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 La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)

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MessageSujet: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 10:31

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Marlyn Til' Asnil

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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 13:27

Déjà trois jours. Trois cycles de lune qu’elle n’avait pas dormi. Non par impossibilité. Non…pas vraiment…Fermer les yeux, comme un voile noir qui se referme, relâcher du pourtour d’une dague ses doigts diaphanes, et se laisser envahir par une sensation plus que déplaisante d’impotence, non, elle ne pouvait s’y résoudre. Par orgueil, par fierté, par cette image écoeurante des personnes âgées clouées au lit sans espoir de revoir un jour les rayons du soleil, elle ne savait pas. Mais se poser sur une poutre, un arbre, ou parfois à même le sol, le dos contre la pierre nue d’une de ces pièces lugubres du cachot, lui était pour le moment impossible. Et d’ailleurs, le sommeil ne venait plus. Tant de choses qui se bousculaient dans sa tête, billes que l’on remue dans un réceptacle d’acier. Et dont les sons métalliques vous détruisent le cerveau au fur et à mesure que les discordances résonnent. Pensées qui s’annulent, se battent, dans un combat sans fin, projetant des nuées de folie dans son âme, ravageant le peu de repères qui lui restaient.
Les bras de Morphée lui semblaient inaccessibles en ces temps sombres. Et d’ailleurs, pourquoi dormir ? Perdre ainsi de précieuses secondes en étant vulnérable…
Aussi, Marlyn Til’Asnil avait passé toute la nuit dans le parc, poser un pied après l’autre, puis de nouveau, sans jamais s’arrêter, laissant ses cheveux plus noirs que la nuit flotter au gré de la brise nocturne. Les mains resserrées sur une sombre lame, luisant d’une singulière lumière carmin. Et qui laissait couler de temps à autre une petite sphère, illuminée par l’albâtre lumière de la lune, qui s’écrasait au sol, disparaissant des yeux du monde. La lame allait et venait, dans un mouvement perpétuel, semant le sang au passage, de ses yeux braise et son poignet, écorché par l’action de la jeune fille sur la lame, qui tombait, remontait, tombait, remontait…
Tombait, et transperçait la chair…
Remontait, et faisait tomber des gouttes d’un rouge profond sur son épaule…
Tombait encore, déchirant la peau, prélevant le précieux liquide de la plaie ainsi formée.
Et remontait à nouveau, présentant à ses deux yeux chaotiques le fruit de son acte.

Peut-être qu’elle était folle, de se blesser ainsi. Peut-être qu’en apprenant à ne plus ressentir la douleur, elle se montrait simplement préventive. Une chose était sûre. Elle ne criait pas, ne semblait tout simplement pas ressentir la douleur qui fusait de son poignet droit.
L’apprentie Mentaï continuait, abaissant la dague plus fort, créant une véritable onde douloureuse dans tout son bras gauche. Mais l’expérience faisait qu’elle ne pouvait se trancher le poignet. Juste ouvrir une entaille suffisante pour s’entraîner à ne plus rien ressentir. Car le jour allait venir, où il lui faudrait ne pas céder sous la torture. Elle le savait, le sentait, le vent le lui murmurait, et chaque étoile lançait un pâle éclat de prévention à la jeune fille. Faire attention. Ne pas se laisser emporter par ses instincts. Et surtout, ne pas croiser la route de Valen Til’Lleldoryn…

