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 Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]

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MessageSujet: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Sam 1 Sep 2012 - 17:00

Lohan descendit l’escalier du dortoir, encore à moitié embrumé par sa nuit et s’arreta brusquement, en suspens sur la troisieme marche, tel un automate. Cette marche n’avait pas sa place ici :  Il y avait depuis des  temps immémoriaux  un  trou  dans la planche qui obligeait tout apprenti Teylus à tomber au moins une fois, et à tout Teylus confirmé à  fait d’immenses enjambé, devenues naturelles. Etrange. Revait-elle  ? Elle augmenta la pression de ses avant bras sur les affaires qu’elle tenait contre elle, comme pour s’assurer que ce n’était pas le cas.

Une souris s’enfuit sur son passage alors qu’elle reprenait sa route, sans avoir résolu ce mystère.  , l’air humide exhalait les vieille pierre et l’enduis récent qu’on avait utilisé pour graisser la rampe .L'heure était matinale et l'établissement semblait désespérément vide. Elle croisa tout de même un garde  dont la lance cognait avec lenteur et lassitude sur le dallage alors qu‘il patrouillait d‘un bout à l‘autre du  couloir.  Elle passa devant lui ;  il sentait le rance et la transpiration, l’alcool aussi. Il étouffa un baillement en lâchant un « bonjour demoiselle «  inarticulée.

Elle lui répondit en courbant brièvement la nuque, qui sembla tressaillir sous le poids de cette tête encore peu encline à se mouvoir.
Des  piaillement  sourds vinrent réveiller ses tympans avec douceurs, trois servantes  discutaient en trottinant dans un couloir adjacent.


« Le  premier  né de  ma sœur a des yeux  immenses, deux grands lacs Chen, , si vous saviez… on aimerait s’y noyé...  C'est un fils de la Dame, mon neveu. Il est doux comme une colombes et sa peau est plus  rose  et tendre qu‘un ciel d‘aurore.  » Faisait la premiere, fièrement .
« Ta  sœur doit être comblée, elle l'a tant attendu cet enfant …Et toi toujours  rien ?"
« Non,  rien… Nous avons semé du grain de mil à la seconde lune sous notre  paillasse comme le conseillais la vieille Meila  mais il n’a pas germé ..Je crois que jamais je ne donnerais d’h"eritier  à Yann" fit-elle , plus bas, comme affligée.
«  Un conseil, détache toi de ces superstitions  de campagnard  Grancha  et accelere, avec ce baquet, le soleil se lève déjà. A  ce rythme nous n‘aurons pas le temps de balayer le couloir du deuxième étage avant que les élèves ne se levent."
« C’est qu’il est lourd … » souffla cette dernière
"Je croyais les paysannes plus resistantes.. Si vous fatiguez déjà, autant retournez à vos champs tout de suite."

le silence se fit lorsque les troiss femmes passèrent  auprès  de Lohan, le pas lourd. L’odeur  familière du savon à la rose qui imbibait toute la literie de l’académie vint s’offrir à ses narines et la fit à peine réagir, engourdit qu’elle était pas un manque de sommeil . Elle avait  tenté de s’étouffer sous son oreiller pour échapper aux rales insupportables d’Halina et quand la guerriere s’était tu, enfin, elle n’avait pas réussit à refermer l’œil.

Les pas s’éloignere avec la certirtude que c’étaient les siens venu d’un  futur hypothetique. Elle aurait pu devenir domestique  ici,  comme les deux jeunes paysannes qu’elle avait croisé ; à  balayer d’immense couloirs des heures durant, astiquer de fond en comble les appartements des professeurs, porter de lourds baquets de linge et parler du mari qu’on lui aurait choisi, des enfants qui ne venaient pas, de la hausse du prix du blé, qui ne permettait pas de nourrir convenablement son ménage.

Cet avenir là lui sembla preque plus enviable que  son jeu  d’étudiante ratée dans cette academie, à negliger les exercices, à être englués de ce nuage tranquille de monotonie qui menaçait de se briser à tout moment, celui ou elle quitterait l’académies. Ces femmes semblaient heureuses, presque inscouciante, elles semblaient être à leur place.

Comme chaque matin, Lohan déposa son uniforme propre et les herbes qui lui servirait à se frictionner sur une plateforme un peu en retrait du bassin. Puis elle otta la longue chemise qui lui servait de vetement de nuit et delassa ses sandales avant de a de se diriger  vers l‘eau en  se frottant les avant- bras, mince parade contre  le froid qui commençait à engourdir ses membres. Elle détestait attendre longuement sur le bord du bassin, comme beaucoup de ses camarades, en se raffraichissant la nuque et en frissonnant : ç’aurait été laisser l’air glacé  prendre possession de ses gestes de ses moyens, air qui l’aurait recroquevillé lentement pour s’efforcer de contenir la chaleur de son edredon. Aussi, plongea-t-elle  directement dans le bassin, comme lui avait  montré Nodoka, quand elle lui avait appris à nager

Elle ne ressortit pas tout de suite.
C’était le jeu de chaque matin de retenir longtemps sa respiration pour savourait sans aucun bruit la sensation de l’eau tiede  qui lui glissait sur le corps. Ellle donnait un long batement de jambe pour  garder une direction,   puis immobile  elle se laissait divaguer. . Et il n’y avait alors plus rien à entendre, hormis les rares bruits sourds  du milieu qui l’entourait. L’eau qui dégoulinait à travers les canalisations, les grondement sourdqde l’étage du dessous, un insecte qui avait malencontreusement passer les grilles de filtrations.  Elle n’était plus rien, ses pensées ne ressurgissait plus, elle avait l’impression que l’eau perçait doucement sa boite crânienne et inondait tout ce qui se tramait à l’interieur d’une douce lethargie . Elle ne ressentait plus rien ou presque; la seule perception qui fut encore très présente était  la sensation de l’eau. Les sens immobiles, sa vision sombre devenait véritablement noire, reposante.  jusqu'à ce que  ses tempes la rappelle   brusquement à l’ordre,et il lui semblait, à ce moment là, entendre son cœur battre dans son crâne, elle sentait la diffulculté de ne pas être amphibie et violement, sans attendre, sa jambe droite frappait le sol tapis de petites algues dont elle n’aimait pas du tout la sensation pour remonter à la surface.  Elle avalait ensuit une longue et unique bouffée d’air et retrouvait, le plus rapidement possible la quiétude de l’eau.

La seconde fois que son pieds frappa le sol dur son elan fut brisé par une objet pointu.  C’était un caillou , un maudis cailloux qui venait de se planter dans son pieds . Elle alla le cueillir au fond du bassin et le lança au dehors de sa main droite, alors que la main gauche était occupée à palper la plante de son piefs, à la recheche  de sa blessure.

Le bruit cassant, qu’aurait  du produire le cailloux contre la pierre ne se fit pas entendre. A la place le son mat de la peau, puis des pas précipités, à coté du bassin et l’odeur  du corps qui commençait à emerger vers elle.  Sa nuque se dressa et ses  grands yeux vides détachés à regret  de l’exploration de son dessous de pieds s’arondirent, cherchant  l’origine du son, surpris.  Puis comprenant la situation dans laquelle elle s’était mise, elle plaqua une mains sur sa  bouche.


