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 Dilen Asheriit (En cours)

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Invité
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Invité

MessageSujet: Dilen Asheriit (En cours)   Dilen Asheriit (En cours) Icon_minitimeSam 2 Jan 2010 - 11:38

¤ Description générale ¤

~ Nom : Asheriit

~ Prénom : Dilen mais il se fait appeler Koinzell

~ Race : Humanoïd Faëlien

~ Age : 18 ans

~ Alignement : Neutre Mauvais

~ Classe : Mercenaire du Chaos

¤ Description physique et mentale ¤

~ Description physique :

Petit, oreilles longues et pointues, svelte. Oui c'est un faël si on s'arrête à ces détails. Mais sa peau claire et ses très longs cheveux blonds troublent le jugement. Gênes étranges venant de lointain parents humains peut-être ?
Ses iris forment un monde à eux seuls, un monde de froideur et de sang et parfois même, celui de douleur pronfonde. Dégradé subtil de toutes les teintes possibles du rouge. Des rubis sur un visage d'ange. Car oui, cet Etre étrange possède un visage à nul autre semblable. Des traits d'une finesse telle que les dieux en rougiraient.
Même son expression froide et cruelle ne peut faner la beauté subtile de son visage. Cela lui donne même des airs d'homme dangeureux et pourtant si attirant.
Des mèches disparates échappent aux liens qui attachent sa longue chevelure en deux tresses.
Sa beauté est quelque peu effeminée, mais personne ne s'en plaint.
Sa démarche fluide est emprunte de puissance et d'assurance et sa tenue dévoile à la perfection sa fine musculature.

~ Description du caractère :

"Un méchant dans l'âme" disent-ils, "Le fils du démon" ou encore "Le mal incarné". Certes, Dilen peut être tout ça, et en même temps ne l'est pas, ou plutôt, ne l'était pas.
Oui, avant ce jeune homme était doux, attentionné, généreux et tout ce qui peut incarner un garçon adorable. Mais c'était avant, avant tout ça.
Désormais il n'est que noirceur et mépris, la cruauté et la perfidie sont devenues son lot quotidien. Le mensonge emplit sa vie, il ment comme il respire et manipule à la perfecion chaque personne qu'il croise. La modestie l'étouffe et il se plait à se vanter auprès de qui veut bien l'entendre.
Egoïste et egocentrique chevronné, beaucoup le méprisent mais son sentiment de supériorité le protège de la haine des autres.
Il n'est pas le diable et possède donc quelques qualités. Par exemple,
il ne reculera jamais devant le danger, on le considère donc comme courageux, ou téméraire. Observateur, il peut comprendre la personnalité de quelqu'un sans jamais lui parler, cela lui vaut beaucoup de missions de reconnaissance. Il est aussi très intelligent et vif d'esprit, c'est bien pour cela qu'il a survécu malgré son jeune âge dans les rangs des Mercenaires, mais son sang-froid sans faille y est pour beaucoup également. Etrangement il n'est pas froid ni réservé malgré son environnement corrompu. Peut-être un reste de l'ancien Dilen, mais mieux vaut ne pas chercher à comprendre.

~ Principale(s) qualité(s) : Courageux, Observateur, Intelligent, Sang-Froid.

~ Principal(s) défaut(s) : Manipulateur, Menteur, Egoïste, Egocentrique, Vaniteux, Rancunier, Cruel.

~ Particularité(s) : Dilen a une longue balafre sur l'oeil gauche et des sortes de dagues sont accrochées au bout de ses longues tresses.

~ Capacité(s) : Dilen est un excellent bretteur, il est d'ailleurs connu dans les rangs du Chaos pour ce don. Malheureusement il ne peut pas en dire autant pour le tir à l'arc où la patience et la concentration lui manque malgré son sang faël, il n'a pas reçu l'éducation de son peuple.
Très bon grimpeur et coureur mais médiocre nageur. Souple rapide et agile, il doit ces capacités à ses gênes.
Il sait lire et écrire humain mais arrive aussi à communiquer en faël, le strict minimum. Il a vu presque tout ce qui était à voir en Gwendalavir.

¤ Vécu et situation sociale ¤

~ Situation familiale : Parent inconnus supposés Faëls, receuilli par une caravane d'Itinérants.

~ Situation sociale : Origines inconnues et élevé par des Itinérants, ce n'est qu'un fils du peuple.

