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 Une nuit sans lune (RP terminé)

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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Sam 13 Sep 2008 - 11:47

Les sous-sols, seul endroit isolé de tous, ou les bruit devenait sourd, et rien qui se passait au dessus n'était vraiment entendu. Surtout lorsque le seul résidant des lieux dormait. Effectivement notre cher prof de potions dormait... Sommeil non pas apaisant puisqu'il revoyait les quelques fantômes de sa vie. Pour l'instant rien ne pus le réveiller, sauf qu'il ne fallait pas compter sur les Raïs pour le laisser dormir. Les murs humidifiés du petit sous sols répercutait à peu prés bien les sons lorsque quelqu'un marchait dans les escaliers. Évidement les Raïs, silencieux comme ils sont, réveillèrent instantanément Zethid. Et marchant fièrement, mais ne trouvant pas de proies, les immondes guerriers stupides finirent par arriver aux appartements de notre charmant homme. La porte s'ouvris sans trop de difficulté, et Oh ! Surprise ! Un homme allonger sur son lit gisait la. Essayant de ne pas trop faire de boucan, les combattants s'approchèrent du beau au bois dormant. Lorsque subitement, il disparut devant leurs yeux. Ebahis par cet étrangéité, ils restèrent scotchés, la tête pendouillant vers le lit. Puis quelque chose gratta le dos des cochons, puis finit par les brulés... Cela ne sentait pas le cochon brulé... Mais plus tôt l'acide. Et oui, Zethid, malin comme il est, était apparue derrière les cochons. Et, contrairement au guerrier, S'approcha silencieusement pour leur verser de son meilleur acide sur leur armure. Ne s'occupant plus d'eux, il partie vers le Rez-de-chaussée. Carnage était le mot car des corps multiple gisait, c'était des gamins, des adolescents, des cochons, quelque fois des adultes. N'ayant pas vraiment le cœur accroché, il lâcha tous ce qu'il avait mangés sur un corps de Raïs. Mais pour le remettre d'appoint, un de ces moches guerriers lui donna un coup sur la tête... Sans vraiment le touché. Puis le porc sentie une petite coupure sur la joue. Il vit l'homme ranger sa dague dans sa manche et s'en allez vers d'autre Raïs. L'imbécile ne jamais tourner dos a son adversaire ! Et le corps du monstre s'immobilisa puis s'écroula, mort sans le savoir, empoisonné par la dague du Maître des potions. Pour l'instant l'homme n'utilisait que ses dagues. Il cherchait des élèves vivant ou blessé, car pour l'instant beaucoup de ceux qu'il avait rencontré était mort. Zethid trouva enfin le "front" Ou élèves et Raïs se battait. Deux de ses confrères semblait en mauvaise positions, alors le grand maître qu'est notre charmant amis sortis ses armes favorites, fiole et compagnie. Deux fioles volèrent sur les deux Raïs, éclatant en millions d'éclat, laissant juste un filet marrons s'écoulé sur eux. Rien ne se passa... jusqu'a ce que... BOOM les deux Raïs tombèrent face contre terre, colle dans le dos par une sorte de mousse marron.

- Duncan, finit le ! Cria-t-il avant d'aller s'occuper de celui de la rêveuse. Amarylis, continue de faire ton travail. Je vais t'aider un peu...

Sortant de sa chemise, onguent, potions de guérison et compagnie, il en appliqua sur quelque élève, laissant les blessures plus graves à la rêveuse. Ensuite, il prit quelque élèves en bonne santé a part. C'était surtouts des combattants au corps à corps.

- Je vais vous donner quelque chose, mais attention, prenez en bien soin, cela vous aideras un peu dans la bataille,
susurra-t-il en donnant des fioles au quelques académicien, voici des fioles de potions d'invisibilité, n'oubliez pas, un millilitre égale une minute, il y a dans ces fioles au moins pour une heure. Allez-y.

Et les Raïs durent faire face au pire ennemis, celui qui reste introuvable pendant qu'il vous leste de coups pour mieux vous tuez. Pendant ce temps Zethid aida pour les soins. Protégeant des quelques Raïs. Lorsque l'heure fut passée, les élèves réapparurent et se retirèrent en manquant de se faire tuer. L’homme ne faisait pas attention aux plaintes des combattants... Nous il écoutait ce chant qui l'enveloppait depuis le départ... Il regarda d'ou ça venait... Silind ! Le forgeron frappait, tuant au rythme de son chant. (Oui faut pas l'oublier non plus) Et pas trop loin, Une corbac se battant contre un Raïs. Des Lupus par la, des Lotra autre part, des Félixia aussi. A part partir au front Zethid ne pouvais rien faire pour les aider, tant qu’ils resteront dans la foule, il ne pourra pas utiliser ses potions gazéifiant... Ah moins que...

- Oui ! dit-il en fouillant dans sa besace. J'ai toujours cette expérimentale... Allez marche

Et embrassant la fiole avant de la lancer, il regarda le liquide s'écouler sur le sol, sans rien faire...

-Aaaaah, non, ça a rien fait.

Rien... rien c'est vite dit Zeth', car en effet la potion ne faisait rien, ni grand écran de fumée ni autre... Mais des Raïs glissèrent sur la flaque et tombèrent sur le sol, offrant ainsi la possibilité de les tuer plus facilement.

- Bon j'ai rien dit...

Le maître des potions décocha de nouveau... Une potion ! Quelle originalité, n'est ce pas ? Puis s'asseyant, il posa la potion devant lui. Assis en tailleurs, il se concentra, Zeth dessinait. Un nuage apparut, et le liquide de sa fiole vola pour aller dedans. Enfin, le nuage se divisa et se mit juste au dessus d'un raïs... Et c'est comme ça que périt les 5 cochons que son nuage avait choisis. Une pluie d'acide s'était écoulée sur eux, les consumant. L'alchimiste sortie et sentie le contre coup des spires... C'était dure... Et fatigué, l'alchimiste se retira un instant du combat...


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Maître forestier
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Sam 13 Sep 2008 - 13:36

_Depuis tes dix ans, hein ? fit Julia qui guettait une possible traversé.

L’inquiétude l’a prenait, dame Til’Lleldoryn avait organisé une défensive, et s’était mise en avant, il n’y avait donc plus personne pouvant les aider de l’autre côté et elle ne pouvait, elle non plus, aller leur prêter main forte.

Julia se rabattit de justesse contre le pilonne, alors qu’une courte hache lui frôla l’épaule pour aller se planter profondément dans le mur, à un mètre d’elle. Elle jeta un coup d’œil vers Elera et celui qui en avait la partielle responsabilité. Ses doigts s’engourdirent autour de la garde qu’elle tenait ferme. La jeune fille respira calmement avant de poursuivre :

_Pourquoi ? Tu n’as pas tué assez de gens, et lassé de ton incapacité, ils se sont tous mis d’accord pour se débarrasser de toi ? Elle ferma les yeux, ce qu’elle entendait derrière elle, était horrible. Il ne fallait pas qu’elle y pense. Bon écoute, elle rouvrit les yeux. Je ne te cache pas que la situation est critique… il y a énormément de Raïs entre nous et le lieu où nous devons converger… il est vrai que ma lame te gène peut-être beaucoup, peu importe, je suis sûr que si quelque chose de travers se passait pendant la traversé, tu serais content de constater que tu n’es pas aussi vulnérable qu’un bébé siffleur au milieu d’une meute de tigres des prairies ! Elle prit une profonde inspiration. Et je le répète, nous savons tout deux ce dont tu es capables. Ce n’est donc vraiment pas le moment pour avoir une révélation soudaine et inespéré, sur le parcourt que tu as dû effectuer jusqu’à présent dans ta vie, et te dire que finalement être meurtrier c’est pas trop ton truc ! Si la lame te gène dans la traversé, alors débarrasse –t-en ! Mais il faut absolument que tu me le fasses savoir, à ce moment nous changerons l’ordre de la file, et tu passeras devant moi, pour que je te couvre…

Julia se rendis alors seulement compte du tutoiement qu’elle avait lancée… prise dans ses méditations et observation, elle n’avait même pas réalisé ! Et puis, ce n’était pas ce qui était important ! Elle se retourna et posa son front contre le mur froid du pilonne, ses yeux tombèrent sur ses mains ensanglantés, elle ne sentait toujours rien, alors que le sang avait déjà bien imprégné sa tunique tellement qu’elle semblait distinguer d’estafilade sur son buste ses bras et autres parti de son corps. Sa prise se raffermis encore autour de son arme. Combien de chance avaient-ils pour qu’ils… La jeune fille se redressa, vidant brusquement son esprit et se tourna dans la direction de leur lancé. Quand il fallait y aller…

_A mon signale…

Mais elle ne termina pas sa phrase, son regard s’étant focalisé sur un autre élément totalement imprévu en face. Dame Amarylis, semblait les avoir vu et regarda de tout côté comme pour…

*Que fait-elle ? Qu’est-ce que…*


Horrifiée, Julia hurla de ne rien faire, dès qu’elle comprit l’intention de la jeune femme. Mais déjà la rêveuse s’était lancée, c’était trop tard…

Rageuse, Julia frappa son poing dans le pilonne sur sa gauche, sans que sont regard ne se détache de la scène. Un bruit de craquement lui indiqua que quelque chose avait cédé dans son point gauche, mais aucune douleur ne vint la saisir, alors que son cerveau tournait à toute vitesse. Ses yeux parcoururent rapidement la salle, et analysèrent la situation, fouillant une solution…


_Que la peste m’emporte si je n’y arrive pas ! Ne bouge pas !


Cette dernière phrase donné à l’adresse de Mael, Julia s’élança dans la mêlé. Elle courut aussi vite que possible, évitant tout affrontement probable et se focalisant seulement sur la rêveuse, qui à sa plus grande horreur venait de tomber au sol, un Raï sur ses pas !

Poussant un cri rempli de hargne, Julia glissa de justesse sa lame, sous celle du Raï, déviant l’arme du guerrier, non sans difficulté, qui s’abattait sur la rêveuse. Dans son élan et dans un même geste Julia se saisit de l’un de ses poignards, et le planta dans la gorge de son adversaire, qui ne s’écroula pourtant pas, à son désespoir. Le guerrier l’a poussa violemment au sol, ou elle se réceptionna sonnée. Elle vit alors la rêveuse horrifiée.

_Par la dame et toute les goûles de ce monde, fuyez ! Mael vous attends ! Ne vous retournez pas, je vous suis…

Avec une légère difficulté Julia se releva de justesse pour dévier une autre attaque du Raï. Du coin de l’œil la jeune fille vit avec soulagement que la rêveuse obtempérait.

Les coups s’enchainèrent avec violence. Depuis le début de la lutte c’était le Raï le plus fort et imposant qu’elle avait affronté !
Ses coup était d’une puissance, que la jeune fille sentait tout son être vibrer au contacte des lames. Elle ne pouvait pas gagner ce duel, c’était plus qu’une certitude. Rapidement, Julia repéra une petite embouchure sur sa gauche, lui permettant une probable fuite au combat, la jeune fille n’hésita pas et roula sur le côté. Ressaisissant sa lame avec plus de contenance, elle se remit immédiatement debout et se mit à courir à la suite de la rêveuse, tranchant, tuant tout ce qu’elle jugeait se rapprochant trop de la jeune femme. Mais un coup d’œil au dessus de son épaule, lui fit comprendre que le Raï imposant l’a suivait, à sa grande horreur.

Julia se sentit toutefois autre, dans sa course. Elle ne guidait plus ni ses gestes, ni ses pensées, tout fonctionnait sans elle. Elle n’était qu’une spectatrice horrifiée et enfermée aux premières loges d’un massacre incessant.

Elle se vit hurler à la rêveuse de ne pas s’arrêter, tenter de prévenir Mael qu’un Raï avait repéré leur retranchement et arrivait droit sur eux. Elle regarda sa main se saisir rapidement d’une courte lame enfoncée dans un crâne au sol, en effectuant une légère genoux-flexion, et le lancer avec force dans la direction du jeune homme, alors que sa course ne perdait aucunement en vitesse. Tout lui semblait comme plus lent que devait-être la réalité…

Elle-même ne comprit pas tout de suite le pourquoi de son geste, et voyait le jeune homme, les yeux écarquillés de surprise, fixant la lame fondre sur lui. Une lame qui ne fit que passer par-dessus son épaule, tuant de plein fouet un Raï qui allait le frapper dans son dos.

Mais c’était déjà trop tard, d’autre convergeaient dans le même lieu. Julia se sentit accélérer et arriva au niveau de la rêveuse paniquée. Avec force, Julia la poussa avec peut-être trop de violence dans la direction du gardien d’Elera, accélérant les choses. Elle vit la rêveuse faire une mauvaise chute, mais arriver à bon port et se relever peu de temps après.

Puis brusquement, la jeune fille fit volte-face et se mit en garde face au Raï qui l’avait suivit, excité et jubilant de cette poursuite improvisé, d’une victime facile, parmi ce champ de boucherie.

_Par tout les diables, vas-tu donc montrer ta tête de puant ailleurs ?

