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 Petite remise en jambe [Inachevé]

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MessageSujet: Petite remise en jambe [Inachevé]   Mer 30 Mar 2011 - 15:42

Il n’avait plus vingt ans. Cela n’était plus à prouver mais il était tout de même surpris de sentir à quel point les années étaient passées sur lui. Cela faisait déjà un bon mois qu’il avait commencé son voyage. Il avait pris le temps. Le temps de se réhabituer à ce rythme de vie bien particulier, le temps de se reposer dès que ses marches l’épuisaient de trop et surtout le temps de sympathiser avec quelques itinérants parce que voyager seul n’est vraiment pas sûr par les temps qui courent. Si peu sûr que la méfiance régnait en ce bas monde. Il avait même faillit être égorgé par un Marchombre qui accompagnait un des groupes qu’il tentait de rejoindre. Après une explication mouvementée, il avait réussi à faire comprendre à l’individu qu’il n’avait rien d’un brigand, d’un assassin ou pis encore. Après avoir longé les Dentelles Vives, il avait contourné le Lac Chen pour traverser le Pollimage par le Nord. Comparant les prix imposées par les bateaux qui faisaient traverser les voyageurs, il avait décidé que mieux valait-t-il passer par le fleuve que par la presque mer intérieure.

Il arrivait maintenant à Al-Chen, sa première vraie halte, et espérait vivement que la ville était aussi grandiose que dans ses souvenirs. N’ayant pas assez d’argent pour se loger dans une auberge, il avait choisi d’installer un campement improvisé non loin du Lac, là où tous les itinérants, marcheurs, voyageurs avait l’habitude de camper, chaque groupe ayant son aire bien délimitée et éloigner de quelques dizaines de mètres les uns des autres. Ce n’était pas comme si l’on pouvait manquer de place autour du Lac. Il allait profiter encore un peu du groupe qui l’avait accueilli. Alors que ses compagnons de route installaient les tentes, il déposa lui-même ses affaires avant de communiquer au meneur du groupe son envie de rejoindre les bords du Lac afin d’admirer cette impressionnante étendue d’eau.


- Fais c’que tu veux Kyorn, mais n’oublie pas la roue de la roulotte des gosses. Ces chenapans se sont encore amusés à fiche des coups d’bâton dedans. Entre ça et le bougre d’imbécile qui l’a fait rouler sur les pierres les plus pointues que j’ai jamais vues, elle est complètement défoncée. Malheureusement pour nous, t’es bien le seul qu’est capable de r’mettre un bout d’bois en état !

L’homme souriait de ses dents branlantes alors que Kyorn lui promettait d’un signe de tête de revenir et s’éloignait. Il sélectionna une pierre à peu près plate et la prit pour siège. Il s’y assit en courbant le dos qu’il se mit à frotter énergiquement de sa main droite, celle qui ne tenait pas le bâton qui le soutenait à chacun de ses pas. Il descendit ensuite de ce monticule, choisissant de s’en servir comme dossier, et allongea ses longues jambes devant lui en sortant un morceau de pain de sa sacoche. Il mordit dedans en poussant un soupir de soulagement, la faim l’assaillait depuis déjà plusieurs heures, et ferma les yeux pour sentir le soleil réchauffer ses paupières. Heureusement qu’il avait continué à pratiquer la marche de temps en temps alors qu’il vivait en ville. Si ses muscles avaient vieilli, ils n’avaient pas tout à fait fondu. Une fois le quignon avalé, il commença à écouter les bruits alentours : les plongeons, les échanges de mots tendres, les recommandations de parents inquiets à leurs enfants et plus généralement, il se mêlait par l’esprit à des conversations diverses auxquelles il n’était pas convié.

Quand il rouvrit les yeux, le soleil avait disparu. Plus un bruit ne se faisait entendre et les étoiles tentaient de briller sur un ciel encore trop illuminé par les derniers éclats de l’astre du jour. Ne sentant plus les rayons chaleureux et réconfortants sur son visage, Kyorn décida de retourner au campement. La berceuse des conversations alentours qui avait bercé son repos s’était éteinte. Le sculpteur s’approchait des tentes mais visait surtout la roulotte autour de laquelle s’amusaient un groupe de sales garnements. Du moins habituellement. En se rapprochant, ce n’étaient pas les rires qui se faisait entendre mais des voix apeurées mêlées à des exclamations autoritaires et menaçantes. En s’avançant encore, il vit un corps étendu à terre, des femmes tenant les dits enfants dans leur bras, des hommes devant elles fixant d’un air mauvais un groupement d’inconnus qui paraissaient pour le moins dangereux. En effet, s’ils étaient en sous-nombre, ils étaient bigrement bien armés, et ils le savaient. Le corps qui s’étendait à leur pieds justifiait leur assurance et Kyorn reconnu le meneur des itinérants. Mais où était passé le Marchombre qui les accompagnait ?

Kyorn se cacha derrière une roulotte en espérant pouvoir récupérer ses affaires sans se faire remarquer. Il n’avait plus l’âge de combattre d’autant plus qu’il était seul et que sa dague était dans son sac, sac situé sous sa tente. Il devrait attendre que le groupe d’agresseurs daigne se déconcentrer quelque peu. Malheureusement, c’est le moment que choisit un itinérant pour attaquer celui qui apparaissait être le meneur des agresseurs par derrière. Ce fut ensuite la débandade. Les femmes fuirent avec leurs enfants, les personnes n’ayant aucune notion du combat partirent avec elles emportant quelques assaillants à leur poursuite, restait donc une dizaine de personnes, hommes et femmes, prêts à en découdre commençant à utiliser leur poings ou tout ce qui leur trainait sous la main pour faire partir les brigands. C’est à ce moment précis que Kyorn fut repéré. Un des hommes l’aperçu et cria à ses camarades qu’une « bourse à pattes » trainait encore. Kyorn n’eut pas le choix : un seau en bois sortit de l’Imagination pour se placer sur la tête de l’individu qui, aveuglé, tomba la tête la première pour aller s’assommer sur la roue de la roulotte. L’incident aurait pu passer inaperçu si le cri que l’homme avait poussé n’avait pas tant résonné dans la nuit. Kyorn se retrouva donc propulsé dans l’affrontement. Ses Dessins, quand il arrivait à les faire, étaient médiocres. Ils n’atteignaient jamais la cible visée et dès qu’il plongeait dans l’Imagination, il y perdait tant de temps qu’il manquait, ou pas, de recevoir un coup. C’est en sentant un mal poindre en son crâne, une douleur se faire en ses muscles et un filet de sang couler de sa lèvre inférieure que Kyorn songea que non, vraiment, il n’avait plus vingt ans.