~ Histoire : J'ai ouvert les yeux sur un monde nouveau. Une boule blanche brillait au dessus de ma tête et plein de petits points brillants l'entouraient. J'ai cligné des yeux plusieurs fois, j'étais allongé par terre et une odeur épicée me chatouillait les narines.
Lentement et avec précaution je me suis redressé, des mains blanches sont apparues devant, c'était sûrement les miennes... Je les inspectais, curieux de cet amas de composants qui me formaient. Mon regard a lentement parcouru mon corps et je frissonnai, j'étais complètement nu et il faisait un froid mordant. Je me suis mis débout et j'ai regardé les environs. Plat, de la terre battue et des petites touffes vertes par ci par là.
J'ai marché, tout d'abord incertain, puis, mètre par mètre, avec facilité et aisance. J'avais l'impression de l'avoir toujours fait. Pourtant je venais de naître à l'instant, allongé sur le sol et complètement nu.
J'ai atteins un endroit où la terre n'était pas pareille, plus droite, plus sèche, et avec des marques étranges. Je les ai fixées pendant un moment, un long moment, avant qu'une cacophonie s'élève au loin. Ca venait de très loin et pourtant j'entendais à la perfection. J'ai porté mes mains à mes oreilles, elles étaient pointues. C'était peut-être normal...
Au bout d'un long moment j'ai aperçu une forme rectangulaire se profiler à l'horizon. Je ne bougeais pas, je n'avais aucune peur ou appréhension, je ne savais même pas ce que c'était. L'engin a laissé apparaître une file entière d'autres engins du même genre que le premier, il y avait des Etres Vivants sur quelques uns.
Une voix a crié :

-Halte ! Halte j'ai dis espèce de canasson stupide !

J'ai fixai la créature devant moi et relevé chaque détail. Grand, blond, barraqué avec de petits yeux marrons enfoncés dans leurs orbites.
Lui avait du mal à me voir, il a plissé les yeux et finalement les a écarquillés.

- Et ben mon gars, qu'ai-je fait à la Dame pour tomber sur un gosse à poil au milieu de nul part ?

Je ne comprenais rien à ce qu'il disait mais j'ai continué à le fixer. C'était une créature très intéressante. Elle avait des mains comme moi et un corps semblable, même si une étrange couche le recouvrait.
L'Être a appelé un de ses semblables :

- Eh Gustav Ramènes tes fesses ici tu veux.

Une copie conforme à la créature est arrivé en courant et m'a fixé étrangement. Il parla avec ses sons qui m'étaient toujours aussi étrangers :

- C'est quoi ce gosse ? Il est bizarre, et ses yeux me rassurent pas du tout.

L'autre répondit.

- Oui c'est vrai, ils me donnent des frissons. Tu crois que c'est quoi ? On dirait un faël avec sa petite taille et ses oreilles pointues.

- Mais t'as vu ses cheveux ?! Ils sont blonds très clair et franchement j'ai jamais vu de faël avec des yeux rouges.

- Ca m'inquiète. On devrait le laisser là, il nous porterait la poisse sinon. Où alors on le tue.

-Non ! Laissons le. On dirait qu'il comprend même pas ce qu'on dit mais ses yeux me font penser le contraire. Partons, nous ne tuons pas de démons.

Une autre créature s'est approchée, elle n'était pas pareille que les deux autres. Sa poitrine était plus proéminente et elle avait de longs cheveux roux qui encadraient son regard vert. Elle a dit d'une voix puissante :

- Non mais qu'est ce qu'il se passe ici ? Kfer, Gustav, expliquez moi ce que fait un enfant nu devant vous.

Les deux copies se sont regardés bêtement et le premier a balbutié:

- Et bien... C'est que... On le trouve bizarre ce gosse et euh... On veut pas trop l'emmener. Il est... Pas très rassurant.

-Mais vous êtes malades ! A beuglé la rousse. Ce n'est qu'un enfant ! Il ne peut pas vous faire de mal ! Et je ne compte pas l'abandonner sur la route. Il monte avec nous.

- Non ! Ont crié en coeur les deux autres. C'est un démon ! Ce sera de ta faute si le malheur s'abat sur notre caravane Ato !

- Et bien j'en assumerai l'entière responsabilité.

Elle leur a adressé un regard de défi et s'est tournée vers moi, le regard chaleureux et les bras ouverts en un signe accueillant. Je n'avais rien compris à l'échange des créatures, mais celle-ci ne me voulait apparemment que du bien. Je l'ai donc suivie à l'arrière de la file de rectangles ambulants.