Et toute la nuit durant, elle marchait dans le parc, jusqu’à ce que les rayons du soleil la touchent dans le dos, la glaçant. Elle se retourna, aveuglée par la pureté de l’astre, plissant les yeux devant cette sphère qu’elle haïssait tant, et se mit à courir, fuyant la lumière, retournant auprès des zones encore ombrées, pour s’y ressourcer. Etrange comme ce symbole que le monde vénère, désigne par Dieu, ou autre bêtise du genre, puisse être autant craint et fui d’un être de chair. Peut-être parce qu’une clarté trop vive détruit les ténèbres, le dissipe. Or, que lui resterait-il, si son âme se retrouvait dépourvue de toute noirceur ? Destruction de destin, annihilation de tout ce qui faisait la jeune fille, de ce qui la nourrissait, la faisait se tenir debout, et attisait cette flamme de haine qu’abritait son cœur.
Le soleil était dangereux. A l’abri de ses rayons venimeux, la jeune fille respira un peu plus, et se détendit.
Un chêne projetait ses longues ramures loin devant, comme une invitation à y trouver refuge. Ne se faisant pas prier, elle grimpa, gravit les branchages, dérapant sur la sève collante.
Le soleil à présent avait empli entièrement le ciel, en vainqueur du cycle. Et cette douce et étrange sensation d’un vent glacial l’environnait, changeant sans cesse de sens, semblant tourner autour d’elle. Un vent vivant…quel comble…
Mais…
Si !
Se redressant brusquement, Marlyn manqua de chuter de l’arbre où elle se trouvait, ce qui ne fut dû qu’à un réflexe prodigieux, plantant sa dague dans le tronc du chêne. Mauvaise idée. Un râlement léthal sembla instantanément provenir de l’arbre, attaqué par la lame, un flot de sève gouttant de l’entaille. Se mélant au sang qui recouvrait la dague. Formant un sillon noirâtre sur l’écorce rugueuse du feuillu. La jeune fille sourit, amusée par cette mort innatendue.
En profita.
L’éclat dément de ses yeux sombres se refléta à l’infini dans les micro-cristaux de la sève, et elle tourna la dague dans le bois tendre, déchirant des fibres, ravageant l’arbre à coups furieux de couteau.
Râle.
Coup.
Râle plus puissant.
Coup.
Hurlement muet de l’être végétal.
Coup.
Silence.
Coup.
Coup.
Coup.

Elle tape, frappe, déchire, de toutes ses forces, démolissant une vie, elle tue, assassine, venge sa conscience, foudroyant un être, elle sourit, rie sarcastiquement, crie, à présent, tapant de plus en plus fort. Elle saigne, a mal, s’écorche la peau sur l’écorce, s’ouvre les genoux sur une arête d’une branche, provoque une entaille dans la main qui tient la lame, à force de frapper, poussant des cris démoniaques, teintés d’une sombre folie.
Et elle continue, minute par minute, la lame continuant son œuvre. Les entailles se multiplient, les fibres de bois volent, tourbillonnent, puis retombent humblement au sol. Les feuilles réduites en bouillie rendent ses mains et ses genoux verts, du sang de l’arbre.

Plus de trente minutes s’écoulèrent ainsi, sans qu’un animal n’osât s’aventurer sur ce qui fut un arbre, et n’était plus que résidus de coups et de déchirures. Marlyn ôta le corps de la lame meurtrière du bois, et l’essuya brièvement sur sa tunique, traçant un sillon verdâtre sur le tissu déjà sale et déchiré.
Puis se relève, et d’un bond quitte l’abri des branches. Et toujours ce vent qui semble la suivre, la nourrissant d’une aura lugubre, l’aidant à faire le vide par son inanité et sa froideur morbide. D’un pas vindicatif, la jeune fille prit la direction du lac, attirée par l’immense surface miroitante. Et surtout, une étrange sensation qui la suivait, et lui montrait le chemin. Indiquant une sorte de halo, au dessus de l’eau, mouvant gracieusement, ondoyant au gré de l’alizée…
Rêvait-elle ?
Avait-elle des hallucinations ?
Ses yeux se fermaient, son corps éreinté par l’effort fou ne tenait que difficilement debout, elle se sentait lentement partir…
Non...ne pas...dormir... C’était un risque trop grand, le jour, dans le parc de l’académie.
Tenir, ne pas faillir et céder à la tentation…
Trop tard.
Elle se sentit basculer, tomber à genoux, ses yeux se clorent.
Et la dernière chose qu’elle vit, le dernier instant qui la retenait à la conscience, ce fut cette silhouette, transparente, qui avançait. Un visage quelque peu familier...
Avant de sombrer, allongée sur le côté, les membres repliés, dans un sommeil profond, au détour d’un rocher sur la berge du lac...