Le guerrier attaqua de suite et Julia engagea anxieuse le duel avec, elle le savait, beaucoup plus fort qu’elle. Elle ne tiendrait pas longtemps, mais elle fut satisfaite de la fougue qu’elle dégageait dans ses gestes, ses précisions et son agilité. Elle sentit tout entier, les mois d’entrainements ressortir comme tout neuf, et lui servir avec beaucoup de justesse. Au moins ne mourrait-elle pas sans avoir convenablement défendue et sa vie, et celle de ceux dont elle se sentait proche, et même, elle en prenait conscience, la vie de celui qui avait détruit la sienne, à sa plus grande exaspération.

Malgré sa dextérité, Julia se retrouva bientôt acculé contre un mur, l’essoufflement la prenant progressivement, même si elle tentait de gérer son débit. Sa vision commençait à se salir par la fatigue et se brouiller par les coups reçut… mais toujours aucune douleur ne venait, elle n’avait aucune idée de l’état où se trouvait son corps, qu’elle sentait toutefois bien fatiguée, pour ne pas dire énormément. Il ne lui intimait plus aucune limites, puisque celles-ci avaient totalement disparut.

Julia lança alors une attaque haute et se rendit tout de suite compte de son erreur, mais ce fut toute fois trop tard. Le guerrier cochon lui attrapa violemment à la gorge et la souleva bien au dessus du sol. La jeune fille sentit sa lame lui glisser des doigts, alors que ses mains se plaquaient instinctivement sur les doigts serré autour de son cou, dans l’espoir de pouvoir le libérer. Elle se sentait suffoquer.



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Maître archer
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Sam 13 Sep 2008 - 14:40

Enoriel eut un pressentiment, son regard perçant fixa un point vers la gauche, très loin. Elle vit Amarylis agenouillé près d’un corps à côté d’un élève Lupus qui tentait de protéger le petit groupe. Julia, l’élève qui l’avait blessé il y a quelques mois courait, un raï particulièrement impressionnant à ses trousses…elle était perdue si elle n’intervenait pas.
Elle se mit à courir, comme elle ne l’avait jamais fait auparavant, elle abandonnait la défense qu’elle avait créée, courut droit sur Julia qui se retrouvait bloquée contre un mur, une faute impardonnable pour un guerrier professionnel…mais la lupus n’était qu’une élève et cela faisait la différence.
Elle sauta par-dessus les corps sans prêter attention, elle était en train de suffoquer, elle n’aurait pas le temps d’arriver jusqu’à elle…
Elle eut une idée, elle lâcha ses épée, brandit son arc et s’arma d’une flèche.


Tir difficile, elle le ratait d’un centimètre et elle tuerait Julia. Elle s’efforça de respirer calmement, et se concentra. Elle banda son arc, la corde contre sa tempe, elle visait avec précision, et un calme unique.
Elle lâcha la corde, la flèche fusa en sifflant.
Dans la nuque du raï qui s’affala sur Julia.
Enoriel reprit sa course folle pour arriver à sa hauteur, elle reprit une flèche, ses gestes étaient flous tant la vitesse était à la limite du réel. Elle aurait du prendre son arc plu tôt, à près tout, elle n’était pas maître archère pour rien.


Elle tua les ennemis alentours et prit Julia par la bras, vérifiant son cou marbré de rouge tirant sur le violet.
Elle avait du mal à respirer, elle la fit s’asseoir et se positionna devant elle pour la protéger.
Sans une parole…
Une flèche, un mort…

Bientôt, elle manquerai de flèches, et elle avait lâchés ses épées à une centaine de mètres...elle espérait pouvoir s'en procurait d'autres, et surtout récupérer ses épées après. Car il y aura un après, elle en était sûre.

Du vent soufflait, rendant ses tirs encore plus délicats.
Il fallait qu'elle rpenne en compte le sens du vent, sa puissance et surtout éviter les élèves. Elle sentit une main dans son dos, Julia, elle lui souffla:

-Tu te sens bien ? Reste un moment derrière moi...on verra après.


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Sam 13 Sep 2008 - 16:08

Vivyan était tranquillement en train de parlementer avec le Seigneur d'Al-Vor de choses délicates dont personnes d'autres qu'eux et Merwyn ne sut de quoi il s'agissait. Quand soudain elle se raidit une expression de franche inquiétude sur le visage sous le regard abasourdit de son interlocuteur.

- Je dois vous laisser ... l'Académie est attaquée.

Et sans que plus d'explications soient faites le seigneur resta seul abasourdi. Vivyan venait de faire un pas sur le côté pendant que l'homme se demandait encore comment cette femme avait bien pu sentir un danger aussi lointain.

Une fraction de seconde plus tard la Dessinatrice apparut dans ses appartements, enfila son armure de cuir souple et observa pensivement quelques instants son sabre ... Il était tout aussi particulier qu'elle l'était elle-même. Si des Raïs le trouvaient ... Elle décida donc de l'accrocher à sa ceinture même si elle ne s'en servait pas.

Elle fit une ronde dans l'Académie afin de s'assurer qu'il 'y avait personne d'endormis et fit un tour à la salle d'arme. Certaines protections étaient encore là. Pestant intérieurement en songeant a ces élèves qui apparemment étaient pressés de mourir.

La Primat attrapa quelques élèves et les envoya enfiler leurs protections. Étaient-ils tous inconscients ?!

Apparaissant dans le Hall elle marqua un arrêt. Il semblait que le nombre de Raïs augmentait. Étrange ... La femme entra dans les Spires et une bonne vingtaine de Raïs qui encerclaient Enoriel et son groupe d'élève tombèrent comme des mouches.


- Désolée du retard ... Vivyan fit semblant de ne pas voir les regards étonnés de certains sur son sabre et continua.Enoriel je te laisse les guider. Je vais essayer de limiter le flot ... Aucun élève ne doit aller dans la cour.

Vivyan sourit aux élèves pour les rassurer. Et se dirigea d'un pas sur vers l'extérieur sans qu'un seul coup porté par l'ennemi ne l'atteigne. Elle n'avait pas de trop grand effort à produire pour l'instant et restait dans les basses Spires. Une fois dehors, elle allait devoir montrer un peu plus l'étendue de son pouvoir et cela serait véritablement dangereux autant pour les Raïs que pour elle et les élèves de l'Académie, car au moindre dépassement elle pouvait disparaitre ou bien détruire une partie de l'Académie et ce n'était pas son but.

Se perchant sur les hauteurs de la cour elle visa un groupe d'un peu plus de dix Raïs et les grilla sur place. Déjà elle réduisait le flot au plus grand soulagement de ceux qui étaient à l'intérieur. Quant à elle, elle savait qu'il s'agissait d'endurance de sa part. Aucun geste inutile ne lui étaient permi ...



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Maître fauconnier
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MessageSujet: Niark-niark, ça va saigner!!!!! x]   Sam 13 Sep 2008 - 18:55

[M. le chef des Raïs, avec tout le respect que je vous doit (lol), je vous proposerait d'éditer votre premier sujet pour augmenter les nombres de vos hommes-cochons, car 40, ça fait vraiment peu pour toute l'Academie...^^]


Rurïl, comme pour beacoup de soirs, était assis sur le toit d'une des tourelles de l'Academie, admirant les innombrables gouttes de lumière suspendus dans la nuit. Il se reposait là, sur la toiture, sentant sur ses mains le contact rapeux et frais des tuiles pendant la nuit, essayant de sentir l'odeur des bruits nocturnes et d'entendre le parfum des bois et prés pendant la fraîche. Bref, Rurïl était en plaine symbiose avec le cosmos.
Cela faisait maintenant deux bonnes heures qu'Ubac, son rapace, était partit, et il n'allait certainement pas tarder à revenir.
Et d'ailleurs, quand on parlait du loup...
Rurïl vis son faucon revenir vers lui beaucoup plus rapidemment que les autres fois, lui qui d'habitude flânait tranquillement d'un arbre à l'autre. L'oiseau traça une ligne droite juqu'à lui, et se posa précipitemment sur son poignet. Dès qu'il vit qu'il avait capté l'attention complète de son perchoir, le rapace se mit à pousser de petit cris aigu et fit cette mine si particulière qui voulait dire, selon les cas, "ATTENTION, danger! feu de foret, méchant animal, etc...", ou bien "Vite, viens, suis-moi, j'ai trouvé un nouveau jeu très divertissant". D'habitude, Rurïl arrivait aisément à distinguer le bon message, ayant une grande complicitée avec son rapace, mais pour la première fois, il lui sembla que le rapace essayait de lui dire "Viens voir là-bas, il y un un danger!!! Suis-moi, on va pouvoir jouer avec le feu!!!", et l'idée lui sembla sur le coup très bizarre, mais, confiant dans son oiseau, il se changea immédiatement en Corbeau, et suivit son faucon qui filait a toute allure vers un point bien préçis.
Alors que l'oiseau ralentissait vers l'entrée de l'Academie, signe qu'il allez arriver, Rurïl entendit un gros "BOUM", suivit d'un autre, et d'encore un autre, puis, un gros bruit de craquement retentit, suivit par des sortes de grognement joyeux. Le fauconnier ne put en tirer qu'une conclusion: Les Raïs étaient en train d'attequer l'Academie!
Il se posa sur une branche qui donnait un point de vue idéal sur la scène, et de là, il put tout observer en détails: la soif de sang des Raïs, les gestes endormis des quelques réveillés précosses et les corps gisants déjà par terre.
Il eut, comme premier sentiment, une once de peur, puis, se rappelant le carnage de son village, il se dit qu'il ne les laisserait pas se défouler une deuxième fois. Revigoré par la pensé du beau visage d'Eolys, Rurïl s'envola au dans le ciel, suivit de près par son rapce, se préparant au contre-assaut. Le fauconnier fit un rapide point sur ses capacités: il savait parfaitement se transformer en Oiseau, d'une manière général, et en Ours. Il maniait aussi un peu le loup.
Rurïl allait enfin pouvoir exploiter au maximum ses dons hérités...
Il fondit sur la cour de l'Academie, visant un petit groupe d'hommes-cochons qui s'attaquaient un un étudiant guerrier. L'impact allait bientôt avoir lieu, mais alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètres du choc, l'homme-corbeau mit toute sa concentration dans un ours imposant de stature et de masse musculaire, et c'est ce dernier qui s'abattit sur le groupe de Raïs, en en emportant trois au passage. L'impact fut sonnant pour Rurïl.
En quelques fractions de secondes, il avait vu ses plumes s'éffaçer dans sa peau et des poils épais et chauds sortir et pousser à une vistesse folle. Il était aussi passé de quelques centimètres à deux bonnes toises, ce qui était assez déconcertant, et le tout rajouté au choc était impressionnant!
Mais Rurïl n'avait pas le temps de faire le point! Se relevant le plus rapidemment que possible, il se tourna vers deux des Raïs, constatant au passage que la troisième avait était broyé sous sa masse. Pas de chance!
Il reporta son attention sur les deux autres Raïs qui devait se demmander pourquoi un Ours venu du Ciel les avait attaqués, mais il n'eurent pas le temps de finir leur raisonnement que déjà leur têtes partirent valdinguer loin de leur corps, sous le coup de patte imposant de l'homme-ours.



*Aaaaaaaaaahhhhhhhhhh! C'est fou comme un bon carnage de Porcs en furies peut faire du bien, pensa sincèrement Rurïl.*


Et Rurïl continua sa collection de cadavres, toutes les minutes plus imposante, mais trop impressionné par cette nouvelle carrure qu'il croyait invinsible, il en oublia de se défendre, et, petit à petit, des plaies s'ouvraient dans son corps, plus ou moins profondes, et son sang comencait à sérieusement sécouler.... mais biensûr, Rurïl, en tant que bon borné, laisser cela de côté et était pleinement dans l'offensive, même s'il savait que cela lui serait sûrement fatal.
Il finit d'achever son onzième pourceau quand il sentit une présence dans son dos. Il fit volte-face, et alors qu'il aller attaquer, il découvrit sous ses yeux Eryne, la même Eryne qu'il avait vu au bal de l'academie. Son côté humain reprit le dessus sur l'autre, beaucoup plus bestial, et il se calma sous l'oeil apeuré de la jeune-fille avant de lui donnait un grand coup de langue et de se re-transformer en homme.



"_C'est moi, dit-il. C'est Rurïl, ne t'inquiète pas, tout vas bien."


Et c'est en disant cela qu'il se rendit vraiment compte qu'il perdait gravement son sang. Il se retransforma en ours pour atténuer le choc et regarda Eryne, attendant sa réaction avec inquiétude. S'il continuait à se battre avec cette énergie, il pourrait bientôt dire a-Dieu à sa vie humaine...


