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 Laisse tes dents poser leur sourire de loup (RP inachevé)

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Mentaï
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MessageSujet: Laisse tes dents poser leur sourire de loup (RP inachevé)   Mer 12 Nov 2008 - 22:42

[Cette fois n'hésite pas à me dire ce qui te gêne, j'en suis pas du tout satisfaite ><]

Tifen Layan.
La gravure, sidérante de réalisme renvoyait l'image d'une jeune fille âgée d'environ quinze hivers, de taille moyenne, menue. Sa peau hâlée ressortait sur le parchemin jauni, mettant en valeur deux grands yeux bruns à l'expression farouche, presque sauvage mais porteurs d'une véritable chaleur; un sourire un peu distant modulant imperceptiblement les lèvres, le nez légérement froncé investissaient l'adolescente d'une image déterminée, d'une discrète obstination étonnante au premier abord. Fièrement crispée sur son arc en bois souple, l'autre main posée caressante sur la gaine d'une arme blanche, le dos droit, elle paraissait prête à tout pour défendre une idée devenue pour elle certitude.. ou une certitude devenue personne. Sa chevelure brune nattée lui tombait sur la poitrine depuis l'épaule droite, une lumière sans source y glissait des reflets cuivre. La simplicité de ses vêtements, l'harmonie un peu maladroite transsudant de son attitude -elle devait à l'époque découvrir l'enseignement marchombre- faisaient naturellement converger le regard vers le sien; s'y arrêter une deuxième fois révélait peu à peu d'autres nuances que cette réserve latente: une confiance, une forme d'abandon absolu prêt à se dévoiler à celui ou celle qui réussirait l'hypothétique franchissement des prunelles ombres-dorées, une confiance d'enfant à apprivoiser, d'enfant. Une enfant aujourd'hui marchombre et chantelame, à peu de choses près, à seize ans. Une fillette détentrice de la confiance des primats, de l'honneur du Til'Lleldoryn. Une guerrière étonnamment candide devenue, par un étrange coup du sort, soeur d'arme et de coeur d'Ambre Naeëlios.
L'artiste créateur de cette représentation miniaturisée aurait pu être un dessinateur ayant fixé l'instant sur papier tant elle était fidèle à la réalité; peut-être Merwyn lui-même avait-il confectionné cette oeuvre et ses semblables. Les élèves de l'Académie se doutaient-ils qu'archivés dans une pièce quelconque en compagnie d'informations les concernant spécifiquement reposaient leurs portraits, réplique exacte d'un corps et de manières d'être entremêlées ? Sans doute le graveur ne les avait-il jamais fait poser mais s'était-il servi d'esquisses, de mouvements et d'expressions fugaces pour produire ensuite cette trace qu'ils laisseraient sans le savoir. Quelque soit cet être doué de perceptions à ce point exacerbées..

Amjad se figea en croyant reconnaître une présence dans les Spires qui s'estompa bientôt. Bien sûr, les Mercenaires étaient de sortie; l'heure ne serait bientôt plus aux manipulations discrètes ou autres observations à distance. Contrarié, l'homme ralentit sa marche avant d'accorder de nouveau un regard critique à la gravure où la soeurette d'Ambre, conforme à ce bref aperçu au bal de l'été dernier, le défiait, calme. Maya Nil'Shaya s'était révélée plus utile que prévu en matière d'informations, finalement.. elle avait raison: jamais un mercenaire -de confiance, autrement dit une aberration- n'eut pu pénétrer à ce point au coeur des murs du célèbre bastion. Elle ne le trahirait pas maintenant -pas encore de respect mitigé et réciproque, trop d'incompréhension mutuelle- et le jour où elle en nourrirait le dessein.. préférant éviter de trop montrer son intérêt pour quelques élèves en particulier, l'aline lui avait fait parvenir des consignes déformées et avait vu passer entre ses mains les images et spécificités de Sÿa, Nilad Vil'Isynd, Kushumaï avant d'obtenir pour quelques temps des confirmations à propos de la seule qui le préoccupait, -pour l'instant- à savoir cette jeune marchombre qui avait réussi, avec l'ironie du destin, à approcher et fléchir l'asociale Ambre.


