. C'était la brioche du jour de repos, la meilleure parce que le cuisinier mettait dedans des gouttes de sa potion magique dans son flacon qu'il disait que c'était de l'huile essentielle et Gwëll pensait que c'était une blague parce que l'huile, ça donnait pas un goût comme ça. Mais c'était vrai que c'était essentiel. Il y eut un bruit de porte qui se ferme et Gwëll risqua un œil par dessus les pierres. C'était à peu près l'heure où Juliet sortait jouer dehors et elle voulait pas le louper à ce moment là, parce qu'après, il entendant plus rien tellement il était concentré. Pssst, Juliet ! Tu viens faire un tour avec moi ? J'ai un truc à te raconter !Comme à chaque fois qu'il entendait ''raconter'', il ouvrit de grands yeux et il courut à toutes jambes à l'intérieur. Gwëll s'adossa au mur et avala encore un morceau de brioche. D'ailleurs, heureusement qu'elle en avait pris deux tranches, sans faire attention, parce que ça partait super vite, ce truc là. Elle déglutit et elle entendit la porte se refermer à nouveau. Juliet ressortit avec un petit gilet en laine sur le dos et son épée en bois à la main. Il fit signe qu'il était prêt et il se hissa de son coté du mur. Il lui fit un petit bisou sur la joue et elle lui tendit le dernier morceau de brioche parce qu'il adorait ça, aussi et que c'était pas sympa de manger devant lui sans lui en donner. Ils passèrent le portail et puis Gwëll l'aida à grimper sur le dos du cheval avant d'en faire de même. Elle récupéra les rênes et ils foncèrent vers l'académie au grand petit galop, parce que lui voulait toujours aller vite et elle toujours faire attention à ce qu'il tombe pas en route. À l'écurie, il l'aida à ranger sa selle et à brosser Jingle et puis, quand ils sortirent, il lui demanda ce qu'elle voulait lui raconter et là, elle avait oublié. Non, mais en plus, c'était super intéressant, je suis sûre que t'aurais adoré ! Ils marchèrent un peu dans les jardins et il lui montra sa nouvelle épée en bois toute neuve qu'il venait de se fabriquer. Elle était super belle et quand il lui prêta, Gwëll se sentit presque l'âme d'un preux chevalier. Et là, ça revint. Oh, si, j'me souviens ! C'est cette nuit, j'ai rêvé que j'étais un chevalier et que je devait battre une armée énorme de raïs, mais toute seule parce la reine m'avait envoyée pour délivrer le roi qui était prisonnier et même que j'avais une ramure toute brillante et qu'elle piquait les yeux des raïs en face de moi donc c'était plus facile pour les attaquer ! Mais, quand même, il y avait le dragon, qui m'aidait, et il était énorme, Juliet et il volait vraiment hyper haut ! Et même que j'avais une épée énorme, au moins... Au moins grande comme cet arbre ! Et puis, elle était même pas lourde, en plus. À la fin, j'étais sur le point de sauver le roi parce que j'avais poussé tous les raïs dans la boue et qu'ils étaient collés. Mais je me suis réveillée, à ce moment là...Il fit encore de grands yeux et elle sourit parce qu'elle savait qu'il allait adorer. D'abord parce que c'était un garçon et surtout parce que c'était un prince. Donc les histoires de chevaliers, ça le connaissait. Le prince, c'est forcément un chevalier, hein ? Parce que Shana, la copine d'Enelyë, elle veut pas me croire, elle dit qu'on est soit un prince soit un chevalier et pas les deux. Et puis Shana, en plus, elle avait un avis sur tout et surtout sur n'importe quoi. Et elle était têtue comme un bourrique, il disait, des fois, Duncan, pour de rire, mais un peu sérieusement. Mais là dessus, Gwëll était sûre d'elle et, en plus, elle avait l'avis d'un expert sur le sujet. Dis, Juliet, tu voudrais pas m'apprendre à être un peu un chevalier ? Il lui semblait que quelque chose clochait dans sa phrase. ...Une chevalière ?C'était pas forcément mieux, mais il avait l'air d'avoir compris alors c'était suffisant. Elle ramassa une branche par terre, un peu grande mais pas trop parce que c'était dangereux les longues branches, surtout avec des petites sur les cotés, parce que ça faisait comme une fourche et pour se battre, c'était moins facile. Elle avait vu plein de cours de combat, par la fenêtre du dortoir ou des fois où elle était dans les jardins et que le prof de combat avait décidé que l’entraînement serait au vu de tous. Elle avait même aidé Astragal, une fois, avec son corset. Elle soupesa son bâton et fit une boucle dans l'air, devant elle. Ils faisaient toujours ça, en cours de combat, les élèves, quand ils se battaient à l'épée. D'ailleurs, sans vouloir se vanter, mais en le faisant un peu quand même, elle trouvait qu'elle s'en sortait bien. Mais Juliet, à coté, la regardait un peu bizarrement alors certainement que c'était pas si bien que ça.



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Petit ange
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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Mar 16 Avr 2013 - 21:06

Il s’était réveillé super en forme, ce matin-là. Et heureusement, parce que Amarylis elle avait plein de trucs à faire et pas trop le temps de s’occuper de lui. Et quand elle avait plein de trucs à faire, bah Juliet sortait. Des fois, les rêveurs ils lui demandait si il pouvait aller chercher des trucs à l’Académie, et tout ça, et lui ça lui faisait plaisir, parce qu’il se sentait utile et important pour la Confrérie, un peu. Mais là, il voulait juste aller voir Julia pour lui demander si il avait pas oublié sa boussole chez elle, parce qu’il avait pas réussi à remettre la main dessus depuis qu’il était allé chez elle. Et quand même, une boussole, c’était VACHEMENT important dans la vie de tous les jours. Si jamais il trouvait une carte au trésor et qu’il savait pas où était le nord, comment il allait faire, hein ?

Bref. Il sortait, plein d’entrain, lorsque soudain, une Gwëll sauvage apparut. Ou plutôt la tête de Gwëll apparut au-dessus d’un muret, puis ses bras, et il s’en approcha. Et même qu’elle avait un truc à lui raconter. Sûrement qu’elle allait lui donner une mission. Il la regarda avec des grands yeux, un grand sourire et il fonça chercher son épée et un gilet. Si il devait rester longtemps dehors, autant être préparé. Et tant pis pour la boussole, il irait la récupérer plus tard. Il ressortit très vite et la porte claqua derrière lui. Il avait pas fait exprès et il espérait que personne le gronderait. Il aimait pas ça, lui, même si des fois on lui ramenait des gâteaux pour qu’il soit pas trop triste.

Il retourna près du mur et il dit à Gwëll qu’il était prêt. Il grimpa les premières pierres et se hissa de l’autre côté. Au début, il avait trouvé ça super dur, mais à force, ça devenait presque facile. Il sauta du muret et après s’être relevé, il fit un bisou sur la joue de sa fée. Et elle lui donna de la brioche. Ça, c’était super gentil. Il la remercia avec un grand sourire. Puis ils sortirent d’Eoliane, et Gwëll elle l’aida à monter sur Jingle. Juliet il trouvait que c’était un cheval super pour une fée, et songea qu’il fallait en trouver un pour lui. Et il demandait à Gwëll d’aller plus vite, plus vite, mais elle disait toujours qu’il fallait faire attention, alors ils allaient vite, mais pas trop. Puis ils s’occupèrent de Jingle, et sortirent de l’écurie.

- Au fait, tu voulais m’raconter quoi ?

Elle avait oublié. Bon, c’était pas trop grave. Il jouait avec son épée, et d’ailleurs, ça, il avait oublié de le dire à sa fée.

- Au fait, regarde, j’ai une nouvelle épée ! Y a un rêveur qui m’a un peu aidé, mais c’est moi qui l’a faite !

Il la tendit à Gwëll pour qu’elle la voie bien. Et puis elle se rappela de ce qu’elle voulait dire, et elle raconta son rêve. Et même qu’elle était trop forte dans son rêve, et elle avait une armure brillante, et elle battait des Raïs et son rêve il était trop bien ! Et il l’écoutait, il attendait la fin mais … elle s’était réveillée. Ça faisait comme une bulle de savon qui grossit, grossit, et éclate d’un coup. C’était un peu dommage. Mais sûrement que son rêve, le peu de temps qu’il avait duré, il avait dû être génial. Puis elle parla de filles qu’il connaissait pas, mais au moins il pouvait répondre à sa question.

