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 Les Gardiens

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Krystal
Anonymous

Invité

MessageSujet: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeDim 7 Jan 2007 - 18:09

Note : Voici la fiction dont je me suis inspirée pour créer le forum "Ayoko" si certains connaissent. C'est au départ une fiction pour mes meilleurs amis et moi (nous sommes en tout au nombre 8 en me comptant). Ce tome (il y en a 4 en tout) est rédigé entièrement à la première personne par moi (je me nomme en vrai Mathilde mais mes amis je surnomment Math).
Cette fiction, lorsque nous sommes sur Terre se passe en Belgique. Pour l'instant, je vous met le premier chapitre en espérant que vous aimerez.
Bonne lecture.

Les Gardiens



Un deuxième Monde



Chapitre 1 : l’Arrêt


Ce jour là était un jour comme les autres. J’arrivais devant la rue du Collège où mes amis m’attendaient déjà.
Il faisait froid, on avait annoncé de la neige pour le soir. Le calvaire pour rentrer, et en plus l’après-midi on avait gym, la prof allait nous faire courir par ce temps !
Pestant d’avance contre cette journée, j’allais faire la bise à mes amis.
- Salut ! M’accueillit Olivia, ça va ?
- Mouais… et toi ?
- Bof… et on a les exams dans une semaine la poisse !
- Tu parles ! Renchérit Eva, en plus on a flamand en premier !
- Moi, je ne commence pas avant mardi prochain, fanfaronna Henri.
Eva tenta de lui filer une taloche mais il l’évita.
Parfois, provoquait volontairement Eva et j’étais obligée de jouer les diplomates.
- Il manque qui ? M’informais-je, plus par volonté de changer de conversation que par réelle nécessité de savoir puisque je savais parfaitement qui manquait à l’appel.
- Julie, Clara et Marie-Chantale. Me Répondit Pierre-Niels, le deuxième garçon de la bande.
Je hochais la tête et me tournais vers Olivia.
- Dis moi, Lilou, t’es contente de ton permis d’espérance ?
Mon amie acquiesça, un petit sourire accroché aux lèvres.
- Ouais, merci, depuis le temps qu’on me dit que je vais avoir un permis d’espérance.
- Ben alors espère que Mme Mat soit absente. Lâcha Julie qui venait d’arriver sans que nous la voyions, on l’a en deuxième heure.
Henri fit la grimace.
- Ce que vous me dite de cette prof de math ne me donne pas envie de réussir mon année, surtout si c’est elle qui s’occupe de tous les troisième.
Henri était encore en deuxième au lycée alors que nous, Marie-Chantale, Eva, Pierre-Niels, Olivia, Julie, Clara et moi étions à l’athénée, une rue plus loin.
- Quelle heure il est ? S’inquiéta-t-il, je n’ai pas trop envie de me faire pincer par l’abominable femme des lycées.
Nous éclatâmes de rire. L’abominable femme des lycées était le surnom que Henri avait donné à Mme Delchambre, une éducatrice.
Quand soudain, un grand cri nous fit sursauter.
- Salut tout le monde ! S’exclama Clara.
- Bonjour. Dit plus sobrement Marie-Chantale qui était arrivée avec elle.
Elles firent la ronde des bises et s’incrustèrent dans le cercle que nous avions formé.
- Ou sinon, t’en es ou dans Lest ? Me demanda Olivia.
Clara leva les yeux au ciel, elle en avait marre de m’entendre radoter sur le livre que j’écrivais.
- Ben j’avance petit à petit, répondis-je, je vais bientôt l’envoyer à une maison d’édition. Pour le deuxième tome, je sèche un peu mais je vais demander de l’aide aux autres.
- Mais quelle heure il est ? Répéta Henri.
Peine perdue, personne ne l’écoutait.
Quand, une âme charitable (moi en l’occurrence) daigna lui donner l’heure.
Il étouffa deux jurons, ramassa son sac qui traînait comme d’habitude par terre et partit en courant.
Nous restâmes donc seuls. Puis, Julie balança son sac sur l’épaule et se mit en route, sans un mot, nous l’accompagnèrent.
