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 Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]

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Maître Marchombre
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MessageSujet: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Mar 14 Déc 2010 - 4:32

Le clos d'exercices, endroit où l'on s'entraînait pour combattre, bien vide ce matin. Il faut dire qu'il était un peu tôt. D'ailleurs un vent frais de printemps soufflait sur quelques pailles sortant de mannequin éventré, les cibles au loin, criblé de morceaux de flèches, se laissaient bercé par la musique que l'air leur procurait, le sol, entretenue la veille par le jardinier, était durcis par le froid. Un endroit reflétant bien la solitude, pour un homme seul. D'ailleurs il s'en profilait une au loin, visage rougis par la température, le nez enroulé dans une écharpe rouge et bleue, le corps couvert de vêtements bien chauds. Ses yeux verts reflétaient une semaine physiquement et psychologiquement douloureuse. Lorsqu'il entra dans l'enclos, il regarda avec nostalgie les mannequins de bois. Qu'il était loin le temps où il s'entraînait dessus, aujourd'hui en quelque coup bien placé, il était sur de réduire le bois en charpie. Alors, il posa son sac dans un recoin et s'avança vers un coin dégagé. Il ferma les yeux et doucement ses bras se mirent en mouvement, comme s'il était pris d'une vie propre, ses jambes entrèrent dans le mouvement, créant une unité entre ses quatre membres. Doucement le mouvement s'accéléra, plus vite, plus loin, plus fort. La danse se transforma en art martial, tout devenait ennemis, tout devenait combat. Allant toujours plus vite, maintenant l'homme n'était plus qu'un éclair bleu et rouge, couleur de son écharpe qui le suivait en silence. L'homme trouva ce qu'il était venu chercher, le vide, un état où il n'aurait plus besoin de réfléchir, de penser à tout ce qu'il lui était arrivé. Toutes ces merdes qu'il aurait pu empêcher, sa tête bouillonnait quand cela lui remontait en mémoire. Une rage voulait explosé, rage contre lui-même et contre les gens qui avaient enlevé sa femme et tué son enfant. Non, il ne devait pas y penser, il ne devait plus être en colère... Non, non ! L'homme s'arrêta et pris sa tête entre ses mains. Sa colère bouillonnait, elle devait éclater. Alors, un hurlement sortit de sa bouche, un hurlement de bête blesser, lacéré et terriblement furieuse.

*NON ! Plus de colère, calme, plus de berserk, calme toi ! Zen*

Le jeune homme s'affala sur le sol, vaincu par la fatigue et la tristesse. Regardant autour, il remarqua ce que sa mini crise avait détruit. Cinq mannequins gisaient lamentablement, un coin de la palissade avait subi aussi des dégâts. L'homme pleura, se traitant d'idiot d'avoir laissé ses remords et faiblesses remonter. Dire qu'il était venu ici pour oublier, cela ne lui avait servi qu'à faire rejaillir sa souffrance. L'homme s'assit, essuyant les dernières larmes. Ses jambes se plièrent en tailleurs et doucement, il se plongea dans une sorte de semi sommeil pour pouvoir réfléchir et méditer dans le calme. Malgré le fouillis qui s'instaurait dans sa tête, il était sur d'une chose, Arro il était, Arro il resterait. Un sourire se plaqua sur son visage, masque cachant une vieille douleur qui enfouissait sous les rires et les boutades.


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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Mar 4 Jan 2011 - 21:12

L’Académie était vraiment un bâtiment magnifique, tant qu’on en excluait ce qui avait été à moitié détruit bien entendu. Les murs qui tenaient encore debout ne perdaient toutefois pas de leur prestance et Tuuli ne doutait pas qu’une fois reconstruite, l’établissement surpasserait en beauté bien des demeures nobles, voire quelques palais, qu’elle avait eu l’occasion de visiter. C’est du moins ce qu’elle se disait à chaque fois qu’elle entreprenait de se promener dans l’Académie alors qu’elle n’avait pas à travailler. Elle avait alors tout le loisir de profiter du lieu qui l’abritait depuis peu et découvrait à chaque fois de nouveaux coins jusqu’alors inexplorés. La domestique se demandait si elle aurait un jour fini de tout visiter et surtout, si elle parviendrait à trouver ce qu’elle cherchait du premier coup. Depuis son arrivée, à chaque fois qu’elle désirait se rendre quelque part, elle empruntait le mauvais couloir, grimpait les mauvais escaliers, ouvrait les mauvaises portes et devait rebrousser chemin pour finalement se laisser guider par un élève. Elle n’avait pour l’instant découvert que des salles de cours et, oh surprise, avait ouvert par inadvertance la porte de la bibliothèque (où elle s’était d’ailleurs jurée de retourner lorsque le temps serait de son côté). Alors qu’il était encore trop tôt pour se mettre au travail, le souffle du vent répondant aux dernières inspirations endormies des résidents de l’Académie, Tuuli avait décidé, par pure curiosité, de se rendre au clos des exercices.

