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 Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]

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Maître cuisinier
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MessageSujet: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Dim 25 Avr 2010 - 17:38

Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines? Cuisines?

Mais où elles sont bon sang? Cela faisait presque une heure qu'Osaki était sorti du bureau de l'intendant, heureux d'avoir réussi à passé cette "épreuve" qui consistait à se présenter devant une personne étrangement bizarre afin d'être accepté dans une académie immense et avoir un nouvel emploi. Bref, le tout nouveau tout neuf cuisinier de l'académie en question cherchait les cuisines je suis sure que vous l'avez pas deviné, car l'intendant qu'il venait de rencontrer n'avait pas daigné lui indiquer où elles se trouvaient.

Mais... enfin!!! Oh, miraculeux miracle, des belles lettres délicatement gravées sur une grosse porte en bois sombre, écrivant le magnifique mot tant recherché: CUISINES. Trépignant d'impatience, Osaki posa sa main sur la poignée de la porte et l'ouvrit avec une lenteur à peine exagéré, découvrant avec un soupir d'extase... quelques vulgaire tables et bancs dans une pièce sans aucun fourneaux, ni tables de travail, ni grand foyer pour faire de feu, ni aucun ustensiles de quelconque sorte qui servait à faire cette chose magnifique qu'est la cuisine. Stupéfait est déçu, Osaki s'apprêtait à tourner les talons pour aller se plaindre à ceux qui voudrait bien l'entendre de cette infâme infamie, quand il découvrit une porte ouverte au fond de cette salle, et y aperçut le coin d'une table de travail et un couteau laissé à l'abandon. Tout sourire, notre homme courut jusqu'à cette pièce et laissa éclater un grand rire tonitruant lorsqu'il y vit tout ce qu'il n'avait pas vu dans la pièce précédente. Il observa un instant les lieux, se les appropria, et découvrit même une belle et grande réserve bien rangé et bien remplie d'objets de cuisine de toutes sortes et de nourriture diverse et variée.

Tout content, et riant comme un enfant, Osaki se mit immédiatement au travail. Il entra dans la réserve et pris ce dont il avait besoin, c'est à dire:

-tout d'abbord, des citrons
-de quoi préparer une bonne pate à tarte feuilletée ( farine, eau, beurre et un peu de sel)
-ainsi que ce qu'il lui fallait pour faire une meringue (oeuf et sucre)
-bien sur, il n'oublia pas le lait et un petit supplément de sucre et de citron pour faire une délicieuse migaine.


Une fois cela fait, il s'occupa de couper les citrons en deux, et d'en récupérer le jus - pas de soucis, j'écris pas toute la recette-, tout en réfléchissant à ce que ça grand mère pouvait bien rajouter pour faire une tarte au citron si délicieuse et en se remémorant comment elle la faisait. Tout à ses pensées, il n'entendit pas une personne entrer dans ce qu'il considérait désormais comme son antre, aussi sursauta-t-il quand il reçu une légère tape sur l'épaule. La conséquence fut que la migaine qu'il était en train de mélanger se retrouva par terre. La colère l'envahit instantanément face à se désastre. Osaki se retourna vivement, au risque de glisser sur la dite migaine, et attendit impatiemment que la fille qui se trouvait en face de lui s'excuse promptement.





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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Sam 8 Mai 2010 - 16:44

Dix tintements métalliques et réguliers déchirèrent le silence d’une matinée ensoleillée telle une lame transperçant un voile de soie lui entravant l’accès la chair. Après cinq oscillations écrasante, les lourdes cloches forgées dans un métal pure et brillant s’immobilisèrent lentement jusqu’à retrouver leur position d’origines, suspendues à plusieurs mètres de hauts Les oiseaux, chassés par cette tempête sonore, revirent, méfiants, se poser sur les bords de clocher avant de reprendre leurs joyeux piaillements, négligeant l’évènement passé, jusqu'à la prochaine sonnerie.

