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 Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]

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Acier
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MessageSujet: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Sam 8 Sep 2012 - 18:03

Alors elles partirent. Doucement, d'abord, d'un pas calme et posé. Gwëll était naturellement passée devant car elle connaissait les lieux, mais aussi parce que Jingle semblait tout content de cette sortie inopinée, apparemment nullement fatigué par sa balade initiale. Bartok, lui, marchait tranquillement quelques mètres derrière en promenant sur le paysage un regard alerte.

Elles commencèrent par contourner les écuries puis Gwëll bifurqua sur un sentier à droite dissimulé derrière un épais massif. La monture de Kloa la suivit sans hésiter. Visiblement, elle connaissait le chemin. Puis la jeune fille se retourna sur sa selle pour demander d'une voix toujours aussi douce :


- Tu es arrivée récemment, non ?

La Teylus ne put qu'opiner de la tête cependant qu'elles s'enfonçaient toujours plus profondément dans le bois. Bartok avait hâté l'allure, et elle devait faire appel à toute son autorité pour l'empêcher de partir au petit trop. Il n'avait peut-être pas la fougue et le caractère de Destan, mais il ne semblait manquer ni d'énergie ni de courage. Elle en était là de ses réflexions lorsque Gwëll s'arrêta et prit la parole pour la seconde fois :

- Bon, voilà le torrent, et les rapides
sont là. Va falloir passer en face, un peu plus loin, parce que la
piste continue sur l'autre rive, mais le courant est fort. Donc, on va
passer un peu dans les fourrés, pour aller sauter plus loin. Tu me
suis ?


Suivant des yeux les directions qu'elle lui indiquait, la jeune femme faillit ne pas remarquer le spectacle qui s'offrait à elles. Il ne s'agissait que d'un torrent, certes, et elle en avait déjà vu des plus imposants. Mais, sans savoir pourquoi, l'image de cette cascade au courant limpide et mélodieux entourée de ces fourrés vert et or l'émouvait. Pourtant, elle ne s'attarda pas, la dessinatrice ayant déjà sauté le cours d'eau. Alors, Kloa resserra ses talons, relâcha ses rênes, incita Bartok d'un discret claquement de langue. Et le cheval, aussitôt, prit le galop dans un hennissement joyeux et bondit au-dessus de l'onde, tout de vitalité et d'ardeur mêlées. Lorsqu'il atterrit aux côtés de Jingle, la combattante se redressa sur ses étriers pour lui flatter l'encolure, puis se concentra sur la svelte silhouette de la jeune fille. Souriante, détendue, elle ouvrit la bouche :

- C'est bon, je suis là, on peut continuer !

D'un même mouvement, les deux jeunes femmes remirent leur monture au pas. Cette fois-ci, le passage était assez large pour qu'elles puissent y tenir de front, aussi Kloa se positionna auprès de sa guide tandis que la végétation, momentanément tenue à distance par la présence de la chute d'eau, reprenait ses droits sur les alentours. Les arbres étaient plus hauts, les buissons plus touffus, et ce ne fut qu'au bout de plusieurs minutes de chevauchée silencieuse que la guerrière réalisa qu'elles se trouvaient dans une forêt. En premier lieu, cette découverte ne manqua pas de l'étonner. Cet endroit faisait-il parti de l'enceinte de l'Académie ? Si tel était le cas, celle-ci devait être gigantesque ! Puis une autre pensée la percuta de plein fouet. Y avait des loups dans ces bois ? Certes, elle n'était ni le Chaperon Rouge ni un des trois petits cochons. Mais ce n'était pas de la crainte qu'elle ressentait à cette idée, simplement de l'excitation et de la curiosité. Ce fut pour cette principale  raison qu'elle se tourna vers Gwëll :

- Je ne savais pas qu'il y avait une forêt, ici. Elle est très grande ? Tu t'y rends souvent ?

Bartok fit un écart à gauche, attiré par une touffe d'herbe grasse, et la jeune femme le rappela sèchement à l'ordre.

- Et tu sais s'il y a beaucoup d'animaux ? Je veux dire, d'animaux sauvages. Par exemple, des loups ? Ou... des pumas, peut-être ?

Et comme elle était lancée, elle continua sur un ton intéressé, délaissant provisoirement le paysage pour se concentrer sur sa compagne :

- Ce n'est pas comme si je n'avais jamais vu de loups. Mais juste de loin. Alors, si ça pouvait être l'occasion d'en rencontrer un, ce serait vraiment incroyable, tu ne crois pas ? Pour ne pas faire peur aux chevaux, il faudrait juste qu'il montre patte blanche, comme dans le conte avec les chevreaux, tu connais ?