-Il fallait faire quelque chose en math ? S’inquiéta Clara.
- Ouais, la prépa l’interro. Répondit P-N.
- Oh non ! Ce n’est pas vrai ! Se lamenta-t-elle, j’ai oublié de la faire.
- Et vous, vous avez quoi en première heure ? Demanda Julie, totalement indifférente aux lamentations de Clara.
- Euh… français je crois. Répondit Olivia.
Car, nous n’étions pas dans la même classe. Pierre-Niels, Clara et Julie étaient en 3ème A tandis que, Olivia, Eva, Marie-Chantale et moi étions en 3ème B.
- Roh non ! Marmonna Eva, elle va encore nous faire chier avec sa correspondance.
- Bah, ça va, répliquais-je, moi j’aime encore bien ça, du moment qu’elle ne fait pas de contrôle…
- Du moment que ça parle d’écriture tu es contente. Rétorqua Eva.
Je ricanais et lui fila une bourrade.
Ma passion n’étais un secret pour personne, je voulais devenir écrivain, j’avais déjà écris bon nombres d’histoires mais, d’après Henri, je m’améliorais sans cesse.
- Et ensuite, on a latin, toi, Lilou, tu as science économique.
- Ouah quelle journée palpitante ! Ironisa Olivia.
- N’est ce pas, elle le serais encore plus si on nous annonçait que Dehouse était absente.
- Ouais comme ce mercredi ou j’étais venue à l’école pour rien. Me marrais-je, trois heures passées à l’étude à s’emmerder considérablement.
Nous étions arrivés devant la porte de l’athénée, Mme Crabbek, l’éducatrice des troisièmes nous fit signe d’entrer et referma la lourde porte derrière nous.
- Hein ? Mais on n’est pas en retard ! S’exclama Clara d’un air outré.
- Si, de dix minutes. Répliqua l’éducatrice.
- Mais comment ça se fait ? Pourtant, on avait toute la même heure, il est 8h 20. Protesta Olivia.
- Eh bien il faut croire que vos sept montres se sont déréglées. Allez, je ne dirais rien pour cette fois mais attention a ce que cela ne se reproduise pas.
Sans demander notre reste, nous filâmes en cours. Clara, Pierre-Niels et Julie en math tandis que Eva, Olivia, Marie-Chantale et moi allions en français.
Quand nous entrâmes, nous fûmes la cible de vingt trois regards. Jouant mon atout, je fis une mine penaude.
- Désolé madame, ma montre s’est déréglée.
Souriante, la prof nous fit signe de nous asseoir et de prendre nos affaires. Une fois cela fait, elle continua le cours.
Se penchant vers moi, Olivia me glissa :
- C’est quand même bizarre que nos montres se soient déréglées, toutes, en même temps.
J’acquiesçais en silence, je partageais son avis.
Un éclat de voix me fit sursauter, la prof était (comme d’habitude) en train d’engueuler Antoine qui n’avait pas fait sa préparation.
Regardant ma montre, j’écarquillais les yeux : il était 8h35 alors qu’il n’y avait pas deux minutes, elle indiquait 8h20.
Donnant un coup dans les côtes d’Eva pour attirer son attention, je lui montrais ça, pour vérifier, elle regarda également sa montre. Elle indiquait la même heure que la mienne.
Nous échangeâmes un regard mais nous n’eûmes pas l’occasion de parler car la prof se dirigea vers Eva avec sa correspondance à la main. Mon amie fit une petite grimace d’appréhension.
Laissant Mme Dehouse critiquer Eva sur son travail, je n’écoutais plus et essayais d’imaginer la suite de Lest. J’étais bloquée et ça m’embêtait. J’en étais au chapitre huit et ils n’étaient toujours pas arrivés à…
Brusquement, la classe se fit silencieuse. Je sursautais, peu habituée à ce silence si soudain.
Me tournant vers Olivia, je vis que ses yeux étaient fixés sur la prof. Un air d’ébahissement le plus complet sur son visage.
Regardant à mon tour je fus sidérée.
Mme Dehouse s’était complètement immobilisée, une moue mécontente sur ses lèvres. Me retournant, je vis qu’il en était de même pour toute la classe.
Sauf Eva, Olivia, Marie-Chantale et moi.