Mis à part la danse, Tuuli avait toujours été soigneusement tenue éloignée de toute sorte d’activité physique. Elle avait entrevu son frère s’entrainer une fois mais, les femmes de la famille n’ayant pas le droit d’observer les activités sportives masculines, avait dû ressortir aussitôt. Désormais libérée de la contrainte de telles règles, elle voulait voir à quoi pouvait ressembler une salle (ou enclos dans le cas présent) d’entrainement, imaginer ce qu’on pouvait y faire.
*Avec un peu de chance je verrai quelqu’un s’entrainer ! J’espère juste qu’on n’aura pas l’idée de s’entrainer sur moi…*. Il faisait bien frais ce matin là. Le soleil n’était sans doute pas encore monté suffisamment haut dans le ciel pour diffuser assez de chaleur pour laisser les vêtements chauds dans les appartements. Tuuli pénétra dans l’enclos.

L’espace était de bonne taille. Comme un grand parc, si on omettait les cibles qui se dressaient sur le sol, certaines affublées de flèches (ou de ce qui en restait) les faisant plus ressembler à d’immenses hérissons disposés çà et là qu’à un matériel destiné à l’entrainement. Tuuli allait attraper une de ces flèches afin d’observer ces étranges armes lorsqu’elle remarqua qu’elle n’était pas seule. Instinctivement elle se réfugia dans un coin d’ombre pour ne pas être repérée. Elle n’avait pas réellement réfléchi à son geste mais s’en amusait. Elle décida d’observer le jeune homme qui l’accompagnait dans sa solitude comme s’il s’agissait d’un jeu, qu’elle l’espionnait, comme si sa présence avait une quelconque importance dans l’activité de l’individu. Immature ? Quelle importance ! Pour la première fois de sa vie elle voyait quelqu’un utiliser des mains pour autre chose que jouer de la musique ou lire un livre, c’était grisant. Cela faisant un bout de temps qu’elle n’avait pas eu l’esprit aussi léger. L’atmosphère était bien lourde à l’Académie et si Tuuli avait bien compris qu’il y avait de bonnes raison à cela, elle s’en fatiguait. Elle se lassait de cette tension permanente, de ce chagrin omniprésent, elle se lassait d’être emportée par la tristesse à cause d’évènements qu’elle n’avait pas vécus. C’était peut-être profondément égoïste voire méchant, mais la douleur des autres l’épuisait et elle espérait vivement que l’été apporterait une ambiance plus chaleureuse à l’Académie. En attendant elle profitait de ce petit moment d’amusement qu’elle s’octroyait dans l’ignorance de celui qui tournoyait dans l’enclos.

Le jeune homme était rapide, souple, agile presque gracieux parfois. Tuuli était fascinée. Accélération. L’homme était presque un souffle, quasiment insaisissable pour l’œil mais quelque chose avait changé dans son mouvement. Il devenait enragé. Il allait encore plus vite, toujours plus vite, toujours plus violemment. Il était effrayant. Il s’arrêta brusquement et poussa un cri terrifiant. Un cri comme jamais la domestique n’en avait entendu. Comme jamais elle n’aurait voulu en entendre. C’était si inattendu, si brusque, c’était comme si on l’avait frappée en plein visage. Plaquée contre un mur, Tuuli avait fermé les yeux, attendant que la tempête s’arrête mais ne pouvant pas encore fuir. Elle tremblait bien trop pour ça.
*Calme-toi, calme-toi. Reprends-toi un peu, respire… Bien, maintenant cherche la sortie, va-t-en sans bruit et oublie ça !*. Sans oser jeter un regard à l’individu, la domestique se redressa, visa la sortie et commença à marcher aussi vite qu’elle le pouvait sans se faire remarquer. Alors qu’aucun bruit ne résonnait dans l’enclos, Tuuli ne put s’empêcher de tourner la tête vers le jeune homme désormais assis et calme, si calme qu’on aurait pu le penser endormi si ce n’était pour le sourire qui se mettait en place sur son visage. Tuuli écarquilla les yeux *C’est un fou ? Il pique une crise et il sourit ? Faut vraiment que je parte !*. Sous son pied roula alors un débris d’une cible qui fila à la rencontre de son socle en pierre. Le bruit, conséquence de ce choc, n’était pas en lui-même suffisamment fort pour attirer les foules mais l’écho qu’il produisit se répercuta dans le silence de l’espace qui s’étendait là. Deux yeux verts s’ouvrirent et se posèrent sur elle. Tuuli s’inclina d’un coup, tremblant de tout son corps.

