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 Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]

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Dessinatrice
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MessageSujet: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 2 Oct 2011 - 16:24

La flamme vacillait au dessus de sa paume, les nuances de bleu et d'orange se mélangeant dans un bal coloré et rassurant. La douce chaleur s'insinuait dans les trois filles, et Enelyë le percevait clairement. Gwëll sembla se rendre compte de quelque chose, se réveiller à peu près ou du moins prendre conscience, puisqu'elle leva ses grands yeux embués vers les deux autres. Enelyë était inquiète. Elle voyait les paupières de l'autre Dessinatrice papillonner, alors que sa tête menaçait dangereusement de retomber contre son épaule ou sa poitrine et de repartir vers le sommeil.
Ce n'était pas bon. Pas du tout. L'Aequor prononça quelques mots qu'elle ne comprit pas tout à fait, mais que Lya semblait avoir entendu puisqu'elle lui répondit. Elle ne devait pas se rendormir, et puis elle avait raison. Bientôt, les jardins seraient envahis par les élèves. Ce n'était pas parce qu'il commençait à faire de plus en plus frais que les élèves allaient rester à l'intérieur. Les marchombres ne craignaient pas le temps, les guerriers étaient suffisamment endurcis pour résister au froid et les dessinateurs pouvaient se réchauffer en parcourant les Spires.

Gwëll ne semblait pas comprendre Lya. La Kaelem se tourna vers la Dessinatrice en lui demandant d'éteindre son feu, ce qu'elle fit aussitôt. Le froid vint la mordre soudainement, mais elle ne s'en préoccupa pas. Si elle avait été intelligente, elle aurait pris une veste. Lya s'approcha de Gwëll, prit un de ses bras avant de le mettre sur son épaule, et invitait du regard Enelyë à faire pareil. Elle se dépêcha. Il fallait transporter l'Aequor à l'infirmerie le plus vite possible.
Elle attrapa délicatement le bras de Gwëll, et le posa sur son épaule, avant d'adresser un regard à Lya. D'un accord tacite, elle commencèrent toutes deux à transporter la dessinatrice à moitié consciente, assez rapidement mais en douceur. Il semblait à Enelyë que Gwëll avait un peu de mal à avancer, mais elle se faisait peut-être des idées. Elles entrèrent dans l'Académie. La chaleur disparue quelques instants plus tôt revint se loger dans ses membres. Les jeunes filles continuait silencieusement à avancer dans les couloirs. Enelyë s'arrêta, en prenant conscience de quelque chose.

- Comment on va faire dans les escaliers ? Gwëll, t'es assez réveillée pour monter dans les escaliers ?

Elle jeta un regard à Lya. Il allait falloir que l'une d'elle monte pendant que l'autre restait avec Gwëll, si jamais celle-ci répondait par la négative. La marchombre soutenait encore Gwëll, mais elle irait sûrement plus vite qu'Enelyë. Elle n'avait jamais été connu pour sa rapidité. Elle préfèrait ne pas se presser et profiter un maximum des secondes qui s'égrenaient.



[Evidemment éditable...]


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Flamme
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Sam 8 Oct 2011 - 0:07

Clap. La lumière s’était soudainement éteinte.
Ou alors, seulement, c’était qu’elle ne la percevait plus. Mais il n’y avait pas que cela. La chaleur aussi avait disparu. Cette tiédeur douce qui s’était infiltrée peu à peu dans sa chair et avait détendu les muscles raidis. Disparue. Envolée.
Seconde après seconde, le froid reprenait ses droits sur son corps. Les muscles redevenaient pierre et le sommeil, plomb. Elle se sentait statue. Une statue de marbre froid. Figée.
Ses paupières closes fermaient ses yeux au monde et ses poings, serrés sur le peu de chaleur qui lui restait, muraient ses doigts loin de tout.

On l’attrapait. Elle le sentait. Elle l’entendait. Elle le sentait au frôlement d’un vêtement contre son bras, elle l’entendait au froissement d’une étole contre sa peau.
Ses pieds rejoignirent le sol et des pas, qui n’étaient pas les siens, la conduisirent elle ne savait où.
Puis la lumière revint. D’abord faiblement, puis de plus en plus fort. La chaleur aussi affluait, par vagues successives la laissant un peu moins gelée à chaque fois.
Ses paupière s’entrouvrirent, ses poings se desserrèrent. Ce n’était pas une lumière qu’on avait rallumée, ni même une flamme qu’on aurait ravivée. C’était plus grand, plus... étrange.
Un escalier. Grand, très grand, majestueux même. Mais tout de même, un escalier. Elle aurait pensé quelque chose de plus petit, plus... normal. Lui aurait on dit une fée, elle aurait été plus apte à le croire, mais un escalier... Arrow

L’escalier parlait. Il lui posait même une question. Était elle capable de gravir les marches ? Certainement. Quoique... Ses yeux à demi ouverts se posèrent sur ses jambes. Tremblotants, et pourtant à peine appuyés au sol, ses mollets ne paraissaient pas être capables d’un tel exploit. Et pourtant, elle fit un léger signe de tête en avant et déplaça sa jambe gauche. Ou la droite peut être, mais, aucune importance, puisque tout ce joyeux mélange parvint à atteindre sans peine l’objectif de la première marche.
Bon, eh bien, il ne restait plus que... tout le reste. Et ce n’était pas peu. Soudainement prise de vertige, elle fut saisie d’un doute : parviendrait elle a gravir tant de marches au vu de la difficulté qu’elle éprouvait alors qu’elle n’en avait fait qu’une toute petit partie ? Elle l’ignorait. Totalement. Tout comme elle ignorait l’endroit où on l’emmenait. Mais elle suivait, docilement, l’air inexpressif, posant un pied devant l’autre.

On a pas idée de ce que peut représenter une suite de marches pour quelqu'un qui ne peut plus compter sur ses jambes. Et si ç'avait été le cas, certainement, n'aurait on pas mis une infirmerie au premier étage...

[Voila ! si besoin, j'édite]


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Marchombre
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 23 Oct 2011 - 21:21

La traversée des jardins se fit dans le silence le plus complet. Aucune des trois jeunes femmes ne disaient un mot. Seul le son feutré de leurs pas sur le sol recouvert de feuilles mortes se faisait doucement entendre. Lorsqu'elles entrèrent dans l'académie, ce son fut remplacé par un autre qui résonnait sur les dalles en pierre des couloirs. Elles arrivèrent aux escaliers qui montaient au premier étage. Là, un problème se posa. Alors même qui Lya y pensait, Enelyë l'énonça à voix haute, les mettant ainsi toutes les trois face à une énigme indéchiffrable. Ceci étant évidement une métaphore, les escaliers n'étant pas une énigme, et les monter n'étant pas indéchiffrable. A elles deux, Lya savait qu'elles seraient incapables de porter Gwëll jusqu'en haut des marches. Et pourtant, elles n'avait pas d'autre choix que de l'emmener à l'infirmerie étant donné l'état dans lequel la jeune femme se trouvait. Comment pouvait-elles faire? L'apprentie marchombre jeta des regards inquiets autour d'elle, cherchant une solution quelconque. Et comme pour lui venir en aide, l'Aequor monta la première marche.

Puis s'arrêta.

