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 Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)

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Miaelle Campbelle

Assistante du Maître guérisseur
Messages : 85
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MessageSujet: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitimeVen 4 Sep 2009 - 23:09

- Nom : Campbelle

- Prénom : Miaelle

- Race : humaine

- Age : 12 ans environs

- Alignement : Chaotique neutre (loyal bon envers son papa, après tout c'est le plus fort du meilleur !)

- Classe (primaire) : Itinérante, vagabonde

- Classe secondaire : /

- Enseignement suivi : Assistante en herboristerie, s’occupera sans doute plus tard des volatiles de tout poil (oui je sais il est tard…)


Description physique et mentale

- Description physique :


Opalescence lactée d’ébène, givre acide de pastel, aux ailes de corbeaux s’associent les éclats ivoirins de sa peau de zinc, noir et blanc, blanc et noir, les oxymores ne manquent pas pour qualifier la petite Mia. Douce et frêle d’apparence, la peau translucide et fine comme la membrane d’une aile de chauve souris, elle porte sur ses épaules le poids d’une tête lourde de questions si ce n’est de cauchemars enfouis dans leurs méandres. La nuque délicate se courbe, la colonne vertébrale doucement ancrée se tord, et ses yeux, invariablement, se tournent vers les nuages, ceux du ciel, mais aussi ceux circonvolutant au sein du regard de son Papa. Effleurant ingénument ses clavicules albâtres sauf lorsqu’un nœud rudimentaire les bâillonnent, ses cheveux moreaux contrastent avec une illusion violente sa peau diaphane, comme d’acres cicatrices de carbone, tandis qu’avec une nonchalance acide, elle drape ses yeux d’obscurité, celle de sa chevelure, celle de ses phobies, celle de son âme. Mais lorsque ses yeux boivent le ciel, à moins que ce ne soit le contraire, lorsqu’aucune encre ne vient voilé leur éclats, sa frange révèle un univers de ciel et d’eau, noyée d’univers, d’étoiles pailletées givrées dans un océan au cobalt violeté d’indigo, de saphir, contrasté de prusse aux éclats de zinc, nappés de charron. Céruléens, azurins, lapis-lazuli, pétrole, aigue-marine électrique, ses prunelles renvois à la splendeur du ciel et des nuages, dessinant dans leur méandres abscons une immaculée rêverie. Mais ses yeux cachés, alors, et c’est une silhouette voutée, apeurée, gauche de peur et de timidité, qui se déplace avec quelques saccades distendues. Son épiderme chenu par l’absence de soleil dont on suppose qu’elle a été privée petite, semble une invisible et trop altérable barrière au monde extérieur, et malgré les repas consistants et quotidiens que son Papa prépare avec un zèle amoureux, elle conserve cette allure arachnéenne adoucie cependant par les courbes juvéniles de son âge encore doux. Les clavicules pointant sous sa gorge, ses omoplates saillantes, sa peau clair tendue sur des os fins comme du cristal, elle attire la pitié comme un aimant. Aux arcades zygomatiques prononcées par le manque de chaires, s’associent les angles courbes de la mandibule, les joues creusées et ivoirines, rehaussé par des lèvres enfantines affichant sans retenue une moue étrange, un sourire mi figue mi raisin qui hérisserait l'échine s'il n'était pas greffé à un visage aussi candide. Car bien que d’une pâleur extrême et d’un manque de matière pitoyable, son visage ovale provoque une compassion doucereuse, l’amertume se dégageant de ses traits incitant sans nul doute les meilleurs à donner à cet enfant ce que son allure demande avec un tel appel déchirant.
Comme une excroissance étrange, une sacoche de peau d’une banalité peu commune se balance en permanence à son coté, enfantine possession, cadeau de son Papa qui, malgré le manque d’argent superflu, trouve toujours moyen de faire briller ses yeux d’un bonheur juvénile et naïf. Dans cette sacoche trouvent leur places plantes, plumes, fleures, graines et feuilles, rangés avec un soin maniaque et nerveux, utile ustensile qui prend tout son sens lorsque le travail de son Papa consiste à soigner et guérir. Mais malgré l’étonnant savoir dont celui-ci fait preuve à longueur de temps, il ne put effacer les étranges cicatrices cerclant son bras gauche et sa jambe droite par lot de deux, des cicatrices d’une horreur acide, couleur bronze, telles d’affreuses brûlure dont l’éclat se ternit années après années. Mais l’apparence n’est qu’une attitude que l’on acquiert en premier lieu dans l’enfance, ne se souvenant pas de celle-ci, Miaelle ne prend pas la peine de cacher ses marques d’un temps passé, oublié par son esprit névrosé. Son Papa essaye quand même dans la mesure du possible de lui procurer amples vêtements et vestes à manches longues. Mais jamais de chaussures. Jamais de chaussures ? Recouverts d’une couche conséquente de corne, la peau de ses pieds en est dur et rêche comme le cuir, à force de marcher pieds nu en tout lieu et toute saison. Jamais personne ne la vi avec quelque chausse que se fut, et si son Papa n’insiste pas pour qu’elle protège sa voute plantaire, c’est parcequ’il sait qu’elle le ferait seulement par amour pour lui et non pour une quelconque considération d’elle-même. C’est avec un soin névralgique que la petite s’applique à toucher tout ce qui l’entoure, goutant de ses mains un monde sensoriel, vibrante au rythme effréné de ses découvertes, de curiosité en curiosité, pas à pas ou plutôt main à main, elle apprend la vie. Du bout des doigts, du bout des yeux, du bout des orteils aussi.
Aucune arme ne toucha jamais ses doigts, depuis que son Papa veillait sur elle tel un ange salvateur. Miaelle a une douzaine d’années.