Et jamais elle n'aurait songé que celle-ci puisse ne pas partager son enthousiasme.


_______________







Le cerf qui s'unit
Au trèfle de l'automne

On dit

Qu'il n'engendre qu'un faon

Unique et ce faon

Mon garçon solitaire
Part pour un voyage
De l'herbe en guise d'oreiller





Elizia / Kloa Rwanda
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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Ven 28 Sep 2012 - 18:33

Ça sentait le sous bois.
Les feuilles, le bois, la terre et les champignons. Une odeur douce, une odeur de dimanche où on va en famille faire un tour en forêt pour ramasser le dîner. Une odeur d'enfance et de cabanes. Parce que les sous bois, c'est l'idéal, pur faire une cabane, il y a des petits arbres, avec des troncs fins, et des longue branches, à demi cassées, répandues sur le sol. Et puis des fougères, pleines de spores orangées et qui chatouillent dans le nez.
Les cabanes dans les bois avaient toujours été un des plaisirs de Gwëll, et elle avait toujours aimé s'y cacher des heures durant pour imaginer bien tranquillement des histoires des bêtes magiques et de comptes qui font peur.

Parce que le bois, c'est aussi le lieu de la magie. Là où les sorcières ramassent leur ingrédients pour leurs potions magiques, là où se cachent les licornes, les satyres et les centaures, là où vivent l'ogre, sa femme et leurs sept enfants. Un haut lieu de l'imagination d'où peut à tout instant débouler un loup garou, un tigre élastique où un brûleur. L'endroit même où l'on a le plus de chances de tomber sur un lutins, de rencontrer une fée ou de voir un elfe et un lutin se raconter des histoires.
Bref, la forêt, c'est la grande maison des petits enfants, où la réalité menace de tomber dans le fantastique d'un instant à l'autre.

Et Gwëll de songer à tout cela en chevauchant doucement aux coté de Kloa.


Souvent ? Dès que je peux, en fait.

Jingle releva la tête et pointa les oreilles vers l'avant comme pour justifier son amour des fourrés. Elle lui flatta l'encolure avec un sourire amusé. La forêt, c'était son endroit, à lui aussi.

Tu sais, des animaux sauvages, il y en a partout. Mais c'est vrai qu'ici, il y en a plus. Une fois, j'ai même croisé un puma. Un gros, avec une fourrure toute brillante et des yeux effrayants. Mais il est parti, alors il m'a pas mangée. Mais des loups, j'en ai encore jamais vu de près...

Et Jingle renâcla comme pour soupirer de la légèreté de sa maîtresse. Lui, les loups, moins il les voyait, mieux il se portait. Et Bartok était du même avis, son regard en disant long sur le nombre d'inepties qu'il avait entendues à ce sujet, en tant que cheval de l'académie.

J'ai bien peur que les chevaux aient peur, même si il montre patte blanche, parce qu'il reste quand même une grosse bête, avec de grandes dents. Vois la fois où j'ai vu le puma, j'étais avec Jingle et quand il l'a vu, il a pointé et il est parti vite. Mais je sais pas si on en verra aujourd'hui, parce qu'il a beaucoup plu hier, alors les loups doivent être dans leur tanière, je pense.

Et les deux chevaux échangèrent encore un regard las.

Mais par contre, je suis sûre que si on regarde bien, on pourrait apercevoir des petits ! Ou des lutins, même ! Une fois, j'ai croisé une licorne, par ici. Enfin, je pense, parce que c'était loin, mais ça pouvait pas être autre chose, vu la taille que ça faisait et la couleur que ça avait... Mais il y a une fille de mon dortoir qui m'a dit que c'était pas vrai, que j'étais une menteuse, puisque ça existait pas.

Et cette fille là, Gwëll ne lui adressait plus la parole, depuis. Parce qu'elle n'avait pas du tout apprécié la réflexion et que les gens qui ne croyaient plus aux belles choses, elle ne savait pas quoi leur dire.
Et puis, c'était certain, ça, c'était une licorne, qu'aurait ce pu être d'autre ?


Bon, on prend par où ? À gauche, on longe le torrent, par la droite, on coupe dans la forêt vers la chaîne du Poll. Tu en penses quoi ?