- Comment t'appelles tu petit ? Je suis Ato, l'Intendante de cette caravane.

Je l'ai regardée bêtement sans comprendre et elle a sursauté.

- Que tes yeux sont beaux ! Tu n'as pas l'air de comprendre ce que je dis et pourtant tu dois bien avoir six ans, voir sept. Etrange...

Elle s'est redressée et a ajouté joyeusement :

- Bon et bien désormais tu t'appelleras Dilen ! Bienvenue chez les Itinérants Dilen.

¤¤¤

- Dilen !!

Je levai la tête et bougeai les oreilles pour mieux capter les sons autour de moi.

- Ouiii ?

- Reviens immédiatement ! On reprend la route.

- Oh ! On peut pas rester un peu plus s'il te plait ?

- Non ! Kfer est déjà en train de s'énerver, aller vite !

Je me levai complètement et laissai là le renard que j'étais en train de caresser. Je courus rejoindre la route et ne m'arrêtai pas devant Ato qui me regardait d'un air sévère et encore moins devant Kfer dont le fouet le démangeait.
Je me juchai souplement sur le toit d'une des caravanes et m'assis en position du lotus.

Je m'appelle Dilen Asheriit, j'ai environ huit ans et je suis un faël, enfin c'est ce qu'on suppose puisque j'ai des oreilles pointues et que je suis petit, mais mes cheveux blonds très clairs et mes yeux rouges prêtent à confusion. J'ai été adopté par Ato Asheriit, Itinérante et Intendante d'une caravane. Je n'ai pas d'amis, ils ont tous peur de moi. Au début je me sentais vraiment seul mais finalement je me suis trouvé d'autres amis : les animaux, eux au moins ils m'écoutent et n'ont pas peur de moi.
Kfer, le chef de la caravane et son frère jumeau Gustav me détestent encore plus que les autres et s'il n'y avait pas eu Ato pour me protéger cette nuit où je m'étais réveillé pour la première fois, je serais mort depuis deux ans sur le bas côté à mille lieux de Al-Chen.

La caravane s'ébranla et nous reprîmes la route en direction de Al-Far.
La vie de voyages me plaisait beaucoup et encore plus quand des hommes et femmes mystérieux qui ressemblent tant à des Êtres fait d'air et de lumière se joignent à nous. Ato les appellent les Marchombres.
Je suis très curieux avec eux et je leur pose toujours plein de questions, ils répondent rarement mais quand ils le font c'est avec le sourire. Eux aussi m'aiment bien.
On arriva à Al-Far en fin de journée, du haut de mon perchoir je pouvais parfaitement voir le soleil se coucher et nimber le ciel d'éclats sanglants et la lune se lever au dessus de la ville. Maintenant que je savais comment s'appelait l'astre, je ne me lassais jamais de le répéter dans mon esprit.
La lune...
Les transactions se passèrent à merveille et Gustav n'eut même pas à intervenir. Moi je restais perché sur le toit et observais silencieusement tout ce petit monde. Ato avait dû céder lorsque Kfer était venu un an auparavant lui dire que je devais rester caché sous prétexte que j'effrayais les clients avec mes yeux rouges, ce qui était tout à fait vrai soit dit en passant. Ato m'avait expliqué que les gens n'avaient pas l'habitude de voir un petit garçon de sept ans aux yeux rouges et encore moins avec un regard aussi perçant et profond que le mien. Sur le coup je n'avais pas compris mais maintenant le sens de ses paroles me devenait plus clair. Je m'étais regardé dans un miroir et avait comparé mes yeux et mon regard à ceux des enfants que je voyais à nos différentes étapes. Effectivement j'étais différent, mais Ato m'avait assuré que elle, elle adorait mes yeux "Ils sont envoûtants" m'avait-elle dit.
Donc désormais je ne me montrais plus en public, mais c'était bien ainsi, je n'avais pas à endurer les regards de dégoût ou de peur des gens.
Nous repartîmes le lendemain matin vers Al-Jeit cette fois.

