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 Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]

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MessageSujet: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Mer 25 Nov 2009 - 13:34

Le temps passait, Valen était inquiet. Le demi-Faël avait l'impression d'être suivit, mais il ne pouvait s'en assurer tant qu'Amarylis dormait dans ses bras. Il ne pouvait pas prendre le moindre risque tant qu'elle ne serait pas de nouveau réveillée, il n'avait personne d'autre que lui-même pour veiller sur elle.

Jamais encore, il n'avait eu à observer de si près le sommeil d'une personne, et pas n'importe quelle personne, une rêveuse à la beauté certaine dont le sommeil donnait à ses traits une sérénité et un apaisement incomparables. C'était une curieuse expérience, à vrai dire, et Valen prenait nombre de précautions pour s'assurer de ne pas troubler le sommeil de sa présente protégée. Toutefois, comme il fallait s'y attendre un choc trop marqué du fait de la traversée d'un terrain accidenté, réveilla la belle et jeune dame. Lentement, il observa les signes annonciateurs du réveil et Amarylis finit par ouvrir les yeux, se demandant probablement où elle était.


- Je n'ai pas eu le coeur à vous réveiller alors qu'il devenait nécessaire de vous ramener à Eoliane sans tarder, aussi ai-je pris la liberté de voyager en vous laissant dormir.

Voilà qui allait donc marquer la fin de cet expérience, le demi-Faël doutait que la rêveuse demeure lovée contre lui maintenant qu'elle était éveillée. Par ailleurs, même si elle le voulait et le faisait, ce ne serait nullement sage ou prudent. Tout combattant expérimenté sait qu'il doit savoir sacrifier les plaisirs, même les plus simples, pour demeurer prudent car sa vie est à ce prix, mais cela n'empêchait pas Valen d'avoir quelques regrets et réticences à le faire.


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Valen Til' Lleldoryn, Magister de l'Académie et Maître d'armes
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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Mar 8 Déc 2009 - 18:10

Quelque chose de balançait. La balançait. Comme si elle était perchée sur une monture. Mais ça ne pouvait être qu'un rêve, ou le simple effet de fatigue. Car elle était bel et bien dans la grotte chantelame. Amarylis se souvenait avoir guéri les nombreuses blessures d'Enoriel, s'être allongé sur le sol caverneux et...N'avait-elle pas entendu un jeune homme se préoccupé d'elle? Elle pensait même lui avoir bredouillé un merci...De même elle croyait avoir senti des bras la soulever...Tout ceci ne devait être que divagations.
Soudain une secousse bien trop réelle la fit sursauter. Elle ne fit d'abord pas le moindre geste, guettant de quoi se rassurer qu'elle était toujours à l'intérieur, en compagnie des autres. Ce fut le hennissement d'un cheval et un souffle sur son visage qui la désarçonna complètement. Elle entrouvrit les yeux, et se retrouva face à deux yeux qui l'observaient de très près! Hurlant de surprise et de peur, elle voulu se dégager des bras de cet inconnu qu'elle ne parvenait pas à reconnaitre dans la précipitation. Elle manqua de basculer en arrière, mais une main forte la retint. Elle identifia alors l'homme qui la tenait: Valen Til' Lleldoryn! La rêveuse se calma de suite, penaude, heureusement qu'elle n'avait pas l'un de ces réflexes violents comme frapper! Ecarquillant ses grands yeux bleus-gris elle vit qu'elle était bel et bien sur une monture: un cheval! Elle se prépara à poser des questions, mais le magister la devança:

- Je n'ai pas eu le coeur à vous réveiller alors qu'il devenait nécessaire de vous ramener à Eoliane sans tarder, aussi ai-je pris la liberté de voyager en vous laissant dormir.

-Je...Je...

La directrice d'Eoliane ne savait pas quoi dire, tant la situation était des plus surprenantes! Elle se sentit soudain très mal à l'aise, calée entre les bras de cet homme. Pas à sa place. Elle réalisa soudain sa longue absence au sein de la Confrérie.

-Je...Je vous remercie de tout cœur, mais il ne fallait pas! Je n'ai que trop dormi. Eoliane m'attend depuis maintenant trop longtemps, et même si je suis heureuse d'avoir pu vous aidé, il me faut rejoindre les miens.