- Je… Je suis désolée ! Je ne voulais pas vous déranger. J-Je vais vous laisser crier à la mor… vous entrainer maintenant ! O-Ou alors je peux appeler des secours si vous ne vous sentez pas bien, enfin si vous voulez, si vous avez besoin, si… si…

*Je ne peux plus partir maintenant ! Pitié qu’il ne se remette pas à crier !*. Toujours inclinée elle osa lever les yeux vers le visage souriant et pourtant si triste de son vis-à-vis.



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Maître Marchombre
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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Mer 12 Jan 2011 - 22:43

Boum, boum, boum, boum, boum, boum

*Boum ? Comment ça boum ?*

Oui c'est vrai ça, y'avais pas d'autres mots pour définir ça ? "Désolé, mais le créateur d'onomatopée est en pause, on fait s'qu'on peu" Aaaaah, fucking équipe de narration, y'a que moi qui fait un boulot convenable. Donc !

Arro se réveilla rapidement de sa méditation, à cause d'un... boum... peu discret, puis fixa l'endroit d'où venais le bruit. Apparemment, une jeune femme, qui s'était planquée derrière une cible, avait vu toute la scène. Il devait passer pour un fou à ses yeux, ou quelqu'un de foncièrement dangereux. Le marchombre soupira devant les excuses que la demoiselle lança. Elle souleva légèrement sa tête, Arro bailla. D'après ses vêtements c'était une domestique et actuellement elle devait se demander ce qui trottait encore dans la tête du jeune homme. Il se leva de toute sa taille et lança.

-C'est bon, tu peux te relever, tu sais regarder le sol comme ça, ce n'est pas bon pour ton dos et tu ne vas rien découvrir d'autre que des bouts de métal et de bois.

Le marchombre, ce grand bout en train, sourit tranquillement. Tandis que la domestique se relevait Arro put enfin voir à quoi ressemblait son interlocutrice. La demoiselle était plutôt pâle, d'un blanc assez laiteux, un visage assez triangulaire, un nez fin et des yeux légèrement brun. Encadrant ce tableau, une longue chevelure châtain. Puis il s'approcha rapidement d'elle et tendit sa main pour prendre celle de la domestique et la serrer joyeusement.

-Je me présente Arro Skil'Liches, Maitre marchombre à l'académie, peut être as-tu entendu quelque ragot sur moi. Et je suis désolé que tu ai dû assister à un tel spectacle.

Arro lâcha la main pour s'asseoir par terre, car de toute façon il n'avait que ça à faire et invita la demoiselle à l'imiter. Heureusement que l'herbe n'était pas mouillé, sinon je ne vous explique pas la réaction qu'aurait Kushumaï en voyant le pantalon terreux et bien dégueulasse.

-J'aimerais que tu ne parles pas de ce que tu as vu. La bataille a été dure pour tout le monde et chacun à ses petits soucis qu'il préfère cacher.

L'homme ouvris sa besace, qu'il porte toujours sur lui, sisi c'est possible, et en sortit deux bouts de viandes de siffleur séchés. Il en tendis un vers la demoiselle, parce que partagée ce n'est pas bien hein !

-Prend donc ! Et raconte moi un peu qui tu es !

Le jeune garçon sourit encore une dernière fois avant de croquer sauvagement dans la viande, goinfre qu'il était. Il tourna la tête vers un ciel de matinée brumeuse, pas trop bleu, mais pas trop gris et écouta en silence ce que Tuuli racontait.


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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Sam 15 Jan 2011 - 16:37

Il était vraiment très souriant et aimable. Très avenant. Etrange pour quelqu’un qui venait de piquer une crise. Peut-être voulait-il la rassurer mais alors qu’il prenait la main de Tuuli pour la serrer, elle s’attendait presque à ce qu’il l’attire vers lui et lui tranche la gorge tout psychopathe qu’il avait l’air d’être. Il n’en fut rien. Il ne fit que secouer lentement sa main de bas en haut en se présentant. La toute nouvelle domestique ne pipa mot et continua à le regarder d’un air mi-inquiet mi-effrayé. Allait-il rester aussi sympathique ou était-ce seulement une courte trêve dans sa folie ? Il devait être noble, même si Tuuli n’avait jamais entendu ce type de particule auparavant. Ce n’était pas comme si les titres avaient une importance particulière dans l’Académie (n’importe quelle classe sociale pouvait étudier ce qu’elle voulait sans distinction), mais, aux yeux de la jeune femme, être face à un noble pouvait s’avérer rassurant (bien que ce n’était pas parce qu’on était noble qu’on n’avait pas de mauvaises intentions…).

