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 Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]

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Maître Marchombre
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MessageSujet: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 1 Avr 2013 - 16:34

Arro se réveilla, le matin -comme d'habitude, bien heureusement-. L'esprit légèrement embrumé, les yeux mis-clos, il bailla et s'étira avant de jeter un regard aux alentours. Il passa une main dans ses cheveux et fit claquer sa bouche pâteuse. Le marchombre repéra l'emplacement vide dans son lit. L'homme bailla de nouveau et caressa les formes d'un corps encore imprimé dans les draps.
Cela faisait plusieurs jours que Kushumaï était arrivée à l'Académie et il faut dire qu'elle s'habituait plutôt bien à l'endroit. On lui avait donné une semaine pour qu'elle puisse se repérer facilement. Cela fut aisée pour elle, car son subconscient connaissait déjà la place. Il l'avait accompagné les premiers jours, car il s'était juré de s'occuper d'elle. Malgré ce sentiment de responsabilité envers elle, il en avait d'autre. Au début, être suivi par sa femme lui plaisait, mais cela l'entravait dans ses activités.
Par la suite, il lui avait fait comprendre que malheureusement, il ne pouvait pas toujours rester à ses côtés et qu'elle devait se débrouiller par elle-même. Cela lui avait vraiment fait mal au coeur, de laisser Kushumaï se balader seule dans l'Académie, le problème, c'est qu'il n'avait pas vraiment le choix. Il se sentait coincé entre son amour, ses promesses et ses devoirs. C'était affreusement dur de devoir faire un choix. Du coup, il s'arrangeait pour finir le plus rapidement son travail et ses obligations pour passer plus de temps avec sa femme.
Il était si heureux de la retrouver, si joyeux, c'était comme un chocolat fondant dans votre bouche, coulant dans votre gorge, vous réchauffant le ventre et étendant cette sensation jusqu'à votre coeur. C'était un renouveau de son couple, il essayait de l'habituer à sa présence, tentait plus ou moins de lui expliquer les subtilités de l'amour, même si pour l'instant il restait plutôt considéré comme un ami très proche. L'homme voulait la faire retomber amoureuse de lui, du coup, il était toujours charmant, se montrait sous son meilleur jours, la couvrait de cadeau, de fleurs. Ce n'étais pas un parfait gentleman, c'était bien plus que ça, comme si sa propre vie en dépendait... Ce qui n'était pas totalement tord. Le marchombre savait que s'il la perdait encore une fois, cela lui ferait perdre la raison, devenant pire que fou.
Il grommela tout en faisant craquer ses membres. Le jeune homme posa ses pieds nus sur le sol froid. Cela lui fit un frisson agréable qui lui parcourru tout le corps. Il se déplaça rapidement vers l'armoire où il préleva ses vêtements. Il les passa et se dirigea par la suite vers la salle d'eaux, histoire de se débarbouiller. Après une toilette rapide, il descendit les escaliers pour se retrouver en dehors de l'Académie.
Aujourd'hui, il n'avait aucune obligation, c'était comme un jour de congé pour lui. Du coup, il allait en profiter pour une chose, aller voir Kushumaï. Et il savait où elle serait. Un endroit plein de fleurs, plein d'arbres, plein de plantes, en bref, le jardin. Elle était vraiment passionnée par ces vies fragiles et Arro trouvait ça si mignon. L'homme aimait ce que représentait la rousse, sa femme, des souvenirs lointains, mais il aimait ce qu'elle était maintenant, si innocente, si belle. C'est pour cela qu'il avait décidé de la charmer, de lui faire la cour, car elle méritait qu'il fournisse cet effort, qu'il ne se repose pas sur ce qu'ils étaient avant.
Le marchombre passa rapidement le portail en fer. Tout guilleret qu'il était, il sautilla sur le chemin du grand jardin. Oh combien c'était délicieux de sentir toutes ces odeurs de fleurs qui lui titillaient le nez. C'était un endroit plaisant, plein de couleur, plein de douceur. Il comprenait la magie de l'endroit, c'était si beau, si bon d'être ici... Un petit coin de paradis en quelque sorte. L'homme caressa quelques fleurs, huma leurs parfums et continua son chemin.
Après quelque recherche sur le chemin, il tomba sur une tignasse rousse qui voletait dans les plantes, s'imprégnant de ce qui sera bientôt son lieu de travail. Avec un grand sourire, Arro s'approcha doucement.


-Bonjour charmante botaniste.

L'homme se tenait face à elle, ne sachant pas s'il pouvait réellement l'enlacer ou s'il fallait qu'il garde encore ses distances.

-Impatiente de prendre tes fonctions ? Je comprends.

Il lui sourit tendrement et s'avança un peu plus proche.

-Je n'ai rien de particulier à faire aujourd'hui, alors j'ai décidé de passer un peu de temps avec toi. Cela ne te dérange pas, j'espère.

Il engagea une tentative d'approche pour lui faire un câlin, mais toujours cette hésitation, pouvait-il seulement lui embrasser le front ?



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Mer 3 Avr 2013 - 9:11

    Sixième jour.
    On lui avait donné une semaine pour se repérer dans l’Académie et elle s’y attelait avec ardeur. Elle se perdait encore si souvent ! Elle avait caché cela à Arro, pour ne pas l’inquiéter. Quand il lui posait la question, elle répondait par l’affirmative avec un grand sourire.
    Si il savait qu’elle avait du se passer de repas plusieurs fois faute de trouver la grande salle ou la cuisine, il aurait voulu l’accompagner en permanence, et cela lui aurait causé des torts.

    Même si la jeune femme avait une personnalité de fillette, elle comprenait certaines choses d’adultes.

    Ichel, la jeune femme sur qui elle était lourdement tombée, l’avait déjà beaucoup aidé. Elle ne se perdait plus aussi souvent même si elle trouvait ce grand bâtiment encore bien intimidant. Etant donné que sa semaine était quasiment finie, elle décida de passer sa journée à explorer ce qui va devenir son lieu de travail. Dans les jardins, elle avait rapidement pris des repères, grâces aux couleurs et aux odeurs.

    Il lui suffisait de fermer les yeux et prendre une grande inspiration pour savoir exactement où elle était, ce qui
    l’entourait. Ce nouveau don lui plaisait beaucoup. Dans son esprit, des formes colorées apparaissaient.
    Elle ne se doutait pas que son ancien don pour le Dessin se manifestait de cette manière…endormi, dans un coin de son esprit.


    Elle était habillée d’une longue robe légère vert pâle, et d’un grand chapeau pour la protéger des coups de soleil.
    Elle s’était levée tôt, et était sortie de la chambre sans bruit. Il arrivait souvent qu’Arro rentre tellement tard qu’elle s’endormait en travers du lit à l’attendre.

    Elle était comme un chiot docile qui remuait la queue quand elle retrouvait son maître. Sans trop savoir pourquoi un tel débordement, mais en étant persuadée qu’il l’aimait bien.
    Ne connaissant pas encore beaucoup de monde ici, elle se raccrochait à ce qui lui restait.

    Cela lui arrivait de rêver d’Eoliane, avec ses bâtisses de pierres beiges, caressées par un rayon de soleil qui semblait
    permanent. La petite cour lui manquait aussi, avec le jardin qu’elle avait entretenu avec Amarylis. Sa petite chambre aussi, très étroite et sobre, mais elle s’y sentait en sécurité.

    Elle n’avait connu que cela de sa seconde vie…et la chambre à l’Académie, avec Arro, lui paraissait parfois bien vide et froide.
    Il lui manquait un peu de cette chaleur bienveillante qui régnait sur la Confrérie.


    Elle secoua la tête pour chasser ses pensées négatives et frotta ses mains pour les débarrasser de la terre.
    Il y avait plusieurs plantes qui lui étaient inconnues. Sur son calepin, elle entreprit de les dessiner pour pouvoir les retrouver plus facilement dans les livres qu’elle comptait consulter à la bibliothèque.
    Son travail lui tenait déjà beaucoup à cœur, et sa passion pour les fleurs prenait le dessus. Elle pinça les lèvres, plissa les yeux pour mieux capter les courbes, les détails du pétale.

    Elle fut interrompue dans sa tâche par l’arrivée d’Arro qui la surprit.
    Elle se releva et sourit, en lui répondant par un hochement de tête enthousiaste. En se relevant, sa robe s’était repliée au dessus de son genou, dévoilant sa jambe toute frêle et pâle. En piquant un fard, elle s’empressa de refaire descendre ses habits jusqu’en bas de ses chevilles et défit les plis en passant ses mains dessus.

    Elle aimait le vert énormément…se doutait elle que cela était la couleur de son ancienne maison ici, celle des Lupus ?

    Elle aperçut du coin de l’œil une hésitation chez l’homme aux cheveux de jais. A quoi pensait il ? Elle pencha la tête
    sur le côté, curieuse, mais sans oser poser de questions.
    Il semblait très attaché à la notion de l’amour, de la beauté, des sentiments…mais pour elle, ces concepts semblaient encore loin et étranges.