Alors qu'elle se préparait à sauter à terre, et rejoindre l'autre monture qu'avait soigneusement prévu le Maitre d'arme, elle s'aperçut que celui-ci ne semblait pas prompt à la lâcher. Ce qui la gêna doublement.

-Hum...Nous irions plus vite si je prenais l'autre monture, non? Je ne sais pas manier un cheval comme vous, mais je connais suffisamment de bases pour le diriger.

Elle sentit alors l'étreinte se desserrer, et elle put sauter avec grâce à terre. Elle rejoignit en silence son moyen de transport, et lui enjamba l'encolure. Elle le fit avancer de quelques pas, puis s'arrêta à la hauteur de Valen.

-Je suis fin prête. Pressons-nous, il me semble avoir compris que vous en devez en aucun cas être vu!

La rêveuse ne réalisait pas encore à quel point elle détenait des informations importantes et confidentielles. Elle avait compris le principal, mais ne s'était volontairement pas mêlée aux discussions. Tout ceci ne devait pas toucher Eoliane et les rêveurs. Elle n'était toutefois pas dupe. Des échos importants allaient très vite retentir à sa Confrérie. A elle de veiller sur ses rêveurs. Pour cela il lui fallait vite rentrer chez elle.


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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Ven 11 Déc 2009 - 20:24

- A présent, Amarylis, ne vous préoccupez plus de moi. Chevauchez à votre rythme jusqu'à Eoliane, je vous escorterai comme promis, mais il vaut mieux que je ne sois pas aperçu chevauchant ouvertement à vos côtés.

Ce qui n'était pas faux en soi. Le demi-Faël avait dû prendre ce risque à l'aller, pressé qu'il était par la blessure d'Enoriel. A présent, il escorterait la rêveuse en se tenant à distance, invisible, utilisant les moindres particularités du terrain pour la surveiller sans être. Une technique risquée, mais qui faisait sens à ce moment-là : si Amarylis était assaillie, Valen perdrait un temps précieux pour se porter à sa hauteur, mais quelles raisons y aurait-il à attaquer une rêveuse? Dans le cas contraire, il demeurait hors de vue et ferait courir moins de risques à la confrérie.

- Pensez toutefois à ménager votre monture, vous aurez peut-être besoin de ses forces à un moment critique.

Reprenant leur chevauchée, Valen changea de direction et disparut dans le repli d'un petit vallon. L'exercice demanderait beaucoup de concentration de la part du demi-Faël alors qu'il n'était plus tout frais, mais les circonstances l'exigeaient et l'enjeu valait bien ce petit effort de sa part. La durée du voyage dépendrait d'Amarylis à présent.


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Valen Til' Lleldoryn, Magister de l'Académie et Maître d'armes
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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Jeu 24 Déc 2009 - 15:01