Anaïel

Marchombre
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Voir le profil de l'utilisateur http://voleusedencre.skyblog.com
MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeLun 8 Jan 2007 - 17:18

Shocked waah , t'as vraiment du talent ! c'est pour quand la suite ? serieu t'escris trop bien.. j'ai hate de lire le prochain épisode


_______________
Des ailes dans le dos...




Anaïel / Miaelle Campbelle/ [i]Lev Mil' Sha

[/i]


Aucun destin n'est inéluctable.
Les Gardiens Anaelc14
L'arborescence des possibles nous tisse le sang aux poignets
Les Gardiens Banireanael

Spoiler:
 
Invité
Anonymous

Invité

MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeLun 8 Jan 2007 - 18:32

C'est excellent, contrairement à moi, il n'y a pas de faute d'orthographe ou de syntaxe study mais j'ai tout de même une petite critique, il y a trop de personnage qui arrive en même temps, j'ai dû mal à les repérer. Je pense qu'il serait préférable de remplir un petit peu plus entre les personnes pour nous laisser le temps de digérer un petit peu les informations données. Par exemple en les décrivant sommairement. Sinon c'est très bien , j'attends la suite avec impatience.

Krystal
Anonymous

Invité

MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeSam 13 Jan 2007 - 20:15

Ok, merci beaucoup pour ce conseil, j'en prend bien note !

