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 De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]

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Einar Soham

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MessageSujet: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeLun 4 Fév 2013 - 1:11

Tous les cours de la journée avaient été annulés pour proclamer la période de deuil. On voyait Aziel nulle part, et il n’avait même pas été présent pour l’appel à six heures, auquel Einar s’était, pour une fois, rendu scrupuleusement. Grand Siffleur était pas là non plus. A vrai dire, y’avait presque pas de professeurs. Et les élèves étaient super silencieux.
Tout le monde attendait qu’il se passe quelque chose. Tout le monde attendait qu’Aziel renvoie tout le monde, ou bien donne des coups de fouet à tous les élèves qui avaient participé au cours de combat nocturne et étaient présents lors du drame. Sauf que M’sieur Krysant était on ne savait où. Pt’êt à l’infirmerie.  Pt’êt en train d’écorcher Grand Siffleur vif dans les cachots, pt’êt en train de se faire taper dessus par l’Empereur disaient certains pour plaisanter.

Einar, lui, il trouvait pas ça drôle. Il se sentait responsable. Il se sentait complètement en faute. Il arrêtait pas de se demander si ça se serait passé si jamais il avait laissé les armes en place. Avec les armes émoussées, peut-être que les gens auraient pas eu besoin de se pousser mutuellement du haut des escaliers pour tuer les autres et obtenir leurs perles, peut-être qu’en fait c’était juste Hestia qui avait paniqué de pas avoir d’armes et qui était tombée toute seule.
Enfin dans tous les cas, il se demandait en permanence s’il aurait pu l’empêcher en ayant pas fait ce qu’il avait fait avec Halina et Astra. Elles d’ailleurs, elles étaient pas là non plus. Sans doute qu’elles étaient restées manger dans le dortoir des filles, ou dormir, parce qu’elles avaient été debout toute la nuit, ou juste parce qu’elles voulaient pas qu’on les voit en train de pleurer, enfin une raison de fille qu’il ne comprendrait pas et qu’il ne cherchait pas à comprendre.

Il était finalement retourné dans la salle commune avec quelques gateaux au cas où les filles se pointeraient, mais c’était pas le cas ; du coup, pour passer le temps, et parce qu’il avait pas envie, mais alors pas du tout le cœur à aller faire quoi que ce soit dehors, il se mit en tête qu’il pourrait, pour une fois, faire ses devoirs.
Ca lui tiendrait la tête occupée.

La grande table où il étala ses livres et ses parchemins était occupée partiellement par quelqu’un d’autre, mais ça le gênait pas ; la salle commune était à tout le monde. Enfin tout le monde de teylus, quoi. Tifen lui avait dit de trouver dix bonnes raisons pour lesquelles les arbres, c’était mieux que les gens, avec arguments à l’appui, dans le doute il lui rendrait à l’écrit histoire de pas oublier ses idées, même si elle avait pas précisé que c’était à l’écrit.

Et puis y’avait aussi  un devoir pour M’sieur Eternit qu’il avait jamais rendu, même si M’sieur Eternit, il était encore en train de se remettre de sa crise cardiaque et qu’il assurait pas non plus les cours, mais peut-être que ça lui ferait plaisir de voir qu’Einar avait juste oublié de le faire et qu’il lui rendrait quand même.

- .. Hé, dis, Ewall
, fit-il au bout d’un long moment studieux à essayer de comprendre de quoi traitait le paragraphe, euh, salut, juste, tu sais ça veut dire quoi le mot « prolégomène » ? J’suis dans le premier paragraphe, j’ai l’impression que c’est important mais j’sais pas ce que ça veut dire.

Pas de réponse.
Bizarre.
Einar releva finalement la tête.
Ce n’était pas Ewall qui était assis à la table, comme il l’avait cru du premier coup d’œil.

- Oh .. euh.. désolé, j’t’ai pris pour euh – enfin tu vois, ‘fin tu lui ressembles et j’croyais que – tu m’en veux pas trop ? ‘fin On se connait ? T’es de Teylus ? J’t’ai jamais vu ici ? Et tu sais ça veut dire quoi prolégomène du coup ? Et euh aussi.. Idio… idiosyn-cra..sie ? Truc ?