« Oh pardon.. Je ne t’avais pas vu . Je..je ne t’ai pas  fait mal  au moins ? 


Manquerait plus que ça soit une fille particulièrement suceptible ou même un professeur. Elle n’avait aucune envie de provoquer un duel ou de perdre une cinquantaine de points juste avant la fin de la coupe des trois maisons.


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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Dim 2 Sep 2012 - 1:20

Astragal n’était pas du nord, et l’eau et les bains avaient longtemps fait partie de ses habitudes. Dans les plaines, on se jetait à l’eau en éclatant de rire, et le soleil ricochait partout, et brûlait les yeux. Dans les plaines, lorsqu’on était enfant, la peau pas encore tannée, tous entourés de femmes, qui vous attrapaient comme on attrape les truites qui remontent le courant, armée de draps floconneux. Pour que l’on ne brûle pas.

C’était à se demander, si le soleil était pour tous le même. Ici, tout était froid, l’air les montagnes, même sa lumière, le matin, était crue. Astragal n’était pas volontairement matinale, au contraire, même. C’étaient les circonstances qui le rendaient matinal, ou qui le faisaient lever bien après son dortoir.
Il lui avait fallu du temps pour apprendre ajuster son corset, bien moins de temps pour réaliser qu’il ne pouvait pas le garder en permanence. Pas sans puer. Et l’odeur de sa propre sueur, sur cet artefact qui le rendait femme lui était insupportable. Une fois, Halina avait failli le surprendre. Elle s’était éveillée en sursaut, enfin, elle était tombée de son lit, et Astragal n’était pas coiffée, ni habillée comme elle l’aurait dû. Mais l’esprit de l’autre jeune femme, trop embrumé par le sommeil, avait sauvé les apparences. Halina avait même dit « désolée de t’avoir réveillée ».
Mais quand elle y repensait, Astragal sentait son cœur battre beaucoup trop fort.

Les bains, c’était autre chose, ici. Chaque élève pouvait s’immerger quand bon lui semblait, certain auraient dû le faire plus régulièrement, mais la majorité des Teylus semblaient propres. Certains y allaient en groupe, d’autres pas. Les marchombre, surtout, se tenaient à l’écart, comme d’habitude.
n avait souvent invité Astragal, ne serait-ce que pour « l’aider avec sa tignasse ». Mais c’était impossible. Et puis, Astra aimait bien s’en occuper, de sa chevelure. C’était comme Bomont pour Einar, les cheveux d’Astragal.
Une fois par mois, c’était plus grave. Il fallait attendre, en profiter pour nettoyer le corset, tenter de le sécher. C’était long, c’était risqué, ça prenait énormément de temps. Comme la mue du serpent, avait-il appris en cours de civilisation. Mais sans corset, Astragal se sentait pris en faute, bien plus prisonnier. Mais bref, songeait-il, en se peignant avec les doigts. Il en profiterait pour les laver aussi. La neige de fin d’hiver les graissait très vite. Ou c’était son adolescence, mais Astragal ne voulait pas penser à a, aux transformations qui s’opéreraient encore. Les gâteaux, c’était bien plus reposant, meilleur pour la santé, et quand ils étaient chauds, ils vous gardaient du froid.
Comme c’était le matin, il ne se rendait pas compte du cours stpide de ses pensées, trop concentré au lassage du corset, assez sommaire, mais suffisamment strict que pour maintenir les deux petits foulards. Au moins jusqu'à la salle d’eau. Aujourd’hui, c’était le bon jour. On disait que depuis le passage en tête des Kaelems, Grand Siffleur avait attrapé un mal de gorge terrible, et que c’était pour ça que le cours de maniment d’arme du matin avait sauté.
Tous les autres dormiraient sûrement. C’était pas la dame Morienval qui allait sacrifier une aussi belle matinée de ses élèves.. et les marchombres… Astragal en était venu à croire qu’ils avaient un organisme plus spécial que les autres, et que même leurs passages à la salle d’eau étaient furtifs de la mort.
La porte se referma sur lui, après qu’il l’ait poussée. Ses mains verrouillèrent spontanément, alors que ses lèvres laissaient échapper un sourire.
Autrefois, celui qu’il devait être recherchait la solitude, l’intimité des bassins. Loin des regards carrément pesants de son frères, des autres garçons, de certaines filles, un peu trop narquoises.
Petit sourire. Quelque fois, depuis qu’on le voyait comme il se voyait, il se prenait à imaginer que oui, il accompagnerait les autres au bassin, et que personne ne remarquerait rien. Qu’elles rembourraient toutes leurs corsages, même si ce n’était pas pour les mêmes raisons. Que tout cela serait vrai. Et puis ça lui passait, parce que tout sentait bon, et qu’il faisait trop froid hors de l’eau pour badder.
Il ôta la chemise, le corset en quelques gestes, puis le pantalon qui s’usait. Dans sa bourse d’étoffes colorées les perles de verre bleues attendaient qu’il les replace. Il se jeta un petit coup d’œil timide, dans le miroir.

Non, ma vieille, toujours loin du top modèle, et ce serait bien que tu grossisses un peu, ne serait-ce que des hanches. Ou le général te traitera de Raï et les kaelems d’asperge.

Mais quelque chose attira son attention, derrière. Son corps se détourna de l’image, avançant prudemment. Y avait un corps dans l’eau. Cacadouille… Mais est-ce que c’était mort ? Pire, est-ce que c’était vivant ? Pire, est-ce que c’était mort, et qu le meurtrier était vivant, en train de le regarder ? Son petit cœur se mit à battre très très vite, l’idée de crever sans corset, on irait même pas l’brûler, les tordus dans son genre, on … on devait en faire quelque chose d’horrible, c’était sûr.
Genre lui lancer des pierres, et des couteaux, et des gâteaux dégeux, comme celui du m’sieur Cil.
Ou l’obliger encore à les manger vivant, le livrer à l’enfer de l’éternelle vaisselle, après avoir laissé toute l’écurie lui manger les cheveux. :pale :
Fallait peut-être faire quelque chose, si elle était morte ? Mais c’était qui, d’abord ? Si c’était une kaelems, en plus, Astra mourrait stupidement, et même pas pour l’honneur de sa super maison.
ne brunette, ça pouvait être n’importe qui. Y en avait presque autant que des roux, et pétard, y avait blindé de roux dans le nord, c’était impressionnant. Surement à cause des rès vieux ancêtres de clans Thülls qui avaient conquis le royame frontalier bien avant les Ts’liches.
Et si elle était frontalière, et que c’était un piège, hein ?!
Pur la première fois depuis le labyrinthe, Astragal adopta unegarde quasi martiale. Et grand bien lui fit, parce qu’un caillou fusa, droit sur la mèche la plus proche de son oreille.
D’un saut de ninja héroïque se rapprochant de celui de la carpe ou du crapaud, il bondit pour sauver sa précieuse capilarité, et perdant l’équilibre, manqua de s’écraser tête la première au sol.
Il reconnut la voix, avant le visage, affolé que son cerveau était.
C’était Lohan.

