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 Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]

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Maître forgeron
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MessageSujet: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Mar 22 Mai 2012 - 21:57

Silind grognait, il avait reçu une commande des cuisines de l'Académie. Quelqu'un avait malencontreusement tordu voir même cassé un service entier de vaisselles. Et ce n'était pas une simple dizaine d'assiettes que l'on trouve dans un ensemble d'ustensiles de base, dans celui-ci il y en avait juste assez pour tous les élèves, professeurs, garde et autres personnels de l'Académie. Ce qui devait à peu près faire plus d'un milliers d'assiettes, au bas mot. Et il fallait les refaire rapidement. Bien sûr, la vaisselle était en fer, pour qu'elles ne cassent pas sous les gestes d'un maladroits malencontreux. Et qui avait-on appelé pour réparer tout ça ? Votre forgeron préféré ! Bien sûr Silind n'avait jamais refusé une demande de l'Académie qui le nourrissait, logeait et protégeait, mais s'il avait tenu le commis entre ses mains, il aurait passé un mauvais quart d'heure ! Quand il eut fini, le colosse empila les assiettes dans des sacs. Il en remplit quatre. D'une poignée de fer il s'empara de deux et les jeta sur une épaule, tandis qu'avec l'autre main il prit les deux sacs et les cala sur sa seconde épaule. C'était lourd, très lourd, même pour quelqu'un de la stature du forgeron. Et avec ça, le colosse prenait deux fois plus de place. Là où sortir de sa forge fut coton, se déplacer dans les couloirs sans blesser un élève ou cogner contre un mur fut impossible. Ses épaules le faisaient affreusement souffrir et il marchait de plus en plus difficilement. Il soufflait beaucoup et grognait encore plus. Enfin il arriva aux cuisines, l'infernal fourmilière arrêta sa danse endiablé quand l'homme entra dans la pièce avec un fracas métallique. Il déposa non sans souffler son fardeau qui s'étala dans un bruit immonde.

-Voilà votre commande, les assiettes ont été réparées et sont comme neuves. J'espère que l'idiot, qui m'a obligé à restaurer ces pièces, ne s'en approcheras plus. Si un jour je reçois encore une demande pareille, qu'il prenne gare à ses fesses, car mon pieds pourrait bien trouver facilement un chemin contre son postérieur.

Le forgeron blaguait, mais un des marmitons qui était là, rougis pour reprendre son travail dans l'embarras le plus complet. Silind partit dans un rire tonitruant.

-Par contre, il peut se faire pardonner en m'apportant un bon verre d'eau glacé. Mines de rien, ma forge est éloignée de la cuisine. Et s'il m'apporte un petit plat, rien que pour moi, alors je lui permettrais de casser autant d'assiettes qu'il souhaite !

Le jeune garçon, encore rouge de honte, s'empressa d'apporter un verre et une carafe remplie. Puis après plusieurs minutes d'attentes, il lui apporta un plat fumant, emplie d'un ragout de pomme de terre avec des morceaux de viande de siffleur. Le colosse était aux anges. Il commença son plat goulument.


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Dim 27 Mai 2012 - 21:22

Jouasse. Voilà une semaine que le cours de l’éminent Duncan Cil’ Eternit c’était achevé, et Astragal, encore sous le choc et le charme des patisseries, à défaut de l’éloquence du professeur, n’avait pu trouver un moment pour faire un crochet par les cuisines : trop de bêtes cours de combats.

A la vérité il fallait concéder qu’en fait, il y avait eu des tentatives, toutes manquées, à cause des cours de combats. Astragal n’avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler la vie sentimentale du Grand Siffleur ;même si, selon la rumeur, il existait une Grande Siffleuse, qui n’avait rien à lui envier, niveau caractère/capacités de se battre. C’aurait été très cool de la rencontrer, d’ailleurs, ça devait certainement être une de ces femmes indépendantes et super-classes à la fois, du genre qu’Astragal aimerait devenir.
Mais pour tout dire, elle appartenait dans son esprit à la légende, et si le professeur Guidjek devait avoir une unique passion dans sa vie, elle était sans aucun doute vouée au labyrinthe.
Il était utilisé TOUT LE TEMPS et holly cake, c’était une foutue torture. Ce machin vous maravait littéralement la tronche à coups de pelle, dans les niveaux supposés inférieurs. Jusqu’ici, Astragal avait dû assumer un niveau plus élevé qu’une partie des filles-bois, pour la simple et bonne raison « qu’elle semblait plus entrainée et plus motivée »… Plus motivée. L’amour devait rendre sacrément aveugle.
Toujours était-il que ce labyrinthe lui avait coûté un pantalon (et ça aurait pu être très gênant), une mèche de cheveux (et là, le thüll en lui s’était réveillé et vachement vénère. ) et qu’en plus, en en sortant, fulminante et décoiffée, elle s’était royalement maculée de boue.
Et ça… ça, les cuisinières avaient jugé totalement discriminant, quant à la possibilité de pénétrer leur temple sacré voué aux mets les plus parfaits et raffinés.

Bref. Astragal était finalement arrivé à entrer dans la cuisine. Comme une vraie nana, diraient les mauvaises langues, mais honnis soit qui mal y pense ; c’était un triomphe que de passer le cerbère des portes, un vieux marmiton que tous refusaient d’employer, pour une obscure raison. Les yeux comme des soucoupes, effarés de découvrir un lieu qui semblait aussi agité que le labyrinthe aux heures de pointes, la jeune guerrière tentait, à défaut de se rendre utile, de ne pas –trop- déranger. Embusquée dans un coin, son œil de lynx inquisiteur avait guetté des mouvements de farine suspects, ou à défaut une forte odeur de chocolat. Evidemment, à cette heure-ci, personne ne travaillait aux desserts mais rien ne le laissait présager, lorsqu’on était novice.

Elle interpela d’abord un tout jeune gamin, qui courrait avec un gros sac à patate « Dis-moi, qui c’est la fée des gâteaux « , et l’autre lui avait lancé un regard tellement mort qu’Astragal avait renoncé. On avait dû oublier de l’achever, celui-là. Puis, y avait eu cette vieille dame, et au lieu de réagir benoitement, comme dans les contes de Duncan, cette créature qui semblait aussi inoffensive que la grand-mère d’Astragal elle-même s’était métamorphosé en une harpie braillarde, et franchement impressionnante.

Du coup, il était de corvée de … il n’avait même pas la moindre idée de ce que ses mains épluchaient. Ce que ses yeux clairs, toujours exorbités pouvaient affirmer, en revanche ; c’est que la vieille vous découpait des cous de siffleurs en une fois, et avec une grande hâche. Le genre qu’elle aurait bien vu attribuée à Locktar, d’ailleurs.
Si ça se trouvait, c’était Grand-mère Siffleur, la Dame toute puissante ait pitié de ses enfants, et des rouquins en priorités.

Bref. C’était la loose. Son côté guerrier était comme chatouillé par la situation. Il était comme prisonnier des cuisines, dans lesquelles il avait eu toutes les peines du monde à rentrer. En plus, on l’avait armé d’un épluche-truc, et c’était super dangereux, ces trucs-là, dans les mains de n’importe qui. Certes, Astragal n’était pas n’importe qui, mais pas loin. Et ce vieux débris qui hurlait lui faisait tellement peur que son pauvre postérieur restait vissé sur le tabouret. Personne n’intervenait dans son sens. Bon sang de bois, il méritait un compagnon de quête ! Il n’était pas préparé à ce genre de situation de crise, et... ! Lui il voulait juste trouver la cuisinière aux sublimes gâteaux, lui transmettre ses respects éternels, vouer sa vie à la promesse de dévorer jusqu’aux dernières miettes de toutes ses préparations, avant de se voir transmi, si elle l’acceptait, le secret des plus fameux…
La dame lui vienne en aide, ou il serait à jamais esclave des Siffleurs.