- Description du caractère :

C’est avec une ingénuité rare que s’opère sa curiosité douce-amère. Détachée, outre le manque de bienséance et d’étiquette qui la caractérise, elle s’autorise strictement tout ce qu’elle veut, sauf bien sur ce que lui interdit son Papa. Candide au delà même des apparences, c’est avec des prunelles plus enfantines que son âge et son passé ne devrait le permettre, qu’elle contemple le monde, l’apprend, le décortique. Animée d’un abyssal besoin de savoir, elle retiens, enregistre, grave dans son esprit le moindre mot, la moindre définition, bénéficiant d’une monstrueuse mémoire, elle se rappelle de tout avec une médicale précision. Paradoxalement, encore une fois, son souvenir le plus lointain remonte à sa rencontre avec son Papa. Des bras brûlants, une peau plus douce qu’elle ne l’avait jamais imaginé, des yeux animés d’une tendresse fantabuleuse, le visage de son Papa marqua son esprit névrosé au fer rouge, carbonisant souvenirs et passé moribond pour créer un présent au goût de bonheur et de sourire. Parce que pour reconstruire, il faut d’abord détruire.
Son enfance n’est qu’un morceau de ténèbres au creux de son esprit tailladé, qu’elle s’efforce d’ignorer, consciemment ou non, elle ne se rappelle rien avant sa rencontre avec son Papa, mais la nuit certains flash plus vitriolés que d’autres peuvent la réveiller en sursaut. Elle cherche alors avec avidité les bras si réconfortant de son sauveur. Il lui arrive de rêver, en contemplant ses cicatrices, à ce qui avait bien pu les causer, non pas esprit masochiste, mais avec une réelle curiosité, bien que morbide.
La jeune fille est en outre passionnée par les nuages. Leurs formes, leurs allures, leurs altitudes, et commence à comprendre leurs vie, leurs évolutions, l’impact qu’ils ont sur le temps, à moins que ce ne soit le contraire, elle ne sait pas encore. Toujours est-il que son Papa fut étonné plus d’une fois lorsqu’elle fit une prévision du temps pour le lendemain et qu’elle s’avéra exacte. Simple hasard ? Mia réitéra cependant et tomba juste à chacune des rares fois qu’elle s’adonnait à ce petit passe-temps (admirez le jeu de mot ><). Rares, puisque elle ne s’essaye jamais à affirmer quelque chose dont elle n’est pas sure. Si une situation nouvelle se présente à elle, elle l’examinera sous toutes les coutures, s’y essaiera plusieurs fois si c’est possible, et cherchera avidement les moindres causes et effets de ladite situation. Chacune de ses phrases est étonnamment réfléchie pour son âge, incisives comme de l’acide, précises comme un bistouri. Si elle n’est pas sure, elle se taira. Elle possède en outre ce trait de caractère propre aux très jeunes enfants, qu’elle conserve pourtant : la loi du tout ou rien. Si quelque chose lui plait, elle l’aimera d’un amour passionné. Si quelque chose lui déplait, en fonction du degré infinestimal de son dégout, elle le détruira, ou celui-ci ne récoltera qu’une vaste et totale indifférence s’il est vivant. Elle ne détruit jamais ce qui est vivant, vouant un certain culte à tout ce qui peu grandir, évoluer, se reproduire. C’est pour cette raison qu’elle ne tua jamais de petites bêtes ou même de nuisible, malgré sa légère aversion pour tout ce qui est poilu.
Rêveuse, tête en l’air pour ce qui ne l’intéresse pas, égocentrique et axée sur ses besoins et ceux de son Papa, elle n’aime pas les autres. Elle a bien trop souvent vu horreurs et ombres dans l’âme des gens pour être touchée par un cœur autre que celui de son mentor. Celui-ci l’a d’ailleurs élevé dans cette atmosphère asociale, solitaires, l’un et l’autre se suffisant à eux même.