Dix heures venaient se sonner. En cette nouvelle matinée de printemps, le ciel bleu accueillait, comme habituellement, un soleil radieux. Celui n’était pas encore arrivé à l’apogée de son ascension et continuait paresseusement à s’élever, raccourcissant gravement les ombres. La rosée du matin, qui perlait encore sur quelques brins d’herbes, s’évaporait lentement au contacte des rayons de lumière. Le chant nocturne, des chouettes et des hiboux, avait cédé la place à celui, plus claire, des grillons habitant les différentes pelouses qui entouraient l’académie.

Une jeune silhouette traversa lentement le seuil du bâtiment principal de l’endroit qui lui tenait lieux de foyer. Elle avait passé presque deux heures au-dehors, s’entraînant seule à sa discipline favorite : le sabre. N’ayant pas encore commencé les cours, la jeune femme disposait d’une infinité de temps libre qu’elle s’efforcé à combler par diverse activité tantôt physique, tantôt plus intellectuelle. Pour la première, elle devait aller à l’arène, seul endroit où elle pouvait utiliser son sabre librement, celui-ci étant interdit à l’académie pour les élèves. Mais malheureusement, elle n’était pas la seule à disposer de cet endroit, très occupé par les cours de combat. Elle devait donc se trouver des lieux plus tranquilles et réglementaires. Chose relativement difficile quand on est nouveau et que les lieux sont encore bien inconnu.

Mais ce matin, l’espace de combat était libre. Elle avait donc put jouir tranquillement de cette espace ensablé pour perfectionner ses mouvements avec l’air qui jouait avec elle. Mais les cours avaient commencé et elle avait dut quitter les lieux. Pour pouvoir bénéficier pleinement de cet horaire de tranquillité, elle avait dut faire une croix sur son premier repas. Chose que son estomac n’avait absolument pas apprécié. Et il ne manquait d’ailleurs pas de manifester sa mauvaise humeur dans un concert ininterrompue de gargouillements.

Epuisait par son effort physique et ruisselante de sueur, la jeune femme monta directement dans sa petite chambre. Elle attrapa une serviette et entreprit d’essuyer un minimum son corps. Sa tenue était plutôt légère, composé d’un tee-shirt qui laissait ses bras nus et d’un pantalon lui arrivant au niveau des genoux. Ces vêtements légers laissaient apparaître ses muscles fins et déliés, et sa peau d’un beige plutôt claire. Quand elle eu finie de se débarbouiller rapidement, elle se dirigea ensuite vers les salles de bain pour prendre une bonne douche relativement froide. Mais son estomac répliqua de plus belle. Encore de l’attente… Il n’allait pas supporter cela bien longtemps…

Soupirant doucement et légèrement dépité de céder à la faim, elle se mit en quête des cuisines, espérant tout bas qu’un cuisinier généreux accepte de lui donner quelque chose à grilloter… Elle déambula quelques instants dans les couloirs sans vraiment savoir où elle allait. Elle avait encore sa serviette sur les épaules et regardait autour d’elle avec de grands yeux curieux. Depuis qu’elle était arrivée dans cette académie, elle ne cessait de s’extasier devant la beauté pure de l’édifice. Alors qu’elle avait le nez levé vers une voûte gotique, un homme, ou une femme, lui rentra dedans. Sous le choc de la rencontre, Aïnomora tomba fesses les premières sur le sol froid. Quand elle se releva, une grimace de douleur imprimée sur le visage, l’inconnu qui l’avait bousculé avait disparu. Charmant… Elle regarda un moment autour d’elle avant de continuer son chemin, d’un pas plus sûr, les yeux rivés devant elle.

C’est alors qu’elle arriva devant une porte portant l’enseigne « cuisine ». Sans hésitation, elle poussa le lourd battant de bois et se retrouva dans une petite salle seulement composée de quelques tables et chaises en piteux état. Ses sourcils se haussèrent légèrement avant de remarquer une autre porte dans le fond d’où provenait des bruits de vaisselles. Elle s’approcha discrètement de la porte et l’ouvrit doucement. Elle fut relativement surprise de la voir pivoter sans un bruit, les gonds parfaitement huilés. Devant elle, elle vit lentement se dessiner un jeune homme de dos. Celui-ci semblait plongé dans la préparation d’un plat ou elle ne savait quoi. Il était de taille moyenne, des cheveux bruns rejetés en arrière. La jeune femme ne pouvait distinguer aucun autre détail. Dans l’air, une odeur forte en citron flottait dans l’air.

