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 Egarement exquis [Terminé]

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Garde de l'Académie
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MessageSujet: Egarement exquis [Terminé]   Sam 5 Mai 2012 - 21:55


    Après son entrevu avec l’intendant de l’Académie, le jeune homme tout fraichement déclaré garde, décida de se rendre dans le bureau de sa supérieure pour se présenter et prendre les consignes de patrouille. Il avait la volonté de bien faire, et de s’appliquer au mieux. S’adapter était le plus important, plus il s’y prendra tôt, mieux cela sera. Il devait commencer donc par faire connaissance avec ses collègues. Il sortit du bureau de l’Intendant et se dirigea vers la droite, et tourna ensuite à l’embranchement vers la droite, optant pour les escaliers. Il chercha un moment, et se perdit dans l’Académie. Un peu honteux par sa maladresse, il n’osa trop demander sa route, et préféra faire demi tour. Il revint sur son chemin, et pris une autre direction. Les couloirs et portes défilaient, toutes se ressemblaient, il y avait de quoi avoir le tournis. Il avait toujours su que l’Académie de Merwyn était un bâtiment immense et unique, mais maintenant qu’il se retrouvait là, il se sentait perdu et confus. Combien de temps cela lui prendrait il avant de se repérer ici ? Tout était si différent. Il s’inquiéta aussi pour ses sœurs, un peu écervelés, et l’angoisse lui serra le ventre comme un père trop protecteur.Sa main caressa le mur, en apprécia la texture parfaitement lisse et douce. L’endroit était imprégné de l’art du Dessin. Tant de génies ont parcouru ces couloirs, tous dans un seul but, protéger Gwendalavir, et servir son peuple. Il se sentit petit, et misérable. Cul de sac.Encore plus misérable désormais. Il fit demi tour, la tête basse, et revint aux escaliers. Il réajusta son sabre et ses habits lui donnant l’air d’un majordome soigné, et descendit une à une les marches de cet escalier qui paraissait interminable. Une fois en bas, il opta pour la gauche, et ce fut au croisement de ces deux couloirs qu’il manqua de peu d’heurter quelqu’un.Une demoiselle, une femme. Superbe qui plus est. Il observa un moment, interloqué, sa chevelure chatain, bouclé à souhait. Pas de toutes petites boucles, non, des boucles lâches, de celles, gracieuses, que l’on se plait à dessiner les arabesques avec son regard. Il releva la tête, aperçut ses lèvres roses pales un peu épaisses, des lèvres à embrasser. Il remonta alors, et croisa son regard, si profond, souligné par un trait de sourcil fin et bien dessiné. Une femme, et belle qui plus est. Ses réflexes ressurgissent immédiatement.- Je vous prie de m’excuser, ma Dame. M’étant égaré depuis un moment en ces lieux, j’étais tout à mes pensées.Il s’empara avec douceur de sa main et les effleura de ses lèvres, son autre main dans son dos, en une révérence soignée. Il ignorait qui elle était, mais il espérait qu’avec une conversation polie et agréable, il oserait lui demander son chemin, pour le mener dans le bureau de sa supérieure hiérarchique.


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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Sam 5 Mai 2012 - 23:57

Enelyë sortit vite de la bibliothèque, poursuivie par un Aequor apparemment mécontent de sa maladresse habituelle. Est-ce que c'était de sa faute si elle n'était pas capable de tenir plusieurs volumes sans tomber ? Non. Définitivement non. En tout cas, le jeune homme qui, penché pour prendre un livre, s'était reçu les livres sur la tête avait l'air de penser que malgré tout, elle devait recevoir une punition à la hauteur de cet affront. Elle n'avait pas pris le temps de ramasser les ouvrages gisant sur le sol lorsqu'elle avait senti des perturbations dans les Spires, se contentant de prendre ses jambes à son cou en espérant que le Dessinateur n'avait pas un très haut niveau et qu'elle aurait le temps de s'enfuir avant qu'il ne revienne avec sa création dans la réalité.

Au bout d'un long moment de course dans l'étage peu fréquenté de l'étage, Enelyë s'arrêta et descendit les escaliers normalement. De toutes façons, elle n'entendait plus les pas du jeune homme derrière elle. La Dessinatrice épousseta rapidement son uniforme et replaça tranquillement ses cheveux. Puis elle traversa le couloir tranquillement, reprenant son souffle, avant de tourner dans un couloir adjacent. Elle se retrouva nez à nez avec un jeune homme. Elle se recula vivement, dans un réflexe purement humain. Et comme toujours lorsqu'elle se retrouvait à côté de quelqu'un de grand, elle se sentait minuscule.