Amarylis se sentit vite seule. Très seule. Pour des questions de sécurité vis à vis du secret qui entourait la mort de Valen, ce dernier avait préféré chevauché en retrait, caché dans entres les arbres et collines qui défilaient à leurs yeux au fil du voyage. Ce n'est pas la solitude qui l'inquiétait le plus, mais le fait de se savoir provisoirement sans défense si on l'attaquait. Bien sûr le Magister la défendrait de son possible, mais...il était loin, et il suffisait d'un instant d'inattention pour...Amarylis ne savait pas se défendre, et l'aller lui avait fourni déjà assez d'inquiétudes comme cela! Elle ne se souvenait que trop l'attaque avant leur arrivée à la grotte, et la danse qu'avait du mener le maitre d'arme afin qu'elle ne soit pas blessée....ou tuée.
Parcourue d'un frisson, elle se redressa sur sa monture, s'interdisant toute pensée négative et toute peur. Tout allait bien, Enoriel était guérie, et vivante, et les personnes que tous croyaient disparus étaient en réalité cachés dans le but de renverser le Chaos.
Le Chaos.
Si Valen n'était pas venu la chercher de force ainsi, jamais elle n'aurait cru que le Chaos puisse prendre le pouvoir au sein de l'Académie!
Ne jamais dire jamais.
Ewen le lui avait dit mainte fois.
Ewen. Que dirait-il s'il la voyait ainsi, à cheval, rentrant d'une mission secrète et périlleuse? Il éclaterait de son rire ténébreux et lui offrirait un sourire étincelant. Il savait son élève avide de voyage. Voilà bien un voyage à la hauteur de son envie d'évasion! La rêveuse dégusterait presque ce voyage, si des vies n'étaient pas en jeu à cet instant même.
Eoliane.
Maël.
Elisha.
Et les autres rêveurs.
Comment allaient-ils? Une boule d'angoisse lui prenait la gorge à leur pensée. Sa Conférie était-elle toujours en vie, et non sous le joug du Chaos? Non, jamais le Chaos n'envisagerait de prendre Eoliane. Les rêveurs étaient neutres, et n'avaient jamais participé aux guerres...Jamais.
Ne jamais dire jamais.
La boule devint insupportable, elle ne pouvait plus déglutir. Elle voulait vomir.
Fermant les yeux elle s'imagina alors le visage de Maël, à présent empli de responsabilité, puisque son second, et directeur de la Confrérie en son absence. Puis elle visualisa la douce expression d'Elisha, sa détermination et sa même soif de voyage, son caractère fougueux qui lui faisait tant penser à elle enfant...Ainsi elle se remémora les personnes avec qui elle passait ses journées. Lui vint aussi tous ceux qui lui rendaient visite, les liens tissés grâce à l'Académie.
Julia, à la santé si faible et à la volonté si forte...
Locktar, guerrier sans cesse en combat et ses incessantes blessures...
Ciléa, Ciléa qui faisait maintenant partie de la résistance alors que la dernière fois qu'elle avait vu son visage était lors de la précédente bataille, emportant sa cousine...
Et tant d'autres...
Les élèves...La maison Lotra...Si elle n'était guère présente au sein de l'Académie, il n'empêchait qu'elle avait leur responsabilité...
Ena, Ena et Anel, sa fille. Fillette qu'elle avait gardé...Que devenaient-elles?
Elle avait peur. Peur de ce qu'elle allait découvrir à son retour.
Combien de temps était-elle partie? 3 jours? 1 semaine? Elle ne savait plus trop...Pas moins de 3, c'était certain, pas plus d'une semaine, elle l'espérait. Mais elle savait qu'il suffisait d'une journée, même d'une seule nuit pour que tout change...
Pour que le sang coule...
Pour que la Mort remplace la Vie...
Pour que l'Espoir n'existe plus.
Amarylis secoua la tête vivement. L'Espoir existait encore, et existerait toujours. La résistance le prouvait. Les personnes encore vivantes aussi.
Encore vivantes...
Un terme plutôt pessimiste, comme si les survivants se comptaient sur les doigts de la main, et qu'il était exceptionnel qu'elles le soient...

*Ne pense pas à tout ça...Avance...et arrête de penser!*

Il était loin le temps où le seul souci de la Primat de Lotra était celui de trouver de nouvelles farces à faire aux rêveurs d'Eoliane.
Loin le temps où elle se cachait dans les armoires afin qu'Ewen ne la trouve pas, et oublie de la disputer à son retour.
Loin le temps où Gladyss et Héol venaient lui rendre visite pour aller danser et chanter dans la neige.

Emportée dans ses souvenirs pour échapper à toutes les questions et les craintes qui la tourmentaient, elle n'entendit pas son cheval hennir doucement. Elle ne le sentit pas s'arrêter, puis reprendre sa course, au trot, inquiet d'un bruit sourd et proche.
Ce fut un cri de guerrier sanguinaire qui la tira de sa torpeur.
Un homme se jetait sur elle.
Des hommes se jetaient sur elle.
Cavaliers pour la plupart. Elle crut discerner un archer avant de sentir sa monture tomber, transpercée au flan par un des assaillants.
La rêveuse ne put que hurler.
Sa tête percuta le sol, et son corps s'affaissa sur le gravier. Trois des hommes s'occupèrent du cheval, lui retirant la vie avec sauvagerie. Elle n'eut pas le temps d'en voir plus, un guerrier barra son champ de vision:

-Alors ma jolie, d'où qu'on vient comme ça?

-Valen...

-Valen? Connais pas, moi...C'est où? Dis la vérité chérie, qui as-tu rejoins, ou qui rejoins-tu?

Amarylis suffoquait, se taire, elle devait se taire. Un grognement derrière elle la rassura quelque peu. Valen venait à son secours!
Son adversaire l'entendit aussi, et vit sa réaction.