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Egisthe Kil'Zemall

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MessageSujet: Re: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeDim 10 Fév 2013 - 15:47

Ce matin-là, à l’appel de six heures les élèves affichaient des mines plus graves qu’ensommeillées. Egisthe avait appris que quelqu’un était mort. Une élève, d’après ce qu’il avait compris. Les informations étaient assez confuses, atrophiées par la langue de bois et la pudeur.

De plus, Egishte tout fraichement arrivé n’avait pas vraiment eu le temps de faire connaissance avec ses camarades, et encore moins de lier des amitiés avec ceux de sa maison qu’il ne faisait que croiser de temps à autres. Il avait toujours été assez solitaire, surtout par la force des choses. Comme il avait toujours reçu l’enseignement d’un précepteur, il n’avait jamais vraiment côtoyé d’enfants de son âge, à part ceux de sa famille, mais ce n’était pas pareil. Il avait donc l’habitude de s’occuper tout seul, et ne manifestait pas l’envie de s’intégrer dans la petite communauté des Teylus. Du coup, il n’avait pas accès aux rumeurs propagées par les élèves. En fait, il ne savait rien. Pas que ça le perturbait plus que ça, mais il sentait que c’était quand même relativement important.

Il avait promené ses yeux fatigués sur les autres, hésitant à engager la conversation, et puis il s’était dit que finalement il s’en fichait. Et puis, ce n'était pas le moment. Tôt le matin, la plupart des gens sont irritables ou stupides, et donc irritants. Les mains dans les poches, il était retourné se coucher. Une morte, pas de cours. C’était le deuil, qu’on avait dit. Perte de temps. Egisthe trouvait cela bien triste que quelqu’un soit mort, mais il ne voyait pas pourquoi il fallait tout bloquer pendant toute une journée où personne n’aurait le droit d’avoir l’air content, parce que la circonstance imposait une expression solennelle et chagrinée. Il avait bien vu que tout le monde ne faisait pas semblant, certains devaient vraiment être choqués, sans doute à cause de la perte, ou parce que cette mort les renvoyaient à leur propre mort. Un philosophe de l’est de l’Empire avait écrit sur la mort. La mort. Egisthe n’avait pas besoin qu’une fille perde la vie pour sentir sa propre mort planer sur son existence. Il la sentait tout le temps. Du coup, il n’était pas très ébranlé par les évènements de la nuit. Enfin, il était ébranlé, mais pas surpris.

Ceci dit, il n’arrivait pas à se rendormir. Il décida donc de descendre dans la salle commune histoire de s’avancer un peu dans son travail, tout en attrapant au passage quelques murmures sur les évènements qui agitaient l’académie. Il n’avait pas pris la peine de se coiffer, si ce n’était que pour trainer dans la salle commune toujours vide pour ses trois quarts, autant économiser ses efforts.

Il n’avait pas de devoirs en retard, il n’avait pas encore eu le temps d’en prendre. Il feuilletait donc ses livres de cours, au hasard, distrait. Il n’y avait personne, et Egisthe s’emmerdait franchement. Jusqu’au moment où un garçon entra dans la salle, chargé de nourriture, de livres et de parchemins qu’il dispersa sur la table, grignotant son espace vital. Egisthe leva les yeux quelques secondes, croisa son regard et fit un léger signe de tête pour la politesse. Un gars un peu plus jeune que lui qu’il avait déjà vu dans la salle commune, accompagné de filles. Dommage que celles-ci ne soient pas avec lui, des filles c’est l’idéal quand on veut entendre des ragots. Un peu déçu, Egisthe se replongea dans sa lecture, une main fichée dans ses cheveux clairs pour soutenir sa tête lasse, la moitié du corps affalée sur la table.