Elle baissa la tête, prête à reprendre son chemin, lorsqu'il lui adressa quelques mots. Extrêmement poli. Cela faisait bien longtemps qu'Enelyë n'avait plus entendu quelqu'un parler ainsi. Même les nobles qu'elle côtoyaient lorsqu'elle était avec Varsgorn parlait moins élégamment. Mais peu importait. Il attrapa sa main, l'effleura de ses lèvres en esquissant une révérence. Cela eut pour effet de faire sourire la Kaelem.

- Ce n'est rien. Je n'ai pas non plus fait très attention.

D'ailleurs, elle tourna la tête vers l'autre couloir, mais heureusement, pas une trace de l'Aequor. Il avait sûrement décidé de retourner lire. Elle reporta son attention sur le jeune homme. C'était étrange, elle ne l'avait jamais vu. Sûrement un nouveau. Élève ? Peu-être un peu trop âgé … Quoique, ce ne serait pas le premier.

- Vous êtes nouveau ici, non ? Je m'appelle Enelyë Wind. Pardon, Ril'Enflazio.

Elle avait encore du mal, avec ce nouveau nom. Elle n'arrivait pas à s'identifier comme la fille du Trésorier, ni comme une noble comme l'indiquait la particule. Elle n'était pas sûre de pouvoir un jour vivre comme eux, dans un luxe qu'ils n'avaient pas peur d'étaler, dans le mépris de la roture, et toutes ces choses qu'elle considérait être l'apanage de Ciléa Ril'Morienval. Bref. Elle adressa un petit sourire à l'inconnu, croisant ses mains devant elle, ne sachant pas vraiment quoi rajouter.



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Anya Alvus
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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Dim 6 Mai 2012 - 11:37


  • Anya laissa derrière elle le bureau de l’intendant, soufflant de soulagement. Elle n’avait pas été refusée, elle ne serait pas obligée de reprendre la route, elle pouvait rester. Mais pour aller où ? Elle se rendit compte avec un désarroi tardif qu’elle ne savait pas où se diriger. Elle était seule, en terrain inconnu. Elle ignorait où elle devait loger, elle ne savait rien de la vie de l’Académie, et il y avait tellement de monde… Elle sentait la présence de toutes ces personnes peser dans l’air comme une menace obscure, injuste, inconnue.

    Son nez frémit sous l’inquiétude, ses yeux s’agrandirent alors qu’elle cédait à la panique et à la peur, et elle ne fut bientôt plus qu’une enfant terrifiée par un monde nouveau qu’elle n’était pas prête à affronter – pas seule, pas après un voyage aussi éreintant.
    Elle détala donc, aussi vite que ses jambes frêles pouvaient la porter, sans savoir où elle allait, l’esprit obscurci par une unique volonté : retrouver sa famille. Elle se précipita dans l’escalier, le dévalant quatre à quatre en manquant plusieurs fois de tomber. Elle ignora les regards étonnés, amusés ou indignés qui se levaient vers elle. Elle savait que son attitude était enfantine, ridicule, mais c’était plus fort qu’elle, un instinct d’enfant qu’elle ne parvenait pas à dépasser.

    Ce ne fut qu’arrivée en bas des marches qu’elle parvint à retrouver ses esprits. Elle arrêta de courir, tremblante et fragile, s’adossa au mur un instant pour reprendre son souffle et réfléchir enfin clairement à ce qu’elle allait faire. Sa sœur devait être montée, elle aussi, jusqu’au bureau de l’intendant : il était vain de la chercher à l’extérieur. De toutes manières, elle doutait de retrouver l’entrée. Même si, à bien y réfléchir, ce grand rectangle de lumière au loin y ressemblait furieusement. Quand à Caleb, le connaissant, il avait surement du partir à la recherche de ses quartiers, ou aller rencontrer d’autres gardes, voir même son supérieur. Oui, c’était surement ça.

    Anya considéra l’entrée, la promesse de lumière et d’air frai, de retrouver ses affaires et ceux qui les avaient accompagnés jusqu’ici, puis les couloirs, plus sombres, inconnus, qui s’offraient à elle. Si elle sortait maintenant, elle n’était pas sure d’arriver à rentrer à nouveau. Elle s’engea donc dans le couloir, pour presque aussitôt percevoir une voix qu’elle connaissait bien. Pourquoi ne l’avait-elle pas entendue plus tôt ? Elle accéléra le pas, tourna à un angle puis à un autre, pour enfin
    le voir. Mais ce qu’elle vit à ses côtés la stoppa net. Oui, évidemment, il ne parlait pas seul, elle s’en était doutée. Mais de là à ce que son interlocutrice s’avère à être une magnifique jeune femme… Elle vit soudain rouge.