Marchombre avait-il dit ? Aurait-il été le maitre de son frère s’il n’était pas tombé du toit et ne lui avait pas donné sa place ? Le premier Marchombre qu’elle avait vu, et le seul, rodait sur les toits d’Al-Pol une des rares fois où ses parents les avaient amenés dans la grande cité avec son frère. C’était d’ailleurs à partir de ce moment là que celui-ci, qui n’avait alors que huit ans, avait commencé à rêver danser au-dessus des maisons de la même façon. Le sourire d’Arro Skil’Liches avait atteint ses yeux et si Tuuli n’avait pas eu si peur, elle se serait sans doute mise à sourire de la même façon que lui et à engager une conversation chaleureuse et amusante.

Il était retourné s’asseoir et, d’un geste de la main, montra à la domestique que sa compagnie dans l’herbe ne serait pas de refus. Elle hésitait un peu mais ne pouvait pas se permettre de partir comme ça, même si elle en mourrait d’envie. Après tout, il ne méritait pas qu’elle rejette son invitation en s’enfuyant de manière impolie. Et peut-être serait-il encore plus en colère si on ne faisait pas ce qu’il demandait et se mettrait à l’agresser. Lentement, donc, Tuuli marcha jusqu’aux côtés de l’homme et s’assit sur l’herbe, les jambes repliées sur le côté et le dos bien droit, crispé. Elle dû pousser sur ses mains un instant pour retirer un morceau de métal qui avait réussi à transpercer ses vêtements au niveau de son postérieur
*Arf, ça va laisser une marque ça !* avant de pouvoir enfin s’estimer confortablement installée. Il lui demanda de ne pas révéler ce qu’il avait montré de lui. Bon point pour lui. S’il avait bien remarqué que son comportement n’était pas normal c’était qu’il était conscient de l’inquiétude qu’il pouvait susciter. D’après ce qu’il disait c’était la bataille qui l’avait mis dans cet état.*Encore elle ? Fichue bataille ! Ils n’ont que ce mot là à la bouche en ce moment. Certes c’était il n’y a pas longtemps et c’était dur mais faudrait peut-être se bouger un peu et revenir sur terre là. La vie continue !*. Quelles pensées cruelles ! Mais quand on est ignorant, on ne se rend pas compte de la dureté de simples idées qui passent dans les méandres de nos esprits. Tant mieux s’il préférait taire ce qu’il avait vécu. Tuuli ne voulait pas savoir pourquoi, précisément, il souffrait. Non seulement ça ne la regardait pas (quoique ça, ça ne l’aurait pas stoppée de questionner cet homme) mais elle avait peu envie d’être confrontée à la souffrance des autres. Pouvait-elle l’atteindre ? Elle voulait profiter de son insouciance encore un peu. Avec la maturité, elle ne savait que trop bien que ces temps où rien ne nous atteint trop gravement s’en vont bien vite. Qu’il garde pour lui ce qui le faisait hurler et frapper et elle garderait pour elle ces cris et ces coups. Tuuli donna donc son accord de ne pas parler d’un hochement de la tête, sans le regarder.

De sa besace il sorti un trésor. Du siffleur séché. Pour le coup, Tuuli remonta son regard sur le visage du généreux qui, toujours souriant, lui en tendait une tranche.
*Depuis combien de temps il traine de la viande dans son sac lui ? Il ne doit pas être si mauvais pour partager de la si bonne viande avec une parfaite inconnue*. Elle attrapa le morceau, d’un demi-sourire forcé remercia l’homme, et tira sur la viande un peu élastique avec ses dents. Le siffleur était vraiment le meilleur animal du monde. Cru, cuit, séché, salé, poivré, en sauce, nature, il était toujours délicieux. Le meilleur ami de l’Homme en vérité. Jamais il ne le laisserait tomber ni le prendrait en traitre. Il était toujours exquis. Là encore le siffleur ne lui faisait pas faux-bon et, bien que si difficile à croquer parce que séché, une fois en bouche la tranche fondait doucement sur la langue, libérant tout son parfum. Tuuli déglutit et se décida à délier sa langue pour répondre à la question d’Arro (un hochement de tête ne pourrait suffire cette fois).

- Je m’appelle Tuuli Kilang. Je viens d’être engagée comme domestique dans cette Académie. Je n’ai pas grand-chose à raconter, si ce n’est que je viens d’un bourg pauvre en habitants et que je débute seulement ma carrière de chasseuse de poussières en tout genre. J’ai un peu de temps à gaspiller avant de me perdre dans l’aile est du bâtiment pour nettoyer, encore, donc je vagabondais un peu avant de venir ici. Et rassurez-vous je n’ai entendu aucun ragot vous concernant, vous pouvez dormir tranquille !

