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 [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]

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Primat de Teylus et Maître d'Armes
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MessageSujet: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Mar 14 Sep 2010 - 22:26

Locktar ne pensait plus qu'à cela. Cette nuit-là n'était pas les autres. Il n'allait pas faire un simple tour de garde. Oh non, il n'allait pas simplement erré dans les couloirs. Ce soir, les résistants s'approchaient de l'académie. Le Chaos allait subir la même chose qu'ils avaient fait plusieurs jours auparavant. Le plan avait été répété plusieurs fois mais le guerrier était nerveux. Il ne pouvait s'empêcher à ce qui pouvait aller de travers. Les élèves se battraient-ils contre eux ou avec eux? Et les morts? Personne ne pouvait prétendre qu'aucun cadavre s'effondrerait sur le sol de l'académie. Le sang allait être versé, c'était inévitable. Une nouvelle soirée d'horreur allait venir. Locktar ne voulait pas revivre cela mais c'était obligatoire. Pour libérer l'académie, il fallait passer par là. D'un pas lourd, le garde se dirigea vers la cour de l'académie. Il s'était arrangé pour envoyer Kylian patrouiller loin de lui et loin de la lourde porte d'entrée.

En marchant, il repensa à Edel. Il ne l'avait pas prévenu même s'il en avait eu vraiment envie. A la confrérie, ils avaient été clair: personne ne devait savoir ce qui allait se passer cette nuit-là. Non, il ne pensait pas qu'Edel était partisante du Chaos mais dans l'académie, les murs avaient des oreilles. Locktar ne pouvait être sûr que les mercenaires ne l'entendraient pas discuter avec Edel. La première gardienne était certainement surveillé par les fils du Chaos. Il ne fallait donc pas dire un mot en rapport avec cette nuit de cauchemar qui allait débuter. Edel n'avait pas été prévenue et Locktar le regrettait vraiment. En tout cas, dès qu'il aurait ouvert la porte et laisser passer les résistants, il irait parler avec celle qu'il aimait. Il ne fallait pas qu'elle croit à une intrusion d'ennemi. Il fallait qu'elle affronte les mercenaires à leur côté.

Il était arrivé devant la grande porte de bois massif. Le silence était total. Même la respiration du guerrier était silencieuse. Pendant quelques minutes, il regarda autour de lui pour s'assurer que la voie était libre. Doucement, il ouvrit la porte de l'académie. C'était désormais le destin qui allait choisir qui allait vivre et qui allait mourir. La Mort allait être satisfaite, cette nuit allait lui apporter son lot d'offrandes. Locktar s'écarta laissant ainsi passer les résistants.


(veuillez laisser l'un des résistants poster après ce post, c'est évident ^^)


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 25 Sep 2010 - 17:42

Enfin le grand jour. Ciléa l’avait attendu. Et enfin ils était là . Elle sourit.L’ambiance avait été tendue dans la grotte alors qu’ils mettaient au point les derniers détails du plan d’attaque, qu’ils se demandaient une unième fois comment ils différencieraient les académiciens des mercenaires pendant les premières minutes. Pour l’instant, même à quelques pas de la porte d’entrée, la résistante se sentait bien loin de ce genre de problème , la seule chose qui importait maintenant c’était de rentrer chez elle.

Ils n’avaient pas eu trop de mal à se glisser dans les rues d’Al poll sans se faire repérer. Enfin pour l’instant, personne n’avait sembler les montrer du doigts d’une manière caractéristique…Leur maigre groupe s’était subdiviser en plusieurs partie pour passer innaperçu et enfin se retrouver tous à la porte de l’académie.

La porte d’entrée n’attendait qu’eux pour être franchis, s’engouffrer dans ce qui pourrait bien être le plus gros piège de l’histoire de l’acacadémie. Ciléa n’avait pas peur comme lors de l’invasion par les mercenaires. Elle avait la certitude fébrile que derière les linteaux, Maya l’attendait, et la naîveté ou confiance aveugle de croire qu’il ne pourrait rien lui arriver de trop grâve temps qu’elle se trouvait à proximité.

Doucement , les énorme panneaux de bois s’ouvrirent, laissant une vue profondes sur l’ombre du couloir. Les quelques torches qui éclairaient le Hall, jetaient leur flamme inquiétante sur les dalles. Sensation de déjà vu mélé à l’épais danger qui regnait dans l’école. L’envie d’entrer, s’engluer dans le guet apens qui les attendait surement, mais entrer. Dans le domaine de leurs années commune. Le point qui liait les résistant. Ciléa se déroba, laissant passer à regret les combattants devant elle. A regret? Peut-être pas finalement. C’était devant que la mort prenait ses premières victime. Chez les roturiers, principalement. Les dessinateurs étaient à l’arrière. Les nobles étaient à l’arrière. La part de destin qui déciderait d’éteindre certaine vie semblait largement influencée.

Elle reconnu enfin Locktar. Rassurant, pour l’instant il était à l’heure et c’était bien lui, qui semblait fidèle à la resistance, non un inconnu qui leur avait ouvert les porte. Enfin, elle foula les dalles de son histoire, de trois ans de sa mémoire. Elle sentit la pierre se substituait à la terre battu. Elle sourit largement. Les quelques sourires de ciléa était habituellement faible ou sarcastique. Mais pourtant, à l’instant ou elle entra dans l’académie ces traits se contractèrent pour moins d’une seconde. Formant la joie entre ses deux joue. Puis se souvenant de son rôle, de ce qu’il étaient sensé faire , elle repris une mine sérieuse et attentive. Ne pouvant pas s’empécher de reconnaitre les tapisserie qui hornait le Hall, tentant de distinguait ce qui avait changé.

Un bruit, soudain arreta les respirations . Déjà. Quelque chose qui bougeait, quelqu’un qui marchait surement. Plusieurs personnes? Dans un couloir adjacent.ou exactement? Chacun se tenait immobile, ne sachant pas à quoi s’en tenir. Figés dans l’attente d’un avenir incertain. Le tintement d’une arme sur du métal d’un des résistant lui attira tout les regards. Ainsi, l’estomac soudainement serré par l’angoisse qui étreignait la foule. la dessinatrice, condamnée à l’attente comme les autres , s’attendait à voir sortir de dérrière le mur, un de ses monstres qui hantait ses cauchemards d’y hier.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Ven 1 Oct 2010 - 15:59

Edel marchait à grand pas, six de ses lieutenants sur les talons.
Les visages fermés, tous étaient muets, les nouvelles de ce soir n’étaient pas vraiment bonnes ce qui contrariait fortement la première gardienne.

Aucun de ses hommes ne disaient mots, ils la suivaient sans oser produire un seul son et ils avaient bien raison.
La nervosité s’était quelque peu emparée d’eux. Ce qui devait être une soirée comme une autre était en train de basculer vers quelque chose qui semblait n’avoir rien de bon.
Personne n’aimait contrarier la première gardienne, or pour cette foi, ils étaient au moins à cent lieux de lui avoir apporté de réjouissantes nouvelles.
Pas de récompense cette semaine, pas de remercîment, pas de geste de bonne volonté, pas de fierté dans son regard, de satisfaction, rien de tout cela, si ce n'est que du vide, de la froideur.

Aucun d’entre eux n’osaient même la regarder ; sûrement par peur d’être tué seulement par un de ses regards noir, dur et fermé qui s’étaient emparé de ces yeux saphir, quand leur rapport était arrivé sur son bureau. Ce regard pourtant si souvent aimable, presque brillant ou bien neutre, exempte de tout jugement. Un regard qui s'était métamorphosé à présent, et qui leur avait donné raison à tous, quand à leur absence de tout désire de mise à l'épreuve de leur supérieure.
La première gardienne était de ces personnes qu'on ne testait pas, sous peine du regret éternel de n'y avoir, ne serais-ce qu'y songé.

Ils l'avaient tous vu dès le premier jour et c'était à cette seule raison qu'ils n'avaient jamais osé la défier, elle à l'apparence de ces grandes dames incultes des sciences de la guerre, dépourvu de toute compréhension quand aux codes guerriers et au prix de l'honneur, ces dames dont la vision même d'une arme leur faisait chavirer le coeur.
C'est à ces dames là, que la dame Cil'Melope faisait penser, sa corpulence peu imposante, ses traits fins et ses manières accentuant ce jugement de premier regard.
Il n'y aurait pas eut cette sorte d'aura tout autour d'elle qui manifestait tout autre chose, qu'elle en aurait bien été une. Il n'y aurait pas eu cette arme semblable à ceux des Frontaliers accroché à son dos, cette arme qui ne semblait jamais quitter son fourreau uniquement que pour quelques broutilles ou être vu; elle aurait été de ces femmes incapables.
Et puis surtout, il n'y aurait pas eu son regard au bleu si étrange, qu'elle aurait été de cette même sorte. Un regard océan où semblait inscrit tous ses combats, comme d'autres guerriers qui eux les auraient laissé inscrit dans leur chair à jamais. Il n'y aurait pas eu enfin ce bras qu'elle disait blessé au combat et tenait toujours contre elle, à l'abris de tous regards, qu'elle aurait été quelconque, sans honneur et dénué de toute légitimité à ce poste de première gardienne.
Mais tout cela elle les avait et bien plus encore. Tant de raisons faisant que l'on aimait guère la décevoir ou la déplaire. Tant de raisons faisant que l'on évitait par maintes détours, de faire parler ses yeux et être à l'origine du regard noir qu'elle avait en ce moment même; un regard à vous glacer le sang.
On disait souvent que les éléments les plus calmes dans une troupe, étaient précisément ceux qu'il ne fallait pas pousser à bout en temps de paix. Et le calme, la dame Cil'Melope semblait en être toute constituée.

Ajouter a toutes ces histoires entre soldats, sur l'arrivé assez particulière et inattendue, d'une seconde femme à leur tête, sa présente démarche décidée et le bruit de ses pas qui résonnaient presque impérieusement contre les parois des couloirs. La vision de cette dame au parfait maintien, suivit de prêt par les meilleurs éléments de la garde, inspirait une fierté encore jamais connu dans la garde de l'Académie de Merwyn, jusque là toujours relégué au second plan.

Les meilleurs éléments de la garde… ils n’avaient pas tous répondu à l’appel, ce qui avait eu le don d’accroître le mécontentement et l’inquiétude d’Edel. Plusieurs n’étaient pas venu, dont Locktar.
La jeune femme bifurqua dans un couloir sur sa droite, le mouvement faisant virevolter sa cape.
Elle n’avait jamais eu à réunir tous ses auxiliaires à la foi, mais cette mesure était plus que nécessaire. Elle n’était pas tranquille, aucun de ses hommes ne l’étaient et pour cause. Des mouvements près du mur avait été signalé plus tôt dans la journée. Mais aucun de ses hommes n’avait été capable de dire quoi que ce soit sur ces « mouvements ». Etait-ce des animaux ? Des intrus ? Des marchands égarés ? Des élèves en excursion ? Rien du tout, aucune hypothèse, même pas la plus débile qui soit, généralement première pourtant dans ce genre d'indécision.
La colère s’était emparée d’elle devant tant d’obscurantisme et surtout d’inaptitude. Et comble absolu, durant la réunion où ses hommes lui partageaient leur inquiétude, une missive urgente de l’une des ailes du domaine étaient venu les interrompre.
Il y avait eu intrusion.
Pourvu cela dit, qu'il n'y avait pas encore eu mort d'homme.

Serrant les dents, Edel leva son bras droit sur le côté et deux de ses hommes se détachèrent du groupe en marche, pour emprunter sans un mot la direction indiquée. Ils savaient ce qu’ils avaient à faire avec leurs propres hommes : prévenir Jehan en premier lieu, puis les professeurs qui s’occuperaient eux des élèves, les mettre en sécurité. Et tout cela dans le plus totale et grand silence.

Par soucis de discrétion, Edel n’avait pas donné l’ordre de sonner l’alerte et même avait fait parvenir jusqu’aux murs l’ordre d’extinction des lumières à l’intérieur de l’enceinte uniquement.
L’intrusion se faisait en toute discrétion, dans le silence le plus complet, tout un groupe selon le rapport des gardes les plus proche même. C’était certainement qu’ils comptaient sur l’effet de surprise et qu’ils n’attendaient donc pas de résistance immédiate. Elle ne voulait pas faciliter leur progression, d’où la nécessité d’extinction des feux, mais elle ne voulait pas non plus attirer leur attention en les faisant comprendre qu’on les attendait. Elle avait fait donc demeurer tous les feux du mur uniquement, comme de coutume.
Mais malgré ses mesures, ils avaient progressé assez vite, et ils étaient bien rare ceux capable de se déplacer dans le noir. Ce qui avait donné pour conclusion une chose: marchombres ou bien mercenaires étaient du camps ennemi. Le premier étant bien peu probable, le second n’était vraiment pas réjouissant. Absence totale de raïs cependant, le déplacement était bien trop silencieux.

Merwyn avait donc les même ennemis que sa famille à elle et n’était pas en reste quand à l’acharnement dont ils pouvaient faire preuve dans leurs éternelles agressions. Ce n’était pas pour elle en tout cas qu’ils étaient là, Meryndre était absent, il ne faisait pas dans la discrétion ; elle l’aurait sut depuis bien longtemps si il avait décidé de prendre l’académie pour pouvoir la dénicher.

Mais enfin, les tours de gardes avaient été quand même doublé à certains endroits, avant la tombé de la nuit et ils devaient en ce moment même recevoir leurs nouvelles instructions.

Il fallait maintenant rejoindre ses hommes déjà postés prêts d'une des nombreuses portes de substitution, dont seule la garde avait connaissance des emplacements.

Tout semblait se passer pour le mieux, pour l’heure tous semblaient respecter à merveille la consigne du silence absolu. Un peu comme le calme avant la tempête...

Amir lui souffla à l’oreille que la porte où ils se dirigeaient se situait bien après la principale devant laquelle ils allaient bientôt passer et également que tous étaient presque en place sur les murs.

Ils débouchèrent enfin sur le hall d’entrer et tous s’immobilisèrent immédiatement.
Se tenaient là, deux personnes qui en cachaient d’autres, se pressant presque derrière eux.
La stupéfaction étreignit tous les cœurs, gardes comme intrus, les uns surprenant les autres, les autres surpris de voir les uns.
Mais la claque fut plus grande encore pour Edel, qui ne s’était absolument pas attendu à un culot démesuré de la part de l’ennemi, qui entrait par la grande porte!
Mais surtout… Locktar se tenait là, tenant la porte grande ouverte.

Ou alors essayait-il de la garder fermé ? Non c’était idiot il ne semblait absolument pas dans l’intention de la fermer. Son sens de l’observation semblaient fortement altéré par… par certaines émotions. Elle ne pouvait pas nier l’évidence, elle aurait bien le temps de s’en remettre, de s’interroger plus tard, voir ce qu’elle avait omit de voir.
En un instant, son cœur sembla cependant, se retourner complètement. Voilà pourquoi il n’avait pas répondu à l’appel… il n’était pas à son poste ! Mais pourquoi avait-il… qu’est-ce que…

Le regard de la première gardienne, alla de la jeune fille armée qui venait d'entrer au guerrier, du guerrier à la jeune fille; tous étaient immobile, le temps semblaient s’être arrêté. On s'observait mutuellement, aussi surpris les uns que les autres.
Puis le regard turquin de la femme, se durcit à nouveau, faisant disparaitre d’un seul trait l’émotion qui avait brillé un instant dans ses yeux.

Les camps étaient maintenant définis.

Sa lame chuinta mélodiquement dans l’air, déjà avide de mordre la chair et d’ainsi honorer ce pourquoi elle été née des flammes. Impétueuse, elle capta aisément la lumières des flambeaux qui semblèrent s'agiter devant la froideur meurtrière de sa lame, en même temps que l'attention de ceux qui voulait bien lui accorder toute attention.
Certain de ses hommes firent un pas en arrière à ce geste, surpris de voir ainsi jaillir ce qu'ils ne pensaient jamais entrevoir un jour, mais surtout confondu par la rapidité du mouvement.
La première gardienne, habituellement presque excessivement modérée quand à l'utilisation d'une quelconque arme, venait de dégainer son arme, sans hésitation aucune! Le ton de l'opération venait de sensiblement changer en une fraction de seconde seulement. Ils comprirent en ce geste, que cette nuit serait rouge.
Tous dégainèrent leurs armes.

Fermant alors les yeux en portant l’extrémité de la garde à son menton, Edel parut soudain si paisible, que même Amir sur sa droite sembla soudain dubitatif.
Locktar, lui, sembla comprendre immédiatement ce qui allait suivre. C’était le seul dans cette vaste salle, qui s’était déjà battu à ses côtés. Il connaissait ses signatures, du moins certaines... les plus importantes.


_Continuez votre route Amir. Je vous délègue le commandement de la garde annexe. Nous vous attendrons ici. - dit-elle d’une voix calme comme jamais, alors qu’elle vidait son esprit, les yeux toujours clos. Elle senti l’hésitation de son lieutenant, mais celui-ci s’exécuta pourtant sans broncher. – Messieurs – poursuivit-elle presque dans un murmure, à l’adresse des deux soldats qui restaient prêt d'elle à présent – Il est venue le temps d'honorer votre allégeance au plus grand dessinateur de nos terres. Que la Victoire vous accompagne. Quelque soit la fin. - silence. Puis plus sombrement - Je me charge de Guidjek.