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Marlyn Til' Asnil | Duncan Cil' Eternit | Einar Soham | Shannon Seng
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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 16:15

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Marlyn Til' Asnil

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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 17:07

Entre eau et feu.
Entre haut et bas.
Entre noir et blanc.
Entre bien et mal...
Elle rêve. Emportée dans son tourbillon de folie, elle voit. Elle voit quoi ? Arwen... Mais rien n'est plus comme avant, elle semble loin, elle sourit, mais son sourire n'est pas chaleureux, elle ne me regarde pas, mais fixe un point, derrière moi, au-delà de l'horizon. Et moi, je ne peux pas bouger. Elle s'éloigne. Je veux la retenir, lui crier de revenir, de me sauver, et de me prendre dans ses bras. JE veux sentir à nouveau la chaleur d'une mère, je veux sentir à nouveau qu'on m'aime, pour ce que je suis, pas pour ce qu'on veux que je sois. Je veux entendre sa voix me murmurer les chansons ce mon enfance, je veux qu'elle sache que je suis toujours là, auprès d'elle. Elle continue de s'éloigner. Je veux crier plus fort, mais pas un son ne sort de mes lèvres. Alors je hurle, je hurle au vent ma tristesse et mon manque d'affection, je hurle à la lune mon désespoir, je hurle à Arwen de revenir, je hurle que je suis là. Mais elle ne m'entend pas. Ses pas s'éloignent petit à petit. Je m'effondre, je ne sais plus qui je suis, je suis brisée, plus brisée encore que le chêne qui est mort de ma main. Mes jambes fléchissent, je tombe à genoux. Mes doigts se crispent sur la terre rêche au sol, je pleure, je crie, je hurle. Je ferme les yeux, car plus rien ne vaut la peine, si Arwen ne me voit plus, si Arwen ne sait plus que j'existe.
Je ne sens plus rien.
Sauf...
Elle est là. Devant moi. Arwen...Je voudrais te crier mon chagrin, je voudrais que tu saches à quel point je t'aime, mais je ne peux pas. Tes yeux me glacent, je suis pétrifiée par ce regard que tu me lances. Ta voix, autrefois si douce et si compréhensive, n'est plus que colère et
dégoût.

-Marlyn...Qu'as-tu fait...? Pourquoi t'es tu détournée de moi, pourquoi as-tu cessé de croire en toi? Regarde ce que tu es devenue... Un cafard, un cancrelat, une erreur de la nature! Ne pose plus jamais les yeux sur moi.
Traitresse...
Traitresse.
Traitresse...
Traitresse.....

Arwen s'éloigne, sa voix disparait.

Traitresse...
Traitresse...
Traitresse...

Je tombe, brisée en deux, et je ferme les yeux, le visage si vide et creux que je suis morte. Et je m'endors...

Pour se réveiller. Marlyn, la face contre terre, le visage dans la boue, ouvrit des yeux terrorisés par le rêve. Un monce filet de sueur coulait le long de son échine. Il faisait froid, et sa tunique déchirée par l'effort ne suffisait plus. Ses mains maigres étaient douloureuses, et la boue qui s'était infiltrée dans ses entailles n'arrangeait rien. Allongée, tremblante, les cheveux salis dans les yeux, l'apprentie Mentaï n'avait pas le force de se relever.
Mais au moins, se retourner, pour ne plus rester la face dans la boue de la rive.
Alors, les bras tremblants de peur, elle se hissa maladroitement, usant de l'énergie qui lui restait de son meurtre pour garder les yeux ouverts. Avoir un corps si vide de puissance l'énervait, mais il fallait...
...
O_O!!!!
...
Que?
...
C'était quoi, ça ?!?!?!
Marlyn se fit violence pour ne pas pousser un cri de terreur, mais ses yeux fous s'agrandirent, révulsés, injectés de sang, laissant transparaitre toute sa peur. Devant elle...Non, impossible...
Affolée, et encore à moitié possédée par son cauchemar, la jeune fille recula précipitamment, sur les coudes, dérapant dans la boue. Elle fut bientôt arrétée par un rocher, qui alla heurter son dos. Une arête de pierre perça entre ses omplates, et elle se cabra, sentant plusieurs cicatrices se déchirer et se rouvrir, répandant leur flot de sang le long de son dos, sur la pierre, sur le sol....
Totalement déraisonnée, Marlyn saisit prestement sa dague, encore luisante du sang de l'arbre, et se mit à battre l'air devant elle, en vain.
Devant elle se tenait un fantôme...la silhouette floue lui était peut-être connue, elle ne savait pas. Continua de fendre l'oxygène, folle, consumant le peu d'énergie qu'elle avait en magasin.
Les coups se firent plus espacés, moins forts. Elle était vide. Vide de sens, de puissance, de raison et de volonté.
Elle avait peur. Le cauchemar lui revint en tête, affreux, renforçant ses tremblements.
Reprenant petit à petit un semblant de calme, l'apprentie Mentaï voulut se relever, mais ses jambes ne la suivirent pas. Elle retomba lourdement dans la boue, sa tête heurta le rocher derrière elle. La loque qui lui servait de tunique fut déchiré dans sa longueur par la pierre, laissant apparaître des flancs squelettiques, et palpitants.
Marlyn fixait toujours de son regard inquiét l'apparition devant elle.
C'était pas cette...Slilia...Silia...machin-chose, là... Ca lui ressemblait vachement...Mais c'était totalement absurde !