C’était un miracle.
Merci, la Dame. Merci, pour tout, vraiment.

Il se précipita vers l’eau. On disait qu’elle voyait mal, mais Astra n’avait aucune idée de ce que ça voulait dire. Il n’avait jamais osé agiter de doigts sous son nez. Nitrop trop lui parler, d’ailleurs, depuis les Teylus disparu. Elle l’y avait intimidé.
Il entra dans l’eau, au moins jusqu’à la taille, respirant bruyamment.


-Non, t’inquiètes, ça va, je.. j’ai la peau dure, assura-t-il de sa voix sans timbre.

Son visage à elle aussi se détendit un peu. Elle devait l’identifier, peut-être ? Son corps s’immergea encore, jusqu’aux épaules, cette fois, ses doigts de pieds gratouillant nerveusement le fond du bassin.


-C’est bête, mais j’t’avais pas vu, et puis j’t’ai vu, et j’ai cru que tu te noyais, et fin… c’est Astragal, hein. Tu vois qui je suis ? Enfin.. ça doit pas être ça qu’on dit, mais… tu vois je… non, tu vois pas, enfin, peut-être… ? Tu ne me vois pas, hein ?

Quest-ce que tu vois, toi qui pourrait sentir ce qui en trompe tant d’autres ? Toi et ton air tétanique, toi qui menaçait de t’infiltrer dans le cœur de l’ennemi rouge pour mieux le détruire ? Aussi rouge que mes cheveux, qui flottent maintenant autour de moi.



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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Ven 19 Oct 2012 - 0:05


Astragale ne s’était pas énervée, ne l’avait pas provoqué en duel, tout allait donc pour le mieux . Lohan l’avait reconnu avant quelle ne se nomme grâce à son étrange parfum de fleurs, avec un mélange de violette, boutons d’or et campanule, et peut être une fleur des montagnes, qu’elle n’aurait su nommer.

Loha trouvait cette odeur plutôt désagréable, synthétique, parce qu’elle se parfumait, trop à son gout, et ça sentait les fleurs des champs envers et contre tout, impossible de la percer, pour y déceler la fragrance du corps, bien particuliere à chacun. L’eau rendait les choses plus difficiles encore.

Astragale ne semblait pas être certaine de sa cecité alors que c‘était par cette caractéristique que les simples connaissance la désignait, habituellement. Elle fut un peu attristé de conclure qu’elle avait été assez transparente aux yeux d’ Astragale pour qu’elle retienne à peine cette particularité. Ça a allait jusqu’à la vexer, car elle-même, sans lui avoir jamais vraiment parler, en savait beaucoup plus à propos de la rouquine . L'avegleconnaissait d’elle le son du peigne le matin sur sa longue chevelure -que les autres disaient rousse, rousse comme le feu-. Et comme la couleur ne revêtait plus vraiment de réalité, elle esquissait dans ses souvenirs une chevelure incandescente, brulante comme les braises de la cheminée du dortoir de Teylus. Elle ne put s’empecher de penser qu’avec tant d’eau sur toutes ses flammes, les cheveux d’Astragal ne pouvait que se deliter en cendre cassante, dans le bassin. Elle se souvenait du teintement des perles que la jeune fille enfilait sur ses cheveux tressés ou des plumes sur ses oreilles, de ses crissement de dents retenus quand elle se faisait mal, pour la beauté, qu’elle démêlait un nœud particulièrement tenace ou qu’elle cassait un ongle alors elle s’acharnait à en enlever la crasse. Elle connaissait la respiration haletante durant un combat, sa discrétion, et son timbre étrange . Elle connaissait maintenant son pas hésitant lorsqu’elle s’était approchée du bassin, ce pas qui en suivait d‘autres et le ton hésitant et idéaliste qui lui rappelait celui d’Einar. Elle en savait beaucoup trop en somme, non pas qu’elle s’ interresse véritablement à la jeune fille mais toute information qu’elle croisait, sans distinction d’importanc, spontanément venait se loger soigneusement dans son crane,et un être qui partageait à la fois ses cours et son dortoir disposait d’une quantité importante de souvenirs anecdotiques

Elle ne répondit pas tout de suite. Elle avait répondu mille et une fois à cette question. Non elle ne voyait pas, oui elle reconnaissait les gens , oui il y a avait de repère, oui cela été génant, oui elle fermait les yeux pour dormir -quoiqu’elle ne soit jamais restée eveille assez longtemps pour s’en rendre rendre compte.Monde transitoire . Elle chercha dans ses souvenirs, l’entrée des Spires, là où Myra l’avait guidé, pendant quelques mois. Elle entra dans la dimension, laborieusement , y ytouva ce qu’elle désirait. Habituellement, elle n’aimait pas utiliser les Spires, cela lui demander beaucoup de concentration et d’ acrobaties mentales pour peu de resultat; elle avait renoncé depuis longtemps à créer des objets solide :un morceau de bois lui demandait une technique et une énergie monumentale et des dessins aussi simple que la flamme ou l’eau devenait un véritable casse tête.

Une légère odeur d’encens commença à se dissoudre dans la pièce, encens des cabinets sommaire des voyantes et des cartomancienne de la ville qui plongeaient leurs clients dociles dans des désirs de richesse et d‘avenir . Encens qu’on brulait dans les villages à la fin des moissons en l’honneur de la dame , ou auprès des morts, sur les longs buchers, pour qu’elle les protége, ou qu’ils aillent, ensuite. Encens aux odeurs de mystères et de mythes, qui transportait bien loin, au dedans.

Les odeurs et les sons coulaient dans les Spires et resonnait si précisément qu’elle arrivait sans beaucoup de peine à les trouver. Don inutile selon Myra, mais le seul que l’Imagination lui avait offert, toute couleur lui étant innacessible, et la solidité d’un dessin trop avancé pour son don embryonnaire.

Ses jambes se dérobèrent sous elles et elle rentra dans l’eau, jusqu’au niveau de la bouche, l’eau lui clapotait sur les lèvres. Quand elle rouvrit les yeux , son regard était encore vide des Spires, plus figé e qu’il ne l’était à son habitude, ce qui de devait donner une impression des plus étranges . Rehaussant un peu le menton elle fixa l’endroit ou se tenait Astragale, et d’une voix lointaine et grave, loin de son timbre habituelle elle écorcha quelques mots à la manière des diseuses de bonne aventure .

« Mais je suis le fantome de la noyée Astragaale .. Je vois, oui je vois en toi toute ta vie passée et ta vie future. Tu n’es pas une fille comme les autres, tu es une fille particuliere, hors du commun… je vois la gloire, je te vois devenir une grande dame de la ville respectée par tous pour sa beauté et pour le réconfort qu’elle apporte , je vois 3 enfants magnifiques et heureux et l‘abondance sur ta lignée.
elle ne pu garder son sérieux plus longtemps. Je vois…je vois la Dame et ses petits qui dansent le Yaman-Go sur le toit de l’academie . « 
Elle éclata d’un rire doux et donna un long coup de jambe pour se laisser porter par l’eau.