Rouvrant les yeux, son regard bleu alla se plonger sans brèche, dans celui du guerrier prêt de la porte.
Ce soir elle allait sans doute entreprendre le combat le plus difficile de sa vie, mais ça, personne dans ce hall ne le savait.
Il n’y avait rien de pire que de combattre quelqu’un qu’on aimait même plus que sa propre personne. Il n’y avait rien de pire que de percer son propre cœur.

D’une voix ferme, sans hésitations, elle ne lui adressa que deux phrase
s :

_Eloigne toi de cette porte Locktar. Je ne te le demanderais qu’une seule foi.
[i]


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 9 Oct 2010 - 17:11

C’était le jour, donc, comme le dirait la chanson anachronique.
Enfin plutôt la nuit, au désespoir du jeune garçon. Il venait à peine d’apprendre comment tenir une épée correctement et survivre dans un milieu infesté d’ennemis hostiles et puants : et on attendait de lui qu’il se batte dans un milieu infesté d’ennemis hostiles et puants DANS LE NOIR ?! Nan mais ils étaient malaades, suicidaires ! Franchement, à quoi ça avançait tout le monde s’aller se taper sur la tête en pleine nuit ? Bon d’accord, il y avait l’aspect dramatique de l’éclat de la lune sous les haillons d’argent de la plaine et du témoignage des étoiles que le ciel servait de linceul aux morts et tout et tout… Mais concrètement, ça les avançait à quoi ?

Les mercenaires finiraient forcément par se rendre compte de leur présence – et puis c’était quand même le but, ils étaient venus pour se battre CONTRE les mercenaires, pas pour faire un tour de l’Académie sans être repérés. Et se battre la nuit en plus, c’était pas pratique pour repérer qui était méchant et qui était bisounours… Non seulement il allait y avoir des morts, mais en plus il y aurait des morts stupides. Et c’était triste, ça. Alors que si tout le monde avait joyeusement attendu qu’il fasse jour pour aller délivrer l’Académie, ça aurait fait moins de morts, et moins d’ulcères pour le pauvre petit Lupus.
Le dit-pauvre petit Lupus donc, trottinait à la suite des autres, en direction de l’Académie. Vêtu d’habits couleurs sombre (Tifen lui avait dit que c’était pas pour avoir la classe, mais pour ne pas se faire repérer, et il la croyait sur parole), Einar avait également insisté pour se mettre des peintures de guerre sur le visage (et ça, d’après Tifen toujours, c’était pas pour ne pas se faire repérer, mais pour avoir la classe). Il avait donc des bandes et des courbes de couleur sur tout le visage, et d’après les autres, ça ressemblait à un Loup. Au moins, à défaut d’être vraiment féroce, il aurait l’air féroce. C’était déjà pas mal.
Arrivés à la porte, Einar n’arrivait plus à bien suivre l’avancée des opérations. Pourquoi ? Parce qu’il était le dernier, qu’ils étaient tous devant lui et qu’il ne voyait rien de ce qui se passait en amont. Anxieux et la main accrochée à la garde de son épée, Einar tendait l’oreille ; entrés dans la cour de la fontaine, il entendait la moitié des paroles prononcées par Locktar, mais ça lui suffisait pour comprendre l’essentiel : ils n’étaient pas encore repérés.

Ou si ? Une grognasse s’était amenée, de ce qu’il arrivait à apercevoir dans la pénombre de la cour intérieure, et en plus c’était une grognasse accompagnée de plein d’autres grognasses en armure. Et elle leur voulait pas du bien, vu le ton qu’elle employait et ses compagnons qui se raidissaient devant lui… C’était une Mercenaire ?
Il ne pouvait même pas quêter l’aide de Tifen, qui avait les yeux fixés devant elle et dont il ne pouvait apercevoir que la tresse dans son dos qui se mouvait au gré du vent inexistant. Misère de misèreuh… Il allait devoir faire son boulet, non ? Parce que plus personne ne parlait et personne ne voulait débloquer la situation qui allait dégénérer en massacre stupide et inutile..
Couinement de souris ? Non, surfait. Crier au loup ? … risqué, en tant que Lupus sa fourrure était en danger de mort.
Jouant des coudes pour tenter de trouver le premier rang, le jeune homme qui avait grâce à l’anxiété retrouvé un peu de stature, à défaut de charisme, s’avança les mains écartées du corps, dans une tentative désespérée qui se terminerait en carnage si échec :

- Vous vous trompez, dame Cil’ Melope… On est les gentils, nous, c’est le Chaos les méchants !

Même s’il avait eu l’air de crier ces mots, Einar n’avait qu’un filet de voix qui passait par sa gorge nouée et personne n’aurait pu être réveillé par le raffut qu’il n’avait pas fait. Sans oser avancer plus, le jeune Lupus regarda ses compagnons, en quête d’un signe approbateur et continua :

- Il faut que vous nous aidiez, nous sommes venus pour sauver l’Académie…

Et là, il espérait qu’elle n’était pas une Mercenaire. Quelques secondes de silence, et le fait qu’ils soient toujours vivants semblaient prouver que ce n’était pas le cas. Il ne restait plus qu’à ce que tout le monde comprenne tout le monde, et que tout le monde s’entraide. Les fenêtres qui s’allumaient aux étages supérieurs ne lui disaient rien de bon, il avait peur qu’à force de perdre du temps dans cette cour, ils finiraient par être repérés avant d’avoir pu avancer suffisamment.




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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Jeu 14 Oct 2010 - 11:33

La garde avait surgit de l'ombre. Edel en tête et le coeur de Locktar avait faillit chavirer. Dans aucun de ses scénarios, il n'avait imaginé qu'Edel et les gardes de l'académie seraient présents si tôt pour stopper l'avancée des résistants. Il s'était toujours imaginé courant vers les appartements d'Edel pour la prévenir de tout ce qui se passait et de lui expliquer qui contrôlait véritablement l'académie. Pourtant, elle était déjà là, trouvant Locktar en train d'aider des personnes de l'extérieur à s'introduire en pleine nuit dans l'édifice qu'elle protégeait. Forcément qu'elle allait le prendre pour un ennemi qui avait joué avec son coeur pour s'attirer ses faveurs. Tout le contraire de la réalité en gros. Mais quel idiot il était! Pourquoi avait-il caché à celle qu'il aimait ce qui allait se dérouler dans l'académie? Ca aurait évité ce problème.

Edel le fixa, l'arme au poing. Locktar ne bougea pas, ne broncha pas. Sa lame était toujours dans son dos. Il ne la prendrait pas. Jamais il n'oserait se montrer avec l'arme dans le creux du poing devant celle qu'il chérissait. Einar tenta d'expliquer à la première gardienne ce qui se passait véritablement. Effort parfaitement inutile. Avec les peintures de guerre qu'il avait sur le visage, il ressemblait à tout sauf à un ami. D'ailleurs, pourquoi il s'était peinturluré la face, cet imbécile? On dirait un enfant qui jouait! Ce qui allait se passer cette nuit était tout sauf un jeu. Pourquoi on ne lui avait pas demandé de renoncer à son projet idiot?

- Einar, laisse. Je m'occupe de la prévenir. C'est de ma faute si elle est là avec tous les gardes.

Il détourna le regard du Mini-Rambo jeune homme, ne cherchant même pas à savoir s'il s'éloignait, pour regarder Edel dans les yeux.

- Je ne suis pas un ennemi. Crois-moi Edel. Les personnes que j'ai aidé sont des amis. Ils viennent libérés l'académie. Ceux qui dirigent l'établissement ne sont pas ceux qu'ont crois. Le Chaos est présent partout. Certains élèves sont au courant depuis longtemps. Moi, je ne le sais que depuis quelques jours seulement. J'aurais du te prévenir mais on avait mis un plan en place et j'avais peur que notre conversation soit surprise par des oreilles indiscrètes. Je te demande de me croire Edel. Je sais que les apparences sont contre moi mais elles sont trompeuses. Je ne t'ai pas mentit. Je suis bien celui que j'ai montré depuis qu'on se connait.

Le regard de la jeune femme avait changé mais elle ne semblait pas totalement pas convaincu.

- Jamais je n'aiderais le Chaos et ses fils, tu le sais. Ils m'ont enlevé mon frère. Je les combats comme toi. Avant qu'on m'ouvre les yeux, je croyais moi aussi que l'académie était sûre mais c'est faux. Des prisonniers sont enfermés dans les cachots et des mercenaires ont infiltrés de nombreux postes de l'académie. Je suis sûr que certains des gardes sont du côté du Chaos. Crois-moi Edel, je t'en supplie.

Il ne pouvait rien faire de plus pour la convaincre. S'il s'approchait pour chercher à l'embrasser, il risquait de se prendre un coup de lame au milieu du ventre. De plus, c'était pas vraiment le bon moment pour embrasser l'élue de son coeur. Pourvu qu'elle le croit. Pourvu qu'elle se range du bon côté.

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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 30 Oct 2010 - 1:53

Tout n’était que vide dans son esprit, une part d’elle-même avait quitté la terre ferme pour se réfugier en sûreté dans les hauteurs de son âme. Ses yeux s’étaient à nouveau fermés presque d’eux même, sous la concentration que son esprit exigeait pour opérer la scission ; tandis ce que Locktar débitait des paroles sans plus aucun sens pour elle.

Des mercenaires… toujours et encore des mercenaires... ils étaient partout, dans les villes, dans certains bois, chez elle… dans la demeure de Merwyn lui même, ils pullulaient en tout endroit, comme les raïs jadis, semant mort et désespoir là où ils passaient.
Une pensé alla pour ses frères et tous les siens, ils avaient quitté le front commun, pour faire chacun face à leurs propres combats. Ils avaient quitté une bataille pour en affronter d’autres…

D’autres affrontements, mais les mêmes ennemies … qui n’étaient pas les plus faibles parmi les opposants de la Maison. L’utilisation du Dessin n’était pas une possibilité à écarter ce soir… une larme glissa d’avance sur sa joue détendue, alors qu’un mouvement fluide de son poignet faisait pivoter sa lame, emmenant sa pointe devant ses pieds.

Personne ici ne le savait, mais chez elle ce mouvement voulait dire beaucoup lors des duels. Il signifiait que la parole de l’adversaire avait été entendue. Et prendre le temps de marquer cela, était une marque de haute estime autrefois pratiqué couramment par les siens.
Rare était l’utilisation de ce mouvement aujourd’hui cela dit, on la nommait « La Sixième Parade. »
Le combat engagé, chaque mouvement a son importance pour le duelliste, chaque tournure peu couter cher par la suite. L’énergie et le temps perdus étaient tous deux irrécupérable, qu’ils soient gâchés en masse ou en pauvre quantité, c’était des différences qui pouvaient décider de l’issue de l’affrontement.

Les siens ne perdaient presque jamais leur temps en cérémonie dans les duels à mort, leur éducation au combat étant basé sur la rapidité à l’offrir.
Seuls subsistaient les signatures de début, de pauses et de fin de d’affrontement. La mort n’était pas un jeu, nul souffrance nécessaire, nul besoin de s’attarder en torture puisque la fin serait la même.
Seuls père et ses frères à lui signaient encore certaines parades presque oubliées comme celle-ci. Léopold et Audric accordaient également une grande importance à ces signatures dans leurs styles de combat. C’était également par cela que l’on pouvait distinguer les descendants directs des descendants que l’on pouvait dire « fragmentés ».

Mais tout cela, Locktar ne le saurait jamais. Il ne ferait que relever le mouvement inutile de sa lame et cela ne soulèverait en lui qu’une faible interrogation, lui qui savait le mieux, que les mouvements sans importance n’existaient pas dans sa façon de combattre. Ou alors ne savait-il rien de cela également ? Son but n’était pas vraiment de l’observer, même si il aurait put le faire inconsciemment. En ce cas, il ne se douterait certainement de rien.
Quelle importance ? C’était pour la famille qu’on se battait ainsi chez elle, pour les ancêtres, en leur mémoire et eux ils voyaient tous. Les rendre hommage à chaque affrontement, voilà l’utilité de ces mesures officielles.

Le silence était revenu, bien qu’un de ses hommes sembla vouloir broncher à sa droite. Edel rangea cette information dans un coin de son esprit, alors que la pointe de sa lame grinçait bruyamment sur le sol, en un arc de cercle parfait.
L’enfant au visage peinturé ne parlait plus, Locktar n’avait pas sorti son arme.
Croyait-il réellement pouvoir vivre en gardant sa lame au fourreau ?
L’indignation aurait été grande chez elle, aux yeux des siens. Un dialogue de respect engagé, mais sans répondant en face… c’était la pire réponse qui soit, l’autre ne jugeait même pas utile de répondre.

Mais Edel n’était pas chez elle et ayant toutefois quelques connaissances sur le personnage qu’était Locktar, qu’il ne dégaine pas était fort étonnant. Un fait qui la troubla profondément, si ce n’était pas d’avantage.

Et si il avait raison après tout ? Edel ouvrit les yeux, et regretta immédiatement de l’avoir fait. Elle était perdue. Jamais elle ne gagnerait ce duel, même l’esprit vide, elle ne pouvait poser sur lui qu’un regard amoureux… elle ne pouvait que l’aimer, même pas le haïr juste un peu, cette phrase tournant en boucle dans sa tête « et si il disait vrai ? » avec l’espoir fou et absurde que cela soit le cas.

Une autre larme s’échappa de ses yeux humides. Elle allait mourir ce soir. Là, dans ce hall. Il n’y aurait pas d’autres issus pour elle, le cœur et les yeux aveuglés par cette partialité, le dénouement ne pouvait être autre. Elle était perdue…

_Avance donc si tu veux parlementer.

Elle fut surprise elle-même de pouvoir encore parler avec autant de froideur. Elle ne se serrait jamais cru capable de produire encore cet effet, en l’état présent.

Locktar fit un pas vers elle, le chuintement d’une lame empli le hall, sur sa droite, suivit de prêt par un autre, beaucoup plus clair et court.
La main d’Edel trembla un instant, et ce pour la toute première foi, sur la garde de son sabre souillé par le sang.
Le garde sur sa droite s’effondra sans vie sur le sol, l’arme qu’il allait projeter sur Locktar glissant de son poing à peine armé.

Le trouble redoubla dans l’esprit de la jeune femme, l’exécution s’était faite sans réflexion aucune, presque naturellement. Le regard perdu elle observa le garde à terre, puis Locktar qui s’était immobilisé. Elle n’avait qu’à peine perçue le mouvement du garde… la suite était allée d’elle-même, comme logique mais surtout imparable.
Sa lame quitta sèchement le corps inerte. Elle venait de tuer un innocent pour sauver… ou alors…
Non ! Ses yeux revinrent sur le cadavre. Qui était innocent ? Qui était coupable ? Etait-ce Locktar ou bien lui par terre ? Que devait-elle faire ? Qu’avait-elle fait ? Elle ne savait plus. Locktar allait s’en rendre compte… il allait voir son trouble, la faiblesse dans son regard… se servir de ça contre elle.

Elle ne pourrait rien faire… il était une part d’elle-même, et elle une part de lui. Elle était lui, même si par miracle elle parvenait à le supprimer, elle n’y survivrait pas elle-même… il était son cœur, et peu de gens savaient vivre sans celui-ci.

Ou alors…
Elle avait peut-être sa chance… celle de démêler le faux du vrai enfin. Locktar avait sa chance ?

_Quel est la dernière chose que j’ai dite Térende?fit-elle d’une voix implacable à l’adresse de l’autre garde, sans même le regarder.

Tremblant presque de tous ses membres devant ce revirement de situation, le garde mit un temps indéfinis à répondre avec difficulté :

_Je me charge de Guidjek ?
_Bien… que crois-tu donc alors… qu’il n’ait pas comprit dans cette phrase celui là ?

La jeune femme se tourna vers le garde qui ne dit mot alors que son regard le sondait. Elle voulait que Locktar ai raison et c’était bien là le problème. Mais l’un de ses hommes avait agit sans ordre aucun de sa part. Un signe de faiblesse encore jamais observé jusque là. Mais celui là, devant elle, ne savait rien.

Pourtant il s’effondra soudain lui aussi et tout prit alors un tout autre rythme. Le corps sans vie du jeune garde s’écroula dans ses bras, dévoilant l’extrémité du couloir qu’il cachait sans réel intension jusque là. Amir se tenait là, plusieurs autres hommes sur ses talons, les yeux écarquillés par autant de surprise que les siens propres n’exprimaient en cet instant.

Edel comprit alors immédiatement, elle avait sa réponse, mais elle ne serait pas assez rapide, il allait… elle hurla alors que le garde se retournait pour voir l’assassin de son coéquipier.
Repoussant brusquement le corps du jeune homme sans vie toujours contre elle, ses doigts trouvèrent ses lames de jet et deux éclairs argentés traversèrent le couloir pour allé se planter dans la gorge de deux des traitres les plus proches de son bras droit, cela lui permettant de dégainer à temps.

Derrière elle, les portes s’ouvrirent alors en grand, et elle fut dépassée par un grand nombre d’assaillants, chargeant la troupe nouvellement arrivée. L’Académie était ouverte, il fallait maintenant rétablir l’équilibre.