    Elle ramassa son calepin, et ses quelques affaires qu’elle mit dans sa sacoche beige que l’homme lui avait offert quand ils s’étaient promenés en ville, et le rejoignit de l’autre côté du parterre de fleurs.


    - On va où cette fois ?


    Au fil des jours, ses progrès à l’oral étaient notables et impressionnants, même si ses propos étaient encore basiques
    et ses phrases, courtes.





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Maître Marchombre
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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 8 Avr 2013 - 17:06

Arro était là, face à sa femme qui ramassait rapidement ses affaires. Il se demandait comment lui expliquer leur situation maritale, c'était à la fois simple et compliqué. Surtout qu'il devait s'y prendre doucement, c'était assez gênant quand elle lui demandait pourquoi ils avaient le même nom... Pourquoi ne pouvait il pas lui dire qu'ils étaient mariés ? Imaginez trente secondes, vous rencontrez une personne dont on vous a parlé mais que vous ne connaissez pas. Par la suite, elle vous avoue qu'elle était votre époux. Ça ferait un choc, non ? En plus de ça, l'innocente Kushumaï ne comprenait pas forcément tout ce qu'il y avait derrière, combien le marchombre l'aimait et jusqu'où il pourrait aller pour elle.
L'homme observa sa femme d'un air tendre, il prendrait son temps, histoire de faire bien comprendre toutes ces notions. Arro la regarda plus précisément, il la trouvait tellement mignonne avec ce chapeau si grand et sa robe verte. Une belle robe légère, d'une couleur qu'il aimait particulièrement. Le vert lui rappelait tellement de bon souvenir... Les bois qu'ils parcouraient de temps à autre, l'herbe recouverte de la rosée, le jardin où Kushumaï allait travailler et son ancienne maison Lupus. Lupus, nom venant d'un ancien temps totalement perdu. Vraiment, c'était de très bon souvenir. Il soupira de joie et regarda la jeune botaniste s'approcher en lui demandant où ils allaient aujourd'hui. Ses yeux souriant, le chevaucheur de brume lui répondit :

-Pour l'instant, je n'ai que prévu un pique-nique pour ce midi.

Il montra un sac composé d'un drap à carreau, de différentes nourritures, d'une grosse miche de pain et d'une outre d'eau. Arro réfléchi un instant à ce qu'il pourrait faire, trouvant rapidement une idée, il lui dit :

-Mais, en attendant, je serais bien tenté de découvrir ton univers. Cela te dirait de me faire visiter le jardin ? Et n'oublie pas de me montrer tes endroits favoris !

Le jeune homme suivit la botaniste dans les allées, il s'émerveillait de la facilité de la jeune femme à parler des plantes. C'était impressionnant de voir comment elle assimilait ces connaissances et Arro aimait qu'elle ait quelque chose qui l'intéresse. Il était amusé que Kushumaï devienne en quelque sorte son professeur. Elle allait être exceptionnelle. Alors qu'ils marchaient dans une allée, le marchombre posa une petite question :

-Comment tu te sens, à l'Académie ? Tu t'en sors ?

Il espérait que tout allait bien, qu'elle n'avait pas de soucis... Mais avec une innocence pareille, on ne savait jamais ce qu'il pouvait arriver. Et l'homme ne se pardonnerait jamais s'il lui arrivait quelque chose de mal. Après tout, c'était son épouse... Même si actuellement, on pourrait penser qu'elle était son enfant. C'était assez idiot, mais ils n'avaient rien d'un couple. Arro était gentil avec elle, lui apportait des cadeaux, lui faisait des surprises. Bien sûr, tout cela était pour conquérir le coeur de la jeune dame... Mais comment faire tomber amoureux quelqu'un qui n'a aucune notion de l'amour... C'était compliqué. Se raclant la gorge, un peu timide, il demanda autre chose à Kushumaï :

-Euh... J'avais envie que tu me parles un peu de toi, que tu m'expliques ce que tu aimes, ce que tu souhaites faire. Je ne veux pas t'empêcher de vivre ta vie et que tu dépendes toujours de mes choix... Alors j'aimerais mieux te connaître.

Même si je te connaîs déjà parfaitement, rajouta-t-il mentalement. L'homme avait des tas et des tas d'autres questions qui bouillonnait dans sa tête... Comment elle le percevait, était-il quelqu'un d'autre qu'un bon ami... Mais trop égoïste, trop de moi, trop de je. Non, c'était celle la qu'il devait poser, il devait connaître les désirs de la nouvelle Kushumaï, il devait tout apprendre d'elle comme elle a tout à apprendre de l'amour.
Il souriait doucement, la marche s'était arrêté, ils se regardaient l'un l'autre. Marron contre vert, noisette contre émeraude. Serait-elle un jour amoureux de lui ? Arro était impatient, mais savait pertinemment que cela n'allait pas arriver aussitôt qu'il l'espérait... Après tout, Al-Jeit ne s'est pas fait en un jour.



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 22 Avr 2013 - 22:57

    Relevée et parée à partir, la jeune femme empreinte de maladresse s’était approchée du bel homme et se penchait pour regarder le panier avec envie. Un pique
    nique ! Elle connaissait ce terme ! Elle en avait déjà fait, non ? Une vision très brève traversa son esprit : une jeune femme rousse, enlacée dans les bras d’un homme aux longs cheveux noirs de jais. Elle
    secoua sa tête, un peu gênée d’imaginer de telles choses. Peut être cette vision très furtive reflétait une envie profonde, un reflet de ses sentiments naissants ?

    Elle ignorait le mot amour, mais à son contact, elle commençait peu à peu à mieux le définir. On pouvait aimer les fleurs comme on aimait des personnes. Parmi elles, on avait toujours une préférence, une inclinaison qui nous faisait tarder un peu plus longtemps dans la contemplation. L’amour, qu’était ce au
    fond ? Peut être bien les étincelles qu’elle croyait voir dans les yeux d’Arro quand il la regardait. Etait ce cette gentillesse envers une personne en particulier ? Etait ce cette envie de passer plus de temps avec cette personne, entendre sa voix, la voir sourire, et observer chaque réaction corporelle, comme un sourcil qui se fronce, ou les épaules qui tressautent, ou encore les rides formées aux coins des yeux?

    L’aimait-il ?

    Elle voulut lui poser la question mais se ravisa au dernier moment, son essai lamentable se traduisant par une faible prise de parole inintelligible qui se finassât par un soupir. Pour se donner une contenance, elle s’élança dans les allées fleuries du jardin, décrivant les parterres à sa gauche puis à sa
    droite, les énonçant selon leurs noms latins, noms communs, et certaines de leurs propriétés médicinales. Elle navigua entre les allées étroites avec légèreté et assurance. Les pans de sa robe volaient légèrement sur les côtés, effleurant les fleurs avec douceur. Elle savait qu’elle donnerait des cours à des élèves et elle prenait son rôle très au sérieux. Elle tâcha d’expliquer de manière claire et concise, et illustrait ses propos quand elle détaillait une partie précise d’une plante.

    Elle s’arrêta un peu plus longtemps sur une fleur qu’elle aimait particulièrement. Elle s’agenouilla à côté, attendit qu’Arro en fasse de même à ses côtés. Il s’agissait d’une espèce d’orchidées rares, d’un vert très pâle et tendres, avec des filaments de noirs qui formaient une sorte de dentelle délicate autour du pétale, et s’étendait également le long des tiges, entrelaçant le vert plus soutenu. C’était une fleur très délicate et fragile, comme toutes les orchidées, mais qui avait la spécificité de se passer de soleil pour éclore.



    - Elle me fait penser à toi…


    Elle rougit et détourna le regard, timide. Une bouffée de chaleur longea sa colonne vertébrale. Pour ne pas laisser cette phrase révélatrice trop longtemps en suspens, elle se releva précipitamment, une main sur son ventre, faignant l’appétit.


    - On mange ? J’ai faim !



    Tandis qu’ils s’installaient sous l’ombre d’un jeune arbre un peu plus loin, il lui posa d’autres questions auxquelles elle prit bien le temps de réfléchir avant de répondre. Elle mangea du pain, songeuse, et grignota quelques morceaux de charcuterie qui finissaient toujours par tomber sur son menton, le regard perdu au loin. Que représentait l’Académie pour elle ? Avait elle envie, d’autre chose ?


    - J’aime bien l’Académie. C’est joli, et les gens sont gentils…Mais je ne sais pas trop ce que je veux. Je ne connais pas grand chose, alors comment savoir si j’aimerai mieux autre chose ?



    Elle était très silencieuse et concentrée. Ses sourcils, légèrement froncés, dénotaient d’un intérêt appuyé sur le sujet. Elle soupira doucement. Elle était trop jeune pour décider de sa vie. Elle ne savait qu’à peine qui elle était. Elle ressentait une pression sur son coeur, comme une voix qui hurlait, martelait sa poitrine sans réussir néanmoins à se faire entendre. Elle savait, au fond d’elle. Pourquoi alors elle ne ressentait qu’un voile et un profond sentiment d’ignorance et d’impuissance ?


    - Je crois que je sais, au fond…Mais ça veut pas sortir…C’est comme si j’avais déjà ma vie de décidée, mais je sais pas où est le chemin.