Je connaissais à la perfection chaque ville et village de Gwendalavir, je n'avais certes pas le droit de me montrer en public mais dès que les rues se vidaient vers minuit je sortais de ma cachette et explorais tous les recoins.
Mais la caravane n'était jamais passée par la forêt de Baraïl, le refuge des faëls, elle n'était pas non plus passée par l'Oeil d'Otolep, ni par la Jungle d'Hulm et plein d'autres lieux mystérieux. Pourtant je m'étais mis à genoux devant Ato pour qu'on traverse ces lieux. Elle m'avait expliqué que s'ils étaient mystérieux c'était parce que personne n'était jamais revenu de leurs explorations.
J'avais donc désormais l'idée d'explorer tous ces lieux mystérieux et de revenir vivant. Ato disait que j'était un enfant précoce, je n’avais pas tout à fait compris mais en résumé ça voulait dire que j'étais plus intelligent que je n'aurait dû l'être à mon âge. J'arriverai sûrement à survivre dans la Jungle d'Hulm et à me baigner dans l'oeil d'Otolep sans problème, mais ma destination ultime, celle que je garderai pour la fin, c'était la Forêt Ombreuse. Elle me fascinait tellement que ça en devenait indécent. Elle se situe en plein milieu du territoire et pourtant personne n'en est revenu vivant, personne n'a réussi à la dompter. Et bien je serai le premier.
Un rugissement inhumain me tira brutalement des mes rêves d'aventure. Je clignais bêtement des yeux en fixant les Itinérants en plein combat contre des tigres des prairies. Ato s'arrêta au pied de mon perchoir, ses cheveux d'ordinaire si bien lissés et brillants étaient recouverts de sang et complètement ébouriffés. Elle posa un regard brillant d'adrénaline sur moi et cria pour recouvrir le vacarme du combat :

- Restes là Dilen et ne descends pas avant que ce soit fini et que je vienne te chercher.Elle m'envoya une des dagues qu'elle portait. Tiens, tu en auras peut-être besoin.

J'acquiesçai légèrement, complètement pétrifié. Depuis deux ans que j'avais été recueilli, la caravane n'avait jamais été attaquée. Des cadavres commençaient déjà à clairsemer le champ de bataille, deux tigres des prairies et cinq Itinérants, il restait encore six tigres. Si ça continuait ainsi, il n'y aurait pas assez d'hommes pour tuer les félins. Et Ato mourrait. Cette idée me révulsai, le simple fait d'imaginer le corps d'Ato déchiqueté comme les cinq Itinérants me donnait envie de vomir, pourtant je n'arrivais pas à me lever et encore moins à contrôler mes tremblements. Et moi qui m’imaginais en train de braver les dangers de la Forêt Ombreuse.
Il fallait que je bouge ! Si je n'arrivais même pas à sauver Ato, alors je pouvais dire adieu à tous mes rêves d'aventurier intrépide.
Je me levai lentement, les jambes flageolantes et avalai difficilement ma salive lorsqu'un Tigre bondit sur le toit où je m'étais perché. Je n'eu même pas le temps de me dire que je n'étais pas assez courageux ou que j'avais peur, le félin était déjà sur moi la mâchoire refermée sur... Du vide !
J'osai ouvrir un oeil puis écarquillai les deux. La dague était enfoncée dans la poitrine du félin et un filet de sang coulait le long de la lame. Je ne m'était même pas rendu compte que j'avais dégainé ma dague et encore moins que le tigre m'avait fait basculer en arrière et s'était empalé tout seul sur mon arme brandie. Tout ça avait été un coup de chance. Je devais ma vie à un coup de chance !
Le soulagement se fit littéralement écrasé par le poids de la carcasse qui s'affala sur moi. J'étouffé et le pommeau de la dague s'enfonçait douloureusement entre mes côtes. Des taches noires commencèrent à envahir ma vision et je sentis mon souffle se raréfier, c'est alors que quelqu'un cria, une femme. Ato !
Je laissait échapper un grognement sauvage et repoussait brutalement la carcasse du félin. En me redressant je scrutai attentivement les alentours à la recherche d'une chevelure flamboyante. Heureusement que j'avais une vue de faël car le soleil descendait et les hautes herbes cachaient les trois quarts de la lumière. Je finis par repérer Ato mais elle n'était pas attaquée par un Tigre. Kfer tenait une hache énorme et approchait lentement de la Gérante, le regard fou. Elle aussi avait l'air choquée qu'il s'attaque à elle alors que la caravane était en danger mais ça ne l'empêchait pas de ramper à reculons en se tenant le flan droit d'où une traînée écarlate coulait. Kfer fit un pas de plus et sans réfléchir je descendis en un éclair de mon perchoir et me mis à courir. Là aussi j'était plus endurant et plus rapide que les autres.
Kfer m'aperçut et écarquilla des yeux injectés de sang, il hurla quelque chose d'inintelligible et cria un peu moins fort :

- C'est de ta faute ! Démon ! Tout ça c'est de ta faute ! Meurs Salopard !