Rengainant sa lame, Edel prit le temps de se reprendre calmement, tout s’était décidé et accomplis en quelques secondes… deux autres larmes aussi timides que les premières, jaillirent un instant de ses yeux saphir alors que le soulagement apaisait une grande partie de son cœur.

Locktar n’avait pas menti.




(si y a un soucis, contactez-moi par mp =) )


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 6 Nov 2010 - 0:37

Qui était cette femme au regard bleu et dur qui venait de faire son entrée, laissant passer une lueur de craintes dans certains regards, l’indécision dans d’autres? Ciléa ne broncha pas peut-être à cause de l‘ultime reconnaissance de la caste. Que la jeune femme rayonne de cette noblesse sublime la rassura. Sentiment absurde, les Mentaï étaient des nobles la plupart du temps. Mais la Félixia eut le vague calcul de supposer qu’en cas de corps à corps perdu d’avance, il y avait une chance que l’autre la laisse en vie. Le nom impressionnait quelquefois et si le nom n’avait pas ce pouvoir, l’argent faisait d’un noble un otage précieux. Bien que Ciléa fut dépossédée de tout ces biens - mais approchait le temps de récupérer l’héritage- il y avait très peu de chance que l’autre noble connaisse en détail sa situation financière. Ses pupilles écartelées par la pénombre finirent par distinguer l’habit des gardes de l’académie, mettant fin à ses tergiversions. Elle retrouva pendant quelque bref seconde le doux sentiment de sécurité, abandonné depuis… Des mois, des semaines, des années?

Puis la réalité la rattrapa soudainement ; quelques paroles méditée pendant de longues heures, parasités par l’ignorance d’une situation approximativement ennoncée par les résistants internes. Il y avait des espions partout, mercenaires dans la garde, qui surveillaient les professeur et guettaient les résistant. Ainsi, cette femme à la noblesse exquise, physionnomie du geste supèrieur par excellence. Qui aurait dominée ce conglomérat de plébéiens dans bien des domaines, selon Ciléa, allait probablement être catégorisée comme son énnemie. La jeune fille fronça les sourcils devant cette absurdité de l’existence mais se tint vaguement près des Spires, prête à réagir, sur l’ordre d’un des meneurs. Ciléa détestait être ainsi subordonnée à quelqu’un d’autre, surtout quand ces quelqu’uns d’autres n’étaient pas de nobles extractions mais elle avait compris que sa docilité était pour l’instant sa meilleure arme, aussi, elle ne se méla pas du conflit entre la Dame Cil’Merop et Locktar, se garda bien d’intervenir comme Einar, restant dans la masse des résistants sans voix.

Guéttant juste du coin de l’œil la scène. Réalisant en même temps que les autres la disparité des allégeances. Et ne pouvant rien faire. Un flou. Quels étaient les alliés? Quels étaient les traitres. Cette cible la était indéfinie, mouvante, incertaine. Au bout du couloir, les partis se dessinaient. Et alors que les derniers résistants pénétraient dans le hall, les premiers traits décochés et étoiles de jet venait s’inscrire au hasard des chaires. Ciléa, recula doucement, non par lacheté, simplement elle commençait à comprendre la mécanique d’un combat, elle avait une sorte d’expérience supèrieure qui pointait dans son regard d’aristocrate. Elle se sentait détachée de la situation, completement au dessus du monde, le sourire narquois pendait à se lèvre et dans sa condescendance, elle s’arreta un instant à examiner le combat devant elle. Comprendre le jeu des alliances, la fourberie dans les yeux des hommes, la violence de leur machoire et leur peur aux mains, ses considérations lui donnait une espèce de calme aux antipodes de sa nervosité pendant la prise de l’académie. Au fond du couloir, le dénommé Amir malgré sa finesse de lame avait été encerclé, completement coupé du reste du groupe des résistants et était aux prises avec trois gardes qui faisaient parti quelques secondes auparavant, de ses amis.

Comprendre et mémoriser l’espace, se couper du temps pour surgir de l’imagination. Pas sur le côté. Créer, ne plus se rendre compte de la facilieté, superposé les Spires au monde reel. Flamme. Elle avait, bien à l’abris dérrière les soldats, pris quelque seconde pour analyser la situation, comprendre qu’elle ne pouvait pas surgir au milieu des assayants, au risque d’être embrochée par une lame. Elle avait choisi d’arriver derrière l’un deux, puis avaient ouvert sa main. Le feu avait atteint l’autre, qui s’était mis à éxécuter de grands moulinet vers l’arrière, laissant la brèche ouverte. Elle avait compté sur la rapidité de compréhension d’Amir, elle ne fut pas déçue. Il abaissa immédiatement sa lame et tendis la main vers elle. En quelques secondes, ils avaient disparus. Un pas de coté laissait des traces quand on était pas encore confirmé en la matière, deux pas de cotés consécutifs paraissaient suspect. Les Spires avaient été marqués et n’importe quel maitre dessinateur pouvait l’avoir senti.

Tout dessinateur confirmé à proximité devait maintenant pouvoir comprendre l’intrusion.

Mais le bruit de ce petit pas sur le coté se perdait dans les premiers rales du Hall. Et le risque en valait la peine. Gagner l’appuis de la première gardienne ne lui semblait pas Négligeable pour son futur près de Maya. Une Neela Selyann invisible pour l’instant. Ciléa réapparut avec Amir à l’endroit même ou elle était parti , et abandonna le soldat sans lui adresser un regard. Elle venait de sentir un dessin. Là tout prèt. Elle en saisissait les contours, le comprenait. Elle entra dans les spires, pour l’identifier, le sentir et le contenir. Un don faible et maladroit tentait de créer une flamme…Elle le localisa rapidement dans la cohue pour finalement l’identifier comme un ennemi du goupe qu’elle soutenait. Elle heurta sa volonté à la sienne, senti l’autre se plier sous ses assauts, pris possession de la créativité. À la place de la flamme voulu au bout de la flèche, un bout caoutchouteux qui faisait basculer l’arme dans l’inutilité. Prendre possession de la création des autres, cette obédience lui faisait bien , elle s’en sentait tellement supèrieure. Ciléa se donna pour tache de gueter les dessins ennemis afin de les casser dans l’œuf, de détruire avant d’avoir créer tout espoir de réel. Pour l’instant ses adversaires n’étaient que bien piètres dessinateurs.


(Edition à volonté pour Edel surtout (manipulation d’un pnj))



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Mar 9 Nov 2010 - 7:41

Locktar n'osait pas bouger d'un cil. Il était sous la menace d'une arme. Celle d'Edel qui plus ait. Il ne voulait pas qu'un mouvement de sa part sois interprété comme une menace. Edel le prenait après tout pour un ennemi. Comment pouvait-elle réagir ainsi? Il avait pourtant prouvé son amour. Il l'aimait de tout son coeur. Il aurait renoncé à tous ses idéaux rien que pour suivre Edel où ses pas la conduisait. Le guerrier attendait donc un signe de sa bien-aimé pour s'approcher. Lui, il n'avait pas sortit son arme de son fourreau. Le danger était là pourtant, présent au coeur de l'académie, mais il ne voulait pas menacer celle qu'il aimait. Il ne pourrait jamais pointé une arme dans la direction d'Edel, il le savait au fond de son coeur. Même à Al-Jeit, quand il ne la connaissait pas encore, il avait choisit de la protéger plutot que de l'attaquer.

Locktar observait Edel depuis seulement quelques minutes, pourtant, il avait l'impression d'avoir patienté plusieurs heures, quand soudain, la lame d'Edel bougea, en direction des pieds de la jeune femme. Qu'est ce que cela signifiait? Locktar n'en savait strictement rien. Sûrement un geste qui voulait beaucoup dans la famille d'Edel. Le guerrier avait appris aux côtés d'Edel que les Hil'Meredrine était une famille basée sur l'honneur et sur de nombreux codes. Issu d'une famille pauvre et non noble, le Corbac ne pourrait les comprendre tous, mais ils les respectaient, quand il savait ce qu'ils signifiaient bien entendu. Là, ce n'était pas le cas. Il n'osait bouger. Ce geste signifiait-il qu'elle le croyait ou qu'au contraire, elle le prenait pour un menteur?

_Avance donc si tu veux parlementer.

Enfin le signe qu'il attendait. Il pouvait approcher sans risquer de déclencher une attaque de la première gardienne. Locktar fit un pas et un bruit fit stopper sa marche. Un chuintement de lame. Une lame sortant de son fourreau. L'esprit du guerrier se mit à réfléchir à une vitesse folle. Ce n'était pas Edel. Elle tenait son sabre à la main. C'était donc l'un des gardes qui entouraient sa bien-aimée. Le Corbac n'eut aucun mal à le repérer. Il était à droite d'Edel, à la gauche de Locktar donc. La réflexion du guerrier n'avait duré bien longtemps, pourtant, il savait qu'il était perdu. Même si ses réflexes étaient affutés, il n'aurait pas le temps de se mettre en position de défense avant que le garde ne lui plante sa lame dans le corps. Le Corbac leva la main pour attraper la poignée de son arme. A l'instant où ses doigts touchèrent la poignée de son épée, il vit le garde s'écrouler. Mort. Edel avait été d'une rapidité déconcertante. Elle avait tué le garde avant même qu'il ne la dépasse. Locktar en était étonné. S'il y avait eu affrontement entre eux deux, le guerrier n'aurait sûrement pas vaincu. Il était plus puissant qu'elle, c'était évident mais la première gardienne compensait ce manque de force par une agilité et une rapidité incroyable.

Le regard de Locktar été désormais porté sur le corps du garde qui continuait de perdre son sang. Ce fut la voix d'Edel qui lui fit une nouvelle fois lever le regard vers elle. Elle s'adressait à l'un de ses subalternes. Un subalterne qui ne resta pas longtemps debout d'ailleurs. Il s'effondra dans les bras d'Edel et Locktar comprit immédiatement ce qui se passait. Dans le couloir, une dizaine de personnes venait d'arriver. Des mercenaires du Chaos, c'était évident. Ils étaient repérés désormais. Le combat allait débuter. Cette fois-ci, Locktar sortit sa lame de son fourreau et il se précipita vers Edel, au moment où une arme de jet était lancé dans la direction de la jeune femme. Le guerrier mit instantannément son corps en opposition, bras droit devant. Le couteau toucha la protection de fer de Locktar. Le Corbac sentit que la lame toucha légèrement sa peau mais la protection de son bras avait encaissé la plupart du choc et la blessure était minime. Edel était sauve, c'était ce qui comptait. Locktar se lança dans la lutte accompagné de quelques gardes de l'académie. Au moins, ceux-là étaient de leur côté. Tant mieux.

Au coeur de l'affrontement, le guerrier ne put voir ce qui se passait du côté des autres résistants. Il espérait vraiment qu'ils soient en mesure de lutter face à ces valeureux combattants. D'ailleurs, Locktar pensa immédiatement aux élèves de l'académie. Des combattants beaucoup moins valeureux que les mercenaires. Des élèves qui risquaient de mourir s'ils venaient à affronter le Chaos. Non, l'épisode de la précédente attaque ne devait pas se répéter. Les élèves ne devaient pas mourir, ils étaient innoçents. Locktar se débarassa de son assaillant. Il ne put le tuer mais il se libéra de son emprise pour mieux voir le "champ" de bataille. Il repéra Einar qui n'était pas très loin de lui.

- Einar, fonce dans les dortoirs et éloignes les élèves des combats. Ils ne doivent pas mourir comme face aux Rais. Protège les, lui ordonna-t-il.

Einar était encore un élève lui aussi. Moins expérimenté que les gardes qui étaient encore fidèles à l'académie. C'était mieux que ce soit le jeune Lupus qui s'éloigne des combats.

[Edition à volonté, et Einar n'est pas obligé d'obéir bien entendu ^^]


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 13 Nov 2010 - 17:57

Instant philo on.
C’était comme un gigantesque cours d’eau ronflant : tout allait trop vite, le maelström des paroles avait fait place à celui des cris, des coups, et des étincelles que laissaient les armes dans les yeux quand elles filaient devant lui. Il se noyait dans le hall, perdu au milieu de cette foule encapuchonnée. Un garde était mort, et ça lui avait glacé les sangs. Chacun avait son adversaire, il ne pouvait plus désormais compter que sur lui-même pour survivre et contribuer à rendre l’Académie à ceux qui la méritaient.
Instant philo off.
Einar avait vaaguement entendu l’ordre de Locktar , et comme c’était un gros bourrin de deux mètres qui pouvait lui broyer le crâne avec le petit doigt un habile manœuvre, il ne comptait pas désobéir à ses ordres… Du moins pas complètement. Profitant d’être tout petit, tout mince et tout mignon, Einar parvint tant bien que mal à atteindre les escaliers sans prendre trop de coups –il ne voulait pas tuer les Mercenaires, juste les empêcher de le tuer lui. Les autres pouvaient se charger de la boucherie.. Et puis c’est pas comme s’il arrivait à y voir grand-chose, avec ses peintures de guerre qui lui coulaient devant les yeux avec la sueur. Montant sur quelques marches en esquivant un Raï patibulaire qui passait par là, Einar pouvait avoir un point de vue plus général sur le hall : les nombres étaient à peu près équitables… Les Mercenaires ne devaient pas être restés par légions entières dans les batiments, ils étaient beaucoup moins nombreux que ceux à quoi les Résistants s’attendaient… mais ça faisait toujours un bon paquet d’encapuchonnés expérimentés… Sans compter qu’il n’y avait aucun moyen de savoir quel élève avait été corrompu ou non. Si ça se trouvait, tout le monde tenterait de les égorger, parmi les élèves…

Sans plus atteindre, Einar continua de monter les marches : il comptait commencer par le dortoir des Lotras, c’était ceux qui, généralement, savaient le moins se battre et étaient le plus loin, donc n’avaient pas forcément entendu la clameur. Les Corbac, cette bande de solitaires ronchons touts noirs, il comptait sur eux pour être ténébreux et exercer leur ténébritude dans la bataille tous seuls.. Les Felixia devaient déjà être tout feu tout flamme. Restait Lotra et Lupus. Galopant fièrement à travers les couloirs, le jeune homme tachait également de repérer les Mercenaires qu’il croisait courant vers le hall, histoire de calculer leur nombre et de rester vivant par la suite.
A chaque élève hagard et inquiet qu’il croisait dans le couloir, il leur criait rapidement la situation, et les invitait selon le niveau de protection de leurx pyjamas à aller se battre ou aller se planquer. A un moment qu’il s’était jeté derrière une armure murale pour éviter un encapuchonné chaotique qui se précipitait pour enfiler son armure de cuir, il vit une blonde, potentiellement de Lotra, à l’autre bout du couloir… elle allait croiser le merco’ bientôt…
Sur un « Tatayoyoooo » intempestif, Einar se jeta sur le méchant, empêtré dans sa combinaison à moitié enfilé, le fit tomber et l’assomma du pommeau de son sabre chantelame. Il répugnait à tuer à froid, mais il se doutait qu’il n’avait pas le choix… La tête tournée ailleurs, le jeune homme l’acheva sans plaisir. C’était son devoir de futur chantelame. Essouflé et blême, il héla la jeune fille et lui dit rapidement :


- On est de l’Académie, les mercos vous manipulaient mais on est venus la reprendre, les combats sont violents dans le Hall, si tu sais pas te battre je te conseille de te planquer- Non, pas dans le dortoir, c’est dangereux ! Va voir Duncan Cil’ Eternit, il est avec nous et saura quoi faire ! Et préviens tous ceux que tu croises s’il te plait, qu’ils puissent venir nous aider ou aller se réfugier dans des endroits sûrs !