    Elle avait perdu un instant son air enfantin et si léger. Elle forçait son esprit, inconsciente du danger que cela représentait, ignorant ce qu’il résidait au profond de son être. Seulement du chaos et une douleur sans limite.

    Elle fut coupée de ses pensées profondes par Arro qui lui proposait sa gourde d’eau avec un grand sourire. Elle la prit, les mains légèrement tremblantes, et la porta à ses lèvres. Boire à la même gourde que lui, lui provoqua une sensation étrange qu’elle croyait avoir déjà vécu. Devant son regard, demeurait le voile de la vie qui se dérobait à sa conscience. Elle refit totalement surface en entendant la voix qu’Arro, bien qu’elle ne sache pas ce qu’il avait bien pu dire.



    - Toi tu aimerais quoi ?


    Changer de sujet, oui, c’était la meilleure solution pour fuir cette sensation oppressante qui s’était emparée de son cœur, la paralysant peu à peu. Après le déjeuner, ils iraient se promener dans les alentours de l’Académie. Peut être iraient ils jusqu’au Lac et aux cascades ? Il lui avait promis il y a quelques jours.
    Elle ramena ses pieds contre elle, enlaçant ses jambes avec ses bras, et posa le menton sur ses genoux, à l’écoute. En se perdant dans le regard nuit de l’homme, elle se sentait déjà plus libérée et sereine. En l’écoutant, elle inspira à nouveau amplement.

    L’amour…était il de vivre à travers l’autre ?



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Sam 27 Avr 2013 - 0:29

Un homme et une femme discutant tranquillement dans les allées. Voilà ce qu'ils étaient. Enfin, c'est ce que tentait de se dire Arro. Personne ne savait réellement le lien qui les unissait, même pas Kushumaï pour dire. Mais n'importe qui passant dans le coin ne les aurait pas pris pour de simples amis. Les yeux du marchombre était trop explicite et peut-être que certain mouvement, certaine attitude chez la botaniste semblait avouer leur amour.
L'homme ne remarquait malheureusement pas tous ces petits détails. Trop fixé sur sa femme, ses idées. Pourtant, la subtilité ça le connaissait.Ou pas. En tout cas, il appréciait le petit cours que la botaniste lui faisait. C'était toujours intéressant d'apprendre à reconnaître les plantes, savoir leurs propriétés médicinale, surtout quand on se baladait souvent en forêt.
Arro aimerait beaucoup y amener son amante un jour. C'était tellement un endroit charmant. Les feuilles qui filtrent doucement les rayons du soleil, les fleurs qui sortent de terre. Les bois étaient son endroit favoris, il voulait vraiment partager cela avec sa chère et tendre. Mais pas aujourd'hui, car il avait prévu un petit après midi cascade... Et peut-être baignade, qui sait. L'homme rougit légèrement en repensant à leurs nombreux moments passé dans les eaux, certain étant plus sensuel que d'autre, mais le marchombre n'oublierait jamais que c'était l'endroit où ils s'étaient avoué leur amour.
Il sortit de ses rêveries quand la demoiselle lui montra une espèce bien particulière d'orchidée. L'homme l'apprécia tout de suite, c'était une plante d'un vert pâle, avec quelques petits traits noirs qui descendaient sur la tige, l'enlaçant doucement. Lorsque Kushumaï lui avoua qu'elle lui faisait penser à lui, son coeur s'emballa, ses joues rougirent et ses yeux pétillèrent. Tout n'était pas perdu, peut être qu'elle l'aimait bien après tout ? Tout sourire, Arro se laissa entraîner sous l'ombre d'un arbre pour déballer le repas du midi. Étendant le tissu à carreaux, il installa tranquillement le pique-nique. Repas frugale, composée de différentes charcuteries -dont le célèbre pâté de termite- et une bonne miche de pain, histoire d'accompagner le tout. Il laissa la gourde dans le sac, souhaitant la sortir qu'au moment où ils auraient soifs.
Grignotant un saucisson de siffleur, il écouta la douce mélodie qui sortait de la bouche de Kushumaï. Il sourit à sa réponse, en effet, elle ne connaissait pas grand-chose et n'avait pas beaucoup d'expérience, du coup, elle ne pouvait pas se décider. Ce fut lorsqu'elle entama la deuxième partie que le marchombre pressentie un danger. Elle sentait qu'elle voulait quelque chose, que c'était caché au fond d'elle, mais que cela ne voulait pas sortir. Il la vit prendre un air sérieux et concentré. Elle cherchait dans les recoins de son être ce qu'elle voulait. Frissonnant, il voulait, non, il devait faire quelque chose pour l'en empêcher. L'homme réfléchit et tomba sur la gourde. Rapidement sa main attrapa l'outre, il tendit le récipient à Kushumaï et lui proposa un peu d'eau. Elle l'accepta, mais semblait toujours troublée... Ne sachant que faire, il lui demanda bêtement ce qu'elle souhaitait faire après manger. Aucune réponse, mais l'effet était là, son âme soeur naïve avait totalement fait surface. La preuve, elle lui posa une petite question toute simple sur un ton assez mignon. Arro réfléchit mûrement à la demande. Qu'aimerait-il ? Avec un certain petit plaisir, il répondit :


-Tout d'abord, j'aimerais rester avec toi, te voir sourire chaque jour.

Oui, c'était ce qu'il désirait le plus. Toujours être avec Kushumaï, vivre avec elle.

-J'aimerais beaucoup aussi voir mon apprentie s'envoler. Oh, oui, tu sais, j'ai une apprentie. Très sympathique, peut être tu la rencontreras, un jour.

Il ne se doutait absolument pas que les deux jeunes dames s'étaient rencontrées quelque jour avant. Il continua en rangeant un peu la nourriture éparpillée.

-Et actuellement, j'aimerais t'emmener voir un endroit magique. La cascade, je te l'avais promis non ?

Tout sourire, il se leva, imité par la jeune femme. Il rangea le tissu dans le panier et tendit sa main vers Kushumaï. La prendra-t-elle ? L'homme l'espérait de tout coeur. Il voulait l'entraîner, sa paume chaude contre celle de son amante. Ainsi lié, il l'emmènerait vers le plan d'eau, miroitant de beauté, les gouttelettes transformant les rayons de soleil en minuscules éclat d'arc-en-ciel. Il savait que cela plairait à la botaniste. Oui, c'était là que leur amour était né, peut être était-ce là qu'il ressusciterait de ses cendres ?



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Dim 14 Juil 2013 - 23:32




    Le repas se passait sans anicroche aucune, mise à part le danger qu’elle avait éviter de justesse à l’aide d’Arro. Inconsciente et douce, elle s’était éloignée de ce nuage orageux qui vivait toujours en elle, endormi et bien caché afin de ne pas l’éveiller. Ce qu’il aimerait faire ? Il avait parlé d’un endroit spécial, qu’il aimait beaucoup : la cascade. Kushumaï en avait croisé plusieurs lors de leur périple menant à l’Académie, et la splendeur de la nature l’avait ravie. De la force à l’état brut, un son assourdissant, mêlé à l’impassibilité des eaux en contre bas. Il lui avoua qu’il désirait la voir sourire chaque jour. Elle rougit et détourna le regard. Quelle envie enfantine ! Elle rit pour se donner une contenance, elle aussi rêveuse et tendre que lui. L’amour était cela, ou du moins, c’était ce qu’il essayait de lui expliquer depuis déjà quelques temps. Alors, cela voudrait il dire qu’il l’aime ? Elle secoua la tête en repoussant l’idée. Impossible qu’il s’intéresse à une femme aussi maladroite et écervelée. Etait elle une femme d’ailleurs ? Son apparence le montrait, mais dans sa tête, son esprit juvénile venait contredire cette affirmation. Et puis, d’ailleurs, qu’est ce que c’était, une femme ? S’il s’agissait seulement de vieillir et arrêter de rêver, alors elle s’en passerait volontiers. Elle, elle voulait voler, découvrir, et rire à gorge déployée. Se noyer dans l’insouciance et s’émerveiller de toutes les choses que la vie leur apportait au jour le jour. Pour elle, être adulte devait être dur et ennuyant. Douloureux qui plus est…Elle avait remarqué que dans leurs regards, quelque chose s’était terni, comme des regrets, des espoirs brisés. Elle ne voulait pas avoir ce regard triste des gens résignés. Elle voulait exploser de vie, et entraîner les gens qu’elle aime avec elle. Si elle était assez joyeuse, elle pensait qu’elle arriverait à rendre tout les gens heureux. Peut être était ce cela, sa vocation ? Apporter un peu de lumière et d’espoir, un peu d’insouciance et une pincée de rêve à ceux qui ont oublié comment vivre et rire.

     


    -       Je sourirai tous les jours alors ! Faudra bien que tu vérifies, hein ?
     

    Elle lui offrit un sourire éclatant, les yeux illuminés par une nouvelle résolution.