Il se jeta sur moi, la hache brandie au dessus de lui. Encore une fois, je ne su ce qui se passa, l'instant précédant j'étais à la merci d'un Kfer complètement fou et l'instant d'après je me retrouvais derrière lui, lui tournant le dos et la dague levée. Lui non plus n'avait rien suivi car il fixa bêtement l'endroit où je me trouvais à l'instant. Soudain, une quantité hallucinante de sang gicla par huit endroits différents du corps de Kfer, il hurla de douleur et s'effondra en se recroquevillant pitoyablement, presque il couinait.
Je ne lui accordait même pas un regard et accourait vers Ato, elle recula brutalement les yeux écarquillés de terreur et le corps parcouru de tremblements. Je me figeais net et les larmes me picotèrent les yeux. Je dis d'une voix suppliante où la souffrance perçait :

- Ato, c'est fini, tu es sauve. Tout ira bien.

Je levai la main doucement vers elle mais elle recula encore plus. Les larmes coulèrent alors à flot et j'ajoutai en une supplique ultime :

- S'il te plait... Maman.

Même à mes oreilles ma voix était emprunte d'une souffrance inimaginable, mais rien n'y fit, Ato continuait de me fixer avec son regard effrayé sans vraiment m'entendre, elle n'était plus là, son esprit s'était caché pour se protéger de la réalité. Car la réalité c'était que j'étais un monstre. Qui, sinon, pouvait infliger de telles blessures à un grand gaillard sans que personne ne voie le mouvement ? Au fond, Kfer avait raison, j'étais un démon, mais au moins j'étais un gentil démon, ou un fou, et j'allais sauver ces gens à qui j'avais imposé ma malédiction.
Je détournai la tête de ma mère adoptive et séchai mes larmes d'un revers de manche. Je passai à côté de Kfer sans vraiment faire attention à lui et me dirigeai vers le centre du combat, une grimace de souffrance et de rage mêlées. Les Itinérants se poussèrent sur mon passage en baissant la tête, tous de peur. Chaque tigre qui me rencontrait rencontrait par la même occasion ma lame et mourait à mes pieds. Au bout de deux minutes, un silence de mort s'imposa sur la caravane et je m'effondrai à terre, haletant et grelottant, la suer se mêlant à mon sang, beaucoup de sang. Je n'avais que huit ans de toute façon, et tuer cinq tigres des prairies à moi tout seul sans mourir relevait du miracle. Même Merwyn Ril' Avalon n'avait pas fait aussi impressionnant à mon âge. Mais mes blessures étaient graves, trop graves pour que je survive en fait. Tout compte fait j'allais mourir donc... Qu'il en soit ainsi.
Maintenant qu'Ato m'avait répudié je n'avais aucune raison d'attendre quelque chose de la vie. Me faire traiter de monstre durant toute mon existence ne m'attirait guère. J'allais mourir et ça ne m'inquiétait pas, c'était peut-être ça "précoce".
Les Itinérants bougèrent enfin et allèrent chercher les morts et les blesser, Kfer faisait partie des morts. Deux hommes portaient Ato, toujours aussi immobile, lorsqu'elle me vit elle ne dit rien mais me fixa avec tant d'intensité que j'aurais dû en frémir. Je ne réagis pas. Pas la force, pas le courage, pas d'intérêt. Je continuai donc de me vider de mon sang et personne n'interviendrait. Normal, qui voudrait sauver un démon ? Un fou peut-être, mais il n'y en avait pas ici.
Je fixais sans vraiment le voir un brin d'herbe près de moi, je ne pensais à rien étrangement, ni à la réaction d'Ato, ni à ce qui s'était passé avec Kfer, c'était le grand vide, du blanc partout, mais je ne voyais toujours pas le tunnel avec de la lumière au bout. Dommage, je commençais vraiment à avoir mal, très mal. Au coeur.

Finalement ce fut un tunnel de ténèbres qui m'entoura avant que le monde disparaisse dans un vide chaotique.
L'inconscience m'engloutit.