-Ah...Tu n'es donc pas seule...

Sans attendre de réponse il lui assena une violente claque, et la releva par les cheveux. De son rire guttural il apostropha les autres:

-Qui veut jouer à la poupée?

L'horreur ne faisait que commencer...


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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Jeu 24 Déc 2009 - 17:34

- Qui veut jouer à la poupée?

- Que la mort vous emporte!

Le cri de Valen n'avait qu'un but : distraire son assaillant, le temps d'un instant. L'homme qui tenait Amarylis ne put éviter l'envol de la dague faëlle qui vint se planter dans sa gorge. Il chut au sol, se tenant la gorge... il mourrait étouffé dans son sang. Valen Til' Lleldoryn n'avait vu les assaillants qu'au dernier instant, il n'eut pas le temps d'avertir Amarylis, seulement le temps de lancer sa monture à grand train et de rallier la jeune femme. La partie promettait d'être serrée, ils étaient trop nombreux. Dégainant l'épée bâtarde de Slynn, il lança son destrier dans un petit groupe d'individus afin de les bousculer et de les surprendre. Un ample moulinet de l'épée tua un homme qui avait su esquiver la charge. Impossible de prendre Amarylis en croupe, la situation était critique. Faisant volter sa monture, il revint auprès d'elle au galop, bondissant de sa selle pour plonger sur un soudard qui accourait vers elle, probablement pour la capturer et s'en servir comme otage. Dégageant son épée du cadavre, il se remit debout :

- Amarylis, en selle! Fuyez!

Se saisissant précipitamment d'un caillou, il le projeta sur un archer proche, espérant l'assommer. Le demi-Faël n'eut pas le temps de voir s'il fit mouche, deux épées s'étaient déjà portées à lui. Esquivant, il parvint à déséquilibrer l'un des assaillants et à le tuer dans le même mouvement, mais déjà d'autres venaient prêter main forte à leur camarade qui revenait à l'assaut. Empoignant l'homme, il le repoussa violemment en direction de ses compagnons d'armes. Une solution peu élégante, mais Valen devait à tout prix gagner du temps et empêcher le cercle de se refermer pour qu'Amarylis puisse s'enfuir à cheval. Sa fuite distrairait les assaillants l'espace de quelques instants et le Chantelame pourrait profiter de l'effet de surprise pour s'enfuir à son tour. Si la rêveuse hésitait trop longuement, si elle ne parvenait pas à fuir, Valen aurait de grandes chances de se faire massacrer...

- Amarylis, fuyez!


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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Ven 25 Déc 2009 - 17:21

- Que la mort vous emporte!

La phrase grognée par Valen fut accompagnée par une volée de dague, atteignant la gorge de l’assaillant de la rêveuse. Ce dernier tomba à terre, se noyant dans son propre sang. Amarylis ne put retenir un cri d’horreur face à ce carnage. Tout allait très vite, le Maitre d’armes utilisait à présent une épée et ôtait la vie aux attaquants de ces gestes fluides et rapides. Toujours perché sur son cheval il avait quelques avantages, mais n’était cependant pas le seul à posséder une monture ! Il voulu galoper à ses côtés, mais fut stopper par un autre ennemi.
Paralysée, la jeune femme ne savait que faire, tous venaient à elle et tous mourraient. Non, pas tous. Certains se frayaient un chemin, sans réelles difficultés en fait. Leur nombre imposant aidait beaucoup, il fallait le dire… Sautant à terre, frappant par la même occasion un de ceux qui approchaient de trop près la primat de lotra, Valen se posta non loin d’elle et lui hurla de sa voix de ténor :

- Amarylis, en selle! Fuyez!

Elle n’entendit qu’à moitié le conseil, l’ordre plutôt. A peine fit-elle un pas qu’un bras la saisit à la taille. Un bras rustre et de forte poignée. Se débattant elle put se dégager grâce au poing de son compagnon qui s’abattait sur le visage du guerrier. Impossible de bouger, ils étaient encerclés…

Elle allait mourir.
C’était une certitude.
Ils allaient mourir.
Par sa faute…
Valen avait pris un énorme risque en la raccompagnant…Il n’aurait jamais du.
La Mort approchait et promettait d’être sanglante.
Amarylis ferma les yeux. Elle n’allait jamais revoir Eoliane…Ses yeux s’embuèrent.