    Elle eut un regard étonné lorsqu’il lui apprit qu’il aimerait que son apprentie vole. Elle ignorait bien sûr qu’elle l’avait personnellement rencontré quelques jours auparavant, et qu’elle s’était liée d’amitié avec cette dernière. Que d’aventures ! Elle éprouvait une profonde gratitude pour cette jeune fille qui lui avait montré l’académie et lui avait redonné confiance en elle. Depuis, elle ne se perdait plus, ou du moins… moins régulièrement !

     


    -       Moi aussi je veux ! Tu m’apprends ?
     
    Elle se leva, attentive, les bras relevés en croix, sur la pointe des pieds. Position étrange mais elle était persuadée que cela serait un bon début pour prendre son envol. Elle remua ses bras de haut en bas, et se mit à courir en rond autour de l’arbre, pour le faire rire. Elle y arriva, comme d’habitude, et elle se joignit à lui. Elle vient près de lui et il essaya de l’attraper. Elle se déroba et ils se mirent à courir, elle la proie, lui le chasseur. Elle rit à gorge déployée et, regardant derrière elle, manqua de tomber. Elle se rattrapa de justesse, perdit de l’élan, et n’aperçut pas la fin de la butte sur laquelle ils s’étaient juchés pour le pique nique. Elle tombât la tête en première, eut le réflexe de se rouler en boule, et finit la pente en roulant, brinquebalante. Il l’entendit l’appeler, de l’inquiétude dans la voix, et elle finit en bas, les bras en croix, essoufflée, avec le tournis. Sa tête continuait à décrire de faibles ronds, et elle avait l’impression de loucher. A part quelques égratignures, et un mal de tête passager, elle était indemne, et cette course poursuite semblait les avoir rapprocher. Il vint auprès d’elle, n’osa pas la toucher encore. Elle se releva péniblement, manqua de basculer sur le côté et se retient avec ses mains. En fond, on percevait les bruits de l’eau qui chahutait. La cascade ! Elle se releva en hâte, trébucha, et s’immobilisa un instant, vacillante, mais elle était trop empressée de découvrir ce lieu dont elle en entendait parler depuis des mois. Alors, elle se mit à marcher doucement, à pas sûrs et mesurés, regardant le sol en premier lieu, puis s’extasiant sur la nature alentours par la suite.

    Ils étaient arrivés.




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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Dim 1 Sep 2013 - 20:38

C'était bon, par la Dame ! C'était vraiment une après-midi parfaite. Kushumaï avait le sourire aux lèvres et ça faisait plaisir au marchombre. Rien ne pouvait le rendre plus heureux qu'une risette et sur sa belle, imaginez ! Cela devenait presque le paradis. Arro promit en rougissant de vérifier si sa femme se réjouissait et si ses magnifiques lèvres souriaient avec douceur. C'était une réponse tellement improbable, mais tellement mignonne en même temps qu'il ne pouvait s'empêcher d'avoir les pommettes écarlates.

Ses yeux s'écarquillèrent quand sa dulcinée lui demanda de lui apprendre à s'envoler. Cela semblait si étrange, genre pour lui, aider à s'envoler, c'était aider à s'accomplir, à devenir sois... Mais... Mais... Faire cela avec Kushumaï cela lui semblait si... Tiens, pourquoi se levait-elle ? Et tendait les bras comme ça... Oh d'accord ! Non, mais qu'il était bête, genre vraiment stupide. En fait, elle voulait juste voler, comme un oiseau. Du coup, fallait l'aider, parce que c'était vachement dure de voler pour un être humain. Donc, il se leva et voulu s'avancer pour la soulever, mais voilà qu'elle commença à battre des ailes et se mettre à courir peu, après en rond, autour de l'arbre.

Doucement, cela fit monter une petite chose dans le ventre d'Arro, vous savez, ce petit truc, qui commence par vous chatouiller l'estomac, puis les cordes vocales, la glotte et enfin vous faire expirer cette petite chanson qui bourdonne, qui vous contamine. Le rire qui sort spontanément et qui ne devrait jamais s'arrêter. L'éclat qui sortit de la bouche du marchombre fut légèrement grave, mélodieux et ressemblait à un rayon de soleil. Mais le plus beau son qu'il n'eut jamais entendu arriva peu après le sien. C'était pur, de ces choses qui vous font du bien, qui, au fond de vous, pose un pansement qui vous détend. Et cette merveille, vous savez ce que c'était ? C'était le rire de Kushumaï. Quoi de plus beau, de plus transcendant que le doux éclat qui sort de la bouche de sa bien-aimée ?

Il eut une bouffée d'amour qui lui monta à la tête et lorsqu'elle vint vers lui, le marchombre ne put s'empêcher d'essayer de l'attraper. Mais la petite coquine s'esquiva et laissa dans les doigts du jeune homme juste des sensations. Alors, il se lança à sa poursuite, riant toujours. C'était tellement amusant de se courir l'un après l'autre. Cela rappelle quand on était enfant et cela avait un petit plus de romantico-mignon. Du coup, ils étaient deux, riant comme des idiots, courant n'importe où. Jusqu'au moment où.

Pouf, sa belle et magnifique proie disparue sous ses yeux. Tombée ? Non, non, non ! Il se lança à sa suite, hurlant son nom, demandant si tout allait bien. Lorsque l'homme inquiet arriva près d'elle, il fit un diagnostic rapide. Bon, hormis les petites égratignures, cette tête qui semblait tournée et ces yeux qui louchaient presque, tout semblait aller pour le mieux. Arro aurait voulu l'aider à se relever, mais pour cela, il fallait la toucher. Non malheureux ! Garde tes mains dans tes poches pour l'instant. Plus tard, tu pourras. Du coup, Kushumaï se releva bon gré, mal gré, pour se retrouver un peu plus tard sur ses bras, ayant manqué de tomber sur le côté. Finalement, un détail sembla lui redonner du courage.

Oui, un détail que le marchombre avait tellement l'habitude d'entendre qu'il ne l'avait pas remarqué cette fois-ci. Un petit bruit d'eau, un peu lointain parvenaient à leurs oreilles. Une cascade, non, LA Cascade avec un C majuscules, siouplait. À demi-charmé par ce bruit et la nature, doucement, le couple s'avança. D'abord, tâtonnant, Kushumaï fixait ses pieds, de peur qu'ils ne se dérobent sous elle. Enfin rassurée, la belle rousse s'émerveilla avec le bois qui les entouraient. Et Arro s'extasiait sur cette femme-enfant qui avait les yeux écarquiller devant les reflets de la forêt. Ils étaient arrivés.

Le son était plus fort, pas assourdissant, juste assez loin pour qu'on puisse s'entendre sans crier. L'endroit était vraiment magnifique, c'était une ample clairière, avec au fond un lac plutôt grand, assez pour y nager en tout cas. La cascade était bien cachée, finissant l'étendue d'eau, fracassant sa force sur les roches. De cette violente rencontre naissaient des myriades de gouttes, des centaines de petites minuscules particules d'eau, créant un léger voile de brume qui s'étendait sur quelques mètres autour de la chute. Les rayons se reflétaient dans ces millions de miroir liquide et cette lumière se répandait dans des arcs-en-ciel qui glissaient en miroitant sur l'eau.

C'était magnifique, juste beau. Mais Arro avait envie d'une chose, cela le faisait un peu sautiller sur ses deux jambes. Il se retint un peu, le temps de laisser sa belle rousse s'imprégner de l'endroit. Puis, timidement, il demanda :


-Alors, cela te plaît ? C'est... indescriptible en fait.

Le marchombre sourit avec entrain et continua.

-Je me demandais, est-ce que tu as appris à nager avec les rêveurs ? Je peux t'enseigner si tu le souhaites.

En fait, il espérait que cela lui raviverait des sentiments perdus, sans les souvenirs. La cascade était l'endroit magique où ils étaient tombés amoureux et il s'en était passé d'autres choses ici. C'était un lieu surtout plein d'émotion qui lui rappelait l'espoir, l'envie, l'amour, l'adoration. Il espérait que ces sensations seraient plus fortes que la mémoire de sa femme.

En tout cas, sans vraiment la regarder, il se déshabilla prestement, gardant son caleçon et doucement se coula dans l'eau un peu fraîche. Il se stoppa net quand l'eau lui arriva au niveau du bas ventre... Et ça ce n'était vraiment pas cool pour n'importe qui. Du coup, plutôt que de continuer, il se retourna vers Kushumaï et marcha dans sa direction.


-Alors ? Cela te tente. Tu n'es pas du tout obligée.

S'approchant un peu plus, mettant sa main proche de sa bouche, comme pour dire un secret, il continua :

-En plus, elle est un peu froide, alors honnêtement, je comprendrais si tu ne veux pas.

Un petit clin d'oeil et il sourit tendrement à son adorée.


[HRP : Voilà ! J’espère que ça te plaira ! Sinon, édition à volonté]



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Jeu 3 Oct 2013 - 22:16



    Le son de la cascade était comme une douce mélodie relaxante qui arrivait en chantant à leurs oreilles. Le roulement de l’eau contre les rochers, les éclaboussures et les faibles clapotis les menèrent vers l’endroit idyllique, si symbolique dans sa vie d’avant. Ils marchèrent en silence, à pas mesurés, comme s’ils entraient bientôt dans un sanctuaire sacré connu d’eux seuls. Elle se pencha pour passer sous une branche basse, écarta les feuilles de la main, et ne put retenir un léger bruit d’extase en découvrant le panorama.
     