Chapitre 2 : Seuls

- Mais… qu’est ce qui s’est passé ? Bredouillais-je.
- Ça, pas la moindre idée mais en tout cas on devrais peut-être pas rester ici… marmonna Olivia, ça me fout un peu les jetons de rester ici alors que tout les autres sont figés.
- Olivia a raison ! Décréta Eva, allons plutôt voir dans le couloir pour savoir si quelqu’un d’autre à échappé à l’arrêt du temps !
Nous sortîmes donc toutes les quatre, mal à l’aise parmi tous ces gens figés.
Rien, le silence le plus complet. Pareil à un tombeau. Nous parcourions les couloirs, attentif au moindre bruit. Mais seul le claquement de nos pas troublait la tranquillité apparente des lieux.
Quand, au détour d’un couloir, nous tombâmes sur Pierre-Niels, Clara et Julie.
- Vous êtes là ! S’exclama PN, chez nous tout le monde est…
- Figé ! Complétais-je, pareil pour nous ! C’est flippant !
- Ça ne tiens pas debout cette histoire enfin ! Le temps ne peut pas s’arrêter comme ça ! C’est impossible ! S’énerva Marie-Chantale.
- Non, c’est vrai mais pourtant c’est arrivé. Murmurais-je d’une vois éteinte.
- Et qu’est ce qui nous dit qu’on n’est pas en train de rêver ? S’emporta Clara.
- Tu as déjà vu sept personnes faire le même rêve en même temps ? Ironisa Olivia.
Clara prit un air penaud. Je fermais les yeux pour réfléchir.
Quand je les rouvris, j’esquissais un sourire.
- C’est bizarre… commençais-je, on dirait l’une de mes histoires…enfin je veux dire… c’est plutôt dans mes idées de faire une fic ou tout le monde est figé…
Olivia sourit à son tour.
- Ouais, je confirme, c’est tout à fait dans ton style ça !
- Et est ce que dans l’une de tes fics les héros en profiteraient pour faire n’importe quoi ? Demanda Eva une lueur que je connaissais bien au fond des yeux.
- Qu’est ce que tu veux faire ? Demanda Clara qui avait également remarqué la flamme qui dansait dans les prunelles de notre amie.
Sans répondre, elle s’élança, gravissant les escaliers quatre à quatre.
Sans se consulter, nous la suivîmes en courant.
Nous eûmes juste le temps de la voir s’engouffrer dans le couloir qui menait à la salle de math.
- Eva qu’est ce que tu veux faire ? s’écria Julie.
- Venez ! Nous cria Eva de la classe de math.
Quand nous entrâmes, nous la trouvâmes en train de farfouiller dans la sacoche de la prof.
- Eva ! Tu vas quand même pas faire ça… s’exclama Olivia qui avait brusquement comprit.
- Non ! Ne t’en fait pas ! Je ne suis pas conne à ce point, la rassura-t-elle, je veux juste savoir quelle note j’ai eu.
Nous l’entourâmes, mal à l’aise, je jetais un regard à Mme Mat qui s’était immobilisée alors qu’elle notait une équation au tableau, elle nous tournait le dos. C’était les 3ème E qu’elle avait à ce moment là, je donnais un coup de coude à Olivia et elle étouffa un rire.
Geoffrey Stillmant n’écoutait pas du tout le cours – le contraire m’aurait étonné – mais il écoutait discrètement son mp3.
- Pff même pas fichu de prêter une seconde d’attention au cours marmonna Clara qui avait suivi notre regard.
- Pourquoi tu croyais qu’il prenait des notes pendant le cours ? Ironisa PN.
Nous éclatâmes de rire en imaginant Stillmant en élève appliqué qui notait consciencieusement toutes les remarques de la prof même quand celle-ci demandait à un élève d’ouvrir la porte.
- Là, c’est plus un rêve, hoqueta Eva, c’est carrément de la science-fiction.
Notre fou rire repartit de plus belle, ça faisait du bien de pouvoir rire, cela allégeait la tension palpable dans l’air, nous étions tous nerveux sans nous l’avouer au milieu de tous ces gens figé. Mais une question tournait en rond dans têtes.
Pour encore combien de temps le monde resterait-il figé ?
- À votre avis, est ce qu’on est les seuls à avoir échappés à ce… cet arrêt ? Demanda Julie.
- C’est possible que non… réfléchit Pierre-Niels à voix haute. Il faudrait aller voir dehors si….
Sans un mot de plus, il se dirigea vers la sortie.
- Ça devient une habitude ici de partir sans dire où on va. Grommela Marie-Chantale.
- Tu l’as dit ! Renchérit Clara, comme je suis Dieu, je vais instaurer la règle que…
Mais on ne su jamais quelle règle Clara… oups pardon Dieu, allait instaurer puisque un bruit de chute nous fit précipiter dans le couloir.
Nous vîmes Pierre-Niels étendu de tout son long dans l’escalier, il grimaçait en se tenant la cheville. À un mètre de lui, se trouvait un torchon qui se trouvait quelques minutes auparavant en haut des marches.
- PN, ça va ? S’inquiéta Julie en s’accroupissant près de lui.
- Tu parles, ça gaze ! Qui n’a jamais rêvé de se pelleter dans les escaliers à cause d’un foutu torchon ?
L’aidant à se relever, il se tînt prudemment à la rampe et se remit en marche d’un pas précaire.
- Qu’est ce que tu veux faire ? Demanda Olivia.
- Voir si d’autre personne que nous ont échappés à l’arrêt. Répliqua Pierre-Niels. Bon, on va former des groupes. Eva et Marie-Chantale, avec moi. Clara avec Julie, Math et Lilou, vous allez ensembles. On va se partager la tache.
- Lilou et moi on va voir a cet étage, le coupais-je, Eva, toi et Marie-Chantale, vous allez voir à l’étage en dessous, Clara et Julie, vous allez voir dans la deuxième cour.
Tous opinèrent et nous nous séparâmes.
Olivia et moi inspectâmes l’étage du dessus, jetant un coup d’œil dans la salle d’étude, fourrageant dans les salles classes, histoire, physique, salle de projection. Rien, tout le monde était figé en plein mouvement. Dans ce silence pesant, les grincements des portes semblaient plus que sinistres.
Quand, un cri d’Eva nous fit sursauter.
Nous, nous précipitâmes dans l’escalier.
Florence, une de nos amies qui était dans la classe de Julie, Clara et Pierre-Niels, venait d’apparaître de la salle d’anglais où les 3ème A avaient cours.
- Eva ! S’exclama Florence, qu’est ce qui se passe ici ? Pourquoi tout le monde est figé ?
- On se pose les mêmes questions que toi Flo, marmonna Pierre-Niels. Et qu’est ce que tu fous là ? Pourquoi tu ne t’es pas manifestée quand on est sorti ?