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Sam 2 Avr 2011 - 14:54

Halina se sentait vraiment bien, dans son élément naturel dixit l'expression: comme un poisson dans l'eau. Elle devait avoir l'air cruche avec ce sourire béat collé sur ses lèvres, une gamine qui découvre un nouveau jouet. c'était l'effet que lui faisaient le soleil qui tapaient sur sa peau, l'odeur de la sève ou le l'herbe qui lui chatouillait les narines et puis cette vue : Le lac Chen immense et lisse. Une mer immobile. Elle avait les pieds dans l'eau et sa main sur celle de Kirfdéin. Il fallait qu'ils se motivent pour se lever et repartir. Ils ne devaient pas traîner en route pour être de retour rapidement à Al-Poll mais l'air sentait bon les vacances et l'indolence qu'ils n'avaient plus envie de bouger. Ils s'étaient éloigné de la ville, chargé de provisions et de souvenirs, surtout pour lui et avaient marché un peu suivant la rive du lac avant de faire un pose pour manger leur dîner. Le soleil se couchait tandis qu'ils restaient là, admirant les couleurs reflétées par le lac. Elle sortit ses pieds de l'eau et s'assit en tailleur juste avant de poser sa tête sur l'épaule de son âme-soeur. Finalement, ils décidèrent de camper là. Ils installèrent leurs affaires et s'allongèrent sous les étoiles tout-en discutant.


Elle commençait à avoir les paupières lourdes quand des cris se firent entendre. Si proche. La guerrière se redressa d'un bond sentant sa tête tourner un peu et attrapa ses armes. Elle fixa sa ceinture, remit ses bottes, cria un "Vite vite !" à son amoureux qui semblait un peu somnolant et couru en direction des bruits. Elle prit le temps de jauger le situation: une caravane attaquée par des brigands. Les voyageurs tentaient de résister aux agresseurs mais ils n'étaient pas assez armés pur y parvenir. Elle eut un pincement au coeur en voyant une femme fuir avec son bébé ou un homme dessinant avec la force du désespoir se faire assommer par un des brigands. Elle était largement capable de défendre ces gens là et puis de toute façons, elle le devait. C'était une question d'honneur. Aider les gens dans le besoin, voilà comment on l'avait éduquée. Elle envoya un baiser silencieux à Kirfdéin puis un grand sourire et sauta, l'épée à la main, hors des buisson qui la protégeaient des regards. Il était temps de montrer ce que valait son enseignement en vérité.


Elle trancha la gorge de celui qui allait achever le vieux dessinateur et continua sa route. Tranchant le fil de la vie et profitant de l'effet de surprise. Elle n'avait aucun respect pour les lâches qui au lieux de chercher un travail attaquaient les innocents et ne voulait pas préserver leur vies. Elle n'aimait pas du tout le nombre de corps au sol qui étaient ceux des voyageurs et croisait le fers avec rage. L'effet de surprise passé, les brigands s'organisèrent, ils la croyaient seules et se regroupèrent pour la stopper. Et merde ! Ils étaient plus nombreux qu'elle ne le pensait. C'était une bande bien organisée qui se battrait même en absence de chef. Mais qui se battaient mal. Ils semblaient frapper au hasard, de manière désordonnée. Ils avaient beau avoir l'avantage du nombre, elle avait l'avantage de la technique. Elle esquiva, parait et feintait. Les corps tombaient sans vie jusqu'à ce que l'un d'entre eux dessine du fil de sa lame un trait sanglant sur sa joue. Elle eut une hésitation alors que les souvenirs lui revenaient. Elle se souvint du visage du mercenaire, dur et froid, de sa détermination insuffisante à vaincre deux combattants aguerris et de la blessure strictement identique qu'elle lui avait infligée.


Elle vit comme en accéléré l'épée monter au ciel et redescendre vers elle alors qu'elle ne pouvait plus réagir, paralysée par sa peur du passé, par sa terreur face à la mercenaire et par son incapacité à comprendre qu'elle était dans le présent, retenue ailleurs par ses tourments. Ce qui lui restait de conscience pria pour que Kirfdéin ne soit pas en train de se battre ailleurs et qu'il arrête ce qui allait la tuer. Elle envisagea même que le dessinateur de tout à l'heure la sauve par un Dessin saugrenu.


Foutue peur quand vas-tu donc me foutre la paix?


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Mer 6 Avr 2011 - 14:14

Une dernière fois. Ils avaient voulu revoir le lac Chen une dernière fois avant de repartir en direction de l'académie de Merwyn. Le voyage avait été superbe, inoubliable, magique, gravé à jamais dans la mémoire du jeune homme. Kirfdéin avait d'abord appréhender ce séjour à Al-Chen, à cause de la présence de sa famille dans cette ville. Mais finalement, tout s'était bien passé. Encore mieux, il s'était un peu réconcilié avec ses grands parents. Tout était magnifique dans ce voyage. Les moments avec Halina avaient été les plus beaux qu'il avait connu. Et il restait encore quelques jours de voyage. Il ne remercierait jamais assez Elera pour lui avoir donner cette mission à faire. Les deux amoureux avaient donc choisit de faire un dernier tour au lac Chen avant de retourner vers les montagnes d'Al-Poll. Ils avaient finalement décidé de camper ici et de repartir le lendemain matin, de bonne heure. Ils s'étaient mis à discuter après avoir mangé.