Sur ces mots, il ne voulait pas s’attarder et risquer de laisser les autres se faire tuer. Alors qu’il courait en direction du dortoir des Lupus après avoir fait celui des Lotra, il croisait des élèves à qui il répétait les mêmes conseils. Plusieurs l’avaient rejoints et ils étaient un petit groupe d’adolescents à courir un peu partout pour prévenir tout le monde. Quand ils jugèrent leur tâche accomplie et la nouvelle suffisamment diffusée, ils retournèrent au triple galop vers le hall d’où l’on entendait des bruits et des cris ignobles. Après avoir contourné une Mercenaire borgne et à l’air redoutable é, Einar resta fiché en haut des escaliers, l’estomac retourné: le nombre des Mercenaires avait doublé. Et d’après les lueurs, il n’y avait pas que de simples larbins… Les Mentaïs étaient avec eux. Quelle horreur. Mais ils n’avaient pas le choix. Un regard, et ils se précipitèrent de nouveau dans la mêlée, évitant les Mercenaires les plus forts et les Raïs qu’ils laissaient aux meilleurs combattants qu’eux, et préférant défendre les élèves plus jeunes et combattre les recrues du Chaos les moins expérimentées.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 13 Nov 2010 - 18:36

C’était donc ce soir.
Pas trop tôt.
Marlyn avait renvoyé de la main le Mercenaire qui était venu la trouver dans ses appartements, essouflé et maculé de sang, pour lui dire que les Résistants avaient percé leurs défenses et que le combat faisait rage dans le hall. D’après les halètements du mercenaire, ils ne tiendraient pas éternellement, car les élèves s’étaient rangés du côté de la Résistance, il n’y avait pas assez d’élèves corrompus dans leurs rangs et les effectifs étaient réduits depuis le laissez-aller de la guilde.
A présent seul, Marlyn réfléchissait. Elle n’allait sûrement pas rester là si les Mercenaires n’avaient aucune chance de réussite. Elle ne fuirait certainement pas sans combattre… ni laisser sa marque –mais plus tard. D’un autre côté, elle se ne jetterait pas corps et âme dans le combat, elle n’avait rien à y gagner, et c’était trop dangereux. Elle n’était plus toute seule à avoir le contrôle de son corps, et même si la larve qui lui poussait dans le ventre avait à peine plus d’un mois, elle n’avait aucune envie de souffrir inutilement.
Un coup d’œil à ses appartements « d’emprunt » lui permit de faire le compte de ce qu’elle avait à emporter : la cassette à poisons, à la limite, mais le reste ne lui appartenait pas ou n’avait aucune valeur à ses yeux. La jeune femme revêtit avec minutie son armure de cuir et les différentes armes qu’elle pouvait porter, et laça l’eyepatch qui dissimulait la partie couturée de son visage. Sa résolution était d’apparaitre momentanément près du hall, histoire de voir l’étendue des dégats, de croiser des « vieilles connaissances » –dont, elle espérait, Elera- à qui rendre un dernier… hommage. Mais elle n’irait pas dans la mêlée. Son don du Dessin était autrement plus sûr que ses capacités de combat, ces derniers temps..

Une dague dans chaque main au cas où, la Mentaï sortit, et suivit le tumulte jusqu’à parvenir en haut des escaliers qui menaient au hall. La vue était assez prenante. Un tourbillon de corps d’où giclait parfois du sang et des cris, et qui bougeaient dans une magnifique cacophonie mortuaire. Marlyn recula de quelques pas, histoire de rester dans l’ombre des piliers de soutènement et de laisser passer les combattants qui se concentraient sur la bataille sans la voir. Certains étaient encore très jeunes, d’ailleurs, on eut dit des gamins..
Le monde se dissipa à sa vue, alors qu’elle investissait les Spires avec prudence. Son premier réflexe fut d’envoyer un message mental à Elio, qu’elle ne trouvait pas dans la foule en cherchant rapidement du regard :

** Elio, n’oublie pas. Tu ne me connais pas, agis normalement et combats pour l’Académie. Je vais être obligée de fuir, mais nous nous retrouverons. Attends mes messages.**

Sa signature était connue de certains, et dans les premiers temps, elle tâcha de cerner quelle puissance Imaginaire avait l’ennemi. La trace des mentaïs qu’elle connaissait de l’intéressait pas, les dessinateurs mineurs non plus. Une signature intéressante était celle de Ciléa Ril’ Morienval… Puissante, contrôlée, sûre d’elle… Dangereuse, en un mot. Un emploi beaucoup plus académique du dessin que Marlyn, mais aussi mortel sûrement. A surveiller, sinon à faire éliminer.
De l'oeil, elle repéra dans la foule un élève indécis quand à la marche à suivre : on lui en avait parlé il y a quelques temps, de ce Kylian Holin, qui les avait rejoints il y a peu et pouvait s'avérer utile. Dirigeant son attention sur lui, la jeune femme lui envoya par les Spires un message, en espérant qu'il n'avait pas l'esprit trop obtus :

** Ne reste pas comme une colonne aline au milieu de la foule, bats-toi ! Aide les élèves si tu tiens à ta couverture et à ta vie, mais sois inefficace. Gêne-les, sois une charge pour eux, déconcentre-les. Monte-les les uns contre les autres, je me moque de la manière dont tu le feras. Et ne t'attends pas à ce que nous gagnions. **


Dissimulée dans les Basses Spires, la Mentaï supervisait les Mercenaires et les Mentaïs en communiquant avec ces derniers : du regard, elle suivait leur coordination et les avertissait dès qu’ils risquaient de se faire acculer, ou quand un ennemi les prenait en traitre. C’était ennuyeux, mais elle n’avait aucun envie de s’investir plus pour l’instant. Quand elle aura repéré une chevelure rousse ou tout autre visage familier, là, ce serait une autre histoire…
Et puis, un pas sur le côté vers Al-Vor nécessitait de l’énergie et de la concentration. Sans compter celle qu’elle utiliserait comme « cadeau de départ »…



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Sam 13 Nov 2010 - 23:35

Claryse prenait, comme tous les jours, une douche en chantonnant. Il était tard dans la soirée et elle ne s’attendait pas à être dérangée. Elle s’habilla enfin et sortit de la salle d’eau. Elle sentit un frisson désagréable la parcourir. De ceux qui annoncent les nouvelles que l’on ne veut pas entendre. Elle était seule dans les couloirs et pourtant il y avait comme une présence non loin. Elle se déplaça lentement, frôlant les zones sombres. Au croisement suivant, un élève essoufflé la dépassa rapidement. Un autre passa dans l’autre sens. Ils se saluèrent d’un signe de tête et continuèrent leur chemin. Scène normale en plein jour. Mais certainement pas en pleine nuit. Elle faillit en arrêter un mais n’eu pas le temps. Elle s’avança encore vers le hall, où un bruit de fracas lui arriva, étouffé par les murs. Elle arriva en vue de la scène et eu le souffle coupé. Elle ne s’attendait pas à ça : pas à une bataille en plein dans l’Académie. Des élèves, des professeurs, des inconnus contre des encapuchonnés sombres et des raïs. Qu’est ce qui clochait ici ? Elle se retint de se pincer pour confirmer qu’elle était bien éveillée et observa avec plus d’attention la scène. Le combat semblait équilibré. Les forces se valaient. Quoique les personnages sombres se battaient avec moins de hargne que les habitants de l’Académie. Mais ils avaient plus de technique. Elle ne comprenait pas la cause de ce combat. Elle retourna en arrière, toujours dans l’ombre, évitant les personnes qui ne lui inspiraient pas confiance et dans un couloir latéral, arrêta un élève de Félixia qu’elle avait déjà vu.


-Qu’ est ce qui se passe ?

-Vous êtes pas au courant, M’dame ?

-Non. Expliques moi s’il te plait.

-L’Académie était contrôlée par les mercenaires du Chaos depuis la bataille de la dernière fois. Les résistants sont là pour la reprendre. Et nous pour les aider. Bon, j’vous laisse, je vais me battre.

-Juste avec ton couteau ? Passe au moins par la salle d’armes prendre une épée digne de ce nom et en donner à tes camarades.

-Bonne idée ! A la revoyure !

-Bon courage ! conclut-elle avec un air mi désespéré mi convaincu.


La jeune marchombre observa ses propres ressources : ses poings, ses pieds et sa dague dans sa botte. Trop maigre. Elle descendit un escalier de service qui la mena dans la cour de l’Académie. Avec la nuit et les combats, on ne la remarqua pas. Elle se rendit dans ses appartements, revêtit son armure de cuir, récupéra ses divers armes et les dissimula à divers endroits de ses vêtements. Empoignant une dague dans chaque main, elle retourna dans la cour. Elle vérifia que la porte des écuries était fermée, comme chaque nuit et se prépara psychologiquement. Où serait-elle la plus utile ? Dans la mêlée, avec les autres ? En périphérie avec un arc et des flèches ? Trop dangereux. Elle ne distinguait pas forcement les amis des ennemis et ne pourrait pas tuer quelqu’un sans blesser son adversaire. Va pour la mêlée périphérique. Claryse s’élança. Elle sentit un courant d’adrénaline lui parcourir la peau. Elle plongea tête baissée dans la bataille. Tout d’abord, elle aidait juste les élèves en difficultés puis, l’un d’entre eux la menaça.


-Fous le camp la mercenaire ! cria-t-il au dessus du Chaos ambiant.

-J’suis avec toi gamin ! répondit-elle en tuant un encapuchonné maladroit à sa droite.

-Prouve-le ! répliqua-t-il. On peut pas savoir qui t’es !

-Et merde, j’ai pas à me justifier devant un gosse ! Et elle poignarda l’homme qui allait s’en prendre à l’élève. Ca te suffit ça ? Surveille tes arrières au lieu de discutailler.


Il lui lança un regard noir et s’acharna sur un nouvel ennemi. Elle se détourna, et la bataille l’éloigna de lui ; les combats exacerbaient les colères. Elle enchaînait les duels, plus ou moins complexes et ses lames devenaient glissantes de sang. Elle-même était blessée. Pas très gravement mais suffisamment pour la faire réfléchir. Cette bataille aurait-elle un jour une fin ? Et continuait, inlassablement de faucher des vies humaines. Pour que l’Harmonie ne soit plus bafouée. Tous les éléments de ces derniers temps s’assemblaient : Le « Fantôme » et ses explications étranges, les gens étranges qu’elle croisait et tous ces infimes indices qu’elle n’avait pas compris. Elle était seule. Seule dans cette marée humaine. A tuer, encore et encore. A enchaîner les combats, et les gagner. Pour ne pas mourir.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 2:03

Hestia n'était pas dans son dortoir. Elle s'était promenée dans les couloirs, attendant que Zéphyr daigne se montrer. Mais non. Elle ne l'avait pas aperçu. Par contre, celui qu'elle avait vu, c'était une personne bizarre au fond du couloir. Ce qu'elle avait entendu, c'était quelques cris et rumeurs de bataille. Une main sur la poignée de son épée, elle s'avança prudemment vers l'ombre. Soudain, un jeune homme déboula de nulle part et s'abattit sur la personne. Hestia ouvrit de grands yeux étonnés devant ce garçon bizarre qui avait finalement tué l'homme. Il lui débita un tas de phrases, et elle décida d'aller se battre. Pour venger son père. Elle se mit à courir.

La bataille commençait.

Elle faillit bousculer une jeune femme en haut de l'escalier mais elle s'arrêta juste à temps. Dans le couloir elle avait croisé un certain nombre de personnes. La plupart étaient partis se réfugier chez Cil'Eternit, mais certains, marchombres et guerriers, l'accompagnait. Pas de dessinateur dans leurs petit rang. Tant pis. Elle descendit l'escalier aussi vite qu'elle le pouvait. Elle chercha dans la foule des visages familiers. L'odeur du sang vint la prendre au nez, les bruits de métal emplirent ses oreilles, et devant ses yeux s'étendaient les pouvoirs de chaque personne.

Et à cet instant, elle le vit. Servan... Ses yeux bleus foncés, ses cheveux châtains. Mais de toute évidence, il n'était pas de son côté.

Il la fixa. Il courut vers elle, puis l'attrapa par la main. Elle n'eut pas le temps de réfléchir, et le suivit instinctivement dans un couloir. Autour d'eux, des personnes couraient en sens inverse, ne s'arrêtant pas pour les regarder, ne trouvait pas étrange qu'un homme entraine à sa suite une jeune femme tenant son épée à la main. Ils s'arrêtèrent finalement, et la Lotra retira sa main de celle de Servan avec violence. Elle lui décerna un regard noir.


- Pourquoi t'es là ? Et du côté des mercenaires ! Pourquoi ?!

Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. Pourquoi était-il là ? Et si... Elle pointa son épée vers lui, son regard noir reprenant possession de son visage. Elle se calma, tenant Servan à distance.

- Où est Luna ? Que leur as-tu fait ? Qui a tué mon...

...père. Elle s'était arrêtée avant de prononcer le mot, car en profitant d'un moment où Hestia avait baissé sa garde, il s'était approché rapidement et l'avait embrassée.

****

Au milieu des cris, des personnes qui couraient en tout sens, au milieu d'une bataille qui les opposait, Servan embrassait une ennemie. Pourquoi avait-il rejoint les mercenaires, déjà ? Il n'y pensait plus. Il savourait chaque seconde passée où ses lèvres restaient collées à celle d'Hestia. Pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas connu avant Luna ? Il sentit que la demoiselle se débattait et le repoussait. Il se décala légèrement, entortillant une mèche blonde autour de son doigt.

Du sang imprégnait ses vêtements. Une douleur monstrueuse traversait ses entrailles. Et comme un idiot, il souriait. La mèche blonde se défit de son doigt pendant qu'il tombait à terre. Voir Hestia pleurer lui apporta du réconfort. Devant ses yeux, un voile noir se forma soudain. Puis, il ne pensa plus.

****

Hestia s'était laissée tomber, à genoux près du cadavre de Servan. Cet imbécile. Elle n'avait pas su se contrôler et elle l'avait tué alors qu'il n'avait pas répondu à ses questions. Quelle idiote elle avait été. C'était pour cette raison qu'elle pleurait. Et aussi parce qu'il n'était pas la personne qu'elle avait cru...

Elle se releva finalement, puis se laissa entraîner par la foule grandissante qui entrait dans le hall. Les mercenaires et les résidents de l'Académie, les élèves, formaient des forces égales. Hestia n'avait plus qu'une idée en tête : trouver Zéphyr. Et elle tuerait pour ça, chaque mercenaire trouvé sur son passage. Elle allait sûrement être blessée, elle n'était pas très résistante... Mais tant pis.

Elle s'appliqua donc à se battre. Elle s'appliquait aussi à ne pas mourir et ainsi, tenir sa promesse.


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 5:18

Pour Zéphyr, la bataille avait déjà commencé depuis plusieurs minutes déjà, bien qu'il lui semblait que ce soit des heures qui s'étaient écoulées. Le Demi- Faël venait à peine de sortir d'une longue méditation quand ses oreilles affutées avaient entendu les bruits du combat, puis celui de voix dangereuses et meurtrières dans la tour. Les mercenaires n'étaient pas loin. Alors le jeune Frontalier se leva et se prépara, comme si la guerre était pour plus tard. Il se vêtit de son armure de cuir, si représentative des Frontaliers et qui lui protégait le corps tout en lui laissant une liberté de mouvement optimale. Il mit aussi sa cape verte et ceignit ses sabres à sa ceinture. Il rabattit le capuchon sur sa tête et prit son arc dans la main après avoir compté ses flèches. Le Demi-Faël sortit de sa chambre et vit trois mercenaires dans l'escalier et ils s'approchaient de lui...

Le Frontalier passa son arc en bandoulière et dégaina ses sabres. Il attendit quelques secondes.
C'était le temps qu'il fallut aux Mercenaires pour le remarquer et pour le charger. Il y à quelques mois, les vaincre tous en même temps aurait été difficile pour Zéphyr qui n'avait pas encore acquis tout le savoir martial de son peuple paternel. Mais il avait rencontré des gens formidables qu'il devait aller sauver, il avait travaillé aux cotés de combattants et il s'était entraîné chaque jours sans relache, et surtout il avait accompli son but.

Il avait appris....
Le Lupus savait maintenant comment utiliser la force de ses bras et de son corps pour porter son style de combat sur un niveau élevé. Mais surtout c'était cette crainte de perdre Hestia qui lui avait permis d'acquérir cette force.

L'épée longue et lourde du premier mercenaire s'abattit violemment sur le Demi-Faël qui esquiva et riposta avec un coup de pied dans le plexus solaire. Et sa lame brilla, ouvrant la carotide de son premier adversaire et parant du même coup l'attaque du sabre du deuxiéme mercenaire. Son autre sabre mordit la jambe du troisième adversaire, avant de se planter dans son épaule. Mais son dernier ennemi en avait profité pour le blesser au niveau de la hanche. Zéphyr se lança alors dans son ballet aérien. Il entra dans le temps de son adversaire, fit sienne sa force et lui trancha la gorge sans difficultés.

Zéphyr descendit laissant sa plaie bégine couler. Il s'en soucierait plus tard, le plus important c'était de trouver Hestia. Il descendit sur les remparts pour essayer de la trouver, mais il n'y parvint pas malgré sa vue affuté, il vit juste un jeune homme aux cheveux bruns et aux yeux bleus foncés lui passer devant. Le Demi-Faël haussa les épaules et détacha son arc et fit quelques dégats aux rangs ennemis. Mais les Mercenaires commençaient à envahir les remparts et ils ne restait plus beaucoup de temps au jeune Guerrier avant qu'ils ne soient sur lui.

C'est alors qu'il vit Hestia au plein coeur de la mélée. Il n'osa pas l'appeler, car il craignait que celà ne la déconcentre et qu'un Mercenaire en profite. Son arc rechanta avec plus d'ardeur, tuant quelques mercenaires sur le rempart et creusant un vide autout d'Hestia, car dés que quelqu'un s'autorisait à essayer de la menacer dans son dos ou dans ses angles morts, il se faisait punir par une fléche dans le cou ou dans le front ou entre les deux yeux. Il ne se soucait pas de la douleur dans ses doigts et des mercenaires qui commençaient sérieusement à approcher.

Il ne voulait plus que proteger Hestia.

Il ne lui restait plus de fléche quand le premier mercenaire vint mourir sur la lame effilée du sabre de Zéphyr qui comprit qu'il devait descendre. Sur les remparts, il y avait des cordes et le Demi Faël s'en servit pour mettre à terre ses adversaires. Un Faël n'avait pas besoin de corde.
Et quand le ménage fut fait, il sauta en plein coeur de la mélée. N'importe quel guerrier aurait remarqué que sa conduite était suicidaire mais le Lupus s'en moquait, ce qui lui importait, c'était de retrouver Hestia.