    *A peine arrivé, petit vaurien, tu commences déjà ! Mais je ne me laisserais pas reléguer aux oubliettes aussi facilement *

    Elle s’adossa à l’angle, prit quelques instants pour se composer le visage le plus avenant et amical possible avant de prendre son élan et de bondir aux côtés de son frère dans un envol de mèches bouclées. Elle s’accrocha à son bras, souriante, les yeux brillants.

    Oh, Cal’ ! J’ai cru que je m’étais complètement perdue, je suis si heureuse de te croiser là ! Il y a tellement de monde, ça me fait peur…

    Puis elle se tourna vers la jeune beauté qui faisait toujours face à son frère. S’arrangeant une mine un peu gênée, elle lui sourit avec un peu de retenue, lâchant même, dans un geste calculé, le bras de Caleb.

    *Te laisse pas avoir, c’est un charmeur. Et ce charmeur-là, il est à moi. Et à moi seule, muahahaha, mon précieux…*

    Hem, je, heu… Je suis désolée, je me suis un peu emportée. Mais il y a tellement de monde, ici, et c’est si grand ! J’en oublie les convenances. Je m’appelle Anya.

    Un petit sourire pour aller avec le nom, pas trop venimeux, juste ce qu’il faut d’aimable. Elle avait vaguement pu entendre le nom de l’inconnue quelques instants plus tôt, mais n’était pas sure de pouvoir le retenir bien longtemps. Il lui faudrait tenir une liste, pour s’épargner les fâcheux effets de son esprit distrait. Jetant un nouveau regard à la jeune femme, elle s’aperçu qu’elle avait, comme elle, une bague, mais que celle-ci était rouge et non bleue.


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Garde de l'Académie
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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Dim 6 Mai 2012 - 18:42

    La jeune femme semblait préoccupée par quelque chose, car elle vérifiait systématiquement derrière elle. Il observa un moment ses cheveux onduler gracieusement, suivant les gestes de sa tête. Il remarqua sa bague rouge à son doigt, et lui relâcha la main. Que pouvait elle bien signifier ? Etait ce seulement une bague comme cela ? Etait elle mariée ? Ou pire, fiancée ?
    Etant tout nouveau à l’Académie, il ne se doutait pas que cette bague représentait uniquement son appartenance à la maison Kaelem.
    Il lui sourit gentiment, et fut honoré de se trouver face à une noble. Gardant toujours un bras derrière son dos, il se présenta à son tour :

    - Je suis honoré. Permettez moi de me présenter…Caleb Alvus, garde, à vos services ma Dame.

    Il sourit à nouveau et la complimenta sur son apparence de demoiselle. Une jeune femme soignée, était à ces yeux, la plus belle chose que cette Terre pouvait porter. Il se plaisait à les contempler, et à les vénérer aussi loyalement que les bienfaits apportés par la nature. Que dis je, Nature.
    Pour lui, une femme devait correspondre aux critères de la fragilité et de la finesse. De la grâce et de la douceur. Une femme, ah, une femme.
    Il allait enchainer sur la beauté des lieux, et sa vaine recherche pour le bureau de sa supérieure lorsqu’un choc violent le coupa dans son élan.

    - Oh, Cal’ ! J’ai cru que je m’étais complètement perdue, je suis si heureuse de te croiser là ! Il y a tellement de monde, ça me fait peur…

    Il reconnu immédiatement sa sœur, à son odeur fleurie délicieusement enfantine, à sa chevelure sauvage, dans laquelle il passa une main fraternelle, l’ébouriffant au passage, affectueusement. Il croyait à tous les mensonges de sa sœur, des deux sœurs d’ailleurs. Elles étaient son trésor, son bien le plus précieux.

    - Hem, je, heu… Je suis désolée, je me suis un peu emportée. Mais il y a tellement de monde, ici, et c’est si grand ! J’en oublie les convenances. Je m’appelle Anya.

    Il sourit, attendri par sa jeune sœur, et poursuivi.

    - Oui, nous venons juste d’arriver, et nous sommes quelque peu perdus…

    Il pencha la tête, un peu gêné, et un sourire illumina ses fossettes, dévoilant ses dents blanches parfaitement alignées. Il passa un bras par dessus les épaules d’Anya, la dépassant de deux têtes.