- Ouais, le Prince c’est forcément un chevalier. Mais le chevalier c’est pas forcément un Prince, alors faut faire attention. Enfin, y a quand même des princes qui sont pas chevaliers, mais c’est pas des vrais princes, ou alors c’est des méchants, donc ça compte pas.

Et Gwëll qui lui demandait si il pouvait lui apprendre à être Chevalier. Chevalière. C’était bizarre comme mot, quand même, un peu. Mais c’était pas grave. Il se sentit tout fier, parce que apprendre des trucs à des fées, c’était pas donné à tout le monde. Mais quand Gwëll fit un truc bizarre avec la branche qu’elle venait de ramasser, il se dit que ça allait pas forcément être très facile. Mais il relèverait le défi. C’était bien, de relever des défis, ça forgeait le caractère et ça rendait persévérant ! Déjà, Gwëll, elle tenait mal sa branche. Mais en même temps c’était pas comme une épée, elle pouvait pas la tenir bien comme il fallait, forcément.

- Si tu t’étais rappelé de ton rêve j’aurai pu prendre mon ancienne épée … C’pas grave, on va se débrouiller.

Du coup, il posa son épée en bois sur le côté, sur une petite pierre bien propre, et ramassa une branche à son tour. Elle était un peu plus petite que celle de Gwëll mais il l’avait choisi parce qu’elle était solide. Il fit un petit moulinet pour montrer à sa fée comment il fallait faire. Il se mit devant elle, tout droit comme le professeur de combat quand il l’avait vu et toussota pour s’éclaircir la voix.

- Exercice numéro 1 ! L’entrée en combat du chevalier. Ou de la chevalière. Il faut trouver un truc qui montre qu’on est nous. Enfin, pour pas être confondu avec un autre chevalier, tu vois ? Dans le cours de combat, ils font tous le truc que t’as essayé de faire tout à l’heure. Soyons clairs : c’est nul, et surtout, pas original du tout. Faut trouver un truc à toi. Regarde ce que je fais, moi !

Il prit sa branche, la pointa en avant vers un ennemi imaginaire, puis tourna sur lui-même. A la fin de ce petit manège, il était campé sur ses jambes, le pied gauche devant le pied droit, air menaçant au visage. A la fin de ce petit manège, il était surtout face à quelqu’un, et la branche de bois était juste à quelques centimètres de ce quelqu’un. Il se redressa très rapidement, en rangeant la branche à ses côtés.

- Excusez-moi ! J’apprenais à Gwëll à devenir Chevalier !

Puis il courut se cacher derrière sa fée, tout intimidé par ce qu’il considérait comme une bêtise. Involontaire, certes, mais une bêtise quand même.



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Etincelle
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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Jeu 18 Avr 2013 - 1:18

Eiluun s'était levé tôt ce matin là. Le ciel était encore violacé de la nuit qui se meure lorsque ses pieds avaient touché le sol du dortoir. Et le soleil restait toujours timide lorsqu'elle avait fini de revêtir son uniforme.
La jeune fille avait du mal à dormir longtemps depuis son coma à l'infirmerie. Comme si elle avait accumulé suffisamment d'heures de sommeil pour pouvoir se passer de repos. Comme si ses rêves troublés étaient là pour lui rappeler qu'elle n'en avait que trop profité. Et pourtant, elle était toujours aussi fatiguée. Son corps se remettait difficilement de sa grande inactivité et beaucoup de mouvements anodins lui étaient douloureux. Ses bras, eux, avaient plutôt bien récupéré. Mais ce n'était pas pour autant le cas de ses jambes. Marcher lui était difficile, courir impossible.
Mais elle se forçait. L'infirmière lui avait conseillé de faire une petite promenade tous les matins pour réhabituer ses muscles. Et fidèle à elle même, elle appliquait ce conseil à la lettre, comme un ordre même. N'ayant souvent rien d'autre à faire - en dehors des cours - elle y consacrait une bonne part de son temps. Mettant toute son énergie en la réalisation de cet ordre singulier, elle avait déjà, en quelques jours, parcouru au moins dix fois la totalité du domaine.

Voilà pourquoi, se levant tôt, en ce qui promettait d'être une belle journée, elle était partie se promener dans les jardins de l'académie. Ses pas l'avaient ensuite menée deci delà, comme à son habitude. Comme à chaque fois, elle ne savait pas où elle souhaitait aller. Peut être même qu'elle ne souhaitait aller nulle part en particulier. Elle se contentait d'errer en attendant l'heure de l'appel. Et ce, sans jamais se perdre, les plans de l'académie ayant été gravés dans sa tête depuis son enfance. Ainsi, comme par un réflexe parfaitement conditionné, elle se trouverait toujours au bon endroit, au bon moment. Réglée comme du papier à musique. Mais d'une musique sans mélodie, martiale et monotone.

Et naturellement aujourd'hui n'échappa pas à cette règle. Tout se passa comme prévu. Toujours le même air saccadé. Elle se trouva dans la grande salle à l'heure tapante du petit déjeuner et assista bien sagement à l'appel. Une fois qu'Aziel eu fini de faire sa propre routine, elle grignota un peu de brioche, au milieu des rires et des éclats de voix de ses camarades.
Ayant encore un peu de temps libre avant ses cours - et poussée par la foule d'élèves voulant aussi profiter de ce petit instant de répit pour aller taquiner le soleil - Eiluun se retrouva à nouveau à l'extérieur. Heureuse que le hasard l'ai mené sur le chemin du parc dans lequel elle allait pouvoir faire travailler ses jambes.
Et à nouveau, elle flâna, se laissant porter aussi bien par les courants d'air frais que les courants d'élèves. Au fil de ses flâneries, longeant le fil d'un ruisseau, elle traversa le parc, jusqu'à revenir près de son point de départ.

Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer dans la cour de la fontaine, elle vit une petite chose non identifiée tourbillonner devant elle un instant avant de s'arrêter d'un coup sec. Pointant une branche droit sur elle. Droit sur son coeur pour être plus précis. Aussitôt elle se mit sur la défensive, poings levés et aussi souple sur ses jambes que le lui permettait son récent handicap. L'extrémité du rameau n'était qu'a quelques centimètres d'elle. C'est simple, si elle n'était pas aussi plate, la branchette l'aurait touchée.
Le petit garcon – puisqu'apparemment c'était un petit garçon - qui la menaçait ainsi, leva les yeux et la regarda. Avant de se redresser rapidement, ramenant à ses côtés son arme de fortune.

- Excusez-moi ! J’apprenais à Gwëll à devenir Chevalier !

A l'entente du prénom de la jeune femme, Eiluun releva le regard de sur son assaillant – qui ne représentait pas de réel danger pour l'instant – pour le poser sur son Maître. Décidément, elle ne se lasserait jamais de cette sensation de chaleur qui l'enveloppait lorsqu'elle était prêt de Gwell. C'était tellement fort. Tellement indescriptible... La jeune fille essaya de transmettre ce qu'elle ressentait en lui faisant le plus beau des sourires. Avant de se redresser à son tour, quittant sa position défensive.
- Bonjour Maî...Gwell.

Elle ne put s'empêcher d'incliner légèrement la tête en guise de salut avant de reporter son attention sur le petit garçon... qui avait filé se cacher derrière la jeune femme. Il n'était pas très grand et devait lui arriver un peu en dessous de la poitrine. Eiluun n'avait pas croisé beaucoup de petits garçons dans sa vie. Kleyran et elle avaient fait partis des très rares enfants vivants à Fériane. Les autres étant souvent des enfants de personnes blessées ou eux-même à soigner. Mais ce petit garçon là, avait quelque chose de gentil dans le regard. Le même genre de chose qu'elle n'arrivait pas bien à définir mais qu'elle retrouvait dans le regard de Gwell. Tous deux avaient l'air d'être proches, un peu comme certains groupes de rêveurs à Fériane ou certains des élèves de l'académie. Eiluun ne comprenait pas trop pourquoi certains gens se liaient entre eux et d'autres non. Au début elle avait pensé qu'il y avait une histoire de Maîtres et de Fées, mais elle avait croisé beaucoup de groupes où ce n'était pas le cas. Tout ca était décidément bien compliqué. Elle, elle était bien heureuse d'avoir Gwell pour Maître, ca au moins c'était suffisamment simple à concevoir pour elle.
Néanmoins puisque le petit garçon semblait proche de Gwell, elle se devait de faire de son mieux pour le servir lui aussi à sa juste valeur. Parce qu'un maître tel que Gwell, le maître n'irait pas s'entourer de gens sans intérêts.
Elle s'approcha donc lui en lui souriant. Il semblait un peu confus ou apeuré, elle ne savait pas trop. Elle tenta comme elle pu de le réconforter en lui tendant la main.