Alors qu’il relisait pour la cinquième fois une longue phrase barbante sur une technique militaire compliquée, son camarade parla… tout seul. Enfin, il posa une question à quelqu’un, mais pas à Egisthe. Et comme il n’y avait personne d’autre que lui dans la pièce, le jeune homme en déduit que soit le garçon était vraiment perturbé par la morte, soit c’était à lui qu’il s’adressait tout en le prenant pour un autre. Haussant un sourcil amusé, il le regarda sans rien dire, attendant qu’il se rende compte de sa méprise. Il s’excusa, tout confus. Egisthe se redressa un peu en se demandant qui était cet Ewall qui lui ressemblait.

Le pauvre garçon ne semblait pas bien futé. En même temps, il fallait être un prof un peu sadique pour donner un texte qui mêlait prolégomènes et idiosyncrasie. Prêt à faire sa bonne action de la journée, Egisthe commença d’un ton neutre :


« Des prolégomènes c’est une sorte d’introduction qui met en place tout c’que tu dois savoir sur un sujet avant d’aborder le sujet en lui-même. Etymologiquement, c’est ce qui précède ce qui est dit. Et l’idiosyncrasie, c’est la manière dont quelqu’un réagit par rapport à son environnement, ça insiste sur la particularité de cette réaction en général. En gros c’est le caractère finalement. Mais dans l’contexte ça peut aussi être de la linguistique. »

Egisthe avait essayé d’être clair. Le pauvre garçon semblait souffrir sur son texte, les sourcils froncés sur ses jolis yeux.

« T’as l’air de pas t’en sortir. Si c’est pas indiscret, de quoi parle le texte que tu lis ? Au fait, bien sûr que je suis à Teylus, sinon je n’s’rai pas là. J’viens d’arriver, j’m’appelle Egsithe. Et toi ? »

Tant qu’à faire, autant profiter que le garçon lui mange dans la main pour dériver lentement sur ce qui se tramait dans l’académie. Bon, il ne paraissait pas très vif d’esprit, mais ça ferait l’affaire pour satisfaire sa curiosité indolente.



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Einar Soham

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MessageSujet: Re: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeLun 11 Fév 2013 - 21:19

E-ty-mo-loji-caïman…
Ouais, ça y comprenait pas non plus. Faudrait qu’il demande ensuite ce que ça voulait dire, l’histoire du caïman, et pourquoi il lui en parlait subitement. Mais ça serait aussi passer vraiment pour le plouc qu’il était, et il en avait pas spécialement envie devant un nouveau qu’il ne connaissait pas. Bon, ok, introduction. Ca paraissait logique, il était au début du texte. Et si ça parlait d’introduire et de dire des trucs sur ce qui précède ce qu’on va dire, ça semblait logique que ça se trouve ici. Bon, ok, ça, casé. Pas comme s’il allait le réutiliser un jour de toute manière. Et puis il était vraiment pas assez concentré pour ça, et pas du tout dans le mood pour s’y intéresser plus que ça.
Par contre, idiosyncrasie, la première fois, il avait pas compris.
Ok, le caractère.
Pourquoi les gens pouvaient pas utiliser caractère ?

Enfin, de toute manière. Ca l’avançait pas de beaucoup dans la phrase, parce qu’il comprenait pas la syntaxe de la phrase de base. Et ça le laissait profondément perplexe. Il avait juste pas envie de continuer. Ca lui semblait super futile après… ben après cette nuit quoi.
Avec un grognement, il posa le bouquin un peu violemment sur la table et le referma tout aussi nerveusement.

- J’sais pas, c’est un bouquin sur.. –
il jeta un œil à la couverture- « la noblesse alavirienne depuis le Verrou : la reconstruction d’une caste». Y’a un devoir que j’devais rendre sur une des grandes familles y’a genre un mois, et du coup M’sieur Eternit m’a conseillé ce livre-là, mais.. ‘fin ouais, pas une bonne idée.

Il posa la tête sur ses bras et jeta un œil à son interlocuteur pour la première fois. C’est vrai qu’il l’avait vraiment jamais vu.