Lorsqu'il la vit, il ne put s'empecher de hurler son nom. Mais le vacarme de la bataille était plus fort que son cri et alors Zéphyr entra dans sa danse mortelle. Il n'était plus qu'une machine de guerre guidé par sa raison...

-Attends moi, Hestia, J'arrive


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 12:26

Lya était dans le dortoir des Félixias et discutait de sa journée avec les autres personnes qui se trouvait dans la pièce. Dans la grande chambre régnait le calme d'une soirée qui s'annonçait paisible. Une des fenêtres du dortoir était ouverte, laissant passer les sons extérieurs, oiseaux de nuit, vent dans les arbres. Les rayons de la lune faisaient planer une ombre fantomatique sur le paysage extérieur. Le calme dans le dortoir n'était brisé que par le chuchotement des Félixias.

La porte s'ouvrit.

Un Lotra entra dans le dortoir. Il prononça quelques phrases. En écouta bien ce qui se passait dans le couloir, Lya pouvait entendre ces phrase répété par des dizaines de voix. En un instant, ce fut le chaos dans la chambre des Félixias. Certains élèves sortir en courant du dortoir, surement pour aller dans les appartements de Duncan Cil'Eternit ou ils trouveraient protection, comme venait de l'affirmer le Lotra. D'autres se mirent à parler entre aux à grand renfort de gestes, puis décidèrent apparemment de descendre dans le Hall pour combattre. Et certains, dont Lya, suivirent le jeune Lotra pour se joindre à un groupe mené par un Lupus au visage peint qui prévenait tout les élèves qu'ils croisaient. Dans les couloirs de l'académie régnait le désordre. Des élèves couraient dans tout les sens, armés ou désarmés, criant ou silencieux, assis contre un mur avec un air terrifié ou au contraire courant vers le hall un air farouche sur le visage. Si Lya s'était trouvé totalement désemparé les premières secondes où elle avait appris que la bataille avait commencé, elle avait était prévenue que cela devait arriver un jour.

Considérant qu'un maximum d'élèves étaient prévenu de se qui se passait, la jeune Félixia hésita. Elle savait qu'elle devait rejoindre Maître Cil'Eternit pour s'occuper comme elle le pouvait des blessés et rassurer ceux qui ne se battaient pas. C'était elle-même qui avait demandé à faire cela, sachant qu'elle n'aurait aucune chance lors de la bataille. Mais voila, le courant humain l'emportait vers le Hall et il faut avouer que Lya ne résistait pas vraiment, curieuse comme elle l'était de voir ce qui se passait. Hésitant un instant, l'apprentie marchombre se mit à courir avec les autres, dégainant son poignard d'un geste vif, seulement par précaution puisqu'elle ne comptait pas se battre. Si cela devait arriver, Lya serait désavantagée par la lame courte, mais de toutes façons, elle ne savait que se battre avec cette arme.

Des cris, du sang, le fracas des lames qui se percutaient, la surprise de ceux qui voyaient apparaître un dessin devant juste avant de succomber à ce dessin, mort ou blessé, l'aura noire des mercenaires. Non, Lya ne voulait pas descendre. Ce qu'elle voyait suffisait largement à ses yeux. Elle fit demi-tour, voulut faire demi tour. Un élève la poussa inconsciemment et la jeune femme fut obliger de dévaler les escaliers au risque de se rompre le coup. Elle se trouvait désormais au bord de la mêlée. Impossible de remonter et impossible d'avancer non plus. Pourquoi avait-il fallu qu'elle vienne absolument? Il était trop tard maintenant. Un homme encapuchonné avançait déjà vers elle, un sabre dans la main.

La peur envahit Lya. Ses souvenir remontèrent jusqu'au jour ou elle s'était entrainé à se battre avec Elera. Elle se savait incapable de vaincre l'homme. Mais elle n'avait pas le choix. La Félixia se ressaisit et lança un regard dur à son adversaire qui déjà attaquait. Lya évitait l'attaque d'un roulade, essayant de passer derrière l'homme, mais la lame du sabre la suivit et lui infligea une première blessure au dos.
Un cri franchit les lèvres de la jeune femme, libérant sa peur, l'amenant à se concentrer. Elle se battait pour sa vie. Elle évitait les attaques du mercenaire, incapable de lui porter la moindre blessure alors qu'elle en comptait deux autres en plus de la première. Une estafilade au bras et un coup de pied de l'homme au creux du ventre lui coupait la respiration. Bondissant pour éviter la lame mortelle, s'efforçant de ne pas glisser sur une des flaques de sang, de ne pas voir l'horreur qui se jouait autour d'elle, Lya réfléchissait à quelque chose qui pourrait la sortir de cette situation. Soudain, l'homme tomba dans une marre de sang. Il avait glissé. La Félixia sentit des larmes de soulagement couler le long de ses joues. Son combat l'avait amené à l'extrémité du Hall. Une issue face à ce carnage qui se déroulait sous ses yeux.

Lya s'enfuit à travers la cours de la fontaine, la vue brouillée par ses larmes, n'osant pas regarder si le mercenaire la suivait.
Elle était vivante



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 14:08

Gwell avait eu du mal à s’endormir cette nuit là, comme si elle avait pressenti quelque chose, comme si son esprit voulait l’avertir d’un danger à venir. Elle n’en avait, au départ pas tenu compte, se plongeant dans un livre, puis peu à peu, alors que l’impression s'intensifiait, elle s’était mise à écouter. Pour quelqu’un de normal, écouter le silence n’avait pas un grand intérêt, mais pour la jeune dessinatrice, le silence en disait plus que le bruit, les voix ou même les mots.
Le silence, pour une oreille bien exercée, était une mélodie magnifique et un complice bien utile.

Ce soir là, le silence disait à Gwell qu’il se tramait quelque chose... quelque chose de tragique.

Bien que sa conscience lui criait d’avoir peur, Gwell s’extirpa de son lit, se vêtit et se dirigea vers le couloir.
Elle marchait à pas de loup, comme si sa survie en dépendait et, pour une fois, ses jambes, d’ordinaire si instables, n’avaient pas l’air de vouloir se dérober sous elle.

La jeune dessinatrice marchait en silence, seule dans les couloirs, à l’affut du moindre bruit. Mais rien ne se risquait à briser le silence, si ce n’était les bruits que faisaient les dormeurs en dormant.

Puis elle l’entendit. Ce bruit, celui qui avait osé briser le silence...
Elle le suivit. Ce n’était pas un boucan infernal, non, c’était plutôt un léger cliquetis, presque un chuchotement. Mais, pour qui savait écouter le silence, c’était pire, bien pire !

Cet oiseau de mauvais augure avait donc conduit la Lotra bien loin de son dortoir, pas très loin de l’escalier central. Là, elle avait pris la décision de patienter un peu, juste quelques minutes, pour en apprendre davantage.
Et grand bien lui prit ! Car peu après, elle vit un homme, de stature assez impressionnante, aux prises avec son pantalon, se diriger droit sur elle, le regard mauvais.

*Aïe ! Je doute que ce soit un ami !*

Puis, un jeune homme plutôt étrange, il fallait l’avouer, couvert de peinture noire, se jeta, accompagné d’un cri de guerre à en glacer le sang, sur l’autre, toujours en guerre contre son pantalon. Il l’assomma. Puis le tua.

*Ben non, il devait vraiment pas être gentil...*

Ensuite, le jeune peinturluré, se tourna vers Gwell. C’était un élève de l’académie, à en juger par sa bague, une émeraude rutilante.

Celui ci, en sueur, se dirigea vers elle, la fixant fixement [ben quoi ?] et lui expliqua, comme si il avait un train à prendre :

‘‘On est de l’Académie, les mercos vous manipulaient mais on est venus la reprendre, les combats sont violents dans le Hall, si tu sais pas te battre je te conseille de te planquer- Non, pas dans le dortoir, c’est dangereux ! Va voir Duncan Cil’ Eternit, il est avec nous et saura quoi faire ! Et préviens tous ceux que tu croises s’il te plait, qu’ils puissent venir nous aider ou aller se réfugier dans des endroits sûrs !’’

Puis il repartit, aussi vite qu’il n’était arrivé, jetant des regards affolés tout autour de lui, et évitant de justesse une jeune femme qui avait l’air perdue dans ses pensées.

Gwell s’étonna d’ailleurs de sa présence à un tel endroit et à un tel instant. Comme elle lui tournait le dos, la dessinatrice s’approcha, à pas lents, comme lui soufflait son instinct, de l’autre jeune femme.
Cette dernière était distante, comme ailleurs. Gwell connaissait cette attitude, ce regard... L’inconnue dessinait !

C’était pour le moins étrange, car elle avait plutôt la carrure d’une guerrière et la balafre qui fendait son visage, lui prenant un œil, témoignait de rudes combats.
Pouvait-on suivre plusieurs formations à la fois ? Au fait, était-elle élève à l’académie ?
La dessinatrice guerrière ne portait pas de chevalière, mais son doigt gardait la marque d’un tel bijou, prouvant ainsi sa scolarité dans cette académie.

La jeune Lotra continuait à observer l’étrange individu qui se trouvait face à elle, décrivant des cercles réguliers autour de la jeune femme. Elle songea un instant à sortir l’objet de son observation de sa transe, mais elle se ravisa en pensant à sa réaction. Après tout, elle ne savait rien de la balafrée et ignorait donc de quel coté elle était.
Car il y avait forcément des cotés, au moins deux, puisqu’il y avait affrontement. On ne se battait pas entre amis, c’était bien connu !

Gwell continuait à tourner, tel un satellite en orbite autour d’une planète, inlassablement. Ce qu’elle faisait était risqué, mais en cet instant, la peur faisait oublier à Gwell la notion de risque...

Et ce qui devait arriver arriva.
C’est fou comme on peut être vite rattrapée par son destin quand on a 17 ans et que l’on est instable sur ses jambes et maladroite.

Boum !

Gwell avait perdu le contrôle de sa rotation et était tombée. Sur l’autre.

*Euh... Zut ! Que va elle penser quand elle prendra conscience du fait qu’elle est allongée par terre, dans la poussière, écrasée sous mon poids ? Je doute qu’elle soit contente ! Oui, j’en doute fort !*

Pendant un fol instant, la trop courte existence de Gwell défila dans son esprit, les bons comme les mauvais moments, mais surtout les bons. Après tout, sa vie n’avait jamais été catastrophique... Elle avait bien vécu, comme tout un chacun des moments de doute, des chutes (oui, surtout des chutes...), elle avait fait des erreurs, des mauvais choix, mais jamais, non, jamais, elle n’avait été foncièrement mauvaise.
Son esprit s’attarda tout particulièrement sur ce qu’elle avait vécu depuis son arrivée à l’académie. Cela ne faisait pas si longtemps qu’elle était là, mais elle avait découvert beaucoup, sur la vie en général, mais aussi et surtout sur elle...

C’était vraiment une grande académie, elle aurait donné sa vie pour que d’autres puissent vivre ce qu’elle avait vécu... Non, rectifications, elle donnerait sa vie pour que d’autres le vivent.

Elle eut une pensée émue au souvenir de l’après midi qu’elle avait passée aux écuries, ç’avait vraiment été une bonne rencontre...

Puis elle se souvint.
Elle se souvint que, quelques minutes auparavant, elle avait quitté son dortoir, malgré le couvre feu.
Elle se souvint qu’un jeune homme bariolé l’avait prévenue d’un danger imminent, d’un danger qu’elle avait déjà pressenti.
Elle se souvint que plutôt que d’écouter son instinct de survie, elle avait écouté sa curiosité et qu’elle était allée observer une étrange inconnue.
Elle se souvint qu’elle lui était tombée dessus, comme ça... naturellement.
Elle se souvint enfin qu’elle allait mourir. Elle s’en souvint.

Et, plus les souvenirs affluaient dans son esprit et plus elle entendait monter les bruits de combat, plus elle pensait aux écuries, aux bottes de paille, au froid mordant qui traversait les lourdes portes de bois.

Gwell gardait les yeux fermés, tentant du mieux possible d’oublier son futur... ou plutôt, son absence de futur !
Elle sentit l’autre bouger, elle n’esquissa pas un mouvement.
Elle sentit l’autre fulminer, elle réprima à grand peine un frisson de terreur.
Elle sentit le regard froid et perçant de l’autre... Elle disparut.

Au tumulte de la bataille se substitua le calme de la nuit. À la chaleur du sang humain se substitua la brise glaciale de l’hiver. Aux relents putrides du sang frais se substitua une forte odeur animale.

Au couloir de la mort, se substituèrent les écuries de l’espoir.
Rien n’était perdu, mais il allait falloir faire vite, elle avait laissé sa trace dans les spires.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 16:05

    Silence. Rien, juste ce silence vide et creux, sans le moindre bruissement pour venir troubler cette tranquillité impertinente que rien ne semblait vouloir défier.
    Kylian passa machinalement sa main dans ses cheveux. Le printemps s' achevait doucement, laissant place à un été qui promettait d' être chaud. Une chaleur écrasante c' était abattu sur l' Académie, tard dans la soirée et même si le soleil avait depuis longtemps achevé sa lente descente vers l' horizon, la température, elle, était restée. Pire encore, la brise qui avait secouée les arbres durant l' après midi c' était brusquement essoufflée et la fraicheur de la nuit ne parvenait même pas à réguler l' effervescence de l' après midi.
    Il résultait de ces conditions un atmosphère lourd, étouffant et oppressant. Jamais Kylian ne c' était senti si étouffé par de simples conditions climatique.
    Et toujours ce silence...

    Le jeune garde se trouvait sur les murailles nord de l' académie, à effectuer une ronde inutile, pour la simple et bonne raison qu' il n' y avait rien à surveiller dans ce coin la. Aucunes grilles, pas même la moindre porte et des fenêtres bien trop hautes pour que quelqu'un s' essaye à escalader les remparts. Personne, sauf peut être un marchombre... Et, c' est avec cette maigre consolation que Kylian avait pris ses fonctions, à contre cœur malgré tout.
    En plus de cela, il était seul, sans personne avec qui discuter, seul dans son ennui, seul dans... une minute.
    Quelque chose clochait. Oui, il y avait un truc qui ne tournait pas rond dans toute cette histoire et pourtant le jeune homme ne parvenait pas à définir quoi.
    Locktar lui avait annoncé qu' il ne pourrait pas faire la ronde avec lui ce soir, Pourquoi ?
    Il n' apercevait même pas les gardes sensés surveiller les autres murailles proche de la sienne, Pourquoi ?
    Il n' entendait même pas les craquements indiscrets des élèves qui fraudaient et sortaient après le couvre feu à l' étage inférieur.
    Et cette tension étrange qui embaumait l' atmosphère silencieux.

    Le silence. La était la clef du problème. C' était trop silencieux. Tout était beaucoup trop silencieux pour être normal.

    Un très mauvais pressentiment fit bondir Kylian, la certitude que quelque chose se tramait. Le jeune garde inspecta très rapidement à droite puis à gauche, hurlant le nom des gardes qui se trouvaient non loin de lui en cas de problèmes.
    Qui devait se trouvait là.
    Qui devrait se trouver là.
    Qui aurait du se trouver là.
    La non présence de ses camarades à ses cotés attesta que ses réflexions soient justes.

    Sans plus attendre, Kylian quitta son poste et bondit dans les escaliers, un nœud à l' estomac, priant pour que rien de grave ne soit arrivé. Ses prières restèrent vaines et il l' apprit avec anxiété lorsqu' au détour d' un escalier, son regard se hasarda au dehors. Des corps sombres s' entremêlaient, s' écartaient avec rapidité et agilité. On aurait presque pu croire à un ballet si cette danse improvisé ne s' accompagnait de l' éclat du tranchant des lames empourprées.
    Son coeur battant à la chamade, Kylian finit de dévaler les dernières marches avant de se stopper net.
    Les mercenaires se battaient contre les académiciens. Non, en observant plus clairement, les mercenaires luttaient avec force contre le flot de combattants qui avait surgit d' on ne sait où.
    Kylian avait empoigné son épée, de la main gauche cette fois, il ne voulait pas courir le risque de se faire blesser ou de mourir simplement parcequ' il avait chercher à dissimiler sa main dominante à l' épée.
    Son corps entier vibrant de l' allégresse de la bataille, Kylian commença à s' élancer dans la bataille puis se stoppa. Net.

    Se battre oui mais, pour qui ? Pour les Mercenaires à qui il avait fait allégeance ? Ou pour l' académie pour lequel il travaillait désormais ?
    Mais s' il se battait avec ses alliés et que ceux ci perdraient, cela signerait l' arrêt complet de sa mission voir son arrêt de mort. De l' autre coté s' il se battait aux cotés des académiciens et que ceux ci perdaient, ses supérieurs pourraient croirent à une mutinerie et la encore, cela signifierait son arrêt de mort.

    Il était encore à se questionner sur la décision à prendre lorsqu' une voix s' imposa à son esprit, féline et sans pitié. Mentaï. Il ignorait que l' un d' entre eux se trouvait ici mais c' est avec sa décision prise que le jeune garde se jeta cette fois ci dans la bataille.
    Il suivrait les instructions, comme il l' avait toujours fait et le ferait toujours, d' autant plus si elles étaient données par un Mentaï.
    Mentaï, l' exacte contraire des Marchombres qu' il adulait tant. Mentaï, combattants cruels et sans pitié dont il avait espéré ne plus jamais recroiser la route.