- Parce que tout simplement, je ne savais pas et que…
- T’as dû être figé pendant un moment toi aussi. Déclarais-je. Maintenant, reste à savoir comme tu t’en es sortie…
- Je n’en sais rien… avoua Florence, je me souviens juste que… Mme Webert était en train de nous parler et deux secondes plus tard, personne ne bougeait et Clara et Julie étaient parties.
- Il s’est passé environ un quart d’heure avant que tu n’émerge, calcula Olivia à haute voix, mais, pourquoi est ce que tout le monde est figé sauf nous ?
Un bruit en bas nous interrompit. C’était Clara et Julie qui revenait, accompagnées d’une silhouette que je reconnus aussitôt.
- Henri ! M’exclamais-je, mais qu’est ce que tu fous ? Pourquoi tu n’es pas figé ?
- Eh je n’en ai pas la moindre idée ! Tout ce que je sais c’est qu’on les seuls à paraître vivants… sur… tout une ville.
- Waw ! C’est joyeux dis-moi ! Murmura Marie-Chantale
- Quand on est allé voir dans la deuxième cour, comme elle donne sur la rue, on n’a vu personne, silence partout, comme ici d’ailleurs quand, il est arrivé sur la cour des maternelles. On l’a évidement fait rentré et nous voici. Résuma Clara.
Nous restâmes silencieux un moment silencieux, nous venions seulement de mesurer l’ampleur de la cause. Toute une ville figée avait dit Henri. Et nous n’étions que neufs ados pour essayer de rétablir tout ça.
- Bon, commençons déjà par aller voir dans la ville s’il y a d’autres personnes que nous qui on… échappés à la Figation… marmonnais-je.
- On va visiter toute la ville ? S’effara Marie-Chantale.
- Ben oui, on a qu’à faire par méthode, on va tous se séparer, à neuf on devrait pouvoir y arriver avant onze heures. Dis-je.
Je les tirais dehors et les poussaient chacun dans de différentes directions avant moi-même partir vers la gare.
C’était déconcertant et même un peu effrayant de voir tout ces gens figés en pleine action, j’aperçut un chien et un gamin, le chien sautait pour attraper le bâton et semblait prêt à atterrir en remuant la queue pour aller rapporter le bâton à son jeune maître mais il restait immobile, entre ciel et terre. Marchant d’un pas régulier vers la gare, les personnes se faisait plus nombreuses, certaines riait, d’autre, dans leurs voitures semblaient agacés des embouteillages et tout ce la dans ce silence de plomb que rien ne brisait outre le bruit de mes pas sur le macadam.
N’y tenant plus, je me mis à courir, juste pour cesser de voir défiler ces visages au ralentis, pour faire passer plus vite cette horreur que de me savoir vivante et animée et de savoir les autres figés dans une immobilité que la mort seule aurait pu apporter.
Je n’avais pas besoin d’aller jusqu'à la gare, c’était tout à fait inutile puisque je savais le monde entier figé, interrompu dans sa course.
Je retournais lentement sur mes pas, tentant par tous les moyens de chasser le rideau de larmes qui venait de m’assombrir la vue. Nous n’étions que neuf adolescents parmi un univers entier figé. Comment pourrions nous faire face à ça pour le restant de nos jours peut-être.
Je relevais la tête, refusant de me laisser abattre plus longtemps, j’essuyais mes yeux et mes joues d’un revers de la main et marchais d’un pas plus déterminé.
Il ne me fallut que dix minutes pour arriver devant l’athénée, là-bas, Clara m’attendait déjà, je n’avais pas besoin de l’interroger pour savoir ce que sa visite disait, il suffisait seulement de voir son visage défait et inquiet.
Un a un nos amis revinrent, nous ne nous questionnèrent pas, nous savions tous que chacun avait vu la même chose que l’autre.
Pour finir, nous fûmes au complet… mais Olivia manquait à l’appel.
- Je vais essayer de la joindre sur son gsm. Dis-je.
Je rageais quand je l’ouvris. Pas de réseau, c’était bien notre veine.
- On n’a plus qu’à partir la chercher. Grommela Pierre-Niels. Je t’avais dit qu’on aurait pas du se séparer !
- Oh toi ça va hein Répliquais-je, un peu trop angoissée pour Olivia que pour me soucier des reproches des autres.
Nous avions à peine fait dix mètres qu’Olivia surgit d’une rue latérale.
- Ah ! T’es là ! S’exclama Clara, soulagée.
- Bon, qu’est ce qu’on fait maintenant ? Demanda Florence.
- On va au centre cybermédia. Décidais-je, j’aimerais voir un truc sur l’ordi.
- Franchement Math, est-ce que tu crois que c’est le moment de te soucier de tes potes français ? Soupira Eva.
- Je ne veux pas savoir comment ils vont, je veux juste regarder quelque chose.
Avec forces soupirs, ils m’accompagnèrent au centre. Je ne savais pas pourquoi mais un besoin urgent de regarder quelque chose sur un ordinateur, n’importe lequel !
Je poussais la porte et l’ordinateur qui faisait face à la porte me réduisit au silence.
Il était allumé, déjà chose incongrue mais le plus fou de tout ça, c’était qu’une pâle lumière bleue se dégageait de l’écran on aurait dit un trou bleu sans fond.
- Alors ça… suffoqua Clara en se tournant vers moi, comment tu savais ?
- Je… je n’en sais rien… murmurais-je tout aussi désorientée.
Je m’assis et prit le casque avec micro qui se trouvait à côté. Branchant le son, je me tournais vers les amis.
- C’est exactement comme ça que ça se passerait dans l’une de mes fics ! Je parie que ce qui se trouve derrière le trou, c’est un monde parallèle et qu’on va trouver comment débloquer le temps.
Ils me regardaient l’air de dire « Bon, à mon avis, elle n’a pas assez dormi cette nuit… »
- Si vous ne me croyiez pas, eh ben on à qu’a y allez ! Les défiais-je.
- Et comment on fera pour revenir si on y va ? Me renvoya Pierre-Niels.
Je souris.
- Ben… par magie…
- Si vous y allez, il vous faudra un opérateur ici, décréta Marie-Chantale, je reste !
Florence se tourna vers elle.
- T’es sûre ?
- Certaine.
- Qui d’autre veut rester ici ? Demandais-je.
Personne ne se manifesta, tous leur regards étaient rivés à l’écran.
- Bon, puisque c’est comme ça, allez y ! Lança notre opératrice.
Je hochais la tête et, prenant une grande inspiration, j’effleurais du bout des doigts la surface bleue et tout devint noir.