Lya était vraiment inquiète pour Gwëll. Elle semblait, pour une raison inconnue, avoir passé la nuit dehors et cela ne lui avait vraiment pas réussi. Et le fait qu'elle ne parvienne pas à monter plus d'une marche des grands escaliers en pierre de l'académie n'était pas pour rassurer Lya. Celle-ci s'efforça d'ignorer la panique qui montait doucement en elle. Elle jeta à nouveau plusieurs coup d'œil autour d'elle. Les élèves n'étaient pas encore réveillés, ou alors ils étaient tous à la grande salle. Enelyë et Lya ne pouvaient donc pas compter sur l'aide de l'un deux qui passerait inopinément dans le couloir menant à l'infirmerie. De toutes manières, il n'y avait plus aucun dortoir dans cette aile de l'académie, celui des Lotras ayant été détruis à cause d'un incendie lors de la reprise de l'académie. Il y avait donc encore moins de chance pour qu'un élève passe par là. Elles n'avaient donc pas le choix.


-Il faut qu'on essaie de la porter Ene'. Elle arrivera pas à monter, et je pense qu'il faut vraiment qu'on l'amène rapidement à l'infirmerie. J'y connaît rien, mais elle a pas l'air bien du tout.

En effet, Gwëll semblait sur le point de s'évanouir, comme si l'effort de monter une marche lui avait coûté toute son énergie. Lya reprit, s'adressant à l'Aequor:

-Gwëll, va falloir que tu nous aides. Essaye... essaye de pas t'évanouir ok?

Ce qu'elle venait de dire était totalement stupide, aussi Lya se tourna vers Enelyë et annonça:

-Ok, t'es prête? A trois. Un... Deux... Trois.

La jeune femme rajusta la prise qu'elle avait sur le corps de Gwëll et banda tous les muscles connus de son corps. Elle fit un premier pas, monta une première marche, en même temps qu'Enelyë, mais le corps de l'Aequor ne suivit pas. Au contraire, il l'attirait en arrière. Alors Lya se pencha en avant, bientôt imitée par sa compatriote Kaelem, monta une deuxième marche et elle sentit que cette fois, Gwëll suivait. Usant de cette technique, les deux jeunes femmes parvinrent en haut des escaliers après de longues minutes d'essoufflement. L'infirmerie n'était plus qu'à deux pas. Résistant contre l'envie de faire une pause, les trois jeunes femmes clopinèrent jusqu'à la porte entre-ouverte que Lya poussa de l'épaule. Un Rêveur, seul dans la pièce, accourut aussitôt et les aida à transporter la jeune Aequor jusqu'à un lit. Une fois qu'elle fut allongée, il leur jeta un regard interrogateur et, sans rien dire, entreprit de l'ausculter. Lya comprit que les questions viendraient plus tard. Épuisée alors que la journée avait à peine commencée, elle s'assit sur un lit vide juste à côté de celui de Gwëll et ferma les yeux, juste quelque instants.




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Dessinatrice
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Mer 26 Oct 2011 - 1:04

Spoiler:
 


Il fallait la porter, nécessairement. Enelyë écoutait attentivement les consignes de Lya, car elle-même était assez perdue et ne savait pas comment s'y prendre.
Elles commencèrent toutes les deux par bien tenir Gwëll, puis elles la tirèrent en avant comme elles le purent. Cependant, l'Aequor à moitié évanouie n'avait pas suivi. Enelyë allait esquisser un geste en arrière, mais sa camarade Kaelem avançait, elle, tentant tant bien que mal d'atteindre la deuxième marche. Aussi la dessinatrice suivit-elle la marchombre. Elle fut satisfaite mais surtout soulagée lorsqu'elle vit Gwëll arriver sur la première marche. Les deux Kaelems continuèrent donc ainsi.
Jamais les escaliers n'avaient paru si grands à la jeune femme. Quelle idée de mettre l'infirmerie à l'étage. Il fallait la mettre au rez-de-chaussée... Ou en construire une à chaque étage, au cas où. Mais peut-être que ça coûtait trop cher. Elle se promit de demander à Varsgorn la prochaine fois qu'elle le verrait. Après tout, c'était lui qui gérait les comptes de l'Académie.

Leur avancée prit fin. Elles avaient réussi à grimper toutes les marches. Enelyë soupira : le trajet n'était pas encore fini, et pour le bien-être de Gwëll, elles ne pouvaient pas encore faire de pause. Allez, plus que quelques mètres... Lya poussa la porte de l'épaule (Enelyë était presque dans le même état que l'Aequor : on ne lui avait pas appris à être endurante et elle avait fait beaucoup d'efforts) et un Rêveur leur apparut. Il prit la place de la dessinatrice et elle le remercia du regard. Pendant qu'ils installaient Gwëll sur un lit, elle prit une chaise et s'assit.
Le Rêveur s'occupait de la jeune femme à moitié consciente, tandis qu'Enelyë fermait les yeux et posait sa tête sur le lit où Lya s'était assise. Pas de questions, du moins pour le moment, et la Kaelem en remerciait la Dame.

Elle releva la tête. Le Rêveur la regarda, son air interrogateur plaqué sur le visage. Il semblait inquiet, mais la dessinatrice ne savait pas si c'était son air habituel ou si il ressentait vraiment ce que son visage semblait montrer.

- Je peux vous poser quelques questions ?
- Hein ? Euh oui, bien sûr. Mais je suis pas sûre qu'on puisse vous apporter des réponses satisfaisantes...

« - Où est-ce que vous l'avez trouvé ? Qu'est-ce qu'elle faisait là ? »

Leurs réponses furent sensiblement les mêmes : "aux jardins", et "on sait pas". Le Rêveur parut moyennement convaincu, néanmoins il ne pouvait pas vraiment dire quoi que ce soit. Enelyë se tourna vers Lya.

- Pour l'instant on sait pas, mais quand elle sera réveillée, j'espère qu'elle nous expliquera. Ça m'intrigue, cette histoire...

Elle étouffa un baillement, et reposa sa tête sur le lit.


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Flamme
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 20 Nov 2011 - 17:46

Une marche. Puis une autre. Étrangement, les escaliers, ça monte. Et puis comme ça, les marches s’enchainaient, sans trop d’accrocs, sous ses yeux inattentifs.
Mais un escaliers, c’est long aussi. Et elle sentait qu’elle peinait, sur la longueur. Pas que sur la longueur d’ailleurs. Dès le début, elle avait senti que ce serait dur et qu’elle en baverait. Mais bon, pas le choix, on avait fichue l’infirmerie au premier.
Et puis les escaliers, ça fatigue. Marche après marche, ses forces déclinaient -pas qu’elles aient un jour été très haut- et elle sentait les épaules qui la soutenaient faiblir. Les deux jeunes Kaelems qui la portaient avaient aussi du mal. Et si elles venaient à lâcher... Pas de bras, pas de chocolat. Arrow
Heureusement, les escaliers, ça soulage aussi. Quand on est à la fin, quand les muscles crient leur douleur, quand on a l’impression qu’on va s’effondrer, alors arrive la fin. La dernière marche. Et le sourire. Surtout le sourire. Qui brille de la joie d’avoir réussi, de la promesse de ne plus jamais recommencer -vaine bien entendu, les bonnes résolutions, ça sert surtout à ne pas cesser d’espérer.

Et puis, alors que les marches se sont effacées, quand on a enfin vu la lumière au bout du tunnel, quand l’escalier a jeté l’éponge, il faut s’attaquer au couloir. La vie est un combat de tous les instants. Alors, les pieds se reposent sur le sol glacé, à nouveau, alors, les mollets se remettent à pleurer, alors, le moral se remet à flancher.
Et puis les pas s’enchainent à nouveau, comme ils l’ont toujours fait, comme ils le feront toujours. Et puis les dents se resserrent à nouveau, comme elles le font dans les moments difficiles et sans issue.
Alors, on croise les doigts pour tenir jusqu’à la porte. Alors, on se prend à espérer que la porte vienne en courant. Mais il ne se passe jamais rien. L’espoir ne sert réellement qu’à continuer à rêver.