Le sommeil gagnait doucement Kirfdéin. C'est d'ailleurs pour cela qu'il ne comprit pas vraiment ce qui se passait. Des cris. De l'agitation. Halina qui se levait. Il y avait un problème. Le marchombre se leva et il suivit celle qu'il aimait. Une caravane de marchands était attaqué par des brigands. La guerrière s'était précipité, sabre à la main. Mais quel idiot il était, il avait oublié son arc à leur campement. Il allait devoir changer ses réflexes sinon ça pourrait lui coûter la vie, un jour. Il retourna aussi vite qu'il pouvait sur ses pas. Il attrapa son arc et son carquois et il retourna vers le buisson. Voir sans être vu. Tuer sans risquer de mourir. Il encocha une flèche et il observa rapidement la scène qui se déroulait devant ses yeux. Il visa un brigand qui s'en prenait à une femme. La flèche fendit l'air et elle parvint à son but. L'homme s'effondra. Il n'était peut-être pas mort mais il était suffisamment blessé pour ne plus nuir. Il allait certainement mourir en se vidant de son sang. Kirfdéin attrapa une seconde flèche. C'est alors qu'il vit Halina. En danger. Menacé par la lame d'un des brigands. Il fallait agir. Et vite. Problème: Halina était aussi dans sa ligne de mire. Il se concentra. Il ne devait pas blessé celle qu'il aimait en lui sauvant la vie. Il calma sa respiration, visa et il lâcha la corde. Le trait partit et il arrêta sa course dans la gorge du brigand. Dans le mile. Il avait réussit son coup. Halina était sauve.

Le marchombre eut le temps de tirer une troisième flèche avant de voir les brigands survivant qui prenaient la fuite. Ce genre de personne attaquait en bande pour être sûr de faire peur et de paralysé l'ennemi. C'était des lâches et quand ils ont vu leurs compagnons tomber, ils n'ont pas réfléchit, ils ont préféré survivre. Kirfdéin était pas trop mécontent. Au moins, il n'aurait pas besoin de tuer plus de personne. Le jeune homme passa son arc en bandoulière et il sortit des buissons. Il s'approcha de la caravane et il passa sa main sur le cou des corps qu'il trouvait sur sa route. La plupart était mort. Foutu brigands, ils avaient assassiné ces marchands sans remords. Mais il trouva un homme qui était encore en vie, juste inconcient. Un vieil homme. Kirfdéin se pencha et il le secoua un peu pour le réveiller. Ce ne fut pas une mince affaire, mais finalement, le marchand ouvrit les yeux.

- Vous allez bien, monsieur?

[Oui, le marchand, c'est Kyorn ^^]


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Dim 10 Avr 2011 - 22:19

Ne pas bouger. Faire le mort. Les cris résonnaient encore dans sa tête. Même les yeux fermés, Kyorn ne pouvait chasser les images de son esprit. Lui qui s’était juré de ne plus jamais se retrouver en pareille position, le voilà de nouveau confronté à un tableau ensanglanté. Pourtant, cette fois il avait fait ce qu’il fallait. Il avait combattu, certes avec assez peu d’efficacité mais il n’avait pas fuit. C’est seulement au moment où il a vu ses compagnons mourir, les cris s’éteindre dans la nuit, un film opaque couvrir ses yeux le rendant encore plus inefficace qu’auparavant qu’il avait décidé que le meilleur pour survivre restait de faire le mort. Il était donc allongé sur le sol, à moitié assommé mais suffisamment conscient pour forcer ses paupières à rester bien closes alors même que des mains le secouaient énergiquement afin de vérifier s’il était bien vivant. Ne pas ouvrir les yeux, rester immobile. Mais la voix était inquiète, pas menaçante. Le sculpteur ouvrit donc un œil, pour contrôler la dangerosité de la situation. L’autre s’ouvrit sans attendre pour l’éclaircir.

C’était un homme qui le secouait et qui semblait rassurer de le voir reprendre peu à peu ses esprits. Non loin de lui une jeune femme se tenait debout au milieu des corps, dont le nombre, comparé à celui qu’ils étaient en partant, était moins impressionnant qu’il aurait pu être. Restait à espérer que les survivants avaient trouvé un bon endroit où se cacher. Kyorn cligna plusieurs fois des paupières pour faire définitivement disparaitre le voile qui recouvrait sa rétine. Etrange, ce jeune homme était certainement bien moins âgé que lui mais ces cheveux étaient d’un blanc éclatant, pour l’ensemble. La fine jeune femme n’était pas inconnue aux yeux de l’homme qui se situait dans la force de l’âge. Il se souvenait vaguement l’avoir vue combattre avant qu’une épée ne s’abatte sur elle sans qu’il n’ait rien pu faire si ce n’est s’écrouler à terre pour tromper l’ennemi. Etait-ce l’homme qui s’inquiétait de sa santé qui avait pu arrive à temps pour l’aider ? Les brigands, pour ceux qui n’avait pas péri, avaient fuit. Le lac était de nouveau calme et seuls les dégâts du campement pouvaient témoigner du carnage qui avait eu lieu.

Kyorn se redressa sur ses coudes quelques instants avant de s’asseoir. Les yeux du combattant aux cheveux blancs continuaient de le regarder avec inquiétude mais lui-même n’arrivait pas encore à définir comment il se sentait. D’un signe de main, paume ouverte, il lui intima de se reculer et de lui laisser le temps de se reprendre avant de pouvoir répondre. S’appuyant sur quelques débris, il parvint à se relever. Il vérifia qu’aucune douleur n’engourdissait ses membres en pliant les genoux et nota avec une grimace que sa cheville gauche ne répondrait sans doute pas avant quelques jours à une demande de marche un peu soutenue. Peu importait. Après tout, il était en vie et sans trop de dommages. Quelques cauchemars à prévoir mais rien de réellement handicapant ou anormal. Il avait vraiment eu de la chance. Il pouvait donc répondre à la question de celui qui l’avait tiré de son faux sommeil improvisé.


- Je vais bien jeune homme, inutile de trop s’inquiéter. Je vois que vous êtes tous deux arrivés à temps pour sauver un bientôt vieillard. Toutes mes félicitations… et remerciements.