Elle s’approcha lentement et regarda discrètement par-dessus son épaule. Il était en train de mélanger une mixture d’un blanc pâle. Doucement Aïnomora se recula et tapa légèrement l’épaule du jeune homme pour ne pas lui faire peur en parlant directement et en le surprenant. Mais cela eu tout l’effet contraire. La main à peine posée sur l’inconnu, celui-ci se retourna vivement et la préparation chuta sur le sol, se répandant tel un lac de sang sur le carrelage propre. Aïnomora recula précipitamment mais quelques éclaboussures atteignirent tous de même ses vêtements eux aussi propre de la veille. Elle releva la tête et lança un regard mauvais au cuisiner. Celui-ci faisait de même et semblait même attendre des excuses de la part de la jeune femme.

Ils restèrent un moment à se regarder ainsi avant qu’Aïnomora prenne la parole.


« Tu devrais faire plus attention à ce qui t’entoure. Cela t’éviterait des accidents fâcheux. »

La jeune femme lui lança un petit sourire. Bien entendu, ses paroles n’étaient absolument pas ce que le jeune homme voulait entendre. Mais pourquoi s’excuser pour une chose qu’elle ne regrettait pas ? Elle n’avait dit que ce qu’elle pensait. S’enfermer sur soit même n’est jamais une bonne action. Elle en savait quelque chose… Sans attendre de réaction, elle se dirigea vers un évier, fit couler un peu d’eau et enleva la mixture de son habit. Elle se retourna ensuit vers le jeune homme. Elle ne savait absolument pas comment il allait réagir. Allait-il le prendre mal ? S’énerver ? Ne rien dire ? L’ignorer ? Son ventre la rappela à l’ordre. Elle soupira doucement. Elle venait peut être de faire tomber son repas à l’eau avec cette maudite honnêteté. Souriant une nouvelle fois à l’homme, elle demanda plutôt timidement.

« Serait-il possible d’avoir quelque chose à manger ? »

Elle usa de son peu de charme et de ses yeux doux pour radoucir l’humeur de l’inconnu. Pourvu que cela marche…

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Maître cuisinier
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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Jeu 13 Mai 2010 - 15:19

« Tu devrais faire plus attention à ce qui t’entoure. Cela t’éviterait des accidents fâcheux. »

Alors comme ça cette jeunette l'empêchait de faire sa tarte aux citrons tranquillement, ne s'excusait même pas alors qu'elle venait de lui faire rater sa miguaine, mais en plus, elle se permettait de lui donner des conseils. Malgré sa colère envers la jeune femme, Osaki se tut. Il ne dit rien, attendant que celle qui lui faisait face se remette à parler, par peur de provoquer un éclat de colère contre lequel il ne pourrait rien. Par peur, et par honte aussi, car des mots de la jeune femme l'avaient tout de même touchés, même s'il essayait de ne rien en montrer. Osaki attendit donc, entendit un léger gargouillement qu'il reconnut être le bruit d'un estomac malmené suivit d'un petit soupir et d'un sourire.

« Serait-il possible d’avoir quelque chose à manger ? »

La surprise remplaça un instant l'incertitude dans l'esprit d'Osaki. La fille voulait manger? Evidemment, tellement concentré qu'il était sur la préparation de sa tarte, il avait momentenément oublié ses nouvelles fonctions. Le Maître cuisinier fit rapidement le lien entre la phrase et le gargouillement, détourna les yeux, fixa à nouveau la jeune femme, jeta un coup d'oeil au sol et à ses vêtement éclaboussés de miguaine, réfléchit. Une pensée germa dans son esprit, prit petit à petit la forme d'une idée avant de devenir une intention.

- Il est effectivement possible que tu ais quelque chose à te mettre sous la dent. Mais... il y a une condition.

Le "mais" annonciateur du projet. Osaki se sourit à lui même et continua.

- Comme tu l'as surement remarqué, je suis en train de faire une tarte. Précisément, une tarte aux citrons. Dans la reserve que tu vois derrière moi, il n'y a pas grand chose que tu peux te mettre sous la dent sans préparation. Si tu ne me crois pas, vas voir toi-même. Donc voici ce que je te propose. Tu m'aides à nettoyer cette flaque de miguaine et à faire la tarte, et en échange, tu prends le morceau que tu veux. D'accord?