Et puis la porte s’approche, elle arrive, hésitante. Et puis elle est là, bien vraie, devant nous. Et puis on la pousse de l’épaule, parce que les mains sont occupées. Et là, enfin, on est arrivé.

Un sourire qui nait, des yeux qui se ferment. Enfin.


La salle résonne du silence des respirations. Rien n’est encore fini. Il reste le pire. Il reste les questions. Tout le monde à le droit à l’erreur. Mais tout le monde à surtout le devoir de l’explication. C’est comme ça. T’as le droit de merder, mais il faut encore savoir pourquoi. Ironie du sort.

Inspiration. Expiration. Soupir las.
Gwëll ouvrit les yeux. Ç’avait pas été un rêve. Doucement, elle se redressa et jeta un coup d'œil alentour. Lya semblait dans un piètre état, assise sur un lit, les yeux clos de fatigue et le dos courbe, alors qu’Enelyë avait posé sa tête contre le matelas. Toutes deux semblait épuisées. Gwëll s’en voulait vraiment de leur avoir fait subir cela. Si elle avait su... elle aurait... qu’aurait elle pu faire ? De toute manière, avec des si, on pourrait mettre Gwendalavir en bouteille.

La jeune Aequor se racla la gorge afin d’attirer l’attention du rêveur qui semblait dormir debout au centre de la gorge. Voyant qu’elle était bien là et non dans un ailleurs inconnu, il accourut et l’interrogea.

- Que vous est il donc arrivé jeune fille ? Vos amies n’ont su me le dire et je m’inquiète que cela ne puisse se reproduire.

Gwëll fit mine de réfléchit ardemment. Elle ne tenait pas à en parler, surtout à un rêveur. Impartiaux comme ils étaient, il irait certainement voir Jehan et elle aurait des ennuis. Non, elle ne devait pas lui dire ce qu’il s’était passé. Mais d’un coté... Il avait droit de savoir non ? Étant donné qu’il s’était occupé de son cas et qu’il l’avait accueillie à l’infirmerie...

- Dites moi le, comme ça, je pourrai tout arranger. Et puis, je suis responsable de ceux qui arrivent ici.

Non, elle ne voulait vraiment pas lui dire. Et puis, il essayait de lui tirer les vers du nez... Elle n’aimait vraiment pas qu’on agisse comme ça avec elle.

- Eh bien... En fait... C’est... C’est que je ne m’en souviens plus. Voyez vous, c’est comme un brouillard dans ma tête... Comme si c’était là mais que je ne pouvait pas vraiment savoir... C’est grave ?

Gwëll n’aimait pas vraiment mentir. Pas du tout même, elle était en général plutôt spontanée, mais elle n’aimait pas non plus qu’on essaye à ce point de savoir ce qu’elle savait. C’était... Incommodant. Voilà. Et elle ne faisait que défendre ses pensées.

[Voila ! désolée du retard Embarassed]


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Marchombre
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Mer 30 Nov 2011 - 18:20

Lya ouvrit les yeux, réveillée par les questions insistantes du Rêveur alors qu'elle avait sombré dans un demi-sommeil sans même s'en rendre compte. Elle marmonna plus ou moins les même réponses qu'Enelyë à chacune des interrogations du jeune homme. Il avait l'air de penser que c'était de la faute des deux Kaelems si Gwëll était dans cet état. Cette réaction agaça Lya. Depuis quelques temps, des dizaines de rumeurs jamais très avantageuses couraient sur la maison céleste, et deux ou trois professeurs ainsi que la plupart des élèves leur lançait sans arrêt des regards soit inquiet soit menaçant. Si les Rêveurs, pourtant censés se montrer neutres dans la plupart des situations, commençaient à s'y mettre aussi, Lya sentait que sa maison allait perdre plus de points qu'elle n'en gagnerait. Mais elle n'avait pas envie de se mettre en colère contre le jeune homme. Après tout, il s'était occupé de Gwëll et il était normal qu'il souhaite en savoir plus sur ce qui s'était passé. Dans une dernière tentative pour le rassurer, Lya se redressa et annonça en le regardant droit dans les yeux:

-Je vous jure sur la Dame qu'on sait pas ce qui s'est passé. Je traversais les jardins pour aller au clos d'exercice quand je l'ai vu adossé à un arbre. Elle avait l'air d'avoir passé la nuit dehors. Après, Ene' m'a rejoint et on l'a amené ici. J'peux pas vous en dire plus. On saura que quant elle sera réveillé.

Devant l'air peu convaincu du Rêveur, Lya abandonna la partie. Tant pis pour lui s'il était borné, et de toutes façons, ce n'était pas lui qui pourrait enlever de points à sa maison. Sur cette réflexion, la jeune femme s'appuya à nouveau contre le mur derrière elle et murmura à l'intention d'Enelyë:


-Moi aussi

Il ne restait donc plus qu'à attendre la réveil de la Belle au Bois Dormant, mais comme il n'y avait aucun prince charmant à l'horizon, Lya espérant que Gwëll n'en n'attendait pas un pour se réveiller. Heureusement, ce n'était pas le cas, car quelques minutes après d'attentes, la Kaelem entendit à nouveau la voix du Rêveur la tirer de son sommeil. Décidément, cet homme avait un don pour réveiller les gens, ce qui est assez paradoxal lorsqu'on est un Rêveur. Lya mit quelques instants pour comprendre que les questions s'adressaient à Gwëll, ce qui voulait dire que la jeune femme avait ouvert les yeux. Elle attendit avec impatience la réponse de l'Aequor qui réfléchis, sembla hésiter et pour finir annonça qu'elle ne se souvenait de rien. Une grimace de dépit se dessina sur le visage de Lya, et du coin de l’œil, elle aperçu la même sur le visage d'Enelyë et du Rêveur. Remplaçant celle-ci par un sourire rassurant, il s'adressa à Gwëll, puis aux trois jeunes femmes:

-Non, ne t'inquiète pas, ça n'est pas grave. Ça arrive parfois. Les souvenirs te reviendront plus tard. Et si ce n'est pas le cas, repasse à l'infirmerie d'ici une semaine, on essayera de régler le problème. Je vais vous laisser, il est temps que j'aille dormir. Mon collègue ne devrait pas tarder à arriver.

Sans ajouter un mot de plus, le Rêveur récupéra quelques affaires dans un coin de l'infirmerie et disparu au coin de la porte. Sachant qu'elles n'avaient pas beaucoup de temps avant que quelqu'un d'autre arrive dans la pièce, Lya se précipita auprès de Gwëll et lui demanda, sans lui laisser le temps de répondre:

-Gwëll, ça te reviens vraiment pas? T'es sûre? Tu nous raconteras ce qui s'est passé quant tu t'en souviendras, hein? Parce que c'était vraiment bizarre. J'crois que t'as passé la nuit dehors. mais j'voudrais bien savoir pourquoi. T'es pas d'accord Ene?


