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 Lyuuna Sil'Celim [Dessinatrice - Kaelem]

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MessageSujet: Lyuuna Sil'Celim [Dessinatrice - Kaelem]   Dim 17 Mar 2013 - 1:47



Description générale

- Nom -
Sil'Celim

- Prénom -
Lyuuna

- Race -
Humain

- Age -
19 ans (née le 19 décembre)

- Classe (primaire) -
Dessinatrice


Description physique et mentale

- Description physique -

Ca y est, elle était prête à partir pour Al Poll. Juste un dernier regard dans le miroir...
Des cheveux mi-longs, blonds, retenus en un chignon désordonné mais idéal pour les longs voyages. Avec une petite frange destructurée qui lui donnait un air enfantin. En dessous, deux yeux verts, verts d'eau, d'une couleur unique qu'elle tenait de sa mère et qu'elle aimait par dessus tout. Pas comme son nez qu'elle avait toujours trouvé un peu trop gros. Enfin son visage se terminait par des lèvres ni trop fine ni trop charnue.
Elle jeta un coup d'oeil à sa tenue. Elle n'avait pu s'empêcher de mettre sa préférée, même si elle n'était pas la plus adaptée pour la route qui l'attendait. Après tout ce serait la dernière qu'elle porterait avant de revêtir l'uniforme de l'académie alors... Autant en profiter. Sa tenue porte bonheur, elle l'avait cousu elle-même ! Un bustier noir, fait dans un tissu élastique qui lui permettait de bouger librement, tout en restant raffiné. Par dessus, elle portait un manteau-cape de sa création. Taillé dans un tissu rose pale d'une finesse incomparable, il était conçu de tel sorte qu'il pouvait se déplier pour faire des manches plus ou moins longues selon la saison. Au niveau du dos, elle l'avait orné d'un ensemble de plumes que l'on pouvait rabattre en capuche si nécessaire. Pour protéger ses jambes fines, elle portait un pantalon noir, d'apparence simple, mais qui en réalité protégeait des températures les plus extrêmes. Il ne lui manquait plus que ses bottes en cuir et elle serait prête à partir.
La jeune femme sourit face à l'image qu'elle renvoyait dans le miroir. Ce petit corps fin et plutôt chétif, c'était le sien. Mais aussi celui de Na. Pensant à son alter-ego, elle vérifia machinalement que tout était en place. Son carnet de bal tombant dans l'ouverture de son bustier, ses boucles d'oreilles en plume sous ses cheveux blonds, et sa bague encrier. Tout y était. Parfait ! Oui elle avait hâte de vivre les aventures qui les attendaient toutes deux.


- Description du caractère -

Malgré ses 19 ans, Lyuuna est restée très enfantine. Elle a beau avoir reçu une éducation noble, elle est loin de suivre le modèle snob. Elle est souriante et aimable avec tout le monde, peu importe les origines sociales. Elle est généreuse, charitable et n'hésite pas à rendre service, même si cela ne se termine pas toujours très bien au vu de sa maladresse. Elle aime être entourée et est très amicale... jusqu'à ne pas toujours réussir à concevoir le fait qu'on puisse ne pas vouloir de son amitié. Ayant toujours eu ce qu'elle voulait, elle a une vision naïve d'un monde où rien ne lui est refusé. Une conception du monde loin de la réalité. Une réalité à laquelle elle devra faire face à l'académie. Car pour elle tout le monde est gentil et elle se doit d'être gentille avec tout le monde. En tant que Lyuuna, elle ne connaît ni tristesse, ni douleur, ni colère, juste un joyeux pays des bisounours.

Elle possède justement une seconde personnalité dont elle s'est toujours servi pour extérioriser les émotions négatives qu'on lui a interdit de montrer. En effet, à chaque sensation trop forte, la jeune fille perd conscience, et sa seconde personnalité prend le relais. Du moins, jusqu'à ce que Lyuuna retrouve le contrôle. Chaque entité ne se souvenant pas de ce que l'autre à fait.

Cette seconde personnalité, surnommée Na par elle-même, a un caractère très différent.
Na est le maelström des émotions de Lyuuna. A l'inverse de son alter-ego, elle est colérique, et a tendance à s'énerver pour un rien. Elle n'est pas étrangère aux crises de nerfs et hurlements, bien qu'elle ne se le permette que loin des regards pour ne pas gêner Lyuuna. Tout est décuplé chez elle. Une petite peur chez Lyuuna peut devenir une angoisse profonde chez Na. La colère peut mener jusqu'à la haine et l'envie de meurtre. Quand à la tristesse, elle fini toujours par lui tordre les entrailles.
Et pourtant c'est peut être Na qui se contrôle le mieux... Là où Lyuuna décroche et passe le relais, Na, elle, doit tout encaisser et tenter de ne rien laisser paraître. Pour cela, elle a acquis petit à petit une grande capacité d'adaptation, lui permettant de cerner vite la situation, et de fuir, le plus naturellement possible, pour aller exploser plus loin. Car contrairement à ses premières apparitions, où elle en voulait à Lyuuna d'exister là où elle n'était que chimère, elle ne veut plus lui faire de tord. Car personne ne sait ce qu'il pourrait arriver, à l'une comme à l'autre, si leur secret venait à être découvert.

