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 Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]

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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 14 Oct 2012 - 22:50

Des voix s'élevaient de la grande salle, fortes, sans interruptions. Les élèves dans les classes étudiaient sagement face à leurs professeurs, ils respectaient plus ou moins bien les nouvelles règles érigées par le nouvel Intendant, qui soit dit en passant n'était pas porté dans le coeur de tous.
Marchombre, Ichel ne participait pas à beaucoup de cours en rapport avec l'Académie. Elle n'appartenait pas à ces murs, elle y habitait seulement. Et ce n'était pas un pauvre homme en rouge qui allait lui dicter ce qu'elle devait faire. Le seul qui avait le droit de lui donner des ordres jouait de la flûte perché dans des arbres. Elle n'écoutait personne. Elle allait où elle voulait. Electron libre.

Elle passait donc dans le coin lorsqu'elle entendit des voix provenant de la grande salle. Elle n'avait pas le droit de se trouver là, elle devait être en cours. Sauf qu'elle ne respectait jamais les règles. Elle s'approcha discrètement et surpris Sir Krysant et Eternit en pleine conversation. Ce dernier semblait passionné par ses paroles alors que l'autre paraissait vouloir s'en aller au plus vite. Sans doute afin de surveiller sa nouvelle charge. L'Académie.
Ils paraissaient bien occupés...
Depuis que le nouvel Intendant avait dicté ses règles, elle ne l'aimait pas. Dirons-nous plutôt que depuis qu'il était sorti de l'ombre, elle avait des doutes sur lui. Pourquoi l'Intendant Hil'Jildwin les aurait quitté ainsi, sans une cérémonie à l'égal de sa grandeur ? Non, ce n'était décidément pas une retraite digne de lui. Il se passait quelque chose, le changement s'imprégnait dans l'air.
Et puis il fallait avouer qu'elle répugnait l'idée de ne plus pouvoir prendre son luth avec elle ou même pire, son Oeil-de-Tigre. Rien qui pouvait montrer une différence. Pour qui les prenait-il ? Des moutons bien sages qui allaient respecter ses règles complètement idiotes ? Des règles, d'accord. Mais celles-ci dépassaient la raison. Porter un uniforme ne la gênait pas plus que cela même si elle préférait de loin ses vêtements de cuir, mais de là à interdire aux élèves toutes les joies de la vie ! Ils ne pouvaient plus se déplacer comme ils le désiraient, plus s'éloigner ne serait-ce qu'un peu de l'Académie sans l'accord du nouvel Intendant, ils étaient tout simplement et durement consignés entre les murs de l'établissement.
La jeune femme aimait sa liberté et ne laisserait jamais personne lui dicter ses faits et gestes. Surtout pas un homme avec une telle aura. Malsaine.

Elle n'écoutait que d'une seule oreille les propos des deux hommes, car une idée venait de lui traverser l'esprit. Il fallait qu'elle en ait le coeur net, elle devait savoir s'il n'y avait pas quelque chose derrière l'apparition de cet homme tout vêtu de rouge et la disparition de leur Intendant inégalable. Et le moment propice était enfin arrivé.
Ils parlaient là tous deux et connaissant le professeur des légendes, cela risquait de durer un bon moment. Sir Krysant n'allait pas retourner dans ses appartement de sitôt. Elle avait tout son temps.

Se ruant en toute discrétion dans les escaliers, elle se faufila de couloir en couloir dans l'espérance de ne croiser personne. Ou dans tous les cas, de ne pas croiser un professeur. Car elle n'allait pas seulement enfreindre l'intimité de l'homme, elle était déjà en train d'enfreindre deux règles en un seul coup. Eh bien oui, elle n'allait pas changer ses habitudes sous prétexte que monsieur voulait faire de cette Académie un camps militaire !
Non seulement elle ne portait pas l'uniforme des kaelems, mais en plus Oeil-de-Tigre se tenait à ses côtés, en silence. Il filait droit vers les appartements de l'Intendant aux côtés de sa maîtresse.
Elle n'avait pas peur des sentences qu'elle pouvait subir. Elle préférait sans doute celles de l'Intendant à celles que pouvait lui infliger son maître. Et de loin.

Son souffle était serein, elle n'avait croisé personne. La grande porte de bois s'élevait devant elle et, après s'être assurée d'être seule dans les couloirs, elle tenta de l'ouvrir. Rien ne bougea. Fermé. Il fallait s'en douter, les résidents laissaient rarement leurs appartements ouverts à tous. Heureusement pour elle, elle avait plus d'un tour dans son sac. Son aigle sur son épaule, elle s'approcha de la serrure, une épingle à la main. Bah oui, les armes personnelles étaient à présent interdites, il fallait bien trouver des solutions pour forcer les portes ! Et sans sa dague, elle improvisait. Et puis il fallait qu'elle fasse cela discrètement si elle ne voulait pas que son intrusion retombe sur toute l'Académie. Elle entreprit donc d'insérer son épingle dans la serrure. Plusieurs clics et clacs plus tard, la porte céda enfin. Un sourire apparut sur son visage, elle avait vaincu les appartements de Ril'Krysant !

Elle s'apprêtait à entrer lorsque des pas résonnèrent dans les couloirs et elle n'eut le temps ni de tendre l'oreille afin de deviner à qui ils appartenaient ni de se faufiler en douce dans les appartements, qu'une silhouette se présenta à elle. Nez à nez, elle paraissait fine devant le nouveau venu. Enfin, la nouvelle venue. Une aequor, blonde et très grande. Ichel devait même un peu pencher la tête afin de la regarder dans les yeux. Bon, que très légèrement à vrai dire.
Que faisait-elle là, elle devrait être en cours ! Pas ici à surprendre la marchombre devant la porte de l'Intendant ! En plus elle ne semblait pas savoir tenir sa langue, puis surtout ne pas aimé faire ce genre de fraudes, si l'on pouvait dire.
Ichel s'apprêtait à la laisser passer alors que d'autres pas résonnèrent au loin. Encore. A présent, elle n'avait pas le droit à l'hésitation et sans plus réfléchir, elle entraîna l'aequor avec elle dans les appartements. Elle referma doucement la porte derrière elles et enjoignit à la jeune fille d'un signe de la main de ne pas dire un seul mot.
La kaelem se tourna vers la serrure et se pencha afin de voir qui pouvait bien passer par là. Une longue robe violette passa en coup de vent devant la pièce. Des talons et une robe. Ce ne pouvait que être la primat des Kaelems.
Elle s'arrêta soudain et le coeur d'Ichel fit de même.


***

Myra en avait plus qu'assez des accidents en classe. Ne pouvaient-ils pas faire attention lors d'un exercice, c'était trop leur demander ? En plus de cela, elle n'avait même pas vu qui avait lancé cette pierre sur le pauvre Fysne, elle était bien trop occupée à expliquer quelque chose à un autre élève. Et puis ensuite, elle eut la merveilleuse idée d'envoyer Gwëll chercher l'infirmière. N'importe quoi, elle aurait dû y aller elle-même, ça n'aurait pas pris autant de temps. D'ailleurs, où était Gwëll ? S'était-elle perdue dans les couloirs ? Elle avait donc laissé ses élèves aux bons soins de Ciléa afin d'aller la retrouver. Il ne fallait tout de même pas qu'elle en perde une en plus d'avoir un blessé.
Elle passa devant les appartements de Aziel Ril'Krysant sans y prêter une attention particulière. Sauf que quelque chose semblait clocher. Une atmosphère qui se voulait discrète, un sentiment qu'une chose n'était pas habituelle. Elle s'arrêta quelques instants, se tourna vers la grande porte en bois, un sourcil froncé.
Tant pis. Ce qui se trouvait là dedans ne regardait que son propriétaire. Elle ne s'en préoccupait pas et n'en avait que faire.
Il fallait qu'elle retrouve Gwëll avant que l'aequor ne se perde définitivement dans les couloirs.


***

Les pas résonnèrent enfin dans le couloir, s'éloignant de la grande porte en bois. Ichel ouvrit délicatement la porte et passa la tête par l’entrebâillement. Plus personne à l'horizon. Ouf. Ichel se retourna, Oeil-de-Tigre sur son épaule, et se retrouva nez à nez avec la grande aequor qui la regardait interloquée. Crotte, elle était toujours là elle. Comment allait-elle lui expliquer ce qu'elle faisait là ? Oh, et puis zut. Ca fera deux mains de plus. Elle murmura.

- Bon, maintenant que t'es là, tu vas m'aider.

Elle ne paraissait pas comprendre ce que la kaelem voulait faire, alors elle précisa.

- Ne me dis pas que Ril'Krysant te fait bonne impression ?... Ben j'voulais simplement savoir s'il cachait pas des choses quelconques dans ses appartements. Il a pas l'air net...

Elle n'attendit même pas la réponse de la blonde et elle se lança dans les recherches. Elle l'aidait si elle le voulait, elle partait si elle n'en avait pas envie. Ichel, elle, dans tous les cas, elle chercherait dans chaque tiroir, étagères et placards. En remettant bien tout à sa place, bien sûr.


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Ven 2 Nov 2012 - 23:56

Le rythme durcissait.
Depuis que le nouvel intendant était arrivé et qu'il avait remis au goût du jour le code Merwynien, Gwëll sentait ses forces décliner. D'une part, parce que cela exigeait qu'elle se lève beaucoup plus tôt que ce dont elle avait l'habitude et puis aussi parce qu'elle ne pouvait plus impunément se permettre de rêver en cours.
Nulle part, d'ailleurs, tout ce qu'ils faisaient finissait par être chronométré quasi à la seconde près et tout dépassement du temps était sévèrement puni.
Elle n'était plus que l'ombre d'elle même.

Une rafale de vent la fit chanceler alors qu'elle glissait dans une flaque d'eau formée à ses pieds. L'élève en face ricana méchamment. Elle avait perdu. Encore. Comme à chaque fois depuis le début de l'heure.

Alors, tu rouilles ? Dis, donc, on va pouvoir t'envoyer au coin du feu à Al-Chen, toi !

Gwëll eut une moue ennuyée. Elle n'aimait pas vraiment subir ainsi. Et cela lui arrivait de plus en plus, désormais. À tous les cours de dessin, même. La fatigue pesait tellement lourd sur ses épaules que tout ce qui lui demandait le moindre effort la mettait à mal.
Et en plus, elle n'arrivait plus à manger.

Dans la salle, il y eut un cri. Cri de douleur.
Fysne se tenait la tête, la larme à l'oeil. La professeur eut un regard énervé pour l'ensemble des élèves qui lui faisaient face. Et la désigna du doigt. Gwëll se leva, grimaçant à cause du choc que son bassin avait subi et de tous les bleus que cela avait bien du entraîner, et se dirigea vers la porte.
Elle avait bien compris le message. De toutes façons, c'était toujours elle que les profs envoyaient quand il fallait aller chercher un rêveur. Sûrement parce qu'elle devait être la seule qu'ils étaient sûr d'envoyer vraiment à l'infirmerie. Ou alors parce qu'ils savaient qu'elle n'était pas du genre à essayer de se faire la malle.
Enfin, bref, quoi.

Elle avait descendu les marches de la vigie les unes après les autres, doucement, pour ne pas s'emmêler les pinceaux et puis des escaliers, et elle avait tourné à droite, et suivi plusieurs couloirs. En fait, elle avait tourné un peu tôt, mais le couloir du troisième étage était devenu passage obligatoire depuis la fameuse soirée de remise de la coupe. Étage des appartement de l'intendant, où tous les élèves se devaient de passer pour être sûrs de ne pas tomber sur l'intendant en question.