En raison de son jeune âge, le brun avait entraînés et menés à destination deux apprentis seulement; le premier était un grand plébéien dégingandé dont les yeux clairs et aux aguets rappelaient désagréablement ceux du Zil'Urain; choisi pour son sang-froid et son don du dessin -étrangement développé pour un rustre- qu'il utilisait avec une créativité peu commune, il était aisé de le manipuler tant son caractère reposait sur l'arrogance. Il allait actuellement sur ses dix-neuf ans et demi et se portait comme un charme -c'est-à-dire complotait contre son maître et ses petits camarades. Amjad lui donnait une longévité d'encore cinq ans, au vu de sa propension à se mettre en avant. La deuxième venait en fait avant le blondinet; elle possédait un physique discret si l'on oblitérait sa courte mais abondante chevelure auburn. Plus fine que son alter ego, ses grands yeux mélancoliques ne laissaient en rien présager sa maîtrise rigoureuse du combat et sa remarquable intuitivité, qualités pour laquelle il l'avait discernée et ce malgré son absence de Don; elle aurait eu vingt-deux ans cet automne s'il n'avait été contraint de l'abattre.
Et mis à part son tempérament plus prompt à l'irrévérence, Ambre ressemblait parfois un peu trop à Aure.


L'image en sursis de la petite louve disparut dans un repli intérieur de la longue toge d'ermite; l'homme parvenait à un dénivellement du terrain jouxtant l'orée des bois -rivalisant de tons amande, absinthe, sinople- lorsqu'une ombre plus souple qu'une illusion traversa l'absence de chemin tracé, fantôme narquois parmi l'herbe folâtre. Un chat. Au pelage élégamment mordoré, aux troublants yeux agate. S'il n'était plus cette fois investi d'un rôle de prédateur doucereux et se contentait de glisser sur le sol forestier avec toute la hauteur que peut adopter un félin face à une autre espèce animale, Amjad n'en reconnut pas moins l'hypnotiseur d'oiseaux. Se pouvait-il que la bête entoure la jeune Naeëlios avant même ce jour d'automne enflammé ou son propre poignard avait tracé une ligne ourlée au creux de son bras ? Si c'était le cas, cela signifiait qu'elle ne se trouvait plus loin.
Lorsqu'il la prévenait par les Spires de la date de leur prochaine rencontre, le mentaï optait toujours pour un lieu différent, question de prudence basique; il joignait l'endroit convenu une quinzaine de minutes après elle, pour sonder les environs mais également comme en un rappel implicite: il était le maître, elle l'élève. Son retard ou ses précautions à lui étaient légitimes. Pas les siens.
Dépassant le félin qui se lustrait le pelage d'un air volontairement provocateur, l'homme avança dans le repli du parc parmi les plus éloignés de l'Académie.
Son apprentie était là, debout à quelques mètres du ruisseau étique et cristallin agonisant entre les terres printanières. L'endroit présentait un sol plat, une étendue dégagée masquée d'un côté par les arbres, de l'autre par quelques pâles ébauches de collines; il n'avait d'ailleurs pas été choisi par hasard. Même aux rayons du soleil de midi, les cheveux d'Ambre reflétaient peu la lumière, comme si leur matité se fut voulue conforme aux choix de la jeune fille. Sa silhouette mince et fière paraissait, même au repos, plus vive que jamais, illustration de ses progrès aussi rapides que constants. Objectivement, l'entraînement marchombre devait d'ailleurs y être pour beaucoup.
L'aline happa le regard mauve chimère, le sondant en profondeur pour y déceler une hypothétique lueur d'hésitation, de sournoiserie ou même de honte autant que pour y lire l'humeur de l'apprentie manipulatrice: était-ce un jour à amertume, à componction, à neutralité ? Son caractère farouche la rendait-il rétive, comme de temps à autre ?


- Bonjour, Ambre. As-tu trouvé le temps de lire l'ouvrage d'Isaac Satern ?