- Principale(s) qualité(s) -
Lyuuna : Souriante, aimable, gentille, amicale, généreuse...
Na : Grande capacité d'adaptation, dévouement à Lyuuna, volonté exacerbée...

- Principal(s) défaut(s) -
Lyuuna : Maladroite, naïve...
Na : Colérique, émotive, égoïste sauf vis à vis de Lyuuna...

- Particularité(s) -

Lyuuna possède depuis l'apparition de son don du Dessin une seconde personnalité, surnommée Na.

En réalité, Na est un Dessin. Lorsqu'elle était enfant, Lyuuna avait pour habitude d'imaginer une autre elle pour avoir les comportements que sa mère lui interdisait, jusqu'à ce que cela devienne un automatisme. Jusqu'au jour où son Don se développant, Lyuuna n'a pas imaginé Na, mais l'a Imaginé. Un Dessin bref, de quelques secondes à peine. Un Dessin sans conséquence. Mais la situation s'est reproduite maintes et maintes fois. La jeune fille faisant toujours le même Dessin, celui-ci a fini par rester sous forme d'empreinte dans les spires, et donc par acquérir une mémoire et une conscience. Le Don de Lyuuna en se développant permet à Na de vivre à chaque fois un peu plus longtemps. (Voir histoire)


- Capacité(s) -

Lyuuna a reçu une éducation noble, et sait donc lire et écrire couramment.
Elle a également appris à monter à cheval et à manger proprement :p.
Lyuuna possède le don du Dessin, qui est désormais stabilisé et ne demande qu'a s'améliorer. Son cercle fort étant la créativité. Na, par contre, ne possède pas ce don puisqu'elle est elle-même un Dessin.
De nature chétive et maladroite, Lyuuna est très peu douée pour le combat. Même si Na semble intéressée par cette voie, ne pouvant se défendre par le don.


Vécu et situation sociale

- Situation familiale -
Fille unique de Sélèna et Adam Sil'Celim.


- Situation sociale -
Issue de la noblesse.

- Histoire -

Une nuit comme une autre, un peu plus sombre peut être. Dans un manoir pas très loin d'Al-Jeit, au second étage une chambre. Au milieu de celle ci, un berceau, un bébé. Qui pleure. C'est Lyuuna. Elle a à peine quelque mois, et le bruit du vent dehors lui fait un peu peur.
Une lumière s'allume dans le couloir, une silhouette entre. Lyuuna la reconnaît bien, c'est celle de sa mère. La jeune femme s'approche, se penche sur le berceau et prend l'enfant dans ses bras. Elle chante.


« Ne pleure pas mon trésor
Ca les rendra plus fort
Ne montre pas ta peur
Et cache bien ta douleur »


Lyuuna aime bien cette chanson. Sa mère la lui chante souvent lorsqu'elle pleure le soir. Elle la lui chante jusqu'à ce que ses larmes cessent. Alors elle se rendort, on la recouche. Et la lumière s'éteint.


***

Lyunna avait quatre ans et elle était heureuse. Après tout, elle se baladait sur un chemin de briques d'or, de belles chaussures rouges à ses pieds battaient la campagne. Sa robe était légère comme des ailes de papillon et miroitaient au couleurs de l'arc-en-ciel. Des oiseaux piaillaient et elle leurs répondaient. Les fleurs dégageaient des parfums exquis.
Jusqu'au bruit sourd. Un bruit éclatant, un bruit monstrueux, comme un coup de tonnerre mélangé à des cris d'enfants. La jeune fille se retourna et elle le vit... L'énorme ombre aux mâchoires énormes qui croquaient le chemin, dévoraient les oiseaux et fanaient les fleurs, ne laissant que ténèbres et désolation derrière elles. Deux trous d'un rouge sang lui servaient d'yeux. Dans un hurlement strident, Lyunna s'enfuit pour échapper à ce démon cauchemardesque. Vite, vite, cours petite, sinon le méchant croque-mitaine va te gober.
Elle fuyait à perdre haleine, martelant les dalles d'or avec force. Elle donnait de petits coups d'oeil derrière elle, l'ombre était là, avalant le paysage, à chaque fois plus proche. Elle se força à courir plus vite, elle ne voulait pas être mangée, mais le monstre était trop rapide. Il engloba Lyunna dans sa grande bouche sombre et le sol se déroba sous elle. Tombant dans un noir sans fin, elle cria.

D'un bond, elle se retrouva dans son lit hurlante et en sueur. Sa mère accourue, pour comprendre ce qu'il se passait. Voyant le regard apeuré de sa fille, elle s'approcha et la pris dans ses bras.

- Ma... Maman... Il a... Il a voulu me manger...

Laissant cours à ses larmes, elle serra plus fort la robe de sa mère.