Il regarda autour de lui, tentant de reconnaitre ceux qui ne se réveilleraient plus. Vraiment pas si nombreux finalement mais… attristant tout de même. Tout en sachant que personne ne pouvait lui répondre ou même l’entendre, il les remercia en pensée. Ce n’était pas une grande bataille, un champ d’honneur mais mourir pour protéger les êtres aimés restait une cause noble et admirable. Il passa sa main sur son front endolori pour tâter une égratignure bénigne. Ses muscles le tiraient mais tout allait bien pour lui, vraiment bien.

- Je crois que je n’ai jamais été aussi soulagé de sentir mes muscles douloureux, à défaut de ne plus rien sentir du tout. En étant deux seulement, vous avez réussi à faire fuir ces mécréants ? Qui êtes-vous et d’où venez-vous donc ? Pour sûr, je ne me plains pas du coup du sort qui m’a permis de vous rencontrer, puisque je lui dois la vie, mais j’avoue jalouser un peu vos capacités.



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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Mer 13 Avr 2011 - 18:05

Halina avait retenu son souffle pendant des instants qui lui parurent durer une éternité. Elle vit la flèche sue ficher dans la gorge de l’homme qui allait la tuer et roula sur le côté pour éviter la chute de son corps. Elle chercha des yeux son épée, la récupéra et rassura d’un sourire son aimé. Le temps qu’elle se relève, les bandits restant avaient fui peu rassurés face à l’acharnement des marchands qui étaient restés combattre et par cette combattante aux cheveux de jais ou encore par des flèches venues de nulle part. Elle essuya son épée dans l’herbe et la rengaina avant de partir à la recherche de survivants dans le camp. Elle chercha le pouls de plusieurs hommes étendus en vain. Elle avait eu l’impression, pendant l’escarmouche que les morts étaient plus nombreux qu’en vérité. Il devait y avoir des rescapés cachés plus loin, il faudrait aller les rassurer plus tard. Du coin de l’œil, elle vit Kirfdéin secouer le marchand à qui elle avait sauvé la vie au début de la pseudo-bataille. Elle s’en voulait d’ailleurs de n’avoir pas réussi à se défaire seule de se ennemis et de s’être fait avoir comme une débutante par un simple brigand.


Après son inspection de ce qu’il restait de la caravane pour trouver d’autres survivants ou d’autres bandits de grands chemins vivants à conduire à la garde, elle se rapprocha des deux hommes juste à temps pour entendre ses remerciements. Il ne lui semblait pas être un bientôt vieillard, juste un homme usé par le temps, une personne souriante qui aurait pu être son père et presque un grand père. Il avait les mains aussi creusées que son père, celles d’un artisan. Elle lui surit aimablement, il lui semblait si inoffensif et pourtant, elle l’avait vu se démener comme un diable avec l’Imagination pour survivre. L’homme s’était relevé et testait la solidité de ses jambes sensées le tenir debout. Halina quant à elle cessa de le regarder aussi fixement qu’auparavant et alla s’installer au bord du lac à deux pas des hommes pour voir sa blessure à la joue.


La plaie ne semblait pas profonde et lorsqu’elle observa son reflet dans l’eau, elle se fit peur. Cheveux majoritairement défaits de leur queue de cheval d’origine, des cernes creuses, la joue ensanglantée et les mains sales. Elle commença par se rincer les mains, frottant bien, puis elle rattacha sa crinière et s’attela ensuite à la balafre qui cicatriserait bien si elle était désinfectée. Elle mouilla le bout de tissu qui semblait propre récupéré sur un bandit mort et nettoya les abords de la blessure du sang qui maculait sa peau. Le matériel nécessaire à la suite était dans son sac besace qui était resté près du camp et les soins attendraient donc qu’ils y retournent, en espérant qu’on ne leur aurait rien volé. Halina secoua la tête, leur campement était à l’abri des regards et elle avait tout ce qui était vraiment important avec elle. Elle caressa pensivement le collier que lui avait offert Kirfdéin avant de se relever et de se reconcentrer sur la conversation de l’homme. C’est vrai qu’à deux, ils avaient réussi à chasser des bandits, mais bon, l’exploit n’en était pas un puisque ceux-ci n’avaient pas opposé une résistance très efficace.


-Nous sommes des élèves de l’Académie d’Al-Poll, je me nomme Halina et mon compagnon s’appelle Kirfdéin. Nous n’avons fait que finir ce que vous et vos amis aviez commencé.


Elle eut un large sourire rassurant et laissa au marchombre la possibilité d’ajouter quelque chose et compléter sa réponse qu’elle savait un peu vague.



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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Mar 3 Mai 2011 - 7:10

Kirfdéin jeta un regard vers Halina. La guerrière allait bien, elle inspectait les corps étendus au sol. C'était très certainement en vain. Il n'y avait finalement pas énormément de morts, mais il y en avait quand même. Le marchombre était dégouté parce qui s'était passé. Ses brigands étaient des moins que rien. S'en prendre à d'honnêtes gens, les tuer et les voler par la suite. Ces brigands ne méritaient que la mort, comme les mercenaires qui privaient des innocents de liberté. Il avait promis à Elera qu'il ne se vengerait pas, mais les idées restaient tout de même bien présente, surtout quand il se trouvait en présence d'une telle injustice et d'une telle monstruosité de la part d'humains. Non, vraiment, il ne comprendrait jamais ces espèces de brigands, ces hommes sans âme, sans coeur.

Alors que le vieil homme se relevait doucement, Halina se rapprocha d'eux. Elle avait une belle estafillade sur la joue. Pas très profonde mais suffisamment pour saigner. Kirfdéin n'avait rien lui, forcément, il était resté dans les buissons à tirer ses flèches. C'était l'objectif des archers: voir sans être vu, afin de causer de lourds dégâts sans risquer de mourir. Le jeune marchombre remercia d'ailleurs Elera pour les entrainements qu'elle lui imposait. Doucement, il commençait à savoir comment faire pour devenir totalement invisible de ses ennemis. Très utile pour lui qui était avant tout un archer. Le marchand les remercia et Halina s'éloigna un petit peu vers le lac afin de soigner sa blessure. Elle revint rapidement.