Sourire plus appuyé. Que devait-elle dire ? L’individu avait l’air calme mais il était si étrange ! Elle avait tenté une petite pointe d’humour, histoire de détendre l’atmosphère (enfin de se détendre elle surtout) mais ne savait plus quoi faire après ça. Manger l’avait apaisée cependant (le siffleur : que ne peut-il pas faire ?) et elle continua à savourer le met qu’elle tenait dans sa main encore un peu. Arro Skil’Liches n’avait rien dit durant toute sa tirade. Mis à part dévorer son morceau de viande, il n’avait même pas bougé.*Comment peut-il manger aussi vite ? Mais quel morfal ! Un tel repas, il faut savoir le déguster. C’est du siffleur ça Monsieur quand même !*. Le voyant si vorace, elle fit un rapprochement d’idées foireux entre viande, violence et ragot. Ses lèvres remuèrent toutes seules alors que Tuuli se redressait.

- Mais… Y a-t-il quelque chose vous concernant que je dois savoir ?

*Genre… Vous mangez les jeunes filles innocentes au petit-déjeuner après vous être ouvert l’appétit avec un peu de viande séchée ?



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Maître Marchombre
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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Mer 2 Mar 2011 - 16:03

Arro la regarda d'un air... étonné. Elle n'avait pas entendu de ragot sur lui ? De dire qu'un pitre se disant marchombre amusait sa galerie de spectateur de cabriole et de boutade. Et le plus étrange c'est que Tuuli lui demanda s'il y a un truc qu'elle devait savoir. Ses yeux avaient un peu peur, elle fixait sa bouche et le fait qu'il mangeait la viande voracement.

°En tant que narrateur, je tiens à préciser que bien qu'étant idiot parfois, le cerveaux d'Arro avait la capacité de faire une déduction alasherlock assez facilement. Bon ça ne tient pas du "miracle" mais c'est comme un tilt quoi...°

Donc, la tête d'Arro tilta et brilla d'un éclat semblable à une ampoule. Vu qu'il avait fait peur, en étant monstrueux tout à l'heure et le fait de manger si rapidement pouvais le faire passez pour quelqu'un qui avait quelque secret à cacher. Et donc ne pouvant pas rester dans le silence, car cela semblerait encore plus louche, le marchombre dit :

- Tout le monde à des secrets, mais ceux la n'ont pas à te faire peur, Ce qui m'est arrivé est dû à une colère, immense, plus que normal. J'ai un petit soucis que j'arrive à contrôler en temps normal.

Arro soupira, il allait devoir expliquer encore sa "maladie".

- C'est un état de berserker, je deviens plus agile, plus fort, mais je ne différencie pas amis d'ennemis. Mais c'est vraiment exceptionnel que cela arrive, je l'avais éradiqué. Méditation blablabla... Etc. ...

Le jeune marchombre soupira encore une fois.

-Mais va falloir que je retravaille sur ça, encore un peu. Mais il y a une chose qui me tracasse beaucoup. Tu n'as pas entendu parler d'un homme, faisant des pitreries, jouant de sa flute de pan et cabriolant avec ses airs enthousiastes.

Un sourire étreint le visage d'Arro, puis il ajouta :

-Alors, je te conseille d'aller nettoyer aux niveaux des portiques, on raconte qu'il apparait parfois là-bas.

Enfin il se tut. Le marchombre ferma sa besace renfermant sa précieuse flute, ses morceaux de siffleur et quelque bouquin intéressant.

°Oui oui, la besace du jeune homme est de même constitution que le sac de Marry Poppins, ou de ceux des personnages de meuporg... Enfin en gros on peut y mettre une épée, un bouclier, de la viande, une armure sans que tout cela ne dépasse !°


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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Dim 6 Mar 2011 - 21:54

Berserk ? Mais qu’est-ce que c’était que ça encore ? Non seulement l’Académie était susceptible d’être envahie d’individus peu recommandables mais en plus elle abritait des éléments incontrôlables et dangereux ? *Ne pas juger, c’est apparemment une maladie et il se soigne… C’est censé être rassurant ça non ?* Tuuli finissait par plaindre l’individu qui lui faisait face. Devoir s’efforcer à tout moment de combattre des pulsions pareilles ne devait pas être une partie de plaisir tous les jours. C’est le moins que l’on puisse dire.