- Principale(s) qualité(s) : Une mémoire chirurgicale, une curiosité à toute épreuve, et de très beaux yeux lorsqu’elle les montre. Elle est également d’une fidélité absolue envers son Papa, mais envers lui seulement, loyal au delà du raisonnable, d’une confiance aveugle et sans frontière. Le reste des gens en revanche n’est la que pour palier aux manques dont elle et lui peuvent souffrir. Ne ment jamais, ce qui peu être un défaut autant qu’une qualité. Sa franchise étonnante, ainsi que sa capacité à ne dire les choses que si elle les pense totalement exacte, dénuées de la moindre parcelle d’incertitude.


- Principal(s) défaut(s) : Trop naïve, des notions de bien et de mal très subjectives, une peur panique de la violence, et plus globalement des foules et des contacts physiques avec qui que se soit outre son Papa. Ne se sent pas bien s’il ne l’a pas câliné au moins une fois dans une journée, ce qui se traduite par des crises d’angoisses de plus en plus violentes. Elle ne sait également pas cacher ses sentiments, n’a jamais appris à le faire. Ne ment jamais. Possède une légère aversion pour tout ce qui est poilu.



Particularités : Possède des connaissances relativement supérieurs aux autres dans le domaine de la météorologie grâce à sa fascination pour les nuages, ainsi que 3 lots de 2 cicatrices en forme de cercle autour de sa jambe gauche, et 2 lots de deux sur le bras droit. Miaelle est en outre ambidextre et possède de très beaux yeux bleus.

Vécu et histoire sociale :


Situation familiale : Miaelle est orpheline et n’as aucun souvenir de son enfance. Son premier souvenir date de ses 7 ans environ, lorsque Aëhl Campbellle la trouva et devint son père adoptif. Il lui trouva également un prénom et partagea avec elle son nom de famille. La misérable petite fille devint Miaelle Campbelle.

Situation sociale : Comme dit plus haut, Miaelle est orpheline et ne possède pas de statut social propre. En revanche elle bénéficie de la popularité médicinale de son Papa et de se fait est connue en tant qu’apprentie et aide-soignante même si son mentor essaye dans la mesure du possible de la tenir à l’écart des autres humains.


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C'est une kyrielle de volutes satyres que signe le vibrion de ses fossettes.



Anaïel
/ Miaelle Campbelle
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Miaelle Campbelle

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MessageSujet: Re: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitimeVen 4 Sep 2009 - 23:09

Histoire :

Souvent, la nuit, lorsque les paupières s’égarent à l’unissons des respirations lentes des dormeurs, et des stridulation noctambules, c’est un tout autre monde qui s’offre aux sens. Les rêves bariolent et colorent ce monde de ténèbres, tantôt de cobalt, de mordoré ou de rose bonbon, aux grés des rêves les plus décousus, tantôt d’aniline sanguine, de chairs carbonisées et de cauchemars vitriolés. C’est dans ces derniers que la petite Miaelle puise la plupart des souvenirs de son enfance, enfance, c’est-à-dire avant ses 7 ans environ, avant sa rencontre avec Aëhl Campbelle, son père adoptif. Car consciemment, elle ne souvenait de rien. Si, à la réflexion, cet assemblage éclatant de couleurs, ces explosions d’écarlate, ces grognements inhumains et ces cris déchirés, ce n’était pas rien, c’était des réminiscences de ce qu’aucun appellerait cauchemars, et que d’autres nommeraient souvenirs. C’était ce qui avait composé sa petite enfance, mais ce n’étaient que des sons, des sensation, aucune image précise, aucune idée fixe.