Fier de son idée, Osaki se retourna sans même attendre la réponse de la jeune femme pour prendre deux éponges et un seau d'eau, traversant au passage la flaque de miguaine et en en étalant partout sur son passage. Lorsqu'il revint vers la jeunette avec les ustensiles adéquat au nettoyage, il se rendit compte du chemin de miguaine qu'il avait tracé en marchant, fit un sourire désolé à la jeune femme, lui lança une éponge et se baissa pour commencer à nettoyer sans regarder si elle l'imitait. Il demanda néanmoins:

-Au fait, tu t'appelles comment?

[ désolé, c'est pas extraordinaire, mais je manquais d'inspi et je suis incapable d'égaler ta longueur]


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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Sam 15 Mai 2010 - 19:59

Une moue légèrement surprise se peignit sur le visage du jeune cuisinier. Une petite flamme de colère et d’incertitude s’alluma au creux de ses pupilles. Il voulait des excuses. Cela se voyait aussi bien qu’un point de couleur au creux d’un trou sans fin. Mais au lieu de ça, il récoltait un conseil. Conseil qu’il ne suivrait d’ailleurs sans doute jamais. Conseil complètement inutiles parce que connu de tous. Conseil qui n’était là que pour échapper à une séance de pardon interminable. De plus, Aïnomora n’avait aucune envie de s’excuser alors il avait bien fallu trouver quelque chose non ? Si futile soit-il…

L’expression du jeune homme changea subitement suite à la deuxième intervention de la jeune femme. Passant de la colère à la surprise, il jeta un regard étrange à la guerrière qui tentait de l’amadouer par un petit sourire amicale dans l’espoir de pouvoir ce mettre quelque chose sous la dent pour calmer son estomac endolorie. Elle pria intérieurement que cela est l’effet estompé ! Si elle ne mangeait pas, elle n’osait même pas imaginer les deux heures qui lui resteraient à attendre avant le déjeuner. Ce ne serait qu’un concert de gargouillis incessants et irritants. Deux heures de menaces et de protestations. Elle soupira une nouvelle fois et baissa furtivement la tête. Elle avait faim et seul ce jeune homme pouvait la satisfaire.

Soudain, la voix légèrement grave du jeune cuisinier s’éleva dans les cuisines où régnait désormais un grand silence. Sa première phrase fit naitre en Aïnomora un sentiment d’espoir et d’apaisement. Elle allait enfin pouvoir manger ! Enfin ! Elle releva la tête pleine et un magnifique sourire naquit sur son visage. Sourire qui fut très vite, trop vite, balayait par la fin de la réplique du jeune homme. Un mais… Voila bien une chose qu’elle haïssait. Encore plus quand il était appuyé comme il venait d’être. Et par-dessus tout quand il y avait une condition avec. Car souvent, elle n’était pas très plaisante ! Mais pourquoi fallait-il toujours prouver quelque chose pour avoir ce qu’on voulait. Ne pouvait-on pas se satisfaire de ce que l’on a déjà ? Pourquoi toujours chercher plus loin ? Demander plus. Avoir plus. Et toujours en redemander ?

Aïnomora poussa un profond soupire et détourna un moment les yeux du jeune homme. Cela ne lui plaisait pas du tout. Elle était juste venue pour apaiser son estomac malmené et elle ne récolté qu’un vêtement sale et une condition à remplir dont elle ne connaissait même pas encore la teneur. La journée avait pourtant bien commencé ! Pourquoi la gâcher maintenant ? Autre soupire. Elle reporta ensuite son intention et son écoute vers les prochaines paroles du cuisinier qui serons sans doute relativement importante pour celle qui dois remplir une condition. Sa moue était dubitative et presque lassé. On pouvait aussi y voir une profonde fatigue là où, quelques instants plus tôt, la joie se lisait ouvertement.