- Ah bah ouais, pas con, c’est vrai, tu serais pas dans le dortoir si t’étais pas dans la maison… Enfin quoique, c’est pas la première fois que des gens s’infiltrent, on l’fait souvent, mais c’est rare pour les nouveaux en tout cas.

Il joua avec son crayon de bois à tracer des zigzag sur un bout de parchemin de brouillon.

- J’m’appelle Einar. … Soham, Soham tout court. Sans particules ni rien. Apprenti guerrier et apprenti chantelame, et apprenti plein de trucs un peu secrets, mais bon, apprenti guerrier là c’est un peu mal parti. ‘Fin t’sais notre Primat y va avoir des ennuis et tout, du coup j’sais pas trop.


Il considéra son voisin. S’il était là si frais dans la salle commune avec son uniforme, c’est qu’il était au moins la depuis la veille.

- Tu vas faire quoi ? Parce que si t’es un dessineux ça ira, mais si t’es aussi un apprenti guerrier, j’sais pas du tout comment ça va se passer dans les prochains jours, pt’êt qu’on saura au diner de ce soir si m’sieur Krysant a pris une décision… Et tu viens d’où ? Tu m’racontes comment c’est, ta ville ?

Il aimait toujours bien qu’on lui raconte les villes, c’est comme quand M’sieur le Prince l’avait invité au restaurant et décrit le Al-jeit des nobles. Il pourrait peut-être le recaser dans son devoir, mais le truc c’est qu’il parlait pas des Vil’ Ryval son devoir… le bouquin un peu, note. Il trouverait.



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MessageSujet: Re: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeVen 15 Fév 2013 - 12:42

« La noblesse alavirienne depuis le Verrou : la constitution d’une caste ». Egisthe haussa un sourcil dubitatif et blasé. Les cours poussiéreux de son précepteur ressurgissaient mollement quelque part, dans une zone occultée de sa tête. Il en avait mangé de l’histoire des nobliaux, sans parler de son père qui ne manquait jamais d’en rajouter, surtout sur leur propre famille, déformant l’Histoire avec un gros H moche à son avantage. Déjà que l’histoire était barbante en général, mais alors l’histoire des élites, il s’en cognait. Ceci dit, il avait quand même quelques restes, pour sauver les meubles. Il pourrait peut-être lui donner quelques indications, en fonction de la portée qu’il devait étudier, mais Egisthe ne pousserait pas non plus l’altruisme désintéressé jusqu’à lui faire les trois quarts son devoir, qui ne semblait pas très important puisqu’il avait un mois de retard. Les professeurs étaient laxistes dans cette académie, c’était bien dommage.

- Je comprends que tu aies eu envie de faire trainer la chose. A mon avis, tu peux remettre ce livre où il était, ton professeur a dû abandonner l’espoir de voir ton travail un jour, déclara-t-il avec un léger sourire.

Les jeunes, ces flemmards. Avec une telle attitude on finit par avoir autant de vocabulaire qu’un palefrenier. Egisthe ne fut pas surpris d’apprendre que son interlocuteur faisait partie du bas peuple. Finalement, à part les domestiques, il n’avait côtoyé que très peu de gens de cette sorte, ce garçon, Einar, gagnait donc un certain intérêt sociologique. Il se tenait mal, affalé sur ses bras, mais lui-même s’était à moitié couché sur la table quelques minutes plus tôt. Ses traits n’étaient pas particulièrement grossiers, ils étaient même assez agréables, rehaussés par une bonhomie un peu paysanne. Egisthe garda ses remarques pour lui, surtout que le garçon semblait préoccupé. Bon, ce n’était pas la journée de la joie de vivre, visiblement, mais il paraissait particulièrement abattu. Fatigué surtout.

En plus il était apprenti guerrier, et en cela il était forcément plus avancé que lui. C’était bien de rencontrer des gens qui n’étaient pas dessinateurs, il en avait marre des dessinateurs. Il pourrait le renseigner sur comment se déroulait un peu la formation, peut-être. En tout cas, il semblait savoir deux trois choses à propos des évènements récents, et cela concernait plus particulièrement les apprentis guerriers et leur primat. Intéressant.