Et puis il entra dans sa vie comme un ouragan, dévastant ce qu’elle ne savait pas, brûlant ce qu’elle n’avait jamais appris, incendiant son cœur qui avait cessé de battre. Elle n’avait jamais rien appris et pourtant il emporta cela aussi. Outre le fait de lui sauver la vie, Aëhl Campbelle lui avait donné un prénom, elle qui n’en possédait pas, qui était une pouilleuse abandonnée, un nom également, le sien, une vie, des rêves et beaucoup, beaucoup d’amour. Aux yeux de la petite fille, son Papa était un ange, une créature merveilleuse foulant le même sol qu’elle pour la guider et l’aider dans la vie. Elle pensait dur comme fer qu’elle ne méritait pas tout cet amour et essayait donc chaque jour de se montrer digne de respirer le même air que lui. Son adoration n’avait pas de bornes. Depuis ce moment, il l’avait aidé à se reconstruire, lui avait forgé un avenir coloré d’espoirs et de rêves, et avait commencé à lui apprendre les rudiments de ce qui le passionnait plus que tout : les végétaux et leurs vertus. Il était connu, elle ne tarda pas à s’en apercevoir, parmi tout le royaume pour ses soins sans communes mesures. Les rêveurs ne courraient pas les rues, ils restaient plutôt cloitrés dans leurs abbayes en attendant quelques infortunés visiteurs, les visites du médecins étaient donc attendues avec autant d’impatience que de joie. C’était ça sa vie avant, avant qu’il ne devienne complètement aigri par la noirceur de l’âme humaine. Miaelle se rendit compte qu’au fur et à mesure, il espaçait ses visites, que tout les deux se rendaient de moins en moins souvent au chevet des gens, et que l’argent ne servaient plus qu’a se nourrir et à satisfaire les besoins les plus importants. Un soir, au près du feu, alors que les flammes dansaient une farandoles débridée aux creux des cailloux, elle lui demanda, avec l’absence de retenue qui la caractérisait. Sa voix était un chuchotis carillonneur dans le silence feutré de la nuit.


- Dis, Papa, pourquoi on va de moins en moins souvent voir les Autres ?

Elle le regardait fixement, avec ce petit sourire qui relevait sa fossette gauche, ce petit sourire qu’elle ne dédiait à personne d’autre. Et parce qu’elle le connaissait si bien, qu’elle surveillait en permanence le moindre de ses traits adorés, elle vit l’ombre qui voila ses prunelles, avant qu’il ne les tourne vers elle pour la contempler également. Et parce que lui aussi la connaissait si bien, il vit qu’elle avait saisit cet instant fugace où il n’avait pu caché ses pensées. Tout deux communiquaient souvent par échanges silencieux, le feutre de cette absence de son leur procurant plus de sensations communes que quelques mots oraux. Il la gratifia donc d’un sourire éclatant, chassant les ombres qui s’étaient nichées au coin de ses paupières, et soudain, sauta sur elle pour la plaquer à terre et lui ébouriffer les cheveux. Le choc pouvait paraitre violent mais, emprisonnée dans ses bras musclés et tièdes, Miaelle riait aux éclats, faisant taire les animaux autour d’eux, colorant la nuit de ses éclats de rire. Elle se tortilla à qui mieux mieux et parvint à grimper sur son dos, elle croisa ses frêles jambes sur son torse et emprisonna son cou entre ses bras. Ruant et se secouant, Aëhl essayait de la faire tomber, mais la petite, un sourire jusqu’au oreilles, s’accrochait de toutes ses forces. Lorsqu’une ruade plus forte q’une autre lui fit lâcher prise, elle s’envola en ce qui aurait été un magistral vol plané s’il ne l’avait pas rattraper avant. Elle en profita, après l’instant de surprise, pour se blottir contre lui, nouant ses bras autour de son cou et y nichant son visage par la même occasion. Avec un sourire tendre il la souleva de terre et la déposa sur le couchage qu’il lui avait préparé, composé d’une bonne couche de paille et de leur plus épaisse couverture. Les fossettes creusées de Mia lui chatouillait la nuque. Un à un il défit ses doigts accrochés à sa peau, ne faisant plus attention depuis longtemps aux griffures dont elle le gratifiaient à chaque étreinte, puis l’allongea en douceur. Avec un petit mouvement de nuque, elle dégagea son front et son regard capta celui de son Papa. Outre l’adoration qui lui étreignait le cœur chaque fois qu’il la voyait lui sourire ainsi, Aëhl vit qu’elle n’avait pas oublié sa question, elle ne les oubliait jamais, mais qu’elle avait deviné sa réticence à y répondre ce soir. Elle lui sourit donc de toute ses dents et le suivit des yeux en silence lorsqu’il approcha sa paillasse de la sienne et qu’il préparait leurs affaires pour le départ le lendemain matin. Avec un léger soupir, elle ferma les yeux lorsqu’il se fut allongé à ses côtés.