Sauf que là, il y avait une silhouette, dans le couloir.
Une silhouette en rouge, en plus.
Le cœur de Gwëll cogna fort, dans sa poitrine. Elle n'avait certainement pas le droit de se promener seule pendant un cours dans les couloirs. Et en plus, elle ferait certainement punir son professeur qui avait pas non plus le droit de l'envoyer se promener seule, dans les couloirs, et pendant ses cours. Double arg.

Mais l'intendant était une femme, jeune et en plus pas ridée et elle fit une grimace en la voyant. Elle n'était appréciée nulle part, apparemment.
Mais, alors qu'elle s'apprêtait à repartir gentiment, l'autre, brusque dans ses gestes tira un grand coup sur son bras en ouvrant en grand la porte la plus proche. Et elle l'attira à l'intérieur, lui faisant signe de se taire. La rouge colla ensuite son œil à la serrure et son oreille au battant.
Et les deux cœurs se serrèrent quand des talons claquèrent sur les dalles. Et encore plus quand ils arrêtèrent de claquer, un instant.

Et puis tout repris. Les talons, les battements.
La Kaelem se retourna et elles tombèrent nez-à-nez. Ce visage, ces traits, Gwëll les avait déjà croisés. Mais elle ne se souvenait plus de l'endroit, elle ne se souvenait plus du moment. Juste de la sensation.
Une mauvaise expérience.


T'aider ? Mais à faire quoi ?

L'intendant. Pas net. Là dessus, elle suivait pas. Parce qu'autant, elle ne l'aimait pas, autant elle ne pouvait pas penser qu'il pouvait être malhonnête. Parce qu'il représentait l'autorité, parce qu'il lui rappelait ses parents, et parce qu'elle ne pouvait que plier sans rien dire.
Gwëll répugnait un peu, il fallait dire, à faire comme la fille à l'aigle, à s'immiscer ainsi dans la vie privée de l'intendant. Même si elle devait avouer qu'elle ne le portait pas dans son cœur.
Mais là, elle se retrouvait bien embêtée. Parce qu'elle comprenait tout à fait pourquoi l'autre faisait ça, mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait pas approuver. C'était pas dans sa nature.


Pourquoi tu fais ça ? C'est pas correct... T'imagines, si il cachait un secret ? Nan, on peut pas faire ça...

Mais apparemment, ça avait pas l'air de trop gêner la jeune fille qui avait repris ses recherches de plus belle. Dégoûtée de ce qu'elle allait faire, par avance, elle plongea les mains dans les papiers sérieusement rangés dans un des tiroirs et sortit un dossier bien épais 'Rapport Al Jeit' qu'elle ouvrit en grand sur le bureau, tout en s'asseyant sur le grand fauteuil de cuir tanné.
Bon, bon, restait plus qu'à prier pour que l'intendant ne choisisse pas de rentrer dans ses appartements à cet instant précis.

Et pour que les pas qui se faisaient entendre ne soient pas ceux d'une personne déterminée à entrer.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Mer 14 Nov 2012 - 17:21

Victoire!!!! Il avait finit de classer les archives!!!!!!

Quand il avait placé le dernier dossier au bon endroit, il avait entreprit une danse de la victoire. Il était tout seul dans sa pièce donc aucune rumeur n'allait courir le raconter dans toute l'académie. A moins que Rodrigue, le rat des archives que Shaokys avait nommé, ne se soit enfuit devant sa danse justement pour prévenir tout le monde. Non, Rodrigue était devenu un pote, il cafterait pas.

Au départ, Shaokys avait repoussé le rat à chaque fois qu'il le voyait. Puis, petit à petit, il s'était fait à l'idée de le voir. Il avait finit par lui donner un nom et Rodrigue était devenu son compagnon de galère.

Mais une première galère était finie. Les archives étaient rangées. Finit la poussière et les dossiers. Maintenant, c'était buanderie et uniforme.

Ce jour-là, il était monté au bureau d'Aziel pour lui faire part d'un mystère. En effet, depuis qu'il était en charge du rangement d'uniforme, les tailles ne correspondaient pas. Comme si les élèves ne portaient pas les même tailles de pantalon et de veste, c'était complètement idiot. Du coup, il voulait en parler à l'intendant.

Quand il arriva dans le couloir, il eut juste le temps de voir un uniforme rouge et un bleu disparaitre dans le bureau de l'intendant. Pas calmement, mais superbe rapide. Comme quand il faut se cacher. Se cacher dans le bureau d'Aziel? C'était idiot!! A moins qu'il ne soit pas là. Oui, c'était sûrement ça.

Et là, il eut une idée machiavélique.

- Bonjour, Miss Ril'Otrin.

La Primat des Kaelems qu'il venait de croiser lui répondit et elle s'éclipsa.

Shaokys s'approcha alors de la porte de l'intendant et il appuya sur la poignée, l’entrebâillant seulement. Il imita alors la voix de l'intendant.

- Wojam, vous me ferez le plaisir de surveiller cette porte, je ne veux pas être dérangé jusqu'à nouvel ordre.

Wojam, c'était le nom de l'un des gardes de l'intendant. Le gros bras qui le suivait toujours comme un chien.

Shaokys espérait qu'à l'intérieur du bureau, c'était la panique. Avec un sourire, il ouvrit complètement la porte pour apercevoir deux élèves qui tentaient tant bien que mal à se cacher. Deux élèves qu'il connaissait bien pour les avoir vues à sa fête. Gwell et Ichel.

Shaokys explosa de rire.

- AH AH AH, vous verriez vos têtes!! Trop drôle!

Il se reprit.

- Vous inquiétez pas, c'est que moi, il est pas là, l'autre intendant. Qu'est ce que vous foutez là?

C'était suspect. Lui, il aimait pas venir quand Aziel était là, alors pourquoi venir de son plein gré quand l'intendant était pas là? Suspect, très suspect.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Mer 14 Nov 2012 - 21:51

Féliciations, vous êtes des vandales.

Plusieurs choix s'offrent à vous. Vous ne pouvez fouiller qu'un seul endroit en même temps, et des péripéties viendront corser votre fouille. Ne croyez pas vous en tirer à si bon compte, espèces de petits vandales voyeurs. Vous ne savez jamais ce qu'un fond de tiroir pourait recéler. Un bâton de dynamiste, un peu de rouges à lèvres, quelque chose qui détruirait profondément votre image de l'Intendant... ou bien qui vous détruirait tout court

Il vous reste [4] indices à trouver dans la pièce.

Vous avez le choix de fouiller :

- Le Bureau, dont un des tiroirs est fermé à clef

- L'armoire, scindée entre une partie vêtements et une partie rangements

- La plante verte et son magnifique pot en terre de sienne

- Le Manteau d'Aziel, qui contient trois poches, une couture suspecte

- La grande chaise du bureau, des fois qu'il cache des trésors sous son osseux postérieur

- La commode, en ébène surmontée d'une belle dalle de marbre, avec quelques petits tiroirs


- La corbeille à papiers, sublime ouvrage de vannerie, où atterrissent tous les rebus de la société azelienne



Vous ne pouvez en fouiller qu'un seul pour le moment. A vous de faire votre choix. Lorsque vous aurez choisi RP et que vous manifesterez l'intention de tourner vos sales pattes de vandales dans un de ces endroits, nous vous communiquerons la liste des objets que vous y trouverez. Vous pourrez dès lors analyser ce que nous vous donnons de tout votre soûl, résoudre une situation dégueulasse dans laquelle nous allons vous mettre par surprise, ou bien fouiller un autre endroit.

Que faites-vous ?



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La Brute Marchombre
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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Sam 17 Nov 2012 - 20:40

Ichel fouillait dans les papiers, les tiroirs et tout ce qui pouvait contenir de quelconques informations potentielles sur le nouvel Intendant. Sauf qu'elle ne trouvait toujours rien et l'aequor trouva bon de soudain lui demander pourquoi elle faisait ça. Pas correct ? Et elle croyait que ce foutu code était correct lui ? Et bah c'était le but, de découvrir s'il avait un secret tiens ! Elle était réellement naïve à ce point ou le faisait-elle exprès ? C'était bien une aequor. Ces élèves ne faisaient jamais rien qui sortait du cadre, jamais rien qui pouvait leur attirer des ennuis. Bien tranquilles ces aequors. Ichel n'aurait jamais pu se sentir chez elle dans leur maison. Oui, les kaelems étaient faits pour elle. Mais trêve de bavardage, ce n'était pas le sujet de sa venue dans les appartements de Ril'Krysant.

La marchombre s'était retournée deux secondes, lui lançant un regard qui voulait dire "non-mais-tu-vois-pas-que-j'en-ai-totalement-rien-à-carrer ?" Et puis elle se remit au travail.
Ses mains se stoppèrent soudain ; elle venait de se rendre compte qu'elle connaissait cette fille. Elle ne parlait pas des cours des légendes, non. Là, elle voyait tous les élèves de l'Académie défiler. On ne pouvait pas dire qu'elle les connaissait réellement. Mais elle, c'était différent. La marchombre l'avait croisé ailleurs et dans des circonstances peu communes.
Le labyrinthe. Gwëll de son prénom. Une des seules aequors qu'elle connaissait qui avait enfreint les règles. Et c'était sans doute la seule fois où cette fille les avait enfreint.
Le labyrinthe. Ichel ne comprenait toujours pas pourquoi ils étaient entrés à l'intérieur cette nuit-là, pourquoi ils avaient bravé ce géant de mécanique et de cauchemars. Après cet incident, ses cauchemars s'étaient accentués et ce regard noisette ne voulait plus la laisser en paix.

La porte s’entrebâilla soudain et une voix se fit entendre. Ichel ne prit même pas la peine de l'écouter afin de reconnaître à qui elle appartenait et tenta de trouver une cachette des yeux tout comme la grande blonde. Trop tard. La porte s'ouvrit sur une silhouette qu'elle ne s'attendait pas à voir ici. Même si elle était soulagée que ce ne soit pas l'Intendant Ril'Krysant, elle n'était pas très heureuse de voir cette tête ici. Il n'était pas réputé pour sa discrétion.
Shaokys, l'organisateur de la petite soirée plutôt bien arrosée et bien déshabillée d'il y a quelques semaines. Il explosa de rire et Ichel crut qu'elle allait lui sauter à la gorge alors que la colère éclatait en elle.


- Et tu t'crois drôle ? T'es pas un peu cinglé non ?

A deux doigts de lui sauter à la gorge je vous dis. Son coeur était parti à cent à l'heure, son cerveau n'avait pu fonctionner normalement et elle avait cru mourir lorsque la porte s'était ouverte. Et lui, il trouvait ça drôle ?! Elle avait beau n'en avoir rien à carrer de ce que pouvait dire Ril'Krysant parce qu'elle savait que son maître était là pour elle, elle n'avait tout de même pas envie qu'il la trouve à fouiller dans ses appartements. Et cet imbécile qui croyait bon de lui faire peur ainsi. Savait-il seulement à qui il avait à faire en face de lui ? Sans doute que non. Il ne l'avait vue qu'à cette fête, à moitié dénudée. Pour lui, elle n'était qu'un point de plus qu'il pouvait inscrire à son tableau de chasse. Eh bien oui, elle l'avait cerné. Il fallait dire qu'elle avait un don pour ça. Il fallait dire aussi qu'elle se fichait complètement de sa chasse aux femmes. Tout ce qu'elle voulait c'était trouver une preuve qui ferait revenir Jehan ou du moins qui les aiderait à comprendre pourquoi il était parti aussi précipitamment.
Qu'est-ce qu'elles faisaient ?


- On joue aux cartes.