La domestique avait beau se creuser la tête elle ne trouvait rien à dire. Arro s’était minimalement confié à elle sur les raisons, restée vagues et encore heureux (Tuuli ne tenait pas à savoir précisément ce qu’il avait vécu, si lui-même n’arrivait pas à le supporter, elle ne tiendrait pas non plus et elle n’était pas là pour ça) de sa crise de quelques instants plus tôt. Il apparaissait qu’elle avait eu de la chance qu’il se calme avant de la repérer. La carnivore avait fini son morceau de viande et s’essuyait les doigts sur le petit bout de tissu qu’elle gardait dans sa manche. Elle l’y glissa de nouveau en se promettant de le laver au plus vite.

Il était apparemment étonné voire vexé qu’elle n’ait jamais entendu parler de lui. Ce n’était pas comme si elle était arrivé un long moment auparavant pourtant, et puis les résidents de l’Académie, pour la majorité d’entre eux, était trop « abîmés » pour pouvoir s’amuser des joueurs de flûtes divers et avariés (les mains de la narratrice frétillaient littéralement d’impatience à l’idée d’écrire cette expression malheureuse). Oh bien sûr, elle avait joué avec une certaine itinérante bien connue, mais le succès musical dans l’Académie restait très limité. A vrai dire, que cela concerne des musiciens ou non, elle n’avait pas entendu de rumeurs à proprement parler sur qui que ce soit. Elle se satisfaisait des premières impressions qu’elle avait déjà bâti des quelques personnes qu’elle avait déjà rencontrées. Restait qu’il était bien étrange ce maître Marchombre joueur de flûte de pan. Non pas qu’il en déplaise à la jeune fille, mais il y avait de quoi attiser sa curiosité et questionner sérieusement le… eh bien justement « sérieux » du personnage. Tuuli leva donc un sourcil aristocratique.


- Seriez-vous un saltimbanque Sieur ?

Elle se reprit bien vite. Son habitude de qualification rapide des personnes avec qui elle conversait ne la quittait malheureusement pas.

- Enfin… Un joyeux musicien vagabond… Non… Ce que je voulais dire… N’est-il pas étrange pour un maître Marchombre d’espérer faire courir des rumeurs de, je vous prie de me passer le terme, pitre un peu trop gesticulant ?

L’homme n’avait pas l’air d’être du genre à s’énerver de son impertinence c’est pourquoi Tuuli se permit la question. De plus, qu’il soit maître Marchombre ou comique de service, il ne pourrait rien contre elle. Enfin il semblait calmé donc peu prompte à lui sauter à la gorge. Et puis, même s’il y avait aucune raison pour que ce soit le cas, elle se sentait vaguement vexée et agacée de la façon dont l’individu lui avait dit d’aller nettoyer les portiques. Comme si elle ne l’avait pas vu là-bas parce qu’elle ne faisait pas correctement son travail ! Ce n’était sans doute pas ce qu’il avait voulu entendre mais c’était ce qu’elle avait compris.

- Quoiqu’il en soit, je suis déjà passée trois fois au niveau des portiques pour retirer les divers débris qui s’y trouvaient rien que cette semaine et ne vous y ai jamais entendu. Peut-être devriez-vous afficher vos horaires de spectacles et je peux vous assurer qu’étant musicienne moi-même, j’y assisterai avec joie !

Tuuli habilla sa tirade d’un grand sourire. Déjà deux musiciens qu’elle rencontrait depuis son arrivée. Des musiciens de cœur et non d’éducation. L’atmosphère de cette Académie ne devait pas être si sombre qu’elle y paraissait jusque là. Elle était vraiment arrivée au mauvais moment. Non seulement avait-elle énormément de travail mais l’ambiance était de plus des plus déprimantes. Elle n’était peut-être pas réellement passer nettoyer les portiques trois fois cette semaine, mais pour sûr n’avait entendu de notes qu’une fois depuis son arrivée.

- Dire que je pensais que ne pas avoir entendu de ragot à votre sujet vous rassurerait ! Il n’en demeure pas moins qu’un peu de musique pourrait alléger l’humeur maussade qui règne en ce moment. Je me demande s’il ne faudrait pas regrouper les joueurs d’instruments résidant ici afin de remonter un peu le moral des troupes…

La domestique pensait à voix haute plus qu’elle ne parlait réellement. Tuuli se sentait l’envie de faire connaitre ses performances musicales, que ce soit pour s’en vanter ou simplement pour faire sa bonne action ou même juste pour ne plus voir des visages renfrognés et tristes toute la journée. C’était bien trop agaçant de voir tout le monde imposer sa déprime. Autant les forcer à se sortir de leur état stupidement désespéré. Elle attrapa le bras de celui qui venait de partager son repas avec elle en le regardant dans les yeux, décidée.

