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 Un jour, un texte...

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Primat de Kaelem et Maître dessinateur
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MessageSujet: Re: Un jour, un texte...   Dim 14 Fév 2010 - 15:03

Juste une envie d'écrire, mais ne sachant pas quoi écrire, la belle et irrésistible Myra s'approcha de son clavier, tapa quelques mots pour certains inutiles, pour d'autres insignifiants. Envie d'écrire sans ne savoir quoi écrire, cela est quelque chose d'étrange. Vous est-il déjà arrivé de ressentir cette sensation ? Bizarre, hein ? Bref. Juste envie comme vous le voyez de placer n'importe quels lettres dans n'importe quel sens.

Alorsvoilàpourquoiaujourd'huij'aidécidéd'écriredediversesfaçonspourjusteécrire.

Write in other languages. Sorry for those who speak these languages if what I write is not just

Etre où ne pas être, tel est la question ! -> Français, impréssionnant

Για να είναι ή δεν είναι, όπως είναι το ζήτημα ! -> Grec


Sein oder nicht sein, ist die Frage ! -> Allemand

Di non essere o essere, proprio come la questione ! -> Italien

Kell vagy nem kell, mint a kérdés ! -> Hongrois

Att vara eller inte vara, så är frågan! -> Suédois

To be or not to be, as is the question ! -> Anglais



Voilà


_______________
Ne fuyez pas la MAGIE...


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MessageSujet: Re: Un jour, un texte...   Sam 6 Mar 2010 - 14:00

Au loin sonne une cloche. La pluie se met à tomber. Tout doucement, puis à grosses gouttes, qui frappent et fouettent. De l’eau tombée du ciel, qui se mêle aux larmes qui coulent sur mes joues. Des larmes que je verse sans en avoir conscience parce que je ne ressens rien à ce moment, le regard dans le vague, sous l’eau devant un bâtiment gris, triste, terne, seule sous la pluie, sans manteau. Juste une veste. M’en fiche. Je reste là. A pleurer sans le savoir. A contempler le vide.

Une main se pose sur mon épaule. Je me retourne.

- Tu viens Alice ? La cérémonie va débuter. Si tu ne veux finalement pas y assister, tout le monde comprendra tu sais. Mais ne reste pas dehors par ce temps.

- J’arrive. Ça va aller.

Je suis mon père dans le bâtiment gris et triste. On s’assoit l’un à côté de l’autre. A côté de mon père, ma mère. A côté de moi, ma grand-mère. Autour ? Des adultes debout ou assis. Devant nous tous ? Un cercueil de bois sur lequel sont déposées quelques roses et des pétales de fleurs.

- Madame, Mesdames, Messieurs… commence un homme à un pupitre.

Tais-toi, il n’y a rien à dire. Quelqu’un nous a quitté, toi tu ne le connaissais pas, tu es juste le type que le cimetière a chargé de s’occuper de nous. Je ne prête aucune attention à l’homme et reste les yeux fixés sur le couvercle du cercueil, espérant, espérant encore, follement, désespérément, que Xavier va le soulever et s’écrier « poisson d’avril ! »

Ça aurait bien été son genre, tiens.

Des sanglots m’interrompent. Papa, je sais que c’est dur. C’était ton meilleur ami. Depuis 27 ans c’était ton meilleur ami.

Une chanson, celle choisie pour l’enterrement, débute. La femme de Xavier n’est toujours pas là.

« Hallelujah, Hallelujah… Hallelujah… »

La porte s’ouvre en grand.

- Papa, il est où Papa ? Je veux voir Papa !

Non, pitié… pas elle ! Pas sa fille ! Bérangère, as-tu un courage incroyable ou juste n’as-tu pas de cœur ? Nohanne n’a que 2 ans !

2 années. Juste deux années avec son père.

La gamine qui s’avance vers le cercueil, sa mère la tenant par la main. L’enfant innocent qui prend une rose blanche et la serre contre elle.