Kloa lui fit signe, et Gwëll lança Jingle au petit trot vers la féerie de la forêt.
Suis moi, nous allons chercher la fantaisie dans cette merveille qui nous entoure, à nous les animaux oniriques et les histoires de fées !



_______________
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Kloa Rwa
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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Sam 29 Sep 2012 - 17:21

Elle n'avait jamais vu de puma. Et ça la froissait un peu de constater que sa camarade en avait déjà rencontré un alors qu'elle-même, qui avait sans doute plus voyagé en quelques années que l'autre le ferait durant toute une vie, ne faisait que conjecturer l'apparence du félin. D'un autre côté, cela signifiait aussi qu'il y en avait au moins un dans la forêt, et elle caressait l'espoir secret de réussir à apercevoir un jour sa silhouette déliée entre les troncs sombres des feuillus. Et s'il fallait le traquer ou chevaucher une journée complète pour y parvenir, et bien, elle s'exécuterait sans problème. Elle avait suffisamment de volonté pour cela.

Puis Gwëll balaya d'un sourire sa référence à l'un des contes qui avaient bercé son enfance, et Kloa fronça les sourcils. Le loup n'avait qu'à ne pas ouvrir la bouche en présence des chevaux et le tour était joué. Et puis c'était gros, un cheval, aussi. Grand et imposant. Elle en savait quelque chose.

La jeune femme aurait bien aimé continuer à l'interroger sur sa rencontre avec le puma pour se renseigner où elle l'avait vu, par exemple, mais sa compagne reprit la parole sur un ton nettement plus enthousiaste. Petits, lutins, licornes... La Teylus n'avait jamais eu l'esprit très ouvert aux délices de la rêverie ou de l'imagination, et elle n'appréciait les légendes que dans la mesure où elles étaient relativement réalistes et mettaient en scène des héros épris d'aventure, des animaux sauvages ou des monstres grimaçants. Les contes de fée, eux, n'en faisaient pas partie. Mais comme la jeune fille semblait croire fermement à ce qu'elle racontait, elle préféra ne pas lui avouer que croiser une licorne, même aux environs de l'Académie de Merwyn, était aussi peu probable que d'entendre une pierre chanter "Vive le vent" en faisant des claquettes. Alors elle se contenta de hocher la tête en laissant la brise emporter les phrases de l'Aequor.


Elles restèrent un instant plongées dans leurs pensées respectives lorsque Gwëll la questionna sur la direction à prendre. Kloa ne connaissait pas les parages mais il lui paraissait plus vraisemblable de rencontrer un loup vers la chaîne du Poll, aussi elle tendit la main sur sa droite et lança Bartok à la suite de Jingle. Petit à petit, la forêt s'épaississait, les troncs des arbres se faisaient plus noueux, l'écorce plus rugueuse, les branches plus impénétrables, les feuillages laissaient moins passer la lumière. Elle se concentra alors sur la mousse émeraude tapissant le sol, sur les buissons touffus chargés de grains colorés, sur les odeurs du sous-bois et les sons gais et confus qui emplissaient ses oreilles. Bartok poussa un hennissement joyeux et accéléra le trot tandis que ses sabots résonnaient clairement sur la terre, tantôt brune à l'ombre des épineux ou acajou quand la lueur du soleil parvenaient jusqu'à elle.

Le silence s'était installé. Ce n'était pas un vrai silence puisqu'il était troublé par cette multitude de bruitages mélodieux, mais aucune des deux filles ne parlait, parce que les mots n'auraient rien apporté de plus. Seules leurs montures piaffaient quelquefois, tout heureuses de cette promenade et de l'harmonieuse sérénité des lieux. Et il était vrai qu'il aurait été bien difficile de s'imaginer en ce moment un fauve écumant surgir de derrière les fourrés. Environ une demi-heure s'écoula ainsi, peut-être un peu plus. Puis, d'un commun accord, les deux amies ralentirent avant de repasser au pas pour s'arrêter quelques mètres plus loin. Là, Kloa relâcha les rênes, laissant Bartok brouter à sa guise tandis que, juste à côté, Gwëll faisait de même avec Jingle. Leurs regards se croisèrent et la combattante esquissa un sourire puis détourna les yeux. Elle se sentait bien, ici, étrangement apaisée. Comme si elle avait enfin trouvé sa place, sa vraie place.