Tu vois pas, là, le tas de cartes et les bouteilles qui trônent un peu partout. On a décidé de faire une fête dans le bureau d'Aziel, c'est bien plus drôle que la salle des loisirs...

Ichel lui offrit un grand sourire provocateur.


- Puisque t'es là, rends-toi utile. On cherche des infos sur le Ril'Krysant, histoire de ce faire une idée du bonhomme. Parce qu'il a pas l'air net cet Intendant sorti de nul part. Bon alors, tu nous aide ou tu t'casses ?

Enfin, c'était elle qui cherchait au départ. Elle avait entraîné cette pauvre Gwëll sans son consentement, mais bon, ça il n'avait pas à le savoir.
Shaokys acquiesça alors et les fouilles recommencèrent.


- Allez voir prêt du bureau, moi je fouille dans cette commode.

Appellant Oeil-de-Tigre qui se posa délicatement sur son épaule, elle se dirigea vers la commode et l'ouvrit...






[ Joyeux Anniversaire Jehan !! On te sauveras Cool ]


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Lun 19 Nov 2012 - 23:15

Vous avez décidé d'ouvrir : la commode.

Tu viens de tomber dans mon piège Yugi je retourne ma carte face cachée !

C'est une vieille commode, un peu vetuste, d'un esthétisme sobre. Une plaque de marbre veinée, gris sur nuances de beau gris, surplombe ce meuble d'ébène qui se compose de trois grands tiroirs. Trois grands tiroirs ornés chacun d'une poignée plaquée d'argent, aux contours vaguement floraux.
C'est somme toute une vieille commode fonctionnelle.
Sur sa table de marbre repose un vase assez quelconque, quelques rouleaux de parchemins sagement empilés, d'autres piles de papiers soigneusement organisées, ainsi que quelques petits bibelots très, très quelconques. Un petit coffre contient même les différents sceaux de cire à cacheter qu'utilise l'Intendant.

Vous ouvrez le premier tiroir. Il force un peu, comme s'il était faussé.
Vous trouvez dans ce premier tiroir la réserve de parchemins vierges d'Aziel Ril' Krysant. Ils sont soigneusement roulés dans des tubes pour les maintenir à l'abri de l'humidité, organisés par taille, par grain, et par usage. Vous remarquez qu'ils sont scindés entre son usage administratif et son usage personnel, bien moindre.

Vous tentez d'ouvrir le deuxième tiroir. Il est fermé à clef. Vous forcez parce que vous êtes des vandales, puis finalement, vous trouvez la clef sur la commode et vous l'ouvrez. Il contient les réserves d'encre d'Aziel. Ils sont également organisés de manière rigoureuse, par taille de bouteilles et au sein de ces groupes étiquetés avec soin, par couleur d'encre. Aziel compte beaucoup de bouteilles d'encre noire, quelques bouteilles rouges, mais également un une seule petite bouteille d'encre parfumée à la rose. Allez savoir pourquoi ?

Dépités par notre cruauté et par le malheureux hasard de votre choix, vous continez dans le troisième tiroir, dans le doute. Celui-ci s'ouvre tout seul, mais il ne contient que des stocks de cire, de chandelle, de liens de cuir, bref, tout l'utilitaire du parfait Intendant dont le métier est d'accumuler le plus de paperasse possible de la manière la plus compliquée possible.

Dépités au delà de l'imaginable, vous refermez le tiroir avec fracas. Mais vous n'aviez pas remarqué la petite bouteille d'encre débouchée qui trônait sur la commode, dangereusement proche du bord. Elle tombe, et se brise, répandant tout son contenu parfumé à la rose dans toute la pièce et tachant meuble et personnes.

Il vous reste [4] indices à trouver dans la pièce.

Que faites-vous pour réparer les dégats de votre vandalisme ?


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Sam 24 Nov 2012 - 18:05

Oh, et puis tout ça, c'était tellement mal !
Gwëll regrettait, à chaque seconde que le ciel lui donnait, de s'être laissée entraîner là dedans. Mais elle était loin, bien loin d'avoir le courage de le dire à Ichel. Ou même celui de partir sans rien dire.

Comme ça avait été le cas dans le labyrinthe, la fois d'avant. Elle avait pas su dire non, pas osé dire qu'elle avait peur. Elle aurait pu, pourtant. Quand elle était rentrée dedans sans le vouloir, il lui aurait suffit d'aller voir Einar ou Kylian, qu'elle connaissait pas mal et de leur expliquer. Parce qu'ils étaient des hommes et qu'ils auraient certainement pu faire quelque chose.
Ou tout simplement parce que eux, on aurait dit qu'ils avaient jamais peur.

Mais là comme les autres fois, plein d'autres fois, elle n'arrivait pas à s'exprimer. À lutter contre sa timidité et à lui dire, à Ichel, que bon dieu, elle crevait de peur, et que si jamais il arrivait que quelqu'un rentre dans le bureau, peut être même que son cœur lâcherait. Parce que c'était une énorme bêtise, ce qu'elles faisaient, là.
Et puis, y avait il seulement un but ? Ou était juste pour passer le temps, passer la rage de la Kaelem, passer l'envie de déguerpir et passer pour des rebelles ?

Le parquet crissa et le cœur de Gwëll se serra. Oh, c'était lui, c'était certain. Ça ne pouvait être personne d'autre, de toutes manières. Immédiatement, Ichel chercha une cachette où se dérober au regard de l'intendant tyrannique qui venait les punir. Mais bien sûr, comme il y avait moins de conviction, dans ses gestes à elle -parce qu'elle avait moins peur, sûrement- elle ne trouva pas chaussure à son pied. Pour sa part, Gwëll fila du plus vite que ses jambes lui permettaient vers le bureau d'Aziel. En dessous, juste en dessous, elle serait protégée, c'était certain. Même la foudre pourrait lui tomber dessus que rien ne l'atteindrait. Il fallait juste espérer que l'intendant était comme tous les gens de son âge, un peu rouillé.
Parce que si il se baissait pour venir l'attraper sous le panneau de chêne, elle était mal.

La porte grinça sinistrement.
Un pied passa dans la pièce. Sous le bureau, Gwëll frémit. C'était un pied inquiétant. Puis un second pied, encore plus effrayant si tant était que c'était possible franchit le seuil. Il y eut une seconde de silence, où l'intendant retint son souffle pour pouvoir mieux crier. Et puis il éclata de rire. Oh, un rire terrifiant, il fallait dire. Un rire sadique qui sonnait le glas de leurs pauvres et misérables existences.
Mais ce fut ce qu'il dit ensuite qui la surprit le plus. Parce que ça ne sonnait pas du tout comme des mots qui auraient pu sortir de la bouche de l'intendant. Non, pas du tout. À vrai dire, cette voix de beau gosse qu'il dit Arrow, un peu rauque, doucereuse, ne correspondait pas à celle acétique du vieux bonhomme sec chez qui ils venaient de s'introduire. Et, elle qui avait grande mémoire des sons, davantage que des visages, à vrai dire, et encore plus que des noms, sentait en elle un écho. Lointain, flou, vacillant, mais un écho tout de même.

Elle déplia ses jambes et sortit de dessous le meuble.
Ah, ce visage. Oui, bien sûr, elle le connaissait. Et c'était bien la voix qui allait avec, mais, mystérieusement, tout les contours étaient flou, elle ne se souvenait plus ni de quand elle l'avait croisé, ni de où. En encore moins de son nom et de qui il était. Mais c'était sans importance. Il n'était pas l'intendant et c'était l'essentiel.
Quand il leur demanda ce qu'elles faisaient là, Gwëll ne sut que répondre. Ce n'était pas à elle, de le renseigner, elle n'aurait même pas du être là. Elle regarda Ichel et celle ci enchaîna bien vite. Par une ânerie plus grosse que le Héros de la Dame, certes, mais Gwëll n'y prêta pas attention. Elle racontait ce qu'elle voulait, Ichel, ce n'était pas à elle d'en juger.

Le plaisantin se calma et entreprit de les aider. Ichel fouillant la commode, Gwëll retourna vers le bureau et Shaokys la suivit. À vrai dire, le bureau était particulièrement bien ordonné, ce qui ne facilitait pas les recherches. La dessinatrice ne savait si elle devait commencer par regarder dans la paperasse qui trônait sur le plan de travail, bien rangée en tas de feuilles empilées comme une seule, ou par les tiroirs, lustrés par les années de bons et loyaux services.
Mais ce cruel dilemme lui fut épargné par un bruit de verre brisé et une odeur de rose. Elle fit volte face et le jeune homme de même. C'était Ichel qui, en fouillant dans la commode avait fait tomber une fiole de verre. Petite, mais avec une forte odeur. Gwëll grimaça en découvrant la flaque qui s'élargissait inexorablement, sur le parquet bien ciré du bureau. Alors, là, ils se désignaient tout naturellement comme les auteurs de ce truandage.

Parce que c'était dans la fiole que ça sentait la rose, et maintenant, sur le sol et sur eux, parce que leurs habits en étaient couverts. Et que, d'expérience, elle pouvait dire que ce n'était pas le genre d'odeur dont on se débarrasse facilement.
Elle s'approcha des débris qui jonchaient le sol et les ramassa, en faisant bien attention à ne pas se couper. Puis elle ouvrit la fenêtre et les envoya s'envoler plus loin, parce que juste derrière le bureau de l'intendant, il n'y avait aucun endroit où des gens pourraient se faire mal en marchant dessus. Puis elle enleva son pull, le beau pull bleu Aequor qui sentait la rose, maintenant, et épongea l'encre parfumée qui était par terre. Avec un petit pincement au cœur, il était vrai, toutefois.
Et puis, elle le laissa là où elle avait épongé.

Quand elle releva la tête, les deux autres étaient occupés à chercher, alors elle en fit de même. Elle retourna vers le bureau, et s'assit sur la chaise pour mieux réfléchir. Mais à l'instant où elle posa ses fesses sur le grand fauteuil, elle sentit quelque chose de dur, sous l'austère coussin. Elle se leva et souleva la housse du meuble.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Lun 26 Nov 2012 - 10:05

Vous avez décidé de fouiller : le fauteuil

Il ne paie pas de mine, comme ça. De loin, on le dirait confortable, voire peut-être un peu soporifique. En vérité, le fauteuil du bureau d'Aziel ne ressemble en rien à son prédécesseur utilisé par Jehan. De bois dur, il n'est agrémenté que d'un austère coussin, comme vous le dites si bien, un austère coussin lui même assez plat, assez rugueux, qu'Aziel n'utilise pas par souci de confort, mais parce qu'il sait pertinemment qu'avoir vraiment mal au fondement diminuerait son efficacité, ce qui serait à déplorer.

Vous soulevez le-dit austère coussin, dans un petit nuage de poussière qui vous fait éternuer. A croire qu'on ne l'a pas bougé depuis un moment. Aussi étonnant que cela puisse paraître, une petite toile d'araignée vous est dévoilée, située dans l'encadrement entre le dossier et le repose-osseux-postérieur, et cela vous intrigue qu'Aziel l'ait laissé vivre.

Mais quelque chose de plus important attire votre vue. En effet, une feuille est posée sur le fauteuil, et manifestement, elle est posée uniquement dans le but d'être écrasée par le-dit-osseux-postérieur, elle est froissée mais craquante au toucher. Sous ses dehors dignes, Aziel aussi trouve cela profondément satisfaisant de pouvoir s'asseoir sur ses ennemis.

Car en effet, vous prenez le papier, vous le défroissez et vous le lisez.