- Je t’aime Papa…

Ses mots se perdirent dans le silence ouaté de la nuit et de son sommeil.

Le lendemain de cette soirée qui constituait leur ordinaire changea leur avenir. Ils s’étaient levés peu avant le soleil, s’étant familiarisés depuis leurs premières rencontre à en admirer la splendide beauté lorsqu’il inondait de lumière les ombres de la nuit, lorsqu’une à une il les chassait de leurs recoins. Le trajet avait repris, enfin, leur vagabondage plutôt. Il leur faudrait bientôt rallier un village et prodiguer quelques soins afin de se réapprovisionner en produits de base. Le barrage composé de trois troncs au diamètre impressionnant stoppa leur marche en même temps que leur conversation. Les animaux silencieux, seuls résonnaient leurs respiration, lente pour Aëhl, saccadée pour Miaelle. Les bandits sortirent des buissons, un à un, l’air sadique piqueté de perversité et de méchanceté. Des porcs en puissance. Ils étaient 9, en tout, à s’être placés face à eux, campés sur leurs jambes, arrogamment drapés dans leur supériorité numérique, les toisant du haut de leurs armes et puissance musculaires, telles les brutes sanguinaires qu’ils étaient.
La voix froide et feutrée d’Aëhl fit cesser leurs rires gras qui pointaient.


- Laissez nous passer.

Une menace. Mortelle. La petite Mia regarda son père avec étonnement, jamais sa voix ni ses intentions n’avaient été aussi incisives. Elle tourna ensuite un regard ambigu sur les intrus, ne sachant comment se comporter. Son Papa mit fin à ses doutes en enchainant, le regard fixé sur ceux qui les menaçaient et qui commençaient à saisir leurs armes en rigolant grassement.

- Ecoute moi bien, tu vas retourner sur nos pas, environ 100 mètres devraient suffire, puis tu m’attendra là-bas, je te rejoindrais une fois que j’aurais discuté avec ces messieurs…
- Il n’en est pas question, jeune fille.

Ce qui semblait être leur chef s’était avancé, le regard perçant et affublé de breloques ridicules qui semblaient assoir sa suprématie de même que son mauvais goût. Il examina furtivement l’homme qui se dressait devant lui, et défiait son autorité. Un sourire sadique greffé au visage, il se savait en force supérieurs et en jouissait de manière perverse.

- Une fois que vous nous aurez donné ce que vous possédez on pourra s’amuser un peu avec la gamine puis vous pourrez continuez votre route tranquillement hinhin.

Miaelle leva les yeux vers l’homme et le toisa, un air surpris gommant son sourire. Quel était le sens du verbe amuser pour cet inconnu qui riait grassement ? Elle regardait son Papa campé, dans une posture qu’elle devinait tendue comme un arc. Son air concentré et ses yeux voilés lui faisait comprendre que la situation dans laquelle ils se trouvaient était critique. Très critique. Le chef s’avança vers eux, accompagné par ses moutons d’acolytes.

- Mia…

Occupée à détailler le groupe, elle n’avait pas vu le changement d’expression de son Papa. Une boule d’acide dévala son œsophage lorsqu’elle aperçu la douleur inscrite sur ses traits adorés, la détresse mêlée de tendresse qui tordait ses paupières, et sa résolution néanmoins inébranlable sur ce qui allait suivre. Il allait se battre pour leur survie, il allait se battre pour elle, pour la protéger, il allait déroger à tous ses principes pour ne pas qu’il lui arrive malheur. Campé face aux assaillants, il semblait minuscule, chétif fétu de paille face au souffle putride de prédateurs assoiffés de vices. Il l’avait interpelé, la voix craquante de la soif de sang que faisait naître la menace qui posait sur les épaules de sa fille. Les yeux flamboyants, il continua, sans quitter le groupe qui s’avançait, parlant dans ses lèvres afin qu’ils ne puissent pas les entendre.


- Fais ce que je t’ai dis, je reviendrais, ma Mia, ne t’inquiète pas.