- Bonjour, vous n'avez pas à avoir peur, je ne vous ferais pas de mal. Je m'appelle Eiluun, je suis la fée de Gwell. Et vous ?

[Largement éditable et/ou corrigeable, mais demain, là dodo]


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A R., puisque quoiqu'il advienne, tu resteras extraordinaire.

"Eiluun, please forget to fall down,
Eiluun, don't you go down."

Northern downpour - P!ATD


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Acier
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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Dim 21 Avr 2013 - 7:49

C'était bizarre mais, depuis quelques temps, Kloa ne savait plus exactement où elle en était. Il y avait d'abord eu l'histoire du nouvel Intendant et du départ précipité de Jehan – si précipité, même, qu'ils n'en avaient été mis au courant que devant le fait accompli. Puis les embrouilles entre Aziel et Grand Siffleur, et le cours en pleine nuit, et la mort d'Hestia – et tout s'était enchaîné si rapidement que ça lui avait donné l'impression d'un mauvais rêve, sauf qu'elle ne s'était pas réveillée à temps. Ne s'était pas réveillée du tout, même. Mais ça, c'était un autre problème.

Et puis, il y avait eu Astragal. Et, ça, la jeune femme le plaçait sans avoir besoin d'y réfléchir tout en haut des trucs pas normaux qui lui étaient arrivés, et dont elle se serait bien passé. Pas qu'elle ne désirait pas avoir une petite conversation avec l'autre Teylus – il s'agissait de quelque chose qu'elle souhaitait depuis longtemps. Mais là... là, ç'avait juste été le truc en trop. D'ailleurs, depuis qu'elle s'était retrouvé nez à nez avec Astra au beau milieu de son entraînement matinal, elle évitait, presque inconsciemment, la salle d'armes – alors que, jusqu'alors, ces exercices en solitaire durant lesquels elle pouvait suer tout ce qu'elle voulait sans être dérangée par les autres élèves avaient constitué une sorte de rituel pour elle. Oh, elle n'était pas allée jusqu'à supprimer complètement cette routine quotidienne, non, mais préférait à présent les lieux dégagés aux espaces clos et confinés. Au pire des cas, si elle était dérangée, elle pouvait toujours espérer s'enfuir en volant.


Telle était la raison pour laquelle, ce dit matin, elle avait opté pour la Cour de la Fontaine. Elle aimait varier ses terrains d'entraînement parce que, selon le bruit, la luminosité ou même la nature du sol sous ses pieds, cela pouvait changer ses repères du tout au tout, ce que Kloa appréciait. Et puis, elle voulait être parée à toutes les éventualités et détestait se sentir enracinée à un endroit en particulier – réflexe sans doute dû à son enfance itinérante. La veille, donc, ç'avait été le Parc et, encore avant, le clôt d'exercices. L'idée de la Cour lui était venue justement ce jour-là, alors que, se dirigeant vers les salles des eaux de l'aile est, elle s'était fait la réflexion que cela constituerait un agréable changement si, au moins une fois de temps à autres, elle pouvait ne pas revenir les chaussures pleines de sable de son heure de combat en solitaire. Elle savait bien que les armes n'étaient pas admises dans l'enceinte de l'Académie en dehors des cours et des salles prévues à cet effet mais, à vrai dire, elle s'en fichait. De toute manière, il y avait généralement peu de monde à l'extérieur à cette heure-ci. De plus, à la fin, elle pourrait toujours se rafraîchir à la fontaine – et cet argument avait eu raison de ses dernières réserves.

La jeune fille avait tout d'abord fait un détour par la salle d'armes où elle avait choisi une épée un peu plus courte, plus légère et plus émoussée que de coutume. Si, au pire des cas – mais il valait mieux tout envisager –, il se produisait un accident, elle désirait blesser le moins de monde et, surtout, le moins gravement possible. Là, elle avait aperçu plusieurs apprentis guerriers en train de se battre par petits groupes, en avait reconnu certains, leur avait fait signe en retour de leurs salutations puis, après s'être saisie de son arme, était sortie sans se retourner. Personne n'avait tenté de la retenir, malgré l'épée qui battait ses flans. Aucun d'entre eux n'avait été assez fou pour essayer.

Lorsque Kloa atteignit la Cour de la Fontaine, elle n'avait croisé ni gardes ni membres du personnel et, par conséquent, n'avait reçu aucune sommation concernant le port d'arme et ce qui allait avec. Cela suffit à la rendre d'excellente humeur, et cet état d'esprit aurait pu perduré si elle n'avait aperçu, au beau milieu de la Cour, de sa Cour... des gens. Trois, pour être précis. Elle était encore trop loin pour bien distinguer leur visage mais, au vu des silhouettes qui se découpaient face à elle, il semblait y avoir deux filles – dont l'une possédant une chevelure d'une curieuse couleur rosée – et un petit garçon tenant une branche d'arbre à la main. À cet instant, elle aurait pu tout simplement décider de tourner les talons afin de chercher un lieu plus propice à son entraînement, mais sa fierté le lui interdit. Elle avait choisi cet endroit, nom d'un Ts'lich, et ce n'étaient pas une fille aux cheveux roses ou un garçon brandissant une branche, aussi aiguisée fût-elle, qui allaient l'en empêcher. Alors, elle continua à avancer en direction du petit groupe, l'épée bien en vue, serrée qu'elle était dans son poing. Au moins, celle-ci n'était pas en bois.

[MP si problème ! ]


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Le cerf qui s'unit
Au trèfle de l'automne

On dit

Qu'il n'engendre qu'un faon

Unique et ce faon

Mon garçon solitaire
Part pour un voyage
De l'herbe en guise d'oreiller





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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Sam 18 Mai 2013 - 0:32

    Gwëll avait pris un air super concentré. À vrai dire, elle avait froncé les sourcils, relevé le menton, croisé les bras et s'était forcée à ne pas sourire. L'ensemble ne formant pas forcément un tout cohérent. Heureusement, elle pouvait pas se voir, parce que sinon, c'était certain qu'elle aurait ri. D'ailleurs, si n'importe qui avait pu la voir, il aurait ri. Juliet riait pas, lui, mais Juliet n'était pas moqueur pour un sou et il avait ses lèvres pincées aussi qui montraient qu'il était vraiment concentré, lui.
    Gwëll écoutait bien ce que son prince lui disait et, même si il avait simplifié pour elle pour pas que ce soit trop compliqué, elle avait un peu du mal à suivre ce qu'il racontait. La chevalerie, c'était pas simple, mais d'un coté, c'était normal, puisque sinon, tout le monde serait chevalier et ce serait trop nul, d'être tous pareil.

    Juliet lui montra comment il arrivait dans les combats et c'était super impressionnant. Dans sa tête, Gwëll prenait des notes. Un pas devant, regard à droite, à gauche, yeux plissés, épée à gauche, à droite, demi tour et piquée en avant. Et comme il faisait ça, il avait l'air doué. Quand il serait encore plus grand et musclé, il serait sûrement un super méga chevalier, lui.
    Et puis, soudainement, il sursauta et il sauta derrière elle. C'était vrai, avoir un bon bouclier, pour un chevalier, c'était essentiel. Gwëll regarda l'ennemi avec le regard le plus hostile qu'elle avait en rayon. Et puis comme elle le voyait bien, elle se rendit compte que c'était pas un ennemi dangereux, puisque c'était sa fée et que sa fée, même si elle montrait les poings et les dents, elle aurait jamais mordu personne. Enfin, à ce qu'elle croyait, mais il faudrait qu'elle vérifie, elle lui demanderait, la prochaine fois.

    Eiluun lui sourit et elle sourit à Eiluun en retour.
    Gwëll attrapa l'épaule de Juliet, qui dépassait d'à coté d'elle et elle le tira devant elle. Il avait encore l'air un peu inquiet, mais elle lui sourit et lui passa la main dans les cheveux. Il la regarda un peu bizarrement, parce qu'il avait pas l'habitude qu'elle fasse ça et elle eut un sourire amusé parce qu'elle savait pas trop pourquoi elle avait fait ça.
    Eiluun s'approcha de Juliet et elle lui tendit la main en se penchant. Gwëll sentit le petit reculer un peu et se serrer un peu plus contre elle.
    Et puis, à cet instant, elle remarqua un bruit lourd de pas qui claquaient dans la cour. Elle releva les yeux et elle distingua une silhouette noire qui avançait avec détermination vers leur petit groupe. Juliet et Eiluun relevèrent aussi les yeux et tous les regards furent tournés vers la personne qui approchait.

