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 Le Corbeau et le Loup [Inachevé]

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MessageSujet: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Mar 27 Juil 2010 - 15:26

[J'avais pas d'inspiration pour le titre donc ça ressemble au titre d'une fable de La Fontaine Oo]

La matinée était déjà bien avancée et le soleil avait enfin décidé de se montrer, caressant de ses rayons les jardins de l'Académie. Il avait brièvement plut ce matin, et une chaude odeur de terre humide embaumait. Les fleurs avaient écloses, et paraient le cadre enchanteur de milliers de couleurs, plus flamboyantes les unes que les autres. Plus odorantes, aussi.

Accroupie dans l'herbe humide, devant une fleur d'un rouge magnifique à la senteur légère, mais ennivrante, Ereïne observait la danse d'un papillon. Il était étrange de trouver "la Bête Sauvage" aussi absorbée par l'observation d'un insecte, mais il ne fallait pas oublier qu'elle était la meneuse d'une meute de loups et donc très proche de la nature. Le papillon dut le sentir car il vint se poser sur le poignet d'Ereïne. Ses ailes bleu ciel, un peu métallisées, battaient avec lenteur et grâce.

"Salut, toi. Tu en as de la chance, dans ta courte vie tu auras eu l'occasion de connaître cette journée magnifique. Et moi j'aurais eu le bonheur de te voir."

Le chant des oiseaux berçait les pensées d'Ereïne. Elle ferma les yeux. L'espace d'une pensée, la jeune fille s'imaginait papillon, évoluant dans un monde de couleurs, toutes plus belles les unes que les autres. Elle avait dans le dos deux ailes bleutées, comme celle du papillon qui se trouvait sur sa main, et volait entre des fleurs gigantesques. Elle se posa sur le pétale d'une rose parfaitement ouverte et, guidée par la senteur sublime, s'avança jusqu'au centre...

Une bête, énorme, dotée de centaines d'yeux et de nombreuses pattes maigres se posta d'un seul coup devant elle. Une araignée. Une énorme araignée noire. Elle se frotta les mandibules avec ses pattes avant tandis qu'Ereïne constatait avec effroi qu'elle était prise dans une toile d'araignée. Elle se débattit, regardant avec horreur l'effroyable bête qui s'avançait vers elle. Incapable de se détacher des petits yeux cruels de l'araignée, elle sentit au dernier instant les mandibules se refermer sur son cou et lui trancher la tête.

Ereïne frissona et rouvrit les yeux. Elle n'aimait pas vraiment les araignées. Puis, la jeune fille se mit à réfléchir. Et si cette araignée représentait les Mercenaires ? Depuis qu'elle avait parlé à Lothan de son projet de vengeance, Ereïne ne cessait de reconsidérer son idée de base. Tuer les Mercenaires. Ils étaient nombreux, très nombreux ; trop, sûrement. Et si elle se laissait guider par ses sentiments elle allait sans doute mourir prématurément.

Un léger bruit parvint aux oreilles d'Ereïne et le papillon s'envola, éclat de couleur dans la nature verte. La Lupus tourna la tête vers l'origine du bruit.

"Qui est là ?"


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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Mer 28 Juil 2010 - 15:06

Eliaz avait passé sa journée à faire de nouvelles rencontres. Lui qui n’avait jamais vraiment discuté avec qui que ce soit, s’étonnait d’avoir pu faire de vraies rencontres. Mais quelque chose lui manquait. Sa prétention qu’il avait mise aux ordures en venant ici. Il ne s’étonnait pas que personne n’ait jamais entendu parler de son père : il se doutait que celui-ci était moins doué en Dessin qu’il ne le prétendait. Sa famille était de loin l’une des familles les plus incongrues qu’il pouvait imaginer. Sa mère était snobe comme personne, son père ne parlait que de lui-même et de sa "gloire" passée, ses grands-parents n’espéraient qu’une descendance "digne de ce nom". Il avait toujours voulu complaire aux trois exigences différentes des membres de sa famille : être fier pour sa mère, devenir doué pour son père, et séduire de jolies filles pour faire de jolis de petits enfants pour ses grands parents.
Depuis la première fois de sa vie, il n’avait pas à se soucier de quoi que ce soit au sujet de ces gens-là. Parce qu’il était seul. S’il voulait draguer une fille, qu’importe son physique. S’il voulait avouer que quelqu’un était plus fort que lui, personne ne le trouverait faible pour autant. Mais…