_______________


~¤~
...La vie n'est qu'un enfant qui danse sur un fil d'incertitude
pour rejoindre la Lumière...
Merci a la personne qui m'a enfin créé un bureau! On commence quand les cours? =D
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Maître chantelame et marchombre
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Sam 13 Sep 2008 - 23:12

Il était aux alentours de minuit, et l’Académie était silencieuse. Beaucoup de monde devait dormir ou chuchoter dans les dortoirs, et la Lupus qui flânait dans les couloirs du 5ème étage devait être l’une des rares exceptions. Tifen ne trouvait pas le sommeil, et le fuyait, même. Trop de choses s’étaient déroulées en peu de temps, elle avait besoin de réfléchir. Assise sur le rebord de la fenêtre, elle écoutait le silence, perdue dans ses pensées.

BOUM

Le premier coup fit sursauter la jeune fille, qui se leva d’un bond. Quel était ce bruit qui envahissait soudainement les lieux, avant de repartir tout aussi vite ?

BOUM

Et ça recommençait, en plus. Il devait y avoir un problème. Le silence avait fait place au vacarme. Alarmée, Tifen commença à se diriger vers les escaliers, pour rejoindre l’entrée. Petit à petit, le bruit amplifiait, et la jeune fille accélérait. Elle avait fini par reconnaître l’origine du tapage nocturne. L’Académie était attaquée. Comme lors de sa première année. La Lupus mit peu de temps pour arriver au rez-de-chaussée, mais c’était déjà un carnage. Des cadavres de Raïs et d’élèves jonchaient le sol, et les combats allaient bon train. Instinctivement, Tifen attrapa son sabre et se jeta dans la bataille. Arro combattait là bas, elle l’avait aperçut, comme tant d’autres visages connus et inconnus. Soudain, la jeune fille retint un juron. Elle venait de reconnaître Ambre, de l’autre coté de la pièce, aux prises avec un Raï. Délaissa un instant son adversaire pour se observer sa sœur Corbac, et ne put éviter le coup qui lui entailla le bras gauche. Maudissant le guerrier cochon qui l’avait blessée, Tifen évita un autre coup et lui trancha la gorge. Elle devait rejoindre Ambre. Personne n’avait le droit de faire du mal à sa sœur. Personne. Surtout pas un gros Raï stupide. Mais un flot de combattants les séparaient, et la Lupus ne put pas faire trois pas sans être submergée par la masse. Elle voyait Ambre, Ambre qui était blessée. La colère et la crainte de perdre sa sœur Corbac envahirent la jeune fille. Qui poussa un cri de rage


-Ne touche pas à ma soeurette, sale Raï puant !

Sans prêter attention au sang qui s’écoulait de sa blessure, sans prêter attention au fait qu’elle était entourée de guerriers cochon, Tifen raffermit sa prise sur son sabre. Elle rejoindrait sa sœur, elle ne laisserait pas un Raï lui faire du mal. Coûte que coûte.


_______________
o0° On a toujours le choix. Il suffit de faire le bon °0o
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Marchombre
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 2:37

Et pendant que Julia, Amarylis, Enoriel et Mael mettaient leurs vies en danger pour elle, Elera s’envolait sereinement dans une noirceur sans fin. Pas de bruits de bataille, pas de douleur sur son corps, pas de mouvements brusques au champ de sa vision, pas d’odeur entêtante de sang, pas de goût de peur qui résonne dans ses os. Non. Rien que le silence, rien que le noir, rien que le rien. Et elle vagabondait là-dedans, sans penser, sans réfléchir, sans plus aucun problème. Elle était sans être. Elle était, tout en étant plus qui elle était… jusqu’à ce que quelqu’un décide de venir la sortir de sa torpeur. Au début, ce n’était qu’une chose différente, un rien qui n’en est plus un. Une présence. Ses sens mentaux commencèrent à se réveiller, alors que la curiosité la tiraillait.

*Qu’est-ce que c’est ?*

Elle s’approcha. C’était… quelqu’un. Mael, Amarylis ? Elle ne pensa pas à qui cela pourrait ou ne pourrait pas être. Tout ce qu’elle savait, c’était que ce quelqu’un voulait lui faire quitter le réconfort des ténèbres… Elle lutta, d’abord. Elle ne voulait pas partir. Mais après la curiosité, ce sont les souvenirs qui lui revinrent. Souvenir de bataille… elle… elle ne pouvait pas laisser des gens mourir pour elle ! Arrêtant de se battre, elle se laissa porter par la vague. Et s’échoua sur le rivage.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle vit le visage de la rêveuse aux cheveux bleus, puis celui d’un garçon qu’elle ne connaissait pas. Ah, si, il était en cours de lettres avec elle… ou de civilisation ? Elle ne savait plus. Elle essaya de se relever, et les ténèbres qui formaient encore une bulle autour d’elle se brisèrent d’un coup. Un feu d’artifice éclata dans sa tête, en même temps que ses oreilles bourdonnantes entendirent à nouveau les cris et le chant de Silind, en même temps qu’elle sentit le sang qui couvrait son corps. Pas le sien, heureusement, mais tomber inconsciente sur un terrain de bataille et sur des Raïs, de plus, n’aide pas à rester propre… Tout tournait. Tout bougeait. Elle regretta un instant les ténèbres, mais repoussa vite cette envie égoïste. Elle prit une grande respiration, laissant le feu d’artifice s’éteindre peu à peu pour ne laisser qu’un mal de tête tolérable derrière lui, puis repoussa gentiment l’aide des rêveurs.

- Ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une bosse.

Elle passa sa main dans ses cheveux, la retira avec une trace de sang qui séchait déjà sur ses doigts. Bon, peut-être que c’était plus qu’une bosse, en fait… mais il y avait tellement de gens autour d’elle qui était en pire état qu’elle. Alors aucune importance, elle allait bien. Oh, si elle n’avait pas été si sûre d’elle, elle n’aurait même pas été touchée ! Elle se sentit rougir de honte. S’être fait bêtement assommer, alors qu’elle était Marchombre… Elle se remit debout, attrapant au passage le bâton qui était toujours à ses côtés, la Dame en soit remerciée… puis vit Julia, et accouru à ses côtés. Enoriel était aussi présente, et Elera les regarda toutes deux en prononçant un mot.

- Merci…

Mais il n’y avait pas de temps à perdre en longs remerciements et gratitude. Le combat continuait… Les dettes de vie si importantes aux guerriers allaient bientôt dépasser un nombre important, mais pour le moment, ils devaient encore rester en vie. Et en voyant Julia, Elera se demanda comment elle tenait encore debout. Couverte de sang, ses vêtements à moitié déchirés, la sueur coulant sur son front, le cou rouge (et là, Elera compatit en comprenant qu’elle avait été à moitié étranglée, ayant été dans la même situation quelques mois plus tôt)… Elle semblait prête à tomber comme une pierre au moindre instant. Et pourtant, elle se tenait droite, comme si elle n’avait pas conscience de son état. Ce qui était probablement vrai… Elle la prit par le bras, la ramena de force, mais gentiment, vers les deux rêveurs, et se retourna pour se préparer à les défendre en murmurant entre ses dents.

- Julia, tu devrais te reposer, sinon tu vas te tuer…

Cette fois, elle fit bien attention et ne perdit pas sa concentration. Raïs bêtes, peut-être, mais Raïs forts quand même. Elle ne se ferait plus encercler. Plus tôt, elle avait agi avec plus de stupidité que les cochons qu’elle méprisait… Attrapant une potion d’invisibilité que lui passa Zethid Zac, elle commença à mettre hors d’état de nuire tous les Raïs qui s’approchaient trop près en pensant que rien ne se trouvait devant eux. Légèreté, Absence, Harmonie…

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Sentinelle
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 11:36

En entendant les bruits assourdissant qui résonnaient subitement dans l'Académie, Slynn sut tout de suite ce qui se passait, elle avait reconnu le bruit caractéristique d'un bélier qui venait frapper une porte à pleine puissance. Se précipitant sur une fenêtre qui donnait vue sur la cour intérieure de l'Académie, elle vit les gardes de l'Académie menés par Valen affluer dans la cour, armes à la main. Le combat tourna rapidement au désastre, les gardes n'étaient pas assez nombreux pour former une ligne et maintenir les Raïs dans la cour... nombre d'entre eux furent taillés en pièces par les Raïs et les survivants furent balayés et se replièrent dans les bâtiments les plus proches pour sauver leur vie.

Un groupe de Raïs chargea aussitôt l'aile principale, en défonça les portes d'entrée, et s'engouffra dans le hall. Revêtant à la hâte sa cotte de mailles, la Sentinelle ceignit sa ceinture d'épée et se précipita aussitôt au travers des couloirs de l'Académie, son épée bâtarde à la main. Elle n'eut pas le temps de contempler l'ampleur du désastre lorsqu'elle parvint dans le hall, elle avait déjà acquis la certitude que les défenseurs devaient se replier avant d'être tous massacrés. Se lançant dans la mêlée, elle cria :


- Repliez-vous dans la Grande Salle! Emportez les blessés, abandonnez les morts!


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 12:28

_Tu te sens bien ? Reste un moment derrière moi… on verra après.

C’était dame Til’Lleldoryn… elle était venue… Julia se relava, la main encore sur la gorge. Elle chancela un instant, se repris mais le spectacle du massacre dans le hall fit de nouveau tout basculer. La jeune fille s’appuya contre le mur et vomi tout son soûl sans même essayer de faire autrement. Quand elle se fut jugée mieux, elle essuya son visage de son bras et ramassa sa lame sur le sol, juste à côté d’elle.

De nouveau Julia vida son esprit. Elle n’avait toujours pas idée de ce que son corps pouvait comporter de blessure, grave ou non, elle ignorait totalement tout en ce sens. Seulement qu’à certains endroits sa peau semblait ouverte, et qu’un liquide chaud s’en échappait parfois, que le sang emplissait à nouveau sa bouche, et que son corps lui hurlait grâce.

La jeune fille fit abstraction de tout cela et entre autre du mal de tête qui commençait à la gagner. Elle se redressa et un gémissement plus qu’inattendue sortit de ses lèvres, mais aucune douleur ne vint arrêter sa manœuvre. La jeune fit une légère grimace, elle ne devait plus ressembler à grand-chose, si son corps en arrivait à gémir sans sa pleine conscience…

Elle se gifla sans ménagement et s’en sentit comme réanimer.

Julia perçut un mouvement sur sa gauche, et reconnut Elera. Son cœur en fut soulagé… la jeune fille lui sourit quand elle lui adressa un remerciement, et s’avança vers le maître archer quand son amie l’a poussa doucement, à sa grande surprise, vers les deux rêveurs plus loin, lui glissant :

_Julia tu devrais te reposer, sinon tu vas te tuer…

La jeune fille protesta immédiatement. Et se dirigea vers celle qui lui avait sauvé la vie, et se mit en garde près d’elle :

_Il en est hors de question Elera. –puis à l’adresse du professeur- Merci, ma dame… je vous en suis redevable. Subtilement Julia sortit un poignard de sa botte et le tendit à la jeune demi-faëlle. C’est peu, mais mieux qu’un simple arc pour l’instant. –elle attendit un instant puis poursuivit- Ma Dame, il faut évacuer Dame Amarylis et son élève. Notre perte à était grande madame, même bien avant que je ne vous aperçoive la boucherie à était lancé, le hall est pris, et bientôt nous ne pourrons plus nous replier… au début de la lutte, j’ai demandé à un de mes camarades de communiquer aux archers, l’emplacement du meneur Raï que j’avais réussit à localiser… mais il semblerait que l’information ne vous sois pas parvenu pour une raison ou pour une autre… l’avez-vous au moins aperçut, celui dont je vous parle ?… Arro, c’est son nom…

Un peu plus loin, une voix hurla le repli vers la grande salle.

_Quelles sont vos ordres, madame ? demanda Julia, alors qu’elle observait le flux d’élève s’incruster dans le lieu de replis dit, et que l’emprise de ses doigts sur sa garde, ne se renforce. Elle ajouta simplement, plus pour son compte que pour autre chose : Mon arc est tombé, mais je suis encore là, moi…

La jeune fille verrouilla sa garde et attendit, sois le premier Raï qui réussirait à passer le rideau de flèche que la demi-faëlle faisait pleuvoir sur eux, sois une quelconque indication du professeur à son ou leur intention.

Elle ignorait combien de temps, son corps supporterait encore le rythme qu’elle lui imposait, mais elle ne céderait, pas elle en faisait sa certitude, jusqu’au bout elle se battrait :

_Quelque sois la fin…

C’est alors qu’une paix immense lui pénétra le cœur, une paix intense, qu’elle connaissait bien. La chose qui lui faisait du mal, se réveillait mais ce soir elle n’aurait aucune emprise sur elle, car cette fois elle savait comment la rétracter.


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 12:34

Pendant que les combattants expérimentés (qui étaient les seuls survivants dans la cour) battaient en retraite vers la grande salle Vivyan continuait de retenir le flot de Raïs pour leur donner un peu plus de temps. A son grand soulagement Slynn était arrivée et dirigeait l'arrière tendis que Valen s'occupait de l'avant. N'ayant reçut aucune formation tactique la Dessinatrice suivait donc globalement les ordres donnés ou plutôt suivait le mouvement. Une fois que le groupe fut suffisamment éloigné la femme allait les rejoindre quand elle aperçut Ambre et Tifen face à un Raï décidément très coriace. Elle descendit alors rapidement dans la cour, attrapa Ambre par l'épaule et fit un pas sur le côté avec elle vers la Grande Salle après avoir donné une Voyageuse à Tifen, laissant quelques Raïs hébétés derrière elle.