Einar ne viendrait jamais le chercher ici. Et les filles du dortoir … ? Peut-ête Halina, si elle avait encore une fringale de 4h du matin. Lohan, ce serait une pure loose. Elle passerait à côté sans rien voir. Et … Cérys serait capable de lui amener une nouvelle casserole/de balancer celles qui étaient faites à terre pour tout gâcher.

Alors, entra un homme un vrai, sûrement un Thül lui-même, en dépit de ses noirs cheveux. Pour sûr, ce mec devait être un sacré bonhomme. Le marmitton s’était littéralement fusionné avec le mur pour le laisser passer, et tout le monde s’écartait sur le chemin, qu’il se frayait vaillamment à coup d’assiettes. Comment Astragal n’avait pas pensé aux assiettes, sang de bois !
Mais ! Danger !

Vieille—Siffleuse faisait servir le ragoût fumant à la seule personne qui aurait pu l’aider !... Désespoir ! C’était sûrement un piège !
Saisissant son courage, ainsi que sa casserole pleine, Astragal se dressa de toute sa hauteur, et se dirigea vers le colosse. Personne ne semblait le remarquer, malgré sa taille trop grande, son air comploteur, et ses longs cheveux roux : tant mieux.
Et une fois à côté de la montagne, Astragal se retrouva… benoitement les bras ballants, et muet comme une carpe. Foutue timidité. Il lançait des regards dérobés à son voisin, sans parvenir à capter son attention. Et il semblait qu’il était bien trop occupé à manger pour se préoccuper de quoique ce soit d’autre… encore un sortilège culinaire qu'il faudrait déjouer
!

-Monsieur. Je ne sais pas si je peux me confier à vous, finit-elle par dire, de sa toute petite voix murmurante, mais je n’ai pas le choix, de toutes façons. Il faut que vous me fassiez sortir d’ici, je suis retenue en otage. Et faut que ce soit discret, m’sire, la vieille dame c’est la maman de mon prof de combat.

Regard aux légumes bizarres, sans discontinuer. Astragal n’était pas sûr de ne pas sursauter quand Silind répondrait. D'ailleurs, il ne l'avait peut-être même pas entendue.


[si ça te convient o/ ]


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Lun 28 Mai 2012 - 16:47

Silind était content, le repas qu'il engloutissait à une allure fulgurante était juste succulent ! Il jubilait à chaque morceaux engouffré dans sa bouche. Alors qu'il allait d'ailleurs envoyer une autre cuillère dans son ventre, une voix tremblante et faible lui titilla l'oreille :

-Monsieur. Je ne sais pas si je peux me confier à vous, mais je n'ai pas le choix, de toutes façons. Il faut que vous me fassiez sortir d'ici, je suis retenue en otage. Et faut que ce soit discret, m'sire, la vieille dame c'est la maman de mon prof de combat.


Le colosse tourna la tête en s'essuyant le menton avec une serviette qui traînait là. L'appel de détresse était envoyé par une fille aux cheveux roux... L'homme prit un instant peur et se demanda au plus profond de lui même si c'était un démon qui lui faisait face, mais son esprit pragmatique reprit le dessus malheureusement . Il remarqua donc qu'elle avait une carrure pas vraiment fine, plutôt bien costaude et le visage pas fin, mais pas trop carré non plus. Le forgeron en déduis que c'était surement une Thül. Ce peuple était connu pour être de solides guerriers, mais avait aussi la sale habitude de taper avant de réfléchir. Il remarqua aussi qu'elle tenait un épluche-légume dans une main et une rutabaga dans l'autre. Le géant pensa qu'il avait à faire à un commis, mais remarqua les habits d'élèves et la bague des Teylus. Qu'est ce qu'elle foutait la cette élève en plein épluchage de légumes alors qu'elle devrait être en train de se balader dans les couloirs, ou dans son dortoir, ou encore dans un cours. Mais l'homme passa sur ces petits détails, elle avait surement de bonnes raisons de faire ça.
Après ces quelques secondes que son cerveau pris pour analyser ces détails physiques, Silind s'attacha à la demande de la damoiselle. Il tiqua sur le retenue en otage, son sens de l'honneur lui ordonnait d'aider les filles qui ont des tresses... Euhm en détresse. Mais la suite lui fit légèrement comprendre qu'elle se montait un peu le choux pour rien. Le prof de combat devait être Locktar Guidjek, vu que c'était le seul qui offrait un enseignement de maniement des armes et autres tactiques diverses et variées. Mais de là à penser que la charmante Gertrude qui coupait nonchalamment les cous des Siffleurs était sa grand-mère, il fallait être sérieusement sonné. Il réfléchis aux différentes manière d'aborder la demoiselle :

Première Idée : Lui expliquer qu'elle fait fausse route.

Il s'imaginait lui expliquer que la bonne Gertrude n'étais pas une vieille mégère, mais une gentille dame qui s'échinait à mettre un peu d'ordre dans cette cuisine. Mais à chaque fois qu'il répétait un bout de cette phrase, un « Tchack » effrayant retentissait et mettait en déroute cette explication. Ensuite il lui aurait fallu dire que Locktar, bien que rude, était un homme qui voulait juste les préparés aux douleurs de la vie. Mais la conviction qu'avait actuellement la jeune demoiselle montrait bien que cela n'allait rien donner.

Deuxième Idée : S'en tamponner le coquillart avec une pelle à gâteau.

Ben, dans ce cas, la réflexion fut assez courte. Le seul moyen de s'en aller sans rien dire était de lui donner une gigantesque claque dans le dos avec un rire tonitruant, faisant penser ainsi qu'il croyait qu'elle blaguait puis la laissé dans son monde et s'enfuir rapidement loin de la folie de la Thül. C'était une solution simple qui ne lui causerait aucun soucis et qui résolvait le plus rapidement son problème. Sauf que notre ami était un tendre, il n'aimait pas laisser quelqu'un derrière, toujours à aider le premier venu.

Troisième Idée : La faire partir, simplement.

Cette idée pourrais être la bonne. Lui demander de le suivre et s'en aller par la porte sans rien demander, normalement et tout. Sauf qu'il y avait un hic. Si la Thül se sentait otage, elle devait penser être surveillé tout le temps. Elle ne suivrait jamais le bon forgeron. Fuck, une nouvelle idée qui tombe à l'eau.

Quatrième Idée : Faire en sorte que la sortit sois épique.

Bien, ce serais surement la seule façon d'agir. Silind allait devoir jouer le jeu et utiliser la ruse. Mais la ruse, c'est pour les faibles ! Il n'en avait malheureusement pas l'habitude, il allait donc devoir réfléchir... Mais juste le fait de penser à créer des stratagèmes lui donnait un mal de crâne pas possible. Par la Dame, Il était un homme d'action ! Mais bon, déjà il lui fallait plonger dans ma folle quête de la Thül. Aye, Aye Skipper ! Ready to dive, I repeat, ready to dive ! Et le sous-marin Silind s'en alla, pris par le courant qui annonçait une suite épique. Mais avant tout, se présenter :


-Et bien, jeune demoiselle, je m'appelle Silind Frandrich, forgeron de notre bel académie et j'accepte de te faire sortir d'ici. Sauf qu'il nous faut un plan et je n'ai point d'idée actuellement.

Voilà, maintenant à elle, ou une autre personne de réfléchir. Parce que lui n'avait aucune envie de penser.