- Là, là. Ce n'était qu'un petit cauchemar... Ne t'inquiète pas.

Séchant ses pleurs, Séléna lui embrassa le front et l'allongea. Doucement, elle l'enveloppa dans sa couverture et se mit à chanter :


« Si quelqu'un voit tes larmes,
Elles deviendront des armes
Oublie tes cauchemars
Et à ta peur dit au-revoir »


Doucement elle se rendormit, bercée par cette douce chanson mélodieuse qu'elle aimait tant.


***

Lyuuna avait six ans et ce soir là, la famille Sil'Célim donnait une grande réception au manoir pour son anniversaire. Alors que les adultes étaient attablés et parlaient de choses de grandes personnes, les enfants étaient dans un des petits salons en train de jouer tous ensemble. Les filles s'amusaient devant une jolie maisonnette en bois avec la collection de poupée que le père de Lyuuna lui avait ramené d'un voyage à Al-Chen. Les garçons quant à eux essayaient d'attraper l'un d'entre eux qui avait du être désigné comme la proie de leurs jeux étranges.
Mils, puisque c'était le nom de la fameuse proie passa un peu trop près du groupe de filles percutant la jolie maison de bois qui tomba et se vida, un peu trop violemment peut-être, de ses habitantes. Dans un grand bruit sourd, Lyuuna vit sa poupée préférée chuter du dernier étage de la maisonnette sans rien pouvoir faire. Une chute qui malheureusement lui fut fatale. Sous la force du choc, la jolie tête de porcelaine éclata en morceau. Lyuuna sentit alors un mélange de tristesse et de colère l'envahir. Elle se leva d'un bond, la fureur déformant ses traits. La petite fille se jeta sur l'auteur du forfait, bien décidée à lui faire payer son larcin.
Alors qu'elle tentait de lui arracher une touffe de cheveux, quelques adultes attirés par le bruit firent irruption dans la pièce, se dépêchant de les séparer. Alors qu'elle allait se tourner vers sa mère pour lui raconter quel affront le petit garçon lui avait fait, elle croisa un regard glacial.


- Lyuuna ! Tu me déçois beaucoup ! Depuis quand les jeunes filles bien élevées se battent-elles ?!

- Mais maman... ma poupée...

-  La colère ne mène à rien Lyuuna, je te l'ai déjà dit mille fois ! Tu ferais mieux d'être bien gentille et d'aller t'excuser. Et de lui pardonner aussi. Une jeune fille doit savoir pardonner !

- Oui mère, marmonna la petite fille en baissant les yeux.

Lyuuna s'approcha du garçon et s'excusa en regardant le sol avant de courir jusqu'à sa chambre.
Sa mère la suivi discrètement et s'approcha de la jeune fille en pleurs.


- Ce n'est rien mon trésor, ton père te ramènera une autre poupée. Encore plus belle. Mais tu dois me promettre de ne plus jamais te mettre en colère comme ca. D'accord.

- Oui maman, murmura la petite fille.

Le mère sourit, prit sa fille dans ses bras et se mit à chanter.


« Ne soit pas vilaine
La colère est malsaine
Ne montre pas ta peine
Et cache bien ta haine »


***

C'était une réception comme une autre, organisée par ses parents. Ennuyeuse, comme toujours, vu qu'il n'y avait que des adultes parlant d'affaires d'adultes. Contrairement à sa mère, les invités n'emmenaient pas leurs enfants, ils préféraient les laisser à une nourrice quelconque et en être débarrassé. C'est ainsi que Lyunna se retrouvait à dix ans, au milieu d'une foule de nobles qui essayaient de l'envoyer autre part, histoire qu'elle ne traîne pas dans leurs pattes.
Donc pour ne pas embêter les invités, elle s'installait sur une chaise, proche de la fenêtre et imaginait des aventures. Parfois, elle devenait un oiseau libre qui volait par dessus Gwendalavir, jouant avec le vent. D'autres moments, elle devenait une grande Dessinatrice, réalisant des quêtes périlleuses où elle tenait tête à des hordes de Raïs et des Ts'Liches immondes, toujours accompagnée de compères.
Durant cette soirée, elle était une dame, virevoltant dans l'eau, nageant vers l'horizon, là ou le ciel et l'océan ne font qu'un. Puis une vision altéra sa pensée. Elle vit un groupe de jeunes enfants de son âge s'amuser dans un jardin C'est alors qu'une envie lui tordit le ventre, elle voulait être libre, bousculer ces adultes trop ennuyeux et s'enfuir pour aller jouer dans ce petit coin de paradis. D'un air déterminé, elle se leva, près a répliquer des paroles cinglantes à qui l'en empêcherait.
Sauf qu'elle tourna la tête et croisa le regard de sa mère, si doux, si merveilleux qu'elle se rendit compte de ce qu'elle allait faire... N'était-elle point horrible de vouloir décevoir sa cher maman ? Alors doucement, elle se réinstalla dans sa chaise, faignant l'inconfort et mentalement se chanta :


« Quoi qu'il arrive ma belle
Ne soit jamais rebelle
Reste radieuse et souriante
Pour combler leurs attentes »


Elle s'imagina alors se levant, courant à travers la foule, répondant aux adultes et s'enfuyant dans le doux jardin. Oh, comme elle aimerait être cette autre Lyunna. Souriant, la jeune fille se promit de réutiliser cet alter-ego pour l'accuser de ses bêtises et oublier ses problèmes.