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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Lun 7 Mai 2012 - 3:13

Enelyë croisa ses mains devant elle, ne sachant pas où les ranger. Cette attitude devenait de plus en plus fréquente chez elle, même si sa timidité s'envolait peu à peu. En grandissant, elle devenait un peu plus spontanée, même si sa retenue était toujours bien présente. Elle constata avec un sourire que le jeune homme gardait toujours un bras derrière son dos. Il avait des manières, sûrement meilleures que les siennes. Mais ce n'était tout de même pas de sa faute si elle n'arrivait pas à assimiler tous ces masques à tenir face à la société ! Enfin, elle finirait par comprendre, du moins, elle l'espérait.

Il s'appelait Caleb Alvus et était garde. Elle nota cela dans un coin de sa tête. Bizarrement, elle ne lui trouvait pas l'apparence d'un garde, mais sans doute était-ce parce qu'il venait d'arriver. Ah, d'ailleurs, elle aurait pu lui faire visiter les lieux, pendant qu'elle y pensait. Mais il la complimenta avant qu'elle n'ouvre la bouche et elle le remercia avec un sourire. Puis une masse de boucles blondes vint percuter le nouveau garde et obstruer la vue d'Enelyë. Le temps qu'elle comprenne ce qu'il venait de se passer, l'autre demoiselle parlait au jeune homme.

Puis elle sembla se rendre compte de la présence d'Enelyë, et elle se présenta avec une mine gênée. La Kaelem sourit gentiment, avant de redonner son nom.

- Je m'appelle Enelyë. Enchantée …

Elle s'empêcha de laisser passer un « je crois » qui aurait été malvenu. Pourtant, il y a encore quelques mois, elle n'aurait pas hésité, trouvant que ces deux-là la dérangeait vraiment dans ses promenades de solitaire à moitié dépressive. Mais le temps du deuil était passé et avec ça, le caractère un peu sombre de la demoiselle. Le jeune homme renchérit aux remarques de la demoiselle, admettant être perdus. Sa façon de pencher la tête, comme un enfant, était tout bonnement adorable, ce qui arracha un autre sourire à Enelyë.

- Ce n'est pas étonnant que vous soyez perdus. Comme vous l'avez dit, l'Académie est grande. Vous voulez peut-être visiter ? Je suis ici depuis deux ans alors, je commence à connaître.

Nouveau sourire. Elle les regarda tour à tour, attendant leur réponse. La jeune femme en face d'elle était très jolie. Elle avait de longs cheveux d'un blond foncé, tirant quelque peu sur le roux, de grands yeux bleus-vert et un sourire presque trop joyeux. Elle n'était pas bien grande, quoiqu'elle dépasse tout de même de quelques centimètres Enelyë. Sa bague bleue lui indiqua qu'elle était chez Aequor. Et la dessinatrice espéra qu'elle saurait s'entendre avec Gwëll, ou du moins, qu'elle ne lui apporte pas plus d'ennuis qu'elle n'en avait déjà avec les pimbêches de sa maison.

Le garde, lui, était vraiment plus grand, et elle s'en rendit compte en le voyant dépasser Anya de … deux bonnes têtes, environ. Il avait des cheveux mi-longs, d'une couleur qui lui rappelait un peu celle de Kylian : les gardes devaient-ils tous être roux ? En parlant de garde …

- Vous voulez peut-être vous rendre au bureau de la Première Gardienne, non ?

Oui, Enelyë, quand elle a des idées qui lui traverse la tête, elles passent parfois sans passer par la case « traitement de l'information ». Autrement, elle se serait sans doute souvenue du fait qu'Edel n'avait pas traîné dans les couloirs depuis un moment.



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Anya Alvus
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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Dim 13 Mai 2012 - 18:11