- C'est plutot nos professeurs qu'il faut remercier. Nos capacités, c'est à eux que nous les devons. Et puis, l'effet de surprise nous a beaucoup aidé. Ils ne s'attendaient pas à voir surgir deux personnes étrangères à votre caravane.

Kirfdéin regarda autour de lui puis il reposa ses yeux sur le marchand.

- Si vous avez besoin d'aide, nous pouvons vous donner un coup de main. Nous ne retournons vers Al-Poll que demain dans la matinée.

Il y avait tant de choses à faire après une attaque: enterrer les morts, réparer les dégâts... Il y avait aussi une chose que les deux jeunes gens pouvaient faire, c'est escorter la caravane si elle prenait la même direction qu'eux.





[C'est tout pourri, c'est très court..... c'est pas l'inspi qui m'étouffe en ce moment, mais je ne voulais pas vous bloquer dans ce rp]


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Dim 15 Mai 2011 - 20:35

Des élèves d’Al-Poll ? Tiens donc ! Il semblait étrange que de simples élèves s’aventurent aussi loin dans le Gwendalavir quoique… S’il s’en souvenait bien, l’Académie d’Al-Poll n’était pas limitée aux Dessinateurs. Elle rassemblait également Marchombres et Guerriers. Du moins, pour les apprentissages les plus connus. Des élèves combattants donc ? C’était une sacrée veine d’être tombé sur eux ! « Compagnons » n’est-ce pas ? Kyorn observa le regard que se jetaient les deux individus et eut un sourire. Ah folle jeunesse ! Il avait soudain bien envie de perdre une trentaine d’années et de partir apprendre un métier exotique loin d’ici. Rêver d’un futur clément, de performances, d’une vie palpitante… Ces sentiments qui agitaient les jeunes cœurs réveillaient en lui une certaine nostalgie alors même que sa vie lui convenait. Et c’était le moins que l’on puisse dire. Repartir sur les routes lui faisait retrouver une seconde jeunesse et il en était heureux. Bientôt son esprit sera dégagé de toutes ces frustrations et agacements qui avaient sérieusement endommagé son art.

Bientôt sans doute mais pour l’instant l’atmosphère restait lourde. Les corps étaient toujours là, la peur des fuyards planait encore dans l’air et les débris ne faisaient rien pour alléger la scène. Kyorn passa une main sur son front en fronçant les sourcils. Si les morts ne pouvaient plus l’affecter comme ils le faisaient dans sa jeunesse, il n’en demeurait pas moins que s’il restait là trop longtemps, il allait finir par être malade. Il restait peu habitué à la violence. Mais il faudrait ranger avant de partir et pour cela, il allait devoir apaiser son malaise. D’un signe de tête, parce que penser à ce qu’ils allaient faire ne lui donnait vraiment pas envie d’ouvrir la bouche, il accepta l’aide que lui offrait le jeune combattant et joints par son amie, ils tentèrent de bâtir une sépulture décente pour ces enveloppes abandonnées de toute vie, ami ou ennemi, chacun était égal devant la mort et chaque corps devait être enterré. D’un point de vue strictement pragmatique, les agresseurs devaient être pris en charge proprement pour éviter la propagation de maladies dues à la putréfaction des chairs, quoique l’idée fût assez peu ragoutante.

Une fois la chose faite, le Sculpteur s’appuya sur son fidèle ami de bois, vaguement essoufflé par l’effort qu’il venait d’accomplir.


- Je vous remercie encore une fois. Je n’aurai sans doute pas survécu si j’avais dû accomplir cette tâche seul.

Il leur donna un sourire sincère. Ce n’est pas comme s’il pouvait leur donner quelque chose de plus. Son sac ne contenait que des restes de nourriture qui devaient lui faire tenir jusqu’à Al-Chen, et en ce moment précis, il doutait que quiconque ait désiré manger quoique ce soit.

- J’espère que les survivants ont trouvé un endroit sûr où se réfugier et qu’ils retrouveront rapidement la force de continuer leur route…

Il parlait plus pour lui-même qu’autre chose. Il s’éloigna un peu du tas de terre qui recouvrait de nouveaux mauvais souvenirs. Il trouva un socle de bois qu’il prit pour siège. Ses jambes ne le maintenaient plus efficacement. Dans quelques heures, il ne pourrait sans doute plus faire qu’un pas chaque minute. D’un geste de la main, il invita les deux jeunes gens à le rejoindre. La nuit était de nouveau calme et les deux individus ne partiraient qu’au matin. Pour l’instant, il n’avait qu’une envie : entendre des histoires qui lui permettraient d’oublier un instant le carnage qui s’était déroulé devant ses yeux. Les attaques sanguinaires ne le laissaient définitivement pas indifférent et si une partie de lui espérait qu’il s’y habituerait, une autre priait pour que ce ne fût jamais le cas.

- Alors, Al-Poll ? Ca fait des années que je ne l’ai pas vue… Toujours aussi belle ville ? Ah ! Moi, c’étaient ses tavernes que j’idolâtrais ! Racontez-moi, et faites-le bien, je choisirai peut-être de me joindre à vous sur votre voyage de retour !

Il s’amusait de sa boutade alors que son sourire plissait ses yeux. Il doutait que les deux personnages accordent une quelconque importance à sa présence ou non parmi eux. Il ne les joindrait d’ailleurs probablement pas. Il savait que le matin ne lui apporterait que fatigue et courbatures et il pensait rester quelques temps à Al-Chen, son nom n’allait pas se répandre tout seul. Et c’était bien dans ce seul objectif qu’il voyageait. Mais peu importait. Pour l’heure, il fallait vivre le moment présent et ce moment était dédié aux contes d’une ville éloignée.


[Désolée pour ce gros temps d'attente, mais maintenant que les exams sont enfin terminés pour moi, je peux enfin profiter de ce forum !]