***
Lyuuna avait quatorze ans depuis quelques jours et le cheval que son père lui avait offert caracolait dans le jardin du manoir, soulevant des gerbes de neige fraîche autour de lui. Lyuuna avait quatorze ans et riait comme si elle était la plus heureuse des jeunes filles. Depuis qu'elle avait eu l'idée, à l'age de dix ans, d'imaginer une autre elle-même faire toutes les choses que sa mère réprouvait, elle ne montrait presque plus sa colère ou sa tristesse. Et étrangement elle se sentait bien, elle se sentait forte, et surtout elle savait combien ses parents étaient fiers d'elle. Voilà pourquoi, perchée sur son appaloosa, un manteau blanc s'étendant à perte de vue sur le domaine, elle riait.
La nature était belle en hiver. Quelques oiseaux téméraires se risquaient dans la poudreuse, secouant leurs ailes comme pour se réchauffer. Quelques autres, moins courageux, volaient au dessus d'eux, avant de se poser à l'abri sur les branches des arbres.
Soudain, un corbeau, sans doute un peu miro, décida de se poser entre les oreilles du cheval. Cheval qui, contre toute attente, prit peur et se cabra sans crier garde. Lyuuna n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'elle se sentit quitter la selle sur laquelle elle était assise. Alors qu'elle allait hurler, sans qu'elle ne comprenne pourquoi, son cri resta coincé dans sa gorge...
...Et elle se trouvait assise sur sa selle, intacte, son apaloosa sur ses quatre pattes, hennissant après les oiseaux.
La jeune fille regarda autour d'elle, cherchant qui avait pu l'empêcher de chuter. Mais le jardin du domaine était désert. Bien que légèrement troublée par ce qui venait de se passer, la jeune fille secoua la tête préférant croire qu'elle avait rêver la cabrade et prit le chemin de l'écurie.


***

Lyunna avait quinze ans et demi et sortait d'un cours de couture. Elle était radieuse et voulait à tout prix voir sa chère mère. Elle avait réalisé une superbe broderie représentant Séléna avec sa petite fille sur les genoux, lui caressant les cheveux. C'était une des rare fois où le professeur la complimentait sur son oeuvre. D'habitude, il lui assénait des commentaires désobligeants, montrant toute l'imperfection de ses essais.
Mais la jeune fille avait tellement travaillé sur ce projet qu'il ne put que l'applaudir. Les détails étaient impressionnant et la scène était si bien fignolée que les souvenirs lui revenaient en mémoire. L'homme, heureux d'avoir enfin réussi à tirer quelque chose de son élève, la fit sortir en avance pour qu'elle puisse l'offrir à sa mère avant qu'elle ne reçoive ses invités habituels.
Elle courrait donc vers le salon, où Séléna dirigeait les préparatifs à la baguette. Mais pour atteindre cette petite salle, la jeune fille devait traverser une petite bibliothèque. Étant en avance, elle prit le temps d'observer cette pièce où elle s'évadait dans les romans parlant de Gwendalavir et même parfois de l'autre monde ! Comme elle aimerait un jour s'y rendre... Peut-être qu'elle aurait un Dessin assez grand pour pouvoir faire ce « Grand Pas ». Elle se mit a rêvasser et s'avança doucement vers la sortie. Elle s'évada dans les flammes de la cheminée, qui diffusaient une douce et agréable chaleur.
C'est à ce moment que le chat familial, nommé Boule de suie, surgit. C'était un petit matou vif comme l'éclair, aussi agile pour chiper de la nourriture que pour sauter sur n'importe quel meuble. Son pelage était noir comme un hérisson de ramoneur, d'où son nom. Il était aussi futé pour effrayer n'importe qui, surgissant à chaque fois de nul part, il bondissait devant vous en feulant et repartait aussi sec avec un air satisfait et suffisant.
Le cœur de Lyunna manqua alors un battement lorsque ce crétin de félidé lui apparu devant les yeux. C'est alors qu'elle eut comme un trou de mémoire. Elle se souvenait parfaitement de Boule de suie, mais l'instant d'après, elle se retrouvait, les mains près du feu, tentant de sortir sa création de la cheminée. Sa mère entendant son cri avait accouru et l'avait aperçu sursauter tellement fort qu'elle avait jeté sa broderie dans l'âtre. Et aussitôt, comme mue par un réflexe animal s'était jetée sur le tissu pour l'empêcher de brûler.
Elle ne comprenait pas, elle ne se souvenait absolument pas de ses mouvements. Mais elle préférait taire cela pour le moment, ne voulant pas être prise pour une folle.