    Le bras de Caleb était léger sur ses épaules. Elle adorait cette sensation de complicité, de proximité, et cela la mit immédiatement de meilleure humeur. Elle se rasséréna totalement, oubliant sa précédente panique, passant même outre l’attitude un peu trop… polie, de son frère adoptif. Débarrassée de l’inquiétude et de la jalousie, elle détailla plus sérieusement Enelyë, puisque tel était son nom. C’était une jeune femme très jolie, ce qu'elle avait déjà remarqué, aux cheveux sombres comme elle aurait aimé les avoir quelques années plus tôt. Et elle était plus petite qu’elle, ce qui arrivait, ma foi, assez rarement pour qu’elle prenne le temps de savourer le noter.Sa proposition de les guider dans l’Académie était plus que tentante. A la limite de l’indispensable, en réalité. La jeune femme guetta tout de même la réaction de son frère, décela un assentiment dans ses yeux noisette dorée et se tourna à nouveau vers celle qui serait probablement leur guide. Ce serait avec plaisir, si du moins cela ne vous ennuie pas. Nous ne voulons pas nous imposer.Elle se demandait aussi, dans un coin de son esprit, comment sa jeune sœur s’en sortait. Avait-elle trouvé sans difficulté le bureau de l’intendant ? Et qui allait lui faire visiter ? Elle avait confiance en les capacités de sa cadette, qui était, au fond, presque plus dégourdie qu’elle. *Ohoh. "La première gardienne" ? voilà qui va surement plaire à Lay'...*Anya sourit et lissa ses cheveux pendant que Caleb répondait à la dernière proposition. Il était bien gentil, mais ça ne se coiffait pas comme ça, des cheveux aussi longs. Et puis, pour tout affectueux qu’il soit, ce geste était surtout fraternel, et cela rendait Anya un peu triste. Elle n’en laissa bien sur rien paraitre, préférant jeter un œil à son environnement. Elle avait accouru sans vraiment y porter attention, et la complexité des lieux lui apparaissait maintenant entièrement.Bien, en plus de la liste de nom, il lui faudrait également dessiner une carte. Quand à Caleb, eh bien, le connaissant, il allait surement vouloir prendre ses fonctions immédiatement. Anya, sans oser le lui dire bien qu'elle connaisse son projet, pensait qu'il serait sans doute préférable de connaitre les lieux avant. Un garde, après tout, ne pouvait être efficace que s'il connaissait son terrain. Mais il était ainsi, pressé de se rendre utile, de faire ses preuve. Elle le regarda avec tendresse, alors qu'ils commençaient à marcher.


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Garde de l'Académie
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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Jeu 17 Mai 2012 - 22:22

    Caleb se perdait avec bonheur dans les plis soyeux des cheveux de la jeune femme. Oh, aucune pensée intéressée, ni perverse. Il était seulement un gentleman qui savait apprécié un trait de beauté spécifique Il était garde en plus, et il se doutait que de toute manière, une relation sérieuse avec une élève de l’Académie était inenvisageable. Il sourit donc poliment et accepta avec soulagement la proposition généreuse qu’elle venait de leur faire. Ainsi, il pourrait prendre ses dispositions et lorsqu’il fera la même visite à sa plus jeune sœur Layuka, il tachera d'éviter avec soin les endroits dangereux qu’elle affectionnait tant, c’est à dire, l’armurerie, les salle d’armes, et les cuisines.

    Oui, les cuisines.
    Il se rappelait avec une nostalgie attendrie la fois où elle avait essayé d’atteindre l’étagère des biscuits et s’était retrouvée coincée là haut, en plein milieu de la nuit, après s’être généreusement recouverte de farine pendant sa lutte vaine. Il l’avait récupéré à l’aube, lorsqu’il avait voulu lui même se trouver une collation. Elle s’était alors roulée en boule sur la fine planche de bois, et dormait à poings fermés, comme un chaton égaré. Il lui avait fallu rapprocher la table pour aller la chercher, et il pouvait encore sentir la prise angoissée de ses doigts sur ses épaules, et l’odeur des biscuits à l’orange dans ses cheveux. Depuis lors, la servante tachait de lui laisser quelques biscuits à portée de mains, au cas où elle aurait faim au cours de la nuit. Mais ici, ce
    ne serait pas le cas, et elle était encore si petite…

    Il proposa son bras à sa jeune sœur, et se laissa entrainer à la suite de leur guide, attentif tout autant qu’il pouvait l’être. Les boiseries étaient de bons gouts, et si fines qu’elles ne pouvaient être que l’œuvre d’un dessinateur talentueux. Merwyn était vraiment un artiste, et plus encore. Une légende vivante. Il n’avait pu le croiser encore, mais il se doutait qu’un homme si haut placé devait avoir bien d’autres devoirs que de papoter avec un modeste garde. Il fut un peu angoissé à l’idée de croiser sa supérieure. Une femme paraît il. Il avait le souci de plaire à quiconque, et il espérait être à la hauteur des exigences du personnel haut placé de l’Académie. Il redressa son dos, une main sur le pommeau de son sabre, et questionnait quelque fois la jeune femme, pour plus de détails sur elle, et sur l’école en général.

    - Etes vous élève ici, ma Dame ? Dans quelle filière si je puis… ?