J'ouvris difficelement les yeux et aperçus un Gustav endormi sur une chaise non loin de mon lit.
J'avais mal partout et un mal de tête horrible réduisait en compote mon pauvre cerveau, l'empêchant de m'indiquer ce que je faisais allongé dans un lit et surveillé par l'Itinérant. J'avais pourtant l'impression qu'il me détestait, tout comme son frère Kf...
Ooh !
Je me levai brusquement, les yeux écarquillés, mais une lance de douleur me traversa et je gémis avant de me laisser retomber. Gustav ouvra un oeil et me fixa d'un air neutre. Apparement il ne savait pas que c'était moi qui avais tué son frère jumeau, ou alors il s'en fichait... Raah ! Je voulais des explications !
J'ouvris lentement les lèvres et articulai difficelement ces simples mots :

- Que s'est-il passé ?

Gustav fronça les sourcils mais continua à me fixer sans rien dire. On était dans une des caravanes et c'était la nuit, pourtant il y avait beaucoup de bruit dehors, des bruits de conversations.
L'Itinérant se leva et alla à une fenêtre, me tournant le dos. Au bout d'une minute de silence je pensais presque qu'il s'était endormi debout mais sa voix grave me contredit :

- Ca fait quatre jours que tu dors, quatre jours qu'on a enterré nos morts... Tu devrais dire merci à Ato, c'est grâce à elle que t'es encore en vie et avec nous, pourtant, vu sa tête j'aurais cru qu'elle allait te laisser crever par terre.

Il se tourna d'un bloc et cette fois ses yeux marrons étaient emplis de haine :

- Salopard, c'est toi qui a tué Kfer.

Je frissonnai. Bon et bien il était au courant, et il m'en voulait. Pourquoi ne m'avait-il pas tué pendant que je dormais s'il m'en voulait tant ? Mais surtout, pourquoi Ato m'avait-elle receuillie encore une fois ? Je l'avais pourtant terrrifié, elle m'avait répugnié...
Je dis machinalement :

- Désolé.

Erreur, mais c'était trop tard. Gustav écarquilla les yeux et se mit à hurler, le visage rouge de colère :

- Désolé ? Désolé ?! Tu as tué mon frère espèce de monstre ! Tu crois qu'un "désolé" va suffire à rattaper ton crime ? Je devrais te tuer pour venger frère ! Oui c'est ça, je vais te tuer, Ato ne pourra rien contre ça, toute la caravane veut te voir mort.

Gustav sortit alors un poignard de la commode à côté de laquelle il était et je sus qu'il était devenu aussi incontrolable que Kfer juste avant sa mort.

- Démon, j'aurais dû écouter mon frère lorsque l'on t'a trouvé, on aurait dû te tuer dès cette nuit.

Je sortis du lit d'un bond mais atteris lourdement avec un grognement. Apparement j'étais à peine guéri, et pour échapper à un Gustav enragé ça n'allait pas suffir du tout, pourtant j'essayai de me diriger vers la sortie en me soutenant grâce au mur. Gustav m'imita de son côté du lit, l'arme brandit. Alors que je faisait un énième pas hésitant vers mon salut, l'Itinérant se jeta sur moi en hurlant, je ne pouvais absolument rien faire alors je me recroquevillai sur moi même et attendit le coup... Qui ne vint jamais.
Le cuisto fit irruption dans la chambre et sauta sur le dos de Gustav en hurant.
Le cuisinier de la caravane, Rosen, était minuscule, moins que moi évidemment, mais pas plus d'un mètre cinquante cinq. Il avait de longs cheveux noirs attachés en catogant et des yeux bleus ciel pétillant de malice et de rire. C'était le seul de la caravane a à peu près supporter ma présence.
Malgré sa petite taille Rosen faisait parti des Itinérants les plus taigneux et robuste, il maîtrisa donc vite Gustav en lui faisant un croche patte suivi d'une clès.

- T'es malade Gustav ! C'est qu'un enfant et il est blessé ! Qu'est ce qu'il t'a pris ?

Gustav se débattait toujours il réussi à articuler :

- Ce salop a tué mon frère et il me sort un "désolé". Je vais le tuer ! Laisses moi Rosen, ça débarrassera la caravane de ce démon !

Le cuisto leva les yeux au ciel et dit d'un ton sans appelle :

- Tu sais très bien que c'estKfer qui a pété un boulon en ménaçant l'Intendante. Et puis c'est Ato qui a la charge de Dilen, c'est donc elle qui dira si on doit le tuer ou non.