***

Lyuuna avait dix-sept ans, et sa robe violette semblait miroiter sur le sol ciré de la salle de bal. Elle s'était attaché les cheveux en un chignon sophistiqué et s'était légèrement maquillée. En se regardant dans le miroir avant de quitter sa chambre, elle s'était même trouvée plutôt jolie. En tout cas, elle était prête à accueillir les invités de ses parents, et surtout à danser toute la nuit.
Les premières personnes ne tardèrent pas à arriver et elle commença à virevolter de l'un à l'autre comme une parfaite petite hôtesse. Peu à peu la salle se remplit, et la musique commença à s'élever, entraînant les premiers danseurs sur la piste.

Lyuuna s'amusait comme une folle, dansant avec ceux qu'elle considérait encore un peu comme des amis, là où ses parents voyaient des potentiels prétendants. Au détour d'une valse, son chemin croisa celui d'un jeune homme qu'elle connaissait bien. Mils et elle, avaient passé toute leur enfance côte à côte, leurs parents étant de très bons amis. Mais cette amitié n'avait jamais réussi à déteindre sur leur descendance. Depuis l'épisode des poupées, les deux enfants s'était contenté d'une relation neutre, et leurs échanges se limitaient bien souvent à de simples banalités.
Étant d'humeur joyeuse, Lyuuna sourit au jeune homme et se dit qu'il serait peut être temps, onze ans après, de tenter de briser la glace. Hélas cette décision bien généreuse, ne fut pas une des meilleure prise par la jeune fille. Le début de la danse se passait pourtant bien, les deux jeunes gens se balançant au même rythme, sans même se marcher sur les pieds.
Et puis ce qui devait arriver arriva, un mouvement un peu trop ample, un couple tenant un verre de vin, sa propre maladresse et celle de son partenaire. Et puis la bousculade. Le verre s'envolant pour atterrir sur le bustier de sa robe, tandis qu'elle perdait l'équilibre.
Sa robe fichue et son honneur blessée, elle releva les yeux vers celui qu'elle jugeait responsable...
… Et l'instant d'après elle se trouvait débout, face à Mils, qui se tenait la joue, rougie. Bien que ne sachant pas ce qu'elle venait de faire, Lyuuna pouvait sentir que tout le monde les regardaient. Tout semblait montrer qu'elle venait de le gifler, mais elle n'en avait strictement aucun souvenir.
Sentant que les choses ne pourraient que s'envenimer lorsque sa mère saurait ce qu'il s'était passé, elle s'empressa de quitter la pièce.


***

On était en plein mois d'août. Le soleil réchauffait doucement le visage de Lyunna. Ses dix-huit ans étaient bien installés et on voyait les prémices d'une belle jeune femme qui s'épanouissait petit à petit sous le corps de la jeune fille. Sa poitrine commençait doucement à se former, son visage s'affinait. On devinait de la malice dans ses yeux.
Mais, pour le moment, la jeune demoiselle se prélassait sur l'herbe, baignée dans les rayons doux qui embrasaient ses cheveux dorés. Elle se complaisait à prendre son temps et profiter du grand air. Bientôt un appel retenti, ses parents l'appelaient pour participer au cours de bienséance. Ils voulaient absolument qu'elle soit parfaite pour se trouver facilement un jeune époux. C'est à dire devenir une bonne femme au foyer qui savait gérer la maison, se tenir en public etc. En un mot, une potiche. Oh bon sang, ce qu'elle pouvait détester ça. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était être libre, pouvoir vadrouiller, découvrir Gwendalavir autrement que par les livres. Une fois, elle avait lu la description d'un endroit magique, nommé l'Académie de Merwyn.
Rien que le nom de son créateur était connu de par le monde, c'était le héros de l'Age de mort ! Il avait défait le verrou puis après quelques années avait construit sa propre école. Tout le monde y était le bienvenu, de n'importe quel classe sociale, souhaitant n'importe quelle formation. C'était le berceau des futurs héros de Gwendalavir. Elle rêvait d'un jour y aller, mais ses parents préféraient l'éduquer eux-même.
Mais, tout viens à point à qui sait attendre. Un jour, Lyunna fut emmenée voir un analyste. Sa mère l'accompagna jusqu'à l'échoppe puis la laissa entre les mains de l'artisan pour aller faire quelques emplettes dans les boutiques du coin.
L'homme lui plaça le scintilleur. C'était la première fois qu'elle voyait un objet pareil, c'était à la fois fascinant et effrayant. Mais malheureusement, lorsque la machine se mit en route, elle fut plus paniquée qu'absorbée. Ce qui arriva par la suite ne lui fut que raconté lorsqu'elle émergea debout, au milieu de débris de scintilleur et de tableaux déchirés. L'analyste semblait assommé dans un coin de la pièce, elle le réveilla et lui demanda des explications.
L'homme fut d'abord effrayé, comme si Lyunna était responsable de ce carnage. Ce fut seulement lorsqu'elle réussi à le convaincre qu'elle avait retrouvé son calme – comme si elle l'avait perdu ! - qu'il lui décrit les quelques brèves mais intenses minutes. Apparemment, la lumière l'avait effrayée et d'un réflexe elle avait brisé le scintilleur, puis, pris d'une rage folle, s'était mit à tout détruire. L'analyste voulant l'arrêter, s'était interposé et avait reçu un méchant coup à la tête. Il lui raconta qu'elle avait l'air d'une autre elle.
Elle se rendit alors compte que quelque chose clochait... Surtout que ce n'était pas la première fois que ces trous de mémoire et ces accès de colère se manifestaient. Mais à chaque fois, elle faisait profil bas pour ne pas être envoyé dans un asile. Sauf que cette fois-ci, cela allait être dure à cacher. Heureusement, elle avait toujours un petit pécule sur elle, en guise d'argent de poche. Elle tendit tout son argent à l'homme, lui faisant promettre qu'il ne dirait rien et lui demandant une autre analyse.
Attirée par la somme conséquente, il accepta, rangea la pièce et sortit un deuxième scintilleur. Lyunna se réinstalla, tâchant de garder au maximum son calme. La machine brilla et fit son travail. La jeune femme ferma les yeux et se laissa guider. Quelques secondes plus tard, l'analyste la fit se lever et lui montra son résultat. Le cercle de Créativité et le cercle de Pouvoir avaient le même centre. Cependant, le bleu dépassait bien de deux tiers le cercle jaune. Le plus petit était la Volonté qui touchait les deux autres sur la partie basse des cercles.
Spoiler:
 