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Mer 30 Mai 2012 - 14:39

Se faire dévisager de haut en bas par un colosse avec du jus de viande de siffleur dégoûtant de la barbe ? Check. Et Astragal n’était pas sûre d’avoir aimé ça. Comme à tout examen physique, sa pauvre petite âme s’inquiétait d’être démasquée, voir presque aussi pire, draguée.
Non, assurément, Astragal n’était pas du tout prêt à réagir à ça. Et le réflexe Thül de refus consistant en un pain en pleine figure, face à un adversaire pareil, ça n’aurait pas été du gâteau.
Au moins, si Silind s’en était tamponné le coquillard avec une pelle à gâteau, Astragal n’aurait plus eu le moindre doute quant à la nocivité des plats de Gertrude la sorcière siffleuse, et dégainé toutes les armes à sa disposition pour sauver la fée des gâteaux de son emprise diabolique. Elle en aurait peut-être eu sur le compte du forgeron créateur d’assiettes d’art… mais plus tard. Son cerveau, quoiqu’intuitif en quelques sortes, était bien loin d’être « rapide ».
Ca leur faisait un point commun supplémentaire. Parce que Silind, s’il avait arrêté de la détailler des pieds à la tête, ne semblait pas spécialement réagir à la tentative.
Evidemment, Astragal ne voyait pas ça comme ça, s’attendait à entendre que les yeux rouges de Silind étaient en fait un super scanner de personnes et un détecteur de chaleur intégré, qui permettaient d’analyser tous les paramètres super-soniques d’une situation- mais que forcément, ça prenait du temps, alors qu’il le prenait. Du coup, l’idée lui vint qu’avec ses foutus yeux supers-of-the-dead, il pourrait carrément tout connaître de ce qu’il y avait à l’intérieur de son propre cerveau. Et ça lui faisait un peu peur, alors il fronçait les sourcils, incertain, en regardant le drôle de légume.
S’il ne l’épluchait pas, ça allait mal se terminer, l’avertissaient les yeux chassieux de Gertrude.

Silind, s’appelait-il. Et il avait une voix, qui même murmurante évoquait le tonnerre grondant et terrifiant des routes. S’il criait très fort, ça ferait un bon coup d’adrénaline aux locaux, ça c’est sûr. Mais il avait pas d’idée.
Ca, ça devait vouloir dire que les yeux-lasers n’apprenaient rien de plus que les jolis yeux clairs classiques. Dommage. Les mains d’Astragal reprirent leur épluchage.
Que ferait Locktar dans cette situation ? … Ouais. Mais lui, il avait une grosse hâche.
Que ferait… Maman dans cette situation ? Disons que ça manquerait un peu de furtivité.
Papa, quant à lui, Astragal n’en avait aucune idée. Il partait trop trop souvent. Et il avait une grosse épée. Eux, ils n’avaient qu’un épluche légume, des carrures de tueurs un épluche légume, et une marmite pleine de légumes épluchés.
Damned. Il ne connaissait personne de subtile. C’était dingue, ça.
Enfin, si, corrigèrent les quelques neuronnes valides de sa jeune cervelle : tu en connais. Mais t’as pas la moindre idée de comment ça marche dans leur tête.


-On peut pas perdre, m’sieur, en tous cas, jveux pas qu’on coupe mes cheveux. Et puis vous aussi, sans vouloir vous manquer de respect, vous en avez des jolis, ce serait dommage de devoir les raser.
Et puis c’est qu’une vieille dame, on devrait pas avoir peur, hein ?


TCHACK fi la hâche, et une tête de siffleur de rouler gueule béante, jusqu’au bas de la table, où elle émit un splotch parfaitement écœurant. Astragal déglutit.

-J’veux pas qu’on m’coupe la tête non plus, vous comprenez ? Ni elle, ni Locktar. ou son labyrinthe tordu.

Astragal se gratta le menton, en pleine tentative de réflexion. Le labyrinthe pouvait utiliser n’importe quoi comme arme. Même du foutu lierre. Et tout était fait « par surprise ». Tout était programmé par une personne, mais imperceptible par les autres.
Un peu comme dans les légendes du prof de légende. D’abord, y a un héros, et nous, on connait la fin, mais lui pas, et les adversaires non plus.
Au dernier cours, Astragal avait dû raconter sa future légende. Il avait imaginé devoir faire régime. Pas être prisonnier dans une cuisine où une Sifleur-cannibale menaçait les enfants. Mais il avait dit qu’il triompherait. Et le bien avec lui. Donc, au final, la vieille dame devrait arriver à plus être son ennemie.


-J’vais lui apporter la casserole. Et toi… euhm. Vous allez dire que vous avez super envie de gâteau. J’suis sûre que la solution est dans les gâteaux.

C'était un bon début de plan, d'abord. Et il en avait pas d'autre. Et si Silind en recevait un avec du chocolat saupoudré de sucre, il serait toujours temps de lui demander de le céder pour le bon déroulement de la suite du plan.
Astragal n’avait pas regardé derrière lui, et naturellement parlé un peu plus fort, puisque moins intimidé. Même si le son global restait minime, en regard du concerto en poêle mineure qu’interprétait le cuisinier moustachu.




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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Ven 1 Juin 2012 - 23:39

Manifestement, c’était encore une nouvelle directive dont Jehan n’avait pas pris la peine d’informer son ami de toujours, Duncan Cil’ Eternit. Enfin, en soi, l’idée n’était pas particulièrement révoltante, loin de là, bien au contraire, le professeur de légendes et de lettres était partisan de former leurs jeunes têtes en l’air à toutes les formes de travail, afin de les préparer à un vaste monde.
Mais tout de même, éplucher les légumes, c’était un peu strict, comme régulation.
Employer des élèves de l’Académie pour seconder Gertrude à la tambouille, voilà une idée des plus rafraichissantes, surtout en ces temps de sous-emploi.
Voici les premières pensées de Duncan lorsqu’il prit pied dans les cuisines, en terrain conquis, en plaquant une grande bise matinale sur la joue enfarinée de Gertrude, avec qui il avait partagé maintes recettes pour obtenir la meilleure tisane au monde. Elle y connaissait un rayon en tisane, il fallait dire, et c’était rare que le professeur ait loisir d’avoir pareille interlocutrice.
Guilleret, le digne Duncan Cil’ Eternit prit place sur une table des cuisines qui avait souvent accueilli son fondement, en fin connaisseur des mets que Gertrude lui préparait spécialement. Il avait l’estomac difficile, voyez vous, et avec l’âge, il devenait de plus en plus difficile, une vraie rombière de maison. Bésicles sur le bout du nez, Duncan posa sur ses genoux le lourd volume qu’il avait apporté sous son bras et en continua une lecture attentive, en sirotant l’infusion de fleur d’oranger et camomille que sa chère et tendre Gertrude lui avait conseillé pour apaiser les maux de son estomac.

L’élève employée comme éplucheuse, cette directive de l’Intendant était décidément des plus étranges, s’approcha de lui sans le remarquer, et c’est à ce moment là que Duncan remarqua le forgeron.
Pas qu’il fut difficile à remarquer, au contraire…

Le petit professeur de lettres et de légendes l’avait toujours un peu évité. C’est un peu normal d’éviter des gens qui font deux fois votre taille, au moins trois fois votre poids, et qui pouvaient vous arracher la tête à mains nues avant que vous ayez eu le temps de réciter l’arbre généalogique des Sil’Afian.

- La solution est toujours dans les gateaux, miss Clegane, tenez-le vous pour dit !
répliqua-t-il d’un air amusé aux messes basses que les deux avaient autour d’une marmite d’épluchures. Duncan n’avait pas spécialement espionné leur conversation, mais la commise aux cuisines avait parlé un peu trop fort, et le forgeron… ma foi, on l’entendait de l’autre bout des cuisines, c’était pas contre lui, mais il avait une voix aussi puissante que le tas de muscles qui lui servait de blouson.