    Et puis, Gwëll distingua un éclat brillant et ce fut comme si tout le groupe l'avait vu en même temps. Ils eurent un mouvement de recul général. La personne tenait une arme dans la main et, soit elle était beaucoup plus douée que le rêveur qui avait aidé Juliet, soit c'était une vrai. Bizarrement, Gwëll avait le pressentiment que c'était pas ses capacités en travaux manuels qui paraient sa main.
    Elle frissonna et serra un peu l'épaule de Juliet dans sa main. Tout bon chevalier a besoin d'un bon bouclier. Elle était pas un chevalier et encore moins un bon, mais là, elle en aurait bien voulu un et un super fort.

    L'ombre noire s'approchait à grand pas et, à chaque fois, il semblait que son épée était plus longue encore. Passé un certain seuil, Gwëll eut une étrange impression. Comme si, en fait, alors qu'elle aurait du de plus en plus peur, c'était le contraire. Non, et puis, en plus, elle savait pas pourquoi, bien sûr.
    Et puis, pof, zoom optique, bonne résolution, assez de pixels, elle distingua le visage. Bien sûr que non qu'elle avait pas peur. Parce que Kloa, même si des fois elle se comportait un peu comme un troll ou un ogre, selon certains qui disaient toujours des tas de choses sur les autres, eh bien, elle était pas méchante. Parce que Kloa, même si elle croyait pas aux licornes, elle était pas méchante, dans le fond.
    Enfin, là, elle avait pas un air gentil, quand même.

    Juliet attrapa son avant bras et il serra un peu fort avec ses petits doigts et Eiluun se rapprocha ostensiblement. Kloa arriva à leur niveau et elle toisa avec son air vilain Juliet et Eiluun.


    Euh, tu as un problème ? T'as l'air un peu.. contrariée ?

    Gwëll aimait pas trop laisser les gens dans leurs problèmes alors même si ils avaient une vilaine épée qui, elle le voyait, maintenant, était vraie, elle restait gentille et ouverte.

    Peut être que tu veux t'entraîner à l'épée avec nous ? Juliet il m'apprend et à Eiluun aussi...

    Elle était pas sûre qu'Eiluun veuille devenir chevalier, mais Eiluun elle voulait bien être tout ce qu'elle elle voulait être. D'ailleurs, à y penser, Eiluun, elle était pas pénible, elle faisait tout ce qu'on lui disait et elle contredisait jamais.
    Faudrait qu'elle pense à la remercier, d'ailleurs, sur ce sujet là. Ça faisait beaucoup de choses à penser, mais Gwëll était pas sûre qu'il fallait avoir une bonne mémoire pour être un chevalier.



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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Lun 20 Mai 2013 - 2:18

Il se redressa très vite, en constatant qu’il venait d’agresser involontairement une jeune femme toute rose et rouge. Rose de par ses cheveux, rouge de par son uniforme. Il s’excusa, et alla vite se cacher derrière Gwëll. Peureux, un peu, il se sentait surtout intimidé par la posture défensive qu’elle avait prise face à sa branche. Il aurait pu s’excuser mille fois si ça lui permettait d’oublier ça. Il tenait le bras de Gwëll, sa tête dépassant un peu pour observer l’autre. Elle souriait à sa fée, et en plus, elle l’avait appelé Gwëll, donc elle la connaissait ! Donc elle était pas forcément méchante en fait, du coup. Gwëll le tira devant elle, puis passa une main dans ses cheveux, comme pour le rassurer. Il la regarda avec des yeux ronds parce que d’habitude elle faisait pas ça, puis reporta son attention sur la fille rose. Et d’ailleurs, elle s’approcha de lui, en lui tendant la main et en souriant un peu. Il hésita, encore un peu sur ses gardes, mais l’écouta tout de même.

… what ? La fée de Gwëll ? D’où les fées ça avait des fées déjà ? Mais en fait … en fait, ça se trouvait, la Dame c’était la Reine des Fées, et Gwëll c’était la Princesse des fées, et du coup elle régnait sur les autres fées ! Mais oui, voilà, tout s’expliquait. Qu’il était intelligent. Il avait tout compris très rapidement. En plus, il se sentait tout fier, parce que la fée de Gwëll, et bah elle le tutoyait. Il trouvait que c’était un peu trop la classe, avant de se rappeler que c’était ce que faisaient les gens en général quand ils se connaissaient pas. Lui, il disait « tu » à tout le monde quand il les abordait, mais peut-être qu’il devait apprendre à maîtriser le vouvoiement ? … Plus tard, il avait vachement de trucs plus intéressants à faire avant ça.

Il ouvrait la bouche, et allait répondre lorsqu’il se rendit compte que quelqu’un venait vers eux. Il tourna la tête vers la personne, parce qu’il avait le réflexe consistant à regarder ce qui faisait du bruit. Ses yeux tombèrent directement sur la lame brillante qui semblait sortir de sa main. Il savait bien qu’elle avait le pommeau dans la main, mais … Mais est-ce qu’il y avait un pommeau ? Ça se trouvait elle utilisait une magie très ancienne qui lui permettait de prendre des lames à main nues sans se couper ? Cette pensée, bizarrement, le fit reculer un peu. D’ailleurs, les deux autres devaient avoir eu la même pensée parce qu’elles avaient reculées aussi, en même temps. Gwëll serrait son épaule et il la sentait trembler un peu. Elle lui faisait un peu mal à cause de ses ongles, mais ça allait.

Il aurait bien voulu faire le chevalier fort et courageux, mais son épée était quand même VACHEMENT effrayante. Alors, bon, tant pis pour les principes, il les respecterait, mais pas demain, parce que demain, les vraies armes tenues par des gens qui ont pas spécialement l’air gentils lui feront encore peur. Il se cacha à nouveau derrière Gwëll, ses mains se refermant sur son avant-bras dans un ultime geste de peur. Juliet avait aussi senti que la fée de sa fée s’était un peu rapprochée aussi. Le son de l’herbe, de ses pas, tout ça. Il commençait à savoir quand est-ce que quelqu’un bougeait, à force de suivre des entraînements d’écoute de la nature dans les jardins d’Eoliane avec Jùn. En plus, il apprenait des techniques pour apprendre à être patient et calme, ça pouvait être que bien, du coup, parce que certaines personnes disaient qu’il était un peu trop énergique. C’était même pas vrai, d’après lui, il était juste énergique comme il fallait.

Alors Gwëll elle parla à l’autre fille. Est-ce qu’elle connaissait tout le monde ? Peut-être que c’était un pouvoir de Princesse des Fées ? Il faudrait lui demander plus tard. Il nota dans un coin de sa tête qu’il faudrait ne pas oublier de demander, avant d’oublier aussitôt parce qu’elle venait de proposer à la fille de suivre leur entraînement de Chevalier. Alors déjà, lui, il était pas trop trop pour. Parce qu’on s’entraînait pas avec des vraies armes quoi, c’est trop dangereux ! Et en plus elle lui faisait peur. Elle dégageait une espèce de sensation de force qui l’intimidait beaucoup. Elle était grande en plus, enfin, Gwëll aussi était grande, mais c’était pas pareil, parce que Gwëll, elle aurait pas pu faire peur à qui que ce soit, même en faisant des grimaces affreuses. Par contre, dans tout ça, il venait d’apprendre que le nom de la fée rose, c’était Eiluun. Les prénoms, il retenait toujours, c’était comme les chemins où il passait. Il se perdait pas souvent, sauf quand y avait beaucoup d’arbres pareils comme dans la forêt des Lapins-Garous.