-Qui..qui êtes-vous ?


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Marlyn Til' Asnil | Duncan Cil' Eternit | Einar Soham | Shannon Seng
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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 17:36

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Marlyn Til' Asnil

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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeDim 2 Déc 2007 - 20:11

Ses deux yeux roulérent frénétiquement, essayant de faire la part entre la folie des mirages, et la vérité. En vain. La brume était toujours là, répandant cette sensation de danger autour d'elle. Son regard dément scruta les alentours, tandis que ses doigts jouaient nerveusement avec le manche de sa dague. Marlyn était pétrifiée. On lui avait appris à combattre le dessin, ses amis, sa famille...tout le monde. Mais pas de la brume...
Adossée conte le rocher, elle ne pouvait s'empêcher de sentir le filet de sang qui continuait de couler dans son dos, ni les tremblements qui la secouaient. Et cette voix fourbe, qui résonna tout à coup, la glaçant jusqu'aux os :


-Tu ignores qui je suis, la belle ? Tu me déçois, Marlyn. Ahaha, mais moi je vais te dire, ce que je suis.
..

Et ce vent bizarre qui s'infiltrait en elle, tandis que l'apparition disparaissait. Où était-elle passée?! Les yeux grands ouverts par la stupeur, la jeune fille fendit l'air autour d'elle, en dernier recours, sentant cette brume s'infilter dans ses poumons, dans son coeur, sans qu'elle ne puisse plus rien y faire. Seulement, elle agitait les jambes, incapable de tenir debout, ses pieds dérapant dans la boue.
Et là...
Marlyn Til'Asnil poussa un cri effroyable, son corps se cabra, ses muscles se raidirent brusquement, la jeune fille fut prise de spasmes incontrôlables. La douleur était atroce. Il lui semblait qu'on lui broyait le coeur, qu'on le lui enlevait à vif... Dans un sursaut de souffrance, l'apprentie posa les mains sur le coeur, avant de tomber au sol, les doigts crispés sur la tunique, les ongles tentant d'arracher la peau, d'extraire cette brûlure qui lui faisait tant mal, de retrouver un équilibre mental. Un nouveau cri déforma ses lèvres écumantes, mais il ne fut pas achevé. Une onde de douleur plus forte que les autres vint la clouer littéralement au sol, ses jambes convulsées se replièrent sous son abdomen, ses bras vinrent enserrer ses épaules, déchirant le tissu, tandis qu'elle continuait de gémir...
Le coeur en feu semblait résonner de mille plaintes, et parmi elle...la voix tant crainte de celle qui la terrorisait tant...


- Allons, résiste, ma traîtresse ! Exorcise-toi, repousse-moi, vomis-moi, ma belle, oui, recrache-moi, maintenant ! Et tu verras ce que je suis réellement ! Allez Marlyn ! Résiste ! RECRACHE-MOI MAINTENANT !

La douleur lui minait ses forces, à chaque convulsion, elle sentait qu'elle s'en allait, tordue et pitoyable sur le sol.... Tout son être était en feu, elle voulait s'arracher le coeur, elle voulait ne plus avoir mal....
Les invectives dans son corps la rendaient folle, elle ne voulait plus rien entendre...plus rien sentir...
Un spasme plus fort la prit, il lui sembla que sa gorge allait se déchirer... Le cri qui voulait sortir avorta, l'étouffa, l'empêcher de respirer...Elle se releva péniblement sur les coudes...retomba, secouée de tremblements terrifiants...se prit la tête, hurla, roula sur le dos, se griffa la peau...
Tout arrêter...
Je vous en prie...
Marlyn hurlait, mais rien ne s'arrêtait...La voix continuait de lui marteler le cerveau, réduisant sa raison en miettes. De ses lèvres sortait une substance rouge. Du sang...son coeur brûlait, ses membres étaient bouillants de douleur, elle ne pouvait plus...plus...