    C’était comme ci dans ce monde, il n’existait que du bleu et du vert, que du brun clair et du blanc étincelant. L’endroit était désertique, pour leur plus grand bonheur. Si elle n’était accompagnée en ce moment même, elle se serait volontiers installée ici, avec son calepin, pour dessiner des croquis pendant de longues heures. Pas un mot, juste les sons de la Nature à l’état le plus pur qu’il soit.
     
    Ici, on parlait à voie basse de peur de rompre le sortilège. L’humain n’avait pas à interférer entre les éléments qui s’harmonisait avec à la fois force et douceur, dans ce déversement d’eau, cet étalage de verdure. Ils avancèrent, elle toujours à moitié courbée de peur d’être rejetée par ce monde à la porte du rêve. Arro resta un moment silencieux, et elle sentait qu’il l’observait avec un sourire. Un sourire qui n’était pas anodin… était de l’amusement ? Ou bien de la tendresse ? Quand il avait essayé de lui parler d’amour, il employait souvent le mot « tendresse »…
     
    Elle secoua la tête et il coupa le silence presque religieux qui s’était installé entre eux pour lui proposer de nager. Nager ? Non, elle n’avait pas appris, elle ne savait pas ! A la confrérie, le lac était trop petit pour nager, et même en ayant pied, elle refusait d’y mettre le moindre orteil. Elle avait l’impression qu’une créature l’entraînerait dans les profondeurs. Elle frissonna en ayant une impression de déjà vue, un toucher visqueux au niveau de sa cuisse, et son teint devint blanc de peur. Elle secoua la tête et déclina avec un sourire gêné, ses bras se resserrant autour d’elle.
     
    Il lui tourna le dos et entreprit de se dévêtir pour aller se baigner. D’abord figée, elle l’observa de dos, les lignes des muscles de ses épaules, ses omoplates, et le long de sa colonne vertébrale. Elle vit cascader ses cheveux d’ébène et soudain, se rendant compte de son acte, se détourna prestement, le feu aux joues. Impossible d’enlever ses images de sa tête. Même en fermant fort les paupières, l’image restait gravée. Elle secoua la tête, inspira à fond, tâcha de reprendre ses esprits. D’étranges sensations se promulguaient dans son corps. Une onde de chaleur qui remontait de son bas ventre, qui emballait son cœur.
     
    Après avoir entendu le clapotis de l’eau, elle se retourna, prenant soin de ne pas le regarder, ses yeux fixés sur l’eau rugissante de la chute d’eau. Elle s’approcha du bord du lac, en fixa les profondeurs, et en réponse à la question, secoua frénétiquement la tête. La peur était visible sur son visage. Elle s’accroupit et y apposa le plat de sa main qu’elle enleva prestement en sentant la morsure du froid. Elle réussit néanmoins à rendre le sourire à l’homme, sans néanmoins oser le regarder. Un sourire timide, un peu penaud. Pour expliquer cette réaction, elle se sentit obligée d’ajouter :
     
    -       Je suis sûre qu’il y a une méchante bête qui me fera couler dedans…
     
    Elle ne pouvait pas se douter qu’il y a quelques années déjà, c’était justement le scénario qui était arrivé. Lors d’une leçon de natation, elle avait coulé à pic. Arro était venu lui porter secours en se battant vaillamment contre la créature, et c’est de là que leur amour était né. A ce moment là, qu’ils se sont embrassés, maladroitement, trempés jusqu’aux os, sur les berges du lac…
     
    Elle se releva, et s’approcha de lui. Elle avait peur de l’eau, elle était pétrifiée par la vision de cet homme face à elle, avec son sourire tendre, enjôleur, ses paroles douces et chaleureuses. Tout ceci l’appelaient néanmoins. Elle voulait le rejoindre…Elle laissa ses sandales derrière elle, et entra dans l’eau. Oh, pas vraiment entrer… juste un pas.
     
    Le froid lui tira un gémissement de surprise et des frissons parcoururent l’ensemble de son corps. Néanmoins, elle était comme hypnotisée, prise par cette vie d’avant. Elle avait envie d’avancer. Même si elle avait froid, même si elle avait peur… Elle voulait le rejoindre. Au fond d’elle, son cœur était comme emprisonné. Il tapait dans sa poitrine d’un son sourd, puissant, mais en même temps, on sentait qu’il peinait, qu’il voulait se libérer. Elle voulait le rejoindre. Elle voulait effleurer sa peau. Pour la première fois…
     
    Elle avança vers lui, le feu au joues, titubante, jusqu’à ce que l’eau atteigne le dessus de ses genoux. Là, alors qu’il tendait ses bras, elle releva la tête, la gorge serrée, leva sa propre main, tremblante, hésitante, jusqu’à effleurer la sienne. Sans la prendre, juste un effleurement, juste une caresse aussi légère et éphémère qu’on eût dit une chimère.
     
    Les sensations pourtant se déversèrent en elle comme la cascade à leurs côtés. Leurs regards se trouvèrent. Malgré le son ahurissant de l’eau, ils n’entendaient plus rien que leurs souffles. Le temps s’était figé, ainsi que la nature autour d’eux. Ne pas aller trop vite. Ne pas gâcher ce moment. Elle fronça les sourcils, d’autres images semblèrent se superposer sur le visage de l’homme qui se tenait face à elle, les yeux brillants.
     
    Avec énormément de lenteur et de timidité, elle posa aussi légèrement que possible la main sur la sienne, sans la serrer, puis remonta le long de son bras, faisant un pas de plus vers lui. Il la laissait faire. Elle sentait qu’il retenait son souffle. Elle remonta encore un peu sa main, jusqu’à effleurer son épaule musclée. Sentant son souffle sur son visage, soudainement, la proximité de leurs corps lui fit regagner terre, et elle s’éloigna d’un coup, gênée au plus haut point. Elle trébucha et tomba à la renverse dans l’eau. Elle but la tasse et s’enfonça dans l’eau. Il n’y avait que peu de profondeur, mais assez pour la submerger totalement. Elle était tellement en état de choc, bouleversée, et tétanisée par ce qu’elle venait d’accomplir, qu’elle ne fit que se débattre en buvant de l’eau autour d’elle.



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 14 Oct 2013 - 22:00

Kushumaï avait peur. Son visage effrayé enfonça un dard de culpabilité dans le coeur d'Arro. Il était punissable de lui avoir créé cette sensation de déjà-vu. Ce bout de souvenir qui ressemblait à une sensation. Il suffit d'une phrase pour que le marchombre comprenne tout.

- Je suis sûre qu'il y a une méchante bête qui me fera couler dedans...

Ce fut un déclic. L'homme se rappelait de chaque détail de cette rencontre, de leur rencontre. Quand ils étaient encore élève à l'Académie de Merwyn. Quand lui l'avait sauvé. Quand ils s'étaient embrassés pour la première fois. Le coeur du marchombre s'emballa. Elle se remémorait. Ce n'était pas vraiment un souvenir, cela aurait été dangereux sinon, c'était comme une impression de déjà-vu, un sentiment.

Elle enleva ses sandales. Arro s'avança un peu pour lui dire qu'elle n'avait pas besoin de venir, si elle avait peur c'était bon. Mais trop tard, elle avait déjà fait un pas dans l'eau. Le gémissement qui sortit de ses lèvres piqua le coeur du jeune homme. Mais malgré le froid, elle avança, toujours un peu plus. Le marchombre avança doucement pendant que la jeune fille s'approchait de lui. Il tendait les bras, pour la rejoindre plus vite.

Il voulait être là, juste à côté d'elle, pour qu'elle n'ait pas peur de l'eau, pour la protéger, pour l'empêcher de sombrer. Mais sa belle était encore loin. Il tendit les bras pour réduire un peu la distance qui les séparait. La jeune rousse leva sa main. Et ce fut magique. La caresse douce de l'effleurement des doigts fit remonter des frissons le long de son bras et de son échine. Le temps semblait s'arrêter, Arro savoura cette sensation fugace.

L'homme se perdait dans les yeux noisettes qui lui faisaient face, il ne voyait qu'elle. Tout autour d'eux semblait perdre en saveur. Ils étaient là juste entre eux, ils n'entendaient que leur respiration. Cela ne pouvait pas s'arrêter. Elle posa sa douce main sur la sienne, puis tout en timidité et en lenteur remonta sur son bras. Arro n'était plus que frisson, il retenait son souffle. Cela faisait longtemps qu'il attendait ce contact. C'était une chaleur qui se diffusait doucement, réchauffant son corps. Le froid de la cascade ne pouvait rien contre cette sensation douce.