- C’est ça ! Il faut monter un groupe ! Il faut faire des affiches pour rameuter des possibles futurs membres, s’entrainer et enfin organiser un concert dont les générations futures se souviendront ! On n’aura jamais rien vu de tel dans tout Al-Poll !!! La gloire nous appartiendra !

Oui. Le côté je-vais-conquérir-le-monde se révélait nettement dans la musicalité de la domestique. Peut-être était-ce l’ennui, la vanité où simplement le fait qu’elle n’était pas encore complètement réveillée qui la poussaient à faire ce type de proposition, mais toute la motivation qu’elle avait perdue au cours de la semaine lui était revenue d’un coup. Elle en sautillerait presque sur place comme une gamine. A 19 ans, n’était-ce pas vaguement inapproprié ?

[Edition à volonté comme on dit, l’inspiration m’a manqué pour le coup…]



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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Sam 26 Mar 2011 - 19:04

Le jeune marchombre soupira. Saltimbanque, lui ? Namého c'est quoi cette fille qui osait l'insulter de la sorte ! Aller Héros, botte lui le train qu'elle comprenne ! *Nan* Nan ? Comment ça "nan" ? Saleté de personnage de pacotille ! Tu oses t'opposer à moi ! Le grand narrateur et maître de ta vie ! Tu le payeras cher je te le dis.

C'est donc après avoir déçu grandement l'immense et reconnu narrateur que je suis qu'Arro regarda la demoiselle d'un air exagérément noir.

-Moi ? Saltimbanque ? Aaaaarg ! Je ne joue pas pour l'argent, je joue pour le plaisir d'être écouté ! Et y'en a marre des préjugés et autres clichés. Parce qu'on est marchombre, on se doit d'être discret ? Est-ce que c'est parce qu'on mange des carottes qu'on est un lapin ? Un marchombre est libre et donc fait ce dont il a envie, quand il a envie et où il a envie.

Le jeune homme boudait, ou plutôt faisait semblant de bouder. Mais Tuuli continua une sorte de plaidoyer comme quoi elle ne l'avait jamais vu aux portiques et tout et tout.

-Et bien si tu ne m'as pas vu c'est que tu es sourde et aveugle, ou que tu ne viens pas au bon horaire... Ou tous simplement que tu n'y restes pas assez longtemps...

Arro ricana dans sa moustache qu'il n'avait pas. Après quelque milliseconde la jeune demoiselle se mit a pensé à haute voix... Et c'était lui le fou ? Bien sûr la réflexion continua et bien sûr comme un mathématicien aboutit à "1+2=3", Tuuli aboutit à : "La déprime de toute l'académie + La Musique qui met un baume au coeur + Le fait qu'il y a plusieurs personnes jouant d'un instrument = montons un groupe pour remonter le morale des gens !" Idée qui semblait sympathique, voir même génial... Mais dur a réalisé. Arro acquiesça sagement de la tête. Si ça se faisait il était partant.

-Bien, pourquoi pas. Il faut déjà trouver les membres, les investissements, car ça demande de l'argent de monter une compagnie. Et puis trouver le public ! Ce qui est le plus dur, bien évidemment. Après, vu que c'est ton idée tu peux bien gérer ça...

Le jeune marchombre pris un sourire mignon dans le genre "tuvatedémerdertouteseulmoijefaitjustedelamusique" et d'un coup, il se leva et lança :

-Mais d'abord, il faut rattraper ton inculture ! Tu n'as pas entendu ma musique, c'est un grand trou dans ta connaissance ! Ecoute cette musique qui bientôt sera connue de par le monde !


Arro sortit son instrument favoris. Avec une rapidité et une dextérité infinie, la flute fut portée à sa bouche et la musique commença.
Le soucis d'une flute de pan c'est qu'elle n'offrait pas de possibilité comme l'on pouvait avoir avec un Luth ou autre instrument à corde, mais si l'on maniait bien cet instrument, alors cela pouvait donner des superbes doublet de notes, des sons qui se liaient avec une perfection presque totale et tout cela vous rapprochait vraiment d'une vision d'un monde que le musicien avait en tête.
Actuellement, notre ami avait en image une fine cascade d'eau fraiche, tombant sur une petite étendue d'eau, entourée d'arbre, de bosquet, d'herbe fraiche. Une maison trônait là, au milieu d'un jardin de fleurs. On pouvait entendre de l'extérieur les rires et les paroles d'une famille. La fumée passait par la cheminée offrant l'odeur d'un rôti de siffleur cuit avec des oignons et des pommes de terres, le tous surmonté d'un brun d'huile parfumée.
Alors, la flute retranscrit cela, exactement tous en son. La cascade se transforma en une sorte de glouglou tranquille, le vent dans les arbres se fit entendre. La joie, les rires les cris de la famille. Tout ! Tout était dans cette musique calme et tranquille.
Puis la vision changea, on passa d'un paysage tranquille de verdure, a une ville, alors les sons se firent clinquant et le brouhaha fut de mise. C'est alors qu'au son de rire, de trompettes et de tambours, on remarqua qu'une fête siégeait non loin. L'air s'accéléra devint joyeux, riant et surtout très entrainant, car des troubadours jouaient et faisait danser les dames. La fête était là.
Et le corps d'Arro ne put s'empêcher de taper joyeusement du pied et de bouger en rythme.
Enfin après plusieurs minutes, l'image s'éloigna doucement et la flute se tut calmement, finissant comme un murmure, laissant derrière elle la joie qu'elle avait insuffler, mais avec le goût amer qu'est la fin.