Une fois arrivée Vivyan observa tous ceux qui se trouvaient là. Beaucoup étaient blessés. La Primat avait beaucoup utilisé son Don et devait se reposer un peu. Mais se souvint qu'elle devait voir Alatariel ou plutôt Dame Til' Valian, le soir même et qu'elle arriverait en plein charnier. Elle se rassura en pensant qu'elle saurait se débrouiller seule de ce petit désagrément.

Les tables avaient été poussées contre les murs des lits de fortunes étaient installées dans le fond de la salle. Elle se dirigea donc vers le fond et s'assit calmement au sol contre un mur en attendant que les choses reprennent.



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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 14:03

Le poignard avait atteint sa cible, sauvant de justesse Ciléa. Les deux félixia se mirent dos à dos et entamèrent un réel combat acharné. Mais Eryn faiblissait, elle maniait bien le dessin mais cela la fatiguait. Elle ne pourait tenir jusqu'à la fin...Pourtant elle devait essayer...pour Lou!

*Eryn!*

La jeune fille sursauta, Ciléa venait de la contacter par les spires, lui proosant une alliance. Eryn hocha la tête, ensemble elles devraient pouvoir créer quelque chose d'interressant. Mais quoi?
Une idée lui vint lorsqu'elle vit une boul de feu détruire un rai. Le feu, Ciléa maitrisait le feu et elle elle se débrouillait pas mal pour faire apparaitre des armes.
Elle fit parvenir son idée à sa camarade: des armes de feu...tranchantes et brulantes!

Puis par le biais des spires elle lui dit, plus déterminée que jamais:

*Dessines du feu, allie toi à mon arme. Quand je dis "maintenant" tu laches tout!*

Espérant que son message lui etait bien arriv et que la jeune fille est compris elle se lança dans l'imagination.
Une flèche...
Deux flèches...
Trois flèches...
Eryn ne put en dessiner plus. Elle aurait pourtant voulue. Mais les trois flèches demandaient un réel travail.
Tranchantes,
Aiguisées,
Mortelles...
Elle perçut la présence de son amie dans les spires. Parfait.
Le gout amer de la vangeance l'envahissait de plus en plus et ce fut d'une voix forte et emplie de volonté qu'elle hurla:

-Maintenant!

Les flèches fusèrent...Enflamées. Le plan avait fonctionné! Elles vinrent se planter dans trois rais. Les transperçant et les brulant. Devant la souffrance des guerriers cochons Eryn eut un sourire cynique. Enfin elle pouvait rendrejustice à l'homme qu'elle avait tant aimer. Le dueil avait pis fin grace à Julia, dans la foret, le lendemain du bal. A présent elle pouvait vivre...Mais la vue des rais l'avaient écoeuré, Lou était mort au combat contre eux. Ils allaient le payer! Un dernier hommage...
La félixia se rejetta de chef dans les spires et créa cette fois une lance, une seule, préférant garder ses forces. Ciléa s'associa de nouveau.

-Maintenant!

De nouveaux l'arme fusa, mortelle. Ell vint se planter entre les deux yeux du monstre qui les attaquait.
Les deux amies se battaient avec acharnement, mais elles faiblissaient. Eryn sentait ses forces s'épuiser peu à peu.
Plus elle dessinait moins elle sentait ses jambes lourdes la porter. Elle se tourna vers Ciléa, en sueur:

-Je n'en peux plus! Je dois me reposer un instant...Juste un petit instant et je reprends avec toi! Tu devrais faire de même, nous ne pourrons tenir à cette cadence longtemps! Rabattons nous!

Sans attendre de réponse ellese mit à courir pour se rabattre dans un coin où elle pourrait souffler un peu avant de retourner au combat.
Mais une mase imposante la stupéfia. Un ours! Un ours était en train de faire la peau aux rais! Terrifiant et imposant il donnait de grands coups de pattes de tout les cotés.
Soudain il se retourna vers elle. Eryn eut un mouvement de recul..D'où venait il? Etait il des leurs? En guise de réponse la bête s'approcha et lui donna un grand coup de langue, avant de se métarmofoser laissant apparaitre un jeune fomme qu'elle reconnut de suite malgré son regard bestial.

"_C'est moi, dit-il. C'est Rurïl, ne t'inquiète pas, tout vas bien."

Ruril s'apperçut alors de ses nombreuses blessures et se retransforma en ours. Eryn s'approcha de lui...et passa sa main dans le doux poil de l'animal. Elle cala sa tête contre la sienne, beaucoup plus imposante et poilue et chuchotta:

-Rurïl...

Un instant elle voulut fermr les yeux et se blotir dans son pelage mais un rai les attaqua et elle dut se jeter à terre en hurlant. Le choc l'empecha de dessiner. Le rai attaqua...

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Maître archer
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 14:23

Enoriel écoutait Julia sans grande attention, trop occupée à retenir la masse d’ennemis qui s’apprêtait à se jeter sur eux et que seuls ses flèches et son don pour le tir à l’arc retenait.
Elle entendit une voix familière, Slynn qui demandait le replis et Julia qui demandait ses ordres…
Ordre…abandonner le combat, quelle horreur, quelle humiliation ! Mais ils n’avaient pas le choix…


-Quelque soit la fin.

Enoriel chuchota:

-Oui…quelque soit la fin…

Son regard se voila, le monde devint flou un moment, l’élève lui glissa un poignard dans les mains, de simple facture, arme basique. Elle arrêta ses tirs, à cour de flèches et soupesa sa lame. Légère, cela fera l’affaire. Les raïs commencèrent à arriver par dizaine, elle se décida enfin à donner les ordres avec une voie sûre et rapide.

-On va se replier comme l’a dit Slynn, Mael porte le blessé qu'il y a un peu plus loin. Toi protège Amarylis de ton mieux, surveille les arrière, je me charge d’ouvrir un chemin.

Elle mit son arc dans son dos et se mit en position de garde en narguant les ennemis qui commençaient à redouter la faëlle. Elle avait oublié ses dagues faëlles dans son bureau et elle les regrettait amèrement à ce moment là. Elle s’empara d’un bâton qui sol, elle le cassa sur la nuque d’un premier guerrier cochon, il formait désormais un pique acéré. Elle le fit tournoyer au dessus de sa tête et appela en même temps Silind et Vivyan un peu plus loin, pour leur demander de ce replier sur eux pour accéder plus facilement à la grande salle qui était à l’autre bout. Elle trancha les gorge, et parmi les dizaines de guerriers, étant seule à l’avant, elle ne put empêcher un poignard ennemi à se ficher dans son dos. Elle hurla, la douleur lui fit monter les larmes aux yeux. Elle le laissa dans son dos, n’ayant pas le temps de se retourner tant le passage à frayer était ardu. Elle faisait confiance à Julia pour la sécurité de sa protégée, mais elle savait qu’étant devant, c’est elle qui prendrait le plus gros, et cela la rassurait en quelque sorte. Après d’autres blessures et des cris de rage, elle parvint près de la porte où elle s’effondra. Elle entendit des cris et des personnes qui s’approchaient mais elle les repoussa violemment. Elle se remit debout, le front en sueur.
Qu’est se qu’ils pensaient tous ?? A près tout elle non plu n’était pas invincible !!
Au milieux de tout ces ennemis, elle avait du faire un choix, frayer un chemin et être blessée ou alors périr sous le poids des ennemis, coincée à une centaine de mètre de la grande salle.
Elle respirait avec difficulté, le sang coulait et s vue se brouillait.
Elle entra dans la salle en titubant. Ils étaient sains et saufs.

Elle se débattait, des bras l'entouraient pour la soigner, elle ne voulait pas.
Enoriel se battait pour retourner se battre, elle était comme une furie.


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Maître rêveur
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 15:04

Le rai fut anéanti, Amarylis souffla et remercia l'homme qui venait de la sauver. Mais avant qu'elle n'ai eut le temps de se relever un autre profita de sa situation pour l'attaquer. Cette fois ce fut une élève de lupus qui la sauva de justesse. La rêveuse reconnut alors Julia.

_Par la dame et toute les goûles de ce monde, fuyez ! Mael vous attends ! Ne vous retournez pas, je vous suis…

Sans protester elle se mit debout et entreprit une nouvelle course.
Mael, ce devait être l'apprenti rêveur. Il n'était plus loin. Elle l'atteignait enfin qu'un léger cri la fit se retourner. Julia était en mauvaise posture. Elle s'arreta de suite et voulut courir à son secour mais la lupus lui hurla de ne pas s'arreter. Amarylis voulut protester mais il lui vint à l'esprit qu'elle ne pourrit rien faire, elle ne savait pas se battre! Elle vit alors Enoriel arriver pour les aider, soulagée elle continua sa course et rejoint Mael.
Elle lui offrit son aide en le fixant des yeux et en l'aidant à porter la jeune fille inconciente. Elle vit alors que des rais avaient repérer leur faille, ils se dirigeaient tout droit vers eux.

-Cours!

Amarylis entrainer de son mieux l'élève, sachant pourtant qu'ils n'échapperaient pas aux rais. Le corps de la jeune fille les chargeait et ils taient désarmés!
Des flèches vinrent les aider en se plantant dans les corps puants des guerriers cochons. Les deux rêveurs s'arretèrent et soufflèrent de soulagement. Ils furent alors rejoint d'Enoriel et de Julia. La guerisseuse leur sourit. Elle n'était plus seule à présent.
Alors que tous réfléchissait à une solution, Amarylis posa délicatement, avec l'aide de Mael, l'inconciente à terre pour l'examiner. Elle la reconnut alors, c'es elle meme qui était venue la chercher lorsqu'il y avait eut une bataille dans les appartements du maitre Valen! Elle proposa alors àMael d'exercer son don:

-Vas y, ce n'est rien de grave, tu peux facileent la ramener à nous. e t'inquiètes as je te suis!

Et elle laissa l'apprenti rêveur se lancer dans le rêve. Elle admira sa concentration malgré le remu-ménage de cette bataille. Il avait à peu près son age, en tous cas il n'était pas plus jeune! Cela lui faisait bizarre de guider une personne de son age, d'habitude c'était elle qui se faisait guider! Elle se reconcentra et le suivi, il semblait s'y prendre à merveille.
Il bloqua à un instant, stresse ou réelle dificulté? Amarylis l'aida et ensemle ils soignèrent la jeune fille.
Elle ouvrit les yeux. Voulut se relver avec difficulté...D'un même geste la guerisseuse et Mael voulurent l'aider, mais elle repoussa gentiment leur aide:

- Ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’une bosse.

S'ensuivit alors des discussions portant sur que faire à présent, ils ne pouvaient rester ici! Se serait se condamner à une mort certaine!
Ce fut Enoriel qui donna lemot d'ordre juste apres le cri de Slynn, leur demandadnt de se replier:

-On va se replier comme l’a dit Slynn, Mael porte le blessé qu'il y a un peu plus loin. Toi protège Amarylis de ton mieux, surveille les arrière, je me charge d’ouvrir un chemin.

Amarylis hocha la tête, que faire d'autre? Elle se tourna vers Mael et lui offrit de nouveaux son aide:

-Je vais t'aider! A nous deux nous pourrons soigner plus de blessés! Mais il faut pour cela les repérer! Je propose que l'on fasse en vitesse une ronde, l'un reste là où tous nous nous replions pour soigner, et l'autre, accompagné de quelqu'un pouvant se battre, recherche les éventuels blessés accessibles. Cela te convient-il?

Mais avant de pouvoir recevoir une réponse elle vit Enoriel se faire poignarder dans le dos. Amarylis hurla...
La maitre archer se traina l plu loin possible puis s'effondra, près de la porte.
Amarylis accouut vers Enoriel. Elle la prit dans ses bras mais celle-ci se débattait. Une furie! La rêveuse lui supplia de restr immobile mais Enoriel hurlait, pleurait, elle ne se controlait plus du tout! La jeune femme aux cheveux bleus failli meme se recevoir un coup tant la blessée était agitée! Celle-ci commença alors à parler de la mort...La guérisseuse sentit des larmes lui venir aux yeux...Elle supplia de nouveaux Enoriel:

-Enoriel je t'en supplie! Enoriel!!! Enoriel je suis là, je vais te soigner! Eoriel j'ai besoin de toi!!

Amarylis se sentait seule...Elle ne pourrait supporter plus longtemps cette folie soudaine! Elle hurla devant la souffrance de son ami...



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            Et toi, Invité, veux-tu connaitre mon histoire ?







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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 15:15

[Suite de ¤Nuit de Paix¤]




BOUM !

Un bruit tonitruant retentit, faisant trembler les murs et le sol de la chambre.

BOUM !

Le choc se répéta, encore plus violent que le précédent. Darek se redressa brusquement, déposant Aridna sur le lit à côté de lui. Celle-ci avait les yeux écarquillés et son visage reflétait la même stupeur que la sienne.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle.