Il attaquait toujours directement, les généralités s'il en fallait venaient après; depuis quelques temps, il lui confiait tous les deux ou trois mois un livre assez conséquent qu'elle devait parcourir puis lui ramener en même temps que ses impressions. Un livre sans fioritures et sans titre. "Les ombres aussi ont leur littérature" lui avait-il appris ou confirmé le jour où il l'avait sentie trop engagée pour se voiler la face plus longtemps. Bien sûr, elle savait que si l'on surprenait ce genre de traités dans son dortoir, elle aurait tôt fait de se retrouver entre les mains affectueuses de la sentinelle Ar'Kriss.. et il s'arrangerait pour la faire taire avant qu'elle ne passe par la Salle de l'Oubli. Lui faire prendre connaissance de la "littérature chaotique" avait donc un double but: mettre à l'épreuve sa circonspection et nourrir son esprit critique.
Satern peignait avec un style d'écriture par ailleurs fluide et fascinant le tableau d'un Chaos sombre et réglé à la limite du fanatisme; une vision qu'il valait mieux épargner aux apprentis, puisqu'il n'y était pas question de liberté ou d'émancipation mais de servitude aveugle. Amjad était curieux d'entendre la critique de l'adolescente à ce sujet, surtout celle qu'elle tairait.


L'ayant un instant quittée des yeux, il les reporta bien vite pour la détailler plus attentivement: n'avait-elle pas un peu maigri ? Ou était-ce seulement une impression en la voyant si frêle en apparence à côté du tronc épais des chênes ? En revanche, le violet foncé de ses prunelles, immuable, dégageait toujours cette fierté maladive..


_______________
~Au soleil couchant, je suis l'homme qui attend ♪

Marchombre
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MessageSujet: Re: Laisse tes dents poser leur sourire de loup (RP inachevé)   Sam 22 Nov 2008 - 22:31

Quelque chose en elle criait, sans qu'elle puisse encore affirmer si c'était de la haine, de la joie ou... autre chose encore.
Quelque chose en elle irradiait de cette étrange alliage de sensations, qui ne demandait qu'à être vomi à la figure de tous ceux qu'elle croiserait.
Maître marchombre.
Son poing resserra convulsivement les lanières du sac qu'elle portait à l'épaule.
Elle était parvenue à en sourire, lorsque les autres lui avaient lancé un coup d'oeil. Oui, elle avait réussi à feindre, et à féliciter comme eux, plus qu'eux, celle qui se voyait désormais détentrice de ce titre. Elle avait effleuré, peut-être plus discrètement que les autres les modifications apportées à son uniforme, les lignes de parme se mêlant à l'écusson forêt. Assortiment qui lui rappelait la relation qu'elles pouvaient entretenir: Ambre, issue du monde de la joaillerie, du parme travaillé des parures, qui conservait la trace de ses origines jusqu'à l'intérieur de ses iris; Issue des bois, du vert de l'espérance, du néant de l'hiver était apparue un printemps plus prometteur que tous les autres printemps. Tifen.
Leur regard n'avait pas menti. Il avait dit "je suis fière" et Ambre avait rajouté "je voudrais être seule pour te le montrer". Puis chacune avait tourné les talons; vers leur dortoir. Ambre avait écrasé la queue de son maudit chat, qui s'était vengé en lui lacérant la jambe, sans parvenir à la sortir de sa torpeur. Elle s'était glissée dans son baldaquin, sans accorder une once d'importance à ses compagnes, ou au félin qui l'invectivait dans son parlé, de tous les noms imaginables.
Elle avait clos les rideaux de ténèbres autour de son lit, et empoigné le livre que son maître lui avait offert. Sa plongée au creux des pages avait comblé un instant le vide qui la déchirait de part en part. Chaque page qui se tournait, avec frénésie étouffait davantage les pensées de la jeune fille, qui se centrait uniquement sur les mots. L'absurdité attendrait encore.
Repoussé l'ouvrage sur le coup des trois heures du matin, éteint la bougie qu'elle gardait jalousement, et écarté les draperies pour contempler la salle commune. Endormie, apaisée. Seules deux agates avaient capté un rayon de lune, et la contemplaient, une colère farouche agrandissant encore leurs prunelles. Elle s'était levé, avait ouvert la fenêtre opposée à la créature, et était sortie, suivie de celle-ci. Elle avait évité la fontaine, confondu son ombre avec celle de l'infrastructure, calqué sa respiration sur la souffle du vent, calme et printanier. Grimper sur les murs de la tour des marchombres lui prit une heure de son temps, passée à narguer de son silence les sentinelles moins expérimentées que les maîtres, qui devaient patrouiller plus loin, dans les bois. Pour prévenir de toutes autres attaques de raïs, qui se faisaient récurrentes, ces temps-ci.
D'en haut, elle avait contemplé l'infini avant d'enfouir sa tête entre les tuiles. Elle avait choisi. Comment avait-elle pu croire aussi longuement que pour une fois, ce qui s'offrait à elle était une infinité de possibles, effleurables pour peu qu'elle fasse preuve de finesse...
Elle n'avait pas encore été présentée. Elle n'avait pas passé l'Ahn-ju. Elle n'avait pas sollicité la greffe. Elle constatait, les yeux écarquillés, la perversité de son choix. Elle n'était pas marchombre, mais elle spoliait leur enseignement, elle tournait en rond sur leur voie, au rythme de leur bon vouloir. Mais ce ne serait jamais plus qu'une illusion. Comme d'autres, qui partageaient ses leçons, qu'elle écrasait ou qui l'écrasaient, elle avait fini étouffée dans l'anonymat, écrasée par les espoirs. Elle n'était pas réellement élève de la marchombre. Elle avait choisi la voie de la dernière chance, le chaos. Le chaos, décrié par sa propre littérature. Le chaos qui fascinaient les marchombres, terrifiait le petit peuple, cousait les lèvres...