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Lun 30 Mai 2011 - 22:00

Kirféin proposa alors leur aide au marchand. Il en aurait bien besoin pour nettoyer les lieux des corps, que ce soient des voyageurs que des brigands. Les laisser à l’air libre risquait surtout d’empester dans toute la région et de devenir malsain voir dangereux. Elle n’y connaissait strictement rien en cadavres et en leur décomposition, elle n’avait pas aidé dans cette tâche à l’Académie. Elle n’en n’avait pas eu la force. Il y avait eu tant d’émotion dans sa tête à cet instant-là : fatigue, peur, dégoût, colère… Elle n’aurait pas pu supporter devoir regarder les visages inertes de ses amis ou de ses connaissances. Les visages de ceux qu’elle avait tués la hantaient parfois et les brigands allaient agrandir la liste. Ils firent une sépulture pour chacun des marchands morts et un bûcher pour les voleurs. Ce fut un travail long et fatiguant, tant physiquement que moralement. Devoir clore des yeux à jamais, des regards qu’elle n’avait croisés que durant cette escarmouche ou même jamais. Des vies ôtées pour rien, juste parce qu’ils refusaient de se laisser voler. Des menaces et ils auraient eu tout ce qu’ils voulaient. Pourquoi un massacre ? Juste pour vouloir donner un exemple peut-être… C’était sans compter sur eux deux qui n’avaient rien trouvé de mieux que tuer tout ce qui bougeait. Ces meurtriers auraient mérité de croupir en prison. Elle ne voulait pas être assassin, elle voulait être soldat.


Quand enfin tout fut terminé et que les flammes léchaient le bois avec vivacité, elle soupira, et s’appuya contre un arbre proche pour reprendre des forces. Elle salua de la tête les remerciements de l’homme. Il n’y avait rien à répondre. Son sourire payait très largement l’aide que les deux jeunes gens lui avaient fournie. Elle s’inquiétait elle aussi pour les survivants, oseraient-ils revenir ici pour récupérer ce qui restait de leurs maigres biens ? Que penseront-ils en voyant les cendres du feu et les tombes ? Le paysage avant si calme et idyllique devenait un peu angoissant. Elle espérait qu’ils pourraient s’en remettre, partageant la peur du marchand. Il alla s’assoir plus loin et les invita d’un geste à le rejoindre. Elle accepta, une conversation ne leur ferait pas de mal avant de repartir.


A chaque fois qu’elle sortait d’un combat, elle se sentait fourbue et pantelante. Elle se laissa tomber par terre, les fesses dans l’herbe de la clairière. Il les interrogea alors avec entrain sur Al-Poll, sur sa beauté et ses tavernes. Elle ne savait pas trop si elle voulait qu’il les accompagne puisque ce voyage de retour était leurs derniers moments seuls pour Kirfdéin et elle. Supporter la famille d’un autre avait été dur au début de leur séjour puis elle avait commencé à s’y sentir un peu chez elle. Elle ne voulait pas mentir un vieil homme et devait avouer qu’elle craignait qu’il ne rentre tout seul dans une cité éloignée. S’il le faisait, autant que ce soit avec deux jeunes gens qui pourraient l’aider au cas où. Elle se demanda comment commencer et surtout par quoi. Elle entama alors son récit, sachant qu’elle avait toujours eu peu de talant de conteuse. Si ça tournait mal, KIrfdéin prendrait le relai.


-Al-Poll reste la même, en apparence, depuis les deux ans que je la fréquente : mêmes tours de verre colorées, maisons et bâtiments identiques au milieu des différentes saisons. Pourtant, à chaque fois que je m’y promène, je découvre de nouvelles choses : nouvelles échoppes, marchands ambulants, odeurs et couleurs. La cité est mouvante, changeante comme le bassin de la place centrale. Je n’ai jamais réussi à choisir entre la beauté écrasante d’Al-Jeit et celle fascinante de notre cité…


Elle ne dit rien pendant quelques instants, se promenant virtuellement dans les rues et ruelles de la ville, parcourant en esprit les échoppes et les stands. Elle s’était attachée à cet endroit et à ses habitants autant qu’à l’Académie. Un jour, elle pourrait réellement défendre tout ça contre les Raïs qui les menaçaient nuits et jours.


-Je crois pourtant que tout le monde est un peu sur les nerfs actuellement là-bas, avec tous les problèmes à la frontière… Courte pause. Les tavernes sont agitées, bruyantes et joyeuses, en un mot vivantes. La bière y est toujours aussi bonne et réputée. L’auberge du Siffleur a changé de propriétaire et on peut enfin y entrer sans risquer de se faire voler ses biens, il est moins tolérant. Le lait de siffleur du Dragon Vert est juste délicieux…


Elle termina sur un petit sourire satisfait. Il faudrait qu’elle lui demande d’où il venait et quel était son nom.



[ Je suis vraiment désolée pour le long retard ! Embarassed ]


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Mer 10 Aoû 2011 - 21:29

Rassembler les morts et les enterrer avait sembler plus facile à Kirfdéin quand il avait proposé son aide au vieil homme. Pourtant, dés le premier corps déplacé, le jeune marchombre s'était sentit assez mal et il avait été obligé de ne détourner les yeux des regards figés pour ne pas aller rendre son diner à côté d'un arbre. Et ce sentiment allait aussi bien vers les corps des marchands que ceux des brigands. Pourtant, Kirfdéin en avait tué certains mais, dans la mort, toute faute était pardonnée et le cadavre d'un brigand ressemblait beaucoup au corps d'un innocent. Seule la mort pouvait aplatir à ce point les différences entre les êtres. Noble, Roturier, Brigand, Marchombre, Mercenaire.Tous, au jour de leur mort se retrouverait au même point. Seuls les empereurs gardaient leur statuts par dela la mort.