-
J’étais justement en train de feuilleter un vieux livre de cuisine que j’ai trouvé dans les arcanes de la bibliothèque uniquement accessible au personnel… magie noire et sorts anciens de pâtes à choux, armes des plus dangereuses si mises entre les mauvaises mains, termina-t-il en tapotant la couverture de son volume poussiéreux.

Vu l’état de l’assiette du forgeron, il devait avoir eu une immense fringale. Même si une bonne centaine d’assiettes empilées, ça faisait un peu beaucoup pour un seul homme. Et puis Duncan était professeur, non détective, sans quoi… Néanmoins, il retint Astragal en lui posant la main sur le poignet alors qu’elle allait vaquer aux occupations que devait lui avoir indiquées Gertrude, sûrement des occupations parmi les plus dignes. Gertrude ne confiait pas la propriété d’un épluche-légumes à n’importe qui.

- Petite, veux-tu être assez gentille pour m’aller mander Le Gourmet ? Son vrai nom est Herbert, mais crois-moi, appelle-le Le Gourmet. A cette heure-ci, il doit être en train de faire des tartelettes, je souhaiterais les faire découvrir à mon ami forgeron ici présent. Presto !

Son livre glissa de ses genoux dans un grand « pouf » plein de poussière, et lorsqu’il se pencha de son banc pour le ramasser, le professeur partit d’un grand
« Ouille ! », les traits crispés sous ce qui ressemblait à la plus immonde des douleurs.

- Par la Dame, il me semble que je me sois coincé le dos. Je ne pourrai jamais remonter dans mes appartements tout seul une fois le diner terminé. Que n’ai-je de jeunes et vigoureux bras sous la main pour m’aider !
lança-t-il suffisamment haut pour que cette suggestion parvienne jusqu’aux oreilles épatées de Gertrude, qui n’en broncha pas pour autant. Il reprit tout à trac en direction du forgeron : auriez-vous l’obligeance de ramasser ce volume pour moi, messer… Je n’ai d’ailleurs pas eu l’occasion de vous parler jusqu’alors, messer Forgeron. Avez-vous un nom ?




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"“Je manquais de mémoire - plus encore de l'habitude d'une mémoire
qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge,
pour salive, le sang des moments vécus ensembles."


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Lun 4 Juin 2012 - 19:33

Ma bonne Dame, mais qu'avait-il fait au Dragon pour mériter une élève pareil ? Des gâteaux ? La solution ? Une simple pâtisserie résoudrait tout ? Mais il était tombé sur qui la ? Moi, en tant que narrateur reste interloqué d'une telle réplique... Y avait-il un élève sensé dans cette académie ? Déjà que je dois m'occuper d'un marchombre singe et maintenant me voilà en face d'une folle aux gâteaux... Décidément... Pourquoi fallait-il que Silind sois si gentil et si facilement attendrie ? N'aurait-il pût simplement s'en aller... Mais c'est ainsi que le forgeron était, nous n'allons pas le changer !
Le colosse restait ébahi devant la bouille d'Astragal, une phrase si niaise imposait un câlin immédiatement ! L'homme se leva et s'approcha de la rousse, mais fut arrêter dans son élan par un sauveur, pour les deux partis, il va de soi... Oui imaginé si ce quelqu'un n'était pas apparu ce que serait devenue la jeune femme ? Une bouillie de Thül, très certainement... Et pour notre ami forgeron, ce mec était une aide pour se dépatouillé de la situation dans laquelle il était plongé certainement.
Silind tourna son regard rouge vers le nouvel arrivant... Mais mais, c'était son collègue Dundidou... Euhm, Duncan Cil'Eternit... Il ne le connaissait que de vue... Après tout c'était un homme de lettre et lui un homme d'action. Les deux personnes ne se côtoyaient pas souvent. Il allait lui faire aussi un câlin quand il sortit la phrase trop choupi que la réponse se trouve dans les gâteaux, mais se retint... C'était assez inconvenant, tout de même ! Le vieil homme parla un instant a l'élève qui lui faisait face... Apparemment ils partageaient le même cerveaux de fou, car le professeur semblait prendre part au bêtise de la jeune dame. Cela ne sembla pas tracasser Silind d'ailleurs... Tant que Duncan le sauvait de la détresse dans laquelle il s'était fourré, il s'en foutait des idées que l'homme avait tant qu'ils sortaient de là indemne. D'ailleurs il ne comprenait pas vraiment pourquoi il envoyait Astragal loin d'eux, chercher des tartes. Étrange... C'était peut-être un plan pour échapper a la jeune dame, mais le forgeron n'avait pas envie de l'abandonner là. Alors qu'il allait protester, le livre du professeur tomba par terre et en se ramassant l'homme sembla se bloquer le dos. Dans une longue phrase, Le colosse se demanda d'ailleurs comment il pouvait discuter alors qu'il devait souffrir le martyr... Et là, un énorme tilt, vous voyez, le tilt bien sonore genre « PUTAIN J'AI COMPRIS », et bien visible... C'est-à-dire que le visage de notre bon ami changea d'une mine sceptique a réjouis puis plaignante. C'est d'ailleurs en prenant le livre qu'il répondit, dans un jeu d'acteur parfait et j'espère que vous le notez parce que hein !


- Je m'appelle Silind Frandrich, mon bon monsieur... Oh, vous devez souffrir affreusement... Ooooh, vite petite, aide donc le professeur et amenons le vite dans ses appartements.

Le colosse se releva et suivi le petit duo dans les escaliers qui montait au-dessus... Oui c'est un pléonasme et alors ? C'est alors qu'ils entendirent un cri TIMBEEEEER . Les trois personnes relevèrent la tête et virent dégringoler une sorte de plante pleine d'épine que l'on nomme cactus et qui, avec une face de tueur, fonçait tout droit sur eux. Petit retour en arrière et explications diverses et variées de l'origine de ce cactus.
Nous revenons une heure en arrière, dans le bureau de notre intendant favoris. Jehan dans sa fantaisie habituelle avait commandé un nouveau cactus pour servir de cachette à sa nouvelle collection de bonbons plus savoureux les uns que les autres. Et donc il était arrivé aujourd'hui, livré et emballé dans un magnifique carton rose. Tout plein d'entrain et de joie, notre multiple et indivisible personnalité décida de déballer son nouveau cadeau fait à lui-même. Et emballé de voir cette magnifique plante, décida de le placer dans un coin. Il regarda le plan d'ensemble... Parfait ! Ah... Non, un des bras n'était pas assez droit et gâchait affreusement la beauté du coin. Ce n'est pas grave, il suffit de le déplacer autre part... Mais non ! Cette fois si, une épine trop longue cachait un bout de son auto-portrait accroché fièrement sur le mur. Bon il fallait encore le mettre ailleurs... Non, non non, ça n'allait pas, il était trop grand et cachait le lierre que Jehan faisait pousser avec attention depuis des mois. Et ce fut comme ça pendant plus d'une heure... Le Cactus alla dans chaque petit coin de la pièce, mais à chaque fois quelque chose gênait l'intendant.
C'est alors que dans une colère noire. Si quelqu'un avait observé la scène, on aurait pu comparer l'homme à un Hulk Gwendalavirien. Il attrapa l'objet de sa haine, déchirant ainsi ses beaux habits neufs et dans un cri de rage, lança l'arbuste à travers la porte. Comble de malchance, le cactus se mit a roulé vers les escaliers. Et c'est dans une imprévisible coïncidence qu'un caillou, perdu par un élève collectionneur de roche, toqua dans la plante, le faisant ainsi tourner et se diriger vers les escaliers, où il causa bon nombre d'égratignure pendant sa chute. C'était ainsi que notre meurtrier vert s'était dirigé vers les cuisines. Se retrouvant face à un trio de quille, il ne put s'empêcher de foncer droit sur eux. Mais il ne comptait pas sur les réflexes du colosse. N'écoutant que son courage, l'homme lâcha le livre, attrapa ses deux complices et sauta contre le mur, achevant ainsi le dos de notre pauvre Duncan. Le cactus continua sa chute et entra dans les cuisines pour ne plus en sortir. Le forgeron laissa ses deux victimes et ramassa le livre qui était maintenant dans un piteux état... Essaye de vous faire roulez dessus par un truc plein de pique et vous comprendrez comment était le pauvre livre.