- Oui mais t’as peut-être pas envie de devenir Chevalier ? Elle le regarda et il se raidit. Enfin, j’veux dire, t’as déjà l’air d’une guerrière ett’asl’airsuperforte etvoilàquoi

Il lâcha Gwëll pour reculer un peu, à la recherche de son épée de bois. Parce que là, la branche, elle aurait pas tenu deux secondes et demi. Au moins, l’épée durerait peut-être dix secondes. Mais ce serait toujours ça de pris pour la fuite de la fée bleue et de la fée rose. Il osait pas regarder les yeux violets de la fille, alors il regardait ses mains, à la place. Et ce fut là qu’il remarqua. Qu’il remarqua que son doigt de la main gauche là, bah il était pas pareil que le sien. P’tet qu’elle s’était coupée le doigt avec son épée ? Ou pire, peut-être qu’on lui avait coupé le doigt ? Mais alors, dans ce cas-là, elle pouvait pas tenir les lames à main nues, si ça la coupait. Donc finalement elle était peut-être humaine ! Il soupira doucement, de soulagement. Puis il se tourna vers Eiluun, pour finalement répondre à sa question.

- Au fait, ta question de tout à l’heure : je suis le chevalier de Gwëll, et elle c’est ma fée. Je savais pas que les fées pouvaient avoir des fées aussi d’ailleurs.

Et comme il n’avait pas volonté d’exclure l’autre arrivante de la conversation, il leva ses yeux et son sourire d’enfant vers elle.

- Je m’appelle Juliet, et toi, c’est comment ton prénom ?


[Si incohérence ou problème, MP-moi pour que j'édite ! Vous aime I love you]


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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Lun 24 Juin 2013 - 2:17


Eiluun se tenait toujours face au petit garçon, qui s'était caché derrière son Maître. Lorsqu'on y regardait de plus près, il n'avait définitivement pas l'air menaçant. Et la Kaelem regrettait à présent de s'être mise en position de défense. Surtout que c'est sûrement cela qui avait du lui faire peur et le faire s'abriter derrière l'Aequor.
Oui lorsqu'on regardait d'un peu plus près la petite bouille ronde, un seul mot venait à l'esprit. Adorable. Et c'était étrange pour elle que ce mot lui vienne si naturellement. Elle n'aimait pas particulièrement les enfants. Enfin elle ne les détestait pas spécialement non plus. C'est plutôt qu'elle ne savait pas forcément comment se comporter avec eux. Elle n'en avait pas côtoyé beaucoup à Fériane où Kleyran et elle n'avaient pas souvent eu des camarades de jeux. Et elle redoutait au fond de ne pas réussir à les servir au mieux. De ne pas parvenir à comprendre leurs attentes. Voilà pourquoi elle se méfiait un peu des petits.
Mais celui là était juste étrangement adorable. Il n'était pas très grand, peut être même plus petit qu'elle. Il n'était pas très impressionnant même si elle était sûre qu'il avait, tout tout au fond de lui, beaucoup de courage. Du courage qu'il dévoilerait quand il serait plus âgé, quand il serait trop grand pour se dissimuler derrière l'uniforme bleu de Gwëll. Mais pour l'instant, il était juste un bout de chou adorable. Une frimousse sur laquelle elle ne saurait mettre un âge.

Ce qui lui plaisait le plus chez le petit garçon était ses cheveux. Peut être parce qu'ils étaient particuliers, comme les siens. Dans son enfance, elle avait toujours eu les cheveux très clairs. Plus blancs que blonds Plus ivoires que crèmes. Et maintenant, elle les avait roses. Plus fuchsias qu'incarnadin. Plus framboises que guimauves. Et elle savait que cela n'était pas très courant comme couleur.
L'enfant avait lui aussi les cheveux d'une couleur inhabituelle. En fait, elle n'aurait pas vraiment su comment la définir. Elle y voyait des teintes de blancs, de gris mais aussi de bleu. De toutes les nuances de bleus. De toutes les couleurs du ciel et de la mer. Ainsi, il ressemblait un peu à un prince des glaces, un de ceux des contes de Kleyran. Elle l'imaginait tout à fait, chevauchant une licorne immaculée devant son palais de cristal. Mais le petit garçon ne semblait pas froid. Il n'avait pas sur son visage l'expression glaciale des ogres de glace. Bien au contraire. Il avait une frimousse chaleureuse, qui semblait sourire alors même qu'il était apeuré. Comme si en approchant ses mains, elle pourrait sentir sa peau diffuser une douche chaleur. Une douce odeur de grillade et de barbecue. En réalité, l'enfant ressemblait à une glace au coeur meringué. De première apparence gelé mais doux et tendre à l'intérieur.

C'est dans ses cheveux bleutés que Gwëll glissa les doigts, après avoir sortit le garçonnet de sa cachette. C'était un geste simple, discret. Mais qui témoignait de toute l'affection que son Maître pouvait avoir pour l'enfant. En tant normal, ce geste l'aurait énervé. Intérieurement certes, mais irrité quand même. Elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une petite pointe de jalousie lorsqu'elle apercevait, au détour d'un couloir, Gwëll rire avec d'autres personnes. Elle aurait voulu être la seule, même si elle savait cela impossible.
Mais étrangement cette fois, elle ne sentit pas cet arrière goût amer sur sa langue. Elle ne se sentait pas menacée par le petit prince des glaces. Pas non plus perdue par son jeune âge. Au contraire, elle avait envie de le protéger lui aussi. De veiller sur lui comme elle avait fait le serment de veiller sur les proches de son Maître. De passer sa main dans ses cheveux pour voir s'ils étaient véritablement glacés.

Le petit garçon ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, avant de regarder au loin. Une jeune femme arrivait dans leur direction. Droite, fière, inflexible. Elle marchait d'un pas assuré comme si rien ne pouvait la détourner de son but. Comme si elle était prête réduire en miette tous les obstacles sur sa route. A piétiner tout ce qui se trouverait sur son passage. En tant normal, Eiluun admirait ce genre de personne déterminée, à l'aura indestructible. C'est à ce genre de personne qu'elle aurait aimé ressembler. Forte. Puissante. Avoir cette grâce naturelle qu'ont les véritables combattants. Si elle avait été ainsi, elle aurait réellement pu défendre son Maître, et ce dans toutes les situations. Oui, en temps normal, Eiluun se serait presque courbée devant une telle prestance. Sauf que là, il y avait un problème. La jeune femme ne se détournerait pas de son but. Et Maître Gwëll, l'enfant et elle-même étaient clairement sur son passage.

Presque inconsciemment, elle se rapprocha des deux autres, prête à les défendre. Prête à se jeter en bouclier si la combattante décidait de vraiment les piétiner.
Heureusement, elle n'eut pas besoin de le faire puisque Gwëll prit la parole, proposant à la jeune femme de les rejoindre. Apparemment, ils avaient prévu de s'entraîner au combat et c'était le petit garçon qui serait leur professeur. Elle hocha la tête, comme pour répondre à la question silencieuse de son Maître. Elle serait de la partie.
Le jeune enfant renchérit en lui proposant d'apprendre à devenir chevalier et Eiluun ne pu s'empêcher de sourire. Parce qu'il était adorable. Et parce que la jeune femme était déjà un chevalier à ses yeux. Une combattante invulnérable. Une dame accomplie, qui n'avait pas besoin d'autres chevaliers pour l'accompagner. Mais elle espérait qu'elle participerait. Tout d'abord parce que cela la rendrait moins dangereuse. Il était toujours plus agréable d'avoir ce genre de personne de son côté que contre soi. Mais aussi parce qu'elle était persuadée que la jeune femme pourrait leur apprendre beaucoup. Peut être même autant que le prince des glaces. La Kaelem savait sa formation bien incomplète et elle ne voulait pas louper une seule occasion de devenir plus forte. Plus apte à respecter sa promesse envers Gwëll.