Décret impérial n°1934-b
De la mutation d’un fonctionnaire de l’Empire

En vertu de la puissance accordée par le Dragon et par la vertu octroyée par la Dame ;
Vu la Haute loi dépositaire des pouvoirs de l’Empereur qui, à l’article IV, confère au Sérénissime le pouvoir de donner, retirer, modifier, transformer et supprimer le poste alloué à un serviteur public de l’Empire ;
Attendu que le principal intéressé, soussigné, a exprimé ses souhaits à ce sujet en vertu de la lettre reçue au quatorzième jour suivant le printemps à mon office et que le sus-dit n’a pas rétracté ses souhaits depuis ;
Qu’en n’ayant pas exercé son droit de rétractation, il ne puisse s’opposer rétroactivement à la disposition de l’Empereur ;
Attendu que le poste convoité est vacant et ne nécessite pas de qualifications, compétences, et comportements non-acquis par l’intéressé au cours de sa carrière ;
Vu les-dites compétences ;
Attendu qu’un remplaçant a été choisi au même niveau de qualifications et compétences au poste occupé par l’intéressé jusqu’alors;
Vu que le Haut Conseil n’a objecté à aucune des décisions à être rendues à ce jour, par vote majoritaire à main levée et que la majorité négative n’a pas été atteinte ;
Qu’en la sorte il ne puisse s’opposer rétroactivement à la disposition de l’Empereur à moins de preuve majeure indiquant l’édiction d’un faux dans la procédure, la falsification de données cruciales à la prise de décision ou de menaces ayant conduit à une décision biaisée dans la procédure ;


Moi, Sil’ Afian Sixième, Empereur de Gwendalavir, Prince consort des îles Alines, Seigneur de la contrée de Jeit, dépositaire des flammes du Dragon et des grâces de la Dame,
Proclame que Jehan Hil’ Jildwin, ancien Intendant de l’Académie de Merwyn, obtient sa mutation au poste de Grand Financier au Sous-Organisme de Perception des Droits d’Importation Fédéraux de l’Empire dans les Collectivités Territoriales Excentrées en Matiere d’Agriculture Tournante, dans la circonscription d’Al-Jeit, au quartier d’Améthyste,
Proclame que Aziel Ril’ Krysant, ancien Intendant de l’Académie d’Al-Jeit, obtient sa mutation au poste d’Intendant de l’Académie de Merwyn, dans la circonscription d’Al-Poll.

Ainsi fut écrit par mon ordre, ainsi sera fait par ma volonté,
Sil'Afian



Il vous reste [3] indices à trouver dans la pièce.

Que faites-vous ?


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Mar 27 Nov 2012 - 19:13

Non, il se croyait pas drôle. Il ETAIT drôle, nuance.

- Cinglé? non. Mais fou oui. Fou de toi.

Ichel faisait partie des filles qui n'avaient pas encore eu l'honneur de finir dans le lit de Shaokys.

La marchombre n'avait pas pu lui cacher grand chose de ses formes lors de la fête à la salle des loisirs, mais ce n'était pas suffisant pour le jeune dragueur. Il voulait que ça aille plus loin, mais c'était mal barré pour ce jour-là. Le lieu était pas vraiment propice à cela et en plus, ils étaient pas seuls. Il y avait Gwëll. Quoique, Shaokys ne serait pas contre de le faire avec les deux en même temps.

En fait, y avait que le lieu qui gênait. Même si une fille se baladait nue devant ses yeux, il le ferait pas dans le bureau d'Aziel. Trop dangereux. Ou alors, il faudrait que la fille soit la plus belle de toute l'académie. Euh, non en fait, une des dix premières le ferait craquer sans souci. Voir même les vingt premières. Non, en y réfléchissant bien, une fille qui se balade nue dans le bureau d'Aziel, peu importe qui elle est, il craquerait sans souci.

Des infos sur l'intendant? Genre si c'est un criminel déguisé qui va détruire l'académie? Ouais, pourquoi pas, ça pourrait être drôle. Même si Shaokys était persuadé qu'ils trouveraient rien. Mais bon, s'il restait et qu'il était sympa, il aurait peut être plus de chance avec Ichel. Et Gwëll dans un deuxième temps.

- A vos ordres, commandant.

Gwëll se dirigea vers le bureau. Donc Shaokys se décida à désobéir. Pas la peine d'être deux à chercher au même endroit.

Il fouilla la pièce du regard pour chercher un endroit où chercher. Il resta quelques secondes à observer et il trouva son endroit. Le pot de fleurs! Oui, c'était banal, c'était très con mais Shaokys était persuadé que l'intendant était suffisamment tordu pour cacher un objet secret dans un endroit aussi banal qu'un pot de fleurs.

Il se dirigea donc vers le pot pour voir ce qu'il y avait dedans.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Sam 1 Déc 2012 - 22:41

Trois Vous avez décidé de fouiller : la plante verte

Vous le faites exprès, par la Dame, qu’on se le dise ! Vous tentez de flatter mon ego de maître du jeu pervers, diabolique et salopard, et je n’ai même pas besoin de vous forcer.
Quelle idée d’aller fouiller dans un pot de fleurs, aussi ? Franchement, les gens. Enfin c’est vous qui vouez, hein. C’est pas comme si la plante avait une allure suspecte ou quoi en plus, c’est une plante verte tout ce qu’il y a de plus normal, en apparence. Vous vous en approchez, la loupe dégainée, à la recherche d’indices qu’en bon écureuil qu’il est, Aziel aurait pu enterrer dans son pot de fleurs.
La première chose que vous remarquez, c’est qu’il y a fichtrement beaucoup de terreau. Et un très beau terreau en plus, bien sombre, bien aéré, bien riche pour la jolie plante. Et malgré ce joli terreau, une des fleurs de la plante, fânée, git au milieu du-dit terreau, victime du temps ; je suis poétique comme personne, n’est-ce pas.
Passons. Avant de faire les pelleteuses dans le terreau, vous observez la plante et suivez du doigt ses tiges pour vous assurer que c’est bien un plante et non pas un mécanisme nano-androïde sophistiqué dont un des boutons servirait de mécanismes pour déclencher l’ouverture de la Batcave.
On ne sait jamais.

Ce que vous n’aviez pas vu, par contre… Non ce n’est pas la Batcave, c’est qu’il s’agit en réalité d’une Enjôleuse d’Hulm.
Une plante carnivore, donc.
Cronch.

Vous retirez votre doigt douloureux de la plante vorace et lui lancez un regard courroucé. Votre regard courroucé se pose sur une plume.
Il s’agit d’une des plumes du faucon d’Ichel, qui a tendance à les semer un peu partout dès lors qu’il est sur les épaules de sa maitresse.

Entre nous, faites attention quand vous repartez, si Aziel trouve une des plumes du faucon dans ses appartements, il saura tout de suite qui incriminer, et ça risque de ne pas être très joli.

Passons au mode pelleteuse. De vos mains d’homme, vous grattez le terreau autour de la plante pour vérifier que la Batcave ne s’y trouve toujours pas. Vous déterrez une petite clef toute mignonne, manifestement enterrée là dans un but précis, mais vous ne savez pas à quoi elle sert pour l’instant. Gardez là pour plus tard, ce ne sont pas les serrures qui manquent dans la pièce.
Plus profond dans les strates archéologiques, vous deterrrez un objet suspect ; l’analyse des strates vous indique que vu l’ancienneté et la profondeur, c’est un objet qui devait appartenir à Jehan. Etrange. Vous le dépliez ; il s’agit d’une chaussette. Croutée de terre.
Parfaitement immonde. Qui enterre ses chaussettes dans ses plantes vertes, sérieusement ?

Dépité, vous arrêtez là votre recherche.

Vous avez trouvé :
- une petite clef dont il vous faudra trouver ce qu’elle ouvre dans la pièce.

Il vous reste [3] indices à trouver.
Que faites-vous ?



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 2 Déc 2012 - 22:33

Le meuble, contenant trois tiroirs différents, était orné de motifs floraux et d'une poignée plaquée d'argent sur chacun des rangements. Jolie commode bien utile pour ranger quelques objets. Mais l'était-il pour cacher des secrets ? Sur le dessus, un vase, des rouleaux de parchemins, d'autres papiers quelconques et quelques objets en tout genre. Tout ceci classé dans un ordre parfait.
Elle ouvrit donc le premier tiroir qui forçait un peu. Elle tira plus fort et réussit enfin à l'ouvrir. De prime abord, que de simples parchemins vierges dans des tubes, bien trop organisés à son gout. Elle avait toujours été un peu bordélique. Bon, il y avait du bon dans l'ordre de Ril'Krysant ; au moins ils n'auraient pas à tout déranger pour chercher. Rien dans ce tiroir. Elle le referma avec soin et ouvrit le second. Fermé à clé. La marchombre força sur le tiroir, faisant sans doute dégringoler les objets qui s'y trouvaient. Ses sourcils se froncèrent et, s'apprêtant à ouvrir la serrure avec une aiguille qu'elle gardait dans une poche intérieure, elle repéra un éclat au dessus de la commode. Un sourire s'étira sur son visage. Avec la clé c'était tout de même bien plus pratique. Elle l'empoigna d'un geste victorieux – heureusement pour elle, aucun des deux autres ne vit ce geste – et la tourna dans la serrure. Un cliquetis se produisit et le tiroir céda à la volonté de sa clé.
Trouvailles encore plus décevantes que les premières. Ce tiroir contenait de simples réserves d'encre, encore triés dans un ordre parfait. Pourquoi toujours cet ordre irréprochable ? Rien qu'avec cela on ne devrait pas l'autoriser à gérer un établissement tel que l'Académie. Enfin, ça, c'était ce que pensait la kaelem. Oui, elle n'était vraiment pas à l'aise dans un endroit rangé à la perfection. Mais alors vraiment pas. Elle referma un second tiroir déprimant pour en ouvrir le troisième qui ne présageait pas de grandes découvertes non plus. Au moins ce troisième-là avait le mérite de s'ouvrir sans problème, mais pas celui de posséder quelques secrets que ce soit. De la cire, encore et encore, des chandelles, parce qu'il fallait bien quelque chose pour s'éclairer lorsque l'on écrivait, et encore pleins d'autres objets destinés à la rédaction d'un quelconque document.

Sa première recherche se bouclait sur une amère déception. La marchombre referma violemment le dernier tiroir et un fracas résonna à ses côtés. Elle tourna le regard et vit un flacon réduit en milles morceaux gisant à terre. Son contenu renversé – son odeur indiquait que c'était un parfum senteur de rose – et liquide, s'était répandu sur tout le sol, ne manquant bien sûr pas d'éclabousser les trois personnes ici présentes. Ichel étouffa un juron avant de commencer à ramasser les débris de verre. Gwëll apparut à ses côtés et l'aida à ramasser le verre cassé. L'aequor fut plus rapide et épongea le liquide avant de jeter le verre par la fenêtre. Ce n'était pas une mauvaise idée et Ichel jeta ceux qu'elle avait en main à son tour. Elle épongea encore un peu avec un mouchoir qui trainait dans une poche de son pantalon avant de se relever. Peut-être penserait-il aux domestiques après tout. Et puis même s'il venait hurler sur les élèves, personne ne dénoncerait personne. Les élèves ignoraient d'ailleurs qu'Ichel avait eu cette initiative de venir jusqu'ici et hormis ces deux-là, derrière elle, personne n'était au courant. Elle aurait dû être seule, mais le sort en avait décidé autrement. La marchombre savait que l'arnaqueur allait tenir sa langue simplement pour embêter l'Intendant et que l'aequor en avait sans doute bien trop peur pour dire quoi que ce soit, même un bonjour. Elle était tranquille même si l'Intendant trouvait cette tache.