Le petit discours d’Astragale durant le cours de légende lui avait donné son inspiration, elle se souvenait nettement des ambitions de la jeune fille et de sa dernière phrase un « et ne pas grossir" qui lui avait tiré un sourire .


« Il parrait que j’ai une tête à faire peur comme ça…La dernière fois même, Cerys a fermé sa grande bouche de toute petite mioche. ça n’a pas durée longtemps malheureusement. Je songe à me reconvertir en voyante, depuis.

Sa tête heurta doucement le rebord du bassin et elle se releva ,en je tant des regards vides vers Astragale
« Qu‘es tu venu chercher ici, toi ? La salle d’arme, c’est un drole d’endroit pour devenir une grande dame. »

Tu es plus douée que moi au combat, sans doute, mais tu me fais rire avec ton peigne et tes bijoux, ta coquetterie et tes ambitions étranges. Les robes et les corsets, il n’y a que les dessinatrices qui s’en parent, la tete haute, les jours ordinaires.




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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Jeu 25 Oct 2012 - 19:36

Est-ce que c’est impoli de regarder un aveugle ?
Astragal se posait la question, sans oser détourner les yeux de l’eau, entre eux. Leurs visages distendus y dansaient au gré de leurs respirations. Les iris mortes de Lohan trouvaient échos dans les reflets laiteux de l’onde. C’était joli, songeait Astragal, et son propre cœur continuait de battre la chamade.
Est-ce que c’est mal d’être dans l’eau, ensemble ? Est-ce que c’est profiter, vraiment ? Ou est-ce que c’est quelque chose de positif, au contraire, une forme de sincérité à laquelle aspirer ? Bien sûr, c’est un peu lâche, prétendre être sincère face à une aveugle. Mais lâche, Astra l’était beaucoup, sans le reconnaître ; tous les signes y étaient, pour qui savaient les lire.

L’inconfort venait de partout à la fois- pourtant, Lohan n’esquissait aucun geste qui serait déloyal, et l’eau tiède et les petites algues entre ses orteils, rien ne semblait destiné à s’attaquer à son être.
Mais c’était vrai, peu de gens parlaient de son interlocutrice, peu de personnes « lui » parlaient. C’était intimidant, cette inaptitude, ils manquaient de référents communs, et chez Teylus, on préférait cacher tout ce qui dérangeait plutôt que de l’évacuer/régler une bonne fois.

Non, en fait, c’était même pas sûr qu’il connaisse le nom de famille de la jeune femme. Ce serait logique qu’elle soit noble. Enfin, dans la logique bien propre à la thülle.

Lohan ne répondait pas, si bien qu’Astragal finit par prendre sur soi et lever les yeux vers son visage.
Si elle devinait, elle serait horrifiée, n’est-ce pas ? Personne ne pourrait ne pas l’être. Et ce visage, impénétrable. Elle était belle, en fait. Ça ne se voyait pas tout de suite, mais une fois qu’on le remarquait, ça vous détournait même de la question initiale.
Est-ce impoli de détailler une aveugle ?
Lohan avait de la poupée, par la couleur de la peau, le pli boudeur des lèvres, et les sourcils qui semblaient peints, le plus finement possible.
C’en était presque injuste, l’étroitesse de son visage, la finesse de son menton, la courbe des cils, qui voilaient ce regard. Injuste par rapport aux angles de son propre visage, de l’arrête tordue du nez, des sourcils trop forts. Par rapport au fait qu’on ne pouvait implicitement pas la détailler – même ses couleurs le disaient : nous voulons toutes passer profondément inaperçue, si nous le pouvions, nous ne serions que des nuances de gris.

Les yeux pâles se fermèrent, leurs vis-à-vis s’agrandirent de surprise, réalisant que le visage et le nez se rapprochaient à nouveau trop près de la surface de l’eau. Minceuh minceuh miiiinceuh. Fallait-il intervenir ? Comment ? Attraper les épaules, la soulever et la mettre sur le bord ? Certes, elle était frêle, mais… mais c’était tellement risqué, et puis, je c’est-à-dire monsieur Cil’ Eternit que je…
Est-ce impoli d’ouvrir grand la bouche et de vouloir crier sur une aveugle ?
Comme par hasard, l’air s’amplissait d’un parfum d’hommage aux morts, de hauts bûchers, une odeur de femme qui reste, de femme qui pleure et qui protège. Quelque chose qui lui relança dans les neurones un peu de ses instincts Thülls, un peu du courage suffisant pour s’approcher, prête à la secourir, mais.
Les yeux révulsés redevinrent simplement laiteux, et sa voix, comme brisée par l’eau transparente, alourdie par les invisibles encens, et les morts en filigranes, s’éleva dans l’air.
Ce n’était plus le même genre d’inconfort et d’appréhension, ici c’était un fil tendu entre elles, une voix en déséquilibre qui récit un chant venu d’ailleurs, et ça, ça tenait du très-flippant, parce qu’Astragal ne pouvait pas croire qu’on puisse avoir une voix aussi rauque, même le matin très tôt avant le premier verre d’eau.
Alors au début, forcément, elle retint son souffle, mourant un peu elle-même, les bras ballants. Puis ses sourcils se froncèrent, parce que c’était complètement improbable, qu’elle soit un jour célébrée en ville pour son physique. Qu’elle ait des enfants.
Et puis le rire de Lohan, sur les enfants de la dame, cristallin, un peu de l’Arche dans la voix.

Et tout, même les questions imposées étaient pardonnées dans la minute.
Ses lèvres voulurent dire quelque chose de fou, genre « Woah c’était trop fort, mais vraiment dingue, et les parfums, et tout, mais malade, t’as déjà beaucoup assisté à des bûchers pour imiter si bien, ou… ?
Et puis heureusement, elle avait rien dit, parce que ce genre de question, alors là, bonjour, quoi. Et déjà, elle avait cafouillé et dit n’importe quoi avec les yeux, que Lohan avait eu la gentillesse de ne pas relever.
En vrai, en s’écoutant, et en écoutant les mots peser en elle, Astra-la-vraie, elle avait envie de prendre Lohan dans ses bras, juste, spontanément, parce que c’était horrible de se dire qu’elle ne pourrait jamais vraiment voir, malgré les encens, malgré la voix parfaite.
Sa pomme d’Adam tressauta en un gloups audible, un peu ému, toujours tendu, on s’refait pas.
Sa voix était peut-être un peu plus naturelle qu’à l’ordinaire, du coup, paradoxalement.


-Tu peux pas avoir une tête à faire peur, je t’assure. Enfin, j’ai eu très peur, j’veux dire, et ta voix et tout, c’était dingue mais.. mais c’est du joli qui fait peur, en fait, c’est un peu, je sais pas, comme dans les spectacles, quand tu regardes quelques chose, que tu voudrais intervenir mais que tu peux pas, que c’est trop étrange et trop classe, pour… Non mais, je suis débile, vraiment, désolée.