La jeune femme était impressionnée, elle ne pensait pas avoir un si beau tableau. Elle était fascinée par les courbes de couleurs. Tellement absorbée par son analyse que l'homme du se racler la gorge pour qu'elle l'écoute.


-Vous avez une bonne analyse, honnêtement, vous avez un bon avenir dans le dessin. Tout ce que j'espère c'est que vous arriverez à contrôler votre « crise ». Sinon, vous pourriez facilement devenir une bonne Sentinelle.

Lorsque Séléna revint, elle accueillit la nouvelle avec un sourire mi-figue mi-raisin. D'un côté, elle était fiere de sa fille, un avenir prometteur et plein de richesse était toujours attirant, mais la mère avait le sentiment que Lyunna lui échappait et qu'elle ne serait plus jamais sa petite fille parfaite.
La jeune demoiselle était aux anges, enfin, enfin ses rêves d'aventure se réalisaient... Seulement, il restait une ombre à son avenir... Cette « crise », elle avait besoin de comprendre..
C'est pour cela que lorsque la jeune Dessinatrice – qu'elle adorait ce nouveau titre ! -  retourna au manoir, elle s'enferma dans sa chambre et nota dans son journal tout ce qui lui était arrivé. Enfin elle conclut par une question, simple, toute simple :

« Qu'est ce qu'il m'arrive ? »


***

Une ombre dans la nuit. Une silhouette qui semble perdue, angoissée, apeurée peut-être. Elle déambule dans la chambre comme un lion en cage. Elle semble explorer autour d'elle. Puis soudain s'arrête, se penche sur ce qui semble être un bureau. Sa main tremblante saisi une plume, danse quelques secondes. Puis s'arrête.
Une jeune fille se réveille. Déjà debout alors qu'elle se souvient s'être couchée. Sur son carnet, on peut lire une phrase. Une phrase qui n'était pas là tout à l'heure. D'une écriture familière mais pourtant différente. Une phrase.

« Moi aussi j'aimerais comprendre »