    Se fiant aux instructions de la mercenaire, Kylian stoppa avec agilité une lame amie, jetée en direction d' un combattant de l' harmonie. Les deux duellistes se toisèrent, l' un comprenant le but de l' autre puis Kylian lui sourit, d' un sourire carnassier avant de lui assener un coup de coude au visage et de se mouvoir discrètement vers le coeur des combats.
    Trop faible pour le blesser vraiment mais assez fort pour y faire croire.




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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 17:02

Contrôler les Spires revenait à morceler son attention, à diviser son pouvoir si elle voulait tout soutenir. Recevoir les messages des Mentaïs, les renvoyer, gérer les mouvements des Mercenaires, gêner des élèves par des petits dessins intempestifs… Tout cela faisait que la réalité lui était lointaine, et que, en sécurité derrière ses piliers, elle ne pensait pas qu’on puisse l’observer, surtout depuis plusieurs minutes. De nombreuses personnes accaparaient son attention par les Spires, et même si ça ne lui vidait pas son énergie car elle restait dans les basses Spires, elle était vulnérable.
L’arracher aux Spires dans un moment pareil, c’était comme lui arracher le cœur : elle sentait son corps tomber, entrainer par la chute d’une inconnue, elle sentait sa concentration se disloquer et le dessin qu’elle s’apprêtait à faire basculer dans la réalité disparaître..
Quand elle reprit conscience de la réalité, son esprit arraché aux Spires, elle se trouvait sur le sol, le dos meurtri, nez à nez avec une élève inconnue, dont on pouvait lire la terreur sur le visage. Que s’était-il produit ? Marlyn ne prit pas le temps de se poser ces questions : un élève était un ennemi, surtout aussi proche alors qu’elle-même était vulnérable. Mais lorsqu’elle voulut lui enserrer la gorge avec ses mains gantées, l’autre avait disparu.
Un pas sur le côté ? Elle ne tarderait pas à le savoir.. L’Imagination s’ouvrit de nouveau à sa concentration, alors qu’elle massait son épaule endolorie par la chute. Une trace, un peu brouillonne mais facilement décelable : la fille inconnue ne devait pas encore bien maitriser son don ; ce n’était pas étonnant, elle avait l’air encore jeune… Remonter la piste d’un dessin revenait à traquer un animal dans les fourrés. Il fallait beaucoup de patience. Les écuries. Loin du combat, mais facile d’accès quand on connaissait l’endroit, et les Spires. A l’écart de la foule, la jeune femme ferma son regard et se concentra à redessiner les contours de l’écurie, chose relativement peu aisée vu qu’elle n’y avait pas été récemment. Les lignes se formèrent dans son esprit, et quand elle fit basculer le dessin dans la réalité, elle pouvait sentir la brise de fin de printemps sur sa joue cicatrisée : elle s’était téléportée à l’extérieur des écuries. Et la jeune fille inconnue était à l’intérieur.

Pas besoin de réfléchir longtemps pour trouver une solution rapide à son problème. Une torche éteinte appuyée contre les murs de chaux, un passage par les Spires, et elle avait en main une torche enflammée, brûlante, prête à embraser le ciel. Elle crépitait allègrement, des ombres dansaient sur les tas de paille, qui bientôt se transformeraient en incendie. Un rire silencieux secoua les épaules de la Mentaï, et elle jeta négligemment la torche sur les tas de paille qui étaient appuyés contre les murs. Ils prirent feu instantanément, et les flammes dévorèrent bientôt le bois sec des portes de l’écurie.
La Mentaï serait bien restée contempler le massacre mais déjà des griffes d’Imagination lui tiraillaient l’esprit : elle devait retourner au combat. Les choses bougeaient dans le hall. Sans prendre le temps de voir si le feu prenait ou si la jeune fille trouvait le moyen de sortir des écuries bouclées, Marlyn retourna dans les Spires et disparut dans un claquement sec.

La fureur des bruits de combat lui emplirent les oreilles alors qu’elle atteignait le hall. Elle eut à peine le temps de reprendre son souffle qu’un élève téméraire se jetait sur elle. Tirant les dagues de ses manches, la jeune femme combattit, préférant éviter les coups et la fatigue. L’élève était brouillon dans son style de combat : il devait sûrement être là depuis peu, et en plus elle ne connaissait pas sa tête. Un objet contondant vient le frapper derrière la nuque : Marlyn avait de nouveau eu recours au dessin. Le corps de l’élève inconnu alla rejoindre les autres étendus au sol, nageant dans leur sang. La jeune femme essuya ses dagues et les rangea, quand une douleur aigue provenant de sa jambe la fit grimacer. Le gamin, moribond, avait planté un poignard dans ce qu’il avait pu atteindre : le mollet de la Mentaï.

La jeune femme l’acheva de rage, et s’éloigna en boitillant des combats, en haut des escaliers, là où elle s’était dissimulée quelques dizaines de minute auparavant pour dessiner. Là, elle prit le temps d’examiner : supercifiel, l’élève n’avait plus assez de force pour planter la lame profondément, mais le sang coulait quand même. Ca s’arrêterait sûrement dans quelques minutes, mais pour le moment, il valait mieux ne rien risquer. D’un cadavre, elle déchira une bande de tissu qu’elle appliqua en compresse, avant de maintenir le tout avec une autre bande de tissu. Ca tiendrait le temps de partir.
En attendant de pouvoir courir sans problème, Marlyn réinvestit les Spires et distribua les dernières instructions.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 17:28

    Le temps semblait s'être arrêté. Comme à son habitude, Ereïne ne se trouvait pas dans le dortoir Lupus, elle regardait la Lune. La Majesté de la Nuit, la Déesse qu'en tant que meneuse de loups elle vénérait. L'éclatante, la scintillante, l'ensorcelante Dame Nocturne. Mais la nuit ne semblait pas être la même que d'habitude. Ce soir, quelque chose avait changé, changeait. Ce soir, l'histoire allait prendre un tournant décisif. L'instinct semi-animal d'Ereïne le lui soufflait.

    La porte au bout du couloir s'était ouverte en claquant, laissant un groupe d'élèves passer. Ereïne lut une panique à peine contrôlée sur leur visage, témoin de l'hystérie effrayée qui, en cet instant, faisait battre leurs coeurs. Ils parlaient, leurs voix montant irrégulièrement dans les aiguës. Ereïne ne retint qu'un mot, qui la fit frémir de rage.

    Mercenaires.

    Les poings d'Ereïne se serrèrent, tandis que ses pupilles se rétrécissaient sous l'effet de la colère. Des images lui revenaient. Les hommes en noirs, le feu, l'odeur de chair brûlée, son père, sa mère, son plus jeune frère. Et le visage terrifié de Kael.

    Sans dire un mot, Ereïne suivit le groupe. Pas après pas, elle entendait des clameurs, des fracas de lames, qui se faisaient de plus en plus proche. Enfin, ils arrivèrent sur le lieu des combats. Ceux du groupe se ruèrent au coeur de la bataille. Ereïne resta figée un instant.

    Elle repéra l'aura des mercenaires, visibles au milieu du combat. Ils étaient armés, pour la plupart. Elle, non. Ce qu'elle avait, c'était son instinct de survie, son envie de vengeance. Elle avait son propre corps, ses propres crocs. Cela suffirait. Pour l'instant.

    Un sourire de prédateur étira lentement ses lèvres et elle se pencha en avant, dans l'attitude typique d'un loup qui va passer à l'attaque. Puis elle se rua en avant. Elle se jeta sur un ennemi, arracha son arme et la plongea dans sa gorge. L'homme s'effondra sans avoir eu le temps de comprendre. Ereïne était déjà sur un autre, enragé. Elle retrouvait cet instinct de bête qui avait toujours été le sien. Le sang maculait ses habits, son visage. Elle n'était plus humaine. Elle s'était faite ombre meurtrière, force brute et noble. Louve.

    A chaque ennemi qui s'effondrait, le sourire cruel d'Ereïne s'accentuait. Elle avait reçu quelques blessures, mais pas tant que ça puisqu'elle s'attaquait aux ennemis les plus faibles pour dégager un peu l'espace et rendre plus aisés les mouvement. Pas assez, en tout cas, pour l'empêcher de continuer. Le visage d'Eran lui revint en mémoire. Il lui semblait le sentir à ses côtés. Puis les visages de ses parents vinrent à leur tour. Des larmes coulèrent des yeux de la jeune femme, sans qu'elle cherche à les retenir. Elles traçaient des sillons clairs dans les éclaboussures de sang qui maculaient son visage.

    La Lupus s'immobilisa l'espace d'un instant, contemplant la bataille. Contemplant les corps de ceux à qui elle avait ôtées la vie. Un rire nerveux monta dans sa gorge, puis éclata. Elle suivit son instinct, rejeta la tête en arrière et hurla à la lune.

    "Père, Mère, Eran... Kael. Ce que je fais, c'est pour vous."

    Et elle replongea dans la bataille.



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Dim 14 Nov 2010 - 18:38

Selhan repartait du parc de l'académie où il avait fait une nouvelle rencontre, deux jeunes femmes. Il se demandait ce qui allait ce passer, maintenant qu'il ne savait plus quoi faire, il errait sans but alors que la nuit tombait. Il était en train de rejoindre son cheval quand il s'arreta.

"Cette soirée est particulière, je ne saurait dire pourquoi. Il y a une grande tension dans l'air."

C'est alors qu'il entendit des cris et le choc entre des épées et autres armes. Il comprit tout de suite, des combats, dans l'académie? Qu'est-ce que sa voulait dire? Que devait-il faire? Il venait de monter sur son cheval sans avoir pris de décision, retourner à l'Académie voir ce qui se passait ou partir loin d'ici? Mais son âme de guerrier avait déjà repris le dessus et il était déjà à terre. Il commença à courir vers l'Académie, il entra à l'intérieur et s'arreta net. Les combats faisaient rages, de toute part, mais que devait-il faire? Prendre part au combat? Il en avait envie c'est sur, deja parceque maintenant qu'il était là il risquait sa vie et en plus car il aimait se battre. Mais qui devait-il aider?
C'est alors qu'il l'a vit... une jeune femme qui passa non loin de lui, près de la fontaine, en larme...


"Ly....Lya?? Je ne rêve pas? Que fait-elle ici?"

Sans comprendre pourquoi, il cria alors son nom

- Lya! Lya c'est moi Sel...

Il vit alors l'homme qui la suivait un sabre à la main, il ota alors sa cape, dégaina ses deux sabres et s'interposa entre elle et l'homme. il était plus grand et plus costaud que lui mais avait l'air moins habile avec son sabre que l'ex-assassin ne l'était avec les siens. Il contra une première attaque qui venait du haut avec ses deux sabres puis avec agilité il donna un coup de pied sur le torax de son adversaire qui bascula en arrière. Selhan détourna son attention pour voir ce qu'étais advenu de la jeune femme qui s'était arreté derrière la fontaine pas loin derrière lui.

- Est-ce que tu va bien? Que fait-tu ici? Dans ses combats? Et qu'est-ce qui se pass....

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il sentait deja l'homme se relever. Il était coriace. Il se retourna pour lui faire face de nouveau. C'est alors qu'il fut surpris, deux hommes lui faisaient fassent maintenant.

"C'est maintenant que sa devient interessant"

Cette phrase parut dans son esprit avec un large sourire sur ses lèvres que ses adversaires découvrirent avec étonnement.

- Qu'est-ce qui te fait sourire? demanda alors un des mercenaires. Tu vient de signer ton arret de mort en venant ici!

-Je crois que vous n'avez pas bien jugé votre adversaire.

Sans avertissement, Selhan passa à l'attaque, il commença par lancé 2 couteaux magnifiquement affutés dans les deux genoux de son adversaire de droite qui tomba à terre et sans attendre attaqua celui de gauche avec ses deux sabres. Son adversaire contra d'abord fabuleusement toute les attaques puis commença à être submergé il finit par tomber dans la fontaine sans comprendre ce qui se passait et Selhan donna le coup de grace, il planta ses deux sabres au milieu de la poitrine de l'homme qui gisait maintenant dans la fontaine. Mais l'ex-assassin avait été bien duppe, il regardait l'eau de la fontaine devenir toute rouge quand il sentit une lame se planter dans sa cuisse droite. Il ne se fit pas prié et dégaina son poignard qu'il envoya en se retournant dans la tête de son deuxième adversaire. Il gisait maintenant à ses pieds avec son bras droit tendu et son épée toujours dans les mains ruisselant du sang de Selhan. Se dernier tomba à genoux.

"Aurait-il touché mon artère? j'ai été bien téméraire sur ce combat... trop orgueilleux. Je ne peut pas tomber au combat... pas comme sa?"

Sa vision se troubla.... il sombra dans l'inconscience au pied de la fontaine.


_______________


La mort n'arrive jamais par hasard.

Où que je sois, si j'y suis, la mort y est aussi.

A l'inverse, où que tu sois, si la mort y est, j'y suis aussi.

Mais si je ne suis pas là avec toi, il n'est pas dit que tu ne meurt pas.

Ma protection sera ta seule dévotion.


La méditation est noble, le courage est fort, la confiance est suprême
mais seule la mort règne.


Où que tu aille je te suivrait les yeux fermés parceque si j'ai confiance alors mon âme et mon instinct me guiderons mieux que mes yeux... Sache le!
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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Lun 15 Nov 2010 - 21:19

Gwell jubilait ! Elle avait réussi un pas sur le coté ! Et inconsciemment qui plus est ! Fière de son exploit, elle s’accorda quelques précieuses minutes de repos dans le calme de la nuit.
Le calme ? Pas tant que ça en fait... L'ouïe fine de la dessinatrice en herbe lui rapportait de légers crissements, preuve irréprochable de l’approche de quelqu’un... Mais qui ? Le cœur de Gwell battait la chamade, elle était seule, seule et isolée de tout le reste du monde !

Au bruit des coups donnés contre la porte, Gwell comprit. Elle comprit que la porte était verrouillée, elle comprit que celui qui avait fait crisser les graviers de l’allée n’était pas venu pour une simple promenade de santé, elle comprit qu’il voulait entrer, et elle comprit aussi que là où elle était, elle serait en sécurité !
Puis, alors que les coups s’intensifiaient, la certitude que ce que l’autre cherchait à atteindre était elle s’imposa à son esprit. Certitude entachée de peur.

Son pas sur le coté... c’était lui qui l’avait trahi ! Puis une autre certitude s’insinua sournoisement vers sa conscience. Celui qui la poursuivait était une femme, et même pire, c’était LA femme, celle de l’instant d’avant, celle du couloir... celle sur laquelle elle était tombée...
C’en était bel et bien fini de la pause de Gwell. Il fallait absolument qu’elle sorte de là, parce que quand l’autre rentrerait, c’en serait fini de Gwell. Ça, la lotra en était certaine !

Sortir, c’était bien beau, mais comment ? Comment sortir de ce pétrin dans lequel elle s’était fourrée ? Comment échapper à une mort précoce et injuste ? Comment redevenir la gamine qui ne s’inquiétait jamais que de ses résultats scolaires ? Comment ? C’est là que tout résidait, dans ce mot.
Tout, surtout l’avenir de la jeune fille. Et c’était déjà beaucoup !

Le coups dans les épais panneaux de bois de l’unique issue des écuries avaient d’abord augmenté, puis, subitement, ils avaient cessé. Ce n’en était que plus inquiétant ! Quels étaient les projets de l’autre dessinatrice ? Gwell savait qu’elle n’abandonnerait pas la partie pour une porte fermée, aussi solide soit elle. Mais que faisait elle alors ? Que préparait elle ? Certainement pas des biscuits, bien que l’odeur de feu aurait pu induire Gwell en erreur...
L’odeur du feu ?

En effet, peu à peu, l’air s’était chargé d’une fumée acre, étouffante.
Alors comme ça, elle comptait la bruler vive ? Gwell devait bien reconnaître que le plan était astucieux, même assez machiavélique... En brulant l’unique issue, elle condamnait la prisonnière des écuries à une mort certaine. Soit par le feu, soit en l’étouffant avec la fumée.
Quel était le sort le plus enviable ?

*Aucun des deux, je ne veux pas mourir ! Non, plutôt, je ne PEUX pas mourir ! C’est trop tôt !*

Quelques précieuses larmes -les dernières ?- s’échappèrent des yeux de la jeune fille, roulant lentement sur ses joues, créant un chemin de fraicheur dans l’incandescence de son visage. Elles finissaient inévitablement dans un pitoyable ‘spoch’ en s’écrasant dans les flammes.

*C’est le mot, pitoyable, je suis pitoyable ! Je ne vaux pas mieux que ces misérables gouttelettes, non, je suis destinée à m’éteindre, comme elles, impuissante...*

Puis l’idée germa dans sa tête. Ce n’était pas l’idée du siècle, mais, pour l’instant, elle serait amplement suffisante.
Que vaut une petite goute au beau milieu d’un incendie dévastateur ? Rien.
Mais, maintenant, que vaut elle si elle est accompagnée d’un million d’autres gouttes ? Et bien, ça change radicalement la donne !