C'est alors que le ciel commença à se couvrir. C'est du moins ce qu'elle supposa en remarquant que l'éclat doré se reflétant sur les feuilles de jade se chargeait d'argent et que l'atmosphère se trouvait soudain lourde, poisseuse et emplie d'électricité. L'humidité de l'air et la brusque chute de température confirmèrent ses pensées. Le temps était à l'orage.


Elle se redressa vivement sur sa selle, avec une brutalité qui fit lever la tête à Gwëll. Celle-ci secoua ses longs cheveux blonds plaqués sur son front par une discrète transpiration avant de regarder le couvert des arbres avec appréhension. Ce fut alors que la première goutte s'écrasa sur la croupe de Bartok.

D'autres suivirent. Par chance, l'épais feuillage qui courait au-dessus d'elles leur épargnait la majorité de l'averse, mais Kloa se trouva rapidement trempée. Plissant les yeux pour empêcher la pluie de brouiller totalement son champ de vision, elle se tourna vers la dessinatrice.

- Je pense qu'on ferait bien de rentrer à l'Académie, tu crois pas ? Les chevaux sont nerveux, et puis ça mouille, aussi.

Bon, dit comme ça, c'était limite risible. Mais il s'agissait peut-être d'une simple giboulée qui passerait aussi vite qu'elle était venue. L'ennui, avec les arbres, c'était qu'on ne pouvait pas voir les nuages, même si ça protégeait plutôt efficacement de l'eau qui se déversait du ciel.

Gwëll dut acquiescer car elles se retrouvèrent bientôt toutes les deux sur le chemin du retour, au tout petit trot afin d'empêcher leur monture de déraper sur le sol boueux. Avec leurs oreilles rabattues en arrière et leurs naseaux dilatés, elles étaient aussi agitées l'une que l'autre. Kloa se baissa pour flatter l'encolure de Bartok. Quand elle se releva, elle ne put s'empêcher de dire d'une voix suffisamment forte pour couvrir les rugissements du vent, les mugissements de la pluie et les coups de tonnerre qui se firent entendre à plusieurs reprises :

- Tu sais, ta licorne, c'était peut-être une biche.

Ou un centaure. Voyant le regard de Gwëll se voiler, elle ouvrit à nouveau la bouche.

Alors, un hurlement déchira la grisaille.



[Je te laisse imaginer la créature qui surgira des broussailles... Si problème, MP !]

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Acier
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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Sam 29 Sep 2012 - 17:23

[Euh... J'ai eu un léger problème de connexion, alors je reposte ici, et tant pis pour la forme bizarroïde qui suivra...]


Elle n'avait jamais vu de puma. Et ça la froissait un peu de
constater que sa camarade en avait déjà rencontré un alors qu'elle-même,
qui avait sans doute plus voyagé en quelques années que l'autre le
ferait durant toute une vie, ne faisait que conjecturer l'apparence du
félin. D'un autre côté, cela signifiait aussi qu'il y en avait au moins
un dans la forêt, et elle caressait l'espoir secret de réussir à
apercevoir un jour sa silhouette déliée entre les troncs sombres des
feuillus. Et s'il fallait le traquer ou chevaucher une journée complète
pour y parvenir, et bien, elle s'exécuterait sans problème. Elle avait
suffisamment de volonté pour cela.


Puis Gwëll balaya d'un
sourire sa référence à l'un des contes qui avaient bercé son enfance, et
Kloa fronça les sourcils. Le loup n'avait qu'à ne pas ouvrir la bouche
en présence des chevaux et le tour était joué. Et puis c'était gros, un
cheval, aussi. Grand et imposant. Elle en savait quelque chose.


La
jeune femme aurait bien aimé continuer à l'interroger sur sa rencontre
avec le puma pour se renseigner où elle l'avait vu, par exemple, mais sa
compagne reprit la parole sur un ton nettement plus enthousiaste.
Petits, lutins, licornes... La Teylus n'avait jamais eu l'esprit très
ouvert aux délices de la rêverie ou de l'imagination, et elle
n'appréciait les légendes que dans la mesure où elles étaient
relativement réalistes et mettaient en scène des héros épris d'aventure,
des animaux sauvages ou des monstres grimaçants. Les contes de fée,
eux, n'en faisaient pas partie. Mais comme la jeune fille semblait
croire fermement à ce qu'elle racontait, elle préféra ne pas lui avouer
que croiser une licorne, même aux environs de l'Académie de Merwyn,
était aussi peu probable que d'entendre une pierre chanter "Vive le
vent" en faisant des claquettes. Alors elle se contenta de hocher la
tête en laissant la brise emporter les phrases de l'Aequor.