Elle réfléchit, en serrant les bras contre son torse tout plat, vraiment mortifiée, pour le coup, parce que même en réfléchissant c’était la mierda complète quand elle parlait.

-Non, c’est comme… quand tu vas dans une fête, et que tout le monde chante ensemble, et que tu connais pas les paroles, ou l’air. Tu voudrais chanter, et danser avec tout le monde, mais tu aurais peur de te cogner, et de faire quelque chose de moche dans quelque chose de joli et de précieux, et moi, moi j’ai ça avec toi souvent, et là encore plus, parce que fin… j’ai rien d’une grande dame, t’sais, quand on m’regarde, on voit ce que je suis . Une thülle avec plein de chipotage de partout, mais qui reste trop grande, trop maladroite, et trop… crack, dedans. Voilà, comme maintenant.

Son épaule touchait le mur du bassin le plus proche, et son autre main passait et repassait le long de son bras, pour tenter de canaliser sa bêtise. Et puis, malgré tout, un peu parce que le regard de Lohan s’échouait quelque part entre son torse et son visage, par intermittence, que c’était effroyablement inhabituel.

-J’ai jamais voulu aller dans la salle d’arme, mais j’sais encore rien faire d’autre. J’voudrais apprendre à faire des gâteaux trop bons, mais M’sieur Cil il m’a découragé après, parce que j’ai dû goûter ceux qu’il a chez lui, et la Dame, quoi, j’ai plus pu manger ou mordre pendant deux jours tellement ils étaient horribles. Alors, je me dis, si je m’y mets, et que j’en fais des pareils j’risque de faire plus de dégâts qu’aux champs d’honneur.

Un petit rire aussi, à son tour. Peut-être, qui sait, ça sentira le roussi. C’est une odeur qui vous rend les parents fiers. Tristes et fiers, mais fiers quand même. Peut-être qu’ effectivement tout ne passe pas par les yeux, et qu’il est possible que dans un univers alternatif, elle ait l’air d’une grande dame.

-Je pourrais peut-être t’aider ? J’ai l’œil pour les accessoires à trouver, n’empêche. Fin, on pourrait jouer à faire de toi une sybil, ce serait drôle. J’veux bien essayer de tout te décrire de ce que je vois, dès que tu veux. Ca m’obligera à… considérer les choses autrement. Enfin, ça pourrait être dommage. Tu as de beaux yeux, ça m'étonne pas qu'ils imaginent des belles choses. J’veux dire. Y en a pour qui ça compte énormément qu’on les voie en dames… , murmura-t-elle à son reflet.

Un temps, dans l’onde.
-Qu’est-ce que tu en dis ? Tu supporterais que je te jacasse à l’oreille tout l’temps ? Ou… peut-être que tu veux me tester, voir, si je serais.. Apte à l’emploi ?



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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Mer 19 Déc 2012 - 21:19

Ce que lui disait Astra lui faisait un plaisir immense, elle sentait un sourire se creuser au coin de ses mâchoires. assez fière, parce qu’elle n’était pas habituée à l’admiration, un peu incertaine, que s’en fut vraiment, sachant qu’au fond Astragal disait ça comme elle aurait dit autre chose. Peut-être.. Mais la vie jaillissait et sa voix resonnait bien, claire nette, il n’y avait que ce timbre rauque, qui lui blessait l’oreille, comme une dissonance dans la spontanéité.
Elle rit doucement, plus avec les yeux, parce qu’elle était drole,Astra, à enchainer sur tout et rien, sans qu’elle ne semble savoir elle-même comment elle était arrivée à ce sujet là. Elle ressemblait un peu à Einar, ou Ewall, à faire le pitre sans effort, avec un naturel qui déconcertait sa propre gravité. Lohan se sentait presque jeune fille modele, austère, à coté de ses trois là. Elle ne pouvait s’empecher de trouver la volonté d’Astragale de se démarquer par l‘habit loin de ses propres préoccupations. Elle n’avait jamais été coquette, ou peu dans son apparence, elle aurait sentit trop largement une inadéquation entre son parraitre et sa cecité. Ça aurait sonné trop gros aux yeux de tous le monde, qu‘ajuster son habit et son visage de quelques babioles rimait avec s’habiller pour les autres. Elle aimait pourtant le bruit du fouilli de perles ,dans les cheveux d’astragale. Les perles s’entrechoquait quelquefois, et elle sentait une sorte de jubiliation joueuse lorsqu’elle elle arrivait à distinguer le son du bois entre tous les autres bruits.

Puis il fut question de l’aider, et son rire s’avala tout au fond de sa gorge , elle se rembrunit un peu, cachant sa déception, en réajustant les cheveux qui lui tombait devant les yeux. Elle ne voulait pas qu’Astra en soit témoin, c’était tellement puéril , au fond, cette fierté qui lui mangeait le visage. Mais c’était plus fort qu’elle. Astragale n‘ y était pour rien, c‘était cette apparence, cette stature et ces yeux surtout ,son regard suppliant, qui peignait les traits des visages en commisération.. et les voix dolantes.
Elle entortilla longuement sa courte chevelure pour la presse
r, un peu génée. .

« J’ai pas besoin d’aide Astra, finit elle par lacher, Tout le monde semble convaincu que si, mais non, je me débrouille très bien toute seule. « 

Elle s'aperçue que c’était rude de dire ça à quelqu‘un qui semblait véritablement s'interesser à elle et qu’au fond c’était faux, elle aurait aimé quelquefois qu’on la prenne en compte, elle aurait aimait avoir quelqu‘un à qui parlait quand elle avait quelque chose à confier, avoir quelqu’un qui l’intègre dans son équipe de -quiditch- combat coute que coute, lui garde une part de dessert quand elle terminait les cours un peu tard. Bon, la plupart du temps, elle e s’en souciait plus trop, de sa transparence, mais ce soudain interet avait soulevé de poussiéreuses prétentions d’exister. Astra était très cool en plus, pleine de créativité et de dynamisme et elle aimait bien sa façon de parler, de lancer les choses toutes nues, comme ça .Elle était tellement, tellement injuste et si elle continuait comme ça, elle risquait de la blesser, et qu'elle parte..

« Désolée, je… oh je suis bête. Je ne voulais pas dire ça.je.
.Elle rougis légèrement .. C’est juste que…je ne veux pas passer pour faible aux yeux de quiconque. -Cétait le genre de chose qu’elle ne répeterait pas et elle chercha vite à dire autre chose, après/

Il y avait ça et la frustration des autres sens : Aucune description ne remplacera la douceur d’une étoffe et l’odeur du safran perçant au milieu des épices. Elle ne connaissait pas les couleurs, mais les choses se teintaient de milles son et ofeur selon l’intensité avec laquelle elle les ressentait. Il restait toutes ses choses qui était seulement. Hors de porté des mains, sans bruits, muettes et sournoises, inexistantes. Prendre des mots alors, s’arracher des mots pour rapiecer, combler les vides et ces longs murs noirs ? Mais la vue à ses limites pourtant, quelqu’un l’a-t-il pensé comme un handicap, sinon les astrologues, qui ne vivent que de nuit, la lunette vissée sur l’œil droite?