Heureuse de cette subite pensée, de cet ‘‘éclat de génie’’ comme elle aimait à l’appeler, elle se mit en quête de ce million de gouttes qui la sauverait des flammes dévastatrices de cet incendie... dévastateur ! L’affaire fut vite réglée (par chance, quelqu’un avait pensé à remplir l'abreuvoir des chevaux), mais il lui manquait toujours de quoi contenir le précieux liquide salvateur...

*Je sais ! Après tout, je suis dessinatrice ! Je dois bien pouvoir créer un seau ?*

Plus concentrée que jamais, la jeune fille se mit à l'œuvre, pensant, au plus profond d’elle même, à ce seau auquel elle devait son salut.
Il ne se passa rien. Pas le moindre seau, pas même un dé à coudre n’apparut.
Rien. Nothing. Nada. Niet.
Pas besoin d’épiloguer pour comprendre le fait : Gwell avait lamentablement échoué.

Que dire de quelqu’un qui avait réussi un pas sur le coté, magistralement, mais qui échoue pitoyablement à dessiner un vulgaire seau ? Et bien, pour Gwell, cet échec ne signifiait qu’une chose : elle allait mourir. Bêtement.

De désespoir et d’impuissance, la lotra faillit se jeter dans les flammes, mais elle se contint de justesse et tenta à nouveau l’irréalisable facilité à laquelle elle avait précédemment échoué.
Elle le voyait pourtant, ce seau, ce misérable récipient, cet objet devait lui sauver la vie... ce... ce truc qui serait capable d’éteindre ce qui, sinon, causerait la perte de Gwell !
Rien ! Il ne se passait toujours rien !
La jeune fille fulminait, elle pensait à cette eau, toute cette eau inutile, inutilisable, ce liquide qui pourtant aurait pu la sauver !

Une rage inimaginable s’empara d’elle, elle serrait les poings, serrait les dents, mais ne pouvait rien faire sans ce fichu bout de métal ! Rien ! Ce mot lui était désormais insupportable, son impuissance la mettait hors d’elle...
Elle pensait à toute cette eau !
Toute cette eau...
Cette eau...
Eau...
Eau qui s'abattit soudainement sur elle, rendant le feu plus insignifiant qu’il siffleur face à une horde de Ts’liches affamés.
Eau qui tombait en trombes depuis nulle part.
Eau qui continuait, sans relâche, à monter, affolant les chevaux et trempant Gwell jusqu’aux os.
Eau qui avait fait, du bâtiment annexe de l’académie, un gigantesque bassin rempli à ras bord avant de cesser brusquement de tomber.
Eau qui rendit à sa créatrice le sourire et un espoir de survie.

Un sourire qui ne s’éternisa tout de même pas sur les lèvres de l’élève prodige. Et si l’autre, l’incendiaire, était toujours derrière la porte ? Qu’avait elle bien pu penser de la performance de Gwell ? Performance qui avait tout de même anéanti ses espoirs de vengeance... Elle risquait de ne pas être ravie !

Ne souhaitant pas prendre de risques supplémentaires pour sa vie, Gwell se posa afin de réfléchir, à un ‘‘plan de bataille’’, c’est à dire, à un moyen de sortir vivante de là.
Les idées ne se faisaient pas désirer, et venaient, en bloc, se présenter aux portes du cerveau de la dessinatrice. Mais il fallait réfléchir, toutes n’étaient pas bonnes, un tri s’imposait.
Gwell finit par en retenir une, elle n’était pas fabuleuse, mais elle devrait laisser à la jeune fille un espoir de s’en sortir, et en cet instant, c’est tout ce qui importait à la concernée.

Elle prépara rapidement son cheval, tout en écoutant attentivement les bruits venant de l’extérieur, dans le cas où l’autre aurait décidé d’oublier toute discrétion. Une fois sa tache terminée, elle inspecta la porte dans le but de savoir ce qu’il était advenu de la serrure. Elle avait fondu, et les deux battants n’attendaient plus qu’une légère poussée pour s’ouvrir et dévoiler à Gwell ce qui se trouvait derrière.
Tout en pataugeant dans l’eau qu’elle avait dessiné, Gwell retourna à sa monture, s’armant au passage d’un morceau de bois qui lui servirait de bélier.
Elle enfourcha habilement son destrier.

Juchée là haut, à un mètre soixante du sol, elle se mit à douter. Et si elle avait fait un mauvais choix ? L’autre était elle dehors à guetter à sortie pour l’achever ? Allait elle mourir maintenant ? Alors qu’elle avait déjà réussi à s’en sortir deux fois ?
Ces questions n’obtiendraient de réponse que quand elle serait sortie. Si elle ne mourrait pas...

Gwell poussa un soupir fatigué, la journée venait à peine de commencer (ou alors allait elle bientôt finir ? Comment savoir puisqu’il faisait toujours nuit noire ?) et elle avait déjà risqué sa vie à deux reprise, autant dire, plus de fois que pendant les dix-sept années précédentes...

Elle vida sa tête de toute pensée, calmant les battements de son cœur, et respirant à fond. Puis elle s’élança.
Le manche à balais qu’elle avait tendu devant elle alors qu’elle talonnait son cheval avait parfaitement ouvert le passage, repoussant impeccablement les battants, l’animal, quant à lui, avait admirablement bien rempli le rôle que lui demandait sa cavalière, et avait démarré au quart de tour. Tout avait fonctionné comme sur des roulettes, comme Gwell l’avait imaginé.
À un détail près.
Elle avait fait tout ça pour rien... personne ne l’attendait derrière la porte.

Elle partit tout de même vers éoliane, se disant qu’elle serait plus utile là bas pour prévenir les rêveurs de la situation qu’ici, à défoncer inutilement les portes de bâtiments à coup de manche à balais...



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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Mar 16 Nov 2010 - 17:04

Varsgorn avait quitté les sous-sols pour une seule et unique raison, une raison qui portait un nom: Enelye. Même si le trésorier ne savait rien du plan d'attaque des opposants du Chaos, il n'était pas dupe. Il savait très bien qu'on ne chassait pas l'ennemi en libérant simplement des prisonniers. Il fallait un affrontement brutal et meurtrier. Bien plus meurtrier que ce qui s'était passé dans les sous-sols, et qui n'était d'ailleurs pas encore terminé. Et qui disait meurtrier disait forcément risque de perdre la vie. C'était un risque que Enelye ne devait pas prendre. Le trésorier devait l'éloigner des combats le plus rapidement possible. Ne sachant rien des plans de la nuit, Varsgorn ne savait pas quand l'attaque en surface débuterait. Il espérait vraiment qu'elle soit différée de l'action des marchombres, sinon le trésorier arriverait trop tard et la bataille aurait déjà commencée.

Il traversa les sous-sols au pas de course, slalommant entre les prisonniers qui retournaient à l'air libre. Il n'eut pas besoin de trop de temps pour arriver à l'extérieur. Il connaissait les sous-sols comme sa poche pour les avoir traversé de nombreuses fosi dans les premières semaines de sa présence à l'académie, en tant que garde. Il n'avait donc aucune crainte de se perdre et il connaissait certains raccourci. De plus, sa condition physique était très bonne et son pas de course était très rapide. Il arriva donc sans problèmes devant le lieu qui avait été sa destination première: la salle commune des Corbacs. Il pénétra à l'intérieur. Vide. Il fouilla les dortoirs. Vide eux-aussi. Bon sang, il était arrivé trop tard. Varsgorn fit une rapide inspection de l'endroit où il se trouvait. Des lits défaits, des chaises renversées, quelques objets brisés. Les élèves étaient donc sortit dans la panique la plus totale. Heureusement, il n'y avait pas de traces de sang, c'était bon signe. Enfin, bon signe sur l'état de santé des élèves mais pas bon signe pour le trésorier. Les combats dans l'académie avaient commencés, c'était désormais certain. Où étaient donc partit les élvèes? Les plus intrépides avaient sûrement choisis de suivre le bruit des combats pour se battre. Les autres avaient cherchés des endroits sûrs pour attendre la fin du conflit armé. Et Enelye? Où était-elle? Varsgorn ressortit de la salle réservée aux Corbacs et il reprit sa course. Il chercherait son apprentie même s'il devait fouiller l'académie entirèe. Il suivit le mouvement des élèves dans un premier temps, scrutant la foule avec son regard d'aigle pour repérer sa jeune apprentie. Peine perdue, elle n'était toujours pas visible. Quel idiot il était! Il avait trop tardé dasn les sous-sols. Libérer des faiblards n'était pas important, il aurait mieux fait de protéger Enelye plutot que de jouer le bon samaritain avec des défenseurs de l'Harmonie. Varsgorn n'osait pas regarder les corps étendus au sol. Il ne voulait pas s'effondrer en pleurs si jamais le cadavre d'Enelye s'y trouvait. Pour l'instant, il devait continuer ses recherches. Les morts ne bougeraient pas eux, tandis qu'Enelye était sûrement en train de se déplacer. Pas la peine de perdre du temps à regarder des corps. Ca, ça sera pour plus tard, quand il aura fouillé l'académie entière.

Malgré l'inquiétude qui s'en prenait à lui, le trésorier ne pu s'empêcher de sourire quand il croisa un mercenaire sur sa route. Ce dernier vint le trouver dans l'espoir d'avoir un allié pour contrer les opposants qui avaient l'air nombreux. Ceux qui connaissaient la trahison de Varsgorn était soit étendus dans les sous-sols de l'académie soit en train de mourir sous les coups des mercenaires et de Beitiris. A la surface, on le prenait encore pour l'un des fils du Chaos. Dommage pour le mercenaire, il avait croisé la route d'un Varsgorn qui n'avait pas le temps de s'attarder pour parlementer. Avant même que le fils du Chaos n'ouvrit la bouche, le trésorier le tua et il continua sa route sans même un regard pour son ancien allié.

Après plusieurs minutes de recherche, il la trouva enfin, son apprentie. Là-bas, au milieu de la foule qui se pressait pour trouver un abri. Pendant un court instant, Varsgorn fut rassuré. Enelye était saine et sauve. Mais l'inquiétude revint le prendre quand il aperçut des mercenaires au bout du couloir. Des mercenaires qui n'avaient pas le regard de ceux qui s'apprêtaient à jouer à la poupée. Des mercenaires qui allaient sûrement venger leurs compatriotes morts en faisant un carnage parmi les élèves. Oh non, ils n'allaient pas faire ça. Varsgorn allait les arrêter avant qu'ils aient le temps de dire "ouf". Le trésorier plongea sa main vers sa ceinture de couteaux. Vide! Aucune lame ne se trouvait sur sa ceinture! Il les avait tous utiliser dans les sous-sols et il avait oublié de les reprendre. Une erreur qu'il n'aurait jamais commis s'il n'avait pas été aussi inquiet pour Enelye. Malgré ce contre-temps, Varsgorn fonça, les lames de ses poignets sorties. Il bouscula des élèves. Quelques pas et il arriva aux mercenaires. Esquive. Attaque. Nouvelle esqive. Le sang gicla. Des corps s'effondrèrent. Les mercenaires étaient touchés. Mieux encore, les mercenaires étaient morts. Varsgorn se tourna vers son apprentie et son regard inquiéta le trésorier. Il l'avait sauvé pourquoi avait-elle ce visage d'inquiétude? L'ancien mercenaire suivit la direction des yeux de la jeune fille et il vit une lame qui était planté dans son corps. L'un des mercenaires avait eu le temps de le toucher. Son propre sang se mêlait à celui des victimes qu'il avait tué. Ses jambes faiblirent. Le froid s'insinua dans son corps. Ses yeux se voilèrent doucement. Il releva la tête. Le maître fixa l'apprentie dans les yeux.

- Quitte cette académie. Fonce sans te retourner. Laisse moi ici. Sauve ta vie.

Ses forces le quittèrent et il s'effondra. Il n'était pas encore inconscient. Il entendait toujours le brouhaha des élèves. Il attendit que la Mort vienne le chercher. Il n'avait pas peur d'elle. Il lui avait offert tellement d'âmes qu'ils étaient désormais amis. Plus que quelques secondes et Varsgorn ne souffrirait plus. Il allait rejoindre ses parents.


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Mer 17 Nov 2010 - 11:18

C'était un scandale. Enelyë avait été réveillée. Vous vous rendez compte ? Bref. L'auteur de ce complot était un Corbac à l'air affolé qui était entré dans la salle commune et qui avait débité un discours qui justifiait son état. Mais la dessinatrice en mode demi-sommeil ne l'avait pas écouté. Elle était en train de se demander pourquoi elle s'était réveillé dans ce fauteuil. Lorsqu'elle vit le livre ouvert par terre, elle se souvint. Elle avait voulu lire un peu devant le feu, bien installée dans un fauteuil. En s'étirant tranquillement, elle se rendit compte que la panique avait pris possession de la salle commune. Les Corbacs se ruaient vers la sortie, cassant des objets, renversant les chaises et les tables... Et fatalement, dans leur précipitation, ils bousculèrent aussi les fauteuils. Enelyë eut juste le temps de sauter à terre avant que son siège ne s'abatte sur le sol. D'un pas lent, elle se mit à suivre la foule.

Trois Corbacs, deux garçons et une fille, s'étaient vraisemblablement posés en chefs. La fille prit la parole.


- Vous ne me connaissez peut-être pas, mais laissez ça de côté. L'Académie est attaquée et...
- Taisez-vous, laissez-la finir !

C'était un des garçons qui avait donné cet ordre, car les Corbacs s'étaient mis à murmurer et on ne l'entendait plus. Lorsque le silence fut revenue, elle continua à parler.

- Ne paniquez pas inutilement, s'il vous plait. Nous allons nous diviser en trois groupes. Deux iront se battre avec Gabriel, elle désigna le jeune homme de droite, et moi-même. Le troisième ira se réfugier dans avec Arkim et un petit groupe de protecteurs, dit-elle en les montrant du doigt. Formez les groupes.

Tentative de garder le calme parmi les Corbacs : réussite. Tentative de les faire s'entendre sur les groupes : Echec cuisant. Cependant, au bout d'une dizaine de minutes, les groupes s'organisèrent miraculeusement : des mercenaires arrivaient au bout du couloir. Un des groupes de combattant resta sur place, pendant que les autres se dirigeaient vers le hall. Enelyë suivit le groupe qui voulait se mettre à l'abri : elle devait rester prudente et trouver Varsgorn. Dans le hall, la bataille faisait rage, et aucune trace de l'ex-mercenaire. La dessinatrice n'osait pas regarder les corps étendus par terre, de peur d'y reconnaitre des visages. Les Corbacs s'engagèrent dans un couloir. C'est alors qu'Arkim siffla. Ils avaient convenus de ce signe pour prévenir de l'arrivée de Mercenaires. Les "protecteurs" du groupe se mirent devant, prêts à se battre. Puis Enelyë le vit.

Varsgorn.

Il tua les mercenaires devant eux, puis se tourna vers elle. Elle allait sourire, puis aperçut le poignard fiché dans le ventre de son Maître. Le sang coulait à flot. Il lui demanda de partir, de le laisser ici. Mais elle ne pouvait pas faire ça. Il s'effondra.


- Oh non... elle s'agenouilla, attrapa les épaules de son maître. Non, Varsgorn, tu me fais pas ça maintenant ! Ouvre les yeux !

Ses larmes se mêlèrent doucement à ses supplications. Il ne pouvait pas la lâcher comme ça. Il ne pouvait pas l'abandonner à nouveau... Silencieusement, les protecteurs s'approchèrent du corps de Varsgorn, le dégagèrent doucement de la prise d'Enelyë et le prirent sur leurs épaules. Une marchombre avait entendu dire que les appartements de Duncan était un abri. Ils se dirigèrent vers ces appartements. Un des protecteurs tenait la main d'Enelyë qui regardait les autres emmener Varsgorn aux appartements de Duncan le plus vite possible. Ils lui avaient ordonné de rester avec le groupe, parce que son maître lui avait dit de rester prudente. Elle essuya son visage avec sa manche, puis se décida. Elle allait rejoindre ceux qui les protégaient, et elle se battrait avec son Don. Il ne devait rien arriver à Varsgorn.

Dans les couloirs, ils rencontrèrent des élèves, à qui ils demandaient d'aller se battre ou de les rejoindre, au cas par cas. Leur groupe grandit. Puis ils rencontrèrent des mercenaires. Enelyë resta à l'arrière, profitant de son don, pendant que d'autres allaient se battre au corps-à-corps. Elle dessinait, dessinait, dessinait. Elle s'épuisait, aussi. Ils arrivèrent au bout des mercenaires, mais Enelyë n'arrivait plus à marcher. Elle voulait juste dormir. Elle ferma les yeux.

Puis se retrouva au bureau de Duncan.



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    Papillon Princesse à votre service ! o/

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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Mer 17 Nov 2010 - 18:06

Voyons voir, la pâte semblait parfaite au toucher, douce et lisse à la fois. Osaki coupa délicatement un morceau de la merveilleuse pâte qu'il venait de créer et la gouta du bout des lèvres. Mmmm... au gout, cela semblait correct ... même plutôt bien. Voir carrément trop bon. Oui, le cuisinier se l'avoua, sa pâte à tarte était excellente.