Elles
restèrent un instant plongées dans leurs pensées respectives lorsque
Gwëll la questionna sur la direction à prendre. Kloa ne connaissait pas
les parages mais il lui paraissait plus vraisemblable de rencontrer un
loup vers la chaîne du Poll, aussi elle tendit la main sur sa droite et
lança Bartok à la suite de Jingle. Petit à petit, la forêt
s'épaississait, les troncs des arbres se faisaient plus noueux, l'écorce
plus rugueuse, les branches plus impénétrables, les feuillages
laissaient moins passer la lumière. Elle se concentra alors sur la
mousse émeraude tapissant le sol, sur les buissons touffus chargés de
grains colorés, sur les odeurs du sous-bois et les sons gais et confus
qui emplissaient ses oreilles. Bartok poussa un hennissement joyeux et
accéléra le trot tandis que ses sabots résonnaient clairement sur la
terre, tantôt brune à l'ombre des épineux ou acajou quand la lueur du soleil parvenaient jusqu'à elle.


Le
silence s'était installé. Ce n'était pas un vrai silence puisqu'il
était troublé par cette multitude de bruitages mélodieux, mais aucune
des deux filles ne parlait, parce que les mots n'auraient rien apporté
de plus. Seules leurs montures piaffaient quelquefois, tout heureuses de
cette promenade et de l'harmonieuse sérénité des lieux. Et il était
vrai qu'il aurait été bien difficile de s'imaginer en ce moment un fauve
écumant surgir de derrière les fourrés. Environ une demi-heure s'écoula
ainsi, peut-être un peu plus. Puis, d'un commun accord, les deux amies
ralentirent avant de repasser au pas pour s'arrêter quelques mètres plus
loin. Là, Kloa relâcha les rênes, laissant Bartok brouter à sa guise
tandis que, juste à côté, Gwëll faisait de même avec Jingle. Leurs
regards se croisèrent et la combattante esquissa un sourire puis
détourna les yeux. Elle se sentait bien, ici, étrangement apaisée. Comme
si elle avait enfin trouvé sa place, sa vraie place.


C'est
alors que le ciel commença à se couvrir. C'est du moins ce qu'elle
supposa en remarquant que l'éclat doré se reflétant sur les feuilles de
jade se chargeait d'argent et que l'atmosphère se trouvait soudain
lourde, poisseuse et emplie d'électricité. L'humidité de l'air et la
brusque chute de température confirmèrent ses pensées. Le temps était à
l'orage.


Elle se redressa vivement sur sa selle, avec une
brutalité qui fit lever la tête à Gwëll. Celle-ci secoua ses longs
cheveux blonds plaqués sur son front par une discrète transpiration
avant de regarder le couvert des arbres avec appréhension. Ce fut alors
que la première goutte s'écrasa sur la croupe de Bartok.


D'autres
suivirent. Par chance, l'épais feuillage qui courait au-dessus d'elles
leur épargnait la majorité de l'averse, mais Kloa se trouva rapidement
trempée. Plissant les yeux pour empêcher la pluie de brouiller
totalement son champ de vision, elle se tourna vers la dessinatrice.


- Je pense qu'on ferait bien de rentrer à l'Académie, tu crois pas ? Les chevaux sont nerveux, et puis ça mouille, aussi.

Bon,
dit comme ça, c'était limite risible. Mais il s'agissait peut-être
d'une simple giboulée qui passerait aussi vite qu'elle était venue.
L'ennui, avec les arbres, c'était qu'on ne pouvait pas voir les nuages,
même si ça protégeait plutôt efficacement de l'eau qui se déversait du
ciel.


Gwëll dut acquiescer car elles se retrouvèrent
bientôt toutes les deux sur le chemin du retour, au tout petit trot afin
d'empêcher leur monture de déraper sur le sol boueux. Avec leurs
oreilles rabattues en arrière et leurs naseaux dilatés, elles étaient
aussi agitées l'une que l'autre. Kloa se baissa pour flatter l'encolure
de Bartok. Quand elle se releva, elle ne put s'empêcher de dire d'une
voix suffisamment forte pour couvrir les rugissements du vent, les
mugissements de la pluie et les coups de tonnerre qui se firent entendre
à plusieurs reprises :


- Tu sais, ta licorne, c'était peut-être une biche.

Ou un centaure. Voyant le regard de Gwëll se voiler, elle ouvrit à nouveau la bouche.