*Les habitudes ont la vie dure !*

En partant, il était persuadé d’être le meilleur, le plus beau, le plus intelligent. Sur le chemin, il s’était rendu compte de n’être qu’un jeune homme, banal et sans intérêt. Comme il en existe cent en Gwendalavir. Il devait se détacher du lot, d’une manière ou d’une autre. Il le devait, mais il ne savait pas comment. Enelyë l’avait légèrement éclairé, parce qu’i s’était rendu compte que vouloir être le meilleur partout n’était pas forcément la bonne solution. Il avait donc décidé de faire ce qu’il voulait, et non ce qu’il devait.
Mais dès qu’il était sorti de la salle commune des Corbac, il s’était mis à se pavaner comme il en avait l’habitude. Il avait décidé de sortir un peu. Il aimait beaucoup l’ambiance de la salle commune, mais il avait besoin d’un peu d’air frais pour se remettre les idées en place. L’air pur lui avait toujours été agréable. Il ignora les bandes de demoiselles effarouchées qui le couvaient du regard, se dirigeant d’un air dominateur vers les jardins.
Il n’y avait pas grand monde. Il avait plu le matin même et la plupart des gens préféraient rester au sec. Eliaz fut donc surpris de voir une jeune fille assise dans l’herbe. Il la voyait de dos et ne pouvait donc pas deviner ce qu’elle faisait là. Mais il s’imaginait aisément qu’elle devait être perdu dans un monde à part. Comment, autrement, pourrait-elle être installée ici ?

*Elle est peut-être intéressante à sa façon ? En tout cas, intrigante, ça c’est sur !*

-Qui est là ?


Eliaz sursauta. Avait-il fait tant de bruit ?
La jeune fille s’était tournée vers lui. Il lui sourit avant de poser ses genoux dans l’herbe encore humide.

-Eliaz. Pour vous servir.


Il lui prit la main sans rien demander au préalable et la baisa comme il avait pris l’habitude de le faire pour charmer une jolie demoiselle. Noble ou pas, n’importe quelle fille succombait à ce genre de traitement.

-A qui ai-je l’honneur ?




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Et si tu n'existais pas... Dis-moi pourquoi j'existerais ?

Eliaz Sil'Elerian / Gildwen Golfroy
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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Mer 28 Juil 2010 - 15:57

Celui qui venait d'arriver était un garçon, un Corbac apparemment. Le garçon s'agenouilla dans l'herbe à côté d'elle. Il était plutôt grand, un peu plus qu'Ereïne, et portait les cheveux mi-longs, cheveux qu'il avait d'ailleurs bruns. Ses yeux noirs n'étaient cependant pas dissimulés par les mèches qui lui tombaient devant le visage. Une cicatrice courait sur son oeil gauche, et Ereïne se demanda l'espace d'un instant ce qui lui était arrivé. Il n'était pas très musclé, ce devait être un dessinateur.

-Eliaz. Pour vous servir.

Vue sa façon de parler, assurée et un peu prétentieuse même si ladite prétention était bien peu présente, ce n'était pas un "roturier". Le seul "noble" qu'Ereïne avait rencontré jusque là était un autre Lupus, Lothan. Un garçon plutôt hautain et prétentieux. Au début elle l'avait détesté, avait même faillit se battre avec lui. Après, ça allait, elle s'était même prise, à tort il semblerait, à le considérer comme un ami. Et lui aussi avait fini dessinateur, d'ailleurs.

Sans prévenir, Eliaz lui fit un baise-main. Ereïne se demanda s'il avait reçu un coup sur la tête avant de se rappeler que c'était un geste typique d'un noble. Il faut dire qu'Ereïne avait peu vécu avec le reste des êtres humains, et qu'il était rare que les loups se fassent des baise-mains. La meneuse de loups regarda le Corbac en fronçant les sourcils. Il se comportait différemment de Lothan. Même si Eliaz l'énervait aussi à sa manière. Avec ses gestes trop "nobliaux", trop assuré. Il était bien trop sûr de lui au goût d'Ereïne.