Quand les corps furent enfin rassemblés, ce qui fut plus long que prévu, on brûla l'ensemble afin d'éviter la dispersion de maladie, causée par le pourrissement des cadavres. Ils s'installèrent plus loin et le vieil homme les questionna sur Al-Poll. Halina s'empressa de répondre. Kirfdéin, lui, gardait un oeil fixé sur le brasier. Il lui évoquait le feu qui avait incendié sa maison. Avec sa mère, ils avaient pris la decision d'embraser le corps de son père avec la maison. Le père de Kirfdéin avait construit cette maison lui-même, il aurait sûrement pris cette décision: quitter ce monde avec sa maison plutôt que de la laisser à l'abandon. Kirfdéin était resté dans la même position qu'au lac Chen. Le regard fixé vers les flammes, perdu dans ses pensées. Ce n'est que quand la voix d'Halina se tut qu'il émergea pour prendre la parole.



- Al-Poll est une belle cité en effet, mais pour moi, rien ne vaut les beautés de la nature. Je n'ai pas encore vu de cités qui pourraient me faire oublier la forêt de Barail où je suis né ou ce lac magnifique. Al-Chen, Al-Poll, Al-Far. Elles se valent toutes. L'homme a repoussé son savoir pour impressioner son voisin, certains ont mieux réussis que d'autres. Moi, la seule chose qui a réussit à m'impressioner, c'est la nature.



Alors qu'il venait à l'instant de terminer sa phrase, son attention fut attiré par un bruit de course venant de la cité. Malgré l'obscurité, le regard d'archer de Kirfdéin lui permit d'apercevoir avant les autres plusieurs soldats qui arrivaient l'arme au poing. Ils s'arrêtèrent, le regard dirigé vers le brasier. L'un d'eux s'approcha du petit groupe.



- Qu'est ce qui s'est passé ici? Qui a allumé ce feu? Répondez!



Le ton autoritaire du soldat énerva Kirfdéin. Il se leva, oubliant totalement que devant lui se tenant un solide gaillard rompu au combat.



- S'il y aurait eu des patrouilles, vous auriez su ce qui se passait. Des brigands ont attaqués le convoi de ce marchand et si on avait pas été là, il serait mort. Alors ce feu que vous voyez là, c'est les corps des malheureux qui n'ont pas survécu à l'attaque. Et au lieu de nous agresser comme si on était des criminels, vous feriez mieux de nous remercier pour avoir débarassé votre région d'une troupe de brigands.



C'était rare qu'il s'emporte mais l'homme qui se tenait dans son armure rutillante l'avait piqué au vif avec son ton accusateur.





[Edition à volonté. Mp si souci]


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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Lun 29 Aoû 2011 - 21:47

[Désolée j'ai vraiment mis beaucoup de temps à répondre. D'ailleurs s'il y a un problème... mp !]


Al-Poll n’avait donc que peu changé apparemment. Kyorn avait un souvenir particulièrement vivifiant de ses voyages dans la cité. En entendre parler faisait naitre en lui l’envie de s’éloigner encore plus de la contrée qu’il avait quittée. Mais il lui fallait se raisonner. Il ne voyageait pas par distraction. Ce qu’il recherchait c’était du travail. Il devait retrouver sa notoriété perdue et pour cela il lui faudrait bien passer quelques semaines à Al-Chen, le temps de montrer son art.

A bien y réfléchir, Kyorn se demandait comment il allait pouvoir s’y prendre. Il avait certes déjà établi son nom une fois au Gwendalavir mais un temps plus important qu’il ne l’imaginait s’était écoulé depuis. Il avait toutefois un avantage : peu de sculpteurs de branches vagabondaient aux alentours et l’art était toujours chose appréciée. Une seule difficulté demeurait, celle qui tenait à la création elle-même. Il avait l’imagination mais il lui faudrait retrouver l’audace qu’il avait autrefois. Kyorn secoua la tête. Inutile de se préoccuper de ce qu’il devait créer en l’instant présent. Ce n’était ni le lieu, ni le moment. C’était d’ailleurs étrange qu’il arrive à se soucier de ce problème alors que des cadavres brûlaient sous ses yeux.

Les flammes dévoraient les corps sans vie en laissant planer une odeur infecte. L’air en devenait presque irrespirable. Le vieil homme retint à grands peines ses poumons d’être expulsés par la quinte de toux qui le prenait. Décidément, la mort n’avait rien d’agréable. L’envie de partir bien vite chatouillait fortement ses entrailles. Kirfdéin fixait le brasier du regard, une expression indéchiffrable, du moins pour un homme trop fatigué, peinte sur le visage avant de confirmer les propos de sa compagne tout en les tempérant de son affection de la nature surpassant celle qu’il pouvait dédier aux villes de quelque sorte qu’elles soient. Kyorn n’eut pas le temps de réfléchir à ce qu’il pensait de la question, un bruit de pas se faisait déjà entendre.

La cavalerie avait décidé de se faire remarquer juste au moment où ils avaient le plus besoin d’elle : quand tout était terminer, qu’ils avaient failli y passer et avaient allumé un feu qui à défaut d’être de joie s’avérait nécessaire. Le sculpteur soupira. Il n’avait vraiment que très moyennement envie de s’expliquer sur les actes qu’ils venaient d’accomplir et un certain agacement lui soulevait le cœur. La patience de Kirfdéin était déjà épuisée et il répondait, excédé, au soldat qui lui faisait face. S’énerver contre un homme armé de la sorte et entrainer à éradiquer toute créature en travers de son chemin n’était sans doute pas la meilleure idée à avoir. D’un haussement d’épaules Kyorn songea à de ne pas intervenir. Le jeune homme faisait bien ce qu’il voulait et il savait se défendre, il l’avait prouvé quelques instants auparavant. Le nouveau venu fronça les sourcils à la réponse agressive de l’originaire d’Al-Poll une main brusquement posée sur l’épée qui ornait son côté. Il se tourna vers le sculpteur, qui se mit à parler, rapidement.