Ses paroles d’amour dénotaient malheureusement avec la souffrance qu’il allait prodiguer, une souffrance certes justifiée mais qui nouait ses tripes en un nœud de douleur vitriolée. Miaelle le regarda, les yeux dilatés de détresse, elle hocha la tête, plantant ses yeux dans les siens, ne sachant pas ce qui allait se passer. Jamais elle ne s’était battue, et jamais elle n’avait vu son Papa se battre non plus. Dans un froufroutement de cheveux elle se mit à courir, volant au dessus des graviers, d’étranges larmes lui piquetant les yeux. Déjà dans son dos elle entendait le fracassement du métal contre le métal, le déchirement de l’acier et des chairs que celui-ci tranchait. Elle ne courrait plus, elle tournoyait. Lorsque l’air ne trouva plus le chemin de ses poumons elle s’affala, l’endurance n’étant pas une de ses qualités, elle n’avait parcouru qu’environ 200 mètres.

« Reviens, Papa, reviens avec moi, je suis toute seule avec ton sourire de fantôme, tu me fait peur derrière mes paupières, Papa, reviens, ne te bat plus pour moi, Papa, je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas que tu sois blessé en me protégeant, Papa, reviens je t’en prie, ils sont méchants les messieurs, ils sentent mauvais en plus, reviens moi, j’entend leurs armes qui tranchent l’air, visant ta gorge ou ton ventre, comment je pourrais poser ma joue dessus si tu y es blessé ? Reviens, Papa, parce que sinon c’est moi qui vais partir, sans toi je ne veux plus rien, reviens avec moi, j’ai vu l’éclat de tes yeux quand tu les regardait, Papa, j’ai vu une lumière qui n’avait habité ton regard qu’une fois, mon premier souvenir quand tu me protégeais des autres, oh mon Papa, ne laisse plus cette haine te prendre, je ne veux pas, je veux que tu reviennes, reviens moi Papa, reviens moi, reviens moi… »


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Miaelle Campbelle

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MessageSujet: Re: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitimeVen 4 Sep 2009 - 23:10

Les tripes nouées, la gorge si serrée que même le hurlement qu’elle sentait dans ses entrailles ne sortait que comme un long gémissement de terreur, les genoux étroitement enlacés contre sa poitrine dans ses bras frêles, elle paniquait. Sa douleur n’avait d’égal que sa haine contre les hommes qui avaient obligé son Papa à lui dire de partir, seule. Pour la première fois. Le bruit des combats meurtrissait ses oreilles, qu’elle essayait de boucher avec ses paumes, la tête oscillant de gauche à droite, les paupières crispées de douleur, elle ne voulait pas penser à son Papa emplit de haine, à son regard de tristesse et de souffrance qu’il ne voulait pas lui montrer, elle ne supportait pas sa souffrance, ne le supportait pas… Le silence lui défonça le crane plus puissamment encore que le chaos de sons précédent. Elle s’immobilisa tout à fait, la tête relevée et la nuque complètement rigide, écoutant de toute ses forces l’absence moribonde de vibrations. Soudain, une branche craqua, dévastant l’air immobile de sa déflagration pistolet, Miaelle se relava d’un bond, ses yeux se voilèrent sous la chute de tension dont elle faisait les frais, et tout devint noir. Avant de sombrer la tête dans la terre, elle vit un homme couvert de sang au visage inconnu qui s’approchait d’une démarche prédatrice. Aucune pensée n’accompagna sa chute dans l’obscurité, si ce n’est que sans son Papa elle ne voulait plus vivre…