-Désolé Messire, mais j'ai pas pu sauver votre bouquin sur les mystères de la cuisines...


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Mer 6 Juin 2012 - 21:40

Astragal sursauta, lorsque Duncan Cil’ Eternit prit part à la conversation. Mais finalement, sa présence était plutôt rassurante. Ca c’était clairement quelqu’un qui savait, et qui l’enverrait pas dans un endroit où on lui taillerait ses superbes cheveux roux à la brosse-Hil’Guidjek.
Ses yeux s’échouèrent sur le grimoire, qu’il tapotait nonchalamment, et pour lequel elle éprouvait d’ors et déjà un respect tinté de craintes. Aucune idée de ce que pâte à choux pouvait signifier, mais vu la tête et le goût du légume à l’état sauvage, on ne pouvait pas douter de la nocivité profonde et viscérale de sa magie.
Duncan Cil’ Eternit devait être un mage puissant et sans crainte pour oser s’y confronter, à l’intérieur même du dongeon de la Vieille Siffleuse. Son visage s’auréolait d’une lumière nouvelle au yeux de la Teylus, qui regrettait presque de ne pas avoir un homme de son envergure comme primat.
Assurément, alors, ils seraient premiers de la compétition.


-Oui m’Sire, Tout suite, m’Sire, Je y vais m’Sire, acquiéça-t-elle.

En s’éloignant, la possibilité que la Fée des gâteaux, que Duncan devait forcément connaître, était un homme. Cette idée le fit se sentir très très bête. Un peu parce qu’il n’avait aucune idée de comment on appelait un monsieur fée. Et puis, parce qu’il avait toujours été persuadé qu’aucun non-mage homme-de-naissance à part lui n’aurait été intéressé par la cuisine.
C’était très très intimidant de se retrouver à tapoter le dos d’un monsieur fée qui sentait la confiture. Mais ça avait aussi quelque chose de super cool.


-M’sire Cil’ Eternit demande que vous fassiez goûter une tartelette au sieur forgeron m’Sire Gourmet, et peut-être que je pourrais leur apporter, ça vous fera moins de travail et… Etjedoisvousdirequejesuissuperadmiratifdecequevousfaites! vVousêtesgenreunsuperartisteetmoichaquefoisque... OHMONDIEU! C’estcesupergâteauducoursdeladernièrefoisetc’estunetuerie! M’sieursivouscuisiniezpourlesarméesdel’Empereurenleurproposantcegâteaupourl’aprèsbataillej’vousassurequ’onauraitdéjàtuétouslesraïset….

Un cri déchirant épargna à tous deux d’avoir à se regarder plus longtemps. Le gourmet était bienveillant, ça se voyait comme le nez au milieu du visage- qu’il avait rougeaud, d’ailleurs-
-Il lui remit trois petits gâteaux ; dans la marmite aux épluchures ; en ordannant, fort jovialement mais avec l’autorité d’un Grand chef : Et bien, va l’aider, tu lui s’ras plus utile.

Et Astragal y courut, très inquiet, avant de comprendre, en même temps que Silind, voir plus tard encore, que tout ceci n’était que du théâtre. Sire Cil’ Eternit, vous n’en saurez rien, mais je vous aime, et vous êtes un génie.
Avec une prudence religieuse, Astragal s’inclina, et passa son bras sous les épaules de Duncan, tâchant de le bousculer le moins possible, et se synchronisa le mieux possible à son angle et son allure, à l’injonction de Silind.
En passant la porte, Astragal poussa un grand soupir de soulagement, et lança au marmiton-incrusté-dans-le-mur-un-sourire-profondément-narquois-et-victorieux.

Ils atteignirent les escaliers en colimaçon, qu’ils entreprirent de monter clopin-clopant, les yeux fixés sur les marches, dans le cas d’Astragal, qui était bien décidé à ne pas se planter comme un débutant.
Un cri déchira l’air, menaçant comme celui d’un troupeau de siffleurà cheval, décidés à scalper tout Gwendalavir et de transformer les villes en bûchers géants et les raïs en animaux domestiques et dociles.
Un cri du genre à glacer votre sang. Mais Silind avait des yeux lasers, alors il en fallait sûrement un deuxième troupeau pour l’impressionner. Astragal sentit une main gigantesque et uen force terrifiante le soulever, et le projeter à même le mur. Oh… Zoulies étoiles.
Secoués, un peu, lui et le sieur Cil’Eternit sen sortirent pourtant indemne, et ce n’était pas peu dire, lorsqu’on contemplait, dévalant la suite des marches, l’abominable assassin, déjà couvert du sang de précédents massacres.
Retour à la réalité et au livre. Astragal, ayant lâché Duncan par la force des choses, ajusta son corsage et se pencha, pour voir l’étendue des dégâts sur le précieux et dangereux recueil.
Une croix de picots en ornait la partie supérieure, et un arc narquois la partie inférieure.
Astragal frissona, et se signa du signe de la tribu pour conjurer le mauvais sort.

Puis, ses yeux descendirent plus bas, suivant la course du pot de Jean Eule, puisque tel était son nom. Comme par hasard, il frôla la porte des cuisines, sans l’abîmer, ni peut-être même la toucher.
Il n’y avait pas de hasard ou de coïncidence, estima la guerrière.
Au moins, ils avaient passé la première épreuve. A moins que… ?


-Sieur Cil’ Eternit, que se passe-t-il, pourquoi êtes vous…. Bleu ? M’sieur Silind pourquoi il est bleu ? Pourquoi il parle pas ?

Et d’ailleurs, continuait l’esprit d’Astragal : où sont passés ma marmite et les gâteaux si dûrement gagnés ? Ses yeux ballayèrent la sène du crime. La marmite sur le pied de Silind… check. Un gâteau dedans, un peu écrasé, check.
Mais où étaient les deux autres ?
Et pourquoi Silind devenait bleu, aussi ?
Et si on leur lançait d’autres tueurs ? Et si Jehan Hil' Jidwin était de mèche avec les siffleurs?
Et si la réponse était dans le livre, et que les picots du cactus étaient vénéneux ?
Et pire… si il était obligé de le lire pour sauver ses compagnons de quête ?




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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Dim 17 Juin 2012 - 20:30

Au commencement, il y eut le verbe cactus.
Puis un cri, une énorme main qui se plaquait dans son dos, un mur qui se rapprochait dangereusement de sa tempe, si proche qu’il aurait pu lui murmurer des mots doux et n’être pas entendu de ses compagnons d’infortune.
Et puis, un champ d’étoiles.
Il vit des myriades de constellations, et le firmament de la Dame, les champs célestes, et les paradis fortunés, nimbés de couleurs qui n’existaient pas et de sons inaudibles. Au loin, une chute d’eau descendant d’Asgard rugit dans ses oreilles, il en fallait de peu qu’il sente sa colonne vertébrale ne s’embrase, que sa peau s’enflamme.
A côté de lui, Silind était victime de pareil phénomène étrange, la peau de sa nuque se tendait et les veines y apparaissaient, et la couleur bleuâtre des crépuscules d’automne teintait ses lèvres de forgeron. Mais à en juger par les morceaux de gateau qui parsemaient son torse et sa rude moustache de viking ses lèvres, ils ne mouraient pas pour les mêmes raisons.