*Vas t'en...pars...laisse-moi...arrête...Noon! Arrete! J'ai trop mal, lâche-moi, lâche-moi...*

Petit à petit, elle gigotait moins...ne bougeait que par spasmes périodiques...la face dans la boue...Elle s'arrêtait...
Traitresse.
Traitresse...
Traitresse.....

*Arrête!!*

Dans un dernier sursaut d'orgueil et de volonté, la jeune fille releva un peu la tête, tourna une main faible vers sa dague. La vision floue, le coeur battant aux tempes, l'apprentie Mentaï la planta dans la roche, pas assez fort pour l'enfoncer...suffisament pour y prendre appui...
Les james pendantes, Marlyn se hissa sur les bras. fut soudain prise d'un haut-le coeur...
Et s'effondra, à la limite de la conscience, glissant sur le côté du rocher, les yeux révulsés.
Ne pas fermer les yeux...Ne pas laisser ce...ce monstre..Prendre le contrôle..Non...Lutter pour sa survie...

Et là...
Le vide..
Plus rien.
Plus de douleurs.
Plus de cris ni de souffrances...
Et la brume à son côté, à nouveau.
Mais elle n'a plus la force de se relever, plus la force de crier, de dire à la brume de s'en aller..Plus la force de lever le bras, de planter sa dague dans l'apparition...
Plus la force...



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Marlyn Til' Asnil | Duncan Cil' Eternit | Einar Soham | Shannon Seng
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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeLun 3 Déc 2007 - 9:35

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Marlyn Til' Asnil

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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeMer 5 Déc 2007 - 14:34

Juste un peu de repos...
Elle ne demandait que ça, que ça...Que la silhouette s'en aille, qu'elle puisse se régénérer en silence, qu'elle puisse se sermonner sur sa trouille pitoyable, qu'elle puisse refermer ses blessures elle-même, les suturer et les brûler, pour les colmater. Qe la brume disparraisse...Pourvu que ce soit un rêve...pourvu que ce soit pas la réalité, cette apparition, cette douleur, ces mots qui la rendaient folles et la perdaient totalement, cette peur de l'inconnu et du plus fort qui la tenait, elle, tremblante, alors qu'elle gisait sur le sol, allongée sans la force de se relever. S'il vous plaît, faites que ce ne soit pas vrai...
En attendant, la toux sanguine qui la prit subitement, lui ravinant la gorge, était bien réelle, elle, la secouant au sol plus viollement encore que la possession d'avant. Si c'était possible... Marlyn avait mal, mal dans son coeur, dans son corps, partout, et cette voix qui lui martelait encore et toujours le crâne n'arrangeait vraiment rien.
Des petites étoiles, plein de petites étoiles...ça fait mal à la tête, dis donc...
Il semblait à la jeune fille que l'apparition changeait encore, se transformant en...en humaine. Encore une fois, ce visage était familier à l'apprentie Mentaï... Mais tout simplement incapable de mettre un nom dessus.
Un élan de fierté lui parcourut l'estomac, picotant chacun de ses muscles, quant au regard haut que lui lançait la brume...Avorta. Pas envie...trop mal, beaucoup trop mal...Ca allait sûrement pas s'arranger avec tout le sang qu'elle perdait, le dos dans la boue, à ne plus bouger...
Sourire presque bienveillant sur la brume, qui s'avança... D'un mouvement réflexe, Marlyn leva un bras au niveau du visage, pour se protéger d'une possible attaque, tentative déséspérée contre un fantôme...
Qui déjà était vent, et s'infiltra sous son corps. Ne trouvant plus la force de bouger, la jeune fille ne put que laisser la brise faire ce qu'elle voulait...
Mais...
Le sang refluait...Les blessures cautérisaient, la chair se refermait un peu, et la douleur diminua, lentement, lui permettant de retrouver un peu d'énergie pour bouger, lever un bras, tourner la tête. Et déjà, la silhouette était celle d'une jeune fille, à ses côtés. Lui jetant un regard croisé entre la haine, la peur, la crainte et l'inquiétude, la Félixia se redressa légèrement, et passa une main sur son visage. Un sillon rougeatre avait coulé de ses lèvres, elle sentait encore le goût du sang dans sa bouche...Mais au moins, elle pouvait bouger. Un peu.
Les mots fusèrent de la bouche transparente de la défunte, car maintenant que ses pensées étaient un peu plus claires, Marlyn supposait que la jeune fille était morte. Venimeux, ils firent tiquer la jeune Mentaï.
Mais avant qu'elle n'ai eu le temps de répondre, la brume reprenait, perfide et sournoise, les mots creux faisaient pourtant mal. Peut-être plus que de la torture...
Avant même de songer à une quelconque réponse, Marlyn essaya de se relever. Difficilement, et avec beaucoup d'efforts et de douleurs, elle y parvint.
Ca n'empêchait pas le sol de tanguer dangereusement, son corps de trembler encore, et ses yeux de pas être très clairs, bien au contraire. Mais au moins, elle était debout.
D'un pas plus qu'hésitant et maladroit, l'apprentie voulut se diriger vers la surface de l'eau de la cascade, une main sur le crâne. Mais à peine eut-elle fait un pas qu'elle se sentit vaciller, ses jambes lâchèrent, elle chuta lourdement dans la boue. Pour se relever presque aussitôt.
Ne pas tomber, rester debout, ne plus souffrir, regagner un peu de fierté au lieu de traîner dans la boue.
Après plusieurs instants de durs combat contre elle-même et son corps éxtrémement faible, Marlyn put se pencher vers l'eau. Y plonger une main salie de sang, de sève et de boue, pour y boire, et laver un minimum ses membres. A vrai dire, elle évitait de regarder la Brume, mais la peur était encore là . Que pourrait-elle lui faire, encore ? Elle était anxieuse de le savoir...
La dague était plus loin, sur le sol. Exténuée, la jeune Mentaï se laissa tomber sur le sol de la rive, et toussa à nouveau, avant de fixer l'apparition.
De soutenir son regard. De lui renvoyer plus noir encore. Elle lui avait fait mal..Très mal...Un jour, elle se vengerait, lui ferait payer cet acte, la ferait souffrir à son tour...Un jour...
D'une voix éraillée à force de crier, Marlyn murmura plus qu'elle ne dit :