- Ah ! Et moi qui croyais que j’avais participé activement à cette victoire ! Vous pouvez dire à vos camarades que le reste du convoi s’est réfugié je ne sais où dans cette direction. Il tendit le bras vers l’ouest. Les retrouver serait sans doute une bonne idée. Le bras tendu se dirigea vers le soldat, la main dépliée, prête à être serrée. Au fait, Kyorn Heykel, sculpteur à mes heures. J’espère que vous remarquerez que je n’ai rien d’un fou qui aime sentir l’odeur fétide du cadavre de ses victimes en train de brûler.

Il avait assorti sa réplique d’un sourire avenant, comme en contrepartie de l’énervement de Kirfdéin. Le soldat ne regarda même pas sa main. Il fit signe à deux autres des siens de se diriger vers la direction indiquée pour vérifier les dires du vieil homme.

- Nous nous en rendront bien vite compte. En attendant, il se tourna de nouveau vers Kirfdéin, je vous conseille d’apprendre le respect. Ce genre de scène n’est vraiment pas ce que vous devriez expérimenter avec moi.

Devant la menace voilée du soldat, Kyorn lança un regard à Halina. Les femmes n’étaient-elles pas faites pour apaiser toute sorte de situations ?



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MessageSujet: Re: Petite remise en jambe [Inachevé]   Lun 5 Sep 2011 - 21:30

Kirfdéin prit la parole une fois qu’elle eut terminé. Il semblait avoir hypnotisé par les flammes puis il émergea. Il exposa sa théorie. Il préférait la nature. Il était vrai qu’il venait de la forêt, que son père était garde forestier, durant son enfance il n’avait donc connu que ça. Il n’arrivait pas à être aussi impressionné qu’elle face à l’activité débordante d’une cité. Il restait plus longtemps qu’elle devant les arbres ou une fleur. Elle devait certainement être de nature plus matérialiste que lui, elle qui avait grandi dans une grande ville. Halina était pourtant elle aussi amoureuse des paysages qu’elle découvrait en parcourant l’Empire. Elle appréciait tout particulièrement les couchers de soleil et celui sur le lac Chen la veille avait été magnifique.


Elle allait renchérir quand la cavalerie de la cité apparut. Elle pensa immédiatement que c’était bien le moment pour arriver. C’était quand on n’avait plus besoin de leur services qu’ils arrivaient, l’esprit belliqueux. En même temps, elle se dit que ce n’était pas leur faute. Ils ne pouvaient pas être au courant qu’il y avait eu une bagarre puisque la vue de clairière à partir de l’enceinte de la ville était cachée par les arbres. La fumée du brasier les avait alertés. Il aurait pu en effet s’agir d’un feu de forêt ou d’un camp de bandits ennemis. Ils avaient plutôt l’air de patrouilleurs, des hommes rompus aux combats, bourrus et musclés. Kirfdéin et elle ne faisaient pas le poids face à eux et il fallait donc mieux ne pas les énerver.


Au moment même où elle pensa cela, l’apprenti marchombre se leva et s’indigna contre le groupe d’homme. Il critiqua l’absence de soldats quand on avait eu besoin d’eux et s’en prit même à leur inefficacité. Oulah ! Chose à ne pas faire ! Ne jamais s’en prendre à l’honneur d’un guerrier ! Lui mettre sur le dos la mort de ces marchants innocents était le bon moyen pour se retrouver au cachot en moins de deux. Et puis, elle connaissait ce type de soldats, ils ne rendaient de compte qu’à eux même et à leur chef d’escadron. C’est-à-dire qu’ils pouvaient les tuer ou les enfermer. Qui les chercheraient de toute façon ? Elle vit la troupe se crisper et le chef posa la main sur le manche de son épée. Halina se leva, prête à tout tenter pour calmer la situation.


Le dessinateur fut plus rapide. Il posa une main apaisante sur l’épaule de jeune Aequor et parla calmement et avec amabilité. Il expliqua aux soldats où trouver les survivants et se présenta. Il était donc Sculpteur de branches. Une profession qu’elle connaissait peu. Une fois seulement elle avait vu leur talent en action, c’était pendant un marché dans sa cité d’origine, alors qu’elle vendait ses poteries, l’homme du stand d’en face avait sculpté du bois pour une cliente devant ses yeux. Elle en était restée ébahie ! Kyorn Heykel semblait plus que désireux de calmer la situation, il souriait aux soldats. Le chef ordonna à deux de ses hommes d’aller inspecter vers l’ouest pour vérifier les dires de leur compagnon. Puis il conseilla au jeune homme de se calmer. Le vieil homme la regarda avec espoir. Halina entra dans la danse, elle s’avança, prit la main de son amoureux pour le calmer et déclara :


-Excusez-le, mon compagnon est un peu fatigué par le combat que nous venons de mener. Légère pause. Je suis Halina Nilsan et lui c’est Kirfdéin Starkhoz, nous sommes des élèves de l’Académie de Merwyn en vacances. Je peux vous assurez sur mon honneur que tout ceci n’est qu’un malentendu. Nous campions autour du lac quand on a perçus des cris et le fracas d’un combat. Nous sommes venus aussi vite que possible pour aider ce convoi de marchand contre l’attaque des brigands.


Au même moment, les deux soldats revinrent, suivis des marchands survivants. Ils n’étaient donc pas partis loin pour pouvoir récupérer après l’incident les restes de leur convoi. Certains étaient blessés mais la majorité se portait plutôt bien. Ils auraient été bien moins nombreux sans leur intervention. Les gens qui les reconnurent les saluèrent de la main et l’un deux sembla même avoir entendu l’explication d’Halina ou du moins une partie. Un petit groupe s’avança en même temps que les soldats alors que les autres pleuraient leurs morts ou cherchait leurs biens.


-Elle dit vrai, déclara un des marchands à l’air débonnaire qui s’était vaillamment battu contre l’envahisseur à l’aide d’une simple poêle à frire. Ces jeunes gens nous ont aidés et ont fait des prouesses. D’ailleurs, nous vous en remercions.


Le jeune guerrière rougit en souriant. L’homme venait d leur sauver la mise, ça aurait plutôt été à elle de le remercier. Elle se retourna vers les soldats en attendant le verdict du chef énervé laissant Kyorn discuter avec le marchand qu’il semblait bien connaître.



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