Finalement capable d’éructer un « Raaaaaaaaaaaaaah » rauque, le digne professeur de lettres et civilisations se plia en deux, les deux bras enroulés autour du ventre.
Que lui arrivait-il ? Une épine de Jean-Eudes avait-elle eu le temps de délaisser la proie du bouquin pour aller se planter dans son ventre naissant ? Un des deux énormes battoirs de Silind Frandrich, digne forgeron de l’Académie, lui avait-il broyé l’échine ? Un des gateaux avait-il trouvé sa voie jusque dans le système respiratoire du digne professeur de légendes et de lettres de l’Académie, à l’instar de son digne collègue le digne forgeron de l’Académie.
Adoncques que point.

A dire les choses simplement, nous sommes entre nous après tout n’est-ce pas, le genou d’Astragal, quand Silind les avait écartés rudement pour laisser place à un cactus désireux d’aller goûter aux mets des cuisines, le genou d’Astragal donc était entré en collision avec la partie du corps de Duncan qui faisait l’objet de maintes spéculations auprès des élèves et de l’Intendant de l’Académie.
Et même pour un digne professeur de lettres et légendes, ça vous détruisait son homme.

Pour parler franc, ce n’était pas ainsi que Duncan imaginait la première fois qu’il verrait les étoiles, mais on ne peut pas être trop exigent dans la vie, n’est-ce pas.

Une main posée sur l’épaule de la pauvre Astragal pour s’empêcher de rouler par terre en grognant de tout son soûl, ce qui aurait été peu pratique dans un escalier, Duncan s’offrit le luxe de quelques minutes à mourir d’agonie, aspirant l’air sporadiquement comme un poisson, passant aléatoirement du rouge au bleu suivant la manière dont il souffrait. Mais même les bonnes bouilloires finissent par retrouver leur couleur d’origine, et il se préoccupa moins d’une descendance qu’il n’aurait jamais.
Plutôt du teint de Silind Frandrich, qui, du bleu, avait tourné au blanc. Et les deux gateaux n’avaient toujours pas réapparus. Il devait avoir un SACRE grand système respiratoire, l’homme.
Toujours à moitié éructant, Duncan croissa un :

- .. Livre. Donne !


A Astragal, tout en bougeant le bras dans la direction du corps agonisant de son fidèle ami en parchemin. La jeune fille se fit un devoir de lui apporter sur l’heure, mais une étrange superstition l’avait empêchée d’en enlever les énormes piques qui l’avaient transpercés de toute part. Il fallut moins de trois secondes pour que Duncan s’en occupe, ce faisant répandant des épines mortellement dangereuses dans tout l’escalier.

Puis, prenant l’épais volume à deux mains, et fort du pic de testostérone qui avait involontairement envahi le réseau veineux de son organisme, Duncan Cil’ Eternit asséna un magistral coup de grimoire dans le dos musculeux du forgeron de l’Académie.



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"“Je manquais de mémoire - plus encore de l'habitude d'une mémoire
qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge,
pour salive, le sang des moments vécus ensembles."


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Sam 23 Juin 2012 - 19:22

Le forgeron lâcha ses deux victimes et attrapa le livre qui était maintenant dans un piteux état... Essaye de vous faire roulez dessus par un truc plein de pique et vous comprendrez comment était le pauvre livre.

-Désolé Messire, mais j'ai pas pu sauver votre bouquin.

C'est ce qui aurait dû arriver. Oui, c'était ce qui devait se passer, si on était dans une académie normale, genre établissement morne où tous les élèves se ressemble et se balade dans un bâtiment totalement gris et dénué de décoration. Seulement, ce n'était pas une école normale, loin de là. Déjà rien que par le créateur, qui n'était pas n'importe qui. Et puis tout dans cet endroit respirait le bien-être. Tout y était lumineux et agréable... Les élèves, les professeurs et les résidents étaient aussi pas mal frappés il faut dire. C'était d'ailleurs ces derniers qui faisaient le véritable charme de l'Académie de Merwyn. D'ailleurs c'était à cause d'un fou que les trois personnes, dénommé respectivement Silind, Astragal et Duncan, furent collés contre un mur. Oui c'est à cause du plus étrange personnage de cet Académie... Jehan, le Jehan, le multiple et indivisible homme. Bref retournons à nos héros.
Ils étaient donc plaqués contre de la pierre froide. Ils s'écartèrent tous les uns des autres. Chacun avait son problème. Duncan avait apparemment reçu un sale coup au niveau de ses parties intimes... Dans les faits, c'était le genou de la Thül qui avait joyeusement chatouillé l'entre-jambes du maître des légendes. Il était passé de son teint blanc habituel au vert radioactif rouge violacé, significatif d'une douleur intense. La rousse elle était en incompréhension totale, en effet, deux des tartelettes, que le gourmet lui avait donné, avaient disparu mystérieusement. Elle avait beau se repasser l'action au ralentit, elle ne comprenait toujours pas. Mais moi, je sais... Oui en tant que narrateur surpuissant, gérant comme un pro et toussa, j'ai la capacité de remonter le temps. Oui enfin c'est plus un rembobinage qu'autre chose. Donc, j'appuie sur le bouton et zou !

"N'écoutant que son courage, l'homme lâcha le livre, attrapa ses deux complices et sauta contre le mur, achevant ainsi le dos de notre pauvre Duncan. Le cactus continua sa chute et entra dans les cuisines pour ne plus en sortir."