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Dessinatrice
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 4 Déc 2011 - 13:22

Enelyë finit par achever ses réponses sur un énième "Je ne sais pas.", ce qui semblait légèrement exaspérer le Rêveur. Mais elle ne savait pas, que pouvait-elle dire d'autre ? Elle regarda l'homme partir, puis elle se tourna vers Lya, encore assise sur le lit, en lui disant que cette histoire était étrange et qu'elle espérait que Gwëll leur répondrait. La combattante s'adossa au mur, puis lui répondit. Elle aussi, elle voulait des explications. C'était normal après tout. Elles l'avaient transportée jusqu'à l'infirmerie, elles avaient le droit à des explications. Il ne restait plus qu'à attendre que l'Aequor se réveille. La dessinatrice reposa sa tête sur le matelas, en attendant. Elle pensait qu'il fallait autant être installée confortablement, on ne savait pas quand Gwëll déciderait d'ouvrir les yeux. Elle se sentit glisser doucement dans le sommeil, mais décida d'y résister.

Mais elle n'eut pas trop longtemps à attendre. Enelyë entendit Gwëll se racler la gorge, et elle releva la tête aussitôt. Oui, elle était réveillée ! Le Rêveur s'avança vers elle rapidement, lui demandant aussitôt ce qu'il lui était arrivée. La Kaelem jeta un regard à Lya, qui elle aussi semblait attendre la réponse. Gwëll semblait réfléchir, et ne répondait pas. Le Rêveur la pressait. Mais l'Aequor fit une réponse peu agréable. Comment ça, elle ne s'en souvenait pas ? La dessinatrice ne trouvait pas cela vraiment crédible, mais elle afficha une marque de dépit, comme les deux autres. Mais le Rêveur les rassura, avant de dire qu'il allait partir. Enelyë se leva pour s'asseoir sur le lit, aux pieds de Gwëll. Lya, elle, se précipita sur l'Aequor pour lui poser toute une série de questions.

- Je crois que Gwëll se souvient parfaitement de tout, en fait.

Enelyë ferma les yeux, puis les rouvrit et tourna son visage vers l'Aequor. Est-ce qu'elle n'avait pas raison ?
La dessinatrice avait toujours été une experte dans le mensonge. C'était peut-être un défaut de mentir sans arrêt, mais elle avait appris à reconnaître ceux qui mentait. Et Gwëll semblait être une débutante. Ce n'était pas plus mal, après tout. Les mensonges gâchaient parfois toute une relation. Car si elle s'était calmée depuis son entrée à l'Académie, elle n'avait pas toujours eu de bons rapports avec ses anciens professeurs, et elle savait bien se débarrasser des situations difficiles.

- C'est pas vrai ? Et puis il faut pas lui poser plein de questions comme ça, sinon elle va nous ressortir ce qu'elle a dit au Rêveur, ajouta-t-elle à l'adresse de Lya, en souriant.

Elle descendit du lit, reprenant place sur sa chaise, en attendant que Gwëll leur réponde. Parce que, même si elle disait à Lya que poser des questions ne servaient à rien, pensant que l'Aequor leur dirait tout, elle avait quand même très envie de savoir ce que Gwëll faisait dans le parc, si tôt, complètement trempée et morte de froid. C'était normal, non ?


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Mar 27 Déc 2011 - 18:10

Bah ça alors. Ça n’avait pas du tout marché. Mais alors là, pas du tout.
Il fallait dire aussi, pour sa défense, qu’elle était bien piètre menteuse. Mais d’un coté, c’était un peu normal. Elle ne mentait jamais. Jamais, jamais, jamais. Ça ne lui plaisait vraiment pas. Elle qui se targuait d’être franche et honnête. Mais bon, il l’avait poussée à bout aussi. Elle était sensible et réservée, pas du genre à déballer sa vie comme ça, sur ordre.

Puis il était parti. Allé se coucher. Son collègue ne devrait pas tarder avait il dit. Encore un qui essayerait à tout prix de lui soutirer les informations que son prédécesseur n’avait pas su obtenir. Certainement.
Et puis là, une avalanche. Carrément. Tout un flot ininterrompu de questions. C’était sans mauvaise volonté, aucune, mais c’était assez... Troublant. Gwëll se renfonça dans son oreiller en regardant la jeune brune qui l’interrogeait des ses grand yeux inquiets.

Inquiète oui. Mais pas tant de cette demoiselle qui n’était que curieuse d’écouter son récit. Non, ce n’était pas ça, le problème. C’était plutôt l’histoire en elle même. Oui, l’histoire. Parce que ça ne devait pas se savoir. On lui avait fait promettre. Et puis, on l’avait menacée aussi : ‘S’tu l’dis, tu vas voir, t’vas passer un sal’quart d’heure’. Aie, non, elle ne voulait pas. Et tant pis si sa santé en pâtissait. Elle craignait vraiment trop la violence de ses petits camarades et aimait mieux rester en retrait. C’était beaucoup plus sûr.

Ensuite, ce fut à l’autre de passer à l’attaque. Une attaque, certes moins virulente, mais toute aussi directe. Elle, elle ‘croyait’. Mais ses convictions ressemblaient davantage, au sortir de ses lèvres, à un chef d’accusation. Mais elle se radoucit bien vite. Elle avait raison. C’était mieux. Et puis, ce n’était pas que Gwëll refusât de leur confier ce qu’elle savait, c’était juste... Juste qu’elle avait peur. Petite Gwëll craintive. C’était vraiment ça.
Et puis des pas, dans le couloir firent mine de s’approcher. Le rêveur suivant. Après, ce serait trop tard.


Je... venez, c’est à vous que je veux... juste à vous.

Elle se sentait rougir, sous sa peau fine comme du papier. Elle avait souvent du mal à se confier. Mais c’était important. Peut être que ces deux filles, qui l’avaient déjà portée dans les escaliers pour aller à l’infirmerie, pourraient encore l’aider ? C’était un risque à prendre.
Doucement, elle repoussa ses draps et posa les pieds sur le sol froid et dur. Il fallait faire vite, les bruits de pas, dans le couloir, se rapprochaient inexorablement. Son poids se posa sur ses jambes qui vacillèrent quelques secondes avant de se stabiliser. Puis elle empoigna l’épaisse couverture en peau de siffleur qui couvrait le lit de l’infirmerie et la jeta sur ses épaules. D’un signe de doigt, elle fit comprendre aux deux jeunes filles qu’il fallait qu’elles soient discrètes.

Mais le rêveur était déjà trop proche.


Ene... C’est bien ça ton nom ? Tu es dessinatrice non ? Tu pourrais pas... faire diversion ?

Elle pourrait certainement faire apparaître un quelconque petit dessin qui détournerait l’attention du rêveur, au moins le temps qu’elles sortent. De toutes manières, c’était leur dernière solution. Oui, il n’y avait plus rien d’autre à faire, maintenant.

[voila désolée du retard, j'édite si besoin ! Very Happy]


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Marchombre
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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 8 Jan 2012 - 22:22

Comment ça: "Gwëll se souvient parfaitement de tout"? C'était même pas vrai d'abord, sinon pourquoi aurait-elle raconté au Rêveur qu'elle ne parvenait pas à retrouver ses souvenirs? Pourtant, Enelyë semblait sûre d'elle en énonçant son mensonge éhonté et Gwëll ne la contredit pas. Peut-être qu'elle avait raison alors. Peut-être que la jeune Aequor ne voulait tout simplement pas leur avouer ce qui s'était passé. Étrange, parce que même si Lya ne connaissait pas bien Gwëll, elle en savait assez sur elle pour pouvoir dire que ce n'était pas son genre de mentir. Comme pour approuver les pensées de Lya, la jeune Dessinatrice leur fit signe de s'approcher et leur murmura quelques mots pour leur faire comprendre qu'elle ne voudrait s'adresser qu'à elles deux. Et à personne d'autre. Au moins, c'était clair. Quoi que peut-être légèrement inquiétant. Et l'unique problème résidait dans le fait que le Rêveur suivant allait arriver. L'apprentie marchombre entendait ses pas qui résonnaient dans le couloir, percutant le sol à intervalles réguliers et rapides. C'était indéniablement une femme. Et elle allait franchir la porte de moins de trois secondes.
Trois...
Deux...
Un...