-A qui ai-je l’honneur ?

Ereïne réfléchit un instant sur la manière de formuler sa réponse. Elle ferma les yeux un instant. Puis les rouvrit. Leur couleur émeraude semblait s'être un peu intensifiée, et elle souriait un peu.

- Ereïne Louvil, combattante de la maison Lupus. Et si tu me refais un baise-main, je te baffe. Je déteste ça.

Voilà, ça c'était dit. Ereïne émit un bref éclat de rire et resta un instant silencieuse, caressant du regard la fleur rouge devant elle. Cette fleur rouge, représentant le monde qui occupait ses pensées jusqu'à l'arrivée d'Eliaz. Le papillon bleu revint se poser sur les doigts d'Ereïne, qui porta l'insecte devant son regard. Lorsqu'il s'envola elle se tourna à nouveau vers le Corbac.

- Et toi, je paries que tu es un noble, dessinateur de surcroit. Je me trompe ?


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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Ven 30 Juil 2010 - 13:49

[HRP : Désolée, je n'avais pas franchement d'inspiration sur le coup ^^']

Eliaz n’avait pas reçu de baffe mais c’était tout comme.

*Mais elles sont toutes aussi étranges dans cette académie ou quoi ?*

Il avait pris l’habitude que les demoiselles soient plus gentilles et faciles à convaincre de sa grandeur. Mais depuis qu’il était arrivé ici, il avait rencontré une demoiselle étrange attirée par le feu qui l’attirait lui et une autre qui menaçait de le gifler. Au bout de quelques secondes à peine, de surcroit ! Vraiment, les filles d’Al-Jeit avaient plus de savoir vivre ! Elles au moins appréciaient les gestes de courtoisies faits par de jeunes hommes beaux comme des dieux.

-Et toi, je parie que tu es un noble, dessinateur de surcroit. Je me trompe ?


*Quoi ? Je le porte sur moi, c’est ça ?*

Il s’offusqua légèrement, se redressant en prenant son habituel air hautain.

-Oui, je suis dessinateur. Et toi ? Pourquoi es-tu ici ?


Il regarda le jardin autour de lui et remarqua que la seule chose qui pouvait attiré l’attention de la jeune Ereïne ne pouvait être attirée que par la fleur rouge devant elle. Il hésita quelques instants avant de se décider à la cueillir.
Il saisit la magnifique fleur entre ses doigts et tira d’un coup sec. Il huma l’odeur on ne peut plus agréable qui s’en dégageait et la tendit doucement à la demoiselle devant lui. Avec un sourire ravageur et un regard à craquer, il lui dit, au cas où celle-ci n’eut pas compris :

-Pour vous !

Il attendait à présent la réponse à sa question.



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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Ven 30 Juil 2010 - 15:15

Ereïne ne put s'empêcher de sourire devant l'air confus d'Eliaz. Il n'avait pas l'air bien méchant ni bien stupide, c'était déjà ça. Et puis c'était un noble, on ne pouvait pas trop lui en vouloir, hein...

- Oui, je suis dessinateur. Et toi ? Pourquoi es-tu ici ?

Oh oh, un ton plus hautain qu'avant. Elle l'avait vexé ? Remarque on pouvait comprendre, personne n'aimait se faire menacer de gifle. Puis Eliaz fit un geste qu'Ereïne n'aimat pas vraiment.

Il arracha la fleur rouge sang, si magnifique. Il la tua.

Comme s'il n'en avait pas conscience, le Corbac huma le parfum qui se dégageait de la fleur puis la tendit à la Lupus, qui la regarda sans rien dire. Elle ne remarqua même pas le sourire d'Eliaz.

-Pour vous !
Ereïne fronça les sourcils et planta ses yeux dans ceux d'Eliaz.

- Tu sais, au lieu de passer du vouvoiement au tutoiement à chaque phrase, tu peux me tutoyer. Je ne suis "qu'une roturière", contrairement à toi !