STOP vous avez vu ? Non ? Repassons la scène au ralentit, juste au moment ou les trois personnes se retrouvèrent contre le mur. Bien, Silind attrapa les deux autres par le col et les poussa. A cet instant, il imbriqua un mouvement dans le panier que portait Astragal. Mais dedans, il y avait deux petites tartes rebelles, qui ne voulaient pas suivre ce que le forgeron leur imposait. Elles sautèrent astucieusement de leurs prisons. Se transformèrent en soucoupe volante et voletèrent droit vers le tyran pour se venger. Elles se blottirent dans sa trachée, bien confortablement juste en travers, bloquant ainsi la respiration du colosse... Et ça, qu'on soit un gringalet où un géant, c'est tout de suite dangereux pour la santé. En effet, sans air, un corps humain à du mal à survivre.
Tout d'abord, Silind imita, avec une perfection unique, le poisson. Cherchant à happer l'air qui n'arrivait pas à ses poumons. Sa peau prit une teinte tout d'abord rouge, puis le manque d'oxygène la fit passer au bleu... puis au violet. Ses poumons explosaient sous le manque d'air et cela le brulait affreusement. Le forgeron ouvrit la bouche, essayant de hurler son mal-être, mais rien ne sortait... Oui si rien ne pouvait entrer dans la trachée, rien ne pouvait sortir et faire vibrer ses cordes vocales. Donc le colosse était là, ouvrant et fermant la bouche dans un espoir vain de faire comprendre quelque chose a Astragal. Duncan lui avait déjà fait le lien, mais était encore sonné par ce coup mal placé. C'est alors que le géant fit une danse incroyable, il agita les bras dans tous les sens, il bougeait de partout, essayant de capter l'attention de la Thül. L'homme tendait les bras dans son dos montrant qu'il fallait y frapper, mais apparemment elle ne comprenait pas. Alors, il se tourna vers son collègue, qui se relevait tant bien que mal, malgré une douleur profonde. Bon grès mal grès, Duncan se tourna vers Astragal et siffla un ordre que Silind n'entendit pas. Son cerveaux commençait à lui faire défaut et il se sentait défaillir. Pour reprendre un instant ses esprits, il posa un genou sur le sol, plutôt brutalement. Ses poings firent le même chemin. Le forgeron sentait son corps devenir étrangement lourd. Des étoiles flottèrent devant ses yeux. Puis ce fut la libération.
Le maître des légendes était apparu dans son dos. Il tenait un livre dans ses mains et prépara un coup bien placé pour éjecter ce qui gênait le colosse. Avec une force décuplé par une volonté tendue, il frappa. Soudainement, les tartelettes lâchèrent prise et se virent éjecter par un hoquet magistrale. Elles s'en allèrent pour s'écraser en bouillie de salive, de pâte et de fruit. L'air entra enfin dans les poumons meurtrie du forgeron. Cela le brûla encore plus que le manque d'air, mais il se délecta de la sensation de bonheur que lui procurait le retour d'oxygène. Son torse se gonfla d'un coup pour se relâcher. Sa respiration était haletante, mais mon dieu qu'est-ce que c'était bon de vivre. L'homme voulut se relever, mais sa tête lui tourna et encore un peu sonné, il tituba pour s'affaler contre un mur. Ce dernier trembla sous le poids du mastodonte. Glissant le long de la paroi, il s'assit sur le sol et mis sa tête entre ses deux grandes mains. Bientôt les étoiles qui dansaient devant lui s'en allèrent et il put bouger son visage sans craindre un retour des chandelles. Le colosse regarda Duncan. D'une voix rauque, il commença :


-Mer... Merci. Je... Je vous dois la vie.

Il inspira de nouveau une longue bouffée d'oxygène. Jamais cela ne lui avait paru si bon de respirer. Posant une énorme paluche sur le sol et l'autre sur le mur, Silind se souleva. Son regard passa sur la scène. Tout était redevenu normal, avec quelques bleus, contusions et autre petite souffrance. Il posa ses yeux sur les escaliers. L'homme eut un frisson... La mort peut souvenir de n'importe où... Aussi bien d'un cactus que de petites tartes... Mais la situation s'était calmé. Il jeta un coup d'oeil vers les cuisines et se tourna vers ses deux complices.

-Bon... On fait quoi maintenant ? Nous montons dans votre bureau... Ou nous allons autre part ?


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Ven 6 Juil 2012 - 21:17

Il allait devoir lire, c’était sûr.
Mais il savait pas, bonne Dame, il savait même pas dans quel sens ça se tenait, un livre, et il y avait une légende qui courrait, et qui disait que le papier pouvait couper.
Astragal voulait absolument garder ses cheveux longs. Est-ce qu’ils risquaient quoique ce soit, avec du papier ?

Mais non ! Duncan était forcément un héros. Il allait reprendre la parole, sauver le monde, et Silind allait roxxer du poney, parce que mince, il avait des yeux trop cools, et qu’il faisait peur aux marmittons. Ils venaient de vaincre Grand-mère Siffleur, et ses complots géôliers, et même l’intendant, qui terrorisait même les kaelems, n’avait pas réussi à les tuer.
Et là, ce fut le drame.

Ok, il était Thül.
Ok, il ne comprenait pas très vite, et c’était pas totalement de sa faute, l’hérédité ne l’aidait pas, et puis, il avait jamais été à l’école avant, c’était clair.
Mais là, c’était presque insultant. Déjà, personne ne lui avait spontanément répondu, en plus, Duncan le tenait par l’épaule comme s’il avait peur qu’il s’enfuie. Et puis, ok, Astra était un peu stressée, ça ne l’aidait pas à réfléchir mais.
Mais de là à s’adresse à elle aussi … comme si elle était un macaque crétin incapable d’intégrer plus que deux mots ? Mais c’était.. Astragal était extrêmement triste, voir blessée, voir râleuse. Ok, elle n’avait pas grand-chose de normal, et pas grand-chose pour l’aider, mais fin, elle avait une sensibilité, quoi.

Son corps se mût tout seul, et très vite, de manière à compenser un peu l’idée que le sieur Cil’ Eternit devait se faire de lui. Il lui tendit, les dents serrées, et sans un mot, de toutes façons, il n’avait aucune idée de la manière dont on pouvait être sarcastique, et la totalité des mots qu’il connaissait manquait profondément de classe et de beauté pour toucher quelqu’un d’aussi cultivé.
Ses yeux s’ouvrirent tout grand en voyant son professeur balancer par terre les abominables picots du cactus sauvage.
A coup sûr, il cachait bien son jeu, et il avait eu une formation de guerrier, pas moyen.
Ou alors, c’était des gens comme lui qu’on appelait des marchombres ?
Et Astragal admira sa sagesse. A tous les coups, leurs éventuels poursuivants glisseraient sur les épines réparties. Waw. Ce stratège. Ouais, c’était super possible qu’il soit un marchombre.
Ca expliquerait aussi l’impression que Silind faisait sur les gens, et le pourquoi du comment de ses yeux rouges. Surement un truc de marchombre. Ouais. Trop badass.

Moins que la claque qu’il collait audit forgeron, d’ailleurs. Avec des si-petits bras, tellement de force, c’était… wow, quoi.
Tellement fort que le forgeron en avait recraché un organe.
Astragal n’y connaissait pas grand-chose en anatomie, mis à part qu’il savait qu’un corps était constitué d’une tête, deux bras, deux jambes, plein d’os, et des trucs mous, et du sang, et des trucs qui gargouillaient, et deux yeux, et une langue, et des poumons…
Ce truc, par terre, c’était dégoutant, et ça aurait dû rester dedans. Berk.
Rien que pour ne jamais sortir de machins comme ça du corps des gens, l’élève décida de ne jamais pousser trop loin sa formation guerrière.
Mais Silind n’en mourut pas. Au contraire, bravement, il se redressa en titubant, prit appui contre le mur et se remit à toiser le monde de toute sa hauteur.
Ok. Astragal devrait peut-être suivre la formation guerrière suffisamment longtemps que pour apprendre à vivre sans ses organes. Ca avait l’air vachement utile, dans cette académie.

Duncan répondit quelque chose à Silind, et par principe, et minimum de colère qui lui restait –parce que Silind avait trois à plus que deux mots, LUI, Astragal se mit à froncer le nez, et les sourcils, et les yeux, et à grimacer très très vite plusieurs fois, aussi rapidement que Duncan lui-même parlait, et comme ça durait super longtemps, il finit par en avoir mal dans le menton.
Parce que bon, Astragal était plus timide que locace, ouvrir autant la bouche, c’était pas son habitude.
D’ailleurs, il shoota dans une aiguille de cactus : tiens, ça c’est pour avoir tenté de nous tuer.


-J’suis désolée pour vos gâteaux, m’sieur Cil. Il en reste plus qu’un, mais tout abîmé au fond de la marmite. Faudra revoir la fée des gâteaux plus tard, mais là tout d’suite, j’ai trop peur.

Un flot d’élèves de chez Kaelem descendit l’escalier à ce moment-là, chahutant joyeusement, et de toute leur force. Astragal se raidit. Cela ne finirait donc jamais ? Argh. Et puis, il y en aurait sûrement un pour marcher sur l’organe balancé de monsieur Silind. Ah, il ne voulait pas voir ça. Il se tourna vers le professeur, en se demandant s’ils ne feraient pas mieux tous les trois de retourner au lit. Puis il se rappela que Duncan était probablement marchombre, et que les marchombres, on pouvait pas savoir si et quand ils dormaient, parce que ça aussi, c’était super secret. Le général, il dormait pas souvent dans le dortoir, parfois, il allait « à la tour » comme il disait. Mais quand il le disait, c’était les yeux brillants, et la démarche tellement légère qu’on aurait pu l’imaginer chaussé avec des chaussures volantes.