Ce n'était pas la voie de la vérité, du bonheur, de la gloire, de la reconnaissance. C'était la voie des ombres, de celles qui étaient derrières tout être. Elle était définitivement opposée à sa soeur de coeur. Le temps des illusions était révolu: les jeux à la fontaine, les étreintes, les regards étaient vains. Elle n'était vouée, comme elle l'avait imaginé au départ, vouée à suivre une voie mystérieuse, qui alliait discours, adresse et idéal dans la discrétion, une voie parallèle à celle de sa soeur, qui lui permettrait de briller à sa manière, d'être à son niveau. Non.
Elle avait choisi le chaos. L'absurde. L'opposé parfait à ce en quoi Tifen Layan croyait. Elle aimait ce qu'elle apprenait. Elle aimait philosopher sous le regard de son maître, se battre contre ses yeux d'acier; s'y blottir par la pensée. Elle aimait rire sous cape, devant les palabres du maître marchombre. Devant tous ces pantins qui se croyaient funambules, alors qu'il n'y avait rien sous leur pas.
Tifen allait enseigner toutes ces fadaises, et elle était destinée à l'écouter, à appliquer ses dires, à partir dans cette recherche aveugle de l'Harmonie... pour mieux la retourner contre ceux qui l'utilisaient. C'était terrible.
Et aujourd'hui, plantée dans les sous-bois comme n'importe quel arbre, Ambre contemplait l'horizon. Ce noeud de sensations rassemblait la douleur que lui laissait cette constatation, et quelque chose de plus ténu: la peur que l'ermite veuille interférer avec la situation. La pousser à entrainer Tifen sur ses pas. La pousser à l'abattre; ce dont elle se savait absolument et résolument incapable. Paradoxalement, elle s'était interdit de décevoir son mentaï une seconde fois. Il semblait lui avoir pardonné l'incartade du bal, mais elle savait qu'elle n'aurait plus droit à l'erreur. Et elle voulait briller, viscéralement, le surprendre.