Alors que son regard était toujours rivé sur la combattante - au cas où - le petit garçon l'interpella et elle percuta qu'il ne s'était toujours pas présenté.
Et sa présentation était loin de tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Très loin. Il se présenta comme le chevalier de Gwëll. De Gwëll, « sa fée ».
Tout d'abord, cette information percuta un récepteur, probablement logé sur le chemin entre son oreille et son cerveau. Manifestement, elle fut suffisamment pertinente pour faire dépasser au potentiel de membrane sa valeur seuil et envoyer un potentiel d'action de long des neurones d'un nerf sensitif. Puis l'information arriva dans sa substance grise qui l'analysa avec attention, avant de renvoyer une réponse en excitant certain et en inhibant d'autres parmi les nombreux motoneurones grâce à un joli jeux de synapses. Cette réponse, poursuivit sa route le long du nerf moteur, avant de finir sa folle course au niveau des plaques motrices des muscles du visage, qui grâce à des trafics de calcium, des têtes de myosines et des filaments d'actines parvinrent à une contraction musculaire (Tu veux que je développe plus Gwëll?).
Concrètement, sa première réaction fut d'ouvrir la bouche, comme pour chercher l'air qui lui manquait sûrement.
La seconde fut de se dire que c'était juste impossible. Gwëll était son Maître. Elle était sa fée. Gwëll ne pouvait pas être la fée de quelqu'un d'autre. La fée d'un Chevalier.
Manifestement tout cela les surprenait tout les deux. Et elle ne savait pas vraiment si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Le fait qu'une fée pouvait avoir une fée... Maître Wirus ne lui avait jamais parlé de tout ca. D'un côté, il n'avait jamais prononcé le mot fée. C'était Gwëll qui en avait parlé pour la première fois, lui demandant si elle était bien une Fée. D'ailleurs, elle lui avait aussi parlé d'une fée bleue, à Eoliane. Et pourtant, elle lui avait aussi dit qu'elle n'avait jamais eu d'autres fées. Alors peut être que cette fée là, la bleue, était la fée de quelqu'un d'autre. Eiluun se demandait si elle la rencontrerait un jour. C'était étrange de se dire qu'il y avait d'autres fées, formées par d'autres Maître pour servir d'autres véritables Maître. C'était étrange mais rassurant aussi. Elle n'était pas la seule, elle faisait partie d'un tout.

D'un tout qui n'était pas aussi lisse et aussi simple que ce qu'elle l'avait imaginé. Gwëll, son Maître était aussi la fée du petit garçon. Et même si cela semblait difficile à croire, c'était la réalité. Ce petit bonhomme était le Maître de Gwëll. Même si il semblait préféré le terme de Chevalier. Elle aimait bien ce terme. Cela la renvoyait à l'image du prince glacé chevauchant une mythique licorne. Mais elle aimait aussi le terme de Maître qu'elle utilisait pour Gwëll, même si celle-ci lui avait demandé de ne pas trop l'utiliser.
Et pour l'enfant... que devait-elle faire pour l'enfant ? Parce que si elle prenait les choses telles qu'elles étaient, il était le Maître de son Maître. Donc son propre Maître. Elle regarda le garçon. C'était sans doute pour ca qu'elle avait tout de suite senti de l'empathie à son égard. Qu'elle n'avait senti ni crainte de son jeune âge, ni jalousie. Qu'elle était spontanément allée vers lui pour le réconforter. Quelque chose en elle avait su dès qu'elle l'avait vu. Qu'il serait son Maître supérieur. Qu'elle devrait veiller sur lui comme elle veillait sur Gwëll. Mais devait-elle le protéger exactement comme elle protéger la jeune fille. Quels désirs devaient passer en premier ? Quel vie avait le plus de valeur ?

Elle se trouvait face à un dilemme. D'un côté Gwëll, ses yeux noisettes et son sourire. Gwëll et cette nuit partagée à l'infirmerie. De l'autre, le petit garçon aux cheveux de glace. Et des risettes capables de faire fondre la neige.
Elle ne pu s'empêcher de sourire en écho, comme la neige reflétant les émotions. Au fond d'elle même elle avait la réponse. Même si elle ferait tout son possible pour veiller sur l'enfant, rien ne valait la promesse faite à Gwëll. Rien ne valait la vie de Gwëll. Bien sur, elle obéirait à tout ce que lui dirait le garçonnet, elle ferait de son mieux pour le servir. Mais c'est à son véritable Maître qu'elle se dévouerait entièrement. Et ce jusqu'à la fin.

De son côté, le petit prince de glace s'était retourné vers la combattante. Et s'était présenté à elle. Juliet. C'était un joli prénom. Un peu comme le pépiement d'un oiseau. Ou plus exactement comme le premier pépiement d'oiseau du printemps. Celui qui retentit alors que les rayons de soleil finissent de faire disparaître les dernières neiges. Devait-elle dès lors l'appeler Maître Juliet ? Non, elle voulait garder ce titre pour Gwëll. Pour la personne qui comptait le plus à ses yeux. Alors quel titre allait-elle donnait au petit garçon ? Parce qu'elle ne pouvait se permettre de l'appeler par son prénom. Pas son Maître supérieur. Chevalier Juliet ? Non, il était le chevalier de Gwëll. C'était quelque chose qui leur appartenait, et à eux seuls. Alors... Juliet... Juliet... Monsieur Juliet ! Ca, c'était parfait !

Elle sourit à nouveau, ses cheveux framboises miroitant entre les rayons de soleil. Elle reporta son regard sur la combattante, pleine de l'espoir un peu fou qu'elle se joigne à eux. Elle se sentait bien entourée de Maître Gwëll et Monsieur Juliet. Comme si elle avait trouvé un certain équilibre. Et elle avait hâte que le cours de combat commence.



[Et bien voilà, j'aurais fini par le pondre ce post (Je viens de m'apercevoir qu'Eiluun parle même pas m'enfin bon) J'aurais bien voulu vous l'offrir comme encouragement du bac, mais bon, vous l'aurez comme cadeau de vacances. Et comme encouragement pour ton brevet Kloa. Sinon éditable bien sur si le silence profond d'Eiluun ne vous convient pas et je tiens à dire que j'ai respecté mon défi Gwëll! (et désolée pour les fautes que l'on repère si bien chez les autres et si peu chez nous)
Oh et Juliet ca y est tu es mon megamaster!
Et sinon au fait, je vous ai dis que je vous aimais?]


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A R., puisque quoiqu'il advienne, tu resteras extraordinaire.

"Eiluun, please forget to fall down,
Eiluun, don't you go down."

Northern downpour - P!ATD


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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Lun 8 Juil 2013 - 12:59

En s'approchant encore un peu, Kloa constata que l'une des deux filles n'était autre que Gwëll et que, si la seconde avait bien les cheveux roses, le petit garçon possédait, lui, en plus de sa branche, une chevelure bleue ébouriffée. La jeune femme avait déjà rencontré beaucoup de gens bizarres, bien sûr - et beaucoup de couleurs de peau, d'yeux ou de cheveux par la même occasion. Mais, là, c'était tout de même étrange de voir ces trois chevelures si différentes côte à côte, la blonde, la rose et la bleue, et qui se rapprochaient insensiblement à mesure qu'elle-même avançait. Lorsqu'elle finit par s'arrêter juste devant elles, elle avait presque oublié ce qu'elle venait faire dans cette cour et qu'elle était censée être en colère. Heureusement, le regard à la fois apeuré et admiratif que le garçon, à présent à moitié dissimulé derrière Gwëll, adressa à son épée, toujours serrée dans son poing, lui rappela son entraînement et elle se dépêcha de froncer les sourcils de nouveau, comme elle savait si bien le faire. D'ailleurs, ça marcha tellement bien que l'Aequor fronça les sourcils à son tour et lui demanda sur un ton tout gentil si elle avait un problème, ce qui eut le don d'exaspérer l'apprentie combattante. Si elle avait un problème ? Elle allait ouvrir la bouche, mais la jeune Dessinatrice fut la plus rapide et lui proposa, avec le plus grand naturel du monde, si elle désirait s'entraînait à l'épée avec eux. Incrédule, la Kloa balaya le trio des yeux, la grande jeune fille au sourire encore plus grand, le petit garçon timide armé de sa branche d'arbre pas tout à fait droite et la dernière, une Kaelem, apparemment, qui n'avait toujours pipé mot et semblait vouloir se cacher derrière ses boucles framboise. À cet instant, le garçon prit la parole d'une voix hésitante. Comme elle tournait la tête vers lui, il rougit un peu sous ses mèches bleutés qui lui retombaient sur les yeux et la fin de sa phrase se perdit tout au fond de sa gorge. Lâchant le bras de Gwëll, il recula de quelques pas, semblant chercher quelque chose, et la Teylus reporta son attention sur les deux autres filles, qui demeuraient muettes et ne paraissaient pas avoir très envie de dire quelque chose. Finalement, ce fut à nouveau le garçonnet qui rompit le silence d'un air plus confiant pour s'adresser à la fille aux cheveux roses. Il parla de fées et de chevaliers, et Kloa était en train de se faire la réflexion qu'elle aurait fort à faire afin de les convaincre de quitter les lieux lorsqu'il lui offrit son nom de sa voix si claire d'enfant rieur. Juliet. Sa première pensée fut que c'était un prénom de fille et que, par conséquent, le petit garçon n'était peut-être pas un petit garçon. Mais, après l'avoir attentivement observé, elle se dit qu'il ne ressemblait pas à une petite fille et que, un garçon avec un nom de fille, c'était toujours moins ridicule que de ne pas avoir pas de prénom du tout. Elle laissa planer un silence avant de se décider à répondre à sa question :

- Kloa. Je m'appelle Kloa.