Le ton avait été plus agressif que ce que la meneuse de loups aurait voulu. Après tout, Eliaz n'était pas vraiment en faute, il ne partageait pas les mêmes opinions qu'Ereïne. Et pour cause, ils n'étaient pas issus du même milieu, n'avait donc pas reçu la même éducation et n'avait pas eu la même vie. D'après la cicatrice sur l'oeil d'Eliaz, la sienne n'avait pas été si facile non plus. Ereïne soupira et reprit.

- Désolée, je ne voulais être agressive. C'est juste que le seul noble que j'ai jamais rencontré m'a laissée une mauvaise impression.

C'est là qu'elle identifia la fleur, qu'Eliaz tenait toujours. Ainsi que le suc qui en suintait.

- Attention ! Lâche ça !

La Lupus se rua dessus, l'arracha des mains du Corbac avant qu'il ait put faire un geste et la fit tomber dans l'herbe. Puis elle se tourna à nouveau vers le dessinateur.

- Rassures-moi, le suc de cette plante ne t'a pas touché ? C'est du poison, assez concentrer pour t'atteindre même si tu ne fais que la toucher. Si tu restes trop longtemps en contact avec, tu peux mourir. Mais sinon, ça provoque une paralysie temporaire. J'ai enfin identifiée cette plante. Il y en avait plein autour de chez moi, avant. Une fois je me suis retrouvée avec un bras paralysé. C'est comme ça que j'ai appris. C'est une alvor, enfin c'est comme ça que je l'appelle parce que je n'ai jamais sut son vrai nom. On se sert des pétales pour faire des remèdes, le poison est neutralisé si on le fait beaucoup chauffer. Il faut brûler l'extrémité de la tige si on veut la cueuillir. Mais... cueillir les fleurs, c'est les tuer. C'est les priver d'air et d'oxygène, les faire suffoquer et mourir de soif à la fois... C'est les priver de leur relation avec la terre. C'est pour ça qu'elles meurent...

Ereïne s'arrêta.

- Désolée, je suis assez calée en botanique, surtout dans ces régions. Et tu ne dois pas avoir envie d'un cours de botanique...


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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Sam 31 Juil 2010 - 15:34


- Tu sais, au lieu de passer du vouvoiement au tutoiement à chaque phrase, tu peux me tutoyer. Je ne suis "qu'une roturière", contrairement à toi !

Trop occupée qu’elle était à se calmer, Ereïne ne remarqua pas qu’Eliaz rougit jusqu’à la pointe des cheveux. S’il hésitait entre le vous et le tu, c’est qu’il a une mauvaise rédactrice qui ne se relis pas avait pris l’habitude de vouvoyer avec son éducation, mais n’intégrait cette règle que quand cela l’arrangeait, et surtout quand il voulait plaire.
Il écouta patiemment les excuses de la demoiselle sans se départir de l’idée que le noble lui ayant laissé une mauvaise impression pouvait très bien être le seul qu’il avait rencontré jusqu’à présent. Vu qu’Ereïne et Lothan étaient tous deux de Lupus, ce n’était donc pas impossible… Eliaz arrêta de réfléchir à cela lorsque la jeune fille se jeta sur lui pour lui arracher la fleur des mains. Pas pour la saisir et l’embrasser d’avoir eu une attention si gentille, non. Non, pour la jeter au loin et lui faire tout un discours sur le comment du pourquoi ou le pourquoi du comment de ce geste étrange. Eliaz l’écouta sans broncher, sans soupirer ni même bailler. Il haussa juste les sourcils, surpris que la jeune fille s’y connaisse tant en botanique.
Eliaz examina sa main en fronçant les sourcils. Il n’avait pas fait attention au suc de la plante. Et puis c’était quoi le suc d’une plante, d’ailleurs ? Il regarda ses doigts avec attention mais ne vit rien.