Non mais il est gonflé ! Maintenant il lui demandait de jouer les femmes de ménage et la cuisinière ! Aïnomora fronça sévèrement les sourcils. Cette idée ne lui plaisait pas du tout. Elle détestait se soumettre à la volonté des autres. Elle chérissait sa liberté et son caractère bien trempé. Elle vit soudain que le jeune homme s’était détourné et était partie dans un coin de la salle. Bien sûr, comme si il voulait narguer la jeune femme, il traina volontairement des pieds, entrainant le mélange dans son sillon et l’étalant par la même occasion. Il revint ensuite avec un seau remplit d’eau et… Deux éponges ?? Pensait-il vraiment avoir gagné la partie pour conclure que la jeune femme aller accepter ? Décidemment, tout cela commençait à l’énerver. Quand le cuisinier lui lança un regard désolée, elle le foudroya du regard et partie en direction de la réserve. Il avait beau lui avoir dit qu’il n’y avait rien à manger sans préparation, elle se dit qu’elle trouverait bien une pomme ou deux pour soulager momentanément son estomac. Elle n’entendit que la question qui lui demandait son nom.

Elle poussa la lourde porte et entra dans la salle. Milles odeurs lui légère les narines et une multitude d’ingrédients divers et variés se dévoilèrent à ses yeux émerveillés. Elle resta un instant sur le seuil, le regard glissant sur les multitudes d’étagères, ne sachant pas où se poser. Puis, remise de cette découverte, elle s’avança lentement. Elle laissa ses doigts glisser sur les paquets de farine et essaya de trouver où était entreposer les légumes et les fruits. Elle les trouva vers le fond. Elle regarda l’étalage et se délecta des couleurs. Elle trouva enfin ce qu’elle cherchait. Ici, une vingtaine de pommes étaient empilé les unes sur les autres. Elle en choisie une bien rouge et bien dure et planta sauvagement ses dent à l’intérieur. La saveur se répandit doucement dans sa bouche pendant qu’elle mâchait et elle ferma les yeux de contentement. Elle en prit un deuxième morceau et revint dans la salle triomphante.

Elle trouva le jeune homme à genou, en train d’essayer de nettoyait lui-même le sol. Il ne leva même pas les yeux vers elle quand elle brandit fièrement son butin. Voyant qu’il ne réagissait pas, elle l’observa un moment en continuant à manger sa pomme. Elle eu soudain presque pitié de l’homme qui barboter dans le mélange en essayant de la laver. Quand elle finie sa pomme, elle se baissa et attrapa l’éponge qui gisait à l’endroit où le cuisinier l’avait lancé. Elle se pencha, enleva la serviette qui lui ceinturait toujours les épaule et commença à frotter.


« Tu sais, si tu voulais que je t’aide à nettoyer, tu aurais dû le demander gentiment plutôt que de me mettre devant un ultimatum. En effet, beaucoup de chose dans cette réserve se mange préparé mais certaine peuvent heureusement se manger cru et seule. Mais bon… Il est vrai que ça ne nourrit pas forcément autant qu’une bonne tarte au citron. Donc si tu me demande gentiment, j’accepte de t’aider. Même si je ne connais rien à la cuisine… »

Elle lui lança un petit sourire et se remit à frotter le sol en essorant régulièrement son éponge imbibé de l’étrange mélange.

« Je me nomme Aïnomora Sil’Vedrys. Et toi ? »

[ Pour la longueur, ça m’importe peu je te rassure…]

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Maître cuisinier
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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Mar 25 Mai 2010 - 19:16

[Je m'excuse de ce longtemps de réponse, mais je n'ai vraiment pas eu le temps de le faire avant. Désolé. Je t'autorise à faire ça: ... euh non en fait ^^]

Après un long moment où Osaki pataugea dans la flaque de miguaine plus qu'il ne la nettoya, la jeune femme consentit à prendre l'éponge qui lui revenait de plein droit, et à l'aider à nettoyer. Il n'avait pas douté un seul instant qu'elle le ferait, aussi la tirade qu'elle lui lança le surpris. Néanmoins, le modeste cuisinier accepta de se remettre en cause, comprenant qu'il avait gaffé s'en vraiment s'en rendre compte.