- Je n'y crois pas à cette histoire de Kfer menaçant Ato ! C'est le démon qui a hypnotisé Ato pour qu'elle raconte ces salades ! C'est lui ! Regardes ses yeux rouges, son regard parle pour lui ! Qui à part un tueur pourrait fixer les gens avec un regard aussi adulte à huit ans ?

- Tu fais pitié mon pauvre Gustav, t'es aussi fou que ton frère. C'est qu'un gosse ! Laisses le tranquil.

Et sur ces mots, Ato en personne fit irruption dans la chambre qui commentçait à être trop petite pour tout le monde.
Sa poitrine déjà très proéminante était gonflée de colère et d'indignation.

- Vous deux, sortez immédiatement !

Rosen ne protesta pas et se leva en tenant fermement le frère fou. Ils sortirent sans un bruit et refermèrent la porte derrière eux.
l'Intendante portait une bassine d'eau chaude et des bandages propres. Elle me fixa dûrement et me montra le lit d'un geste du menton. Je m'y allongeai bien sagement. Elle procéda donc au changement de mes bandages et aux nettoyages de mes plaits, tout ça dans une silence pesant.
Son travail finit, elle se leva et se dirigea vers la sortie, n'y tenant plus j'appelais timidement :

- Ato ?

Elle s'arrêta mais ne se retourna pas. Je poursuivis :

- Je ne sais pas ce qu'il se passe, ni ce que j'ai fais. Je sais juste que je t'ai fais peur et ça me fait mal. S'il te plait, dis moi quelque chose.

Relachant les épaules, Ato se retourna et me fixa de ses yeux verts, ils étaient emprunts de chagrin et je crus même apercevoir une larme avant qu'elle ne disparaisse derrière l'épaisse chevelure rousse.
Elle revint s'asseoir à côté de moi et sans un mot me prit dans ses bras en me caressant les cheveux. Je fermai les yeux, rassuré qu'elle m'aie pardonné, et sans crier gare, je sombrai dans un sommeil profond.

¤¤¤

Un rayon de soleil vint me chatouiller les paupières et je grognai en me retournant. Au bout de quelques secondes à rassembler un minimu de d'intelligence pour pouvoir me lever, je sortis de mon lit étroit et me dirigeai vers ma commode où reposait une bassine d'eau et surplombée d'un miroir. Les yeux bouffis de sommeil, je me rinçai le visage et fixai longuement mon reflet.
J'avais grandi et atteignais maintenant un mètre cinquante. J'étais toujours plus petit que les autre, mais par rapport à mon mètre vingt cinq à huit ans, je trouvai qu'à quinze ans, trente centimètre de plus était respectable. Ma peau était toujours aussi clair, presque laiteuse, malgré mes journées passées dehors et mes cheveux toujours aussi blond clair, eux aussi avaient poussé, ils m'arrivaient désormais au creu de reins. Je les tressai soigneusement en deux nattes bien nettes, comme d'habitude et continua mon inspection.
Mes oreilles était toujours longues et pointues, révélant des origines faëls. Mes yeux n'avaient pas changé, pour mon plus grand malheur ils étaient aussi rouges et pénétrant qu'à mo réveille huit ans plus tôt. Mais sur un adolescent de quinze ans ça faisait moins peur que sur un un enfnt de six ans.
Soupirant, j'ouvris un tiroir de la commode et m'habillai distrètement. La caravane allai bientôt partir et il fallait que j'aide à tendre les toiles et que j'aille m'occuper des chevaux.
En sortant, je passai devant la caravane d'Ato, elle étai en train de passer un savon à Rosen, notre cuistot, comme d'habitude, et comme d'habitude depuis six ans, elle ne m'adressa aucun regard, aucun sourire. Je n'était plus qu'un Ititnérant parmis tant d'autres et elle ma supèrieur, l'Intendante, la seule l'unique Ato.
J'aurai dû me réjouir qu'elle me garde dans la caravane malgré le souhait commun de me voir mort des autre Itinérants, mais en acceptant de vivre, j'avais renoncé au lien avec Ato.
Je croisai Gustav et baissai la tête. Il était celui qui voulait le plus ma mort et il n'attendait qu'un minuscule prétexte pour m'égorger, je faisai donc attention à ma conduite et faisai mes corvées avec zèle et sans broncher.
La journée se passa comme d'habitude, il faisait beau et chaud, c'était un bel Eté.
On arriva dans un village à la lisière de la forêt de Baraïl et nous y arrêtâmes. Je n'avais aucun rôle dans le marchandage, je sautai donc de mon perchoir et allai explorer les alentours. Depuis quelques mois j'avais le droit de me montrer en public. Mon âge atténuait un peu la peur que produisait mon regard.
Plus je m'approchai de la lisière moins j'avais conscience de mes gestes. La forêt de Baraïl était l'un des lieux que je voulais absolument visiter, tout d'abord pour découvrir ce qui se cachait derrière mon passé brumeux, mais aussi parce que derrière cette forêt et au delà du pays faël, le territoire était inconnu.
Un imperceptible craquement de branche éclata ma bulle de rêves et je me figeai en cherchant l'origine du bruit : une jeune fille, plus jeune que moi, se dirigeait furtivement vers la forêt. Je ne bougeai pas, envoûté par sa silhouette si fine et aérienne dont les longs cheveux châtains volant sur son passage accentuait l'effet, mais surtout, ses yeux en amandes d'un vert émeraude aussi pronfonds que la forêt de Baraïl elle même. Ses douces lèvres roses attirèrent mon attention et c'est en imaginant mes lèvres sur les siennes que je m'approchais d'elle. Elle aussi m'avait vu et s'étais figée, me fixant étrangement de ses beaux yeux verts. Je parlai avant même de me rendre compte que j'étais tout près d'elle, et d'une voix que j'ignorai posséder :