Ichel se retourna donc, reprenant ses recherches. Un objet sur le sol attira son attention. Une plume. La tache c'était une chose, elle ne risquait pas d'être repérée, mais ça, c'était une toute autre paire de manche. Hormis le fauconnier et son apprentie, elle devait être la seule à posséder un rapace dans cette Académie, et elle était bien la seule des trois à être capable de se faufiler en douce dans les appartements de l'Intendant. La faute retomberait sans aucun doute sur elle. Elle fixa donc son regard sur Oeil-de-Tigre, les sourcils froncés.


- Tu voudrais pas piailler histoire qu'ils nous repèrent bien, aussi ? Va me ramasser ça.

Elle avait tout de même pris soin de chuchoter pour que les autres ne l'entendent pas. L'aigle poussa alors un léger gémissement, comme s'il l'avait comprise, puis d'un geste ample et précis, il se posa à côté de la plume, la prit dans son bec et la ramena à sa maîtresse qui l'accrocha dans ses boucles brunes. L'oiseau se posa à nouveau sur l'épaule de la jeune femme.
Elle se dirigea alors vers la poubelle pour jeter son mouchoir. Elle s'apprêtait à le jeter lorsqu'une idée lui vint à l'esprit. L'Intendant remarquerait forcément que ce mouchoir imbibé de rose venait d'apparaître comme cela dans sa poubelle alors vide. Vide ? Non. Elle était remplie de papiers froissés, déchirés et autre. Ah, enfin un peu de désordre !
Elle rangea son mouchoir dans sa poche – elle le jetterait plus tard –, se dirigea à nouveau vers la commode, en prit la fiole de senteur de rose dans le second tiroir, l'ouvrit et la positionna à la même place que celui qui s'était écrasé au sol. Ni vu ni connu. Elle se dirigea vers la poubelle, s'agenouilla et commença à farfouiller dedans. Le désordre lui plaisait et la mettait un peu plus à l'aise que l'ordre effroyable d'Aziel.





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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 2 Déc 2012 - 22:54

Vous avez décidé de fouiller : la poubelle

Alors comme ça, on joue les gratte-ordures, maintenant ? Ah bah ils sont descendus bien bas les élèves de l'Académie. Vandales, fouilles-merdes... on les trouvera bientôt à mendier dans les rues, et ne comptez sur Personne pour leur donner des piécettes, ils n'avaient qu'à suivre les règles.
Gmgbll.
Vous mettez donc la main dans la corbeille, d'apparence relativement bordélique, comme vous le soulignez si bien - on voit que vous avez l'habitude des poubelles, hein. A vrai dire, c'est le seul endroit pour lequel Aziel se permet de ne pas plier proprement ses papiers en quatre ; après tout, ce serait circonvenir à la notion même de corbeille à papiers que d'y ranger proprement ce qui ne doit pas être rangé proprement, et c'est pourquoi Aziel se fait un devoir de froisser ses papiers avant de les mettre dans cet ouvrage de vannerie Ière génération post Verrou. Une petite oeuvre d'art, mais vous n'êtes pas assez cultivés pour le remarquer, de toute manière.

Vous sortez les papiers un à un. Vous remarquez que plusieurs d'entre eux ont été brûlés avant d'être mis en petits morceaux à la poubelle, comme si Aziel ne voulait pas qu'on lise ce courrier. Il s'y trouve aussi différents plannings refaits à l'intention d'un monsieur Ultrond, la liste des élèves non-présents à l'appel dans les dix derniers jours - une liste qui n'allait pas décroissante, soit dit en passant *regard appuyé*

Intriguée, vous vous attardez sur tout ce qui est vaguement brûlé, parce qu'en dehors de ces papiers, tout le reste, parfaitement lisible même si froissé, relève de l'administration de l'Académie.
Vous sortez de la poubelle de nombreux morceaux carbonisés complètement illisibles, quelques morceaux de phrase ici et là, vous voyez que la même phrase se répète sur plusieurs petits papiers, comme si Aziel avait fait plusieurs tentatives pour écrire cette lettre étrange. Il y a d'ailleurs pas mal de ratures sur le restant des morceaux.

Férus de puzzles-poubelle, vous oeuvrez donc pour reconstituer le texte des lettres brûlées, puisque grosso modo, elles disent toute la même chose. Soit-dit en passant, l'odeur de brûlé se mêle légèrement à l'odeur de rose.
Coïncidence ?

Ou bien c'est peut-être juste parce que vous avez honteusement brisé un flacon, comme la maladroite que vous êtes, et que tout pue la rose.
Après, je dis ça, je ne dis rien.


Voici le contenu de la lettre tel que vous parvenez, à force de réflexions douloureuses, à le reconstituer à peu près, même si beaucoup de morceaux de phrases ont été perdus dans les flammes :

…scussion autour de la Fleur a porté ses fruits et que le jardin les autres fleurs que … prospè… rreau des circonstances… la maladie pucerons n’envahissent p… rose du Sud, vous qui êtes grand …lle fânerait instantanément, et alors, à qui profiterait… ?...
Elle doit prospérer encore jusqu’après la…couperons pour en parer nos jardins respectifs, qu’ils soient … ue les autres… lousent.
…ariétés de fleurs pourraient supplanter les nôtres. Réunissons nous autour de la Fleur dans trois…, cela ne peut plus attendre.
Je compte sur vous Low…
Aziel Le Krysanthè…


Il vous reste [2] indices à trouver.

Que faites--
Qu'entends-je ?

Des pas dans le couloir ?


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Jeu 6 Déc 2012 - 20:59

Le parquet craquait, grinçait.
Pas énormément, il était vrai. Car personne ne doutait que si ce parquet avait un jour eu grincé, le bruit parasite avait été, depuis l'arrivé du terrible intendant, évincé sans pitié. Mais il en subsistait toutefois un chuintement minime dont toute la graisse versée sur les lattes de bois n'avait probablement pas réussi à venir à bout.
Et à chaque fois que l'un d'entre eux marchait sur le-dit sol, il se faisait entendre.
C'était sûr qu'il allait les faire prendre. Parce qu'Aziel ne pouvait que reconnaître ce bruit. Et entre mille, à coup sûr.

Et puis, si ce n'était pas ça, ce serait bien autre chose.
Parce qu'il y avait aussi la rose. Cette odeur qui imprégnait leurs vêtements et le sol. Odeur persistante qui ne voudrait sûrement pas partir facilement. Parce que c'est vil, une odeur.
Et si ce n'était pas ça, ce serait donc son frère.
Les plumes, aussi, volatiles, qui s'étaient dispersées partout dans la pièce. Des belles plumes qu'Aziel prendrait un plaisir certain à disséquer méthodiquement pour comprendre quelle magie les avait amenées dans son bureau. Et il était fort peu probable pour qu'il ne croie aux esprits sorciers de plumes de faucon.

Ils allaient être percés à jour, et ils seraient punis, c'était sûr.

Elle souleva l'austère coussin [Oui, j'ai bien dit austère :na:] et éternua à cause de la poussière qui s'en dégagea. Gwëll n'aimait pas éternuer et elle aimait encore moins la poussière, parce qu'en plus de faire éternuer ça collait et ça piquait les yeux... La poussière ? Elle se souvint qu'elle était dans le bureau d'Aziel et elle s'étonna que le concept de poussière n'y existe.
De même que celui de toile d'araignée. Étrange étrange, ça ne lui ressemblait pas, vraiment pas.
Gwëll sentait qu'elle touchait au but, qu'elle découvrait un nouvel intendant. Elle en frissonna de curiosité. Après tout, ils pouvaient bien être découverts, ce n'était pas grave, tout ce qu'ils découvraient, là, ce qui s'offrait à leurs yeux indiscrets... Ça en valait tellement la peine.

Trésor camouflé, la feuille était parcheminée, comme vieille de plusieurs siècles. L'encre qui avait servi à tracer les mots qui y figuraient, bien qu'encore visible commençait à s'estomper. La jeune fille se demanda un instant combien de temps cette lettre avait bien pu rester là, cachée sous un austère coussin, lui même recouvert d'un austère postérieur [Que d'austérité Arrow].
Elle lut la lettre et, il fallait l'avouer, elle n'y comprit absolument rien. Parce qu'elle était super longue et puis, parce que les mots était quand même terriblement compliqués.

Elle posa la feuille sur le bureau et se retourna vers ses acolytes, dans l'intention de leur faire part de sa découverte. Mais Ichel était occupée à fouiller dans la poubelle et Shaokys à creuser dans le pot de fleurs.
Alors, elle se retourna vers la chaise et replaça bien le coussin. Elle ne craignait plus tant de se faire découvrir, mais tant qu'à faire, elle préférait éviter.

Que fouiller, donc, maintenant ? Elle ne savait pas. Il y avait bien le bureau, mais il lui faisait peur. Parce qu'il était trop bien rangé. Étrange, oui, mais c'était compréhensible. Non ? Eh bien si. Parce que tant de netteté, de régularité, par rapport au Jehan qu'ils avaient eu jusque là, c'était juste un choc des cultures pas possible. Rien qu'imaginer ça, c'était dire combien ils pouvaient être différents au point de vue du caractère. Et combien Aziel pouvait être lourd à leurs pauvres petites consciences.
Elle soupira et posa ses mains sur ses hanches.
Des pas résonnaient dans le couloir. Gwëll mit quelques secondes à percuter ce que cela voulait dire, et puis son regard croisa celui de ses camarades. Ils étaient dans la panade.

Chacun à sa peur, ils coururent vers des cachettes diverses et variées. Elle ne regarda même pas où se cachaient les autres, tant elle craignait d'être découverte. À vrai dire, même tous les beaux indices qu'ils avaient découverts sur leur intendant n'étaient pas un poids suffisant dans la balance de la punition qui leur serait infligée quand il passerait la porte.
Parce que ce ne pouvait être que lui. Il n'y avait pas d'autre issue. C'était lui qui avait entendu le parquet gémir et senti l'odeur de rose.
Elle plongea dans une veste accrochée à un porte manteau. Elle avait de la chance, parce que le psychorigide bonhomme avait accroché sa patère de manière à ce que le bas de sa plus longue veste soit juste à quelques pouces du sol, et cette veste là était particulièrement longue. Elle avait donc juste le bout des pieds qui dépassaient et ce ne serait certainement pas visible, depuis l'extérieur, vu comment le porte manteau était rangé dans un coin.

Les claquements de talons se rapprochèrent encore et sa peau perdit les derniers pigments qui lui restaient. Il y eut un instant de silence et puis elle entendit son nom crié par une voix connue. La prof de dessin. Madame Ril'Otrin. Elle devait encore la chercher, puisqu'elle était partie vers l'infirmerie et qu'elle était jamais revenue.
Gwëll eut un pincement au cœur en se disant qu'elle devait s'inquiéter, un peu, quand même. Mais elle ne se sentit pas le courage de sortir de sous sa veste, d'ouvrir la porte à la volée et de crier un retentissant ''Je suis là !'' avant de fondre en larmes de culpabilité dans les bras de son professeur.
Non, elle essuya juste une petite larme, dans la semi obscurité.

Et puis, elle posa la question de savoir si la poche à demi recousue devant elle était vide ou pleine.
Elle tâtonna dans la doublure du tissu.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Ven 7 Déc 2012 - 0:56

Vous avez décidé de fouiller : le manteau d'Aziel

Pas farouches, hein ?
Moi qui pensais vous causer une jaunisse avec cette histoire de pas dans le couloir, on peut dire que mon effet est un peu tombé à plat. Quel dommage qu'Aziel n'ait pas encore eu la bonne idée de revenir dans son cher bureau, vous seriez tous en quartier d'isolement en attendant des coups de fouet pour redresser vos actes de vandalismes, les grattes-poubelles.
Enfin bon, puisqu'il s'agit de la prof de dessin, vous savez, là, celle qui couche avec un peu n'importe qui, il n'y a pas de quoi s'inquiéter.