Satern avait écrit des choses étonnantes, écrasantes, écoeurantes. Qui se gravaient au fer rouge dans vos yeux, quand vous les parcourriez, qui vous laissait tremblant et troublé. Cependant quelque chose avait dérangé la jeune fille, qu'elle avait su nommer qu'à la seconde lecture, lorsque Luminescence s'était allongé sur ses genoux en ronronnant. La simplicité des choses trop rapidement vulgarisée. Le schéma était juste, mais selon Ambre, il existait un détail qui pesait lourd dans la balance, et que l'auteur avait négligé, volontairement ou non.


-Bonjour, Maître. J'ai effectivement terminé cet essai des plus remarquable... J'ose imaginer que c'est le seul chef d'oeuvre de l'auteur?, avança-t-elle, tâchant d'oublier un instant ses autres préoccupations pour se concentrer sur sa voie. Et le livre, en l'occurrence.

Elle aventura son regard jusqu'au prunelles bistres de l'ermite, ressentit, comme toujours, ce besoin de jouer. Sa fierté exigeait que les iris qui la figeaient s'illuminent. Sa fierté ou autre chose qu'elle se refusait de nommer; en espérant l'oublier. Qui la forçait presque à redresser le menton, à se maintenir droite et tendue, comme si elle le provoquait. Satern se trompait forcément, elle était libre, puis qu'il l'initiait à sa manière aux secrets de l'envoutement des ombres. Il la plaçait au delà du crétin basique qu'on embrigade. Ou alors, sa politique était encore plus retorse et vicieuse que celle qui était décrite dans ce livre. Et même si l'idée avait tout pour ajouter encore à l'attrait charismatique du mentaï, elle offrait des possibilités trops vertigineuses pour qu'Ambre accepte de les envisager sérieusement.


-Le style est fluide, le vocabulaire et le thème acerbes à souhait. Pourtant, au delà du côté purement provocateur, et de la vérité épurée qu'on croit y déceler au départ, il me parait assez bancal. Si vraiment, le chaos n'enseignait que le fanatisme, il se serait éteint dès la seconde génération de maître. On peut trop facilement retourner un idéal contre celui qui y croit, et les idéaux poussent à des extrémités trop voyantes. De plus, les élèves à qui on enseigne la trahison, et la manipulation des mots comme des valeurs ne pourra sans doute pas apprendre sans considérer les faiblesses de sa voie... et donc celles de son maître. une génération sur deux se ferait décimer à tous les coups, en partie par ceux qui l'ont vue naître, en partie par ceux qui lui succèdent. Le chaos n'aurait pas pu atteindre une puissance suffisante pour survivre dans le secret absolu si ça avait été le cas, me tromperais-je? Et justement, quand il est question d'idéal. Tout ne peut pas être réglé comme une horloge dans le chaos, ce serait trop paradoxal.. il n'existe pas un seul chaos universel. Ou alors, il faudrait quelque chose pour que tout le monde y croie, et le fasse passer avant ses propres aspirations. Une chose qui créerait la peur au point de faire oublier la liberté qu'on détient ou pense détenir. Y aurait-il une incarnation universelle de la peur, Maître?, hasarda-t-elle, peu sure de ses analyses. Désireuse de savoir et de compléter. D'échanger avec lui tout ce qu'elle gardait précieusement dans son esprit pour les autres.

Elle achevait souvent ses tirades par des questions, qu'elle glissait ça et là, d'une part pour apparaître fragilisée dans son jugement face au mentaï - qui devait la croire définitivement sous son contrôle, et fascinée, ce qu'elle n'était du reste pas loin d'être totalement- d'autre part par goût de sa voix. C'était aussi stupide que ça. Elle aimait entendre les inflexions grave de son murmure, se laisser envouter par ses dire pour mieux les disséquer, seule. Parce qu'il cachait toujours de précieuses précisions dans ses sentences. Et que sa bouche, lorsqu'elle animait des images, était plus hypnotisante que jamais.



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°oO°Charognes verticales, saccageurs de vie et autres intégristes du ratage, abrutis par la sempiternelle prière de leurs "A quoi bon!"°Oo°

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