Et, comme elle refermait la bouche, une idée tout à fait saugrenue lui traversa l'esprit. Et si elle acceptait leur proposition ? Et si elle s'entraînait avec eux ? Evidemment, Juliet n'était pas très menaçant, même à présent qu'il avait remplacé sa branche par une épée en bois, la Kaelem qui ne s'était toujours pas présentée n'avait guère une stature de guerrière émérite et, en son fort intérieur, elle doutait même que Gwëll ait jamais tenu une arme, une vraie arme, dans la main. Sans se la faire tomber sur le pied, cela s'entend. Mais, après tout, rien ne l'empêchait de faire ses propres exercices de son côté pendant que les trois autres se battraient à coup de fleurs et d'épées en jouet, non ? Peut-être même qu'ils pourraient parfois être des sortes d'assistants ? Et puis, songea-t-elle, les gardes seraient moins suspicieux de la voir s'amuser au côté d'un enfant et, dans la cohue, risquaient moins de remarquer l'arme qui battait son flanc. Sur cette réflexion, elle releva les yeux et ses lèvres s'étirèrent lentement. Ce n'était pas vraiment un sourire, mais cela y ressemblait fortement.

- OK. Très bien. J'venais justement ici pour m'entraîner et, puisque vous êtes déjà sur la place... c'est d'accord pour un cours commun.

Une grimace incrédule se peignit sur le visage de Juliet alors que Gwëll lui adressait un sourire rayonnant. Quant à la troisième... Au regard qu'elle lui lança, Kloa n'aurait su dire si cela lui faisait plaisir ou non mais, après tout, elle n'en avait cure.

- Par contre, je vais instaurer quelques petites règles, se hâta-t-elle de rajouter en voyant le regard d'envie que le petit garçon coulait à sa propre épée. Concernant mon épée, d'abord. Elle la leva un peu afin que tout le monde puisse bien comprendre de quoi elle parlait. Personne n'y touche, c'est bien compris ? J'voudrais pas avoir un blessé sur la conscience, ou pire. En plus, après ça, j'me f'rais sans doute renvoyer de l'Académie. Ignorant les diverses réactions qu'avait provoquées sa remarque, elle continua après une courte pause : Ensuite... pas trop de bruit - ni cris ni hurlements, je veux dire. Je sais que ça sert à impressionner les ennemis et tout et tout sauf que, là, ça ferait qu'alerter les gardes. Pis, la discrétion, ça peut être pas mal, aussi, pour surprendre un adversaire. Et enfin... Elle balaya la cour du regard. Déserte. D'après ce que j'ai compris, c'est Juliet votre professeur, c'est ça ? Il y eut quelques acquiescements timides. Bon. Dans ce cas, on va faire un truc. Vous êtes de ce côté de la fontaine et moi de l'autre, d'accord ? Parce que je dois avouer que j'ai quand même une nette préférence pour les épées en métal, avoua-t-elle en jetant un coup d'oeil à l'arme crispée entre les doigts du garçonnet. Mais, si vous avez besoin de quelque chose, je suis dispo, évidemment. Enfin, elle espérait tout de même qu'ils auraient besoin d'elle le moins possible. Un silence, et puis : Des questions ?

Elle ne parvint pas à déterminer le sentiment dominant qui se lisait sur les visages dressés face à elle. De l'excitation ? De la crainte ? De l'appréhension ? De la joie ? De la déception ? Ils ne s'attendaient quand même pas à ce qu'elles s'entraînent véritablement avec eux avec des branches de bouleau, de chêne ou de rougeoyer, si ? Un souvenir lui revint et elle se tourna vers Juliet.

- Oh, et, pour te répondre, non, je ne veux pas devenir Chevalier. En fait, plus tard, j'aimerais appartenir à la Légion Noire. Mendier ma vie sur les chemins en attendant qu'une quête ou qu'une aventure imprévue se présente à moi... Elle secoua la tête. Très peu pour moi, vraiment.

Au creux de sa main, elle sentait distinctement son épée vibrer d'impatience.



[Évidemment éditable I love you ]


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Le cerf qui s'unit
Au trèfle de l'automne

On dit

Qu'il n'engendre qu'un faon

Unique et ce faon

Mon garçon solitaire
Part pour un voyage
De l'herbe en guise d'oreiller





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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Mer 31 Juil 2013 - 11:59


    Apprendre à devenir chevalier, c'était vraiment trop génial.
    Si il n'y avait pas eu cette prestance que ce futur grade lui imposait, Gwëll aurait sautillé de joie. Et couru. Et même fait la roue, si elle avait su la faire. Mais de toutes façons, pas besoin de savoir faire une roue, les chevaliers étaient de marbre alors elle aussi. D'abord, ça lui permettait de travailler son sang froid.
    Kloa était arrivée avec ses gros sabots et Gwëll aurait parié qu'à cet instant, tous les oiseaux à coté de la cour s'étaient tus. Fallait dire, elle en imposait, Kloa. D'ailleurs, Juliet et Eiluun parlaient pas non plus, cachés à qui mieux mieux derrière leurs cheveux et leurs mains. Ces deux là, à bien y réfléchir auraient pu suivre la formation pour caméléons.

    La Teylus avait donné son nom à Juliet et puis elle n'avait plus rien dit, murée dans un silence de réflexion. Alors Gwëll, bien empreinte de son futur rôle de grande-chevalière-à-l'épée-en-bois commença à réfléchir à tout ce qui allait lui arriver après ça et à toutes ces choses auxquelles elle pourrait faire face alors qu'elle pouvait pas avant. Cette formation là lui offrait de grandes ouvertures et elle songea qu'après ça, tout serait beaucoup plus facile.
    Pour sûr, elle gagnerait en force, en assurance et en astuce, et là, plus un seul bocal de confiture ne lui résisterait, c'était certain.

    Et puis Kloa ouvrit la bouche et Gwëll se concentra en vitesse sur ce qu'elle racontait. Et ce qu'elle entendit lui fit plaisir. Ainsi, Kloa acceptait leur présence et, même, mieux, leur participation à son entraînement.
    Gwëll sourit en grand. Cette idée semblait aller de mieux en mieux et elle était très contente de l'avoir eue.


    Oh, c'est super génial ! Merci à toi...

    Et puis la partie rébarbative commença. Fallait avouer qu'avec Juliet, c'était une autre paire de manches, mais elle allait pas se plaindre, les chevaliers devaient certainement endurer plus dur que ça et elle avait jamais entendu un chevalier se plaindre -elle en avait jamais entendu, d'ailleurs. Kloa énonçait des tonnes et des tonnes de règles et c'était peine perdue pour toutes les retenir donc Gwëll laissa tomber assez vite. Juste après la seconde règle, à vrai dire, celle qui la contrariait, en fait. Pas de cris. Mais comment pouvait on se battre sans cris ?
    Elle ne pouvait pas concevoir qu'on soit silencieux avec une arme entre les mains. Fallait forcément qu'il y ait un peu de ''Yaaaaaah'' et de ''Arg'' et puis des ''Aaaaaïe'' quand on se faisait tomber l'épée sur le pied. Une règle vachement saugrenue, quand même.

    Au fur et à mesure que Kloa énonçait, une image se frayait un chemin dans son esprit. Elle voyait Kloa se transformer lentement en monsieur Guidjek avec un air menaçant. Peut être que Kloa finirait maître d'armes, à ce rythme.
    Et puis la liste sembla finie alors elle écouta bien à nouveau. Kloa voulait pas devenir un chevalier et ça expliquait tout, ça. Parce que, sinon, elle aurait parlé différemment et elle aurait certainement pas donné autant de règles. Mais la légion noire, c'était super sérieux, ils défilaient  en rangs bien serrés, tous au même rythme alors, pour sûr, il y avait beaucoup de règles.
    Gwëll voyait pas trop quelle question poser alors elle secoua la tête horizontalement et un peu vite. Kloa regarda rapidement les autres et puis elle partit de son coté, derrière la fontaine.

    La Teylus partie, la pression retombait violemment et Gwëll inspira un grand coup.
    Maintenant, fallait qu'ils trouvent leur exercice. Et des exercices, ils pouvaient en inventer plein, pour s’entraîner à devenir un chevalier, parce que les chevaliers avaient de l'imagination, c'était certain, pour ce genre de choses.