- Je suis tout récemment arrivé, et je suis apprenti guerrier, aussi. Dis-moi, t’as l’air au fait de ce qu’il s’est passé cette nuit. Je ne sais que ce qu’ils ont dit ce matin, et encore je dois t’avouer que je n’étais pas très attentif. Apparemment il y a eu un accident pendant le cours de monsieur Locktar Hil' Guidjek, t’en sais un peu plus ? Tu dis qu’il va y avoir des problèmes ? Pourquoi ?

Egisthe aurait bien voulu s’arrêter là, mais le petit prolétaire lui avait posé une autre question. Si ce n’était que de lui dire d’où il venait, le jeune homme aurait volontiers répondu, mais il fallait en plus qu’il décrive Al-Poll. Comment décrire cette ville ? Il n’aimait pas s’épancher en contemplations lyriques. Surtout qu'il n'y avait pas de contemplations lyriques à faire sur cette ville. Machinalement, il attrapa le fameux livre sur les castes et joua avec du bout des doigts. Après une légère grimace, il se jeta à l’eau d’une voix qui manifestait clairement son ennui.

- Sinon, hum, j’viens pas de bien loin, j’habitais dans le centre d’Al-Poll en fait. Je suppose que tu as certainement déjà dû y aller. Tu sais, c’est une vieille ville, avec de la vieille pierre, des vieilles personnes.

C'était un peu vague, pas tout à fait exact, mais bon. Egisthe repoussa le livre et soupira.

- Je crois qu’on peut dire qu’il y a de beaux spécimens d’architecture, la ville est propre aussi. Mais personnellement je trouve qu’elle grouille trop de monde, cela n’a rien à voir avec Al-Jeit bien sûr, mais elle prend de plus en plus d’ampleur et les pau… enfin, les gens de petite condition, sont tout le temps dans la rue à faire du bruit et s’entre-bousculer. Sans parler des voleurs, des trafiquants, des marchombres qui pullulent de plus en plus. C’est un peu étouffant. Je préfère m’éloigner un peu, sur le flanc des montagnes, l’air est plus respirable.

Cela ne faisait pas vraiment rêver, la ville. C’était là où tout le monde se mélangeait, et Egisthe n’aimait pas être mélangé. Même les beaux quartiers commençaient à être fréquentés par toutes sortes d’individus. Et puis de toute façon, la plupart des aristocrates étaient, eux aussi, infects, corrompus par la ville. Le monde était décadent, et Egisthe n’avait aucune envie de le suivre dans les bas-fonds ni dans les salons oisifs d’Al-Poll. C'était pour les fuir qu'il était entré à l'Académie.







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Soren Til' Alavir

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MessageSujet: Re: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeDim 17 Fév 2013 - 20:07

Il avait fallu descendre des escaliers de pierre et s’enfoncer sous terre. Les boules de lumière, Dessinées, s’allumaient sur son passage, et il était resté un certain temps à en observer une, se demandant si ce Dessin avait la signature de Merwyn lui-même, s’il était éternel, et comment il avait pu choisir de faire disparaître et apparaître la flamme en fonction du mouvement… Remarquable, en tout cas. L’infinité des Spires le laisserait toujours aussi dérouté et… passionné. Enfin – c’était étrange, une salle commune aux sous-sols. Il devrait s’habiter, lui qui aimait se réveiller à la lumière du soleil et ne fermait jamais ses rideaux.

Une fois qu’il la trouva, Soren poussa la porte de la salle commune, essayant de se faire discret ; il était encore tôt, et il ne voulait pas, en venant s’installer, déranger ceux qui, peut-être, avaient le « privilège » de faire la grasse matinée. Donner une mauvaise impression à ses futurs camarades dès son arrivée n’était pas dans ses projets. Des voix lui parvenaient déjà, et il tendit l’oreille, en refermant la porte derrière lui. Professeur… abandonner tout espoir de voir ton travail un jour… récemment arrivé, accident, une vieille ville, avec de la vieille pierre, des vieilles personnes.