***

« Moi aussi j'aimerais comprendre »
« Qui es-tu ? »
« Je crois que je l'ignore. Je ne comprends pas tout. D'un coup je suis là. Dans ces lieux que je ne connais pas mais qui parfois me semblent familiers. Et toi qui es-tu ? Sais-tu pourquoi tout ca ? »
« Moi c'est Lyuuna, ceci est ma chambre. J'ai un peu le même problème que toi... Quand je suis en colère ou que je pleure, je perds la mémoire et mon corps bouge sans mon autorisation... ça te fait ça toi ? »
« Moi, je n'ai pas de nom, enfin je ne sais pas. Je sais juste que je suis presque tout le temps en colère. Ou alors j'ai peur, terriblement peur. Je ne suis jamais au même endroit. Un peu comme si je vivais quelques secondes, mourrais, puis ressuscitais bien plus tard. Et j'ai mal. Tellement mal. »
« Tiens, c'est drôle tu me fais penser à mon autre moi »
« Ton autre toi ? »
« Ben, quand j'étais petite, maman me chantait une chanson, me disant que je ne devais pas pleurer, pas haïr, pas être en colère, sinon tout le monde allait utiliser ces sentiments contre moi... Du coup je me suis inventé une autre moi qui ferait tout ça à ma place... »
« Tu penses que je pourrais être cet autre toi ? »
« Peut-être... Si tu es mon autre moi, est ce que tu t'es réveillé une fois, couvert d'un drôle d'objet, entourée de lumière ? Et est-ce que par la suite tu as tout détruit et assommé un homme qui était là ? »
« Oui, je me souviens de ca. C'est mon dernier souvenir avant ce journal. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je me suis réveillé et j'avais tellement peur. Comme si elle me dévorait. J'ai voulu la chasser et j'ai frappé ce qui se trouvait autour de moi. L'homme s'est approché et j'ai cru qu'il me voulait du mal alors la colère m'a envahi, et je crois que tu connais la suite. Alors je serais ton autre toi ? Tout mes souvenirs seraient tiens ? Je n'existerais pas ? »
« Heu, moi je me rappelle pas ce qu'il s'est passé, c'est l'homme qui m'a tout raconté, du coup, ce ne sont pas mes souvenirs mais les tiens... Ce qui impliquerait que d'une certaine manière tu existes... Mais comment ? Autre moi, tu as une idée ? »
« Comment pourrais-je avoir une idée ? C'est toi qui sait ! Tu es l'originale ! Et moi juste la copie apparemment, ton « autre toi » comme tu l'appelles ! »
« Mais non, t'es pas une copie... Enfin je crois... Et puis « autre moi » c'est trop nul comme nom, il faut t'en trouver un... Comme ça tu commenceras une véritable existence... On trouvera une solution... Tu verras. »
« Désolée, de m'être énervée contre toi. Mais j'avais tellement de colère en moi. Tu penses vraiment que je pourrais « exister » ? C'est étrange, mais j'aime ce mot. Existence. Oui, j'existe parce que d'une manière ou d'une autre, tu m'imagines suffisamment fort pour que j'existe. Un nom ? Je ne sais pas... Appelle moi Na, je suis un pied de nez à la logique non ? »
« Mais oui ! C'est ça, je t'Imagine, enfin peut être... ça expliquerait pourquoi le scintilleur semblait t'absorber, enfin l'abominable machine... Le monsieur m'a expliqué que ce bidule s'étendait dans une dimension que certaines personnes peuvent arpenter : L'Imagination, avec un grand I. Et du coup grâce à ça on peut Dessiner, avec un grand D. On peut créer des objets... Donc peut-être que je t'ai créé et que depuis tu vis ta propre existence. Je pense qu'il n'y a qu'un seul homme au monde à pouvoir comprendre notre problème... Merwyn... Un grand Dessinateur ! Je suis sur qu'il nous aidera ! Oh, et Na, c'est une superbe idée, en plus moi c'est Lyunna, du coup tu es comme une partie de moi ! C'est trop cool, j'ai toujours rêvé d'avoir une amie comme moi... »
« Un Dessin... »


***

« Ca y'est, j'ai réussi à convaincre mes parents ! On part à Al-Poll, à l'Académie de Merwyn ! Je suis toute excitée ! »
« Et tu as un peu peur aussi, ne le nie pas, je te rappelle que je le ressens ! Ah si seulement toute cette peur n'était pas décuplée chez moi. Mais peut-être qu'un jour j'arriverais à être « excitée » moi aussi. Ca doit être une sensation étrange... Mais j'y pense ! Comment on va faire si je prends le contrôle là bas ? Et le carnet ? Tu vas le prendre avec toi hein ? »
« Oui, oui, je le prends avec moi, mais je ne pourrait pas le porter toute la journée... Ne t'inquiète pas, j'ai un plan ! J'ai récupéré un petit carnet en collier dans lequel je marquerais les infos générale de la journée, les contextes etc. Comme ça, pas de problème pour toi, un coup d'oeil et tu sauras ce qu'il se passe. En plus grâce à une bague encrier et une plume boucle d'oreille, j'aurais tout le temps de quoi écrire sur moi ! Tu réussiras à gérer ? »
« Après cette dernière année à évité que mon comportement te gâche la vie tu doutes encore de moi ? Je suis terrifiée, mais je te promets sur ce que j'ai de plus cher que j'y arriverais, mon amie ! »



RPG

Citation :

Enfin, elle était arrivée... Le voyage avait été long, faire Al-Jeit/Al-Poll, ce n'était pas de tout repos. Surtout qu'ils avaient été attaqués par des brigands ou des bestioles peu recommandables. Mais Lyuuna restait joyeuse, elle était le plus excitée possible. L'aventure, la vraie, celle dont elle avait rêvé toute sa vie ! Et en plus, la jeune femme ne partait pas seule, elle avait une amie, quelqu'un qui était toujours là... Na.
C'était assez perturbant de savoir que quelqu'un d'autre était là, quelque part, dans un coin de sa tête. Mais la jeune demoiselle ne se laissait pas démonter. Elle avait décidé de trouver un moyen de donner une véritable vie à Na. Pour l'instant, elle essayait de la libérer par l'effet de sa propre volonté. Mais sans réel succès, à chaque fois elle apparaissait suite aux peurs, aux colères et autres sentiments.
Là où la dessinatrice admirait son amie, c'était sur son self-control... Au début, Na laissait libre cours à ses sensations, dorénavant elle arrivait à garder son calme et s'éclipser en douce pour laisser éclater la bombe à retardement qu'elle était.