« C’est pour Papa »

Tout le monde fond en larmes, même ces adultes dignes depuis le début. Même eux, ces hommes et ces femmes qui se refusaient à toute émotion brisent leur masque devant cette enfant qui ne se rappellera pas de son père. Pas moi. Les larmes de tout à l’heure ont été séchées car ce n’était pas pour moi des larmes de tristesses. Ce n’était rien. Je ne parviens pas à pleurer de tristesse, c’est ainsi on n’y peut rien.

La cérémonie est bientôt finie. Pas notre chagrin. La souffrance est pour ceux qui restent, c’est bien connu. Et malheureusement, ça fait trois années de suite qu’à chaque fois, je reste. Pour les autres. A chaque fois je trébuche, je tombe sur le chemin de ma vie. Je m’immobilise, blessée, et je reste un instant là. Avant de me relever et de continuer ma route.

Tout le monde est parti. Le cercueil également, pour être incinéré. On me cherche, on m’appelle. M’en fiche. Je reste dans le bâtiment, qui n’est pas une église. Qui est un tombeau pour un autre morceau de mon enfance. Je reste là, debout, fixant au sol un pétale de rose blanche, le seul, l’unique qui est tombé. Sur les marches d’un petit escalier de marbre restent des photos de Xavier. Son mariage. Lui avec sa fille qui vient de naître. Lui debout au milieu de dunes de sable rouge. Et celle où il est malade. Cancer du rein. Qui a fini par atteindre son cœur. C’est ça qui l’a eu. Sur la photo, sa fille est sur ses épaules et lui, il sourit. Le teint pâle, les yeux hagards, vouté, mais souriant. Ce sourire qui est resté sa signature. Qui le reste encore dans ma mémoire.

On me trouve. On me guide à l’endroit où repose Xavier. Une plaque de marbre noir, encastrée dans le mur pour boucher le casier où l’urne a été mise. En lettres dorées, ses premiers prénoms et noms.

« Xavier de Kheror »

C’est trop peu. Tu es Xavier Pierre-Yves Prévost de Lostie de Kheror de St-Hippolyte de Castignac de St-Pierre. Marquis, Duc, Vicomte et descendant direct d’un Templier. Mais on s’en fout. T’es plus là. C’est ça qui nous rend triste. Tu nous as abandonnés. Tu m’avais promis, toi, le cavalier hors paire, qu’on irait faire une balade à cheval un jour. Tu m’as menti. Ne serait-ce que pour cela tu devrais revenir ! Pour au moins qu’on ait le temps de te dire un dernier adieu.

Tes titres je m’en fous. Pour moi tu es Xavier. Tout court. Mon parrain. Et je suis triste. Mais je ne pleure pas.

« Allez viens, Alice. C’est fini. »

Non, papa, ce n’est pas fini car nous sommes encore là. Mais c’est pas grave. Tu peux pas tout comprendre.

Trajet de retour en voiture. Deux heures, de Paris à ce petit village où je réside. On est vendredi soir. Lendemain de la rentrée scolaire. Je monte dans ma chambre. Je m’assois sur mon lit et reste là. Les yeux dans le vague. L’esprit anéanti. L’âme détruite.

Lundi. Une fille s’approche de moi. Son nom ? Chloé.

- Salut comment ça va ?

Je souris et réponds que ça va. Elle fronce les sourcils.

- Non, je vois bien que ça ne va pas.

Tu va me lâcher oui ! Je veux juste qu’on me foute la paix !

Je m’éloigne.

Chloé ne me lâche pas, essayant tout pour me faire rire, y arrivant presque parfois. Mais je refuse de rire. Elle m’énerve, me sollicitant tout le temps, me stimulant pour que je ne m’enfonce pas dans cette nostalgie, cette mélancolie qui me semble si accueillante, reposante. Que je veux rejoindre. Rester là, ne plus avancer, ne plus avoir mal, tout cela m’est refusé ! Tout ! Par ta faute Chloé ! M’as t’on demandé mon avis ? Non ! Je sais que personne n’en a pour longtemps dans cette vie. Je vais crever moi aussi. Et toi. Et mes parents. ET TOUT LE MONDE ! Qu’est-ce que ça peut te faire, que je sois triste ou heureuse ? Tu luttes pour me réapprendre à sourire. J’ai oublié comment faire et je m’en fiche ! Laisses-moi tranquille ! Fous-moi la paix, te dis-je !