Il y avait, dans la voix de celui qui parlait, une telle raillerie, tellement d’ironie et de lassitude… Comme s’il n’aimait rien et qu’il méprisait tout. Sa ville, ses voisins, …et même son interlocuteur. Soren se sentait vaguement mal à l’aise, mais enfin – ça ne le regardait pas, et il n’y avait pas de raison qu’il ne soit pas plus motivé et positif sur d’autres sujets. Il avait l’air d’aimer les balades à l’air libre, et Soren sourit ; peut-être iraient-ils visiter les alentours ensemble, à l’occasion. Il avança vers eux ; une tête blonde et une tête brune entrèrent bientôt dans son champ de vision.

- Bonjour, j’espère que vous me pardonnerez l’intrusion… Je m’appelle Soren Til’ Alavir, je viens tout juste d’arriver.

Il tendit d’abord sa main à serrer au blond, celui qu’il avait entendu parler, avant de la tendre au second jeune homme, en continuant à s’adresser aux deux.

- Si, un jour, vous voulez visiter une ville plus tranquille, je vous conseille Al Chen – peut-être pas sur les quais, où l’activité bat toujours son plein, mais la plupart des quartiers sont calmes et il y a de très belles promenades à faire autour du lac.

Soren retira son sac de sur son épaule, sans encore le poser.

- Cela vous dérangerait-il que je me joigne à vous ? J’avoue que je serai tout aussi reconnaissant de pouvoir apprendre ce qu’il se passe dans cette Académie, pour pouvoir prendre mes marques… Elle est assez spéciale, non ? Créée par Merwyn Ril’ Avalon lui-même, et ouverte à tous, qu’ils soient Dessinateurs ou non, et quel que soit leur nom…

Petit regard interrogateur vers l’un et l’autre, pour jauger leur réaction. S’ils étaient là, a priori, c’est que le principe les enchantait autant que lui, mais les propos de celui qui lui semblait noble le lui faisaient remettre en question. Son sac toujours à la main, comme une question attendant une réponse, il laissa son regard dériver vers le livre que tenait le blond entre les mains – déchiffra le titre. Son regard s’alluma sans qu’il ne s’en rende compte.

Il avait tellement hâte de se jeter dans tous ces manuscrits que devaient contenir cette Académie ; et il était persuadé que celui-ci regorgeait de légendes intéressantes sur tout un tas de familles qui devaient avoir aidé Merwyn, sur tous les noms qu’il avait appris dès son plus jeune âge ; et s’il pouvait mettre des figures sur la plupart des familles Dessinatrices, la caste remerciée pour son aide à la création de l’Empire, il ne connaissait pas toujours leur histoire ou leur passé. Certaines familles se gardaient bien de divulguer ce genre d’informations – pendant que d’autres passaient leur temps à réciter les hauts faits de leurs ancêtres, fiers comme des paons. Il se demanda, un bref instant, si les Til’ Alavir avaient l’honneur de quelques lignes dans ce bel ouvrage – puis releva les yeux vers les deux autres, et leurs sourit paisiblement.


Einar Soham

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MessageSujet: Re: De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé]   De prosopopées anthropopithèques en échauguettes calamistrées [Inachevé] Icon_minitimeMar 19 Fév 2013 - 20:06