Invité
Anonymous

Invité

MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeSam 13 Jan 2007 - 20:37

Je n'ai qu'une chose à dire.
C'est plus que merveilleux, je suis littéralement suspendu à ton écriture. Tu as énormement de talent et c'est loin d'être de le flaterie. J'attends avec impatience la suite.

Peut-être pour bientôt.

Krystal
Anonymous

Invité

MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeMer 28 Fév 2007 - 19:20

Note : YEAAAHHH !!! (non, pas l'asiiilleee ^^) j'en suis à 202 paaaggeeesss pour cette fictiioonnn !!! I'm very happyyyy !!! ^^

Chapitre 3 : Ayoko

J’émergeais difficilement de mon état comateux, quel stupide rêve ! Le temps qui s’est figé ! Marie-Chantale opératrice, un monde parallèle… il fallait vraiment que j’arrête d’écrire un petit moment, ça ne me valait rien…
Je rouvris brusquement les yeux. Retenant un cri.
Je n’étais pas dans mon lit. Et encore moins sur Terre… bien que ça y ressemblât, j’étais dans une ville en ruine.
Une voix me parvint.
- Math ? Mathilde tu me reçois ?
- Oui, articulais-je péniblement. C’est toi Marie-Chantale.
- Qui voudrais-tu que ce soit ? Tu vas bien ? Où as-tu atterri ?
Je la rassurais sur mon état puis, je lui fourni une description détaillée de l’endroit où je me trouvait. Une fois fini, j’entendis Pierre-Niels déclarer qu’il serait le suivant. En l’attendant, je m’examinais.
Mes cheveux étaient noués en un chignon fait n’importe comment – comme d’habitude -, je portais un t-shirt bleu marine et un pantalon bleu délavé et gant bleu également à la main droite. Je portais un médaillon en forme de croissant de lune au bout une chaîne en argent et j’étais chaussée de bottes bleues qui m’arrivaient aux mollets. J’avais également un arc et un carquois rempli de flèches.
Quand soudain, après un petit éclair, Pierre-Niels arriva, à trois mètre du sol, les yeux clos, les bras en croix et atterri, complètement désorienté.
Je l’aidais à se relever.
- Où… où on est ? Bafouilla-t-il.
- Dans une ville inconnue et comme tu peux le voir très bien détruite.
Il sourit.
Ses cheveux courts un peu ébouriffés et ses yeux étaient brun très foncé. Il portait un t-shirt à courte manche noir et un pantalon noir également. Il était chaussé de chaussures noires et il avait une ceinture (noire encore) à laquelle était accroché un mini-gum laser. Malgré moi je frissonnais, ne sachant pas pourquoi, l’apparence de mon ami avait quelque chose d’effrayant.
Quand brusquement, il me poussa sur le côté et Eva atterri là où je me trouvais une seconde plus tôt.
- Qu’est ce que tu fous par terre ? Me dit elle en guise de salut.
- T’as faillit m’écraser.
- Tu me sucuze ?
En langage Evaien que je parlais couramment, ça voulait normalement dire « Tu m’excuses ? »
- Ouais… je te sucuze.
Elle sourit et s’examina.
Ses cheveux étaient du même brun foncé que sur Terre et lui arrivaient un peu plus bas que la poitrine. Elle portait une simple armure noire avec un sabre dans son fourreau.
Mes amis arrivèrent après si vite qu’ils fallu qu’on se tienne un peu plus loin de l’endroit prévu pour éviter de terminer sous les fesse de quelqu’un.
- Vous ne voulez pas atterrir autre part que au dessus de nous ? S’énerva Pierre-Niels après avoir évité de justesse de se faire aplatir par Clara.
- Oh ça va on contrôle pas ! Bougonna-t-elle.
Henri avait ses cheveux blonds mi-longs comme sur Terre, il portait une armure de samouraï divisée en plusieurs fines plaques rouge bordeaux qui était la couleur principale de l’armure et ces plaques étaient reliées par de l'émail noir.
Olivia avait une tenue simple, comme sur Terre, ses cheveux châtains étaient légèrement bouclés et ils lui arrivaient un peu en dessous du lobe des oreilles. Elle portait un t-shirt orange pâle et un pantalon brun. Elle avait des chaussures beiges et une ceinture brune dans laquelle étaient glissés deux éventails d’acier.
Clara elle avait une courte tunique marron, avec un pantalon par-dessous en toile brun très clair. Un sabre accroché à sa ceinture.
Florence, une tenue de karatéka, blanche avec une ceinture noire, ses cheveux relevés en chignon laissaient échappés quelques mèches folles et à sa ceinture était mise un katana.
Julie, un pantalon de toile clair, un pull bleu et un katana dans sa main droite.
- Transfert réussi Marie-Chantale. Annonçais-je, tu peux nous guider et nous dire nos pouvoir s’il te plait ? Parce que je suis sûre et certaine qu’on en a vu nos apparences….
- D’accord… (On l’entendit taper sur quelques touches) Henri, tu as une perception sensorielle surdéveloppée, Pierre-Niels, tu peux générer un champ de force, Julie, tu peux décocher des boules de feu avec tes mains, Eva, tu peux te rendre invisible, Clara tu possède le don de lévitation, Florence tu sais te téléporter, Olivia ton don est un peu compliqué, je verrais ça plus tard et Math, tu as le don de télépathie.
Elle resta un instant silencieuse, ce silence ne présageait rien de bon.
- Qu’est ce qui se passe ? S’inquiéta Clara, Marie-Chantale ? T’es là ?
- Oui oui… c’est juste que… Pierre-Niels, je ne savais que tu avais autant de…
- Tais-toi ! S’écria Pierre-Niels d’un ton que nous ne lui connaissions pas.
On voyait sur sa figure qu’il savait très bien de quoi notre opératrice parlait et visiblement, cela l’inquiétait.
Il se tourna vers moi.
- Math, je peux te parler une seconde s’il te plait.
Je hochais la tête et le suivit alors qu’il m’entraînait un peu plus loin.
Il resta silencieux quelques secondes avant de dire, gêné.
- J’pense qu’y a un truc pas fort catholique dans ma caboche.
- Pierre-Niels, tu suis le cours de moral.
- C’est pas que je veux dire ! Regarde par toi-même.
Je m’exécutais et doucement, entrait dans l’esprit de Pierre-Niels.
Tout était calme apparemment, une petite zone d’ombre néanmoins était cachée, tout au fond, si petite que je failli ne pas la remarquer.
Je sortis de son esprit, clignais des yeux et demandais :
- C’était quoi ce truc ?