Il s’avéra que l’homme en question était justement son Papa qui venait la récupérer. Le sang dont il était recouvert n’était en majeur partie pas le siens, quelques coupures et écorchures parsemaient cependant son corps, bien que sans gravité aucune. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, ce fut d’abord les siens paniqués mais heureux qu’elle rencontra. Sans transition aucune, elle lui sauta au cou et l’étreignit si fort qu’il finit par emprisonner ses poignets dans ses mains pour lui faire lâcher prise. Un long moment ils gardèrent le silence, l’un et l’autre se détaillant avec une intensité impressionnante pour un tiers s’il y en avait eu un. Les traits du visage de son Papa ne semblaient pas endommagés, quelques traces d’écarlate tapissaient encore tendrement ses joues et son front, mais aucune entaille n’apparaissait. Alors pourquoi cette impression de malaise alors qu’elle était plongée jusqu’au fond de son âme dans les prunelles de son sauveur ? Quelle était cette étrange acidité qui lui séchait la gorge et lui hérissait l’échine ? Il y avait une blessure rouvertes sous l’épiderme, une blessure qui prenait sa source non pas dans les cellules mais dans l’incertaine lueur de la mémoire et des instants que le cerveaux avait oublié pour s’auto protéger, une mémoire néfaste et amer qui rongeait des à présent de son souvenir l’intérieur du crane de son Papa adoré. Elle voyait qu’il s’inquiétait pour elle, de ce qu’elle allait penser de tout ça. Et ça lui faisait si mal... Alors, tout doucement, elle roula sur elle-même et enfoui son visage dans les genoux de l’homme qui venait une fois de plus de lui sauver la vie. Roulée en boule, elle remonta ses petits bras et même si elle ne pouvait pas faire le tour de son torse, elle le sera tendrement, lui signifiant que malgré toutes les choses qu’il pourrait faire, malgré tout ce qui pourrait la choquer ou l’émouvoir, malgré toutes les larmes qu’il pourrait faire verser, à l’égal du sang qu’il pourrait répandre, elle l’aimait, sans que rien n’y personne ne puisse la faire changer d’avis. Elle l’aimait et s’en remettait à lui, ne pouvant juger ce qu’elle chérissait avec tant d’adoration. Une main tremblante se posa sur sa joue, glissa sous son menton et força sa tête à se relever. Il posa sa joue contre les cheveux de sa fille, et la plaqua contre son torse en une étreinte passionnée de douleur et de bonheur. Une unique larme coula de ses yeux, dégringola contre sa joue, puis le long du front de Mia, qui ferma les siens afin que les siennes ne trahisse pas l’émotion qui l’étreignait, afin que sa bouche tremblante ne rende pas à l’agitation intense qui régnai dans sa tête alors que, dans les bras de son Papa, elle laissait son corps se fondre.

Cet épisode sanglant de leur vie commune, bien que banal dans la vie des précaire des vagabond en général, changea certains aspects de leurs relation. Mia essayait sans cesse d’être le plus util possible à son Papa, ce qu’elle faisait avant également mais avec un tel regain de zèle à présent qu’il était obligé de la restreindre afin qu’elle ne s’épuise pas trop et tombe malade. Vint ensuite quelque chose d’inattendu et dont la petite Mia garde un cuisant souvenir : leur première discorde. Pendant cette bataille il avait été contraint d’affronté seul une horde hostile de bandits, et l’avait contrainte à s’enfuir, afin qu’elle ne soit plus dans ses pieds. La seule raison logique dans son esprit était qu’elle était inutile au combat. Elle vint le voir quelques jours plus tard, sa décision prise.

- Apprends moi à me battre.

Occupé à préparer un feu de camp, disposant de ce fait tout un tas de branche et de buches en cercles, il sursauta et en lâcha une, ce qui désordonna sa complexe production. Il tourna ensuite la tête vers elle, la scrutant de ces yeux abyssaux, cherchant les traces de sa réflexion au creux de ses prunelles. Les mains sur les hanches, les jambes légèrement écartées, elle se tenait campée devant lui, cherchant dans sa posture bravache l’esbroufe qui lui manquait tant d’ordinaire afin de convaincre son Papa. Après un soupir face à sa résolution qu’il sentait inébranlable, il stoppa sa préparation de chaleur artificielle et s’assit face à elle, en tailleur. Il lui fit un signe de tête et elle fit de même, les yeux flamboyants. Un nouveau soupir.

- Non

Miaelle cligna des paupières, surprise soudain par la réponse de son mentor. Toute son attitude exprimait la curiosité, l’attente d’explication, qu’Aëhl lui fournit quelques secondes plus tard, le regard fixé sur elle, pénétrant.

- Je ne veux pas que tu touche une arme. Jamais. Tu m’entends ? Tu es une petite fille merveilleuse, ma Mia et tu sais que je t’aiMe, avec un grand AIME, en cela je ne veux pas corrompre la pureté dont est constituée ton âme, cette pureté que tous ont perdus dans le sang, la violence, la traitrise, l’abandon et la lâcheté. Tu n’as pas besoin de cela, Miaelle !

Au fur et à mesure de sa tirade, ses yeux se mirent à étinceler de virulence, il voulait la convaincre et s’y employait avec une sincérité rare, une éloquence animée de douleur et de tristesse pour préserver la personne qui avait le plus de valeur à ses yeux, plus de valeur que sa propre vie. Mais elle ne pouvait pas se laisser convaincre aussi facilement, elle l’aimait aussi, ne voulait pas être une gène, et surtout ne voulait pas qu’il lui arrive du mal par sa faute, ce qui s’était produit cette fameuse journée. Elle s’approcha doucement et lui pris la main, laissant ses doigts errer sur leur pourtour, dessinant les sillons, creusant les ridules et empreintes, alors que son esprit chevauchait ses idées afin de mettre les bons mots sur ce qu’elle ressentait.