- Puis-je t'accompagner, où que tu ailles jeune demoiselle ?

La jeune fille acquiessa et me prit la main pour m'attirer dans la forêt de Baraïl. On escalada un arbre et elle vérifia que je la suivait. J'étais doué en escalade depuis tout petit donc je n'avais aucun mal sans quitter des yeux le dos de l'inconnue, la douce courbe que formait le bas de ses reins et... Je secouai la tête et me concentrai sur la montée. Une fois confortablement installés dans l'arbre, nous parlâmes, parlâmes comme des amis, des amis d'enfance . J'appris ainsi que cette charmante créature se nommait Winry Rimalda, qu'elle avait treize ans, et que j'étais éperduement amoureux d'elle.
Deux heures plus tard, nous déscendîmes dans un silence lourd de sous-entendus. Je savais à quoi elle pensait et elle aussi. Une fois arrivé à la lisière de la forêt, je me décidai à faire ce à quoi j'avais rêvé depuis le premier regard. Je la pris dans mes bras en la fixant intensément, elle n'avait pas peur du mien, c'était la première depuis Ato.
J'approchai les lèvres des siennes, douce forme légèrement teintée de rose et pulpeuse. J'hésitai un instant pour enfin l'embrasser intensément, nous liant en un baiser passionné.


¤ Autre ¤

~ Comment avez-vous connu ce site ? Je suis là pour dépanner Winry

~ Quelque chose à nous dire ? Je n'interviendrais que très rarement sur le forum.

Elera

Marchombre
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MessageSujet: Re: Dilen Asheriit (En cours)   Dilen Asheriit (En cours) Icon_minitimeMer 6 Jan 2010 - 21:15

Bienvenue !

Je sais que tu n'as pas fini ta fiche, mais il y a quelques problèmes =/

Question plus pour Winry que pour toi, je suppose, mais Dillen doit-il vraiment être Faël ? Parce qu'un Faël dans la Guilde du Chaos, ce n'est pas très logique... Les deux peuples ne sont pas très proches. Mentaï, en tout cas, sera impossible, puisqu'un Faël ne peut pas avoir le Don du Dessin. Ton personnage a aussi beaucoup de traits typiquement humains : sa couleur de peau, son inaptitude au tir à l'arc, sa personnalité (puisque les Faëls n'ont pas les mêmes codes et états d'esprit que les humains). A mon avis, mieux vaudrait qu'il soit humain, mais je ne sais pas si le fait qu'il soit Faël est important dans l'histoire de Winry, donc je préfère qu'elle explique ça d'abord. Au pire il faudra changer les détails et la Guilde du Chaos aura fait une exception, surtout si Dilen a vécu avec des humains pour la plus grande partie de sa vie... En attende d'explications, donc Wink

 
Dilen Asheriit (En cours)
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