-Qu'est-ce que tu me veux...Pourquoi tu me fais mal...Je n'ai pas à te raconter ma vie, t'as rien à faire dans ma vie. Rien, rien.

La silhouette eut un rire sardonique, et prononça quelques mots. Marlyn haussa la voix, le regard brûlant d'une haine sans nom :


-Arrête ! Ferme-là, arrête de m'appeller traîtresse, t'as compris ?! T'es tout aussi traitresse que moi, Silhila, de t'être tuée, alors ferme-là !!!

Toute la rage de s'être laissée manipulée, torturée et blessée par un nuage lui revenait en pleine figure, toute la haine accumulée depuis quelques temps se déchaîna, Marlyn ne chercha même plus à s'arrêter, à modérer son tempérament.

-Pourquoi tu m'a fait mal, pourquoi tu crois que tu es plus capable qu'un autre de me faire changer d'avis, pourquoi tu cherches par tous les moyens à me rendre dingue ?!


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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeMer 5 Déc 2007 - 15:41

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Marlyn Til' Asnil

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MessageSujet: Re: La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé)   La toile se tisse (RP privé) (RP inachevé) Icon_minitimeMer 5 Déc 2007 - 21:35

Enervée, rageuse et encore dégoûtée de ce qui se passait, de cette situation qu’elle ne contrôlait pas du tout, de cette forme en face d’elle qui la manipulait avec une simplicité enfantine, de ce sang, qui coulait encore un peu de la commissure de ses lèvres, Marlyn s’évertua à réduire en poussière un brin d’herbe, arrachée rapidement de la motte de terre non loin. Le maigre élément végétal fut bientôt réduit à l’état de bouillie, et elle en prit un autre, les mains tremblantes, puis un autre, puis un autre, puis un autre…Comme si détruire tout ce qui passait à sa portée la calmait, comme si donner la Mort lui faisait du bien. Et c’était loin d’être des suppositions erronées. LA jeune fille avait beaucoup tué, dans sa vie, pour survivre, pour progresser, mais aussi pour le plaisir de voir des yeux terrorisés se révulser une dernière fois dans leurs orbites.
Alors ici, sous les yeux d’un nuage, à cet endroit qui était si important pour elle, la cascade, réduire à néant des brins d’herbe était si futile qu’elle n’y pensait plus. D’ailleurs, ça ne l’amusait pas, ça lui faisait juste passer le temps, pendant que la brume lui tournait autour, la rendait plus haineuse encore.
Que cette fumée arrête de lui tourner autour...Marlyn fit craquer ses jointures, et abandonna son passe-temps, pour décocher un regard noir à p’tit nuage. Avant de prendre la parole d’un ton sarcastique, à l’entente du sermon de son interlocutrice :