Le géant secoua la tête et répondit :

- Je n'en sais rien, mais ce n'est pas normal.

BOUM !

Les bruits se répétaient encore, et Darek eut l'impression que la cloison du mur allait s'effondrer.
Il enfila rapidement son pantalon et son plastron de cuir noirs, ainsi que ses bottes de cuir souple. Il saisit sa hache et, après une hésitation, prit également son heaume noir sous le bras.
Le colosse se tourna vers Aridna.

- Reste ici, ordonna-t-il. Je ne sais pas ce qui se passe, mais je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.

CRAAACK !!!

Darek reconnut immédiatement ce bruit assourdissant ; la porte de l'Académie venait d'être enfoncée, l'établissement était attaqué !
Sans un mot de plus, il quitta la chambre en courant et se dirigea vers le Hall d'entrée. Il descendit deux étages, atteignit le rez-de-chaussée et longea l'aile est de l'académie en direction de l'aile principale.

Ce qu'il vit là-bas le stupéfia.

Une multitude de Raïs grouillaient dans le hall, massacrant les quelques élèves présents, tout juste sortis du lit. D'autres membres de l'académie arrivaient, mais des Raïs supplémentaires pénétraient sans cesse dans le hall.

Darek vit un jeune homme âgé d'environ dix-sept ans se faire transpercer le dos par un guerrier cochon alors qu'il parait l'attaque d'un premier Raï face à lui.

Alors, l'ardeur de la bataille et la soif de sang se répandirent dans son être, une colère et une violence dévastatrice s'insinuant dans son coeur et prenant possession de son âme. Il enfila son heaume noir, et l'insigne argenté en forme de hache à l'avant du casque brilla à la lumière d'une lanterne.

Le géant serra sa monstreuse hache à double-tranchant dans ses mains et, une flamme rageuse brillant dans ses yeux pâles, il hurla :

- VENEZ MOURIR, BANDE DE PORCS !

Puis il chargea les Raïs.




Le premier guerrier cochon qui lui fit face fut éventré par les lames de la hache. Un second s'interposa, mais l'arme de Darek défonça son armure avec une violence inouïe et le Raï fut propulsé en arrière puis tomba au sol, ses entrailles se déversant sur les dalles de marbre.

Le colosse continuait de trancher dans les formes sombres des Raïs, sa hache ne rencontrant aucune résistance et s'enfonçant encore et toujours dans les armures, faisant voler les heaumes et fracassant les crânes.

L'arme gigantesque s'abaissait et remontait sans cesse dans une gerbe de sang. La forme colossale de Darek avançait inlassablement parmi les ennemis, et les Raïs commençaient à reculer devant lui. Ils savaient que pour abattre ce guerrier terrifiant auquel rien ne résistait, il devaient pénétrer dans le périmètre meurtrier de sa hache pour pouvoir lui porter un coup. Mais cela signifiait pour eux une mort assurée...

Un cri étrange fut poussé par un Raï imposant à une dizaine de mètres de là, et les guerriers cochons qui reculaient devant Darek se ruèrent de nouveau face à lui, obéissant aveuglément à l'ordre de leur chef.
De nouveau, deux Raïs s'éffondrèrent.

Le géant n'avait aucune idée du temps qui passait, il ne se repérait même plus dans le hall, ne cherchant pas à voir le déroulement de la bataille et ne regardant pas une fois les autres combattants de l'académie, organisés en petites troupes menées par des professeurs. Au début, il n'entendit même pas le signal du repli.
Enfermé dans une rage et une frénésie destructrice, à cet instant précis, rien ne comptait plus pour lui que de tuer n'importe quel Raï à portée de sa hache.

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Maître archer
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 16:25

Enoriel sentait Amarylis dans ses bras, elle lui faisait de la peine, elle ne voulait pas qu’elle s’inquiète. La guérisseuse voulait la soigner mais elle s’opposait farouchement, il y avait encore du monde qui se battait, elle voulait y retourner. Elle se débattait avec force, non elle ne voulait pas se faire soigner. Elle tenta de se relever mais le monde était flou, il tournait et elle eut un mal de cœur, elle se pencha en avant et cracha du sang. Sa vue était brouillé par la perte énorme de sang.
Elle avait froid…trop froid, des frissons la parcoururent. Elle poussa Amarylis et réussit à s’arracher les trois poignards ennemis de son dos, cela aggrava l’hémorragie. Elle apercevait le monde autour d’elle, des formes humaines. Des élèves, la guérisseuse, des gens qu’elle ne reconnaissait pas. Elle entrait dans le monde des formes sombres et flous. Et froid…elle avait froid. Elle réussit à articuler:


-Je t’en supplie, ne me soigne pas, je te demande cela…comme dernière faveur.

Elle se pencha à nouveau en avant pour cracher du sang. Son corps était parcouru de frissons, elle tremblait de tous ses membres. Elle n’entendait pas le bruit alentours. Dans un monde à part, celui entre les vivants et les morts. Sa main vint caresser la joue humide de la guérisseuse, la faëlle ne voyait pu. Sa main froide essuyait les larmes de la jeune femme.

-Amarylis…ma protégée.

Elle entendit des sanglots, des cris mais tout était flou. Elle tenta de se relever mais elle ne réussit qu’à cracher de nouveau de sang et de se tordre de douleur. Elle était contente, la jeune femme respectait son choix. Elle était étonnamment sereine, était cela la mort ? Une délivrance ? Elle ne sut comment, mais elle réussit à se mettre debout, elle tituba sur quelques mètres, à l’aveuglette et retomba par terre. Des spasmes de douleurs la parcourut.
*saletés de porcs puants ! Je vous tuerai tous…*
Elle cracha de nouveau du sang, elle avait froid, ses dents grincèrent et ses lèvres vibrèrent sous l’effet. Elle ne se rendait pas compte qu’elle nageait dans son sang, qu’elle était pâle et qu’elle était parti vers un autre monde…celui des morts. Elle se contorsionnait sur le sol en pierre, le visage déformé par la douleur. Elle avait perdue beaucoup de sang, ses blessures multiples étaient inquétiantes, mais elle était sereine, elle avait sauvé quelques personnes...
Noir.
Froid.
Pourquoi il faisait froid ici ? Où est la lumière ? Ah, là bas, elle pouvait presque tendre la main vers elle, capter les rayons sur sa peau. Un tunnel, long et tout droit, comme un couloir, un passage.
Un passage, mais de quoi à quoi ? Elle ne savait pas mais elle avait qu' une seule envie pour l’instant, atteindre cette lumière chatoyante.
Blanc.
Chaleur.
Douleurs.




[Je reffuse de me faire soigner, elle guérira à l'ancienne, merci. En tout cas utilisez l'art du rêve juste un peu, histoire qu'elle reste en vie, mais le reste à l'ancienne.]


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 17:05

Et sa vie défila très rapidement devant ses yeux..
Pas assez vite à certains moment, malheureusement. Et c’est ce qui empêcha le vaillant professeur de reprendre ses esprits, alors que la hache glissait en une parabole mortelle vers lui, luisant à la lueur de chandelles brisées ou abîmées. Pas même le loisir de revoir le portrait avant de passer la plume à gauche.. Et les élèves qui allaient mourir également, et le monde qui allait s’effondrer.. Et lui, Duncan Cil’ Eternit, qui n’était pas même capable de tenir une arme dans le bon sens ou de faire face plus de trois secondes à un bête Raï.
Ah, il était beau le professeur, à terre, sur le point d’être éventré sans avoir pu protéger le monde.. Ni avoir trouvé un moyen de la ramener.

Mais la chance vint à son secours. Zethid Zac, qui combattait non loin, le débloqua de sa situation pourtant léthale, en engluant le Raï, qui se débattait à présent sur le sol, à l’apparente merci du professeur de lettres et civilisation. Et cette injonction à en finir avec le guerrier cochon.. Duncan regarda la lame encore immaculée qu’il avait entre les mains, puis l’adversaire qui émettait des cris porcins, les yeux apeurés à l’idée d’être tué. Et le jeune homme ne pouvait s’y résoudre.. Il ne voulait pas tuer, il ne pouvait pas tuer, il ne savait pas tuer.. Alors, désespéré, déchiré entre ses principes, il jeta un coup d’œil alentour. Les élèves tombaient, blessés ou assommés, certains combattaient, couverts de blessures et ne s’en souçiant pas ; d’autres enfin, pâles comme la mort, défendaient vaillamment un camarade à terre, qu’un Raï avait abattu.. Et les morts étaient nombreux dans les deux camps..
Ca ne pouvait plus durer. Il était un homme, un des seul à n’être que très peu blessé, valide et sain. Il était armé. Il devait défendre ces gosses, qui ne demandaient qu’à survivre.. Il devait se battre à leur côté.
La main tremblante, Duncan se tourna vers son ennemi. Et l’acheva rapidement, les yeux fermés et les lèvres pincées. Et le sang gicla de la blessure, tâchant l’habit de nuit du professeur, dont la conviction se trouvait renforcé par de nouveaux blessés. Jamais drame pareil ne s’était produit devant ses yeux.. Et pour la première fois de sa vie, l’homme réfuta ses principes pacifistes, et l’arme au poing, se rangea auprès de ses élèves pour combattre.
Il n’était pas un bon combattant, n’ayant jamais tenu de lame, et sa condition physique faisait qu’il finit bientôt à bout de souffle, à combattre avec l’énergie du diable. Et les blessures se multipliaient sur son corps trop peu musclé, alors qu’une poignée de Raïs tombèrent sous ses coups néophytes. Il tuait pour survive.. Mais son visage prenait la couleur de la lune, à mesure que des entailles se formaient dans ses habits, seule barrière contre la peau.
Dame, qu’il regrettait de n’avoir revêtu des habits de circonstances, et de s’être fourré dans ce guépier dans sa tunique de laine fine !

Plus le choix.

Une voix parvint dans le chaos ambiant, celle de la Sentinelle Ar’ Kriss, qui les enjoignait tous à se replier dans la Grande Salle afin d’assurer les défenses. Et Duncan ne trouvait rien à redire à ce choix, n’y connaissant strictement rien en tactiques de combat. Aussi, dans le même élan que la plupart des autres, il se rua dans la Grande Salle, que tous parvinrent à barricader de tables et d’autres objets. La trève s’installa. Les blessés étaient transportés sur le bois des tables restantes. Les rêveurs étaient partout.
Partout, du sang, des larmes, de l’horreur, des blessures, mais aussi du courage et de l’espoir.. Marchant d’un pas titubant à travers la salle éclairée de chandelles vacillantes, l’homme lâcha l’arme tâchée dans un bruit de fer clinquant. Il était tellement bouleversé par la mort ambiante, que ses doigts ne cherchèrent même pas à retenir l’arme. Il déambulait, attendant la reprise des combats, sur le point de défaillir. Parfois, il glissait une parole réconfortante à un élève blessé, dont le visage lui était familier de ses cours. De temps à autre, il aidait à panser une plaie, une brûlure ou une entaille, connaissant les rudiments de son éducation. Il faisait ce qu’il pouvait, Duncan..

Alors que le professeur allait au fond de la salle chercher d’autres compresses dans les coffres de soin, son regard tomba sur Enoriel Til’ Lleldoryn. Que personne ne soignait. Qui gisait à terre, parcourue de spasmes léthaux, le sang tâchant ses habits et les carreaux du sol. Le regard voilé et lointain. Le premier réflexe de Duncan fut de s’immobiliser. Horrifié.
Puis il tomba à genoux, plus de fatigue que de nécessité, et se pencha sur le corps blessé ; le cœur allait partir d’un instant à l’autre, l’inconsciente et le froid gagnaient petit à petit les membres meurtris. Affolé, Duncan cria au hasard de la salle :


- Rêveur ! Il lui faut un rêveur, vite ! Mais bougre, pourquoi personne ne s’en est aperçu, que les rêveurs viennent vite, Dame Til’ Lleldoryn ne pas va tenir toute la nuit !


La voix tremblait, sur la fin. Sans vraiment le savoir, des larmes coulèrent lentement sur les joues de l’homme de lettres. Le désastre de cette nuit lui ravageait le cœur, lui qui croyait vraiment à la sécurité des lieux, à la vie de ses élèves et des collègues.. Et il ne savait rien y faire, l’incapable ! Il allait mourir bêtement, sans savoir se battre, sans avoir trouvé de moyens de les défendre, de sauver l’Académie ! Et dans la mort, il s’en voudrait pour l’éternité..

Une rêveuse, dont le visage était inconnu à Duncan, arriva alors. En déroulant son rêve sur la vie de la femme gravement lésée, elle murmura une explication à l’homme, lui narrant que Dame Til’ Lleldoryn ne voulait pas de soins. Hors de lui, Cil’ Eternit rétorqua, la voix étranglée :

- Je m’en moque de vos excuses ! On ne laisse pas mourir les gens comme ça, le regard désolé, sous prétexte que les blessures sont trop graves ! On ne les laisse pas mourir ! Pas à nouveau..
Pas une nouvelle fois..