- Amarylis, fuyez!

Il lui permettait cette fuite, ayant fait un trou dans le cercle. Mais cela incluait de prendre son cheval, et comment Valen s’enfuirait-il lui ? Elle jeta un coup d’œil d’espoir sur sa propre monture et se sentit défaillir. La bête était avachie par terre, et avait été sauvagement dépouillé de sa peau. Il ne restait qu’un tas de chair, prêt à être assailli par les vautours…Le regard de la rêveuse se tourna vers le magister, plein de désespoir. Il lui renvoya une mine insistante et tout aussi pleine de désespoir, ce qui acheva de convaincre Amarylis. Ils ne s’en sortiraient pas tous deux indemnes !
Elle obéit pourtant, et courra vers le cheval de Valen, le cœur brisé de le laisser seul aux assaillants. Posant une main sur l’encolure de l’animal elle ne se résolu pourtant pas à le chevaucher. Abandonner ici l’homme qui l’avait tant protégé était…

Ces quelques secondes d’hésitation furent de
trop.

-Elle s’enfuit ! La salope de femme s’enfuit ! Rattrapez-là et vite !

Une flèche rata de près la dernière monture, tandis que deux attaquants courraient en sa direction. Le cheval se cabra et partit en direction de son maitre. La rêveuse ne put que se mettre à courir elle aussi. Ses foulées devinrent de plus en plus rapides, sentant les présences non amicales derrière elle. Des grognements lui indiquèrent que leur nombre croissait à sa poursuite ! Elle ne voulait pas se retourner, pas même la tête. Elle se devait de rester concentrée sur sa fuite.
Ils la rattrapèrent sans grand mal. Leurs souffles hargneux atteignirent sa nuque. Un corps se jeta sur elle, la prenant par le ventre. Le souffle lui fut couper, et elle tomba la tête la première. Son adversaire bascula avec elle, la plaquant au sol avec force. Hurlant elle voulue se relever, mais le poids trop massif de l’homme l’en empêchait. Il la fit rouler sur le dos, sous le rire de ses amis.

-Alors ma belle, on veut faire du sport on dirait ? Je vais t’en fournir moi…

Hurlant, la jeune femme leva son genou de toute la force dont elle disposait et lui assena un coup dans l’entre-jambe. Coup qui arracha un cri perçant à l’agresseur. Ce dernier roula sur le côté, libérant ainsi Amarylis de son étreinte. Elle n’hésita pas, se mit debout de suite et reprit sa course. Les autres hommes la rattrapèrent en une seconde. Mais cette fois ce ne fut pas seulement une main qu’elle sentit la prendre …

Elle se retrouva contre un corps de fer, et un acier froid la transperça au flan droit. Ses yeux s’écarquillèrent, sa bouche s’ouvrit dans un cri muet.

Non !

Son corps tomba en arrière. Et fut de nouveau malmené. Les hommes se mirent à rire, sinistrement. La scène tournait à l’horreur pur, Amarylis n’arrivait pas même à hurler… Un attaquant lui balança son pied en pleine figure. Un hurlement sortit enfin, sous la douleur. Le sang se mit à couler sur la peau de neige de la rêveuse… Rouée de coup elle criait sa souffrance à s’en faire éclater les cordes vocales. La plaie s’ouvrait de plus en plus au niveau de son ventre. Une dague se colla à sa gorge, sous le visage malveillant d’un des ennemis :

-As-tu peur de la Mort ?

Un gémissement à peine audible lui répondit. Si elle bougeait, la lame s’enfonçait…

-Je te promets une Mort longue et douloureuse…HAHAHAHAHA !