Gwëll eut tout juste le temps de dire à Enelyë qu'il fallait qu'elle fasse une diversion que la porte s'ouvrit et... un petit vieillard, tout frêle, tout riquiqui, tout petit et voûté entra dans la pièce avec un grand sourire édenté. Lya fut déçue de voir qu'elle s'était trompée sur la personne. Mais elle passa vite l'éponge en constatant que cela pouvait arriver à tout le monde. Le vieillard annonça alors, d'une voix qui convenait parfaitement à une personne de son âge, avec autant de cheveux blancs:


-Bonjour mesdemoiselles. Je viens de croiser mon très jeune collègue dans le couloir qui m'a rapidement expliqué la situation. Dites-moi, il est au moins aussi jeune que vous. J'imagine que ça à du bien palabrer avant que je n'arrive. Non, ne dites rien mesdemoiselles, je ne veux rien savoir de vos petites cachotteries. Pensez-vous, comme si cela allait intéresser un vieillard comme moi. J'ai atteins un âge que vous n'atteindrez jamais, jeunes filles. Et vous avez encore moins de chances de l'atteindre en vous cassant des jambes ou en arrivant à l'infirmerie avec la température d'un glaçon au lieu d'un 37° tout ce qu'il y a de plus normal. Enfin, là n'est pas le sujet. Les deux Kaelems dont je ne connais pas le nom, je vous conseille de laisser votre amie se reposer un peu, il me semble qu'elle en a bien besoin. Quant à vous, si vous souhaitez dormir, ces lits sont libres.

Lya fut étonnée par la capacité du vieillard à placer le plus de mots possibles en une minute. Elle n'osa pas lui répondre, de peur qu'il ne se lance à nouveau dans un long discours qui risquerait de l'asphyxier à force de ne pas respirer. Elle le suivit donc des yeux le temps qu'il s'installe à l'un des deux bureaux de la pièce, dans le plus parfait silence. Sa prestation semblait avoir coupé le souffle aux trois jeunes femmes qui n'osaient plus piper mots. Pourtant, Lya s'aperçut qu'Enelyë tentait vainement de trouver une solution pour faire diversion. Une ampoule s'alluma alors dans l'esprit de la marchombre qui, bien que son idée ne fut pas le moins du monde originale, la trouve fabuleuse. Elle adressa un clin d'oeil peu discret à ses deux compatriotes d'armes et, entrant en guerre contre le sympathique Rêveur au cheveux plus blanc que la neige, ferma les yeux et s'écroula au sol. Immédiatement, elle entendit le raclement d'une chaise, puis des pas fébriles et légers s'approcher d'elle, et sentit qu'on la mettait sur le dos avant de lui soulever les deux jambes le plus haut possible. Surprise, elle faillit ouvrir les yeux, mais se souvient à temps qu'il fallait qu'elle les garde fermés. Elle attendit encore quelques seconde, peut-être une dizaine, avant d'ouvrir les yeux en prenant l'air de la jeune fille parfaitement étonnée qui ne sait pas où elle se trouve, ni ce qui vient de lui arriver. Par dessus ses deux pieds maintenus ensemble, la tête du Rêveur apparut, légèrement inquiet:

-Reste encore un peu comme ça, les jambes en l'air. Je sais, tu dois te trouver parfaitement ridicule, mais c'est le mieux à faire quant on s'évanouit comme tu viens de le faire. Tu est sûre que tu a assez mangé ce matin? Tu n'es pas malade au moins? Parce que tu est un peu trop maigre à mon gout, bien que je ne soit pas non plus un exemple de gros plein de graisse. Et je peux te dire que je sais que le jeune homme qui m'a précédé, il n'aime pas les filles trop maigres.

Lya esquissa un demi-sourire de pauvre malade affaiblie et demanda à manger un peu. L'homme attendit encore un peu avant de lui lâcher les jambes. Puis il l'aida à se relever avec une force impressionnante pour son âge. Il l'emmena ensuite dans un petit local au fond de l'infirmerie où se trouvait quantité de nourriture. Il farfouilla un moment avant de lui tendre une boite de sucre, des biscuits au sucre et une bouteille d'eau sucrée.

-Mange déjà ça. Et je te surveille. Tu ne pourras repartir que quand tu auras terminé. A part la boite de sucre bien sûr, mais tu en prendras quand même quelques uns avec toi, ça ne peux pas te faire de mal...

Sans dire un mot, Lya mangea lentement et consciencieusement ce qu'on lui avait mis dans les mains, tout en écoutant le discours sur le sucre du Rêveur, qui n'en finissait pas. Lorsqu'elle eut finit, elle mit trois morceau de sucre dans l'une de poches de son uniforme et annonça:

-Merci beaucoup. Ca va mieux. Je prend un peu de sucre et je les rejoins.

Puis elle se releva, et toujours suivit du vieillard, retrouva Enelyë et Gwëll, espérant que l'une avait eu le temps de tout raconter à l'autre


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Jeu 19 Jan 2012 - 17:34

Ça se rapprochait, sapristi ! Et la route était maintenant coupée. Retraite, les amies, retraite ! Tous à couveeeeeert !... *pan*

Là, c’était sûr, le plan d’évasion tombait à l’eau. Carrément. À moins de passer par la fenêtre, bien entendu, mais c’était exclu.
Gwëll se rassit doucement sur le lit, allongeant ses jambes sous la couette bien chaude. Tant qu’à attendre, autant attendre confortablement.

Puis la porte s’ouvrit et Jiilbêrh entra.
C’était un petit vieux que Gwëll connaissait bien. Non qu’elle ne le connusse personnellement, mais elle passait si souvent à l’infirmerie qu’elle commençait à savoir qui était qui. Et Jiilbêrh, avec ses airs du plus vieux du monde était connu comme le loup blanc parmi les membres du cercle très fermé des hypocondriaques et maladroits de la Sainte Académie (le CTFHMSA pour les plus intimes Arrow).
Il sortit le sacro-saint discours des grands jours et Lya et Enelyë en restèrent pantoises. Mais il fallait dire, pour leur défense, que c’était de loin le plus étonnant.

Fier de son petit effet, Jiilbêrh s’en retourna vers son bureau, de son pas trainant mais toutefois énergique. Ah, sacré Jiilbêrh.
Alors qu’Enelyë était toujours bouche bée -avec, certes, une lueur de réflexion dans le regard-, Lya se mit à cligner étrangement de l'œil avant de s’effondrer. Bien sûr, le rêveur arriva dans la seconde qui suivit -pour qui compte les secondes par paquet de trente- et se pencha sur son cas.

Rapide comme le vieillard qu’il était, il passa à l’acte, sous l'œil surpris d’Enelyë, et souleva les jambes de Lya aussi haut qu’il le put. Puis la jeune fille ouvrit les grands yeux ébahis de celle qui ne sait plus où elle se trouve. Jiilbêrh, lui, ouvrit tout grand, ceux du docteur attentif qui cherche le détail qui lui confirmera son diagnostic.
Et la sentence tomba. Comme un reproche. C’était juste un malaise. Parce que Lya n’avait pas assez mangé. Pour sûr, qu’elle ne devait pas avoir assez mangé. À voir son visage pâle (), elle avait carrément du sauter la case petit déjeuner.