« On pourrait aller à la prochaine foire d‘All Poll ensemble, Astra, ce serait chouette, je dois acheter quelques épices pour ma mère , il y a pas de grands marchés comme ça au village… hésitation. et puis quelque chose pour moi peut être.. Si tu veux bien m‘aider»

Elle attrappa les herbe mouilléés, liée entre elles pour se frotter la peau et frolla l’étoffe rapeuse de l’uniforme. Pourquoi, après tout ne pas changer pour une fois ? Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas choisi un vetement. Il restait ses vieilles robes, qui hantaient son placard et qu’elle ressortait comme d’affreuses conventions, quand elle rentrait en visite au village. Elles étaient un peu courtes, ternes, rapiécés savamment, mais l‘inesthétique n‘était pas le plus genant. Malgré elle, elle retenait sa respiration lorsqu’elle les enfilait . Et déjà, elle n’avait plus que douze ans, douze ans, c’était comme 9 ou 6 , c’était un temps oublié, le temps fade, là bas, au rythme de la meule qui grince et la lenteur d’une mule qu’on rabroue, le rire gras de l’ivrogne ,dernier né de la taverne à minuit, les gestes condamnés, fatalistes. Et la course qui s’arrete aux frontière, aux dernieres ruines ou somnole un garde qui sert aussi de médecin. Au-delà, rien n’existe, tout semble installé dans un monde innacessible sans être mythique. On le conçoit, on ne rêve plus.

La robe, et elle poupée, qu’on se jette, qu’on touche, toujours, car le lien est équilibre.La robe et les jambes tranchées par l’habit, le visage blanc et net du contraste. On lui attache les cheveux, et les mains interviennent . Les mains se tendent, longues, présentes, partout, tatonnante, chaudes, glacées, seches, ridées, soutien, bequille, affreux bandages, chaine. Ecrouée aux autres toujours, liée à l’enfance par cette main idiote et caline…Tellement agaçante et facile.

Il faudrait dépoussierer, tout , et jeter ces reliques.


« Tu feras vivre les étoles et les couleurs pour moi dis ? Je ne sais pas si tu connais bien, mais il y a un marchand de perles chouette, aussi . il dit qu’il vient d’Al-Vor et que ses perles il les trouves dans les coquillages, que d’autres,il les taille dans du bois fael et il les peints avec les fleurs. Shawna m’a dit qu’il racontait n’importe quoi, mais déjà l’écouter ça fait voyager. Et puis, quoi qu’il dise, les perles sont jolies…au toucher »

Elle parlait comme Astra, étrange, la façon dont elle s’impregnait du langage des gens qu’elle croisait et qu’elle apprécier comme, elle enracinait leurs expressions dans sa bouche, et sa langue intererieure devenait celle d’un million d’autres, sans racine, ni spécificités, pas non plus une langage de bois, recomposée et craquelée, mais le puzzle de ses rencontre, plutôt.


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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Lun 7 Jan 2013 - 0:04

Astragal pensait à Al-Poll, affrontée à la va-vite, la dernière fois. Mais quelles étaient les chances, statistiquement, que l’itinérante qui lui avait fourni ses corsages y soit encore ? Elle n’avait jamais fait les magasins, jamais vu de magasins, seulement des convois, passant par le camp. Des tailleurs de route, qui filaient à toute allure, et amenaient leurs trésors, qu’on se permettait rarement d’acheter.
La richesse thülle était ailleurs, sagesse séculaire qu’ils nattaient haut sur leur crâne, en couronnes simples. Les pleines et Hulm étaient à eux, dans un éternel présent, et passé séculaire, raconté au coin des feux.

Les feux qui ravageaient les plaines, en cas de besoin, et qui avaient touché la peau du premier thül.
Certes, aucun d’eux n’avait eu les étoiles, ou même la capacité de basculer ses rêves dans la réalité ? Mais quel autre Thül qu’Astragal en aurait eu besoin ?
Elle se demandait si pour Lohan, elle pourrait faire basculer non plu ses rêves dans la réalité, mais les réalités dans les rêves de Lohan ? Oh, si c’était possible, il faudrait simplement choisir quoi. Tout le beau qu’on pourrait trouver, toutes les associations possibles, et pour le reste… ben, elles verraient. Tout était toujours tellement plus joli, quand on était deux à en discuter.

Ca lui tournait légèrement la tête, et puis la manière de Lohan de tordre ses cheveux avec naturel - comme si elle les voyait, comme si la possibilité existait toujours, puis se retrouvait, comme les cheveux asséchés, vidée de son sens. Les mots lui rabattirent les yeux à la flotte, en ancrage dérisoire. Astra voulut dire « Oh… ben… tant pis, alors » mais sa pensée la trahit au moins aussi fort que sa timidité.

Elle se mordit les lèvres, comme après une brûlure rituelle.
Là où ça brûlait, c’était que pour une fois, et c’était nouveau, ce n’était même pas un rejet dû à sa voix bizarre, ou à ses manières de fausse fille. Ou à ce qu’on ait percé son secret si cher, et qui lui permettait tant de liberté. Ou qu’Astragal passait pour un grand malade.
Et oh, Astra aurait donné n’importe quoi pour que ça fasse moins mal. Jusqu’ici, en fait, elle l’avait toujours cru : que pour les autres, c’était plus simple, puisqu’ils n’avaient qu’eux-même sans la difficulté de vivre en cohabitation avec un corps étranger.
Qu’ils avaient la franchise et l’aisance facile, les autres, et la norme pour eux, et aucune faiblesse, presque. Que rien n’avait vraiment d’autres conséquences. Les filles aimaient les garçons, et se les disputaient entre elles, les garçons entraient en compétition guerrière, gagnaient ou perdaient, et la vie allait de soi.
Le corps déglutit, et les yeux tâchaient de ratrapper des larmes imbéciles. Ca ne ressemblait à rien, quelqu’un de son âge qui voulait pleurer, juste parce qu’on le remerciait poliment en disant « non » à une proposition amicale. Tout le monde vit pire dans sa vie.

Mais quand même, c’était injuste que ça fasse mal, presque encore plus mal, quand on se sentait à la fois bien et normal.

La suite, encore plus inattendue, si possible, lui fit redresser la tête, incrédule. Les cheveux, balayés par le mouvement se collèrent à son torse, armure dérisoire. Astragal les avait oubliés, oublié de se savonner, aussi, c’était la peur de la voix de Lohan, rendue rauque, et l’odeur du bûcher dans l’air, qui continuait de traîner derrière elle des gloires inaccessibles, dont aucune des deux ne semblait d’ailleurs vouloir.
Dire que ça lui allait droit au cœur, c’était beaucoup, même si c’était vrai. C’est qu’Astragal avait des sentiments très entiers, aussi lunatiques et superficiels que ses conversations, et l’envie, de toutes façons, de toujours croire, et de le vouloir. De ne saisir que le bon, que la vie nouvelle soit tellement tellement meilleure que la précédente : s’autoriser entièrement la confiance, et l’enfance. A défaut d’avenir. Peut-être, entre autre, que ça freinerait un peu le temps.