Un peu décontenancé, Einar serra la main du nouveau venu. Il était tellement distingué, poli, avec le ton léger et les manières gracieuses, l’autre, qu’Einar se sentait particulièrement rustaud en se soulevant du fauteuil où il était assis en tailleur pour lui dire bonjour.
Y v’nait d’Al-Chen, y disait. Einar avait jamais été à Al-Chen, mais de tout ce que M’sieur Eternit en avait toujours dit, quand Einar écoutait, ça ressemblait à peu près à ce que Soren venait de dire, donc il devait pas mentir. Et puis quelle raison aurait un nouvel élève de mentir sur ses origines ?
… Ouais, non, finalement, il pouvait penser à des dizaines de raisons pour lesquelles on voudrait cacher ses origines, lui le premier. Parce que là, il se trouvait concrètement avec deux nouveaux gens qui venaient de familles nobles, ou tout du moins de familles aisées qui avaient de quoi s’acheter une particule. Et même s’il avait pas de problèmes particuliers avec les nobles, lui, à l’Académie, les nouveaux pouvaient sûrement avoir des problèmes avec des roturiers comme lui, s’ils étaient pas au courant qu’ici, c’était pas comme dans le reste de l’Empire, et qu’on n’était pas qu’entre nobles.

Enfin, non, le Soren, il avait plutôt l’air d’être pour la mixité…

- Ouais, c’est vraiment super spécial, ici, c’est ouvert pour tous, sinon on s’rait plein à pas pouvoir y rester… ‘Fin, j’crois que vous, vous pourriez, mais moi en tout cas j’serais jeté dehors au bout de deux heures si on devait tout payer.

Et encore, deux heures ça serait si Papa et Maman lui donnaient leurs économies pour payer pour le sabre qu’il avait à la hanche, et qu’il revendait tous ses frères pour payer pour le fourreau.
Soren s’installa à une chaise près d’eux, et Einar rangea discrètement tous ses parchemins, débuts de brouillon, devoirs et morceaux de papier, histoire qu’on puisse pas voir qu’il galérait trop ou qu’il faisait des fautes d’orthographe.

- Du coup… t’es nouveau aussi, si j’ai bien compris ? Ben du coup j’allais expliquer un peu ce qui c’était passé cette nuit à Egisthe, comme ça tu peux écouter aussi, vu que t’étais pas là.


Il se renfrogna un peu, mais bon, on lui avait demandé de raconter, et puis il valait mieux qu’ils soient au courant tout de suite histoire de pas croire aux vils mensonges du Krysanthème.

- En fait ben vous avez du l’voir mais.. y’a l’Intendant, M’sieur Krysant, il est pas là depuis très longtemps, et y’a beaucoup de gens qui l’aiment pas, parce que notre ancien Intendant il était vraiment cool. Et du coup, ben, Grand Siffleur…’Fin M’sieur Guidjek, le maître d’armes, mais on l’appelle tous Grand Siffleur, et ‘fin bref. Du coup, il a organisé un cours de combat clandestin cette nuit sans l’autorisation de M’sieur Krysant, j’y étais et tout.

Il choisit de taire ses propres impressions dessus, parce qu’il avait de très mauvais souvenirs personnels qu’il avait de cette soirée, et pis ils avaient pas à savoir déjà tous ces défauts à lui.

- et ‘fin bref du coup, ben y’a eu un accident pendant la nuit, j’sais pas trop trop ce qui s’est passé, et … Hestia.. ben…

Il avait la gorge un peu nouée en en parlant, il avait justement choisi la technique de l’autruche pour éviter de trop avoir à souffrir , la plaie était encore super vive et c’est pour ça qu’il s’était plongé dans un bouquin chiant, histoire de s’occuper la tête.
Mais il essaya de rester digne quand même.

- Du coup, on sait pas trop c’qui se passe, mais tous les cours d’aujourd’hui y z’ont été annulés, m’sieur Krysant et M’sieur Guidjek ils doivent être occupés à.. ben vous savez, contacter sa famille et tout. ‘Parait que M’sieur Guidjek va être renvoyé, j’ai entendu des gens le dire au petit dèj’.

Les deux autres s’échangèrent un vieux regard, et Einar paniqua un peu.

- Mais faut pas qu’ça vous fasse peur hein ! ‘Fin j’veux dire, on a eu plein de trucs pires à l’Aca mais c’est quand même sécurisé, et puis ‘fin m’sieur Krysant il a quand même l’air de savoir ce qu’il fait, et puis le Chaos va plus réattaquer, maintenant, normalement…



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