Alors, un hurlement déchira la grisaille.



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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Dim 7 Oct 2012 - 19:24

Kloa avait choisi la montagne.
D'un coté, Gwëll n'aurait pas du s'en étonner, d'un autre, l'idée la faisait sourire. La Teylus avait certainement choisi cette direction pour espérer voir un fauve, puisque c'était ce qu'elle recherchait et que bon, les montagnes, c'est connu, c'est le repère des meutes de loups, des bêtes sauvages et pleines de dents.
Mais c'était surtout qu'elle avait rencontré son puma qui lui donnait trop envie, à l'autre fille, dans la plaine, c'est à dire, dans la direction opposée.

Bref, Kloa aurait voulu voir un bête féroce, et Gwëll aurait préféré l'éviter. Alors, elle croisait les doigts, discrètement, bien sûr, pour éviter cela au possible.
Et puis, foulée après foulée, elle se détendit. Elle laissa ses épaules retomber, laissa de plus en plus de lest sur les rênes, qu'elle finit même par poser, d'ailleurs, sur son garrot. Et puis, finalement, elle avait même fini par laisser ses épaules tomber complètement, jusqu'à les poser sur la croupe de Jingle.
Au début, il avait accéléré brutalement, croyant à une attaque envers sa personne, et puis, après, il avait compris, alors, il s'était calmé.

Et elles étaient arrivées et elle s'arrêtèrent.
Gwëll laissa Jingle brouter et Bartok en fit de même. Mais il se mit à pleuvoir. Alors, Kloa proposa de rentrer. Et Gwëll était d'accord. Elle secoua la pluie sur sa tête et reprit ses rênes. Elles reprirent le trot, le petit, celui qu'on sent à peine et la direction de l'académie.

- Tu sais, ta licorne, c'était peut-être une biche.

Et l'harmonie de l'instant fut rompue. La licorne, ça pouvait pas être un biche, puisqu'une licorne est une licorne et un biche une biche. Alors Gwëll boudait. Mais sans le dire, parce qu'elle aimait pas froisser les gens.
Et dans son coin, elle serrait les poings, les dents et les paupières pour pas laisser couler de larme. Mais elle lui en voulait, au fond, d'avoir cassé son mythe. Parce que sa licorne, elle y tenait. C'était le fantastique qui s'insérait dans sa plate vie d'étudiante.
Oh, non, elle ne regrettait pas d'être venue étudier à l'académie de Merwyn, mais elle n'appréciait guère que ce à quoi elle tenait soit détruit en quelques mots.

Et elle n'appréciait pas non plus de voir un bête écumante de rage sortir des fourrés quand elle ne s'y attendait pas. Et là, c'était en train d'arriver.
Elle avait serré les mollets, cette fois, parce qu'elle ne voulait pas se faire avoir à chaque fois, et elle avait réussi à se maintenir sur le dos de Jingle, même quand il avait pointé. Et elle avait tout juste eu le temps d'apercevoir une fourrure fauve et de grandes dents.
Le puma. Encore, le même.

Et Jingle de faire demi tour et de galoper à bride abattue vers une académie encore lointaine, vers l'orée de la forêt, proche, mais sinistrement éloignée, aussi.
Et quand elle se retourna, cramponnée de ses deux mains à des poignées de crins mouillés de pluie, elle eut tout juste le temps d'entrapercevoir une forme floue avant de sentir le sol de dérober sous le sabots de l'étalon.
Glisser, elle glissait. Une légère pente, tous sabots en avant, elle glissait sur de la boue toute fraîche. Allait elle tomber, pour l'instant, il n'en était pas encore question, mais qui savait ce que le destin lui réservait ?

Et une dalle herbeuse se profila devant elle. Jingle reprit pied et parvint à réfreiner sa course folle. Il se stoppa brutalement, et désarçonnée, elle partit en avant.
Mais elle resta en selle, ou du moins, elle resta sur sa monture. Se rattrapant difficilement à l'encolure, ses deux bras enroulés autour.
Et il baissa la tête, déséquilibré. Et elle tomba, tête la première sur l'herbe. Mouillée.


[si ça te va o/]


_______________
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Acier
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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Dim 14 Oct 2012 - 19:53

Et son imagination qui s'emballait, s'emballait. La créature se faisait tantôt Goule monstrueuse, tantôt Brûleur intrépide, tantôt Marcheur assoiffé de sang, tantôt loup aux féroces babines. Parce que Kloa avait envie d'en découdre, ça, c'était certain. Et l'idée qu'elle n'avait pas la moindre chance contre ce genre d'adversaire, ni même qu'elle n'était pas armée, ne lui effleura l'esprit à aucun instant.