-Je m'appelle Osaki... Et tu as raison, je n'aurais pas du te demander de m'aider de cette façon. Mais c'est que si je suis plutôt doué pour cuisiner, dans le domaine du ménage, je m'en sors vraiment mal... donc, tu veux bien m'aider?

Il ajouta avec un sourire:

-Seulement si tu as envie bien sur!

Après une courte pause silencieuse, ou presque, car on entendait tout de même le frottement des éponges et l'essorage de miguaine dans le seau comme bruit de fond, Osaki exprima le fond de ces pensées. Chose plutôt rare, car il détestait contredire les gens, ayant toujours peur de leurs différentes réactions.

-admet tout de même que tu aurais pu t'excuser, car c'est à cause de toi si j'ai renversé la miguaine. Tu m'as fait peur tout à l'heure. Quelle idée de tapoter sur l'épaule des gens alors qu'ils ont le dos tourné et qu'il ne vous ont même pas entendu. Tu n'aurais pas pu te manifester autrement? Un raclement de gorge, un toussotement... je sais pas moi!

Osaki se senti rougir. Bien sur, ce qu'il venait de dire était totalement et irrévocablement vrai, mais il n'en restait pas moins qu'il détestait faire face aux gens. Et malgré ce que les autres pouvaient penser de lui, il préférait largement rester dans son coin et paraître pour un lâche que de participer aux conflits verbaux comme physiques et se trouver démuni et donc avoir le dessous. Le prudent cuisinier attendit avec un peu beaucoup d'angoisse la réponse d'Aï... quelque chose. Quel prénom imprononçable.


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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Dim 30 Mai 2010 - 10:46

Essorage. Frottement perpétuelle. Bruit visqueux. Tout ce son perpétuel incommodait au plus au point la jeune femme. Cela la répugnait presque. Tout était poisseux autour d’elle. Elle baignait dans un mélange d’eau et de mélange et une odeur peu respirable imprégnait la pièce dans les moindres recoins. Essorant une fois de plus son éponge humide, elle fronça les narines et se remit à genou. Pourtant elle continuait. Pourquoi ? Elle ne savait pas trop mais elle ne se voyait pas laisser ce jeune homme galérer dans cette pataugeoire blanchâtre. Elle se leva soudain et alla changer l’eau du seau, en profitant aussi pour prendre un petit moment de répit. Puis le manège incessant reprit de plus belle.

Pas doué pour le ménage ? Aïnomora faillit s’étrangler en entendant ces paroles. Cela signifiait-il qu’il pensait que toutes les femmes étaient douées pour cela et que c’était la raison pour laquelle il avait sollicité son aide ? Serait-il sexiste ? Elle espérait de tout cœur que non. Surtout pour lui. Car la jeune femme ne supportait pas ce genre de personne. Et puis non, elle n’avait vraiment envie de l’aider mais le faisait plus par gentillesse qu’autre chose.

Et puis s’excuser. A quoi bon quand on n’est pas vraiment en tord ? Pourquoi faire toujours ce qu’un autre aurait fait ? Et puis tapoter le dos d’une personne retournait n’avait rien de méchant. C’était même plutôt amical. Et puis, comment pouvait-elle savoir qu’il ne l’avait pas entendu ? De plus, un raclement de gorge ou un toussotement aurait paru bien sévère. Quand une personne faisait dans son dos, elle avait plus l’impression d’être prit en faute qu’autre chose. Elle soupira doucement et ne répondit pas tout de suite.

Ce Osaki -nom de quel origine d’ailleurs ?- avait l’air de tenir a cet excuse éphémère. Pourquoi ? Ce tenir en position de supériorité en faisait avouer à la jeune femme qu’elle avait tord ? Non… Cela n’avait pas l’air d’être dans ses intérêts. En réalité, il semblait plus gêné qu’autre chose. Comme si il était rongé par la timidité. Qu’il n’osait pas dire tout haut ce qu’il criait dans tout son être. Et pourtant, les mots avait quand même franchit la barrière de ses lèvres et il semblait presque avoir peur de la réaction de la jeune guerrière.