- Je pense que c’est un esprit. Un esprit... maléfique.
- Ah... et qu’est-ce que tu veux que je fasse ?
- Je sens qu’il prend de l’ampleur chaque seconde. Et... que s’il gagne...
- Qu’est-ce qu’il se passera ? Tu te transformeras en Dracula ? Désolé mais j’ai oublié mon crucifix et mon ail chez moi, ironisai-je.
- Très drôle. Justement… j’en sais rien… mais je sais que… que je ne serais plus moi-même. Je crois que je deviendrais… un… mais tout ce que je te demande c’est que, si ça se produit…
Il s’interrompit mais je lus clairement la fin dans ses yeux. Je le regardais fixement, assimilant avec peine ces informations, un de mes meilleurs amis qui me demandait de le tuer si… s’il perdait la partie avec l’autre qui dormait sous son crâne ?
Il allait partir mais je le retins, le fixant gravement.
- PN, jure moi que tu fera tout pour que ça n’arrive pas, jure le moi !
- Je te jure d’essayer Math, je te le jure.
- Et il à nom cet esprit ?
Il hocha la tête.
- Evil…
Je restais une seconde les bras ballants. Evil ? Puis, il partit et nous revînmes vers les autres.
Je regardais Henri d’un œil soupçonneux et j’essayais pour la première fois mon pouvoir.
« Henri, qu’est ce que tu as entendu ? »
Il me regarda avec stupéfaction, mais comprit et répondit de la même façon.
« Tout » m’avoua-t-il d’un ton penaud.
« Ne répète surtout pas ça au autres ! Il le fera en temps voulu. »
Je me tournais vers Olivia.
- Alors, c’est quoi ton pouvoir ?
Elle sourit.
- Permis d’espérance.
- Tu peux détailler ?
- Quand j’espère quelque chose vraiment très fort, la chose se réalise.
Pierre Niels fit une moue appréciatrice.
- Pas mal.
- Bon, maintenant, vous prenez la première à gauche, ordonna Marie-Chantale, il y a un endroit pour que vous puissiez faire le…
Elle s’interrompit brusquement.
- Marie-Chantale ? S’alarma Julie, t’es là ? Qu’est ce qui se passe ?
A la place, une espèce de crachotement se fit entendre et une voix de garçon prit la place de celle de notre amie.
- Vous avez eu tort de venir en Ayoko.
Hégnégné ?
- Qui êtes vous ? Demanda Florence.
- Vous pouvez m’appelez l’Inconnu si ça vous chante.
Un nouveau crachotement et, le silence, revint.
- Marie-Chantale ? T’es là ?
Toujours rien.
- Elle a dû être figée… murmura Olivia d’un air abattu.
Une chape de fatigue s’abattit sur mes épaules, je me secouais pour résister à l’envie de m’allonger à même le sol, fermer les yeux et dormir.
- Elle a dit qu’après la première à gauche il y aurait un endroit pour faire le point. Rappela Eva. On y va ?
- On a pas trop le choix… bougonna Clara en se mettant en route.
Nous la suivîmes, faute de mieux.
Après quelques mètres, nous trouvâmes en effet un vieux bâtiment délabré, des fissures et du lierre couvraient sa façade. Une vieille porte a moitié détruite faisait office d’entré. Précautionneusement, nous entrâmes, bien que délabré, la bâtisse ne menaçait apparemment pas de s’effondrer, pas comme certaines que nous avions vu de loin.
Ça sentait le renfermé et la poussière, nous dénichâmes un coin pas trop pourri pour nous asseoir en cercle. Julie ouvrit le débat.
- Bon, alors, premièrement, qu’est ce qu’on est censé faire ici ? Deuxièmement, qui est cet Inconnu. Et troisièmement, comment savoir si cet endroit est la clef de nos soucis.
Elle avait parfaitement résumé la situation. Henri prit le relais.
- Nous sommes censé trouver le moyen de défiger notre monde, comment, ça je n’en sais rien, et cet Inconnu, c’est un type qui se cache comme un gros lâche et j’aimerais bien lui mettre mon poing dans la figure.
-En tout cas, nous savons que ce monde se nomme Ayoko. Fit Eva.
Olivia hocha la tête et sourit.
- En tout cas, a nous huit, on va faire des étincelles !
- Ca c’est sûr ! Se téléporter, faire cramer des trucs, lire dans les esprits, faire toutes les cabrioles qu’on veut, se rendre invisible, générer des champs de forces, une ouie extra sensible et créer des trucs à partir de son espoir ! Ca on va allez lui botter les fesses a cet Inconnu ! Se marra Clara.
Nous éclatâmes de rire.
- Vous avez remarqué que… c’est le même silence que chez nous ? Murmura soudain Florence.
C’était vrai, le même silence pesant, qui faisait résonner chaque voix et chaque bruit qui se faisait entre. L’expression « un silence de mort » prenait toute sa signification ici.
Quand, un cliquetis se fit soudain entendre à l’extérieur. Sursautant, Eva alla voir et revint, a voir sa tête, ce n’était sûrement pas une bonne nouvelle.
- Y a tout un tas de bestiole pareil à des guêpes et des fourmis mais en dix fois plus gros.
- Hum réjouissant… marmonna Pierre-Niels.
- Bon, qu’est ce qu’on attend pour aller les saluer ? demanda Henri en sautant sur ses pieds.
- Rien du tout ! S’exclama Clara, Allez bonzaï !
Et sans plus attendre, les trois zoulous qui nous servent d’amis vont se faire de nouveaux copains dehors, bientôt, nous entendîmes un bruit d’explosion.
- On va les laisser s’amuser tout seuls ? S’indigna Florence.
- Pas question ! Renchérit Pierre-Niels, allez on y va !
Nous sortîmes donc pour voir que déjà, nos amis avaient fait du bon boulot.
Je vis Olivia frémir de dégoût.
- Argh ! Je hais les araignées !
En effet, en plus des guêpes et des fourmis, voilà que des centaines d’araignées faisait leur apparition.
- On va déjà en faire cramer quelques unes. Annonça Julie en tendant les mains devant elle.
Et paf ! Deux boules de feu jaillirent de ses paumes pour aller carboniser un groupe d’araignées à un mètre de nous.
- Une brochette d’araignée grillées, ça tente quelqu’un ? Fit Julie.
Des grimaces dégoûtées lui répondirent.
- Super ! Approuva PN, a moi !
Il sortit son mini gum de sa ceinture et réduisit en cendre un autre groupe.
Quand, j’entendis un vrombissement, derrière Clara se trouvait une grosse guêpe, je pris mon arc, j’amenais l’empennage de la corde à ma joue, visant soigneusement, mes doigts lâchèrent la corde et une flèche parti, fusant plus vite que l’éclair, alla fendre en deux la guêpe derrière Clara.