Une vague de souvenirs envahit l’esprit ravagé de l’homme lettré, qui s’affaissa doucement, les yeux dans le vide et le menton tremblant. Après s’être assuré qu’on maintenait l’archère en vie, il se releva, la colère imprégnant son être, ce qu’il n’avait jamais éprouvé avec autant de hargne et de conviction. Et attrapa une épée qui traînait là, pour la prendre dans sa main. Les larmes coulaient toujours. Mais ce n’était plus important.
Plus aussi important que de ne laisser personne mourir ce soir. Parce que personne ne méritait de mourir. Et il atteignit un groupe d’élèves, dont il reconnut Elera et Julia, qui avaient finalement été ramenées dans la grande Salle avec les autres, à sa grande surprise. Et il leur murmura, les dents serrées :

- Je vais avoir besoin de votre aide. Les Raïs vont arriver avec leur bélier et à nouveau défoncer la porte, pour tuer tout le monde. Nous devons les en empécher. Vous savez toutes les deux grimper, n’est-ce pas ? Vous êtes bien plus douées que je ne le serai jamais. Quand vous aurez repris des forces, prenez un arc –je sais que vous avez une excellente visée- et montez dans les poutres.. Quand nous les retiendrons, au sol, il faudra les tuer de haut.. Mon esprit tactique ne vaut pas grand-chose, mais je ne peux supporter de voir mes élèves tués sans faire quelque chose.. Alors restez en vie, c’est tout ce que je vous demande.

La fatigue le prit de court, et, en attendant la reprise du combat, il s’adossa au mur latéral de la Grande Salle, les bras repliés autour de la poitrine, séchant de temps à autres les larmes qui coulaient de ses yeux. Il était parmi les moins blessés des gens encore vivants, et était un incapable.. Il aurait tellement préféré échanger sa place avec Dame Til’ Lleldoryn, qui aurait sû défendre les élèves mieux que lui..


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 17:10

(dsl du très long retard mais personne ne voulait me laisser l'ordinateur et en plus j'ai plus trop d'inspi)

Aroy continuait toujours à se battre quand une autre jeune fille arriva elle cria quelque chose qu'Aroy eu du mal à entendre, il se retourna donc et regarda la nouvelle dans les yeux, il lisait la haine, l'inquètude et une rage contenue, une proie facile à vaincre. Il sourit émis une duite de grognement, c'était sa langue natale, pas celle de ces chiens, il désigna la fille du doigt aussitöt deux gros raï enragés, avide de sang se précipitèrent vers Tifen, c'est là qu'il comprit qu'elle était différente, un peu comme l'oreille pointu en plus différent.

*Il va falloir que je prévienne Dolohoiv.*

Sa crainte fut confirmer quand il vit son sabre, une lame batarde au yeux des raïs, ce qu'il vit de l'autre coté le mit encore plus en rogne, les raï s'enfuiyait devant un ennemis, assez costaud certes, mais un ennemi tout de même. Il lança un grognement assourdissant, à faire dresser les cheveux des élèves aux alentours. Aroy s'estima ensuite satisfait de l'ardeur mis au combat, ses troupes revalganiser par l'ordre de tuer qu'il venait de crier. Il se dirigea vers sa victime, mais celle ci avait disparu, il avait juste le temps de voir une femme, assez belle selon les critères humain la prendre et faire un pas sur le coté avec la blesser. Hargneux, il regarda autour de lui, et il vit tout le monde se replier dans une salle, boullonnant de colére, il cria.

-Misérable vermine, battez vous si vous êtes des guerriers!

Le cri se répercuta, si bien que tout le monde l'entendit, il regarda la lune que l'on voyait à travers l'immense porte, encore trois heure à pouvoir se battre.

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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 20:05

La dame ne répondit même pas à la question, de la jeune fille, et durant une fraction de seconde Julia ne put s’empêcher d’imaginer le pire, à savoir qu’elle avait peut-être envoyé Arro à la mort. La jeune fille chassa cette idée de son esprit, et se focalisa entièrement sur sa nouvelle mission s’élançant sur les pas, de l’une des personnes qu’elle admirait le plus depuis le jour de sa naissance. Elle ne se posa aucune question, et frappa, esquiva, virevolta, trancha, brisa, glissa, encore et encore toujours en suivant la jeune femme vers le lieu de replie. Elle sentit certain choc lui déchirer le corps, mais la douleur ne venait toujours pas. Julia s’en étonnait chaque seconde, et une pointe d’inquiétude l’a gagna à ce sujet, la sensibilité l’avais totalement quittée, de façon peut-être même définitive. Elle serait en train de mourir qu’elle ne sentirait que cette fade fatigue qui gagnait tout ses membres. Que devait-elle en penser ?

Julia redoubla de sauvagerie dans ses coups, si c’était la dernière foi, autant que cela soi mémorable. Amarylis était près d’elle et personne ne la toucherais ! Quelque part non loin, elle entendait les dégâts que réalisait Elera chez les Raïs, et la grande porte se rapprochait.

L’espoir naquit de nouveau dans le cœur de la jeune fille qui battait à tout rompre, mais la suite l’a fit retomber de haut.

Arrivé près de la porte, ils s’incrustèrent tous et ceux-ci furent refermer immédiatement par ceux déjà en place dans les lieux et dame Til’Lleldoryn s’écroula.

Julia fit un mouvement vers le professeur, mais jugea cela inutile voire dérisoire, un frisson de désespoir parcourut la salle, les cœurs se serrèrent.

Où était donc le seigneur Til’Leldoryn, et le grand maître Merwyn à cet instant? Julia s’obligea à détourner le regard de la jeune femme, quand celle-ci demanda comme vœu qu’on ne le soigne pas.

La jeune fille se tourna alors vers les autres et les passa en revu. Dame Amarylis était paniquée mais semblait en un seul morceau, Mael peu importait et il aurait était étonnant qu’il eût quoi que ce sois, et Elera s’étaient démenées était près d’elle. Elle lui demanda alors :

_Tout va bien ? Comment te sens-tu ? Rien de grave ?

Son amie n’eut pas le temps de répondre, car le professeur de lettre fit son apparition, catastrophé par l’état désastreux de la dame Til’Lleldoryn. Il se mit à réprimander avec raison, la dame Amarylis, tétanisé par la demande de sa collègue, et qui tentait d’expliquer cela au professeur emporté, en tout bien tout honneur cela dit, vue la situation et le fait qu’il n’avait pas assisté à leur entré dans la salle.

Puis au grand étonnement de Julia, il se dirigea vers elle et Elera, la mine déterminée.

_Je vais avoir besoin de votre aide. Les Raïs vont arriver avec leur bélier et à nouveau défoncer la porte, pour tuer tout le monde. Nous devons les en empêcher. Vous savez toutes les deux grimper, n’est-ce pas ? Vous êtes bien plus douées que je ne le serai jamais. Quand vous aurez repris des forces, prenez un arc –je sais que vous avez une excellente visée- et montez dans les poutres.. Quand nous les retiendrons, au sol, il faudra les tuer de haut.. Mon esprit tactique ne vaut pas grand-chose, mais je ne peux supporter de voir mes élèves tués sans faire quelque chose.. Alors restez en vie, c’est tout ce que je vous demande.

Un sourire entendu se peignit sur les lèvres de Julia. Ce professeur l’étonnerait toujours ! Les poutres ! Bien sûr ! Elle y aurait peut-être pensé c’est vrai, mais beaucoup trop tard, mais lui… en guise de réponse la jeune fille inclina respectueusement tête et guetta la réponse de sa partenaire, mais lui fit comprendre qu’elle, elle irait avec ou sans son assistance.

Le regard de la jeune fille se promena alors au plafond, explorant déjà son futur terrain de combat.

_Il ne reste plus qu’à me trouver un arc et un nombre conséquent de flèches…

Julia déchira tout ce qui restait du bas de sa tunique et entreprit de garroter, les parties sanglantes de son corps, qui lui était visible. Mais en somme le travaille ne valait pas grand-chose elle le savait bien… mais ne disait-on pas, à la guerre comme à la guerre ?

Une tension palpable s’installa dans la salle, alors qu’elle aperçut non loin la dame Vivyan, elle s’adressa de nouveau au professeur :

_Pardonnez-moi mais… elle se rapprocha encore pour n’être entendu que d’elle. Où son donc, messire Merwyn et Til’Lleldoryn ? Mais plus urgent et important, l’empereur à t-il bon regard sur cette académie, monsieur ? Nous porterait-il main forte si un appel à l’aide lui était lancé ? Enverrait-il des renforts ? Je veux dire… regardez autour de vous… nous sommes peu, mais tous ne doivent pas être présent ici, ce serrait impossible… et même en admettant que ce que je vous demande est faisable, il est vrai qu’un certain temps s’écoulerait avant l’arrivé de possibles renforts. Mais au moins tentons de donner du temps à certain, pour une probable fuite… monsieur, je… la désertion n’est ni mon fort, ni un élément de mes principes, mais… la moitié de cette salle est blaisé et sa moitié encore, n’est plus en état de combattre comme la dame Til’Leldoryn, ne serait-il pas bon, de pouvoir le évacuer quelque part ? Trouver une solution, quoi ! Qu’en pensez-vous ?

La jeune fille parcourut du regard la salle, mais n’aperçut toujours pas Arro. Peut-être n’était-il même pas allé sur sa requête… maintenant qu’elle était dans ce sentiment de doute, elle aurait aimé ne lui avoir rien demandé un peu plus tôt. Il était peut-être tombé par sa faute, et son regard qui ne trouvait pas non plus Kuschumaï !

Un arc isolé par contre, lui sauta à l’œil, et elle se promit d’aller se l’approprier dès que possible. Il fallait faire vite, les morts ne se conteraient qu’après la fin du combat. Et celui-ci n’était pas terminé.


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MessageSujet: Re: Un nuit sans lune (celui qui ne poste pas, je le tape)   Dim 14 Sep 2008 - 20:45


Winry avait été emmenée loin de la bataille après qu'un professeur l'eut soigné. Celle ci lui avait conseillé de ne pas bouger pour ne pas ouvrir la plaie. La jeune fille avait obtempéré mais sans beaucoup de conviction. La bataille faisait rage et elle bouillait de rejoindre ses camarades.
La Marchombre ne put se retenir plus longtemps et elle se leva. La voix de Julia résonnait encore dans sa tête. Winry n'avait pas put la rejoindre, trop occupée à démolir des raïs, mais ses cris et les cris de tous les élèves lui donnaient l'impression d'avoir la tête qui explosait.
L'adolescente déboucha dans le hall. Les cadavres puants des porcs se mêlaient à ceux des élèves, créant une odeur atroce. Winry plissa le nez et se saisit de son arc. Il n'y avait plus que deux flèches dans son carquois. Elle se mit alors à la recherche de flèches pas trop abîmées. La jeune fille en arracha quelques une des cadavres et en prit d'autres tombaient à terre. Elle évitait toute confrontation pour le moment. Se préparant du mieux qu'elle pouvait à reprendre le combat. Une fois son carquois remplis elle encocha une flèche et visa un guerrier cochon qui attaquait un élève désarmé :

- Prends ça gros porc puant.

Et elle lâcha la corde. Le trait fila aussi vite que la lumière et vint se planter dans le crâne du raï :

- En plein dans le mile. Qu'est ce que tu dis de ça hein sale bête ?

Un porc chargea Winry et sans qu'on l’ait vu, son poignard avait transpercé la bestiole. La Marchombre arracha son arme sans ménagement du corps du guerrier et elle scruta les alentours. Les élèves se faisaient submerger par le nombre de guerriers cochon et ceux ci prenaient de plus en plus de terrain. La jeune fille hésita un moment et se mit à courir vers les gens de l'Académie qui formaient des rangs de défense tant bien que mal. Elle passa les lignes adversaire en égorgeant quelques raïs sur son chemin et finit par rejoindre ses camarades. Ils devaient faire retraite, sinon tout était perdu.

L'adolescente aperçut le Zethid Zac, Julia et Duncan Cil' Eternit. Winry inspira un grand coup, elle s'apprêta à les rejoindre mais un raï la prit par surprise. Elle était tellement énervée que son poing fusa et écrasa dans un bruit écoeurant le groin de la créature. Winry n'avait plus la tête à se battre. Son grand souci était de sauver les élèves. Ce fut sur cette pensé qu'elle se dirigea vers les professeurs.


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 21:14

[Winry, édite ton message, il s’est passé bien des choses depuis ton dernier post, et le tien est assez carrément hors sujet.. Rolling Eyes ]

La fatigue prenait petit à petit raison de son être, instillant une torpeur traître dans ses veines, alors que la salle reprenait petit à petit son calme, s’occupant des blessés avec un peu moins de précipitation. Les lumières étaient tamisées avec des chiffons, afin de n’aveugler personne et de dispenser suffisamment d’éclairage aux rêveuses et autres aides soignants. Et la nuit avalait nombre de souffles trop faibles, de derniers souffles pour certains des blessés. Duncan, simplement à bout de souffle, examina tout de même les blessures qu’il avait reçu. D’un regard, il compta quelques entailles sur les bras et les jambes, et une blessure plus profonde au flanc, causée par une erreur de garde. Mais quand son regard se posa sur Julia, qui ruissellait littéralement de sang et garrottait comme elle le pouvait les blessures qu’elle pouvait atteindre, il se sermonna intérieurement, et oublia bien vite ses petites égratignures qui en temps normal, l’auraient fait bondir au plafond et s’évanouir de terreur devant trois gouttes de sang. Mais là.. Il avait vraiment d’autres choses à penser que tomber dans les pommes.