- Les excuses… Des mots éphémères et non infini. Tu auras peut-être la faible contentassions de les entendre mais comment seras-tu si elles sont sincère ou bon ? Tu n’en auras jamais la conviction. Je pourrais très bien les dire mais je n’aime pas mentir. Car cela reviendrait à dire que je suis désolé de t’avoir connu, ce qui n’est pour le moment pas le cas même si je me retrouve à quatre pattes dans un mélange quelques peu douteux. Ensuite, je ne savais pas que tu ne m’avais pas entendu. Peu de gens arrive à se concentrer autant dans leur travail pour ne pas entendre les bruits de pas autour d’eux. Apparemment tu en fais partie mais te connaissant que depuis quelques instants je ne savais pas encore que tu avais cette qualité. Ensuite, le raclement de gorge ou le toussotement est trop sévère à mon gout. Rien de vaut une bonne petite tape amical. Enfin c’est mon avis. Quand a te faire peur, renforce un peu ton cœur.

Sur ces derniers mots, elle lui lança un petit sourire moqueur et amical avant de se relever et d’aller une nouvelle fois vider le seau d’eaux sales.

- Bon c’en ai finit pour le nettoyage. En passant, je suis aussi nul que toi en tâche ménagère. Mais à l’inverse de toi, je ne sais pas cuisiner. Alors, montre-moi un peu comment tu fais ta fameuse tarte pour que je puisse l’emporter et la manger tranquillement. Mon ventre cri encore famine.

Elle lui lança un autre sourire et s’adossa aux tables de travail en attendant de voir le cuisinier à l’œuvre.

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MessageSujet: Re: Tarte aux citrons... ou pas! [Inachevé]   Sam 12 Juin 2010 - 16:38

Renforcer son coeur. Sur ce point, Aïnomora avait raison, il en avait bien besoin. Mais sur ce point seulement. Presque tout le reste de sa tirade était en total désaccord avec ce que Osaki pensait, mais il avait déjà ouvert la bouche une fois, et préféra n'en rien dire. D'ailleurs, son silence fut récompensé par un joli sourire, ce qui ravi le cuisinier. Il partit vider son seau avec la jeune fille, écouta ce qu'elle lui dit et répondit:

-Si tu as vraiment faim au point de ne pouvoir patienter une demi heure, va prendre une autre pomme, elles sont la pour ça. Par contre, si tu tiens vraiment à m'aider, alors suis-moi.

Osaki se dirigea vers la réserve, où il prit un plateau, de la farine et du sucre, et confia à Aïnomora le beurre le sel et les œufs. Ils revinrent à la cuisine avec leur précieux chargement et déposèrent tout sur une table de travail. Le cuisinier expliqua à la jeune fille comment préparer la meringue, le plus simple à faire, mais qui prenait malgré tout pas mal de temps, l'observa 30 secondes se mettre au travail, puis, satisfait de sa méthode, il s'occupa de la pâte feuilletée. Concentré, Osaki versa dans un grand récipient de la farine, y ajouta du beurre préalablement coupé en petit carré et une pincée de sel, ainsi qu'un pichet d'eau. Retroussant ses manches, il plongea ses mains dans le mélange, et se mit en devoir de pétrir délicatement la pâte jusqu'à ce qu'elle forme un mélange homogène.

Cela fait, Osaki mit un torchon sur la pâte pour la laisser reposer et avant de faire une nouvelle miguaine, il jeta un coup un coup d'œil à la meringue d'Aînomora. Sans un mot, il rectifia sa position pour que le mélange sois plus léger, comme l'aurais fait un combattant avec son apprenti, puis le cuisinier pela à nouveau des citrons, récupéra le jus et coupa en fines lamelles le zeste. Voyant que Aïnomora avait finit avec la meringue, il lui proposa d'étaler la pâte; et sans voir si elle s'exécutait, il mit la meringue au four pendant cinq petites minutes, le temps qu'elle se durcisse légèrement. Il termina la miguaine, la versa dans la plat à tarte où Aïnomora avait disposé la pâte, ajouta un peu de vanille en espérant que se soit l'ingrédient secret de son arrière grand-mère, ajouta par dessus la meringue juste à point, pris le plat à tarte, et le glissa dans le four.

-Il ne reste plus qu'à attendre. Trente à quarante minutes suffiront.

Enfin, Osaki s'assit sur une des chaises et décontracta ses épaules.


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