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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Dim 27 Mai 2012 - 21:55

Sur un coup de tête, Enelyë avait proposé à Caleb et à Anya de leur servir de guide dans l'Académie. Et juste quelques secondes après, se rappelant du rôle du jeune homme, elle avait proposé sur un autre coup de tête de l'emmener directement au bureau de la première Gardienne.

La jeune femme blonde lui répondit, sans aucune émotion, poliment. Enelyë n'arriverait vraiment jamais à s'habituer aux marques de politesse. Pas qu'elle ne l'était pas, mais elle n'avait pas été élevée ainsi, et si elle respectait les autres, elle préférait parler librement, en tutoyant les autres, sans s'encombrer des formalités. Mais la société faisait que l'on ne pouvait agir ainsi sans que des conséquences souvent indésirables ne viennent pointer le bout de leur nez. Le jeune homme hocha la tête à son tour et elle se détourna donc pour commencer la visite.

Elle leur présenta les salles, répondant aux différentes questions lorsqu'ils en posaient. Enelyë ne se souvenait pas de la façon dont elle avait su toutes ces choses. La seule chose dont elle se souvenait par rapport à son arrivée à l'académie, c'était qu'elle avait fait son exploration, seule, et qu'elle avait visité les bâtiments de fond en comble, notamment l'étage de la bibliothèque. Elle aurait presque pu citer tout les livres concernant le Dessin, tant elle les avait utilisés, lus et relus lorsqu'elle cherchait des réponses à ses fréquentes questions. La voix de Caleb la fit redescendre sur terre. Elle hocha la tête en répondant.

- Oui, je suis élève ici depuis deux ans, maintenant. J'apprends le Dessin.

Et elle savait que, même lorsqu'elle partirait, si elle partait un jour, elle aurait encore beaucoup à apprendre. Maîtriser son Don ne faisait pas tout, et elle pensait que cela n'était pas le plus important. Ce qui comptait, c'était de comprendre comment fonctionnait les Spires. D'ailleurs, elle songeait à aller voir l'Analyste. Elle avait entendu qu'une nouvelle Analyste était arrivée à l'Académie mais elle n'avait pas encore eu l'occasion d'aller la voir.

Ils arrivèrent finalement, au bout d'un long moment, à l'aile Ouest. Enelyë avait toujours considéré cette aile comme celle des combattants. Au rez-de-chaussée, on trouvait la salle d'armes et l'armurerie. Elle les laissa observer la salle d'armes – l'armurerie étant constamment fermée – , sans elle-même s'approcher. Elle n'avait pas peur des armes, mais avait l'impression de ne pas en avoir besoin. Varsgorn aurait sûrement désapprouvé, mais elle avait ressentait les Spires comme une protection suffisante. Et de toutes façons, quand bien même elle devrait se battre, sa constitution ne lui aurait pas permis de se battre en corps-à-corps.

Puis elle hésita. Si l'on grimpait au premier étage, on arrivait aux appartements de Locktar et Edel Hil'Guidjek, mais si l'on passait dans l'aile est, on trouvait la salle des gardes. Où Edel était-elle le plus susceptible de se trouver ? Elle n'en savait rien, et préféré laisser le choix au concerné.

- Préférez-vous vous rendre à la salle des Gardes ou aux appartements de Dame Hil'Guidjek ?

Elle fit une petite pause, avant de reprendre la parole.

- Je vous avoue que je n'ai aucune idée de l'endroit où elle peut être à ce moment.



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Anya Alvus
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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Lun 6 Aoû 2012 - 13:20