Elle toque trois fois à la porte. Mais comme vous avez décidé de vous réincarner en objets inanimés de la pièce, et de manière tout à fait convaincante, d'ailleurs, et bien elle ne détecte pas signe de vie dans la pièce et continue son petit bonhomme de chemin dans les couloirs en criant à coeur fendre pour une élève perdue.
Ces profs qui paument leurs élèves, faut dire.
Mais ils peuvent pas deviner que leurs élèves font les râcle-tiroir dans les bureaux de l'autorité, en même temps. On leur pardonne.

Vous qui vous prenez pour un très joli et très convaincant porte-manteau, là, bas, oui, vous !
Je vous ai vu la main dans le sac ! Enfin la main dans la poche, quoi. C'est pareil. Comme vous êtes un porte-manteau consciencieux, vous avez d'abord fouillé les autres poches, vous savez, celles qui ne sont pas secrètes, là. Vous y trouverez un joli petit torque en argent, confisqué à un élève qui allait contre le Règlement, un bonbon à la framboise parfaitement emballé (c'est le petit faible d'Aziel, un petit bonbon à sucer entre deux coups de fouet, ça vous revigore son homme.) et un joli mouchoir brodé de petites Dames en fil d'azur. Une véritable petite oeuvre d'art.
Mais encore une fois, vous êtes un porte-manteau, vous ne pouvez pas comprendre l'art.

Dans la poche secrète pas si tant secrète que ça, mais un peu secrète quand même, fin sa poche intérieure, quoi, vous trouvez un carnet.
Ce carnet est relié de cuir rouge estampillé de petits dragons à l'encre noire. Au cas où vous n'auriez pas compris que Monsieur Ril' Krysant était croyant, non mais y'en a encore pour douter, hein.

Vous détachez le petit lien de cuir méticuleusement noué qui entoure le carnet, et l'ouvrez.
A première vue, vous n'y comprenez rien. Des colonnes et des colonnes de chiffres et de nom. Plus qu'étrange.

Dans une petite poche de la quatrième de couverture, vous trouvez une rose en papier plié. Votre Intendant est un peu monomaniaque dans ses obsessions.

Bref, tout ça pour dire qu'au bout d'un moment, vous vous dites quand même que les chiffres et les lettres (le compte est bon!) c'est un peu important, et vous vous y penchez de plus près, mais pas trop puisque vous êtes un porte-manteau, donc tout raide.

|
Spoiler:
 

What a Face Z'êtes heureux hein ?

Il vous reste à fouiller :
- Le bureau d'Aziel
- L'armoire d'Aziel

Il vous reste [1] indice à trouver.
Que faites-vous ?


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Sam 8 Déc 2012 - 15:12

Il avait trouvé une clé. Magnifique. Et un point pour Shaokys, il avait cherché au bon endroit. Bon le souci, c'est qu'il savait pas ce que cette clé ouvrait. Mais c'était forcément un truc important, vu que la clé était bien cachée. Sinon, si c'était juste pour ouvrir la porte des toilettes, Aziel aurait pas mis la clé dans le pot de fleurs. Ou alors, c'est qu'il y avait un truc caché dans les toilettes.

Shaokys se releva, tout fier de sa découverte. Gwëll était en train de fouiller le manteau et Ichel s'acharnait dans la poubelle. D'un coup d'oeil, Shaokys étudia à nouveau la pièce. Trop de serrures. Il était déjà fatigué d'avance avant même d'avoir cherché. Et puis, les recherches, ça allait bien 5 minutes. Là, il était soulé.

En plus, il avait entendu des pas tout à l'heure dans le couloir. Si Aziel débarquait, il était mort. Et son père aussi par la même occasion. Donc c'était mieux de partir.

- Bon, les filles, je vais vous laisser, on m'attends ailleurs.

Il se tourna vers Ichel qui avait levé la tête de sa poubelle.

- Tiens, Ichel, j'ai trouvé ça dans le pot de fleurs, ça doit ouvrir un truc dans la pièce. Bon courage.

Il sortit du bureau.


[Voilà, comme ça, vous serez sûr que je centraliserais rien du tout.]



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Sam 15 Déc 2012 - 17:14

Du papier, encore et toujours du papier. Ichel en sortait de plus en plus, les défroissant avant de les lire rapidement. Mais rien d'intéressant ne s'était encore dévoilé à ses yeux. Elle trouvait plusieurs lettres à moitié terminées, mais surtout, plusieurs plannings à l'intention de... Ultrond. Elle releva le regard en retenant un sourire mesquin. Ainsi Shaokys faisait-il toutes les corvées ingrates de l'Intendant. Depuis le temps qu'elle se demandait ce qu'il venait faire ici alors qu'il se plaignait souvent de la mollesse des lieux, de l'absence de fêtes et surtout des gens qui vivaient entre ces murs. Malgré toutes ces plaintes, il avait le mérite d'organiser de vraies fêtes.
La kaelem se remit bien vite au travail alors que sa découverte fut vite oubliée. Elle trouva la liste des élèves non-présents à l'appel, sur laquelle elle n'eut pas la surprise de retrouver son propre nom et celui de plusieurs autres personnes qu'elle connaissait. Quelle idée aussi de faire un appel chaque matin à six heure pétante ! Il fallait se douter que la plupart des élèves – en tout cas chez les kaelem – ne viendraient presque jamais. C'était couru d'avance. Puis, elle trouva enfin quelque chose d'intéressant. Plusieurs papiers avaient été brûlés et déchirés au fond de la poubelle. Un sourire s'étira sur le visage de la marchombre. Ce genre de petits détails annonçaient quelques secrets importants. L'Intendant ne voulait sans doute pas que ces courriers soient lus par les domestiques – ou des visiteurs non désirés – qui venaient faire ses appartements. Elle empoigna alors les morceau avec délicatesse – il faudrait pas détruire des preuves, tout de même – et les étala sur le sol avec d'autres papiers légèrement brûlés. Beaucoup de morceaux étaient illisibles parce que entièrement brun charbon, mais certaines phrases ressortaient tout de même.
Une lettre. Une lettre plusieurs fois réécrite, refaite, repensée. Ril'Krysant comptait sans doute énormément sur un aspect de sa lettre. La discrétion peut-être ?
Ichel commença alors à décrypter le puzzle qu'étaient ces papiers brûlés. Après plusieurs essais infructueux, elle trouva un ordre plus ou moins logique. Elle put enfin lire la lettre, quoique très peu riche en mots et difficile à comprendre le sens. Ses sourcils se froncèrent dès qu'elle eut fini sa lecture.

Fleur ? Rose ? Quels pucerons qui n'envahissent quoi ? Rose du Sud ? Doit prospérer jusqu'à quand ? Des variétés de fleurs qui pourraient supplanter les leurs ? Mais quelles fleurs ? Quelle réunion autour de la Fleur dans trois quoi ? Jour, mois ?
L'Intendant était pressé, mais pour quoi ? Et surtout, qu'était-ce que cette signature ? Le Krysanthème et non Aziel Ril'Krysant. Une fleur. Encore et encore. Cette lettre était emplie de métaphores florales, de mots cryptés et sens cachés. Elle réfléchirait plus tard à leur significations et plia alors les feuilles en douceur avant de les mettre dans sa poche – Aziel ne verrait pas la différence, il les avait jeté à la poubelle et elle voyait mal l'Intendant fouiller dans ses propres poubelles. Elle se releva après avoir remis les papiers dans la poubelle, faisant attention de ne rien laisser traîner sur le sol. Elle ramassa deux autres plumes devant elle.

Des bruits de pas résonnèrent soudain dans le couloir. Elle tourna la tête et croisa le regard des deux autres intrus. Ils étaient dans de beaux draps. Même si Ichel se fichait de se faire prendre, elle préférait ne pas l'être avec les preuves. Qu'elle se fasse prendre après, sans les papiers sur elle. Qu'elle ait au moins le temps de les donner à quelqu'un d'autre.
Ils tentèrent tous trois de trouver une cachette quelconque. La marchombre eut le temps d'apercevoir l'aequor qui se jetait dans un manteau, mais ne vit pas l'autre kaelem. Quand à elle, elle se contenta de se mettre sous le grand bureau. Peut-être ne viendrait-il que pour chercher un papier et repartirait-il aussitôt.
Mais soudain, le bruit se précisa et la brune dû se retenir afin de ne pas rire. C'était encore la professeur de dessin.

***

Myra fulminait. Où était donc passée Gwëll ? S'était-elle réellement perdue entre les murs de l'Académie ? Peut-être après tout, l'aequor était un peu – beaucoup – tête en l'air. Myra fulminait contre elle-même. Jamais elle n'aurait dû envoyer la jeune fille seule à la recherche d'un rêveur. D'abord parce que ce n'était pas malin d'envoyer un élève seul, et puis parce que c'était contre le règlement et que Krysant allait encore le lui reprocher. Il fallait qu'elle la retrouve, et vite.


- Gwëëëëëll !

***

Ichel sortit donc de sous le bureau et vit que Gwëll était toujours derrière le manteau en pleine fouille. Elle vit que Shaokys en avait profité pour chercher dans le pot de fleur. Objet qu'elle n'aurait pas forcément choisi d'emblée pour cacher un quelconque secret, mais il avait apparemment trouvé une clé qu'il était en train d’ausculter. Il prit soudain la parole et se tourna vers elle avant de lui donner la clé. Ichel n'eut même pas le temps de lui dire quoi que ce soit, qu'il sortit du bureau. Elle se tourna alors vers Gwëll.


- Eh bien on est plus que toute les deux. J'propose qu'on fouille encore un peu et qu'on sorte vite de là avant de se faire prendre. On assemblera nos découvertes après, c'est une meilleure idée.

Ichel se remit donc au boulot et entreprit de trouver ce que cette clé insolite – et magnifique – pouvait bien ouvrir. Plusieurs commodes furent passées en revues, mais toutes les serrures cédèrent rapidement. Puis, son regard tomba sur le bureau. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Peut-être trouverait-elle le tiroir secret en fin de compte.




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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 23 Déc 2012 - 23:37

Vous avez décidé de fouiller : Le bureau d'Aziel

Plusieurs commodes, dites-vous? Il est vrai qu'Aziel en possède deux, qui ornent joliment la pièce et lui sont, à vrai dire, fort utiles. Je ne compterais pas la troisième étant donné que vous l'avez déjà fouillé, et je m’abstiendrais d'en refaire la description, à moins que vous admettiez avoir une mémoire digne d'un poisson rouge amnésique atteins d’Alzheimer. Deux commodes, disais-je donc, toutes deux parfaitement identiques, sculptée dans du bois de rougeoyeur qui s'accordent avec perfection aux tons de la pièce. Mais je vois bien que cette absolue pureté vous passe bien au-dessus de la tête, à l'une comme à l'autre. Tiens, si j'avais pu, j'aurais bien refermé l'un des douze tiroirs sur vos petits doigts agiles. Car vous n'avez pas manquez d'en ouvrir un, ne niez pas, je vous observe. Mais l'art de la calligraphie ne semble pas plus vous intéresser que la vocation à la Dame et à son Héros, car je trouve que vous vous détournez fort rapidement de ces superbes commodes pour fourrer votre nez un peu plus loin.