Et puis, comme elle demandait à manger, le vieux rêveur l’entraina vers la petite remise au fond de la salle, celle dans laquelle ils planquaient tout ce qui était comestible. Et qui, généralement était fermée à clé, bien sûr.
De là, les deux jeunes filles ne purent plus rien entendre.
Alors, Gwëll se tourna vers sa camarade.

Connaissant Jiilbêrh, il en aura... pour un certain temps. Tu penses que si on attends Lya dans le couloir...?

Puis son pied gauche emboita le pas à son pied droit et elle descendit du lit en direction de la porte, la grosse couverture jetée sur ses épaules.
Elle aurait bien l’occasion de la rendre à Jiilbêrh...




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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Lun 30 Jan 2012 - 18:36

Enelyë crut discerner une expression sur le visage de Gwëll, mais ... en fait, non. Elle devait juste avoir rêvé les petits sourcils qui se courbent vers le haut, la trace du souci sur son front et sa petite bouche dont les coins tombaient. L'Aequor leur demanda de se rapprocher. Juste à elles. Ses joues virèrent au rouge, un peu. Mais l'attention de la Kaelem dessinatrice était calé sur le pas du rêveur qui arrivait. Elle entendit cependant le froissement des draps que l'on rejette.

- Gwëll, qu'est-ce que tu fais ? siffla Enelyë entre ses dents.

Le rêveur était trop proche pour qu'elle ne tente de se sauver avant qu'il n'arrive. Elle se leva tout de même, un peu vacillante au début avant de trouver son équilibre. Elle posa un doigt sur ses lèvres, comme pour leur inciter le silence. L'Aequor lui demanda de faire diversion. Enelyë s'apprêtait à rencontrer les Spires, tandis que son esprit vagabondait et allait d'une idée à une autre, lorsque la porte s'ouvrit. Elle ne fit alors plus rien, certaine que le rêveur pourrait sentir qu'elle voulait dessiner.
C'était un vieillard, qui n'avait plus beaucoup de dents, mais une sacré touffe de cheveux blancs. Il leur offrit un sourire avant de se lancer dans un long discours. Enelyë et Lya - d'après ce qu'elle put en voir pour l'autre Kaelem - en restèrent bouche bée. Comment est-ce qu'il avait fait pour dire tout ça en aussi peu de temps, avec aussi peu de pauses ? La dessinatrice était totalement déconcertée, mais elle se reprit rapidement. Le vieillard alla s'installer à son bureau, et Enelyë se remit à réfléchir à toute vitesse, prête à reprendre le chemin de l'Imagination dès qu'elle aurait trouvé une bonne idée.

C'est à ce moment là que Lya fit un clin d'oeil étrange à Gwëll et à Enelyë. Celle-ci haussa un sourcil interrogateur, et comprit lorsque la Kaelem se laissa tomber à terre. Le rêveur se leva aussitôt, et la dessinatrice le trouva vraiment rapide pour quelqu'un de son âge. Et incroyablement fort, puisqu'il leva sans difficulté les jambes de Lya. Elle ouvrit alors les yeux, semblant ne plus se souvenir d'où elle était, sous le regard inquiet du rêveur. La suite du plan fut que Lya partit manger quelque chose, accompagnée du vieillard.

Gwëll et Enelyë attendirent que la porte fut fermée. Puis, lorsqu'elles en furent certaines, l'Aequor se tourna vers elle, lui proposant de rejoindre le couloir. Elle s'enveloppa dans la couverture et fit quelques pas en direction de la porte. Enelyë resta à côté d'elle, au cas où elle tomberait. Elle ouvrit la porte et elles se retrouvèrent dans le couloir.

- Alors, il t'est arrivé quoi ? C'était un pari ?

Parce que si c'était ça, c'était vraiment, vraiment, vraiment stupide. Mais la Kaelem attendit simplement la réponse de Gwëll, espérant que Lya saurait retenir le rêveur assez longtemps. Et au pire, elle pourrait toujours dire que Gwëll avait voulu sortir un peu. Ou alors ...

- En fait, tu veux carrément qu'on parte de l'infirmerie ?


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Dim 5 Fév 2012 - 22:27

Le Rêveur la suivait toujours par petits pas rapides à travers le dédale de lits et de rideaux qu'était l’infirmerie. Lya cherchait vainement un moyen de s'en débarrasser avant d'arriver au lit de Gwëll, bien qu'il lui soit fort sympathique. Au dernier rideau, elle cherchait toujours lorsque l'idée lui apparut soudain, lumineuse. Elle fit volte-face et lança au vieillard, dans une attitude de gène qui n'aurait bluffé personne, hormis un vieillard à la recherche du moindre petit ragot qui courait en tous sens dans l'académie. Et par chance, c'était justement ce genre de personne face à qui la Kaelem se retrouvait. Elle lança donc, semblant hésiter plus que nécessaire:

-Je... euh, vous savez... On va parlez entre filles... de trucs de filles et....
-Holala, n'en dis pas plus jeune fille! Eliaz a encore touché des coeur. Il faut bien avouer que je regrette son jeune âge et son charme. Aller, je vous laisse papoter en paix. Je reviens dans un demi-heure pour voir comment va ta camarade Aequor.

Réprimant un sourire triomphant, Lya glissa un merci gênée au Rêveur, puis se détourna presque en courant pour rejoindre ses amies qui devaient l'attendre derrière le rideau. Elle franchit le voile blanc à l'aide d'un grand mouvement de bras pour découvrir... du vide. Personne dans le lit, ni à côté. Pas de Gwëll ni d'Enelyë. Éberluée, Lya resta un instant immobile, le bras en l'air, dans une position parfaitement stupide. C'est seulement lorsqu'elle entendit des murmures qui provenaient de derrière la porte qu'elle comprit où étaient les deux jeunes filles et baissa le bras. D'un pas furtif, dans une tentative pour surprendre ses amies, Lya s'approcha lentement de la porte, l'ouvrit en grand et cria dans un murmure:

-BOUH Ceci est un cri dans un murmure... Alors, j'vous ai fait peur? Prévenez moi un peu plus tôt la prochaine fois que vous me faites un plan comme ça, histoire que j'ai le temps d'anticiper un peu.

Elle fit une courte pause, posant sur regard sur Enelyë, puis sur Gwëll qui était encore un peu pâle:

-Dis, tu nous racontes maintenant? Parce que j'voudrais bien savoir pourquoi j'ai du mentir à ce sympathique Rêveur. Et aussi, pourquoi on t'as retrouvé dehors, complètement gelée. Et j'te préviens, le vieillard revient te voir dans un demi-heure. Faut que tu sois dans ton lit d'ici là... Au fait, ça va mieux?

Amalgame d'informations et de questions lancées en un temps record. A Gwëll de donner les siennes. Et si elle pouvait faire vite, car Lya n'en pouvait plus d'attendre que l'Aequor leur donne quelques demi-réponse de temps à autre. Elles ne pourraient l'aider à se remettre de sa nuit que si elle leur disait ce qui s'était passé. Lançant un regard suppliant à son amie, la Kaelem s'obligea à attendre encore un peu, dans le silence le plus complet

[Très court, j'suis désolé. Mais au moins je ne bloquerais plus le Rp. Gwëll, j'crois que Lya ne pourra pas supporter d'attendre plus longtemps]



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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Sam 11 Fév 2012 - 18:32

Dans le couloir, il y avait une petite brise fraiche. Venue de dehors, elle s’était faufilée par les interstices sous les portes et entre les vieilles pierres et venait leur chatouiller le visage, et soulever les mèches de cheveux volatiles. D’un coté, Gwëll ne l’aimait pas, ce petit courant d’air, qui lui donnait des frissons dans le dos et qui faisait apparaître sur ses bras les petits points de la chair de poule, mais d’un autre, elle le bénissait, lui qui, entrant par une oreille et ressortant par l’autre, mettait au clair chacune de ses pensées.
Et puis, il y avait Enelyë, aussi, dans ce couloir. Enelyë qui cherchait à savoir sans être indiscrète. Il fallait dire, que c’était intrigant, aussi, une pauvre petite Aequor, perdue au beau milieu d’une nuit bleue.