Krystal
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MessageSujet: Re: Les Gardiens   Les Gardiens Icon_minitimeMer 28 Fév 2007 - 19:21

Elle se retourna mais Eva lui cria un avertissement et elle se baissa pour éviter un nouveau dard qui fusait vers elle.
Olivia, bien qu’elle ait les insectes en horreur, n’était pas en reste, elle faisait voler ses éventails, tuant ainsi quelques dizaines de montres ainsi que Florence qui tuait le plus possible de bestioles avec son katana, Henri qui jouait avec son 9mm et tirait partout ou il y avait des bestioles avait également l’air de bien se marrer.
Au bout d’une dizaine de minutes, il n’y eut plus qu’un survivant, impitoyablement éliminé par Julie.
Nous revînmes à notre QG attitré.
- Et une première victoire une ! Rigola Eva.
J’allais m’asseoir près d’Olivia et me concentrais. Farfouillant dans l’esprit de Pierre-Niels, je m’aperçus avec horreur qu’Evil s’était déjà réveillé. Refrénant la peur que m’inspirait cette chose affreuse dans l’esprit de mon ami, je tentais de percevoir quelque chose. Une terreur hideuse me frappa de plein fouet, la haine que cet Evil éprouvait était pire que tout ce que j’avais pu imaginer, bien malgré moi, mon esprit se retrouva accroché à cette monstruosité, je ne parvenais plus à m’en défaire, et lui, il pompait toute mes forces, c’était noir, je sentis une vague de nausée de submerger, un désespoir fulgurant, la vie n’était faite que d’ignominie et de mensonge. Elle était tout simplement haïssable. Je perdais pied dans toutes ces pensées plus noires que l’encre, je crois que si Olivia n’avait pas prit conscience que je n’étais pas dans mon état normal à ce moment précis, il m’aurait anéanti.
Je ne réussi à m’arracher à cet esprit si noir qu’a grande peine, me concentrant sur la voix à côté de moi , elle me parlait, essayait de me faire revenir.
- Math ! Math, répond !
- Ou… oui... balbutiais-je complètement désorientée.
- Qu’est-ce que tu fous ! S’exclama Olivia en me secouant comme un prunier, eh reprend toi !
Je secouais la tête, bien décidée à reprendre mes esprits. Ils me regardaient tous d’un air inquiet. J’avais la respiration haletante et des points noirs dansaient devant mes yeux. Je me sentais un peu faible.
Pierre-Niels me fixait gravement, il savait ce que je venais de faire et il en avait peur. Peur pour moi, pour lui et pour les autres.
Je tentais de les rassurer d’un pauvre sourire et marmonnais une vague explication.
- Qu’est ce que tu fous ? T’es devenue toute pâle, et toute flasque, on a cru que t’allais avoir une attaque ! Fit Clara.
- Non… c’est rien, je me suis sentie mal à cause de l’odeur… c’est tout… mentis-je.
Je savais très bien que je mentais comme un pied mais cette fois ci, mon subterfuge marcha, Eva huma l’air et fit une grimace dégoûtée.
- Effectivement, ça pue !
Une odeur nauséabonde flottait dans l’air, une odeur de charogne, d’excrément, de sang, de pourriture et de mort. Une odeur de fin du monde.
- Qu’est ce qu’on fait ? S’informa Florence.
- On va dans le Temple le plus proche. Répondit soudain Olivia d’une voix étrange.
Nous la regardâmes, déconcertés.
Elle avait les yeux dans le vide, fixant une chose qu’elle seule pouvait voir.
- Nous y trouverons des informations sur notre venue ici et sur la façon de détruire l’Arrêt.
De nouveau cette voix bizarre, oscillant entre dureté et rêve.
- L’Arrêt ? Répéta Julie. C’est quoi l’Arrêt ? Olivia ? Tu vas bien ?
Son regard s’était fait encore plus vague, un murmure inaudible sortait de ses lèvres,
Henri s’approcha et la secoua avec la même vigueur qu’elle m’avait secoué quelques minutes plus tôt.
- Réveilles-toi ! (Il se tourna vers Pierre-Niels.) On passe au plan numéro deux.
- Et c’est quoi ce plan ? S’inquiéta Florence.
Mais au lieu de disserter, les deux garçons se mirent la chatouiller. Elle émit un bruit bizarre puis sembla revenir à elle. Aussitôt, une cascade de rire s’écoula de ses lèvres, elle implora bientôt :
- Arrêtez ! Ça va ! Je vous assure !
Avec Clara, nous réussîmes à arrêter les garçons tandis que Julie aidait Olivia à se relever.
-Qu’est ce que j’ai dit ? Demanda-t-elle, parce que je sentais mes lèvres bouger, je vous voyais écouter mais je n’entendais rien.
Eva lui répéta ses paroles et Olivia resta songeuse
- C’était étrange… je me sentais… reliée a ce monde… comme si je connaissais chaque recoin de cette ville et…
Elle s’arrêta.
- Tu as encore cette impression ? Demandais-je.
- Ben… ouais…
- Parfait ! Donc, nous allons de ce pas à ce fameux Temple !
Olivia nous guida sans aucun problème, on aurait dit qu’elle vivait ici depuis toujours, c’était perturbant.
Nous arrivâmes devant une sorte de grand dôme de verre, contrairement au reste de la cité, i était d’une propreté inimaginable.
Une porte coulissante s’ouvrit avec un chuintement lorsque nous entrâmes.
Une pure merveille de technologie, des machines toutes plus futuristes que les autres et au bout de ce gigantesque dôme, un panneau bleu flottant qui semblait fait de pixels.
Olivia s’avança vers lui sans l’ombre d’une hésitation, touchant quelques touches qu’elle seule pouvait voire. Regardant par-dessus son épaule, j’aperçus moi aussi des écritures, mais dans une langue qui m’était parfaitement inconnue.
Elle toucha un dernier bouton et ne bougea plus sa main, son regard avait reprit cet air étrange.
- Ayoko était, naguère une citée bienheureuse, déclara Olivia de la même voix quelle avait prit un peu plus tôt. Ses dirigeants étaient bons et personne ne souffrait de la faim. Le Ciel était clément et la Terre généreuse. Mais voici quelques années de cela, la Ville fut entièrement détruite par un énorme tremblement de terre, réduisant la Cité à l’état de ruine et le peule de cadavres. On ne connaît jusqu’ici, qu’un seul survivant, mais son nom a été caché des Bases de Données. D’après ses recherches, il nous a communiqués que ce désastre que l’autre Monde que Ayoko connaissait depuis des millénaires en était l’origine. Les scientifiques de cette planète ont pompés toute l’énergie vitale d’Ayoko. Réduisant celle-ci à l’immobilité et à la mort éternelle…
Olivia s’arrêta, ses yeux se révulsèrent et elle tomba, évanouie.


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