-… On va vous escorter, hein, pour vous remercier, jusqu’à vos appartements. J’sais pas combien ils sont dans le complot, mais déjà qu’ils ont eu les gâteaux, vaudrait mieux pas se séparer, on pourrait vraiment risquer nos peaux, dans cette jungle. Ils sont sûrement prêts à tout. Et puis m’sieur l’forgeron m’accompagnera peut-être ? Après tout, c’est lui l’plus fort.

Et moi, j’ai peur qu’on me tire par les oreilles, et qu’on me ramène là-bas à coup de cactus. Peut-être que Duncan qui était très sage et super stratège aurait l’idée que c’était elle la plus faible du trio, et qu’ils la reconduiraient à deux, en priorité, vers le dortoir des Teylus, où elle pourrait raconter ses folles aventures à tout le monde. Mince, rencontrer Grand-mère Siffleur, et être son otage, c’était quelque chose, quoi. Hein, m’sieur Cil’Eternit, que vous allez me sauver de la situation ? J’ai l’air trop bête pour m’en sortir toute seule, hein hein ?

[.. comme vous voulez? ]


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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   Mer 25 Juil 2012 - 4:37

- Mais de.. de rien mon grand ami, c’était avec plaisir.

Les sourcils froncés, Duncan examina un instant le grand grimoire perforé de part en part. Il avait frappé fort au point de faire s’asseoir Silind, le temps de repeindre les escaliers avec des tartelettes à moitié digérées.
Il ne se connaissait pas cette force.
En fin observateur, Duncan inscrivit scrupuleusement dans son carnet mental qu’il devait réessayer. On pouvait être pacifiste, érudit, fin scholiaste, et trouver pratique cette nouvelle capacité à étaler des forgerons bâtis comme des armoires à coup de livres de recettes. Il faudrait qu’il demande à son éminent collègue Intendant, tout aussi prompt aux expériences que lui, et qui lui servirait très volontiers de cobaye pour retenter. Quant à savoir si le coup particulièrement douloureux qui avait précédé et qui le faisait encore marcher avec les jambes arquées, si ce coup donc était la cause ou bien un dommage collatéral de l’expérience…

A refaire, vraiment.

Bon, par contre, on pouvait avoir quarante-sept ans et plus de maturité qu’une vieille souche de barral frêne, on ressentait quand même une énorme culpabilité devant le.. pandemonium, oui, qu’était devenu cet escalier. Et à cette heure-ci de la nuit, le digne professeur de lettres et légendes n’avait pas particulièrement envie de nettoyer. Encore moins devant ses élèves. C’était pour les domestiques, ça.

Oh, peur, la jeune élève ? Pour un peu, Einar… DUNCAN, narratrice, tu as changé de RP depuis une demi-heure, il serait temps de commencer à le comprendre. Pour un peu, donc, Duncan aurait fondu de grand-paternalitïte aigue devant tant de faiblesse.
Et bien, avec ses nouveaux superpouvoirs, et le grand forgeron comme bouclier humain, il se ferait le devoir de la ramener saine et sauve… Où, d’ailleurs ? Il connaissait certes Astragal pour l’avoir vu quelques fois à ses cours, mais la jeune fille était extrêmement timide, et encore trop fraichement arrivée pour avoir eu l’honneur d’entrer dans le registre de fiches personnalisées qu’il tenait sur chaque élève.
Or donc, le problème se posait : la ramener à son dortoir au bout du compte, il y était tout à fait enclin. Sauf qu’il fallait trouver le bon dortoir.
Alors certes, on me répliquera qu’Astragal portait sûrement sa puce vétérinaire bague d’appartenance à une maison, mais il était tard, le couloir était sombre, et Duncan n’avait pas ses bésicles. Voilà.

La solution de repli vers ses propres appartements lui semblaient, de ce pas, la meilleure solution. A cette heure de la soirée, une convocation par son professeur de légendes… avec le forgeron de l’Académie… Oui, non, pas vraiment crédible. Mais toujours plus qu’une attaque de cactus géant.

- Feareth not, oh prime maiden, for I shallst protect thee from all Evil Monsieur Frandrich, sûrement vous me ferez l’honneur de votre force herculéene pour nous protéger des dangers que recèlent les couloirs de notre Académie ?


Et le plus vite possible, d’ailleurs. Le mieux était de s’éloigner le plus possible des cuisines. Au moment où le trio de mousquetaires en herbe tournait à l’encoignure d’un couloir, mi marchant mi courant, on entendit un bruit de chute, agrémenté d’une grappe de jurons tous plus fleuris les uns que les autres, puis une série de pas lourds précipités, et un nouveau verger de jurons cette fois, par cette bonne vieille Gertrude. Sûrement, elle devait accuser les innocents élèves qui descendaient vers les cuisines du capharnaüm que Silichou, Astrachou et Dunkichou avaient commis.

- Le repli stratégique vers mes appartements semble désormais la meilleure solution. Oh, non, ne vous inquiétez pas, miss Clegane, je puis vous assurer que vous ne serez pas inquiétée pour votre escapade de ce soir, je puis vous disculper auprès de notre Intendant, avec lequel j’entretiens des relations.. privilégiées, dirons-nous.

Encore que son grand ami Jehan risquait plutôt de vider le sablier des Teylus à coup de masse plutôt que d’être indulgente s’il apprenait que Duncan invitait dans ses appartements d’autres personnes que lui, mais ça, personne n’avait besoin de le savoir.

- Et puis, ce serait manquer de manières que ne de pas vous faire profiter
– Il les fit se rapprocher en leur entourant respectivement les épaules- de mes cachettes secrètes de gateaux. Nous y voilà, justement !

Comme un roi, il ouvrit grand la porte de ses appartements et les invita à y entrer.

- Attention au linteau, Monsieur Frand-..
-SBAMM- Aïe, trop tard. Non non non prenez garde au luuuuust- SCHLING- Mon lustre…

Sur le ton du secret, il les invita à se poser dans le salon de sa suite impériale ses appartements, et revint deux minutes après avec une boite en fer blanc pleine de biscuits, dont nous tairons l’emplacement ultra secret. Il leur proposa, les regarda les manger, l’œil pétillant, et leur demanda allègrement :

- Délicieux, n’est-ce pas ! Je les tiens d’une vieille tante, un secret de famille !

Précisons, pour les lecteurs, que la-dite vieille tante avait rejoint les champs d’étoile miroitants du grand Etalon de la Dame voilà une dizaine d’années de cela, et que Duncan n’avait toujours pas réussi à écouler ces horreurs depuis.
Or donc, il tenait là les deux victimes parfaites.

[ Vous avez toute latitude dans ses appartements, ou ailleurs \o/ ]


_______________


"“Je manquais de mémoire - plus encore de l'habitude d'une mémoire
qui fut prégnante, à cran et à croc, apte à extravaser dans ma gorge,
pour salive, le sang des moments vécus ensembles."


Marlyn Til' Asnil | Duncan Cil' Eternit | Einar Soham
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MessageSujet: Re: Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]   



 
Ne vous d'mandez pas si c'est du lard ou du cochon, si vous avez faim croquez tout cru mon compagnon ! A la file indienne, chères petites hyènes, venez goûter la hawaïenne. [Terminé]
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