Alors, elle fut presque déçue quand elle vit le puma. Bon, ce n'était pas un petit puma et il ne paraissait pas d'excellente humeur, mais il lui sembla qu'il était presque aussi étonné qu'elle, même si sa surprise se mua bientôt en ce qui ressemblait à s'y méprendre à... une sorte de rage. Hum hum. Ce fut à ce moment qu'elle se rendit compte qu'il n'y avait pas que son imagination qui s'emballait, parce que, soudain, sans prévenir, le cheval de Gwëll partit au triple galop dans les fourrés. Et elle resta seule, seule devant le puma.

Enfin, pas vraiment seule, quand même. Il ne fallait pas oublier Bartok qui, bien que d'allure terrorisée, cilla à peine devant le fauve écumant. Peut-être qu'il était tout simplement trop terrifié pour bouger. Et Kloa le comprenait puisque, d'un autre côté, c'était vrai que ça devait être plutôt traumatisant de se retrouver museau à museau avec un animal aussi effrayant qu'énervé avec de grandes canines bien pointues. Pour un cheval, s'entend.

Tout à coup, le puma fit une chose qui la stupéfia. Il fit volte-face et partit en courant. Bon. Elle savait qu'elle pouvait faire très peur, quand elle le voulait, mais à ce point... C'est alors qu'un cruel dilemme s'imposa à elle. Elle mourrait d'envie de se lancer sur les trousses du félin, le traquer, trouver son repère... Ultime défi que le sort lui jetait. Mais il y avait aussi Gwëll. Gwëll qui avait disparu dans la forêt, Gwëll qui pouvait être n'importe où, Gwëll à qui il pouvait être arrivé n'importe quoi. Et si les lieux regorgeaient encore de fauves en touts genres ? Parfois, c'était vraiment terrible, d'avoir le choix. Après un long soupir et un dernier regard en direction du chemin emprunté par le puma, elle se détourna à regret.

Heureusement qu'il y avait la boue. Parce que sinon, elle était sûre qu'elle ne les aurait jamais retrouvés. Mais avec les empruntes de sabots gravés dans la terre humide fraîchement retournée, les pister devenait un jeu d'enfant, surtout avec Bartok qui, sans doute reconnaissant à sa cavalière de ne pas avoir poussé trop loin l'aventure, marchait d'un bon pas en humant l'air chargé des fragrances lourdes de l'orage. Durant leur calme chevauchée, Kloa se retournait fréquemment, attentive au moindre bruit. Ou plutôt à l'absence de bruit. Elle n'aimait pas ce silence et, à mesure que le temps s'écoulait et qu'ils avançaient un peu plus vers l'orée de la forêt, une sourde appréhension montait en elle. Et s'il était arrivé quelque chose à Gwëll ?

Ce fut Bartok qui les perçut les premiers. Ses oreilles se dressèrent avec vivacité, ses naseaux se dilatant brusquement, et il poussa un long hennissement. Auquel un autre cheval répondit aussitôt. La jeune femme sentit son coeur sursauter dans sa poitrine. Jungle, c'était Jungle ! Poussant sa monture, elle parcourut les quelques mètres qui les séparaient au grand trot, ne sachant ce qui, de l'anxiété ou du soulagement, l'emporterait. Le soulagement, peut-être. Et puis elle les vit tous les deux, le penaud équidé et la jeune fille couchée sur le sol.

- Gwëll ?

Elle n'eut pour toute réponse qu'un long et angoissant silence. Alors l'inquiétude reprit le dessus et elle sauta à bas de son destrier, l'estomac noué par une panique qu'elle n'avait jusqu'alors jamais ressentie.

- Gwëll !

Courir, s'agenouiller à ses côtés.
Je vous en prie, faites qu'elle respire, faites qu'elle vive, par la Dame, par le Dragon, je vous en prie, je vous en prie. Et Gwëll ouvrit les yeux. Kloa ferma les siens.

- Tu t'es pas fait mal ?

Sa voix trembla. Elle se mordit la lèvre. Heureusement que la mousse avait amorti sa chute. C'était sa faute, après tout. C'était elle qui avait voulu aller se promener, elle qui avait voulu aller vers la montagne, elle qui... Avec une tendresse qu'elle ne se connaissait pas, elle frôla l'épaule de l'Aequor. Tu m'as fait peur, Gwëll, tu m'as fait trop peur. Ne recommence plus jamais ça, d'accord ? Les loups, on ira les voir une autre fois.