JE TE HAIS !

Je rentre du collège. Le soir. Un soir comme tant d’autres. Un soir où je reste silencieuse. Comme d’habitude. Je monte à pas lents dans ma chambre. Je ferme la porte et fais trois pas. Pas plus.

Puis je m’effondre à terre en pleurant. Cela fait longtemps que je n’ai pas réellement pleuré. Ça fait mal. Très mal.

La douleur est pour ceux qui restent et moi je reste plus longtemps que les autres.

Je pleure jusqu’au creux de la nuit. J’ai 13 ans et je connais la mort. La douleur. Mais pleurer fait du bien. Je me relève. Descend au rez-de chaussée. Dis mon premier mot à part « bonjour », « ça va », « au revoir », depuis l’enterrement.

- Papa tu sais, la vie est une maladie mortelle et incurable. Mais dans ce grand hôpital qu’est la Terre, il y a des malades qui valent vraiment la peine d’être rencontrés. Qui nous aident à faire le point sur ceux qui sont partis.

Au loin une cloche sonne. C’est celle de l’église du village. Les yeux de mon père sont fixés sur moi.

- Papa, il y a quelqu’un que je dois appeler pour la remercier. Je t’emprunte le téléphone.

Aujourd’hui je suis toujours au fond de moi une enfant triste et seule. Le 28 février j’ai eu 14 ans. Journée placée sous le signe du Gothique Symphonique et plus précisément Within Temptation. Journée placée sous le signe de l’amitié, aussi. Chloé a rejoint le cercle fermé de mes amis. Très fermé.

La vie est une maladie mortelle et incurable.

Vivre c’est dangereux : on peut même en mourir. On en meurt toujours.

Mais dans cet hôpital où l’on nous soigne, l’Univers, certains malades valent la peine d’être rencontrés.

T’en fais partie Chloé. Mais en te voyant rire de tous et nous forcer à rire ne serait-ce que par ta présence chaleureuse, j’ai l’impression que la vie n’est pas si terrible.





Petit Bonus pour ceux qui ont eu le courage de lire mon texte jusqu’au bout : 2 autres textes que j’ai fait et corrigés par Chloé… (En italique)



Il y a des histoires

Qui finissent en cauchemar. Les histoires n’ont pas de fin



Il y a des couloirs

Qui aboutissent dans le noir. Maintenant il y a l’électricité et les interrupteurs !



Et puis il y a moi

Qui n’avancera plus dans quelques pas. Je te porterais



Un rêve, un espoir ?

C’est illusoire. Pourquoi ? L’espoir fait vivre !



Un songe effroyable ?

C’est plus que probable. No comment, la défaitiste ! xD



Il y a des histoires qui finissent dans l’espoir.

Le mien se termine juste en cauchemar. Ouais, parce que je suis là pour t’emmerder ! lol



Cauchemar…





Pardonne-moi si je pleure

Un peu plus chaque soir

Pardonne-moi si je meurs

Un peu plus dans le noir

Pardonne-moi si mon histoire

Se termine au bout du couloir



Pardonne-moi si « cauchemar »

Rime avec « trop tard »

Pardonne-moi si « espoir »

Rime avec « illusoire »

Et si je manque d’amarres

Que j’aille errer dans le noir

Avant de basculer dans le cauchemar



Tu es pardonnée.

Mais sache que le mur du couloir peut être défoncé

Et que seuls les yeux sont affectés par le noir

Ferme-les, écoute, et n’oublie pas que

Si tu ouvre les yeux

Il ne fera plus noir.



Voilà. (Merci de votre attention…)


_______________
Je te suivrai. Partout où j'irais, je verrais si tu es là. Et si tu n'y est pas, je continuerais ma route sans me retourner. Car là ou tu n'est pas, je n'ai pas ma place.
 
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