    Anya trottinait derrière son frère et leur guide, d’humeur plutôt joyeuse. Bien qu’il lui ai offert son bras, elle ne s’y était pendue que quelques minutes avant de céder à la curiosité et de se détacher de lui pour fureter. Elle n’avait, pour tout dire, jamais pu observer de bâtiment aussi grand, ou du moins elle ne s’en souvenait pas. L’enchevêtrement des salles l’intriguait, l’étonnait, la fascinait. Elle s’arrêtait devant les pièces plus souvent que les deux autres, essayant de retenir leur configuration, bien qu’elle sache déjà qu’elle aurait besoin de plusieurs visites pour se sentir vraiment à l’aise. Mais chaque chose en son temps, elle y songerait plus tard. La question de son frère la détacha de sa contemplation, et elle revint à leur côté, pour entendre la réponse. Une dessinatrice, hein ? Anya se demanda de quelle couleur étaient ses spires, à quel emploi elle les destinait. Création ? Destruction ? Les deux ? Dans sa vision, les teintes des possibles, selon ces choix, variaient sans vraiment changer, comme les nuances d’un rêve dépoli. Mais après tout, cela n’avait pas d’importance, les deux étant liés. Que voyaient les analystes, exactement ? Juste des cercles, d’après ce qu’on lui avait dit. Cela ne l’éclairait pas. Toute à ses pensées encore floues, elle ne songea pas à poser de questions. Comment était enseigné le dessin exactement ? Elle n’en savait rien, et peut être cela l’aurait-il aidé de le savoir. Mais elle n’y pensa pas. Après quelques nouvelles pièces, elle commença, à l’instar de son frère, à poser quelques question à la jeune fille, autant sur elle-même que sur l’académie, tout en continuant de fureter. Certaines des salles lui remémoraient leur ferme fortifiée, et elle ne manqua pas de le faire remarquer à Caleb, de ce ton d’enfant enjoué qu’il semblait tant apprécier. Après de longues minutes passées à déambuler dans les couloirs dont Anya commençait enfin à comprendre la logique, Enelyë leur présenta la salle d’armes. Anya, à l’instar d’Enelyë, ne s’approcha pas trop. Elle aimait les armes, mais pas les voir en fonctionnement, ou du moins, pas toujours. C’était une sensation étrange, une raison obscure qui la forçait à considérer certaines armes comme dangereuses et d’autres simplement belles, alors qu’il était évident que toute arme était, de par sa nature, dangereuse. Mais les deux notions de beauté et de danger avaient trouvé dans son esprit une étrange harmonie, un équilibre inhabituel. La danse mortelle des lames était belle, la mort qu’elles donnaient une simple extension de cette beauté. La technique et  la force brutale étaient dangereuses, terrifiantes, et engendraient le cauchemar. La beauté qui s’en dégageait était effrayante, quand on pouvait en discerner une. Elle avait peur, ici, de trouver d’avantage de technique que de danse. Elle aurait largement préféré voir l’armurerie, mais, selon Enelyë, celle-ci était constamment fermée. C’était dommage, d’autant plus que la jeune fille aurait peut-être pu avoir un aperçu de la personnalité du forgeron, en observant son travail. Elle avait hâte et peur à la fois de le trouver et de lui demander de la former. Elle se demandait s’il rirait, à la vue de sa silhouette fragile, de ses muscles faibles. Elle écarta cette idée d’un haussement d’épaule : elle trouverait bien le moyen de lui prouver qu’elle était capable, contre toute apparence, de forger. Laissant Caleb à sa contemplation, elle se tourna vers leur guide. Les armes que les gardes et les élèves utilisent, ont-elles été toutes créées par le forgeron de l’Académie ? Je crois avoir entraperçu la forge tout à l’heure… Est-ce que tu le connais ? Maintenant que son frère s’était éloigné, elle ne s’obligeait plus à parler comme une petite princesse. Le tutoiement lui semblait naturel, qui plus est avec une dessinatrice, et elle espéra qu’Enelyë ne s’en formaliserait pas. Elle attendit ensuite la réponse de Caleb quant à la direction à suivre, décidant qu’une fois qu’il serait en présence de sa supérieur, et donc entre de bonnes mains, au sens figuré elle l’espérait, elle redemanderait la direction de la bibliothèque à Enelyë. Elle se demandait si les amis qui les avaient accompagnés étaient déjà partis, et si elle pouvait encore leur dire au revoir. Ils avaient passé tellement de temps à visiter qu’elle en doutait, et elle regrettait un peu. Mais il serait toujours temps de leur envoyer un oiseau messager plus tard.


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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Mar 14 Aoû 2012 - 13:31

    La visite suivait son cours, dans une bonne entente respectueuse et, si l’on puis dire, professionnelle. Les pièces défilaient à leur droite ainsi qu’à leur gauche, et
    il savait, tout comme sa jeune sœur, qu’il leur faudrait des semaines pour bien se repérer et s’y sentir à l’aise.
    Combien d’élèves l’Académie recevait elle pour avoir autant de salles, de dortoirs, d’étages ? Les chiffres brouillaient l’esprit du jeune homme et lui donnèrent le vertige qu’il maitrisa cependant sans trop de mal.
    Cela devait être énorme, et il pensait qu’il aurait pas mal de collèges gardes pour pouvoir assurer la sécurité de ce grand nombre de personnes.
    Même si les élèves maîtrisaient normalement des capacités leur permettant de se défendre, il ne fallait pas oublier qu’ils restaient des élèves, des enfants, d’autant plus que, une fois soustraite au joug des Mercenaires, plus d’un devait avoir des
    traces de cette histoire.
    Il ne connaissait pas les détails de l’affaire, mais pensait qu’il pourrait en apprendre plus dans les mois et années à venir.