On entendait dehors le tumulte des Raïs qui se mouvaient, cherchant un moyen de pénétrer la grande Salle. Heureusement que les hautes fenêtres étaient protégées par un fossé et un double vitrage, sans quoi elles auraient vomi des escadrons de guerriers cochons.. Et personne n’aurait été vivant pour narrer les mésaventures de l’Académie. Et cette pensée affligeante acheva de briser les quelques défenses que l’esprit de Duncan s’était imposé. Il tremblait, malgré sa gravité qui croissait à mesure que les minutes s’égrénaient, comme des gouttes de sang sur un linge malpropre.
Ploc. Ploc. Et il serrait la garde de son épée anonymée. Plic. Et il pleurait encore un peu, tentait de se retenir. Ploc. Mais l’honneur de l’homme ne l’atteignait pas, et perdre un peu le contrôle n’était pas un déshonneur. Plic.

Julia l’apostropha à nouveau, lui catastrophée. Et proposa quelque chose à laquelle il n’aurait jamais pensé, n’ayant jamais dû faire appel à l’Empereur dans le passé.. Mais seulement, il s’en mordit les lèvres. N’étant arrivé que depuis peu à l’Académie, comment aurait-il pû en découvrir les liens avec l’Empereur, ou tout simplement savoir où se trouvait le fondateur Merwyn, qu’il n’avait pour ainsi dire jamais croisé depuis son arrivée.
Il aurait tellement voulu pouvoir répondre aux questions de la Lupus.. Mais encore une fois, il était incapable. Incapable, incapable.. De répondre à une simple question, bon sang !
Détournant le regard, il tentait de conserver l’image positive qu’il se voulait d’avoir en permanence devant les élèves pour servir de soutien moral.. Sans vraiment y arriver.
Haussant les épaules de faiblesse, il répondit d’une voix basse :


- Je n’en sais rien, ma pauvre Julia.. Vous savez que je suis arrivé ici quelques semaines auparavant, et j’ai le regret de devoir vous dire que l’endroit où se trouvait Merwyn a toujours été pour moi un grand mystère.. Je ne l’ai jamais croisé, ce soir non plus.. Valen Til’ Lleldoryn doit être en train de combattre ailleurs dans l’Académie, ou alors il peut très bien être dans cette salle sans que je ne l’eus croisé.
Quant à l’Empereur.. je n’en ai strictement pas la moindre idée, j’en ai peur. Mais Vivyan saura très certainement envoyer un message à la garnison la plus proche. La garde d’Al-Poll devrait répondre à l’appel.
Dans tous les cas, nous ne sommes pas seuls.. Même si la situation semble prouver le contraire.

Serrant les dents pour contenir son désespoir d’homme peu habitué à des situations critiques, il lui lança un regard désolé. Mais le reste de sa proposition lui revint en mémoire. Peut-être pourraient-ils mettre certains des blessés à l’abri plus loin dans le Parc, près de la cascade notamment, cet endroit qu’il fallait connaître pour le trouver. Quoique, non. L’hiver venait à peine de se terminer, et nombre de blessés graves mourraient de froid plus que d’autre chose. Il fallait trouver une solution pour que le plus de monde puisse survive.. Jetant un coup d’œil las vers la fenêtre, il examina les environs. Rien qui puisse héberger des blessés. Diantre. Cette salle était bien leur dernier refuge..

- Mais fuir par où ? Il n’y a qu’une seule entrée dans cette salle à ma connaissance, et fuir par les fenêtres alerterait les Raïs et nous couperaient toute retraite.. Bon sang, ce monde est décidément pourri !

Les nerfs lâchaient petit à petit, à mesure qu’en plus des évènements de la journée, d’autres de son passé ressurgirent.. La mort, impossible à éviter, la mort que l’on attend, la sachant et la sentant venir.. Il se laissa glisser le long du mur, et s’assit, l’épée sur les genoux, au comble du désespoir.


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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 21:36

Wenn entrouvrit les yeux. Elle gisait dans une flaque de sang. Autour d'elle, des pieds s'agitaient dans tous les sens, et des cris s'élevaient dans la plus grande panique.
Elle voulut se redresser, mais son corps refusa de lui obéir. Puis elle tenta de rassembler ses souvenirs. Tout lui revint peu à peu : un raïs. Une pomme. Une immense douleur. Déchirante. La chaleur du sang. Puis un trouble et un grand trou.
Dans un ultime effort, elle parvint à glisser ses doigts jusqu'à son sabre, et poussa un long soupir de soulagement. Puis elle tenta de tourner la tête pour mieux comprendre la situation, mais ses yeux se refermèrent malgré elle...



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Wennie l'ourson, la jeune fille qui floodait plus vite que son ombre. XD

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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 21:57

Les évènements s'enchaînent toujours à une vitesse vertigineuse durant les batailles. Surement parce qu'au moment où les lames se croisaient, les êtres vivants ne réfléchissaient plus aux conséquences.
La seule idée percutante c'était de survivre. Tous les coups étaient permis, les règles de l'art de l'escrime perdaient tout leur sens, on fauchait les vies comme les paysans les blés, avec méthode, avec efficacité. Que ce soit le plus rapide possible... et le moins fatiguant.

Ambre, d'ailleurs était en train de fatiguer sérieusement. Le raï lui était clairement supérieur en force (et vous n'imaginez pas ce que ça peut faire d'admettre ça quand on s'appelle Ambre Naeëlios, et que la volonté est votre principal moteur de résistance).
La jeune fille, donc, commençait à se résoudre à son destin de cadavre, puisque même les interventions les plus héroïques d'inconnus ne parvenaient pas à lui faire prendre le dessus de ce duel...
Elle sentit son pied buter contre quelque chose, qui s'avérait être un visage exsangue, éternellement figé en une grimace d'effroi.

Elle en resta hébétée une demi seconde.Dire que seulement quelque secondes auparavant, elle était presque résolue à mourir.
En poursuivant la lutte, oui... mais accepter de mourir au combat.
Après tout, la mort était la seule voie qui attendait les hommes, toutes celles qu'ils avaient inventé ne menaient qu'à elle. Les marchombres la bravaient, les dessinateurs la réinventaient, les guerriers en faisaient un art, et les Ts'liches et raï un rituel... Pourquoi tenter de s'y soustraire? C'était le bout du chemin. L'accès aux étoiles.
Il était dit que ceux qui mourraient en défendant ce qui leur était cher (à eux, ou à leurs chefs, mais ça, c'était une autre histoire) étaient des héros, et que leur mémoire serait honorée.
Mais ce visage, là, maculé de poussières, à moitié écrabouillé, tellement abimé... Si c'était ça, mourir en héros. Autant attendre une bataille un peu plus valable pour l'ensemble de Gwendalavir...

bref, pas ici, pas face à cette créature de cauchemard, pas... sans s'être assuré que sa soeur d'arme survivrait, et pourrait devenir à son tour une légende. Pas avant d'avoir payé ses dettes, et de l'avoir serré encore une fois dans ses bras.
Un hurlement retentit à son oreille plus fort que tous les autres.
Elle était en vie. Un regard lui apprit qu'elle était même déchaînée, et prête à braver le gros des troupes des porcs!
Certes, elles ne se ressemblaient physiquement pas, les soeurettes de l'étrange. Mais elles avaient cette rage de vaincre en commun; cette fureur à la simple idée que quelqu'un pouvait faire du mal à l'autre.
Si à cet instant, le raï l'avait attaquée, elle serait morte, tout à la contemplation de sa soeur d'arme.

La natte emportée au loin, par ses mouvements amples, et son regard... ce regard meurtrier, déterminé, furieux...
Il fallait réagir, poursuivre l'action, ne pas se laisser dépasser. Il fallait bondir; se diriger vers la salle, en retrait, à toute allures... tenir le coup ne serait plus un problème. La volonté revenait à toute allure, et avec elle, la douleur, pourtant lancinante qui émanait de sa cuisse, son bras, et même de tout son corps semblait se réduire à l'état de vulgaire gêne.
Elle allait bondir, faucher la gorge de ce monstre de Raï en traitre, certes, mais quand même! Puis elle foncerait aider sa soeur d'arme!
... ou pas.

Une main se posa sur elle, et il sembla à la jeune fille qu'elle plongeait... dans ces maudites spires! Mais qu'est-ce qu'elle faisait... dans cette salle, au milieu de tous les académiciens?!
Se tournant pour voir la-future-cadavre-qui-l'avait-entraînée-loin-du-champ-de-bataille, Ambre avait son air le plus féroce.


-Mais vous êtes incosciente, ou quoi, damnée imbécile?! J'allais gagner, et ma soeur est encore là-bas, repartez tout de suite, et allez la chercher!

Giffle suprême à son orgueil, la Dame ne sembla même pas s'apercevoir qu'elle parlait, et tourna les talons. Ambre la traita mentalement de tous les noms, mais dans l'urgence, s'échiner contre la dessinatrice n'avait aucun sens: il fallait sauver Tifen!

-Laissez-moi passer? ...Blessée? Mais vous êtes aveugles ou aussi décérébrés que ces porcs, bkon sang?! Tout le monde est blessé! Laissez-moi passer, ma soeur est là-bas! Ma soeur est là-bas, je dois aller la chercher, mais tu vas me laisser!! Faut que j'y aille faut que...

Et à force de pousser, de jouer des épaules et de menacer... elle se retrouva nez à nez avec l'intéressée. Moment hébété probablement parce qu'en voyant quelqu'un sur son passage, Ambre n'avait pas réfléchi (pour changer) et l'avait gifflée. Le regard interloqué, un peu perdu, un peu choqué par le sang de sa soeurette, elle aussi blessée.
Elle se jeta pourtant dans ses bras, grimaçant après coup, le visage enfoui dans son cou.

-Merci ma Dame, merci, tu es vivante, tu es vivante, tu es vivante... Viens, ils vont te soigner, j'vais t'amener!

Certes, elle était elle-même plus blessée, mais ça n'avait aucune importance. Sans se laisser démonter, elle attrappa Tifen par la main, refit le chemin inverse vers les lits des blessés, bousculant sans vergogne le moindre vermisseau qui lui barrait la route.
Oui, l'état de choc se manifestait différemment suivant les personnes.
Chez Ambre, c'était une frénésie paniquée, une sorte de boule de joie et.. elle devait vraiment passer pour une folle, échevelée, sa chemise de nuit ensanglantée, son regard encore fou d'adrénaline...

Mais ça n'avait aucune importance. Tifen était en vie et bientôt, elles pourraient toutes deux retourner aider ceux qui défendaient les portes de la salle. Voilà.


_______________
°oO°Charognes verticales, saccageurs de vie et autres intégristes du ratage, abrutis par la sempiternelle prière de leurs "A quoi bon!"°Oo°

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De l’irascibilité de l'être
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Marchombre
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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 22:18

Combat. Ordre soudain au-dessus de l’horreur. Repli. Elera ne resta pas avec Julia, Enoriel, Mael et Amarylis. De toute façon, dans la pagaille, elle aurait eu du mal à rester avec eux… non, au lieu de se diriger vers la Grande Salle, elle courut vers le couloir qu’elle avait emprunté pour arriver dans le hall, et chercha désespérément son arme. Elle ne voulait pas, ne pouvait pas laisser le cadeau des faëls sur le sol, où les Raïs l’écraseraient sans penser. Où était-il ? Heureusement que le combat n’était pas arrivé jusque là, qu’il continuait plutôt au centre du hall. Elle regarda autour d’elle avec l’ombre du désespoir. Elle. Devait. Trouver. Cet. Arc.

La chance lui sourit. Le remarquant enfin, elle l’attrapa puis se mêla aux défenseurs qui regagnaient la grande salle. Là, elle remarqua Enoriel au sol, et sentit un pincement au cœur… combien d’autres étaient morts ou blessés ce soir ? En glissant ses yeux sur tout le monde, alors que les portes se refermaient aux nez des Raïs, elle sentit ses mains trembler. Elle détourna la tête, puis rejoignit Julia, et écouta sa question puis le désespoir du professeur. Après ses réponses, elle se tourna vers la lupus.

- Je vais beaucoup mieux que toi, Julia ! Je t’en supplie, repose-toi, j’ai trop peur que tu tombes d’un coup… Les portes tiendront encore un peu, profites-en pour te faire soigner…

Puis elle se tourna vers son professeur, qui n’avait plus rien de l’homme civilisé qui avait toujours un trait d’esprit à prononcer, une blague à partager. Ses traits se durcirent.