Mais elle, elle peinait toujours. Elle aurait voulu, leur dire que tout ça, ce n’était qu’une bêtise. Elle, qui était si influençable, elle avait pris peur. Et puis, elle avait fait ce qu’on lui avait dit. Gwëll, naïve et crédule. Pléonasme, mais surtout réalité. Elle, cette pauvre enfant qui se faisait mener en bateau, elle faisait toujours, sagement, ce qu’on lui demandait. Elle qui ne voulait pas décevoir, pas faire de peine, toujours obéissante.

À son tour, Lya apparut dans le couloir. En bien meilleur état que plus tôt, elle semblait impatiente. Impatiente de connaître l’histoire, peut être ?
Gwëll se referma un peu sur elle même. Elle n’aimait pas particulièrement parler, elle n’arrivait jamais à choisir les mots, glissait, trébuchait, comme si elle avait été trop grande pour ce monde étroit dans lequel elle devait évoluer. Car mettre ses idées sur des mots était beaucoup plus compliqué qu’il ne semblait. Un idée, qu’elle qu’elle soit est précise or, les mots ne le sont pas. Au moment du choix, elle hésitait toujours. Jamais elle ne parvenait à la même netteté que dans son esprit. Toujours il manquait quelque chose ou alors les mots n’étaient pas les bons. Et des fois, elle en utilisaient même, sans savoir ce qu’ils voulaient dire. Juste parce qu’ils étaient beaux. Alors, dans ces moments là, elle perdait les pédales. Parce que ça ne voulait plus rien dire.
Emportée par son élan, comme une feuille par le vent, elle balbutiait des sottises et rougissait comme l’automne.

Mais là, elle avait déjà trop repoussé l’échéance. Elle devait parler, c’était écrit dans les yeux des deux Kaelem, dans le timbre de Lya, dans la posture d’Enelyë. Tout ça, c’était l’attente. L’attente de ses révélations.
Ça devait sortir. Elle devait extérioriser tout ça. Sinon ça ne marcherait pas.


Venez, on n’a qu’à aller un peu plus loin, comme ça on pourra parler tranquillement.

D’un geste, la jeune fille invita ses deux camarades à la suivre. Elle connaissait, plus loin dans l’aile. C’était juste un recoin de couloir, caché derrière un pan de mur, mais c’était l’endroit où s'entremêlaient les conduits d’eau chaude en provenance des salles d’eaux et des cuisines. Une petite cachette toujours bien chauffée et peu connue des élèves, bon, la lumière n’y était pas très forte, mais l’endroit était régulièrement nettoyé.
Gwëll ouvrit d’un geste la vieille porte de bois qui grinça doucement et s’engouffra dans l’ancien local à balais. Étalant la couverture empruntée à Jiilbêrh sur le sol, elle s’assit dessus et fit signe aux deux autres jeunes filles de prendre place. Quand elle furent -relativement- installées, Gwëll tira un peu la porte et prit la parole.


En fait, c’est que... toute cette histoire est très bête. J’ai honte... -elle était dépitée, les yeux baissés vers la pointe de ses chaussures, mais ni l’une ni l’autre ne pouvaient le voir puisque le noir régnait- Oui, je regrette, mais... c’est que j’avais peur... Comme elles m’ont... Elles m’ont dit qu’elle voulaient... faire une fête... et que je ne devais pas être là... Elles voulaient tout le dortoir...
Alors, je suis partie... Mais en fait, j’avais... Peur
-elle accentua ce mot, un accent tragique la prenant à la gorge-... Peur de me faire attraper. Parce qu’on n’a pas le droit, je veux dire, de sortir du dortoir, le soir ? Alors, je suis partie dans les jardins... et j’ai trouvé cet arbre... et là, j’ai... attendu... oui, j’ai attendu, c’est ça... que la nuit s’en aille. Mais elle voulait pas... La lune, elle m’a tenu compagnie... mais la nuit voulait pas partir.

Non, la nuit ne s’en allait pas, Gwëll avait attendu longtemps, adossée à son arbre, que la lune ne descende de son perchoir, mais elle était restée. Fixe, à la fixer.

La nuit est restée. Et moi, j’ai pas résisté... je me suis endormie... Alors... alors j’ai eu froid. Et faim... Parce que j’avais pas pu manger. Et là... je me rappelle plus bien, en fait... c’était... avec de la lumière, ça brillait, mais juste un peu... pas comme le soleil, ça réchauffait pas vraiment. Et puis on est arrivées dans l’infirmerie... avec Jiilbêrh... et Lya qui est tombée... parce qu’elle avait pas assez mangé ? Elle était pale comme la lune... et puis, on est sorties... et là, maintenant, il y a de la chaleur. C’est... les tuyaux...

Ça, les deux autres devaient le savoir, mais elle le racontait quand même. Parce que sinon, elle aurait l’impression de pas avoir tout dit. d’avoir oublié quelque chose.
Et dans le noir du placard, elle voyait la lune, la lune qui brillait. Bien sûr, ce n’était pas la vraie. Celle ci était beaucoup plus chaude, plus rassurante. Et puis, celle ci n’était pas seule, il y avait les étoiles.
Faisant mine de ne pas s’en rendre compte, Gwëll bascula sa tête contre l’épaule la plus proche. Lya ? Enelyë ? Aucune idée, mais une chose était sûre, c’était une amie... I love you

[à vous I love you si ça vous va ?]


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Sam 18 Fév 2012 - 2:25

Enelyë avait suivi Gwëll dans le couloir, tout prêt d'elle en faisant attention, prête à rattraper l'Aequor si jamais elle trébuchait - ou plutôt, prête à amortir la chute, si elle tombait, parce qu'elle était trop faible sûrement pour supporter le poids de qui que ce soit. Lya sortit à son tour de l'infirmerie, et la brunette sursauta en entendant son grand "Bouh" chuchoté. Puis elle sourit à Lya, qui leur demanda de la prévenir la prochaine fois. Secrètement, la dessinatrice espérait que la prochaine fois ne concerne l'infirmerie que de très loin, voire pas du tout. Puis elle posa son regard noisette sur Gwëll, attendant discrètement que la demoiselle leur raconte l'histoire. Lya, elle, semblait encore plus impatiente, puisqu'elle pressa l'Aequor. Enelyë voulut l'arrêter, en voyant le petit regard perdu de leur amie, mais son geste fut interrompu par la voix de Gwëll.
Elle entraîna les deux Kaelems un peu plus loin dans le couloir. Elle ouvrit ensuite ce qui semblait être un placard à balai, installa la couverture sur le sol et elles s'assirent toutes trois, comme elles le purent. Enelyë replia ses jambes contre elle, tentant de prendre le moins de place possible. L'Aequor tira un peu la porte, sans les enfermer toutefois, et elle commença à parler.