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Arro Skil'Liches / Silind Frandrich / XDieu / Tarus Tal'Oursian / Lyuuna Sil'Celim

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MessageSujet: Re: Bat toi ! Bat toi et fuis ce monde [Inachevé]   Sam 9 Avr 2011 - 17:07

Avec un frisson la domestique inexpérimentée se demanda si le maître Marchombre était réellement en colère de ses paroles. Peut-être avait-elle été trop insolente. Il semblait vaguement vexé que la jeune femme ne l’ait jamais entendu. Mais ce n’était pas comme si elle avait régulièrement le temps de vagabonder entre les bâtiments à la recherche d’un son mélodique. Elle avait du travail, elle ! Elle n’eut pas le temps de lui rétorquer cette réplique pleine de bon sens que déjà répondait-il à sa proposition de création d’un groupe de musique soulevant LE problème auquel Tuuli n’avait pas songé : l’argent. D’autant plus que, comme il le notait si justement, elle serait « seule sur le coup ». Si elle ne doutait pas de trouver des membres, la monnaie restait trop insuffisante pour mettre ce projet présenté sur un élan de spontanéité et sans réflexion à exécution. L’idée resterait cependant inscrite dans son esprit comme une note sur une feuille volante à se rappeler sous des jours plus favorables.

Si Arro n’avait pas réellement été en colère, sa vexation le poussait désormais à jouer de l’instrument qu’il venait de sortir de sa poche. Plaçant l’objet sous ses lèvres, il commença à souffler et Tuuli se retrouva chez elle. Son frère à ses côtés, elle s’amusait de ses cascades tout en lui recommandant d’une voix sage de ne pas en faire trop. Un sourire se dessina sur les lèvres de la domestique alors que la jeune noble dansait dans un salon finement meublé sur les notes jouées par un jeune homme amusé à la vièle. Intriguant comme le vent de certains instruments peut rappeler le souvenir des cordes d’un autre. Elle ferma les yeux et se laissa porter par les ressentis d’un être qu’elle connaissait à peine. Quelle importance ! La joie de ce moment valait toutes les formalités du monde !

C’est avec un regret notable qu’Arro fit cesser son souffle dans les tubes de bois. La demoiselle ne l’avait pas regardé, perdue dans une nostalgie longtemps enfouie, mais il n’était apparemment pas resté immobile. Son souffle était court et lui-même paraissait sortir d’une rêverie. Les longues mains récemment abîmée de la travailleuse peu habituée à son nouveau labeur se mirent à applaudir la performance des plus agréables.


- Sieur, je dois avouer que votre jeu si léger m’a apporté une joie bien particulière passée que je retrouve avec plaisir.

Et puis, parce que si sa prétention était quelque chose dont elle n’avait pas conscience, celle des autres restait source d’un certain agacement l’empêchant de remarquer s’il s’agissait de premier ou deuxième degré :

- Prenez toutefois garde à ce que les rêveries que vous semblez vivre lors de vos performances, ne supplantent pas la technique que tout musicien se doit d’avoir. J’ai cru entendre quelques notes déplacées mais mon oreille est sans doute mal réveillée.

Mais oui, une jeune fille est très bien placée pour faire des commentaires à une personne qu’elle vient de rencontrer. Il n’empêche… maître de l’Académie, joueur d’instrument, enjoué, apparemment sympathique… Serait-il ? Non… Quoiqu’aucun autre professeur ne semble avoir la réputation de savoir jouer d’un quelconque instrument…

- Je me demande si… Veuillez pardonner mon indiscrétion mais seriez-vous le maître d’une certaine Ichel Calwin ? Maintenant que j’y pense j’ai la sensation d’avoir déjà entendu votre nom quelque part…



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Dura scopa sed scopa n'est-il pas ?

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