Restait le citron. Ce constat fut comme un claque sur le moral d'Osaki. Il jeta un coup d'œil craintif à la mixture mousseuse qui attendait son bon vouloir dans un grand bol. Le cuisinier de l'académie n'avait pas encore rajouté d'ingrédient qui pourrait donner à cette mélasse le gout que lui donnait sa grand mère. Il hésitait. Il n'osait pas. La peur d'échouer encore une fois lui clouait les tripes. Il avança une main tremblante armée d'une cuillère vers le bol, la trempa dans la mixture jaunâtre et réellement peu appétissante et glissa le tout dans sa bouche. Un claquement de langue conclut que c'était bon, mais que ce n'était pas encore ça. Osaki avait positionné devant lui tout les ingrédients qu'il n'avait pas encore utilisé et qui étaient susceptibles de lui faire réussir magnifiquement son œuvre... hum... sa tarte. Et puisqu'il était incapable de trouver cet ingrédient les yeux ouvert, il les ferma, avança sa main au hasard parmi les pots, en choisit un. Soulevant doucement les paupières, le très très jeune homme se rendit compte qu'il tenait entre ses doigt de la cannelle. Sceptique, Osaki en mit néanmoins quelques pincées dans la mixture, étala celle-ci sur la pâte et enfourna le tout.

Jetant un coup d'œil par une fenêtre, le prestigieux cuisinier s'aperçut qu'il faisait nuit. Il avait était tellement occupé par son Oeu.. sa Tarte qu'il n'avait pas vu le temps passer. Soudain, tendant l'oreille, Osaki perçut des cris. Inquiet, il sortit des cuisines, considérant qu'en tant que presque professeur, il était de son devoir de faire régner l'ordre dans le lieu où il travaillait. Remontant les cris jusqu'à leur source et s'épuisant par la même occasion à courir dans les escaliers, Osaki arriva en vu d'élèves apparemment affolés. Enervé, il ordonna:

-Silence jeune gens, ma tarte est au four et je ne veux surtout pas qu'elle soit trop cuite à cause de votre plaisir à faire le bor...le cirque. Veuillez maintenant retourner dans vos dortoirs respectifs.

Crier ainsi ne lui ressemblait pas, mais cela semblait marcher, car tout les élèves avaient la tête tournée vers lui, une expression de surprise mêlée d'angoisse sur le visage. Puis, l'un deux ouvrit la bouche et expliqua rapidement la situation au Cuisinier qui se sentit soudain emplit de peur. Non pas parce que les combats faisaient rage dans l'académie, mais parce qu'avec tout ce remue ménage, sa tarte risquait belle et bien d'être brulée. Oubliant les élèves, Osaki se mit à courir jusqu'aux Cuisines. Arrivé aux escaliers, il aperçut un homme encapuchonné entrer dans ce qui était SON antre à lui tout seul. Paniqué à l'idée qu'on puisse lui faire rater sa belle tarte, mercenaire ou pas mercenaire, le preux cuisinier dévala les premières marches du dangereux escalier. Imprudent, il glissa. C'est vraiment bête non, de glisser dans des escaliers? Vraiment très très bête. Parfois on en rit et parfois on en pleure. Notre noble cuillèresinier se contenta de les dévaler jusqu'en bas en roulé-boulé.

Un cri franchit sa bouche. Un cri de stupeur et de douleur. Douleur surtout. Il devait avoir plusieurs côtes de cassées, et il lui semblait que sa jambe gauche formait un angle bizarre. Les yeux d'Osaki papillonnèrent. Avant de s'évanouir, il aperçut une forme sombre qui sortait ses SES Cuisines. Le Mercenaire. Puis ce fut la nuit. Non, il y avait une petite lumière, luciole d'espoir, juste là.

~ L'enfant est chez sa grand-mère. Elle chantonne une comptine en préparant un tarte tout en surveillant du coin de l'œil un petit garçon au cheveux bruns ébouriffés. Une délicieuse odeur de citron se répand dans l'air. La tête de l'enfant dépasse juste de la table. Il suit de yeux tous les mouvements de sa grand-mère. Il voit la vielle main parcheminée prendre un poudre marron et en mettre une pincée sur la tarte. Il demande d'une petite voie ce que c'est. Sa mamie lui répond avec un sourire: De la cannelle.~

Osaki se souvient. Il est heureux et triste à la fois. Heureux par ce qu'il à enfin réussit à retrouver l'ingrédient qu'utilisait sa grand-mère. Triste parce que sa tarte ne sera jamais sortie du four. A travers le voile noir qui l'entoure, le plus très jeune homme ressent une sourde douleur au ventre. Il sait que le mercenaire vient de l'achever. Désormais, il fait totalement nuit. Il n'y a plus la petite lueur qui lui à fait revivre un instant de sa vie

Doucement, les muscles de sa main se relâchent et sa tête tombe. Marionnette disloquée et ensanglantée, le corps d'Osaki git en bas des escaliers.


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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Jeu 18 Nov 2010 - 13:02


Assis dans un des fauteuils de la salle commune des corbacs, Elio attendait avec la patience d’un homme qui jamais ne doute de l’arrivée de ce qu’il attend. Il savait que tout se jouerait ce soir, et savait que les instructions de son maître ne tarderaient pas à venir. Aussi, lorsqu’il entendit les premiers cris dans l’enceinte de l’Académie et qu’il vit des élèves se précipiter hors de leurs chambres, il se leva avec souplesse et calme. Tranquillement, un demi sourire sur les lèvres, il revêtit une armure qui ne l’encombrerait pas trop, la plus légère trouvée dans son équipement de guerrier. Il attacha sa dague fétiche à sa ceinture et se para se son arc faël et de ses flèches. Il passa rapidement devant le miroir, jetant un coup d’œil à son visage de bellâtre blond sur le point de commettre des actes sanglants. Il rit, puis quitta les lieux.
Les élèves courraient de toute part, se bousculant, se payant des murs même tant la panique les agitait. Une fille s’arrêta devant Elio, hésitant à lui parler tant sa réputation était grande.

-Je…Tu sais c’qui s’passe ?

Il lui fit signe que oui, voulut continuer sa route, la dépassant avec mépris, puis se retourna, jugeant que l’Académie n’avait pas besoin de souffrir d’une hécatombe. Pas dans son intérêt en tous cas. Et puis, c’était une gamine.

-Arme-toi si tu sais te battre, sinon cache-toi, trouve les résistants. Ils reprennent l’Académie, c’est ce soir que le Chaos meurt.

Car le Chaos allait mourir. Marlyn en était persuadée, et de ce fait Elio aussi. Pas mourir définitivement, certains resteraient vivants, mais cachés, en recul.
La fille ne bougea pas, paniquée elle se regardait, vêtue uniquement d’une chemise de nuit en soie. Parfaite pour attirer les garçons dans ses draps, mais traitre pour les nuits agitées de ce genre. Le guerrier soupira. Elle ne tiendrait pas longtemps ainsi.

Il dévala les escaliers, pensant au carnage qui allait se dérouler. Aucun des mercenaires ne se laisserait faire, et ils étaient bien plus expérimentés que les avortons de l’Académie.
Brusquement la voix de Marlyn prit le dessus de ses pensées. Elio ne sursauta pas, souriant plutôt de ce qu’il attendait depuis le début.

** Elio, n’oublie pas. Tu ne me connais pas, agis normalement et combats pour l’Académie. Je vais être obligée de fuir, mais nous nous retrouverons. Attends mes messages.**

Il hocha la tête, sachant toutefois qu’elle ne pouvait le voir. Son regard s’attarda alors sur une silhouette qu’il connaissait. Elle non plus ne portait pas d’armure, et elle courrait, dessinant, s’essoufflant, se tuant à petit feu. Enelyë. Il grogna, peu enclin à la voir mourir sous ses yeux. Par quelqu’un d’autre que lui, en plus ! Dégainant son arc il se posta dans un coin sombre, étira la corde jusqu’à son oreille et tira. Trois flèches.
Elles se plantèrent en chœur dans la poitrine du mercenaire qui s’attaquait à celle qui s’échouait à terre de fatigue.
Tuer un mercenaire du chaos.
Il n’était pas là pour ça.

Et pourtant. D’une il devait faire semblant, sans qu’on le voit. De deux il venait de défendre un être qui lui faisait pitié.

*Ressaisis-toi gars !*

Il accourut aux côtés de la corbac, allongée par terre, à moitié inconsciente.

-Et une armure, ça sert à quoi, idiote ?

Elle ne répondit pas, sûrement trop dans les vapes. Soupirant, il la souleva, la prit dans ses bras et hurla à qui l’entendrait.

-Les bureaux pour soigner les blessés, c’est où, bordel ?

Un élève lui répondit, aux prises d’un être répugnant. Sans se soucier de la remercier il courut jusqu’au bureau de Duncan, peu désireux de se coltiner encore longtemps le corps inerte d’Enelyë. A peine fut-il arrivé, qu’une femme aux cheveux bleus et au visage inquiet prit la jeune fille dans ses bras, remercia chaleureusement Elio et partit de suite vers un matelas posé à terre. Le demi-faël ne chercha pas plus loin, il repartit au combat, une seule question en tête : où était Elera ?
Il ne l’avait pas même aperçu et ne pouvait que s’inquiéter de sa position dans cette affaire. Si elle était blessée par ses propres plans, jamais il ne pourrait se le pardonner. Blessée, ou pire. Tuée.
Frissonnant il refusa de penser ainsi et se concentra sur les combattants encore en vie. Un visage d’apollon roux lui tira alors un sourire jusqu’aux oreilles. Kylian ! Toutefois ce dernier se battait avec une stratégie qu’Elio n’arrivait pas à définir. Il se postait devant ses alliés, bloquant leurs coups de manière plus ou moins subtile, les gênant dans la bataille.

*Kylian serait-il du Chaos ?*

Il s’approcha de son ami, se postant à ses côtés pour combattre avec sa dague.

-Hey ! Qu’est-ce tu fous ?

Ses yeux étaient sombres, trop sombres, et Elio se sentit attiré par cette noirceur. Jamais il n’avait trouvé homme aussi beau, et ce soudain côté apparent de son ami le mit en déroute. Lui prenant la main, il l’entraina dans une cage d’escalier, le plaquant contre les pierres froides.

-Explique ! Chuchota-t-il à l’oreille du garde.

Il ne reçut qu’un silence troublant.

-Merde explique quoi ! Ou alors soit plus discret ! On voit direct que t’empêche nos supposés alliés de se battre ! Si tu veux garder ta place à l’Académie fais-toi plus discret, ou arrêtes direct cette connerie si t’es pas capable de la jouer en finesse !

Il planta son regard azur qui virait au gris foncé dans celui survolté de son ami, une main ferme au dessus de son épaule, l’empêchant de bouger.

-Je suis avec toi, espèce de larve de Ts’lich ! Quoi que tu fasses, quoi qu’il arrive.

Je suis ton ami. Tu es mon seul ami. Et tu te trompes en pensant que je fais parti des « gentils ». Peu importe ton camp, je te suis.

*Que fais Marlyn ? J’devrais être en train d’agir, et j’suis là, avec lui. Lui a-t-elle donné des instructions à lui aussi ?*

Le brouhaha de la bataille lui bouchait les oreilles et l’excitait. Toutefois il se concentra sur Kylian, attendant une explication.


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                 Et toi, Invité, veux-tu connaitre mon histoire ?

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MessageSujet: Re: [Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]   Jeu 18 Nov 2010 - 20:13

L'Académie avait changé pendant leur absence. Vraiment. Et cela n'était pas seulement dû à la présence du Chaos. Alors que le combat battait son plein, Tifen constatait la présence de nombreuses têtes qui lui étaient inconnues. Certains portaient la bague de l'Académie, ce qui indiquait leur statut d'élève. Elle reconnaissait parfois un visage d'un élève ou d'un camarade, mais ils étaient fort rares. L'Académie avait accueilli de nouveaux élèves en son absence, elle ne savait rien d'eux, mais elle se battait pour eux. Pour qu'ils puissent étudier et vivre dans une Académie libre, sans la domination et la crainte imposée par les mercenaires. Des élèves qui étaient à protéger en priorité. Tifen ne savait plus depuis combien de temps elle avait quitté l'Académie. Elle avait perdu le décompte des jours pendant son voyage et le temps passé dans la grotte, mais ça se voyait que certains n'étaient pas encore des combattants assurés. Plus fragiles face aux mercenaires aguerris.

Au chœur de la mêlée, la jeune femme regrettait de ne pas avoir une vision d'ensemble du combat. Impossible de savoir s'il tournait en leur faveur ou si les mercenaires étaient trop nombreux. Impossible d'évaluer le nombre de cadavres, de savoir combien de personnes étaient tombées. De savoir qui était tombé. Elle jeta un regard rapide aux alentours. Einar n'était pas réapparu depuis que Locktar l'avait envoyé avertir les élèves. C'était une bonne idée de l'éloigner du gros du combat, mais la chantelame craignait qu'il ne soit tombé sur un groupe de mercenaires. Grâce aux nombreux entraînements, son apprenti savait se débrouiller, mais elle ne l'avait jamais vu engagé dans un véritable combat et espérait qu'il parviendrait à s'en sortir.

Là bas, l'ancienne élève de Lupus aperçut la chevelure blonde de Ciléa, et supposa qu'elle intervenait dans l'Imagination. Sinon, ils ne feraient pas le poids face aux Mentaïs. Elle vient en aide à un élève à la bague bleue, ce qui laissait deviner qu'il appartenait aux Lotras, qui faisait face à un mercenaire, et ne put s'empêcher de regarder à nouveau autour d'elle, cherchent une tignasse brune si familière. Pas la moindre trace d'Ambre. Tifen s'efforça d'enfouir le sentiment d'inquiétude qui grandissait petit à petit. L'absence de sa soeurette ne signifiait pas forcément sa mort, il fallait se convaincre que la Corbac pouvait être n'importe où ailleurs. Même si les combats étaient fortement concentrés ici, rien n'empêchait les confrontations ponctuelles de mercenaires et d'élèves. Ambre était peut être à quelques couloirs d'ici, ou encore à son dortoir, le temps que se répande l'information de la reprise de l'Académie.
Une lame mordit soudain violement son dos et Tifen se maudit, se retournant immédiatement malgré la douleur pour contrer un coup qui n'arriva pas. Et pour cause, le mercenaire qui l'avait attaqué gisait sous 200 kilos de muscles et de poils.

* Khan ! *

Cri de stupeur, de surprise, de soulagement qui résonna dans l'esprit de la marchombre et dans celui de son ami. Immédiatement, elle comprit que le coup qu'elle avait reçu aurait dû être fatal, et qu'elle ne devait la vie sauve qu'au tigre qui avait dévié l'attaque en prenant le mercenaire par surprise. En lui sauvant la vie. Tifen venait d'agir de la manière la plus inconsciente qui soit, elle s'en rendait bien compte. Ne jamais perdre sa concentration au cœur d'un combat. Jamais. Sans l'intervention de Khan, les mercenaires se seraient débarrassés d'elle. Elle serait morte stupidement à cause de son inattention. Difficile de faire plus pitoyable.

La jeune femme souffla un
*Merci* de remerciement à Khan, et ils se relancèrent dans le combat. Les réflexes qu'ils avaient développés pendant des années passées côte à côte s'imposèrent immédiatement, et les mercenaires qui s'opposaient à eux n'eurent qu'une faible espérance de vie. Avec la présence de Khan à ses côtés, Tifen avait l'impression de retrouver une part d'elle-même qui avait longtemps été absente, de retrouver une certaine entièreté. Khan était revenu. Et même si elle se questionnait sur les raisons de son retour, ses questions furent bien vite reléguées dans un coin de son esprit, loin. Khan était de retour, elle en était heureuse et rassurée, bien plus qu'elle ne voudrait l'admettre.

Sa poigne était assurée sur son sabre, Tifen tuait ceux qu'elle identifiait comme mercenaires sans la moindre hésitation. L'heure était au combat, à la reprise de l'Académie. Elle avait fait assez de bêtises pour ce soir, comme le témoignait sa blessure qui rappelait régulièrement et douloureusement sa présence. Si les ennemis de l'Académie accouraient de moins en moins sur le lieu des combats, Tifen n'avait toujours pas revu son apprenti et espéra qu'il n'avait pas fait de mauvaises rencontres. La bataille s'était sans doute étendue au reste des bâtiments, maintenant que les combats avaient duré assez longtemps pour avertir quiconque n'aurait pas encore compris qu'il se passait quelque chose. Une idée lui effleura l'esprit, elle en fit part au tigre.

* Khan, s'il te plaît... Cherche Einar et protège-le en cas de problème. Et si tu vois Ambre... avertit-moi, d'accord ? *

Le grand félin s'exécuta tandis que Tifen se concentra sur le combat qu'elle menait. Parer, esquiver, frapper. Ou l'inverse. Ne pas faire de mouvements inutiles pour économiser ses forces et éviter d'aggraver sa blessure. Protéger les élèves, rester sur ses gardes. Faire abstraction de la douleur qui ressurgissait à chaque mouvement.



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[Reprise de l'académie] Quand s'ouvre la porte de la guerre.... [Terminé]
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