Le bureau donc, car c'est là que votre instinct semble vous avoir guidé.
Que dire de ce mobilier qui trône au centre de la pièce, magistral et élégant? Long et large, un sous-main représentant la Dame, que vous vous empressez de soulever, occupe la majorité de l'espace. Mais vous ne trouvez rien dessous et reposez donc l'objet avec précaution. Mais cela n’empêche pas qu'il se retrouve décalé de quelques millimètres, sans que vous ne vous en aperceviez. Vous balayez la surface du bureau des yeux, mais les quelques parchemins et le stylo plume qui s'y trouve ne vous intéresse pas.

Vous vous baissez pour vous trouver face à ce grand tiroir, sous le bureau. Vous y insérez la clef, tournez, poussez, forcez, rien n'y fait, ce tiroir ne s'ouvre pas. Vous retirez la clef, résignée, et saisissez la poignée avant de tirer de toutes vos forces.
Peut-être auriez vous du commencer par là, cela vous aurez évité de vous retrouver les fesses par terre, le tiroir dans les mains. Seule une carte de Gwendalavir s'y trouve, neuve et inutilisée. Cependant, elle semble recouvrir quelque chose. Vous la soulevez précautionneusement, avant de bondir en arrière et de reculer de trois pas, lâchant le tiroir qui s'abat avec fracas sur le sol.
Allons, revenez, n'ayez pas peur, ce n'est autre qu'un auto-portrait de votre Intendant. Je vous promet qu'il ne vous dévorera pas encore. Avouez que l'homme possède un certain talent en dessin. Allons, revenez maintenant! Ne faites pas l'imbécile. Il faut bien que vous remettiez ce tiroir en place.

Il vous reste [1] indice à trouver dans la pièce.

Que faites-v...

Ah, pardon, excusez-moi, ce n'est pas encore tout à fait terminé.
J'oubliais presque ce garde, qui passait dans le couloir. Pas bien intelligent, ça non, mais assez pour être attiré par le fracas que fait un tiroir lorsqu'il tombe. Alors il s'approche, encore un peu, fait quelques pas, s'approche encore... et ouvre la porte du bureau Twisted Evil que je suis diabolique.

Que faites-vous?


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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 30 Déc 2012 - 14:47

Varsgorn remontait dans son bureau.

Il avait profité des rayons du soleil pour aller se balader dans les jardins. Il avait passé une bonne partie de la journée assis à son bureau devant un amoncellement de papier. Il avait eu un grand besoin de se dégourdir les jambes.

Mais cette balade ne pouvait pas s'éterniser. Il avait encore du travail. Il allait donc regagner son bureau quand un immense fracas se fit entendre de l'autre côté de la porte du bureau d'Aziel. Ca ne pouvait pas être l'intendant. Le trésorier venait de le croiser en compagnie de ses deux gardes et de quelques professeurs. A part les deux gardes, tous les autres avaient visiblement envie d'être ailleurs.

Mais ce bruit alors? Si Aziel était ailleurs dans l'académie, il y avait une intrusion dans son bureau. Varsgorn poussa la porte.

- Qui va là?

Personne. Mais un fichu bordel. Un tiroir à terre, des tâches d'encre, une corbeille à papier vidée au sol, de la terre autour du pot de fleurs. Oui, il y avait bien eu une intrusion. Jamais Aziel n'aurait supporté un tel capharnaum. Varsgorn s'avança dans la pièce et ses yeux furent attiré par une feuille chiffonnée déposé sur la table. Il la prit et l'inspecta. C'était des comptes. Mais pas ceux de l'académie. Varsgorn reconnaissait l'écriture pour l'avoir vu sur de nombreux documents qui arrivaient sur son bureau. Celle d'Aziel. Ses comptes personnels. Varsgorn s'apprêtait à la reposer quand un nom attira son regard. Dienne Nil'Tremaine. Elle était avec Dolohov Zil'Urain au diner de Hil'Muran. Qu'est ce que son nom faisait sur les comptes de l'intendant de l'académie? Gage d'amitié? Et un coquet en plus. Et c'était pas le seul. Plusieurs fois son nom apparaissait toujours avec des sommes rondelettes offertes.

- AAAATTTTTCCCCCCCHHHHHHOUUUUUMMMMM!!!!!

Varsgorn sursauta, se retourna mais la porte était toujours fermée. L'éternuement ne venait pas de là. Les intrus n'avaient donc pas eu le temps de quitter la pièce. Ils s'étaient juste cachés.

- Sortez de là. Et que ça saute.

Deux élèves sortirent de leur cachette respective. Deux élèves qu'il ne connaissait que de vue.

- Je peux savoir ce que vous faites ici?

Des murmures sortirent de leur bouche.

- Plus fort, assumez vos actes!

Des explications. Fausses à n'en pas douter. Varsgorn n'était pas dupe. Elles avaient fouillées le bureau dans l'espoir de découvrir des choses cachées. Des objets confisqués par l'intendant peut-être. En tout cas, elles avaient surement mis la main sur la feuille que le trésorier tenait en fouillant la poubelle.

- Vous rangez tout cela rapidement et vous viendrez vous expliquer dans mon bureau.

Varsgorn tourna les talons et il sortit de la pièce, la feuille de compte toujours en main.



[Comme ça vous pouvez découvrir le dernier indice qui manque et ensuite on ouvrira un rp dans le bureau de vars. Si un truc vous gêne, MP]



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 13 Jan 2013 - 18:34

La frayeur était passée, mais Gwëll songea qu'il aurait très bien pu s'agir de l'intendant et, là, même cachée derrière son manteau, elle aurait pas pu faire grand chose pour s'en sortir.
Il fallait qu'elles fassent vite. Qu'elles sortent de ce bureau avant que ça ne dégénère.

Sous le manteau, il faisait chaud et Gwëll étouffait. Et, maintenant que le danger était passé, elle songeait à s'occuper un peu plus. Elle passa ses mains dans les poches du manteau. À vrai dire, elle n'y alla pas franchement. Elle avait un peu peur de ce qu'elle allait y trouver. Parce que bon, mettre les mains dans des mouchoirs tout usés, c'était pas le rêve et pis, ça faisait pas vraiment avancer leur recherche.
Non, des mouchoirs, elle voulait pas, et elle espérait que ce qu'elle y trouverait quelques choses de plus productif.
Dans l'une des deux, elle découvrit un bijou bien brillant qu'elle avait déjà vu sur une fille de Kaelem. Il lui avait sûrement confisqué dans la matinée. Elle le rangea dans sa poche à elle pour pouvoir le lui rendre. Dans l'autre poche, il y avait un mouchoir brodé -propre, heureusement- et un petit bonbon rose. À première vue, elle ne tiqua pas, mais après quelques secondes de blocage, le regard posé sur la petite chose au creux de sa paume, elle eut une révélation. Chez Aziel, il y avait des liens entre toutes les choses. Parce que ce bonbon était rose, tout comme l'encre sentait la rose et sa veste était rouge. L'intendant vivait en monochrome. Monochrome rouge primaire.

Bref, elle rangea le mouchoir, mais garda le bonbon. C'était une pièce à conviction, après tout. Et puis, dans le pire des cas, elle le mangerait, c'était un bonbon, quand même.
Elle chercha ensuite dans la poche de dedans le manteau, celle qu'on voyait que quand on était caché dessous. Cette fois ci, il y avait du dur, du concret. Un carnet, en cuir rouge -encore!- et avec du papier dedans -alléluia!- et des trucs écrits dessus. Des grandes pages couvertes de la petite écriture serrée de l'homme. Et des chiffres et des noms. Beaucoup, dans des grandes colonnes qui couraient tout le long des pages. Et puis, à la fin du livret, une petite fleur en papier rose.
Encore du rose. Quelle redondance. Non, et puis, sa fleur, elle était pas trop belle, il fallait dire. Elle avait bien trop de pétales et puis elle était super volumineuse et toute écrasée, du coup, vu qu'elle était rangée entre deux pages.

Bref, elle rangea la rose dans le livret et elle regarda encore un peu tous les chiffres dans les colonnes. Tout ça, c'était pas bien simple. Certes, elle réussissait à comprendre, mais les chiffres restaient flous dans sa tête. La seule chose qui pénétrait son esprit doué d'aucune capacité en économie, c'était la mention ''calmants'' associée à celle ''élèves infernaux''. Et ça la révoltait. Il les avait drogués ? Mais pourquoi ? Comment ? Où ? Quand ?

Elle rangea le calepin dans son autre poche. À exploiter, aussi. Mais avec un cerveau performant. Elle demanderai à Enelyë, elle comprenait bien l'économie, avec son nouveau papa et elle saurait certainement bien trouver ce que ça pouvait bien vouloir dire.
Elle sortit de sous le porte manteau et le jour l'aveugla un instant. Shaokys fouillait un pot de fleur qu'elle avait même jamais vu avant, avec une fleur rose, même, mais ça, elle s'en serait doutée. Et puis il donna la clé qu'il avait trouvée à Ichel et s'en alla. Gwëll ne comprit pas trop, mais Ichel lui dit qu'elles devraient plus tarder à en faire pareil, et là, elle était d'accord.

Puis Ichel commença à fouiller le bureau et elle réussit à ouvrir le tiroir avec la petite clé. Mais comme elle avait tiré bien fort, elle était tombée par terre, sur les fesses et Gwëll avait eut du mal à ne pas rire, parce que bon, c'était hyper cocasse, quand même. Ichel l'avait foudroyée du regard mais elle avait rien dit et quand Gwëll s'était retournée, elle avait entendu un grand fracas. Alors elle avait continué à tourner et avait tourné de 360 degrés au lieu de 180.
La Kaelem était clouée au mur avec un air terrorisé sur le visage. Elle regardait le tiroir qui était par terre, tout seul et, plus précisément, ce qui était dedans. Gwëll accourut, pour voir, elle aussi, en espérant que ce serait pas un piège super cruel genre une grosse araignée velue avec plein de pattes.

Mais c'était juste un dessin de l'intendant. Bon, il faisait un peu peur, c'était vrai, surtout qu'on aurait dit qu'il suivait du regard tout le temps. Et puis, quelque chose leur fit encore plus peur, d'un coup. Les deux. Elles se regardèrent et regardèrent toutes deux les poils qui se dressaient sur leurs bras. Et elles coururent. Plongèrent. En même temps. Au même endroit.
Heureusement, elles étaient pas bien grosses. Parce que sinon, elles auraient pas réussi à rentrer toutes les deux en même temps sous le bureau. Bon, c'était un peu serré, certes, et elle avait un peu le coude d'Ichel coincé juste dans le creux de son ventre et son pied était carrément juste à coté de la tête de l'autre.

La grosse voix poussa la porte et en plus d'avoir la chair de poule, elles se mirent à trembler. Et Gwëll trembla tant et si bien que tout la poussière qui était collée sous la semelle de ses chaussures s'en décolla et tomba dans ta figure d'Ichel. Et Ichel éternua. Et la grosse voix se tourna vers le bureau. Et cria très fort.
Alors Gwëll et Ichel sortirent très vite avec des petits yeux pleins de larmes et des lèvres tremblantes.


C'est pas notre faute... on voulait pas... mais on avait peur... on savait pas... on voulait savoir...

Mais il voulait des explications plus claires et Gwëll voulait pas trop lui dire, parce que même si c'était pas l'intendant, il en restait un homme sévère. Et puis, elle voulait pas inventer un mensonge, même si c'était plus simple parce qu'elle était vraiment nulle, dans ces cas là, en imagination et qu'elle savait pas mentir, de toutes manières.
Elle écouta vaguement l'histoire d'Ichel et surenchérit.