C’était vrai, réalisait-elle. Ca pouvait s’interpréter comme ça, même si, vu la longueur des cheveux de Lohan, Astra se serait jamais permis de la croire faible, jamais.

C’était même pas comme Loeva, qui les avait super longs, mais qui avait les mains toutes douces et lisses, et qui n’avait sans doute jamais dû se servir d’une lame dans sa vie.
Elles s’étaient entrainées, ensemble. Et Lohan était teigneuse, au combat, bien plus concentrée que ne l’avait jamais été Astra. Elle fauchait les autres, pas précisément, mais à l’exercice des yeux bandés, on réalisait à quel point elle assurait quand même. C’est juste qu’elle se lançait beaucoup plus de défi qu’eux tous réunis.

Le parallèle se fit dans la tête d’Astragal en même temps qu’elle évoquait les mots. Le parallèle de la sensation que tout était plus facile pour les gens normaux, et que, Lohan non plus, n’était pas précisément qualifiable de « normale » par les gens « normaux ».
Sans y penser, Astragal se passa les doigts dans les cheveux.
Elle n’avait aucune idée de ce qu’étaient les épices. Ni que Lohan avait encore une mère – étrangement, les Teylus, sauf Einar, évoquaient tous très rarement les visages précis et distants des proches. Parfois, quand ils étaient morts, mais on achète pas souvent quoique ce soit pour les morts. Et le principe, c’est d’en parler, pour faire renaître leur image, non ? Puisque c’est le seul moyen, et qu’il ne reste rien d’eux. Mais peut-être que les épices, c’était pour une tradition inconnue. Astra se tut, de peur de demander.
Mais quelque chose se ralluma définitivement dans son esprit à l’idée que la foire future se parait d’un but spécifique : quelque chose à porter pour Lohan. Il n’y qu’Astragal pour se sentir investie d’une mission incommensurable à l’idée que quiconque lui fasse sufisamment confiance pour gérer son apparence physique.

Ca lui rappelait Loeva, qui l’avait laissé la coiffé, et qui avait récidivé, depuis, quelques fois.
Mais avec une dimension plus forte, parce que Loeva, elle pouvait juger entièrement. Mais pas tout à fait Lohan. Lohan… elle lui faisait encore plus confiance. Et très vite.
Elle attrapa la touffe d’herbes que Lohan lui tendait, sans plus éprouver de vraie gêne, parce que la vraie gêne n’avait plus de raison d’être. Mais c’était important de faire en sorte de toujours sentir bon, maintenant, puisque c’était comme ça que Lohan voyait le mieux. Et le fait de partager un peu de son parfum, en plus de son bain et sa conversation, ben, ça créait des petites bulles qui filaient dans son cœur et le rendaient léger, vraiment.


-… c’est vrai, des nouvelles perles ?J’ai eu peur d’Al-Poll, la première fois et la seule où j’y suis passée, en fait. C’est… je sais pas. Grand et solide. J’suis pas habitué, mais plus maintenant, en fait, peut-être, parce que l’Aca aussi, c’est solide et plein de gens. Ce serait tellement cool, en fait. L’autre jour, j’en ai perdu plein quand Elio m’a fait tomber dans la gadoue. Mais on s’en fout. Oui, rien me ferait plus plaisir, vraiment, mais j’compte sur toi pour m’aider un peu, ne serait-ce qu’au début, parce qu’y a un tas de bazars que j’sais pas ce que c’est, mais oui, on va te trouver des trucs géniaux. On aura aucun mal à. C’est qui, Shawna ?

C’était rhétorique, mais enfin, ça l’effleurait, entre deux idées d’étoffe. Astra ne savait rien des tissus, que ceux qu’on utilisait dans son village, elle savait identifier la bonne toile, le lin, et parfois, de loin, et seulement quand un itinérant lui interdisait de toucher sans se laver les mains, la soie.
Mais elle regardait, et son regard ne manquait pas grand-chose.
Enelÿe, par exemple, ben elle était resplendissante, toujours, et elle portait des robes dans des matières légères comme de la mousse, belles et fines comme des pétales de coquelicot qui tourbillonnaient en manches très larges sur ses bras, et lui faisaient des vagues et de l’écume écarlate aux poignets.
Et puis, Loeva, elle avait des robes toutes sobres, mais qui soulignaient tout ce qu’elle avait de beau, un peu comme le ferait une très jolie boite à une perle, ou plus précisément, un écrin faussement quelconque autour d’une perle vraiment rare.
Et la Dame Morienval, qui faisait peur mais qui était belle quand même, ben elle avait les robes les plus rigides et les plus superbes l’air de rien qu’Astra avait jamais vu. Elles montraient rien, ses robes, elles avaient la coupe idéale pour les corsets comme lui portait : mais sur Ciléa, ça vous donnait l’impression d’une seconde peau lustrée et cuiracée à la fois, très noble. Et une fois, elle en avait mis une toute claire, et ça avait fait comme une cascade glacée, que le givre tenterait de figer, et qui se libérait à chaque pas, et c’était beau, incroyablement beau.


- Là d’où j’viens, on fait pas genre les foires. Et les itinérants, y fusillent avec leurs yeux et leur voix si on essaye de voir ce qu’ils ont et qu’ils ne proposent pas. Parce qu’ils savent ce qu’on achète parfois, et puis, souvent, parce que c’est nous qu’ils achètent, en fait. Attends, j’me rince !

Reposer le bouquet d’herbe, s’immerger totalement dans l’eau, comme dans le dernier voyage, où un convoi avait été assez gentil que pour l’engager, en échange de quelques perles, et de la promesse qu’il combattrait comme n’importe qui dans sa famille combattrait. Ressortir la tête de l’eau, et respirer une grande goulée d’air, bruyamment.

-…Ouais, et puis, j’voudrais vraiment, vraiment que tu me montres les perles, et celles qui te plaisent, surtout. J’en ai jamais vraiment vu d’autres que celles qu’on fabriquait chez moi. Et bon, celles qu’Enelÿe porte, mais ça… genre j’oserais pas y toucher, d’office, j’les éclaterais rien qu’en posant l’œil dessus. Ca te manque, parfois, ta vie d’avant, ou… je sais pas, le moment où t’étais pas à l’Aca, que tu connaissais pas Grand Siffleur, et que t’avais pas collé par terre la moitié des gens ? Ou… genre, avant qu’Halina t’ait alignée au sol en riant, et en te tendant la main, en expliquant pourquoi t’étais tombé, alors que toi, t’avais pas compris toi-même, et que Grand Siffleur, justement, ben, il a juste soufflé comme un papa déçu ? Ou les gens qui sont partis, depuis… ?

Ca lui fascinait les yeux, maintenant qu’il la pensait elle, au-delà de ses névroses étriquées, à quel point elle était débrouillarde et ordonnée, Lohan. Et comme sa main n’hésitait pas, et saisissait naturellement les objets, comme son uniforme était plié méticuleusement. C’était la preuve que c’était huilé, comme quotidien, songeait-elle. Le sien aussi, même s’il y avait quelques fois des imprévus, et tout ça, même si elle n’était pas là depuis si longtemps que ça.