Kushumaï s'approcha encore plus, bientôt, leur corps allait se toucher. Ce fut à ce moment-là que le destin, ou une autre force tout aussi mystique, décida qu'en fait non. Le marchombre sentait le souffle de la belle rousse contre son torse quand elle recula brusquement gênée pour finalement s'emmêler les pieds et tomber dans l'eau. Et ce fut la panique totale. La jeune femme se débattait dans l'eau, se battant contre un ennemi éthéré. Voyant la peur qui emparait de plus en plus ce visage si charmant, si beau, l'amant jeta au loin sa raison et laissa l'instinct agir. L'eau n'arrivait pas à le retenir, il courrait comme sur la terre ferme. Arrivant immédiatement près de celle qu'il aimait, l'homme la prit délicatement, la souleva de l'eau et s'en alla vers la terre ferme.

Lorsqu'ils furent assez loin de la rive, il posa aussi délicatement que possible son précieux trésor. La laissant respirer au grand air, cracher toute l'eau qu'elle avait. De sa voix douce et chaleureuse, il la réconforta :


-Là, là, calme toi. Tu n'es plus dans l'eau, tu es hors de danger, ça va aller.

Sa main se tendit vers la joue de la jeune femme, voulant la caresser pour apaiser la terreur qu'il voyait encore dans ses yeux. Ses doigts s'arrêtèrent à quelques centimètres, hésitants. N'était-ce pas la proximité de leur corps qui avait généré cette situation ? Était-ce raisonnable de renouer le contact physique après cette épreuve. Ne réfléchissant pas trop longtemps, trouvant la situation un peu gênante, finalement, ses doigts effleurèrent légèrement la peau douce de son amante. Il retint son souffle, ce n'était pas un réel contact physique, plus une sensation éphémère, que le marchombre tenta de graver dans son coeur, mais qui s'estompa trop rapidement. Tout rouge qu'il était, il se leva et repris sa respiration.

-Je... Tu, tu as froid ! Je, je vais aller prendre du bois juste à côté. J'vais te faire un bon feu pour que tu puisses t'y réchauffer d'accord ?

La laissant récupérer un peu, il marcha vers la lisière, restant toujours à la vue de sa femme, d'un pour la surveiller et de deux pour ne pas la laisser toute seule. Il eut un peu de mal à trouver du bois sec, surtout de grosses branches. Pour cela, il aurait fallu s'enfoncer dans la forêt, mais il n'aurait, pour rien au monde, laissé Kushumaï seule. Finalement, il se contenta de bois un peu humide, le feu serait plus long à partir.

Timidement, il revint vers la jeune demoiselle. Avec expérience, il monta le feu, l'emprisonnant dans des roches qui traînaient sur le bord de la rive, Arro monta une pyramide de bois. Sortant son briquet à amadou, il embrasa le rare bois sec qu'il avait trouvé. Dès que le feu fut pris, il mit le reste. La chaleur fit évaporer l'eau, créant des petits crépitements et une fumée blanche. Le plus discrètement possible, il s'approcha de Kushumaï pour s'asseoir. L'homme l'observa. Maintenant, sa belle robe était trempée et collait presque à sa peau. Immédiatement, il détourna le regard, un peu troublé par ce vêtement devenue moulant, mettant en valeur les formes douces de sa belle femme.

Pour occuper ses pensées, il chercha un moyen pour éviter qu'elle n'attrape trop froid, avec ces habits mouillés. Lui était mieux loti, ses vêtements étaient restés au sol. D'ailleurs, il ne les avait pas remis depuis tout à l'heure. Il était à moitié nu en train de se balader devant la jeune femme sans vraiment s'en rendre compte. Arro se frappa mentalement, il était totalement stupide. Se levant en silence, le marchombre alla chercher ses frusques et mis son haut. Il mettra son pantalon quand son sous-vêtement sera un peu sec. Venant se réinstaller juste à ses côtés, l'homme resta silencieux. Ne sachant que dire. Les secondes s'écoulèrent semblables à une éternité... Puis finalement :


-Je suis... Désolé. Je n'aurais pas dû te demander de venir dans l'eau... Je... j'aurais dû faire plus attention.

Et le silence revint... Il se maudit, il ne savait pas quoi dire pour dénouer la situation, il ne savait pas que faire... Pourquoi fallait-il que les hommes ne soient pas nés avec un décrypteur de situation embarrassante ?



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 11 Nov 2013 - 16:57


    L’eau se renfermait autour d’elle comme dans ses pires cauchemars. Elle entrait dans sa bouche, dans son nez, et quand elle essaya de prendre de l’air, elle s’étouffa, hoqueta, et avala une grande gorgée d’eau qu’elle peinait à déglutir. Sa vision était trouble, et elle était tellement happée par sa lutte qu’elle ne pensait plus à la proximité nouvelle qu’elle venait d’avoir avec l’homme. Elle commençait à lâcher prise quand elle sentit des bras entourer sa taille, et la soulever avec force.

    Elle toussa et cracha de l’eau, la tête dodelinant, les oreilles bourdonnantes. Elle se sentit piteuse et pitoyable. Elle remarqua cependant avec un mélange de gêne et de timidité, la délicatesse qu’il prit à la déposer sur les berges du lac. Elle se tourna sur le côté et cracha l’eau qui lui restait dans les poumons, à moitié avachie. Bien loin de la vision de la parfaite demoiselle qui hante les rêves de tout homme…

    Elle haleta, la respiration sifflante, et la poitrine endolorie. Ses cheveux trempés tombaient devant son visage, et elle avait les larmes aux yeux de subir une telle humiliation. Elle se terra dans un silence de pierre, tâchant de ne pas pleurer, relevant les mèches pour les mettre derrière ses épaules. Elle se redressa après quelques temps, et ramena ses genoux contre elle en tremblant comme une feuille morte. Elle ne réagit pas lorsqu’il partit chercher du bois, ne releva même pas la tête lorsqu’il revint et prépara le feu.

    Elle était tourmentée par ce qu’il venait de se passer. Entre ces sentiments qui s’étaient emparés d’elle, comme si elle était hantée, et puis après ces sensations de chaleur si étonnantes, si prenantes… elle en frissonna, le feu aux joues… puis se remémora sa fuite ridicule, et le fait qu’elle avait failli se noyer dans quarante centimètres d’eau, et sa manière de la déposer avec…amour ? sur le sol, et sa main qui s’est attardé un instant sur sa joue… Elle lui avait offert un spectacle comique, pour sûr… et maintenant, ce silence pesant était de sa faute.

    Elle ravala ses larmes et lança de manière presque inintelligible :
     

    -       Tu peux te moquer si tu veux…
     

    Elle fixa du regard l’eau du lac quelque peu troublée par la cascade un peu plus loin. Elle n’était pas sûre qu’il l’avait entendu, mais ne réitéra le message. Elle ne répondit pas lorsqu’il s’excusa de lui avoir demandé à aller dans l’eau. Il ne l’avait pas forcé, et elle même n’expliquait pas la raison pour laquelle elle avait fini dans l’eau presque jusqu’à la taille. C’était comme si quelqu’un d’autre s’était emparé de son corps.
    Deux larmes roulèrent sur sa joue, qu’elle ne prit pas la peine d’essuyer. Passer sa main sur sa joue aurait alerté Arro, et elle ne voulait pas entacher la sensation de sa main à lui sur sa peau.


    Le silence se prolongea. Le feu ne suffisait pas à la réchauffer. Elle grelottait doucement, essaya de se rapprocher un peu de la flamme sans risquer de se brûler. Le vent s’était levé, faisant ployer les branches les plus fines et arrachant de ci de là quelques feuilles aux arbres.
    Leur relation avait évolué. La maladresse, le silence… et ce qui venait de se passer avait brisé quelque chose. Comment le réparer ? Mais… le voulait elle ? Peut être avait il compris qu’elle était une femme, malgré son côté enfantin, et ses comportements étranges pour son âge.


    Ce n’était pas elle qui avait agit, et pourtant, elle assumait, avec une certaine peur, une certaine appréhension. Quelque part en elle, elle avait grandi, passé un stade important.
    Cette proximité, elle ne l’avait tout d’abord pas envisagé, et une fois le contact effectué, cela avait semblé comme une évidence. Une logique qui pulsait en elle, comme si quelque chose s’était retrouvé en elle, à sa juste place.

    Elle était arrivée à ce lac enfant, et maintenant, elle penchait vers l’adulte. Comme un chrysalide encore timide, l’éclosion était proche, imminente. Elle avait peur… peur de l’inconnu, peur d’être rejetée, peur d’être moquée, humiliée. Quels étaient tous ces sentiments ? Etaient ce le résultat de l’amour ? Elle avait envie de le savoir. Et pourtant, elle craignait que cela ne soit trop tôt.


    Sans même croiser le regard de l’homme pour qui son cœur se mettait doucement à battre avec sûreté, le sien toujours rivé à l’opposé vers le lac, elle ajouta :
     

    -       Je suis désolée pour ce qui vient de se passer.
     

    Son ton n’avait plus rien de celui de l’enfant qui voulait apprendre à voler. Elle était plus posée, plus calme. La voix d’une femme mature. Elle avait envie de partir de cet endroit, mais quelque chose l’y retenait. Ici, elle venait de retrouver une partie d’elle, qu’elle avait perdue. De plus, il serait déraisonnable de partir sans avoir les vêtements secs. L’après midi était loin de se terminer, et le soleil était encore haut dans le ciel.
    Qui était elle ? Une femme ? Une enfant ?