-Je ne vois rien… Mais vu que je m’y connais moins que toi, tu devrais regarder aussi…

Il dit ça sur un ton neutre, mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres…


[HRP : Désolée, c'est assez court... Si ça ne te convient pas, hésite pas à me le dire. Je n'avais juste pas beaucoup d'inspiration...Encore xD ]


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MessageSujet: Re: Le Corbeau et le Loup [Inachevé]   Dim 19 Sep 2010 - 17:03

Eliaz ne réagit pas vraiment comme Ereïne s’y attendait, alors qu’elle lui faisait remarquer sur un ton pas franchement aimable qu’elle était une roturière. Juste pour lui avoir adressé la parole, Lothan l’avait prise de haut et cela avait failli finir en bagarre. La meneuse de loups était interloquée, il faut dire qu’un esprit loup était bien plus simple que celui d’un être humain et qu’ils avaient tous un même esprit de tolérance et de respect. Un esprit de Meute.

Et non seulement il ne réagit pas plus lorsqu’elle lui expliqua la dangerosité de la plante qu’il venait de cueillir, mais en plus il l’écouta. Alors là c’était vraiment étrange. Eliaz était vraiment différent de Lothan, presque son opposé.

-Je ne vois rien… Mais vu que je m’y connais moins que toi, tu devrais regarder aussi…

Cela valait peut-être mieux en effet. Un noble n’était sans doute pas instruit aux secrets des plantes et risquait de passer à côté d’un filet de suc. L’ennui était qu’Ereïne avait encore beaucoup de mal avec le contact humain qui n’était pas utile pour la défense. Se battre, tuer, elle n’avait pas de problème. Mais si on lui avait demandé de ne serait-ce qu’embrasser quelqu’un sur la joue, là ça devenait très compliqué. C’était également la raison de sa réaction au baisemain d’Eliaz. De plus, il risquait de remarquer ses ongles, un peu longs et très aiguisés. Comme les griffes d’un loup. Elle prit toutefois le risque et respira profondément avant de prendre la main d’Eliaz pour la soulever. Puis elle se pencha un peu. Elle prenait garde à serrer le moins possible ses doigts autour de ceux du garçon, et le contact était donc très léger, presque aussi inexistant que celui d’un fantôme.

- Je crois qu’il n’y a rien, mais il vaudrait mieux que tu lave ta main. La sève de cette fleur est translucide, à peine blanchâtre – la sève et le suc, c’est la même chose approximativement. On risque donc de passer à côté.

Elle relâcha la main du jeune noble – avec un peu trop d’empressement, peut-être – et se redressa. Deux papillons aux ailes bleues irisées, comme celui qui s’était envolé à l’arrivée d’Eliaz, vinrent voleter autour d’elle. Puis, l’un d’eux se posa sur ses cheveux, l’autre sur l’index qu’Ereïne tendit pour qu’il s’y pose.

Une brise se leva, ramenant vers eux l’odeur des fleurs encore parées de rosée et de la terre chaude. Les papillons battaient lentement des ailes.

- D’où viens-tu, Eliaz ? demanda-t-elle soudain en fixant le jeune homme dans les yeux. D’une ville ? Je crois que les nobles vivent souvent là, non ? Ou bien pouvais-tu voir la splendeur de la nature ? Sais-tu seulement à quel point elle est belle ?

La meneuse de loups voulait en savoir plus sur son interlocuteur. Une autre question lui vint à l’esprit.

-Et ta famille ? Tes parents ont-ils d’autres enfants à part toi ? Dis m’en un peu plus sur toi, s’il te plaît. Tu ne réagis pas du tout comme Lothan… Et je veux comprendre pourquoi, parce que je ne sais rien des nobles. A vrai dire, je ne sais pas grand-chose des humains.

Elle avait préféré le terme « d’autres enfants » plutôt que « frères et sœurs ». Parce qu’elle était encore trop faible pour penser à Eran et même à Kael.

-Je ne suis pas… comme toi. Au-delà des simples mots « noble », « roturier », il y a un immense gouffre entre les autres humains et moi. On m’a toujours considérée comme étrange, et tu dois penser ça aussi. Par ce fait j’ai vécu en marge de la société. C’est pour ça que je veux savoir. Parce qu’à cause de ça, je ne sais jamais comment me comporter. Et qu’honnêtement, c’est vraiment casse-pieds.

Elle avais prononcés ses mots sur un ton normal, mais Eliaz devait bien sentir que pour elle les relations entre différentes personnes étaient très durs, et que c’était pour cela qu’elle se comportait étrangement. Pas par mépris ou colère envers lui.

[Sorry pour mon retard...]


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