- Ne perdez pas espoir ! Nous survivrons. Je suis sûre qu’Al Poll enverra des renforts, et nous n’avons pas des légendes à la tête de cette académie pour rien. Vous ne pouvez pas vous battre, n’est-ce pas ? Mais vous êtes vivant. Vous pouvez toujours être utile.

BOUM. Elera grimaça. Les Raïs essayaient déjà d’entrer. Quelqu’un devait organiser la défense… Enoriel ne pouvait pas, elle semblait se mourir et refuser de l’aide, Valen se battait dehors, Merwyn était introuvable, Slynn était… elle ne savait pas, quelque part dans la salle sûrement… Tout le monde se reposait ou s’occupait des blessés. Passant les yeux sur ceux qui pouvaient encore se battre, Elera prit sa décision. Elle serait le ‘quelqu’un’. Sa voix tremblant au début, elle commença à donner des ordres, se sentant rougir jusqu’aux oreilles. Mais sa voix prenait de l’ampleur, et tout le monde pouvait l’entendre.

- Que tous ceux qui savent tirer à l’arc grimpent sur les poutres ! Combattants, mettez des tables retournées devant les blessées et devant les portes, cela nous aidera à nous défendre et leur fera perdre du temps ! Dessinateurs, envoyez des messages à l’aide à Al-Poll et Dessiner des flèches ! Des murs aussi, ce serait bien… Que les plus fatigués se mettent à l’arrière pour protéger les blessés si un Raï réussit à passer ! Les Raïs ne pourront pas entrer tous à la fois, les portes ne sont pas si larges que ca, nous avons donc une chance de les garder hors de la salle… Alors que tous ceux qui peuvent combattre se mettent sur les côtés des portes ! Les archers tireront d’abord au milieu, puis vous pourrez bloquer le passage… Allez-y !

Elle détestait ca, elle détestait ca… C’était la dernière fois qu’elle prenait ce rôle. Oh, tous ses regards sur elle, quelle horreur… Sentant toujours le sang lui monter au visage, elle baissa les yeux. Sur son arc. Et elle remarqua qu’il était cassé… De rouge tomate son visage devint blanc pâle. Mais elle n’avait pas le temps de s’en inquiéter. Elle alla en chercher un autre, ainsi que des flèches, puis aida les guerriers à bouger les tables. Puis, au moment où les Raïs allaient faire tomber les portes, elle grimpa aux poutres. Posant délicatement l’arc brisé à ses côtés, elle sortit la première flèche et se mit en position.
Boum.
Boum.
Boum.
Bois brisé, haches étincelantes.

- FEU !

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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Dim 14 Sep 2008 - 22:57

Zethid était toujours la, aidant, tuant Zzzzz Haheum, oui, donc Zethid voyageais entre cochons et élèves, tuant les uns, soignant les autres. Enfin la retraite fut sonnée. Il ne put retenir un soupir de soulagement... Voyant que quelque élèves et deux adultes se battait encore et ne semblait pas avoir entendu la retraite, les imbéciles, il se dit que dans sa grande bonté, il devrait aller les aider. Ce qu'il fit, naturellement, il faut bien faire ça pour les autres, quand même. Donc voyageant de Darek a Arro, en passant par quelque autre élèves et finissant par Silind, il leurs dit a tous :

- On doit battre en retraite dans la grande salle. Allez dépêchez vous.

Et ainsi il repartie accompagné du petit groupe des derniers survivants du petit carnage. Distançant rapidement ces quelques cochons, ils s'engagèrent dans l'encadrement porte de la grande salle. Et évidemment, Zethid s'arrêta avant d'entrée, sortant de sa poche, Oh miracle ! Non pas une mais quatre fioles !

- Mr Zac, dépêchez vous, il ne reste plus que vous, on doit fermer la porte !

L'homme était muet, et regardait le flot Raïs approcher. Enfin lorsque la horde fut prés de la porte, il envoya volée ses fioles dans la foule de porc. Et enfin il rentra dans la salle, laissant soin aux autres de fermer la porte. Quelque minute plus tard, on entendit des petits cris de suffocation porcine... Mais que contenaient donc les fioles de l'alchimiste ? Lui en tous cas gardait un petit sourire narquois sur la bouche. Et enfin, il prit une partie de banc pour logis et se reposa quelque instant.



[HRP: Ce post était pour sortir mes trois perso et Darek de la foules et je les considèrent comme les derniers qui battent en retraite donc sois vous vous enfuyez avant sois vous vous enfuyez en même temps, ou alors je doit éditer Razz]

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MessageSujet: Re: Une nuit sans lune (RP terminé)   Lun 15 Sep 2008 - 18:46

(je crois qu'il faudrait attendre les derniers retardataires, avant de lancer l'intrusion de Raïs dans la grande salle, sinon il y aura trop de décalage. Alors les derniers, dépêchez-vous!! Very Happy)

Julia fut soulagée par l’intervention d’Elera, elle avait eu peur durant un instant, que cette tâche ne soit pour elle. Une chose l’interloqua et elle fit la remarque tout de suite à son amie quand elle eut terminé :


_Que tous les archers, montent aux poutres ? Chuchota-t-elle cependant avec ferveur. Elera tu as considéré la hauteur qu’il y avait entre ses fameuses poutres et le sol ? Moi-même j’ai dû réfléchir un moment, du comment de cette ascension… ils n’y a pas que des marchombres ou des exaltés de l’escalade ici, ne l’oublie pas ! Elle fit une pause, et lui demanda à contre cœur. Rectifie ton ordre… s’il te plaît… ou il risque d’avoir plus de morts écrasés au sol, que de morts massacré par ce qu’il y a derrière cette porte… mais ceux qui savent monter sont bien sûr encore les biens venus… mais enfin, maintenant c’est toi qui décide, à toi de voir… La jeune fille lui sourit discrètement, posa une main sur l’épaule de son amie et lui tendit l’autre. On se revoie là-haut… lui faisant un clin d’œil, la jeune fille se détourna de son amie et alla s’approprier l’arc isolé qu’elle avait repérer. Et sans vraiment y penser elle dit à voix très hautes. Ramassez toutes les flèches et projectiles possible et inimaginable, s’il vous plaît ! Cela sera utile aux archers qui grimperont ! Merci !

Se mordillant le doigt, d’où un petit pan de peau pendait tristement, Julia se dirigea vers la dame Vivyan et passant devant Mael qui allait poser la lame qu’elle lui avait confié elle lui dit sans un regard et sans même s’arrêter :

_Toi aussi tu te bas mon bonhomme, et en première ligne ou que ton poste t’amènera ce soir, bas-toi bien, bas-toi fort ! Imagine que tout ce qui passera par cette porte à mon visage pour face, et je pense que ton complexe temporaire s’envolera bien vite. Ou que la honte te frappe et te ronge jusqu’à la fin des temps, sans qu’un seul répit ne te soit accordé, de ne pas avoir sut tuer plus de ses monstres, que tu n’as pu ôter dans ta vie, de vies humaines. Chaque âme que tu sauveras ce soir, te sauvera peut-être toi-même et qui sais, te rachètera peut-être aussi devant toutes les autres, qui par ton aide à quitté ce monde… elle aperçut non loin la dame Amarylis et lui dit sur un ton de conseil. Je vous en pris madame, veuillez commencer à vous diriger vers l’arrière avec le maximum de blessés, comme l’a si bien demandé ma camarade, c’est important, dépêchez-vous…

BOUM

Julia jura avec force, alors qu’elle se rapprochait de la dame Vivyan. Les Raïs étaient déjà à l’assaut de la porte :

_Madame ! La jeune fille s’approcha encore. Madame, je viens quérir votre appuie pour une question qui me préoccupe au plus haut point. Serait-il possible d’envoyer un appel à l’aide à l’Empereur, Madame ? Ou encore y a-t-il un passage, connu que par vous et certains autres professeurs, pouvant offrir une probable fuite aux plus diminués ? BOUM . Je vous en pris considérait ces questions s’il vous plait ! Il est impératif que le maximum puisse être fait… BOUM Julia vit les premiers grimpeurs se lancé dans l’ascension vers les poutres du plafond. Je me dois de vous laisser madame, le groupe auquel j’appartiens se met en place… elle commença à s’éloigner. Je vous en pris Dame Vivyan, pensez à ce que je viens de vous soumettre… du regard, elle lui adressa un salut respectueux et s’en alla vert une fenêtre où elle commencerait sa propre ascension. BOUM Elle s’adressa rapidement à Elera, encore au sol. Demande aux dessinateurs de prendre place derrière les archers qui resteront au sol… -elle hésita un instant puis dit- Enfin, il me semble que cela sois une bonne idée… ils nous sont très utiles… puis devant le énième regard que son amie jeta à sa touche, elle lui sourit et ajouta. Ne t’en fait pas, tout va très bien, je ne sens absolument rien.

BOUM

Balançant son arc de substitution, rejoindre sur son dos, le seul glaive qui lui restait à présent, et son carquois qui ne l’avait pas quitté une seul seconde, et qu'elle avait pris soin de remplir plus qu'il ne l'aurait fallut, Julia s’accrocha aux rideaux et commença à grimper. Malgré elle, elle sentit son cœur jubiler de cette ascension peu ordinaire, et vraiment exceptionnelle.

Sans grand mal, la jeune fille parvint en haut, et fut tout de suite charmée par la beauté des poutres, qui s'entremêlaient presque, tant il y avait. Se reprenant, elle indiqua à ceux qui étaient déjà arrivé, l’emplacement qui serait peut-être le plus pertinent, pour les tirs qu’ils auraient à effectuer en contrebas. Elle écouta ce que certain proposaient, chaque place ou proposition était discuté en groupe très rapidement, et enfin tout le monde s’entendit sur les paramètres, que chacun aurait à couvrir plus bas.
Tous allèrent prendre leur place, et les nouveaux arrivants étaient tout de suite mis au courant de la stratégie provisoire de leur équipe.

BOUM

Julia se plaça quand à elle, sur une poutre près de la porte, où en bas elle avait une vue plongeante sur l’entrée de la salle et si en se retournant, une autre prise de vue totalement imprenable sur une bonne partie de la grande salle, lui permettant ainsi de couvrir, dans de bonnes conditions, une partie intéressante de l'a défense qui s'organisait en bas..

Quand le groupe fut à peu près bien distribué sur les poutres, la jeune fille se cala bien entre deux poutres et se penchant légèrement dans le vide, cria à l'adresse d'Elera toujours en bas :

_ÉQUIPE POUTRE, PRÊT !

BOUM

Puis regardant tous ceux qui étaient avec elle, elle leur dit avec une pointe d'ironie :

_Tout ira bien…et bien entendu, je rappel juste au cas où, que se sont les Raï qui faut tuer et ne pas manquer, et non les notre… sourire sur certaines lèvres, l’atmosphère se détendit sensiblement et Julia en fit autant. Maintenant il faut attendre… c’est le plus dure je pense.

Fermant les yeux, Julia appuya totalement son dos sur l'une des poutres où elle s'était calée. Son corps sembla l'a remercier tout entier, alors que son regard se perdait un peu plus haut, sur d'autres poutres qu'elle pouvait effleurer des doigts si elle tendait le bras.
Réalisant qu'elle avait fait le geste vers les poutres qu'elle regardait, Julia observa de nouveau sa main. Elle était pleine d'égratignures, de toute sorte mais surtout couverte de sang, qui commençait à sécher. C'est là, qu'elle réalisa qu'elle empestait réellement la sueur et le sang. Ses yeux remontèrent le long de son bras et elle trouva, juste en dessous de son épaule, non loin de sa poitrine ce qu'elle cherchait, à savoir la cause du flot de sang qui couvrait sa main.
Une écharde qui, selon ce qu'elle pouvait voir de son diamètre, devait bien faire la longueur d'un doigt, et était profondément enfonçai à l'endroit où son regard s'était arrêté. La jeune fille posa sa tête sur la poutre, où elle était appuyé, porta sa main gauche à son épaule, agrippa fortement le bout de bois et l'arracha d'un coup sec. Son corps lui envoya un message, de désaccord flagrant, mais la douleur ne vint pas plus qu'à un autre moment de la soirée.
Le regard vide, Julia regarda la grosse écharde qu'elle tenait encore, l'embout embaumé de sang, et se demanda combien de ses trucs pouvait, à cet instant lui transpercé le corps? Elle soupira, et laissa le morceau de bois tombé dans le vide, sous elle.
Se redressant, la jeune fille pressa sa main sur son épaule, pour que l'hémorragie qui avait repris dru cesse, bien qu'une certaines gouttes, eurent le temps de couler sur certain plus bas. Quand elle vit leur regard surpris et se tourner vers le haut, Julia ne put s'empêcher de rire, d'elle même. Un rire vrai, mais discret qui s'éteignit progressivement, alors qu'elle saisit des regards inquiets se poser sur elle et son épaule. Elle dit simplement:

_Tout va très bien, ce n'est qu'un rire passager... certainement les nerfs...

Elle leur sourit, et repris l'observation de ce qui se passait en bas. Elle espérait que la dame Vivyan prendrait en compte ce qu'elle lui avait demandé, ou au moins quelque chose en ce sens. Les blésés étaient vraiment nombreux...



_______________
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