Ce n'était pas un pari. C'était juste une demoiselle, trop gentille et trop naïve, qui n'avait pas voulu déranger. Une fillette apeurée par les autres, malmenée par des pestes. C'était ainsi que Gwëll lui apparut à cet instant, en s'imaginant la scène. Elle semblait si vulnérable, dans ses paroles hachées, dans son ton presque désespéré. Et Enelyë fixait le mur devant elle, ne sachant pas trop comment réagir à toutes ces informations. La deuxième partie du discours de l'Aequor traversa une oreille pour sortir par l'autre. Les tuyaux, ils donnaient la chaleur. Ce fut tout ce qu'elle retint.
Puis une tête bascula sur son épaule. La tête de Gwëll. Enelyë passa un bras autour de ses épaules, lui offrant, elle l'espérait, un contact rassurant. Elle tentait, à travers ce geste, de lui dire, simplement "On est là, tout va bien.". Elle sentait la demoiselle entre la tristesse et l'angoisse, et entre la joie de les avoir à ses côtés. Enelyë tentait de la rassurer, et un sourire vint éclairer son visage. Mais Gwëll ne le voyait sûrement pas, à cause de l'obscurité. Il ne restait plus qu'à espérer qu'elle puisse sentir lorsqu'on lui souriait.

- Gwëll, tu sais, faut pas te laisser faire.

Enelyë n'avait pas parlé très fort, mais il n'y avait pas besoin. La chaleur ne faisait pas plus de bruit que dans les tuyaux, et les deux autres étaient calmes aussi. Lya devait sûrement être en train de digérer les infos, ou de chercher quoi dire. En revanche, la dessinatrice avait réagi aussitôt. C'était sorti tout seul, sans qu'elle ne parvienne à retenir ses mots.

- T'aurais dû nous le dire tout de suite. Puis tu sais, faut aller te plaindre si c'est comme ça ...

Elle savait, quelque part, que ce n'était pas ce qu'il fallait dire. Mais elle ne savait pas ce qu'elle devait raconter. Alors elle préféra se taire, se disant que Lya saurait peut-être mieux quoi dire. Se plaindre n'était pas une bonne solution, surtout que cela pourrait engendrer des tensions chez les Aequors et leur faire perdre le peu de points qu'ils avaient pour le moment. Mais Enelyë ne pouvait pas non plus envisager de remettre les filles qui avaient embêtés Gwëll à leur place, car si elles allaient se plaindre, ce serait Kaelem la maison fautive à qui l'on retirerait des points. Et il n'était pas si loin des Teylus ... Mais au diable cette histoire de points ! Une amie comptait plus que tout les points du monde !

- Lya, il va falloir qu'on s'occupe de ces Aequors qui ont embêté notre petite Gwëll.

Elle la serra contre elle, comme une mère étreindrait son enfant. Invitant de son autre bras, Lya à se joindre au câlin.


[Édition possible, of course. I love you]


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Lun 20 Fév 2012 - 22:03

[édition si ça ne vous va pas. Sinon vous laisse commencer aux dortoirs des Aequors]

Gwëll les entraîna un peu plus loin. Un peu moins proche de cet endroit, de ce couloir qui commençait à devenir de plus en plus fréquenté avec l'avancée de la matinée, entre les élèves qui allaient en cours, ceux qui filaient à l'infirmerie pour se cacher des professeurs et ceux qui rendaient visite à un ami qui reposait sur l'un des lits blancs. Lya se laissa faire sans rien dire, trop impatiente de connaître le pourquoi du comment, les raisons de toute cette mise en scène... bref, le fin mot de l'histoire. Elle suivit ses deux complices dans le local à peine éclairé par une lumière tamisée et surchauffé par les tuyaux brûlants qui s'y croisaient avant de disparaître entre les murs de l'académie, et s'assit avec elles sur la fine couverture étalée par terre, le dos contre la porte refermée. Alors, les yeux clos pour prendre quelques instants de repos après ce début de journée mouvementé, la jeune femme écouta.

Elle écouta l'histoire de Gwëll. Innocente. Un peu naïve peut-être et surtout, bien trop gentille. Lya ne masqua pas sa surprise, soulevant à moitié les paupières une fraction de seconde, en apprenant que des Aequors avaient exilées ainsi l'une des leur. C'était plutôt un comportement de Kaelems. En revanche, un Kaelem digne de ce nom ne se serait pas laissait faire comme la Dessinatrice. Il aurait négocié, puis crié, rameuté ses amis, ensemble ils auraient bagarré, crié encore un peu, alerté un ou deux professeurs, perdus quelques points puis tout seraient rentré dans l'ordre le temps d'une nuit. Non, Gwëll avait réagi exactement comme une Aequor aurait réagi. Mais... mais qu'est ce que c'était que ce raisonnement de goule sans cervelle? Gwëll avait réagi comme Gwëll avait réagi, et pas comme Lya l'aurait fait à sa place. Les Aequors et les Kaelems n'avaient rien à voir la dedans. Les maisons n'avaient jamais influencé le comportement de personne, et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer, quelques soient les pensées de Lya. Mais déjà, l'histoire tant attendue était terminée, frappante de simplicité et de réalité, et Enelyë conseillait la dessinatrice pendant que Lya faisait fonctionner son cerveau. Elle ouvrit enfin les yeux et se glissa dans les bras de ses amies le temps de quelques instants de douceur. Ce fut elle qui se dégagea la première, alors que passait dans son esprit l'image de son refus d'aider Lohan à se venger lors de son premier cours de combat. Elle s'était déjà retenue une fois, elle ne le ferais pas deux fois. Alors que le regard de la jeune marchombre se partageait entre deux étincelles, l'une d'amusement et l'autre lueur empreinte de rudeur, elle annonça:


-Gwëll, quant on t'as retrouvé, t'étais à moitié morte. La prochaine fois, va chercher quelqu'un, peut importe qui, un prof, un garde ou bien nous. C'est mieux qu'on t'accueille dans notre dortoir le temps d'une nuit plutôt que tu crèves de froid dehors, non?

Son regard chercha un instant celui de l'Aequor qui n'osait rien dire. Puis elle continua, passant de l'une à l'autre.

-Mais de toute manière, il n'y aura pas de prochaine fois. Tu vas nous les montrer, ces deux filles. Et ont va leur faire un coup tordu pas bien méchant signé Kaelem tout craché. Et t'as pas le droit de refuser. Dis-toi que c'est une sorte de paiement pour la seconde fois qu'on te porte jusqu'à l'infirmerie inconsciente ou presque. Maintenant, faut juste qu'on trouve une idée.

Lya laissa à peine une seconde de silence s'installer, si bien que ses amies n'eurent pas le temps de répliquer, lorsqu'elle reprit, triomphante:

-J'ai trouvé! A cette heure, il ne doit plus y avoir personne dans vos dortoirs. On se retrouve la-bas, je vous expliquerais.

Et sans attendre les questions de l'une ou l'autre qui lui feraient perdre du temps, la jeune femme se releva d'un bond et quitta le petit havre de paix ou bout de couloir pour prendre la direction des cuisines, un sourire aux lèvres.


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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   Mer 7 Mar 2012 - 23:40

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J'ai été obligée de squatter là parce que je suis même pas bienvenue chez moi T.T
Mais quand j'y arriverai, je le déplacerai Very Happy

Même malgré mon incompétence, faut comprendre que ça se passe chez les Aequors hein...


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Si c'était une fleur, bleue, pardi.

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MessageSujet: Re: Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]   



 
Quand la lune est seule elle voudrait pleurer... Mais avec des étoiles ? [Terminé]
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