Son rire tonitruant la glaça d’effroi. Il fit glisser la dague le long de son coup, jusqu’à sa poitrine, déchirant de ce fait le bustier qu’elle portait. Appuyant légèrement il traça un trait de sang entre ses deux seins. Fermant les yeux la jeune femme pensa à Ewen…Elle allait mourir. Elle aurait tant voulue le voir une toute dernière fois…Et Eoliane…
Le métal froid quitta sa peau. Elle ne sentait plus rien, mis à part cette géhenne sans fin…Pour la première fois de sa vie elle prit froid, très froid, elle habituée au grand Nord…

La vie la quittait…
Tout disparaissait autours d’elle. Elle avait beau ouvrir ses yeux gris, tout était flou, sa vue se dérobait …Elle devenait aveugle…
La Mort l’emportait…

C’est dans cette certitude qu’elle se laissa transporter par des bras inconnus…



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MessageSujet: Re: Chevauchée cavalante avec une rêveuse dans les bras [Terminé]   Mar 26 Jan 2010 - 20:59

Dire que Valen se démenait comme un beau diable pour sa vie était bien peu de choses, toujours en mouvement, tâchant d'être aussi insaisissable que possible, usant l'environnement naturel à son avantage, il se fatiguait. Toutefois, malgré le désespoir qui se faisait sentir, il continuait à se battre de manière méthodique, froide.

Son esprit travaillait sans cesse et à toute vitesse, analysant la situation, pesant les risques. Voilà pourquoi Valen était considéré comme l'un des plus grands guerriers en Gwendalavir : ses exceptionnelles capacités physiques contribuaient beaucoup à cette réputation, mais s'y ajoutait un esprit acéré et méthodique. Toutefois, face au nombre, même de telles armes semblaient dérisoires. A peine venait-il d'abattre un adversaire qu'une flèche vint se planter dans son épaule gauche. La douleur était vive, mais l'hésitation était synonyme de mort... le demi-Faël grogna de douleur quand il agrippa un ennemi et s'en servit comme bouclier pour recevoir un coup à sa place. Plantant l'épée bâtarde de Slynn dans le sol, il dégaina la dague du mort et la projeta sur l'archer. Le Maître d'armes eut à peine une poignée de secondes pour projeter le cadavre qu'il maintenait sur un assaillant pour reprendre son épée et frapper avant de se remettre en garde pour recevoir les autres ennemis. Hélas, son destrier qui revenait en galopant vers lui, sans Amarylis en selle, augurait du pire...

Faisant un brusque mouvement de balayage pour faire reculer ses ennemis, Valen sauta en selle, se hissant avec son bras blessé. La manoeuvre engendra une vive douleur et il eut juste le temps de faire volter sa monture une fois en selle, pour déséquilibrer les assaillants. Leur deuxième passe d'armes s'acheva par la mort de ces derniers, mais le demi-Faël avait reçu une blessure assez profonde à la cuisse gauche et, une autre, plus légère, au flanc droit. Avec rage, il lança sa monture au galop et partit dans la direction qu'Amarylis avait empruntée pour fuir. Ses poursuivants l'avaient rattrapée et s'apprêtaient visiblement à la violer. La violence de la charge de Valen les empêcha de réagir : deux hommes furent décapités au premier assaut. Les autres cherchèrent à fuir, mais le cavalier ne montra aucune clémence et les acheva implacablement, les piétinant autant sous les sabots de sa monture qu'il ne les massacrait à l'épée. La frénésie du combat à ses avantages : maintenant qu'elle était retombée, Valen peinait à tenir en selle.

Chutant peu élégamment lorsqu'il mit pied à terre, il rengaina aussitôt son arme et se précipita auprès de la rêveuse inconsciente. S'emparant d'une dague gisant sur le sol, près d'elle, Valen s'en aida pour déchirer la cape d'un mort et bander sommairement Amarylis afin qu'elle ne perde pas tout son sang. La soulevant péniblement, il parvint à la coucher sur le dos de sa monture. Brisant alors la hampe de la flèche plantée dans son épaule, il banda sommairement ses propres blessures et quitta les lieux après avoir récupéré sa longue-dague faëlle. Cette arme était trop précieuse et trop reconnaissable pour la laisser sur un cadavre qui ne manquerait pas de désigner l'identité de son tueur. La marche jusqu'à Eoliane fut pénible... le visage masqué par la capuche de sa cape, Valen boîtait fortement à cause de sa blessure et il n'avait pas la force de se hisser à nouveau en selle. Finalement arrivé aux portes d'Eoliane, c'est à peine s'il manqua de s'écrouler aux pieds du rêveur qui vint leur ouvrir. Le demi-Faël avait perdu beaucoup de sang et Amarylis n'était pas dans un état tellement plus enviable.


==> Jardins d'Eoliane


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