    Etait ce l’amour… ?

    Enfin, elle se retourna vers lui et plongea son regard dans le sien, essayant de trouver les réponses qu’elle cherchait.



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Ven 15 Nov 2013 - 22:46

Le silence n'existe que dans le vide. Et comme en Gwendalavir, cela n'avait pas été découvert, le silence n'y existait pas. Enfin c'était ce que pensait Arro. Oui, pour lui, il n'y avait jamais de véritable absence de bruit. Son ouïe aiguisée percevait les moindres bruits des alentours. À cet instant précis, pour lui chaque son étaient augmentés de façon exubérante. Et ce qu'il entendait actuellement lui enfonçait des aiguilles de culpabilité dans le coeur.
Des larmes. Des petites gouttes salées qui coulaient sur la joue de sa femme. Celle qu'il considérait comme son âme soeur, pleurait. Était-ce parce qu'elle se considérait comme risible, comme elle lui avait dit. « Tu peux te moquer si tu veux... » Pourquoi se moquerait-il ? Il n'avait rien vu de drôle, il avait observé de la détresse, chez lui comme chez elle. Elle n'était pas ridicule, non... Et elle ne le serait jamais pour lui.
Des grelottements. Kushumaï avait froid et malgré le fait qu'elle se rapprocha du feu, elle frissonnait. Le vent s'était levé depuis peu, mais l'esprit du marchombre était embrumé, il n'arrivait pas à réagir. Quelqu'un de normal se serait rapproché de la belle botaniste et aurait ouvert ses bras pour qu'elle se réchauffe contre un torse bouillant. Mais lui était comme bugué.

Il réfléchissait à tous ces événements, ces caresses subtiles et éphémère. Ces touchés... Est-ce que cela voulait dire que cela s'arrangeait, était-ce quelque chose qu'il n'avait plus eu depuis longtemps. Était-ce de l'Amour ?
Une petite phrase pulsa, brisant le silence, brisant la torpeur du marchombre. Arro tourna la tête, un émerveillement dans les yeux. La voix avait qui venait de parler était différente. Plus mature, plus femme. L'homme la regardait, cette enfant qui avait grandi. Cette personne qu'il avait aimée, qu'il aimait et qu'il aimerait. Oui, C'était de l'Amour, il le voyait qui pointait doucement dans ces yeux noisettes qui se plongeaient dans la cascade.

Discrètement, il se rapprocha un peu d'elle, cherchant petit à petit le contact. Mais ce fut à cet instant qu'elle tourna la tête. Le regardant droit dans les yeux, sondant jusqu'au plus profond de son âme. Avec elle, il n'avait pas besoin de masque. Avec elle, il était lui. Les yeux verts d'Arro s'adoucirent, se réchauffèrent au coin de cette couleur marron. Ses questions se mélangèrent à celle de la charmante botaniste. Et il y en avait beaucoup.
Comment tout dire alors qu'un simple mot pouvait gâcher la douce observation. Le regard du marchombre s'attardait sur ce visage qu'il avait contemplé mille fois. Il s'amusait parfois à graver chaque minuscules détails, puis, quand il était seul, il fermait les yeux et elle était là, toujours, à jamais. Mais là, ce n'était plus lui qui contemplait, c'était elle qui le cernait. Comment tout dire quand rester silencieux était si bon.

Comme une réponse à son interrogation, la main du marchombre doucement se glissa sur la joue froide de Kushumaï. Il caressa cette peau qui frissonnait, descendit sur le petit menton pâle. Instinctivement, leurs visages se rapprochèrent. D'abord hésitantes, leurs lèvres se touchèrent puis se trouvèrent et se complétèrent. Leurs yeux se fermèrent, il n'avait plus besoin de contact visuel, juste de cette sensation douce. La main qui tenait le menton, s'en alla sur la joue, passa dans les cheveux roux puis descendirent sur le cou.
Tendrement, Arro enlaça sa dulcinée, c'était là sa réponse aux questions. Le baiser est la meilleur façon de se taire en disant tout. Ce n'était pas comme il l'espérait et c'était peu dire qu'il en avait rêvé de ce moment... Non ce n'était pas comme il l'avait fantasmer, c'était encore mieux. Il avait oublié la sensation de cette bouche douce, il avait oublié tout l'amour qui pouvait passer dans ce simple contact. Mais, il avait oublié aussi que ce n'était pas éternel.

Doucement, leurs bouches se quittèrent, laissant un goût amer de trop peu. Les regards s'ouvrirent, plongeant encore l'un dans l'autre. L'instant était terminé, il devenait peu à peu un souvenir heureux qu'ils partagèrent dorénavant.
Soudain, toutes ces douceurs retombèrent, le voile qu'avait obstrué l'esprit logique du marchombre se délitait. Il se rendit compte alors de l'énorme risque qu'il venait de prendre. La panique le prit et s'il avait été trop pressé ? Si ce n'était pas le bon moment ? Avait-il tout gâché ? Figé sur place, l'homme la regardait, s'attendant à une réaction. Qu'avait-il fait ? Tous s'embrouillaient. Ses pensées, sa parole.


-Je... Je...

Ses mots se bloquaient dans sa gorge et c'était rare quand cela lui arrivait. Que penser d'un tel acte, il avait ressenti tellement de sentiments dans ce cours laps de temps. Mais n'avait-il pas détruit ce qu'il venait d'accomplir, ne s'était-il pas précipité. Une partie de lui était effrayée, avait peur de perdre encore une fois Kushumaï, de perdre son amour, sa raison, sa vie. Mais dans le reste de son être résonnait cette sensation de bien-être, cette impression d'avoir tout dit. Deux entités contradictoires créait un maelström dans l'âme et il avait perdu l'habitude de gérer un tel capharnaüm. Il était dans une position, mi-angoissée, mi-heureuse, figée, seul ses yeux parcouraient le corps de la belle rousse qui lui faisait face.

Le baiser est la meilleure façon de se taire en disant tout, mais c'est aussi la meilleure façon de se perdre en donnant tout.



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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Lun 18 Nov 2013 - 17:20



    Cet après midi prenait une tournure des plus inattendue. Où était passé la ballade amicale, le pique nique et le professeur qu’elle avait eu depuis son départ de la confrérie ? Où était passé son guide ? Son appui ? La promenade avait clairement dégénéré, et la jeune femme était sur le point de perdre pied. Tout avait commencé pourtant si bien… Il était venu la chercher dans les serres, avait partagé un repas léger et rafraîchissant, et avait couru comme après leur innocence perdue jusqu’au lac.
    Innocence perdue… oui elle l’était.
     
    Après avoir entrée dans cette eau, elle l’avait perdu. Quelque chose s’était à la fois brisée et révélée en elle. Quel lien y avait il entre ce lac et ce verrou en elle ? Avait elle seulement conscience d’avoir déjà vécu une vie, avant ? Avant ce voile blanc opaque, avant le début, avant le vide.  Son cœur battait si fort qu’il menaçait de s’arrêter d’un coup pour ne plus jamais repartir. Ses cottes semblaient vouloir se briser et elle avait la respiration sifflante, la tension battant ses tempes et rendant sa vision floue. Elle perdait pied, et les images se superposant la paniquèrent.
     
    Après son intervention, elle ne vit pas l’homme se rapprocher, toute prise à ses tourments, à cette falaise qui s’étendait à ses pieds, avec le vide, essayant de l’aspirer tout en bas. Et le vent… pourquoi était il si fort, si froid en ce moment ? Etait ce la fin du monde ? Non, mais du sien en tout cas. Elle se retourna et plongea son regard dans celui de l’homme. Elle y décela un sentiment nouveau qu’elle n’avait pas remarqué chez lui avant. Une étincelle particulière, une chaleur englobant tout ce qu’il y avait autour.
     
    Il s’approcha un peu, se pencha sans qu’elle comprenne ce qu’il était en train de se passer. Après avoir frôlé sa joue une deuxième fois, lui arrachant un léger soupir, sa main partir vers son oreille, et descendit se loger sur sa nuque, s’emparant de quelques mèches de cheveux au passage. Elle sentit son souffle chaud sur son visage. Elle était tellement figée qu’elle ne ressentait même plus le froid, même si des frissons parcouraient toujours son corps, pour des raisons différentes cependant.
     
    Ses lèvres s’approchèrent encore, et elle ferma les yeux par réflexe. Le toucher fut doux, bien que les lèvres de l’homme étaient légèrement abîmées. Pour elle, c’était son premier baiser, et pourtant il trouvait en elle des échos lointains, de vieux souvenirs. Elle avait envie de plonger. Plonger rejoindre ces visions, cette silhouette qui lui tendait les bras, et dont elle n’apercevait que le sourire chaleureux et encourageant. Sa gorge se noua et les larmes lui montèrent aux yeux. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, en chatouillant au passage doucement son nez, elle avait les yeux grands ouverts, et humides. Sa bouche entrouverte, elle le fixait sans comprendre.
     