-Si tu mines les forces que j’ai, comment tu veux que je me défende, et que je supporte les douleurs qu’on risque de m’infliger, hein ?! Tu parles de m’endurcir, mais si je me fais déjà torturer par des apparitions, alors que j’essaie de restaurer mon énergie, ça va pas aller ! T’as vu comment je suis, là ? Je me suis jamais sentie aussi faible, et je vais pas retrouver toutes mes forces avant plusieurs jours ! Certes, je suis peut-être en colère, c’est peut-être ce que tu veux, mais ça m’avance à rien, ça !

La jeune Mentaï avait commencé en détournant le regard, et, au fur et à mesure que les mots sortaient, véritable flot d’invectives, elle s’était levée, et elle avait plongé son regard incandescent vers l’endroit où devaient se trouver les yeux de la brume.
A ce moment, celle-ci éclata d’un rire puissant, véritable, ce qui déstabilisa et mit encore plus en rogne la jeune fille. L’apparition semblait fière d’elle. Elle allait voir...
Avant de pouvoir lui dire ce qu’elle pensait, Silhila reprit la parole, d’un ton mesquin, et sournois, une fois de plus. Pour se louer, pour lui dire de la louer, pour lui dire de la remercier. Jamais...
Qu’elle ne compte pas là-dessus. Marlyn ne comptait sur personne, et un nuage allait pas la faire changer de comportement. Alors la remercier...C’était autrement plus impossible.
Mais, à ce moment-là...
Deux mots...
Deux flèches...
Deux sons qui heurtèrent la jeune Mentaï profond, et lui firent l’effet d’une douche glacée.
Marlyn, Mentaï...
Saisissant toute la puissance de ces deux mots, la jeune fille détourna un instant le regard, la bouche ouverte. Quand elle redressa à nouveau la tête, deux torches avaient remplacé son regard, deux torches luisant d’une sombre couleur, luisant de haine, de fierté et de Chaos, deux brasier d’une puissante phénoménale, tandis que sa main passa un instant dans le vide, tandis que son poing se refermait sur ces mots, pour les capturer, pour les attraper, et ne pas qu’ils s’envolent. Ses doigts emprisonnèrent le pouvoir qui se dégageait de ces deux simples mots, mais elle ne sut qu’en faire. A part...
Rouvrir le poing, et laisser les mots l’imprégner librement, à leur rythme...
Silhila avait visé dans le mille, et avait frappé un coup fort. Résonnant. Un coup dont la marque apparaissait devant les yeux de la jeune fille. Les deux incendies de ses yeux noirs fixaient la forme brumeuse en face d’elle, cherchant à sonder l’intention cachée de cette flèche. Sans en trouver l’origine ni le but. Juste la consonance et la puissance...
Elle resta longtemps dans cette position, debout, mais alerte, frappée par les dernières paroles de Silhila...
Avant de se rendre compte de sa tronche de poisson rouge, et de se reprendre.
L’éclat ronflant de son regard sembla diminuer, se résorba, juste, pour que la jeune fille ne soit pas emportée par un tourbillon incandescent. Alors seulement la Mentaï détourna les yeux, détourna les épaules, et tourna entièrement le dos à la brume. Pour aller en face de la cascade. Et en fixer les milliers de reflets, en observer le moindre remous, en noter le moindre bruit. Rêverie simple et courte, qui s’acheva au bout de quelques instants.
Tournant toujours le dos à Silhila, la voix de Marlyn s’éleva à son tour, à l’image de ses yeux :


-On m’a dit un jour, alors que je n’y croyais plus, de revenir ici. A cette cascade. Que j’y trouverais des réponses. Il faut croire que c’est vrai, Silhila. Il faut croire que c’est vrai...


S’interrompant un instant, le temps de lever une main à hauteur de vision, et d’animer ses doigts, mouvement lancinant, la jeune Mentaï reprit bientôt :

-J’ai une question. Pourquoi, après m’avoir blessée, et vouloir me faire mal, peur, pourquoi tu choisis subitement de « m’aider », comme ça ? A mon souvenir, je n’ai rien fait qui fasse que tu veuilles m’aider. Je n’arrive pas à comprendre.



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