- Tu peux te mettre debout ? J'pense qu'on ferait mieux de rentrer à l'Académie, maint'nant. J'veux dire, rentrer pour de bon. Le puma s'est en allé.

Et elle lui sourit.


_______________







Le cerf qui s'unit
Au trèfle de l'automne

On dit

Qu'il n'engendre qu'un faon

Unique et ce faon

Mon garçon solitaire
Part pour un voyage
De l'herbe en guise d'oreiller





Elizia / Kloa Rwanda
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MessageSujet: Re: Prom'nons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas... [Terminé]   Dim 25 Nov 2012 - 23:24

La terre était molle, et l'herbe humide.
Gwëll ferma un œil, puis un autre. Tout cette histoire lui faisait mal à la tête. Ça sonnait, ça résonnait, dans sa tête. Des coups. Comme les sabots sur le sol détrempé. Un galop endiablé à l'intérieur de son crâne.
Oh, douleur. Et ça durait. Plus il y avait de silence, plus ça faisait de bruit. Et la Dame seule savait au combien le silence pesait lourd sur ses épaules.

Elle resta un long moment, allongée, comme ça. Ventre à terre, face contre terre. Face au monde et à sa douleur. Dieu qu'il pouvait faire froid. C'était toute cette humidité, cette eau, dans l'air, dans l'herbe, qui lui collait à la peau, qui s'insinuait dans son être et lui glaçait les os.
C'était surtout cette absence de réactivité, cette passivité à laquelle elle n'était pas habituée. Elle était là, et elle avait froid, mais elle ne tremblait pas. Elle ne pensait même pas. Elle subissait. Juste. Allongée de tout son long sur l'herbe, elle sentait le temps s'écouler contre son corps.

Elle n'entendit pas Kloa arriver tout comme elle n'entendit aucun des deux chevaux hennir. Elle n'entendit pas non plus la Teylus crier son nom. Et elle ne sentit pas sa main sur son épaule.
Du moins pas immédiatement. Et puis, tout le monde déferla sur elle. Comme avec un décalage. Comme les éclairs. D'abord la foudre, puis le tonnerre. Elle ouvrit les yeux.
Au dessus, il y avait un océan de peur. Bleu, profond, comme un gouffre. Qu'une vague vint clore. Rassure toi, je suis là. Je ne m'en irai jamais, tu sais, je suis immortelle.

Elle se redressa, s'appuyant sur ses coudes. Elle inspira une fois, puis une autre. L'air frais chassa de son esprit tout ce qui résonnait. Comme neuve, elle se sentait comme neuve. Jamais, peut être ne s'était elle sentie aussi bien.
Elle sourit.


Non, ne t'inquiètes pas. Je... ça faisait longtemps que j'étais pas tombée comme ça.

J'avais presque oublié. Mais pas complètement. On n'oublie jamais vraiment ce genre de choses. Ça reste gravé.
Elle s'assit. Et passa ses bras autours de ses genoux et ferma les yeux. Elle avait l'impression d'être tombée dans un bain d'eau claire. Toute propre, la peau encore fraîche du liquide. Ses yeux voyaient plus doucement, ses sens étaient sereins.
Kloa lui proposa de rentrer à l'académie. Gwëll traça dans l'air pur devant elle une réponse de ses mains. Comme une danse, le vol d'une hirondelle, légère, gracile.


Tu as raison, reprenons les chevaux. Mais... Promets moi, on marche juste, hein ?

C'était... Plus prudent ? Certainement, non qu'elle avait peur, et il ne fallait pas, mais le sol était glissant, et une autre chute était vite arrivée. Et deux en une journée, ce n'était pas bon.
Elle récupéra les rênes de Jingle qui la regardait avec de grands yeux et sauta sur son dos. Puis, Kloa en ayant fait de même, elle repartirent ensembles vers les écuries, d'un pas traînant. Une page se tourne, mais on retournera chasser les monstres dans les montagnes.

Seulement, jure moi qu'on attendra qu'il fasse beau.

[Pas très long, mais ce post a été dur à pondre T.T]
[Je pense qu'on peut dire qu'il est clôt ? =)]


_______________
Minou Merveilleux Magique à votre service I love you
Si c'était une fleur, bleue, pardi.

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