-Ca m’a un peu intimidé, moi, au début, tous les noms gravés dans le bois des lits. J’avais l’impression de dormir avec des gens que je ne connaissais pas.

Des gens qu’on évoque qu’avec des mots même pas prononcés- peut-être qu’ils étaient morts, alors elle avait pas posé la question, par timidité, et plein d'autres choses.

-Enfin. J’sais pas si c’est des noms, ou d’autres trucs, mais… j’avais l’impression quand même.

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MessageSujet: Re: Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots [Inachevé]   Ven 1 Mar 2013 - 19:30

Astra parlait beaucoup et de plus en plus comme si l‘immense chape qui lui serrait les épaules se libérait un peu et laissait échapper le flots de paroles, entravé auparavant par la distance indifférente qu‘il y avait eut entre elles deux. Lohan avait entreprit d‘essorer sa chevelure avant de sortir du bassin mais ces gestes étaient trop mécaniques pour perturber sa concentration. L’oreille était attentive et toute consacrée à cette voix rauque et cassée, aux charmes-faiblesses. La conversation d’Astragale était difficile à suivre, pourtant, c’était chaotique, dans sa tête : comme si tous les événements repassaient de son crane à sa bouche, sans filtre entre les deux. Les noms lui revenaient en mémoire, comme une chanson longuement ressassée. Lui faisait mal quelques fois lorsqu’ils accrochaient des souvenirs enterrés et déterres . Et elle sentait plus intensément son cuir chevelu se rappeler à elle, étrangement.

Elle eut un sec sifflement désapprobateur lorsqu’Astra parla d’Elio
Elle se souvint d’ Athesto et de sa gentille bouille qui était partie de l’académie, en silence , pour des raisons inconnues. Lohan avait été un peu attristé par son départ et s‘était rendu compte qu‘elle n‘était pas la seule. Tout le monde l’aimait bien, Athesto. Pourtant, personne n‘était venue à son secours pour empêcher Elio de lui pourrir la vie, et elle-même n’avais esquissé qu’un geste, une fois, dans la bibliothèque . Puis elle était restée en retrait ; Elio lui faisait peur au fond et elle avait payé déjà, de quelques insultes. Elle était convaincue, elle se l’était dit , toute seule, tristement, puis l’avait enterrer dans une partie de sa tête, sa propre responsabilité dans le départ de la jeune fille. Mais que ça faisait mal, que ça lui brulait, quand ça revenait. Incapable, elle avait été incapable de défendre une de ses semblables, un être dont les maladresses avait permis la raillerie . Cette pensée l’avait rendu malade de conscience, du moins quelques jours, et quand elle entendait le nom d’Elio de bon matin . Qu’il s’en aille, ce demi-fael tout le monde s’en porterait mieux ainsi.

« Il faut se méfier d’Eilio, il est brutal, il fait mal au monde entier, t’en approche pas, vraiment ..on dit qu’il est sur le point de partir.. Et c’est tant mieux. Il était ami avec Shawna, ma cousine, qui était à Kaelem aussi, avant, mais Shawna même si c’est une peste, elle a un bon fond, Elio par contre… elle réfléchit… Y a qu’avec Enelÿe qu’il peut être sympa…Et le rouquin avec qui il traine… mais même ses amis, c’est pas ses amis, c’est un cercle de qui il s’entoure, pour être rassurer quand il terrorise. je pense.


Elle ne théorisait pas sur les gens habituellement, mais Elio Tharon avait avec trop de récurrence, perturber son existence et sa conception optimisé de l’être humain pour qu’elle manque de lui imaginer un système psychologique .

Il lui semblait trop compliquer d’expliquer qu’elle avait retrouver Shawna, par hasard, en colis surprise avec sa mère , un peu miraculeusement. elle se perdrait dans de long développement pathétiques, s’embrouilleraient en tentant de déterminer le lien de parenté qu’elle avait avec Laelith, et puis, à vrai dire c’était le genre de détail qui n’ intéressait personne.

La question d’Astragale la destabilisa une seconde, elle en aurait rougit, si elle n’était pas aussi pale de teint. Halina devait être perdu dans un coin de l’empire lorsqu’elle avait commencé son apprentissage ,ici et grand siffleur pauffinait ses techniques, dans les mêmes cours qu’elle.Comme elle se sentait vieille face à Astra, et puis à tous les nouveaux , et un peu jalouse face à tous ceux de son dortoir qui marchombres, guerriers ou dessinateurs, étaient devenus professeurs.

Les cheveux torsadés avaient perdu leur sensation d’eponge, dans ses mains et de leur humidité. Avec un peu de chaleur il secheraient vite . Mais elle aurait de la chance si le soleil tirait son bout du nez, cela faisait presque’une semaine que la grisaille couvrait l’académie. Elle s’approcha du bord du bassun pour s’assoir sur une des marches, pensive même si elle essayait de ne pas trop le montrer, en faisait crisser une ultime fois ses meches de cheveux, légèrement génée de devoir livrer, un autre partie d’elle-même.


« En fait je… Cela fait tellement longtemps que je suis ici qu‘avant … C’était y a trop longtemps, elle eut un petit sourire. Bien sur, il y a beaucoup de chose qui m’ont surprise au début, oui les lits, et les tables comme si chaque repas était une grande fête de village ! -mais en fait pas vraiment, songea-t-elle, il y manque cette cordialité, qu’on entretien plus à force de vivre ensemble, mécaniquement - et puis ma famille, un peu, qui était loin, aussi.. Mais maintenant, c’est chez moi ici, et je connais mieux ces batiment que l’auberge ou j’ai vécu quand j’étais petite… alors je crois que si je partais, il y a beaucoup plus de choses qui me manqueraient.. »

Elle commençait à avoir froid, elle grelotait, de la partie qui n’était pas immergée dans l’eau et elle se mit soudain à claquer des dents. Elle sortie du bassin et elle se frotta en frissonant, en s’enveloppant du mieux qu’elle pouvait dans la petite serviette.


« Mais du coup, y a des bon coté, je connais pleins d’histoires anciennes. Tu sais par exemple que grand siffleur était à Corbac avant, et qu’il faisait perdre un tas de points à sa maison… »


Après avoir fini de s’habiller, elle repris ses affaire, les plia méticuleusement

« D’ailleurs, il va raler si on se dépeche pas…Je t’attends mais reste pas trop dans l’eau, tu vas avoir pleins de cernes sur les doigts, après. »


Elle lui sourit, un large sourire, comme depuis trop longtemps elle n’en avait pas dédier, un sourire, comme une main tendue.

« Tention à la marche, elle est rai.. »

Lohan la rattrapa à l’épaule, avec une précision étrange pour une aveugle. Ses yeux rirent de la situation, sans moquerie, juste du plaisir de la connivence, de sentir entre elle deux se lier quelque chose.

[Pour toi I love you , je te laisse éditer si..]


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