- Je ne veux pas devenir une gène pour toi, comme c’était le cas il y a 4 jours, et puis à deux nous seront plus fort, hein ! Je pourrais t’aider comme je t’aide pour les plantes et pour les soins, dis, on serait une sacré équipe tous les deux, tu ne crois pas ?

L’étincelle qui animait ses yeux se changea en une consumant tendresse, il retira sa main de celles de sa fille, puis les pris en étau dans les siennes, les piégeant dans une forteresse de douceur et d’intransigeance. Ses prunelles étaient ferment, et elle savait qu’elle ne pourrait pas luter, elle savait déjà sa réponse, et l’acceptait, parce que c’était son Papa et qu’il avait toujours raison.


- Je suis assez fort pour nous deux, Mia, et je jure de te protéger contre tout ce qui pourra t’arriver, plus jamais tu ne souffrira, tu ne sera en outre jamais une gène pour moi, mais les temps changeant et les bandits commencent à foisonner sur les routes. Je veux que tu sache tout ce que je sait, je t’apprendrais mon savoir intégral, et plus tard tu deviendras la meilleur soigneuse de tout l’empire. Tu seras en sécurité. Mais pour l’instant tu ne l’est pas, je ne veux pas prendre le risque qu’il t’arrive malheur, et je n’ai déjà que trop négligé ta stabilité et ton bonheur. J’ai entendu parler d’une Académie vers Al pol, et peut-être ont-ils besoin d’un herboriste, qui sait..

À ses mots, Miaelle eu un sursaut involontaire, un frisson lui parcourant l’échine à l’idée de côtoyer tout le temps les mêmes personnes, toutes ces présences jeunes et âgées, mauvaises, animées pour la plupart d’entres elles de sombres desseins, cruels et traitres… Elle secoua la tête avec véhémence, ne voulant pas rompre la monotonie de son paradis avec son Papa, ils n’avaient besoin de personne d’autre qu’eux-mêmes ! Sa peur pris des proportions démesurées, il savait pourtant qu’elle ne supportait pas le contact avec d’autres gens, qu’elle risquait de paniquer si elle se trouvait en présence d’un grand nombre de personnes et que la crise qui en résulterait pourrait être d’une violence telle qu’elle risquait de blesser d’autres personnes ! Ses yeux se mirent à clignoter, ses pupilles à se dilater, et son corps à convulser sous les spasmes qui l’agitaient. Alors qu’un voile noircissait ses pupilles, elle sentit la douce étreinte des bras de son Papa qui lui frictionnaient le dos avec une tendresse qui apaisa les douloureux battements de son cœur. Penché à son oreille il murmura, son souffle balayant les mèches éparses le long de sa clavicule albâtre :

- Je ne te laisserais jamais seule ma Mia, jamais tu m’entend ? Mais il faut que l’on se stabilise, tout les deux, j’en ai besoin également, tu seras toujours avec moi, je ne te laisserais pas toute seule je te le promet, je t’aiMe ma Mia, tu le sais aussi, alors ne t’inquiète pas, tout ira bien. Je te le promet.

Ces paroles de réconforts mirent du temps à atteindre son esprit paniqué, mais lorsque ses défenses furent fragilisées, elle se laissa aller à l’apaisement de son souffle chaud dans son oreille et des douceurs qu’il y distillait. Oui, elle n’avait rien à craindre, tant qu’il serait la elle le suivrait n’importe ou, et elle ne risquerait rien. Elle écarta sa frange et, ses yeux céruléens noyant le monde de leur éclatants cieux liquides, elle lui chuchota un fragile :


- D’accord…







Autres : Comment avez vous connu ce forum ?

c'était un vendredi...


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C'est une kyrielle de volutes satyres que signe le vibrion de ses fossettes.



Anaïel
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MessageSujet: Re: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitimeSam 5 Sep 2009 - 14:27

Rebienvenue Smile Je fais des histoires ou pas? Arrow Allez, oui, faut bien trouver quelque chose à dire.

"...les visites du médecins étaient donc attendues avec autant d’impatience que de joie." Guérisseur, plutôt angel

Validée Smile

Anaïel

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MessageSujet: Re: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitimeSam 5 Sep 2009 - 15:11

mouarf oki ^^ merci Elera ! pas trop longue la lecture ? ^^


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MessageSujet: Re: Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur)   Miaelle Campbelle (Itinérante - Assistante du Maître guérisseur) Icon_minitime



 
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