    Dites, vous voulez bien qu'on s'entraîne pour notre démarche ? Je veux dire, pour marcher bien et montrer qu'on sera des chevaliers ?

    Ils la regardaient tous deux un peu bizarrement et ils penchèrent en rythme la tête sur le coté. Apparemment, ils ne voyaient pas où elle voulait en venir.

    Ben vous voyez, quand Kloa est arrivée, elle marchait fort et on a tous eu peur ? Là, on pourrait s’entraîner à faire comme elle, non ? Pour faire peur aux méchants, vous voyez, quoi...

    Alors elle ramassa une branche pas trop tordue par terre et puis elle se dirigea vers la fontaine. Quand elle fut arrivée sur la margelle, elle fit volte face et elle se concentra bien fort. Lever le pied, le genoux, la jambe tendue, bien haut. Baisser le pied et le genoux, jambe tendue. L'autre. Et puis Une-Deux, Une-Deux. Elle tenait bien fort son épée glissée dans sa ceinture à son coté et elle la bougeait en rythme. Une-Deux, Une-Deux.
    Elle arriva entre les deux et elle fit demi tour en un claquement de pied.


    C'était bien, dites ?

    Ils hochèrent tous les deux la tête et Juliet ajouta quelques précisions pour que ça soit mieux et ces règles là, elle les grava dans sa tête.

    Okay, mon Prince, à toi !

    Et il trottina jusqu'à la fontaine.
    Après ça, c'était certain, ils en imposeraient directement et les gens les reconnaîtraient sur leur passage. Peut être même qu'ils pourraient ouvrir un cours de chevalerie, avec tout ça. Fallait dire que c'était super cool.


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MessageSujet: Re: Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]   Sam 26 Oct 2013 - 15:26

Juliet réfléchissait. La fille là, qui lui faisait un peu peur, elle était certainement capable de tous les battre en pas longtemps. Caché derrière Gwëll, il se disait que peut-être, peut-être, il fallait mieux l'avoir dans leur camp. Alors il était venu se placer à côté de sa fée, mais elle avait été plus rapide. Apparemment, elle la connaissait. Hum. Cela arrangeait sûrement ses plans. Mais il ne put s'empêcher de lui dire que peut-être, peut-être, elle ne voulait pas suivre leur entraînement. Puis, jugeant que cela était dangereux pour sa survie - comment ça, on propose des trucs et après on décide que finalement non ? - il tenta de se justifier. Alors oui, voilà, elle lui avait fait une grande impression en arrivant - une grande impression qui lui avait fait peur. Alors, pour donner le change, il répondit à Eiluun, qui ne disait plus rien, sur la défensive face à la fille qui venait de les rejoindre. Juliet entendait presque son esprit grogner. Puis, enfin, il se tourna à nouveau vers la fille qui lui faisait peur, inspira une grande bouffée de courage, sourit et se présenta.

Silence. Juliet avait envie de s'enfuir, un peu. Pourquoi elle répondait pas ? Est-ce qu'il avait fait une bêtise en lui demandant son prénom ? Peut-être qu'elle répondait pas parce qu'elle avait pas de prénom ? Ou peut-être qu'elle voulait pas le dire ? Peut-être, peut-être ...

- Kloa.

Sa voix avait fusé dans l'air et il était pas sûr que c'était elle qui avait parlé. Puis, à la réflexion, ce ne pouvait être qu'elle, puisqu'il connaissait les voix de Gwëll et d'Eiluun et que c'était clairement pas elles. Et puis, elle venait de répéter son nom dans une phrase complète sujet-verbe-complément. Donc bon. Après cela, le silence s'abattit encore sur leur assemblée. Puis les coins de la bouche de Kloa se relevèrent, comme pour un sourire, mais c'en était pas un et ça, ça faisait carrément bizarre. Il la connaissait pas, mais spontanément il l'aimait pas beaucoup. Bon, Gwëll l'aimait bien alors il avait pas trop le droit de dire grand-chose, mais bon ... Aussi, lorsqu'elle accepta la proposition de sa fée, il ne put s'empêcher de grimacer. Et d'être étonné - il ne s'attendait vraiment pas à ce qu'elle accepte, en fait. Elle faisait plus guerrière solitaire que soldat dans une grande armée. Il lança un regard à la bleue, qui souriait très fort, et il soupira. Bon, d'accord. Quand faut y aller ... Gwëll nota que c'était "super génial" et elle était visiblement la seule à le penser. Quoique le visage d'Eiluun était fort énigmatique. Qui savait ce qu'elle pouvait penser ?

En plus, elle donna des règles. Juliet concevait bien le fait de ne pas avoir de VRAIES armes dangereuses dans les mains - genre, pour Gwëll, il ne voulait pas qu'elle soit blessée, mais pourquoi pas lui ? - et en fait c'était tout. Après commencèrent tout un déballage de trucs que Juliet ne comprenait absolument pas. Pas de cris ? Mais pour faire peur aux ... ah d'accord. Les gardes. Après, la surprise ... Lui il était pas comme ça d'abord. Il se battait en face-à-face, parce qu'il était chevalier et que c'était comme ça que les chevaliers se battaient d'abord. Y avait un Code à respecter et tout. Non mais. Les brider dans leur volonté d'apprentissage, c'était tellement ... méchant ! Mais bon, puisqu'elle avait l'épée de métal dans les mains, il fallait se plier aux règles. Et puis il se sentait tout fier d'être quand même le maître d'Armes de Gwëll et Eiluun, quoi. Et Kloa sépara les groupes : elle toute seule d'un côté de la Fontaine, et eux trois de l'autre. Juliet fronça un peu les sourcils : en fait, elle s'entraînait pas avec eux. D'accord. D'un côté, ça l'arrangeait - le rassurait. Elle acceptait cependant de les aider si ils avaient un problème et ça c'était un peu cool de sa part.

Puis elle se tourna vers lui. Très spécifiquement vers lui, et il se demanda pourquoi, si il avait fait quelque chose de mal, pourquoi elle allait abattre sa fureur sur lui et en fait non. Elle répondit simplement à ses questions. Alors elle voulait aller dans la Légion Noire ? ... en fait il en avait jamais entendu parler, mais soit. Une légion, déjà, c'était PLUSIEURS soldats. Il allait falloir qu'elle se mette à accepter d'être en groupe, hein. Chevalier ça collait vachement plus au côté solitaire de son caractère, mais il se garda bien de le dire. En plus les Chevaliers ils mendient pas, ils vivent dans des châteaux. Comment elle connaissait trop pas les contes ! Faudrait qu'il lui apprenne, un jour. Puis Kloa partit de son côté de la Fontaine et un soulagement général se sentit dans leur trio. Juliet s'étira puis se tourna vers Gwëll et Eiluun. D'ailleurs elle avait une idée. Il comprit pas très bien, à la première écoute, mais quand elle expliqua ce fut tout de suite plus compréhensible. Et d'ailleurs, elle leur montra, après avoir ramassé une branche d'arbre par terre - ça devait être celle qu'il avait laissé tout à l'heure pour prendre son épée de bois. Elle revint et termina sa prestation sur un tour comme il lui avait montré.

- C'était bien, oui ! Mais tu sais, t'es pas obligé de faire comme ça ...

Il lui montra quelques mouvements pour que ses pas soient moins raides, et que son allure soit plus énergique. Et puis en fait, il s'arrêta, et il lui dit qu'il allait leur montrer comment il fallait faire. Alors il alla vite jusqu'au bord de la Fontaine et il avança, en cadence, en se répétant Un-Deux dans sa tête. Il avançait tout droit, le menton levé, fier et tout comme Kloa lui était apparu, en marquant bien ses pas. En arrivant devant les deux fées, il s'inclina tout bêtement, comme à la fin d'une pièce de théâtre. Un peu maladroitement, mais quand même.

- C'était bien, hein ? A toi Eiluun ! Et après je vous apprendrai comment on fait pour ouvrir un duel avec quelqu'un de très méchant.

Parce que quand même, savoir ça c'était vachement important. Comment on pouvait se battre comme un Chevalier si on savait pas commencer un combat ? C'était pas trop possible. Du coup, fallait apprendre. Voilà.


[En retard ? Je ne vois pas de quoi vous parlez Naif]


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Un cavalier qui surgit de la nuit :cuicui: [Inachevé]
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