Oui, c'est ça, c'est l'oiseau d'Ichel... Il est passé par la fenêtre et on voulait le récupérer... et c'est lui qui a mis tout ce bazar... Et pis, on voulait pas et on n'a rien trouvé, d'abord... et c'est même pas Ichel qui a ouvert le tiroir... Et c'est pas elle non plus qui a fait tomber l'encre parfumée...

Nulle, vous disais-je.
Le grand monsieur leur dit de tout ranger et Gwëll commença par attraper le tiroir, très vite, pour montrer qu'elle avait de bonnes intentions. Elle le remit, alors que le monsieur sortait et elle regarda Ichel.


Oh, mon dieu, mais j'ai cru qu'on allait mourir ! Tu crois qu'on cherche encore ? Ou on s'en va très vite ?

Ichel lui fit signe qu'il n'y avait pas à s'en faire et qu'il valait mieux chercher dans le dernier meuble qu'elles avaient pas fouillé. Alors Gwëll remit un dernier papier dans la poubelle et elle aida Ichel à ouvrir les grandes portes de l'armoire. Chacune d'un coté et les battants cédèrent.



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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Dim 27 Jan 2013 - 18:06

« Je l’avais bien dit. »
Et le pire, c’est que ça ne vous retient même pas de terminer par un ultime acte de vandalisme. Qui suis-je pour vous retenir dans le chemin de votre destruction ? Après tout, je ne suis qu’une horloge parlante.
Qu’espérez-vous trouver dans une armoire, de toute manière ? Si ça se trouve, vous vous trouverez nez-à-nez avec la maitresse d’Aziel, toute nue, parce qu’elle n’aura pas eu le temps de se rhabiller avant de se planquer des élèves qui sont entrés dans la pièce. Note que ça serait particulièrement cocasse, je me ferai une joie d’informer mes autres confrères de cette épopée lyrique ci-fait.
Mais hélas, point de choses si drôles.

Vous ouvrez la porte de l’armoire.
Que vous attendiez-vous à trouver ?
Il y a beaucoup de manteaux. Des manteaux pour toutes les saisons, de toutes les couleurs et pour toutes les occasions. Chaque cintre porte une petite étiquette en parchemin indiquant la circonstance pour laquelle Aziel utilisera telle cape, tel drapé, tel manteau. Il y en a sept au total : "Manteau de pluie", "Manteau de parade", "Cape de bal", "cape d'hiver", "Cape de printemps", "Cape mondaine", "Cape fonctionnelle".
Vous baissez les yeux. Il en va de même pour ses chaussures et ses bottes, je vous passe le détail. A droite de la penderie, un coffre de transport qui lui sert certainement à transporter ses différents habits. Pourquoi ces habits dans son bureau plutôt que dans ses appartements, d’ailleurs ? Et bien, comme ça, s’il a besoin de sortir directement après son bureau, il n’a pas besoin de repasser par ses appartements, et vice versa. Voyez, un homme organisé, lui, pas comme vous.
Pendu à un crochet à l’intérieur des portes, un superbe chapeau à plumes attend, que l’Intendant a sans doute posé là en hâte pour se changer.
Vous remarquez qu’une lettre dépasse de la poche de sa cape fonctionelle, comme s’il l’avait rangée là en attendant d’avoir l’occasion de sortir la poster.
Voici le contenu de cette lettre :
Spoiler:
 

Félicitations, vous avez trouvé tous les indices de la pièce.
Maintenant, c’est à vous d’en faire quelque chose.
[PHASE 1 : TERMINEE]







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MessageSujet: Re: Secrets, indices, où vous cachez-vous ? [Terminé]   Jeu 14 Fév 2013 - 18:51

Ichel ignora tout de la beauté du meuble, elle n'avait pas le temps. Plus elles resteraient dans ce bureau, plus le risque qu'Aziel revienne augmentait. Ses yeux survolèrent le bureau, ses mains soulevant le sous-main, mais rien de bien intéressant. Ouvrant donc tiroir après tiroir, elle fouilla avec soin tous les recoins des carrés de bois. Un tiroir attira alors son attention plus que les autres. Une serrure. Sortant la clé cédée par Shaokys, elle tenta d'ouvrir le meuble grâce à elle. Rien ne bougea. Immobile. Tant pis, elle ouvrirait ce tiroir coûte que coûte. Empoignant alors la poignée de toutes ses forces, elle tira violemment dessus. Le tiroir céda soudainement et la marchombre se retrouva les fesses à terre. Eberluée, elle observait le contenu de la boite qui trônait dans ses mains avant d'entendre le rire de Gwëll. Relevant ses yeux noisettes, elle la foudroya du regard sans rien dire. Détournant bien vite son attention de l'aequor, elle souleva la carte de Gwendalavir qui tapissait le fond et tomba nez à nez avec... un cafard ! Elle bondit en arrière, lâchant le tiroir qui retomba avec fracas. Elle haïssait ces petites bêtes, leur regard immonde, leurs antennes hideuses. La bête avait disparue. La kaelem put alors apercevoir le portrait sur lequel l'insecte avait fait ses besoins. Ichel fut soulagée que ce portrait reste dans ce tiroir, caché de la vue de tous. L'Intendant était encore plus effrayant sur cette toile qu'en réalité.
Rien du tout dans ce bureau. Ma fois, elles avaient déjà plusieurs indices en poche, à présent, il leur fallait vite déguerpir et mettre ces informations dans l'ordre. Elle se rendit soudain compte que Gwëll était à côté d'elle. Ichel appela Oeil-de-Tigre qui s'était déposé sur une lampe. Il se déposa délicatement sur le bras de la kaelem, toujours équipé d'une protection.

L'aigle tourna la tête, alerté par un bruit. Le regard de la kaelem se dirigea instantanément vers la porte du bureau. Elle mit quelques secondes à percevoir ce que la rapace avait entendu quelques minutes avant elle.
Des pas. Des pas ? Impossible. Rentrerait-il maintenant ? Si l'Intendant les trouvait ici, maintenant, elles pouvaient dire adieu à l'Académie. Renvoyées sur le champ.
Les deux intruses s'observèrent et plongèrent sous le bureau. La marchombre eut à peine le temps d'élancer Oeil-de-Tigre dans l'armoire. Les deux filles étaient un peu à l'étroit, mais il fallait bien ça. Elle préférait de loin être à l'étroit que d'être renvoyée. Gwëll commença à trembler comme une feuille morte. Ichel, quand à elle, tentait d'entendre tant bien que mal de qui il pouvait bien s'agir. Cette voix, grave et autoritaire. Elle la reconnaîtrait entre milles. Jamais elle ne l'oublierait. Le fantôme. Varsgorn Ril'Enflazio. Mercenaire.
Elle n'avait aucune confiance en lui même s'il prétendait avoir changé. Aucune confiance. Il n'avait rien fait lorsque Halina était tombée entre les mains des mercenaires. Ses amis, à lui. Anciens amis, à ce qu'il disait.
Sauf que la poussière que l'aequor fit tomber de sa chaussure – juste au-dessus de la tête de la marchombre – trouva sa cible sur son visage à elle. Elle ne put s'empêcher d'éternuer.

Il leur ordonna de sortir. Quelle imbécile cet aequor, pourquoi trembler ainsi, elle les avait fait repérer ! Ichel aurait été capable de lui hurler dessus sans prendre en compte la présence du trésorier. Sauf qu'elle ne dit rien, car elles n'eurent d'autre choix que de sortir. Le regard de la marchombre aurait pu tuer l'ancien mercenaire sur le champ.
Une question, puis une réponse murmurée par Gwëll. Ichel n'avait pas envie de parler. Encore moins de s'expliquer face à cet homme qui, pour elle, n'avait rien à faire dans cette Académie. Elle ne ressentait aucun respect pour lui.
Il éleva la voix. Ce fut de trop. Personne n'élevait la voix sur elle, hormis son maître. Personne d'autre.


- Mon aigle est passé par la fenêtre qui était ouverte, on est venu le rechercher. Simplement.

Oeil-de-Tigre apparut soudain et se posa sur le bras de la kaelem. Sa voix était glacée sans pour autant montrer sa répugnance pour l'homme. Elle n'avait aucun compte à lui rendre, alors pourquoi lui dire la vérité. De toute manière, elle ne l'aurait dit à personne. Et surtout pas à lui.
Gwëll renchérit, puis le trésorier leur ordonna de tout ranger. Encore un ordre. Ichel était allergique aux ordres. Gwëll s'exécuta. Bien au contraire de la kaelem qui caressait le plumage de l'aigle, les yeux plantés dans ceux du mercenaire. Il tourna cependant bien vite les talons.
La marchombre se retourna vers l'aequor.


- Nan mais t'inquiète, faut pas s'en faire, il dira rien à l'Intendant. Je sais qu'il ne dira rien. Vaut mieux chercher dans le dernier coin qu'on a pas fouillé.

Elles ouvrirent alors la grande armoire. Des manteaux, encore et toujours des manteaux. Sept manteaux, tous marqués d'une étiquette sur lesquelles étaient indiqué les circonstances durant lesquelles il les portait. Bien trop ordonné cet Intendant, bien trop différent de Jehan. Baissant leurs yeux, elles s'aperçurent qu'il avait fait la même chose de ses chaussures. Un peu effrayant. Un coffre, un chapeau et autres. Rien de bien intéressant.
Le regard d'Ichel fut attiré par un éclat blanc dans la poche d'un manteau. Une lettre. Ah, ça, c'était quelque chose qui valait la peine d'être lue !
La marchombre la sortit délicatement, l'ouvrit et lut le contenu. Elle pouvait sentir le regard de la dessinatrice au-dessus de son épaule. Elle lisait aussi.
Il insultait Jehan ouvertement à cette femme en commettant l'erreur d'avouer l'endroit où il se trouvait. Sans doute ne pensait-il pas que les élèves de cette Académie puissent être assez fous pour s'aventurer dans son bureau. Il avait eu tord ; les académiciens étaient fous.
Elle lisait rapidement et un seul détail attira son attention plus que le reste. Une épidémie. Seulement chez les nobles. Cette lettre était une preuve flagrante de la double personnalité de Ril'Krysant. Il n'était pas qui il prétendait être. Ichel s'en était douté depuis son arrivée.
Quelque chose se tramait dans l'empire, quelque chose d'important. Elles en avaient la preuve entre leurs mains.
La marchombre se tourna alors vers Gwëll.


- Allez, viens, on s'en va.

Elles rangèrent les quelques objets qu'elles avaient déplacés, puis sortirent. Oeil-de-Tigre toujours juché sur son bras, Ichel vérifia que tous les indices étaient dans sa poche. Elle se tourna vers Gwëll et lui offrit un demi-sourire.

- Bon, il est clair que l'Intendant est pas net. Il nous cache bien son jeu, mais on vient de trouver plusieurs preuves contre lui. Il se trame quelque chose dans l'Empire, c'est évident. On doit le dire aux autres, mais discrètement. J'te propose dans deux jours, à cinq heure, dans les appartements délabrés. Dis à tous les gens en lesquels tu as confiance de venir là, mais ne leur dis pas pourquoi. Juste que c'est hyper important et que ça en va de la survie de notre Académie. Ils viendront si tu leur dis ça.

Silence. Quelques minutes, puis, un murmure.

- Garde les feuilles que t'as trouvé avec toi, ne les quitte pas ou mets les en lieu sûr. Ne les montre à personne avant cette petite réunion, secrète bien sûr. Aucun professeur ne doit être au courant. Bon, maintenant j'y vais. A plus Gwëll, fais attention à toi !

La marchombre disparut dans le tournant d'un couloir, Oeil-de-Tigre volant à ses côtés.



[ Fin Rp o/ ]


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