    Les larmes se mirent à couler. Sans comprendre pourquoi, elle avait mal. Mal dans sa poitrine, mal dans sa tête. Elle comprenait à peine ce qu’était l’amour, pourquoi lui infligeait cela ? Qu’était ce ? Une punition ? Une moquerie ? Il n’avait pas l’air d’être méchant, ni de lui en vouloir. Il se recula, et elle de même, en se servant de ses mains, s’éloignant du feu, mais surtout de lui. Elle se releva, tremblante, lui fit de même. Sans même prévoir son geste, elle lança sa main dans son visage avec un son sifflant. Le claquement qui s’en suivit lui fit une telle sensation qu’elle se serait crue giflée à son tour. Une légère traînée sanglante commençait déjà à apparaître là où son ongle l’avait frappé. Sa bouche s'ouvrit, par deux fois, mais elle n'arriva pas à émettre le moindre son.

     
    Elle sentait les pulsations dans la paume de sa main, comme de multiples fourmis bouillantes qui remontaient à l’intérieur de son bras. Elle le fixa, sans vouloir le voir. Elle ne voulait pas voir la souffrance et l’incompréhension se lire sur son visage, dans son regard. Non, elle ne supportait pas de le voir. Elle se mit à trembler violemment, retenant ses sanglots, ramenant sa main endolorie contre sa poitrine. Sans même qu’un mot, un son vienne perturber cette tension, cette douleur entre eux, elle se tourna vers le bosquet par où ils étaient venus, et se mit à courir.
     
    Elle se moqua des branches qui frappèrent son visage et son corps comme autant de mains griffues que la sienne. Certains buissons arrachèrent même le bas de sa robe, neuve, qu’elle avait acheté avec lui. Lui, qui devait être encore près du lac, à se poser des questions, à se demander ce qui avait pris à cette furie qui semblait pourtant consentante. Elle même se le demandait. Qu’est ce qu’il lui avait pris ? Ne le voulait elle pas, ce baiser ? Oui ? Non ? Pas comme cela ? Pas maintenant ? Et comment aurait il pu le comprendre autrement qu’avec des panneaux explicatifs au dessus de sa tête ?!
     
    Elle pleura à chaudes larmes et ne cessa de courir. Elle se prit les pieds dans une racine et s’étala lourdement par terre, écorchant ses genoux, ses coudes, et appliquant généreusement de la terre sur ses vêtements et sur sa peau. Dans sa fuite, elle avait même oublié sa sacoche, avec ses carnets, ses croquis. Une telle perte la fit arrêter un moment, hésitante, mais elle n’eut pas le courage de revenir en arrière les rechercher. Peut être même qu’ils avaient fini au fond de l’eau, par la main de l’homme éconduit, et en colère.
     
    Après être restée un long moment là, à trembler de froid, perdue totalement aussi bien dans sa tête qu’en vrai, elle se releva en retenant d’éternuer, et décida de rentrer. Elle avait assez fait l’enfant. Elle n’avait qu’un endroit où aller. Etait ce vraiment chez elle ? Elle vivait chez lui depuis son arrivée… En réalité, elle n’avait pas d’endroit vraiment qu’à elle. Elle traîna les pieds, essayant d’éviter les personnes pour ne pas leur infliger son apparence miteuse, et espéra au fond d’elle ne pas avoir à le recroiser avant un moment.

    Elle voulait rentrer. Et surtout, se débarrasser de tout ce qui pouvait lui rappeler cet après midi. Un bain… chaud… serait un bon début…



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Maître Marchombre
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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   Jeu 12 Déc 2013 - 13:30

Il avait mal, si mal... Dans un silence mortelle, sa main se posa sur sa joue. Une telle gifle vous laissait une marque rouge, cuisante, qui vous brûle doucement la peau. Mais, ce n'était rien comparé à ce qui se passait à l'intérieur. Dans sa poitrine, son coeur semblait se serrer tellement fort qu'il se brisait en millions de minuscule morceaux, devenant petit à petit une poussière de sentiments. Sa tête bouillonnait de milliard de pensées flagellant son esprit.

Il avait mal agi, même si c'était pour quelques secondes de bonheurs, il avait été trop loin. Et il ressentait toute l'ampleur de son égoïsme maintenant. Oui, il avait été égoïste, Arro voulait retrouver sa Kushumaï, pour lui, pour soigner son mal. Mais ce n'était pas comme ça que cela devait se passer. Non, loin de là.

Sa main qui tenait encore sa joue se baissa doucement, juste devant ses yeux. Elle l'avait griffé dans son accès de colère, sans le vouloir mais, il l'avait mérité. Une larme coula de son visage, suivie par tant d'autre. Les vannes s'étaient brisées, le marchombre ne pouvait plus les retenir. C'en était trop pour lui. Son masque de joie venait d'éclater en morceaux. Il craquait. Son visage semblait alors porter tout le poids du monde, la fatigue déjà présente était accentué, sa bouche, habituellement si souriante, reflétait sa peine. Ses lèvres s'entrouvrir, laissant passé un gémissement de douleur si profond, si animal, qu'on aurait pu le confondre avec un loup blessé.

Mais, une petite voix dans sa tête hurlait. Une voix qu'on pourrait qualifier de « raison ». « Mais vas-y bordel, cours lui après », lui disait-elle. Seulement, c'était trop tard, Kushumaï était bien trop loin. Même en chevauchant la brume, il n'aurait pas pu. Alors que pouvait-il faire, lui qui ne savait pas.

Tout allait être différent maintenant. Plein de questions l'assaillait. Est-ce qu'ils continueraient de se voir ? Est-ce qu'elle accepterait de l'approcher ? Cela n'aurait pas dû se passer ainsi... Mais c'était trop tard maintenant, il fallait aller de l'avant. Sans énergie, le marchombre essuya ses larmes, sans force, il se leva et sans conviction, il se prépara à partir. L'homme remarqua la sacoche de la botaniste. Avec hésitation, il l'attrapa, la serra contre sa poitrine, puis la passa en bandoulière. Lui rendre serait déjà un bon début, non ? Alors, il se mit en route, prenant le même chemin qu'avait emprunté son aimée.

Avançant d'un pas lent, presque funèbre, Arro marchait dans la terre légèrement humide. Il maudissait ses réflexes de trappeur qui repéraient les traces de pas de Kushumaï. Ne pouvait-il donc pas marcher tranquillement et réfléchir, non, il fallait que son esprit s'occupe à retracer le chemin de sa femme. Mais, c'est ce qui lui fit remarquer une chose qui transforma la poussière qui lui servait de coeur en minuscule atome. Des bouts de tissus étaient parsemés dans des buissons, des minuscules pans de robe, une belle robe, qu'ils avaient achetés ensemble.

Le souvenir de cette robe verte pâle lui rappela en mémoire un autre événement. Celui qui s'était passé quelque minute plus tôt, après avoir sorti sa dulcinée de l'eau, quand ils étaient tout deux autour du feu, trempés. Et cette robe qui... Arro secoua la tête, pourquoi avait-il de telles pensées alors que tout venait d'être détruit en quelques secondes. Pourquoi n'arrivait-il pas à effacer cette image qui lui faisait monter le rose aux joues ? Maudissant son esprit tordu qui lui jouait encore des tours, il continua d'avancer. Mais, ses pensées n'en avaient pas terminé avec lui. En effet, une trace sur le sol était totalement différente des autres. Elle était tombée, oui, Kushumaï était tombé sur le sol, dans la boue. Mais qu'avait-il fait ? Elle devait être maintenant grelottante de froid et couverte de terre. Jurant contre sa bêtise qui avait causé toutes ces mésaventures, il se promit de se rattraper aussi vite que possible.

Lorsqu'il sortit de la forêt, le marchombre regarda les alentours. Il faisait presque nuit, le soleil se couchait, plongeant l'Académie dans la pénombre. On pouvait remarquer certain allumé des lanternes dehors, éclairant les différents chemins trop sombre. Totalement démotivé, il continua sa marche. Un pas, après l'autre, ses jambes devenant de plus en plus lourdes. Le marchombre était las et c'était un spectacle plutôt désolant. D'habitude, son pas était assuré, fluide, maintenant, il était saccadé, lourd, hésitant. Il entra dans le hall.

Arro monta les marches, une après l'autre. Il y en avait tellement. Pourquoi cela n'allait-il pas plus vite ? Il voulait juste prendre une douche chaude puis partir se coucher, pourquoi devait-il subir tout cela ? Ah, oui, parce qu'il avait été trop pressé, parce qu'il avait effrayé celle qu'il aimait.

Mais il allait se rattraper, oui, il n'abandonnerait pas là. Mais pas ce soir, non, ce soir, il prendrait juste une douche, puis il irait se coucher...

Ou pas.


[HRP : RP Terminé, ce fut un véritable plaisir :heart:Je commencerais le RP dans les appartements se soir ! En espérant que ça te plaise !]



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Arro Skil'Liches / Silind Frandrich / XDieu / Tarus Tal'Oursian / Lyuuna Sil'Celim
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MessageSujet: Re: Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]   



 
Rose are #FF0000, violets are #0000FF, sugar is sweet and so are you [Terminé]
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