    Ils s’arrêtèrent devant la salle d’armes, l’armurerie étant fermée, probablement à usage restreint, et le garde se permit d’y entrer pour observer les dispositions prises pour les élèves combattants.
    Il apprécia la qualité et la diversité du matériel.
    Son regard couva les armes du regard, les protections aussi empilées dans un coin, et les instruments de musculation et d’assouplissement.
    Ils avaient vraiment toutes les armes en mains pour apprendre dans les meilleures conditions.
    Il n’entendit pas la question d’Anya concernant la forge, et c’était tant mieux. Il avait beau n’être pas leur frère biologique, encore moins leur père, il agissait comme un surprotecteur et l’idée même qu’Anya voulut forger lui aurait hérissé ses poils.
    Sa sœur, la prunelle de ses yeux, sa toute petite princesse, forger ?!
    Il en était hors de question, et puis elle était trop fragile, et c’était une noble dame, même si son appartenance à la noblesse ait été soigneusement cachée, elle n’en demeurait pas moins une jeune damoiselle qui devait pratiquer des activités dues à son rang et à ses capacités.


    Il retourna auprès des jeunes élèves dessinatrices, et dit à Enelÿe qu’il n’était pas nécessaire de les y amener, une description lui suffirait pour qu’il puisse s’y rendre après.
    Il était bientôt l’heure du déjeuner, et ils avaient faim après leur longue route.
    De plus, il préférait rester avec Anya, et allait retrouver Layuka qui devait se sentir encore plus perdue qu’eux.
    Il s’inquiéta pour elle comme un jeune parent, et l’imagina seule dans les couloirs, la peur dans le regard, la démarche hésitante.
    Il remercia chaleureusement l’élève qui leur avait servit de guide et lui prodigua un autre baise main distingué en guise d’au revoir.
    Il prit ensuite l’épaule d’Anya et s’en allèrent tout deux, comme deux amants,
    affronter les dédales interminables de l’Académie en recherche de leur plus
    jeune sœur et de nourriture.



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MessageSujet: Re: Egarement exquis [Terminé]   Jeu 16 Aoû 2012 - 20:26

Tandis que Caleb observait les armes, Anya s'approcha d'elle. Elle lui demanda si tout avait été créé par le forgeron et un instant, Enelyë rougit. La seconde d'après, ses mystérieux rosissements avaient disparus, alors même qu'elle demandait si elle le connaissait. Oh, après tout, elle pouvait bien lui répondre, même si elle restait évasive. Elle n'avait pas besoin de tout savoir. Le tutoiement semblait être venu naturellement, et c'est tout aussi naturellement que la Kaelem le réemploya.

- Je ne sais pas si il les a toutes forgées, mais une partie vient de lui, je pense. Et oui, je le connais. Tu voudras que je te le présente ?

Elle s'empêcha de dire que finalement, non, il ne faudrait peut-être pas que ce soit elle, finalement, mais Caleb revenait et Anya ne lui répondit pas. Enelyë lui demanda alors si il préférait voir la salle des gardes ou monter directement aux appartements des Hil'Guidjek, avant d'annoncer qu'à la réflexion, elle ne savait pas où Edel était le plus susceptible de se montrer. Aussi Caleb déclara-t-il qu'une description rapide ferait l'affaire. Comme elle n'avait pas trop bien saisi ce qu'il voulait qu'elle décrive, elle commença par l'emplacement des appartements de la Première Gardienne, à grand renforts de « tournez à gauche » et « prenez à droite ». Enfin, elle leur expliqua qu'un écriteau était placé à côté de la porte de leur appartements. Elle fit la même chose pour la salle des gardes, bien que celle-ci soit plus facile à atteindre puisqu'au même étage et qu'elle n'avait pas besoin de perdre son interlocuteur.

- Et Edel Hil'Guidjek est grande, blonde et elle a des yeux bleus. Enfin, vous la reconnaîtrez sûrement en la voyant. Elle est souvent accompagnée par d'autres gardes.

Elle termina son discours sur un sourire. Caleb la remercia et lui prit la main pour y déposer un baiser, en guise d'au revoir. Il prit alors l'épaule de sa sœur et ils partirent. Ce fut ce moment-là que le ventre de la Kaelem choisit pour grogner. De toutes façons, il était bientôt midi, alors autant aller tout de suite retrouver Elio, Lya ou Gwëll et se mettre à table.


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    Papillon Princesse à votre service ! o/

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