Le périple s'était achevé sur une journée sans apparition, et Lyuuna avait la désagréable impression de faire du tord à son amie. Mais bref, maintenant, elles étaient face à l'Académie de Merwyn. Les portes en bois du grand hall étaient imposantes. La jeune fille avait de grands yeux curieux et regardait passer les élèves, tous en uniforme. Cela semblait si... Irréel.
Elle s'empressa de sortir son petit carnet-collier, décrocher sa plume et la tremper dans sa bague-encrier. Elle nota tout, l'arrivée, la splendeur de l'Académie. Elle voulait que Na n'en rate pas une miette. Enfin, elle finit ce qui était maintenant son train-train quotidien.
La jeune femme entra dans l'immense bâtiment, les yeux toujours grands ouverts. Elle aurait voulu se perdre dans les escaliers et les couloirs, mais elle avait rendez-vous avec l'Intendant Aziel. Et elle lui devait bien d'être à l'heure, car c'est grâce à lui que ses parents avaient accepté qu'elle séjourne à l'Académie. En effet, étant l'ancien Intendant de l'Académie d'Al-Jeit, cet homme avait une tel réputation qu'à la simple citation de son nom sa mère s'était écriée « Ainsi ton éducation se passera à Al-Poll ! ». Elle remercia mentalement une énième fois Aziel, puis s'en alla vers son bureau.
Elle nota rapidement son trajet dans les couloirs et se retrouva face à la porte de l'Intendant. Sentant son coeur s'emballer, elle se calma et frappa délicatement. Trois petits coups. Lorsqu'un « Entrez ! » retentit, la jeune demoiselle obéit. Pendant quelques secondes, elle resta en plan face à l'imposant homme qu'elle avait en face d'elle. Non pas qu'il était grand, mais l'aura de rigueur qui l'entourait, imposait à lui seul le respect. Aziel avait la classe et pas qu'un peu. Déglutissant et tentant au mieux de ne pas avoir peur, elle s'élança dans sa présentation.


-Bonjour... Je... Suis Lyuuna Sil'Celim. Heum...

Elle s'approcha du bureau et y posa des papiers, comportant son dossier, une copie de son analyse et quelques attestations signées par ses parents.

-Je... je viens étudier le dessin... On m'a dit que je pourrais devenir une Sentinelle.

L'impressionnant Intendant la toisait du regard, comme si elle passait sous un jugement divin.

-En...Enfin j'aimerais bien en devenir une... Si possible...

La jeune demoiselle resta debout, de peur que s'asseoir sur un siège lui fasse s'attirer les foudres du sorte de dieu vivant qui l'observait.

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MessageSujet: Re: Lyuuna Sil'Celim [Dessinatrice - Kaelem]   Lun 18 Mar 2013 - 22:22

[Validée, re-bienvenue =D ]

-Entrez !

L’ordre avait retenti, sec, et la porte s’entrebâilla, laissant apparaître son rendez-vous. Alors qu’elle se présentait, Aziel la jugea du regard, n’omettant aucun détail avec sa méticulosité habituelle : le dos et les épaules droites, les cheveux aussi bien coiffés et les vêtements aussi propres qu’ils se pouvaient de l’être suite à un voyage tel que celui que la jeune femme venait d’effectuer, la crainte dans sa voix, mais le ton et l’accent des nobles d’Al-Jeit. Lyuuna posa sur son bureau quelques paperasses que l’intendant décrypta avec intérêt, bien qu’il les ait déjà eut en sa possession.

-Veuillez faire cesser ce tremblement dans votre voix, merci !

Il n’avait ni haussé le ton, ni fait entendre la moindre once de colère. Il avait simplement ordonné cela comme on demande à son voisin de nous passer le sel.

-Evidemment, que c’est possible. Vous vous trouvez actuellement en passe d’être inscrite dans l’une des plus prestigieuses écoles de l’Empire, depuis que j’en suis l’intendant. Le reste ne dépendra que de vous et de votre travail, mademoiselle.

Il fit une pause, le temps qu’elle assimile ce qu’il entendait par là.

-Bien, reprenez ces papiers. Vous êtes à partir d’aujourd’hui élève à la maison Kaelem. Un uniforme vous attend dans votre dortoir que je vous prierais de bien vouloir rejoindre immédiatement au quatrième étage de l’aile principale, en face de la salle d’eau. Soyez présente dès demain à l’appel de six heures. Prenez aussi un exemplaire du code Merwynien qu’il vous faudra connaître sur le bout des doigts d’ici à la fin de la semaine. Je vous ferez parvenir un emploi du temps après l’appel, demain matin.

Voyant que la jeune femme ne cessait d’acquiescer, il termina :


-Puisque vous n’avez probablement aucune question, vous pouvez disposer.


 
Lyuuna Sil'Celim [Dessinatrice - Kaelem]
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